Troubled Blood de Robert Galbraith

Salut les sériephiles, et salut les lecteurs,

En ce beau samedi ensoleillé où je ne suis pas du tout devant mon ordinateur, il est temps de parler sur le blog d’un autre roman que j’ai fini il y a un bon mois déjà, Troubled Blood de Robert Galbraith. L’article est programmé, c’est facile de programmer avec ce genre d’articles, alors j’ai fait exprès de garder de côté mon avis. Je voulais aussi le temps de digérer le roman, qui est un véritable pavé, une fois de plus. 1000 pages ! Merci JK Rowling. Je vais me contenter de 1000 mots pour la critique, hein.

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Oui, pour ceux qui l’ignorent encore, Robert Galbraith est un pseudonyme de JK Rowling. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour un tas de gens, ça veut dire beaucoup en ces années 2020-21, parce que Rowling est de moins en moins fréquentable si on en croit ses réseaux sociaux. Affichant des positions de plus en plus transphobes, elle est cancelled un peu partout. Je ne suis pas de ceux qui suivent ce mouvement : à mes yeux, JK Rowling est juste une femme qui vieillit et n’est pas à la page sur son temps.

Elle n’est pas une criminelle et il n’y a rien de surprenant dans ses positions : elle a toujours eu une fermeture d’esprit très conservatrice, elle s’exacerbe davantage avec le temps. Et je reste persuadé que JKR n’a pas l’intention de blesser qui que ce soit, elle est juste dans son ignorance et dans son aveuglement de la parole des concerné(e)s. J’en ai déjà parlé plus longuement dans un précédent article, que je remets ci-dessous.

Voir aussi : The Ickabog vaut-il le coup ?

Amazon.fr - Troubled Blood - Galbraith, Robert - LivresInvesti dans les quatre premiers romans de la saga Strike, je ne me voyais donc pas tourner le dos au tome 5 sous prétexte que son auteur vieillissait mal, pas plus qu’on ne peut tourner le dos aux membres de sa propre famille quand ils vieillissent et révèlent des idées franchement détestables. On débat avec eux, on leur souligne les problèmes, mais on ne les cancel pas forcément. Pas immédiatement, en tout cas.

Ceci étant dit, parce qu’il fallait bien le redire, j’ai donc lu ce tome 5 – que l’on m’a offert, ça me donne l’impression de ne pas avoir donné mon argent, c’est déjà ça – en espérant pouvoir ignorer toute cette polémique… et ce ne fut pas le cas. Un certain nombre de passages du roman m’ont posé problème. Je pense qu’à la lumière de ce qu’on sait de JK Rowling, on ne peut pas ignorer certaines tournures de phrases qui posent vraiment problème. Comme toujours, ces phrases se font sous le couvert de ses personnages, et particulièrement Strike lui-même, que j’ai souvent trouvé misogyne et détestable auparavant.

Cela ne change pas dans ce tome, et j’ai eu des moments où je me suis énervé dans ma lecture à cause de phrases sur un couple lesbien ou sur un personnage se travestissant. Pour autant, je ne suis pas naïf et bisounours : les phrases présentes ici représentent encore l’avis majoritaire sur ces questions d’une bonne tranche d’âge à laquelle l’auteur appartient. Ce n’est pas négligeable, et ça me paraît important d’en prendre conscience en tant que lecteur. J’aime aussi lire pour avoir des points de vues différents du mien, y compris totalement opposés. C’est important, à mon sens, de savoir que tout le monde n’est pas ouvert d’esprit et d’avoir ce type de point de vue dans la fiction. Je ne les supporterais pas vraiment dans mon quotidien, mais dans un livre, il suffit de fermer quand c’est trop. Et ça ne l’est pas toujours ici.

