Grosse journée geek aujourd’hui : non seulement c’est le #WEséries 10, mais en plus, nous sommes le 4 mai, journée officielle Star Wars parce que May the 4th be with you ET le Free Comic Book Day qui a lieu tous les premiers week-end de mai. Trop d’informations d’un coup, je sais, mais heureusement, j’ai déjà fait le tour dans d’autres articles du blog.
Comme l’indique le titre toutefois, ce mois-ci marque mon premier vrai Free Comic Book Day, puisque jusque-là, je me contentais des versions numériques, mais pas cette année. Quitte à ne pas pouvoir voir de séries tout de suite et être coincé à Bordeaux jusqu’à 13h30 faute de train, je me suis en effet décidé à aller faire quelques boutiques geek ce matin, puisque je sais bien où elles sont dans Bordeaux.
C’est finalement Pulp’s sur lequel j’ai jeté mon dévolu (rue du Loup, si vous connaissez Bordeaux). C’est une excellente boutique geek remplie à ras bord de comics en tous genres, j’étais donc sûr d’y trouver mon bonheur – contrairement à Album qui ne faisait a priori rien de particulier aujourd’hui. Et ça n’a pas manqué : la boutique était pleine à craquer à 11h, alors qu’elle ouvrait à 10h30.
Franchement, j’ai même lâché l’affaire au début, préférant me promener une énième fois rue Sainte Catherine. Mais eh, quand on est geek, ce n’est pas quelques autres geeks qui freinent définitivement nos ardeurs. Quand des nuages menaçants se sont à nouveau pointés, je me suis dit que je pouvais bien refaire un tour dans la boutique. Bien m’en a pris. Voici donc ce que j’ai eu pour le free comic book day – sachant que j’ai demandé de la VO, la sélection VF est différente :
J’ai déjà tout lu en attendant mon train, évidemment. Voici donc mon avis rapide sur cette petite sélection :
The Avengers/Savage Avengers – C’est bizarre, mais c’est celui auquel j’ai le moins accroché, alors que j’y connais tous les héros. Je n’ai pas l’habitude de lire leurs aventures et je n’aime pas Tony Stark (je vais me faire tuer pour avoir écrit ça !) sur qui se concentre le début de cette aventure.
DC Year of the Villain – Je ne lis jamais de DC, donc forcément cette petite exception ne m’a pas plus motivé que ça. Pourtant, c’était sympathique : c’est un comic gratuit qui vise très clairement à attirer le public vers les DC. Le vendeur a bien fait de me le glisser, ça marcherait presque s’il n’y avait pas eu J’onn en cours de route… Il me soule tellement dans Supergirl! Bref, DC nous annonce son prochain grand événement qui commence cet été, avec un plan machiavélique de Lex Luthor qui va faire triompher tous les méchants de l’univers DC et l’annonce de futures trahisons de super-héros. Ca promet pour les fans, donc. Et pour les non-fans comme moi, ça fait rêver.
Avengers Endgame Free Preview – Comme son nom l’indique celui-ci n’est pas vraiment une exclu de Free Comic Book Day, mais j’ai bien aimé sa manière de présenter quelques histoires différentes. Il propose notamment quelques pages du numéro 1 de Thanos, et… je pense que je ne craquerai pas finalement !
Spider-man – Ou Spider-mans ? Si vous voulez savoir où manger la meilleure pizza de New-York, il faut lire cet extrait gratuit. J’ai aimé ce numéro qui essaye moins que les autres de nous faire acheter les futurs comics. L’histoire proposée ici est complète, je vous le conseille vraiment.
Firefly/Buffy (Boom! Studios)– EVIDEMMENT. C’est le premier que j’ai demandé, alors que j’étais sûr que personne ne l’aurait en France. Finalement, ils avaient vraiment toute la sélection dans la boutique donc ils me l’ont sorti sans problème – et avant même que je le demande pour tout vous dire. J’ai adoré ce numéro. Déjà, j’étais sceptique concernant Firefly car je n’ai plus mis le nez dans cet univers depuis des mois (des années ?). C’était une histoire sympa qui introduit un nouveau personnage. C’est osé, mais au moins j’étais pas trop perdu.