Bref, personne n’est parfait, et ce livre ne l’est pas non plus. Je dirais qu’il se lit avec un énorme trigger warning sur la transphobie, et plus globalement sur la LGTBphobie, sans être jamais à fond dedans. Dans le fond, les tomes précédents aussi avaient des moments discutables, mais je ne vais pas revenir sur le passé de Robin et son expérience à la fac, ça m’avait suffisamment énervé comme ça d’avoir une histoire pareille pour nous expliquer pourquoi elle était si badass et forte désormais. Insupportable.

Voir aussi : Lethal White – le retour de Strike sur la BBC

Pourquoi je continue à lire ces romans, alors ? Parce que j’adore toujours le style d’écriture, les tournures de phrases et la qualité des intrigues. Les pages se tournent souvent toutes seules. Ce n’était pas tout à fait le cas avec le tome précédent, c’est de nouveau le cas avec celui-ci, et c’est tant mieux ! J’avais peur en le commençant car vraiment le tome précédent était infernal.

Cette fois-ci, les personnages sortent de la boucle infernale dans laquelle ils étaient coincés et ils sont par conséquent beaucoup moins insupportables. J’ai eu quelques surprises et quelques déceptions quand ils retombaient parfois dans les non-dits ou leurs travers toxiques avec les autres, mais dans l’ensemble, je ressors de ces mille pages avec l’impression que les personnages avancent vraiment ; dans leur relation, dans leur profession, dans leur équilibre personnel.

Voir aussi les critiques de l’adaptation : Strike (S01)

Reste alors à évoquer l’enquête. Cette fois-ci, nos personnages cherchent à résoudre la disparition d’une femme… dans les années 70. La disparition de Margot date de 1974 et le livre se déroule en 2012, autant vous dire que ce n’est pas chose aisée. Pourtant, Strike accepte de s’y coller et Robin lui emboîte aussitôt le pas.

Inévitablement, le roman se disperse beaucoup : l’enquête est compliquée, la boîte de détectives privés continue de tourner (et de s’étendre !), la vie personnelle des personnages doit avancer, des impasses doivent donner aux personnages l’impression de ne jamais parvenir à résoudre cette enquête et, forcément, la politique britannique vient s’en mêler par moments.

Pourtant, contrairement au tome précédent, j’ai vraiment accroché et j’étais à fond dans cette histoire, pour savoir ce qu’il allait advenir de Margot. Il y a parfois eu des passages du roman où je n’arrivais pas à m’arrêter, lisant jusqu’à deux heures du matin parfois, juste pour savoir comment certaines parenthèses dans l’histoire allait se terminer. Il y a des moments que je n’ai pas vu arriver dans ce roman, et ça faisait longtemps que je n’avais plus ce genre d’émotions ou sentiments en lisant. La plume est toujours efficace.

Bref, j’ai trouvé ce roman de bien meilleure qualité que le précédent, il donne envie de le lire et de ne pas le lâcher, même s’il fait mal aux pouces, parce qu’il faut le tenir en main, quoi. Titre. J’entretiens avec ce livre une relation particulière, parce que je l’ai trimballé partout pendant plusieurs mois malgré son poids, parce que j’ai eu envie de le détester, mais que j’ai réussi à l’aimer malgré ses défauts. Je sais que j’essaierai de lire le prochain encore, car je suis attaché aux personnages et que celui-ci est parvenu à vraiment me surprendre par moments… tout en sachant que je n’ai plus tellement envie d’y mettre de l’argent puisque je n’ai pas envie de soutenir JK Rowling dans ses croyances et pensées qui me semblent d’un autre temps et vraiment pas en accord avec mes propres valeurs.

C’est compliqué, 2021.

#1 – Reconnaître ses travers comme Sawyer

Salut les sériephiles,

Il fait chaud, il fait beau, nous sommes mi-juin et vous savez ce que je me suis dit il y a quelques minutes ? Il est temps de commencer… une nouvelle saga de l’été pour le blog. J’aime bien l’été pour ça, ces séries d’articles où je n’ai pas à me prendre la tête pour savoir quoi raconter. Restait encore à trouver un sujet intéressant, après deux déménagements et une saga sur mes premières fois de sériephile. L’idée m’est venue assez naturellement et rapidement pour cette nouvelle saga – je pense que mon cerveau a traité ça en tâche de fond sans que je ne m’en aperçoive – alors c’est parti !

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, on commence donc avec un article sur Sawyer de LOST.

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Qui est-ce ? Bad boy sexy de la saison 1, le personnage de Sawyer n’avait à l’origine pas grand-chose pour entrer dans mes bonnes grâces, à part le fait d’avoir toujours les meilleures répliques, mais les scénaristes ont su le rendre charmant petit à petit. Attention aux spoilers, il y en aura sur l’ensemble de la série, dès la phrase suivante : prêts ?

Sa relation avec Kate d’abord, puis avec Juliet ensuite ont su montrer d’autres facettes de cet escroc forcé de l’être par son passé. Il refusait bien de le reconnaître et faisait tout pour s’en détacher, mais il s’est rapidement imposé comme un leader naturel une fois son égoïsme dépassé. Et j’ai adoré suivre son évolution (comme beaucoup des personnages de cette saga de l’été, avec une énorme exception… mais on y reviendra dans un autre article !) vers une rédemption bien méritée, où ses crimes n’étaient pas oubliés, mais atténués par d’autres actions.

Voir aussi : La fin de LOST en 500 mots (ou pas)

Lost - Soulmates [Sawyer & Juliet] #153: Because Duh! - Fan ForumQu’est-ce que Sawyer a bien pu nous apprendre ? Justement à ne pas être trop égoïste. C’est lors de sa relation avec Juliet que le personnage a changé du tout au tout, je trouve. Constamment à envisager son avantage dans chaque situation, Sawyer a finalement pris le temps d’apprendre à satisfaire aussi les besoins de Juliet, puis des autres alliés qu’il avait.

Tout en faisant ça, il nous a aussi appris à ne pas trop nous prendre la tête, parce que je trouve que rien n’est plus attachant que son personnage en saison 5. Il s’adapte à toutes les situations et le prouve bien quand il est ravi d’être coincé dans le passé. Il refuse même d’avancer et d’en sortir, avec les conséquences funestes que l’on sait. Et c’est peut-être celui qui apprend le plus douloureusement le message de la série, parce qu’avancer en tant que personnage signifie accepter de voir se sacrifier Juliet. Malgré tout, il fait son deuil et avance à nouveau dans sa vie, comme il l’a toujours fait avant, sans se prendre la tête sur les détails.

Sawyer | Two girls, one mag.Quel impact sur moi ? Je dirais que Sawyer n’a pas eu un impact immédiat sur ma manière de voir la vie, mais c’est peut-être pour ça que j’ai trouvé judicieux de commencer par lui. Pas la peine de trop me confier dès la première semaine, il faudra revenir pour en savoir plus sur moi et mon lien aux personnages de fiction… parce que c’est ce qui fait que je suis sériephile, finalement.

Plus sérieusement, il a eu un impact à long terme sur moi, et il est double. Le premier, c’est qu’il m’a montré qu’il était normal aussi d’avancer, quitte à se séparer parfois de certains aspects de sa personnalité… ou de certaines personnes.

GIF HUNTERRESS — JOSH HOLLOWAY GIF HUNT (~100) Please like/reblog...J’ai vu la série trop jeune pour avoir conscience de l’importance de ce message, ou même pour digérer ce message, mais j’ai fini par comprendre qu’il était important de se détacher de certaines parties de son passé et de ne pas trop se prendre la tête sur celui-ci, pour mieux vivre l’instant présent – et si possible avec une Juliet, OK. C’est hyper cliché, franchement. Vous n’allez jamais rester pour cette saga si je commence comme ça. Damn!