Du côté de Buffy, en revanche, j’ai adoré. Ben oui, c’est vraiment une scène qui propose la suite du numéro de Buffy que j’ai lu la dernière fois (cliquez si ça vous tente), tout en introduisant (ENFIN) le personnage d’Angel dont je n’ai jamais trouvé la version gratuite. Et puis, les dessins sont vraiment beaux, donc c’est cool, j’ai hâte de lire le 5 de Buffy et le 1 d’Angel… même s’ils ont encore tordu le cou à l’originale avec ce reboot qui me laisse parfois perplexe quand même.
Il y aussi les premières pages du Buffy #1 à la fin d’ailleurs, et ça c’était bizarre comme choix (j’aurais plutôt mis avant mais bon), mais je suis content de les avoir en papier ! Et pourquoi ils me l’ont sorti avant que je le demande, me demanderez-vous ? Parce qu’en fait, le deal, c’est deux comics gratuits normalement… mais bon, pour dix euros d’achats, on avait deux autres comics et un porte-clé gratuit… Porte-clé Star Wars, histoire de fêter comme il se doit le 4 mai. Alors oui, j’ai possiblement craqué un peu :
Ca, je n’ai pas encore lu, il faudra donc que je vous en reparle un jour ou l’autre ; mais voilà, j’ai pris le dernier Buffy de la saison 11, parce que c’était presque une fin de série, et plein de petits numéros Agents of S.H.I.E.LD/Marvel. Je me suis concentré sur les numéros 1, histoire de découvrir et peut-être de commencer une nouvelle collection. J’espère aussi quelques one-shots j’avoue. Quant à Young Avengers, j’ai craqué parce que bon, les rumeurs d’un futur film me tentent bien !
C’est tout pour moi… je vais peut-être me mettre au WESéries maintenant ! Quant à vous, si le FCBD vous tente, il n’est pas trop tard : l’opération continue jusqu’à demain dans pas mal de boutiques, vous pouvez encore vous renseigner 🙂
Oui, encore un article sur Avengers Endgame, parfaitement. Ce n’était pas prévu au programme, mais puisque j’ai reçu des messages de quelques amis me demandant si j’avais compris certains points du film, je me suis dit que ça valait bien un article. Avant de continuer, inutile de préciser, je crois, que cet article va spoiler méchamment le film. Autrement dit, si vous ne l’avez pas vu, arrêtez tout de suite votre lecture, parce que je vais vraiment écrire sur l’ensemble du film, y compris sur une de ses dernières scènes.
Vous l’aurez compris j’imagine, dans cet article, je vais surtout revenir sur l’intrigue principale du film concernant les voyages dans le temps. Comme bien souvent, j’ai trouvé ça bien expliqué, mais ça n’empêche pas certaines confusions apparemment. Il faut dire qu’ils ont eu la bonne idée de reprendre l’idée des lignes d’univers d’Einstein et la théorie d’Everett, mais que ce ne sont pas les plus populaires dans nos références culturelles habituelles, alors forcément, un tas de questions se posent !
Entrons donc dans les détails de la manière dont j’ai compris ce film !
Oubliez ce que vous croyez savoir
Dans la majorité des histoires de voyages dans le temps, on retrouve deux constantes : celle de la boucle temporelle (Harry Potter, 12 Monkeys) et celle de la causalité, qui fait qu’une action se déroulant dans le passé peut changer le futur (Retour vers le futur). De manière concrète, le temps serait une frise chronologique droite :
A précède B, et c’est comme ça. Si jamais on venait à voyager dans le temps et supprimer le point A, alors le point B n’existerait probablement pas non plus : imaginons que A soit la maman enceinte d’un personnage B, par exemple, en tuant A, on élimine aussi B si l’on voit le temps comme une ligne droite.
Seulement voilà, c’est trop simple ça et bien sûr, dans Avengers Endgame, le temps n’est pas présenté comme une ligne droite, ce qui fait que même si on supprime le point A (Thanos en 2014), le point B continue d’exister (Thanos a donc bien claqué des doigts en 2018, même si le Thanos de 2014 se fait tuer en 2023). Pour bien le comprendre, les scénaristes ont évoqué la possibilité de tuer bébé Thanos et on nous ont expliqué que non, ça ne changerait rien au présent. Plutôt que de considérer le temps comme une entité linéaire, il faut en fait effectuer un déplacement et considérer la ligne de temps de chaque personnage. Même s’il voyage dans le temps et retourne dans le passé, chaque personnage continue de vivre une seule ligne droite avec son passé et son présent (quant au futur, il ne sait pas ce qu’il sera).