De manière bien plus concrète, j’ai appris avec Sawyer qu’il fallait être capable d’évoluer en reconnaissant ses torts et surtout ses travers. Adolescent, je n’étais pas spécialement quelqu’un que j’aimerais fréquenter aujourd’hui, avec une tendance aux ragots et à la manipulation un peu trop présente. J’y prenais goût, que voulez-vous ? J’ai fini par grandir là-dessus et me détacher de ces traits de caractère qui ne correspondait plus à la personne que j’avais envie d’être.

obscure-imagines — “you tricked me into being decent? to get a chick...Si j’ai réussi à m’en détacher, je le dois en grande partie à Laura, qui a su m’ouvrir les yeux sur certains travers et sur certaines personnes, fort heureusement pour moi. Elle était assez avisée pour me faire comprendre que j’avais un discours différent de ce que j’étais, et j’ai fini par changer parce qu’elle me faisait bien prendre conscience que ça n’avait aucun sens. Suivre ses conseils m’a donné cette possibilité de grandir différemment, et dans le fond de chercher ma rédemption comme Sawyer a pu le faire.

C’est là le deuxième impact que Sawyer a eu – et continue probablement d’avoir – sur moi. Il est possible d’avoir sa rédemption, peu importe ce qu’on a fait auparavant. Mine Lost GIFs - Get the best GIF on GIPHYC’est important de le savoir, c’est important d’avoir des modèles pour qui ça fonctionne dans les séries. Sans avoir bien sûr à vivre une rédemption aussi forte que la sienne parce que je n’ai rien d’un criminel – bien trop flippé pour ça – j’ai appris à me reconstruire sur des actes ou des pensées franchement pas top. Comme lui, j’ai fini par prendre conscience que je ne faisais que reproduire un schéma dont j’avais été victime aussi, et j’ai tenté d’y mettre fin pour briser un cycle franchement dégueulasse.

En creux, il faut lire ici un sujet qu’il faudra que j’évoque plus longuement sur le blog un jour ou l’autre : le harcèlement scolaire. Comme beaucoup, je suis un ancien harcelé ; devenu pour s’en défendre harceleur qui ne s’en rendait même pas compte, une fois sorti de sa situation pas dingue. Alors, voilà, à long terme, je me dis qu’un personnage comme Sawyer montre que c’est possible de changer et de lutter contre un destin tout tracé.

En plus de tout, Sawyer m’a appris à ne pas trop me prendre la tête sur ce passé peu avouable… et à ne surtout pas retomber dans les travers que j’avais déjà surmonté. Pas évident tous les jours, mais pas infaisable non plus.

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Ca fait quoi de ne plus avoir de séries dans ta vie ?

Salut les sériephiles,

On m’a posé aujourd’hui la question qui sert de titre à cet article, de manière plutôt ironique, en mode bonne blague autour de la machine à café, même si je ne bois pas de café et que c’était totalement en extérieur. Vous voyez le genre de conversation, en tout cas. Sur le moment, je l’ai pris pour ça et rien que ça, j’ai rigolé… mais impossible pour mon cerveau de m’en détacher, parce que je ne voyais pas tellement en quoi ma vie était sans série.

Alors, c’est sûr, d’un point de vue extérieur, le mois qui est en train de se dérouler – et ça va continuer encore quelques semaines, je pense – est très aseptisé du point de vue des séries. Je n’en regarde plus énormément et même celles que j’attendais le plus sont reléguées à plus tard, même lorsqu’il s’agit de voir à l’écran Joshua Bassett ou Olivia Rodrigo dans High School Musical The Musical The Series, pas faute de les avoir attendus et entendus depuis des mois. C’est con après un début d’année au top du côté des séries, avec un rythme parfait de visionnage et tout

La vérité, c’est qu’avec la fin d’année, je me suis enseveli un peu tout seul dans une suite sans fin de copies et de réunions, toutes étant décalées à ce mois de juin parce que tout n’a pas pu être fait plus tôt avec le confinement. Et pour compenser la surdose de travail, le mécanisme de défense primaire autorisé par le déconfinement a été de recommencer une vie sociale un peu plus intense. Il faut bien respirer. En plus, il fait ENFIN beau.

Je revis avec le soleil et la chaleur. Par contre, le port du masque jusqu’à douze heures par jour dans ces températures, en parlant fort et en gesticulant… C’est un grand non. Bien sûr que c’est épuisant, ce mois de juin. De là à dire que ma vie est sans série ? Nah.

Je ne crois pas qu’on puisse dire que ma vie est sans série (ou sans lecture en ce moment d’ailleurs), parce que cette pause prolongée exacerbe mon désir de retrouver les personnages. J’y pense assez souvent, et chaque jour, je me dis que je pourrais peut-être lancer un épisode – jamais de la même série, j’en ai tellement sur le feu que j’ai envie de tout voir.

Ce n’est donc pas que je n’ai pas envie de voir mes hebdos, c’est juste que j’ai envie de profiter des épisodes que j’ai à regarder. Les regarder par obligation, pour la critique sur le blog ou pour être à jour en même temps que les autres ? Non merci. Les regarder en étant épuisé et en préférant rejoindre mon lit tout du long, quitte à passer à côté ? Non merci.

Alors oui, je ne regarde pas d’épisode en ce moment et je me rends compte qu’on va peut-être partir sur une semaine à zéro épisode, la première depuis bien longtemps (non, je ne peux pas permettre ça, il faudra que je me reprenne dimanche soir quand même), mais en même temps, je continue de suivre l’actualité des séries. Comme tout le monde, je suis content de savoir que Loki vient enfin de commencer et comme tout le monde, je suis énervé de savoir que NBC a annulé Zoey’s Extraordinary Playlist alors que la série méritait bien mieux – et une saison 3.

Seulement voilà, j’ai envie de profiter pleinement de mes séries, j’ai envie d’écrire des critiques où l’on sente mon plaisir d’être devant une bonne série, pas juste un résumé plat d’un épisode. Hors de question que ça ne devienne une corvée ; et il en va de même avec le blog. L’écriture reste une soupape formidable de décompression, ce qui explique ma régularité dans les articles du jour. Et tant pis si ça signifie, comme ce soir, de sacrifier un épisode parce qu’il est 23h et que bon, le réveil est à 6h30 demain de toute manière. Autant prévoir d’aller plus tôt au lit, surtout que ça fait une petite demi-heure que la fatigue pointe le bout de son nez.

Bref, tout ça pour dire : bonne nuit, rêvez bien de séries ; sachez que c’est totalement ce que je vais faire.

Raya et le dernier dragon, c’est pour les grands enfants #15

Salut les cinéphiles,

Raya et le Dernier Dragon: Disney dévoile une nouvelle bande-annonce - TVQCIl est de nouveau plus de 23h, il est donc temps de me mettre à écrire l’article du jour qui, comme l’on est mercredi, va porter sur un film que j’ai vu cette semaine. Et il est difficile de passer à côté de la sortie d’un Disney, en théorie. En pratique, c’est un peu nul, parce que la sortie française se fait trois mois après le reste du monde, ce qui fait que nous n’en avons pas entendu parler tant que ça vendredi. En tout cas, moi.

Je vais donc parler du tout dernier film d’animation Disney, Raya et le dernier dragon. Le film raconte l’histoire de Kumandra, un royaume lointain plein de dragons. Enfin, il y avait des dragons avant que ne s’abatte sur la Terre une force maléfique changeant tout le monde en statue… Le tout dernier dragon s’est sacrifié pour sauver le monde entier, et des siècles plus tard, seule une relique de ce dragon subsiste encore.