Pour préciser, prenons le cas précis de Hulk : au début d’Endgame, son passé, c’est la bataille de New-York en 2012. Son présent, c’est donc le « cinq ans plus tard », en 2023. Quand il remonte dans le temps en 2012, il est certes dans le passé pour nous qui observons la chronologie générale avec en tête le point A et le point B ci-dessus, mais le personnage, lui, continue de vivre son présent. Son présent est donc alors en 2012, jusqu’à ce qu’il retourne en 2023. Et comme ce n’est pas forcément clair par écrit, voilà la frise chronologique on ne peut plus logique :
Bref, en 2023, Hulk voyage dans le passé (2012 NYC), mais ça reste quand même son présent (2023) qui se retrouve dans le passé ; d’où la scène comique où il se voit et où il tente d’imiter sa rage. C’est aussi ce présent-là qui retourne en 2023 avec la pierre du temps. Cette partie-là est encore à peu près simple puisqu’il ne se rencontre pas lui-même, et c’est ce qui explique aussi que Natasha ne peut revenir une fois morte : c’est bien le personnage de 2023 qui meurt en 2014, on ne peut rien y faire.
Les branches temporelles
Ainsi, le film nous invite à ne pas considérer le temps comme une ligne droite, mais à considérer que chaque individu a sa propre ligne de temps. Cela change totalement la perception que nous devons avoir du temps, qui se retrouve alors avec des branches temporelles. Si le terme de branche temporelle ne vous plaît pas, pensez plutôt monde parallèle, ce sera peut-être plus clair.
C’est expliqué dans le film avec la scène en 2012 sur les toits de New-York. Il est ainsi indiqué à Hulk que s’il retire la pierre en 2012, alors il va créer une branche temporelle qui fait que tous les événements qui suivent sont différents car il n’y aura plus de pierre. En gros, sans la pierre du temps, Dr Strange ne pourra pas venir à bout de son grand-méchant deux ans et demi plus tard. Dès lors, le temps ressemble plutôt à ça :
Pour la lecture du schéma, il faut donc d’abord considérer la ligne marron (en haut), qui est la chronologie du MCU telle qu’on la connaît. La flèche verte nous montre Hulk remontant le temps jusqu’en 2012, où il intervient et change les événements, créant ainsi la branche temporelle orange (en bas). Au sein de celle-ci, la pierre du temps (notamment) n’est plus, ce qui veut dire que les événements s’y déroulent complétement différemment. Bon, on note aussi que dans celle-ci, les Avengers ont foiré leur vie : Loki s’est emparé du Tesseract et le sceptre a disparu. Autant dire que personne ne veut vivre dans la timeline orange !
Cela tombe bien : Hulk n’y reste pas, il retourne se la couler douce (ou pas) en 2023, quelques secondes après avoir quitté cette timeline.
Cependant, Hulk (et le reste des Avengers aussi) n’est pas un méchant égoïste : il promet donc de ramener la pierre et de la remettre à sa place, ce qui complique encore notre schéma (oui, je m’éclate bien) !
Cette fois, vous voyez donc que j’ai ajouté la flèche bleue représentant Captain America remontant le temps à la fin du film. L’idée est de le faire arriver à l’endroit où Hulk a pris la pierre, de manière à la redonner à sa gardienne. Une fois que c’est fait, cela permet de faire en sorte que la branche temporelle revienne à la normale, en suivant le trajet indiqué par la flèche rose : le retour de la pierre fait que tout revient à la chronologie telle que nous la connaissons.
En théorie, en tout cas. En pratique, le film manque de précision, parce qu’on voit mal comment Captain America peut arranger la situation créée par les Avengers dans ce 2012 orange. Pour la pierre du temps, pas de souci ; mais pour le sceptre et le Tesseract, c’est autre chose.
Il n’empêche qu’il s’agissait là encore d’une étape simple à comprendre dans ce film. C’est sur cette même logique que se fonde les voyages dans le temps de tout le film, et ça s’applique donc à leur retour dans les années 70 ou sur Asgard.