Raya et le dernier dragon. – Rowena bookine

C’est là qu’intervient Raya, une très jeune guerrière solitaire, qui bientôt se mettra en quête de retrouver ce dernier dragon pour protéger à nouveau le royaume.

raya et le dernier dragon | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirJ’ai beaucoup aimé le film, dont l’animation est dingue et dont les personnages sont plus ou moins attachants. J’ai eu un coup de cœur pour le capitaine et pour Namaari. Ce n’est pas bien surprenant pour cette deuxième, rien qu’au look, c’était sûr que son personnage de méchante pas méchante allait me plaire. Lesbienne pas lesbienne, aussi ; ça devient lourd les films d’animation Disney qui joue à fond d’ambiguïté sans aller au bout de leur idée.

Raya and the Last Dragon || 2021 - Princesses Disney fan Art (43602743) -  fanpopRaya s’entoure progressivement d’une galerie de personnages, donc, mais ça a fini par me donner l’impression qu’il y avait trop de monde. Tous ne pouvaient pas être développés autant qu’il l’aurait fallu, donnant parfois un goût de trop peu. Bien sûr, j’ai bien aimé Raya également, c’est une héroïne vraiment cool et elle porte avec elle un message très chouette, même si elle met aussi un certain temps à le comprendre. Elle est aidée pour cela par le dernier dragon, Sisu… que je n’ai pas aimé, pour le coup. Je ne suis pas hyper convaincu par le graphisme du personnage sur ce coup-là, et c’est un peu dommage.

Raya et le Dernier Dragon : vers un nouveau paradigme des princesses Disney  - Conseils d'experts Fnac
Cela n’empêche pas l’animation d’être sublime. Ils s’amusent beaucoup avec l’eau ces dernières années. Et si vous avez Disney +, regardez aussi Us again, ces quelques minutes sont magnifiques !

Du côté de l’intrigue, le film est vraiment sympathique. Par contre, il a un énorme défaut à mon sens : il n’a pas grand-chose à voir avec un classique Disney. Bon, je ne veux pas spoiler, mais si vous êtes encore là, j’imagine que vous voulez quelques arguments tout de même : le film n’a aucune chanson marquante. Aucune chanson, tout court d’ailleurs ; à part le générique de fin, qui ne m’a pas marqué. Un film Disney sans chanson, désolé, mais ça manque de quelque chose ; ça me pose le même problème que le live-action Mulan.

Raya and the Last Dragon (2021) - Tumbex

Autrement, j’ai adoré l’intrigue, mais je la trouve tout de même trop complexe pour un Disney – enfin, trop complexe pour des enfants. Il y a toute une mythologie derrière Kumandra et la mise en place du film est longue. Tout ça est payant, j’adore les mythologies de ce genre et ça fonctionne vraiment bien en tant qu’adulte, mais le film dure deux heures, et ce n’est pas gagné pour les enfants. Je me demande s’il peut vraiment avoir du succès chez les plus petits. À partir de sept ou huit ans, ça doit commencer à le faire pour les plus patients, mais le succès d’autres films repose aussi sur les plus petits. Raya ne l’aura pas.

Raya et le dernier dragon.Là, le film me paraît surtout être pour les plus grands, voire pour les adultes. Pourquoi pas, hein, je suis totalement pour… mais on m’avait vendu un Disney avec une princesse dans la veine de ce qui se fait ces dernières années.

Sinon, en 2021, dur de voir la force maléfique qui s’abat sur le royaume sans penser d’une part au covid (elle a un masque dans le désert quoi), d’autre part à Endgame. 900+ idées de ┊↺❛ Disney ❜⤨┊ en 2021 | disney, dessin animé, dessins disneyLes effets sont certes différents puisque tout le monde peut se transformer en statue, mais je ne sais pas, j’y ai pensé un certain nombre de fois. Il faut dire que le film est un brin trop long pour ce qu’il est (notamment dans sa conclusion), alors on a le temps de penser à plein de choses.

Après, si je critique tout ça, c’est que ça faisait trois mois que j’attendais pour le voir, en espérant vraiment avoir affaire à un film génial. J’en attendais donc trop, mais ça n’en reste pas moins un excellent film, que je vous recommande !