En revanche, et c’est là que ça va se compliquer, toutes les branches temporelles ouvertes dans le film ne vont pas être réparées, parce que c’est impossible de réparer celle de 2014. De toute manière, elle n’en a pas vraiment besoin…
La branche de 2014 : Thanos, Gamora et Nebula
Concentrons-nous donc sur ce qui semble poser le plus de problèmes de compréhension : le débarquement en 2023 des personnages de 2014. Effectivement, ça n’a aucun sens si l’on suit la logique habituelle des voyages dans le temps, celle du point A et du point B évoquée en début d’article. En revanche, si l’on réfléchit avec les branches temporelles et tout un tas de couleurs, ça se passe un tout petit mieux. Enfin, j’espère, c’est le but de l’article :
Tout commence exactement pareil : Nebula (entre autres) remonte le temps (en bleu foncé) et son intervention va créer une nouvelle branche temporelle (en doré), parce que personne n’avait prévu qu’elle allait se synchroniser avec son passé. On a donc deux personnages : Nebula 2023, une version « gentille », et Nebula 2014, une version qui ne jure que par Thanos, à qui elle veut plaire. 2023 et 2014 vont se rencontrer, ce qui ne change en rien le passé de Nebula 2023 !
Il faut revenir à l’idée que chaque être à sa propre timeline, ce qui signifie que quelqu’un en 2023 a sa ligne de temps (avec un passé et un présent) mais que ce même quelqu’un en 2014 va avoir sa propre ligne de temps aussi, à dissocier de celle de 2023. En gros, sur le schéma ci-dessus, on a la Nebula 2023 qui connaît la timeline marron et la Nebula 2014, qui vit la timeline dorée. Et même si mon angle n’est pas tout à fait droit, vous voyez que ces deux timelines sont censées se dérouler en parallèle : elles ne se croisent jamais. Cela signifie que ces deux Nebula coexistent, avec une ligne de temps différente :
En marron, vous voyez la Nebula 2023 que nous connaissons à travers différents films du MCU : elle a une longue vie entre 2014 et 2023, puis elle se rend en 2014, revient en 2023 et tue une version passée d’elle-même. Cette version passée, c’est la version 2014, qui a une vie plus courte, joliment symbolisée par ce trait au blanco, n’est-ce pas ? Oui, bon, OK, je m’étais simplement trompé dans mon schéma, c’est prise de tête aussi pour celui qui explique, je vous rassure.
Les événements de la vie de Nebula 2014 sont bien moins nombreux : elle se rend neuf ans dans le futur pour suivre son père et se faire tuer par une version future d’elle-même.
Seulement, comme il existe deux branches temporelles, Nebula 2023 peut tuer cette Nebula 2014 : tout ce que ça signifie, c’est que Nebula 2014 ne vieillira jamais dans la timeline dorée mais Nebula 2023 existe bien dans la timeline marron, elle a déjà vécu une année 2014, celle-ci ne peut pas être effacée. La Nebula dorée est morte, mais ça n’empêche pas que la Nebula marron soit en vie, puisqu’elle a déjà son propre passé, qui est différent du présent de la Nebula dorée. En bref, dans Avengers Endgame, on apprend qu’il est impossible de changer son passé. On peut juste créer une nouvelle branche temporelle (ou monde parallèle si vous préférez, même si c’est moins exact).
Techniquement parlant, il y a une faute sur le trajet en violet, ils ne « remontent » pas le temps, mais se rendent dans le futur. Mea culpa.
La même logique s’applique à Thanos : la version Thanos 2018 est morte en 2018, vingt-trois jours après avoir claqué des doigts. La version Thanos 2014 est morte en 2023, sans avoir jamais claqué des doigts dans la timeline dorée. Grosso modo, dites-vous que le Thanos 2018 d’Infinity War est un winner alors que Thanos 2014 est le loser qui a réuni les pierres pour mieux se les faire voler par Iron Man dans un moment d’inattention.
Quant à Gamora, celle que nous connaissons depuis Les Gardiens de la Galaxie est morte en 2018. Dans Endgame, nous en rencontrons une nouvelle qui n’est pas amoureuse de Quill et qui se retrouve par la force des choses à être… la petite sœur de Nebula 2023, plus vieille qu’elle. Mouahaha. C’est pour cela que cette Gamora 2014 prend la fuite : elle n’est pas celle que nous connaissons.
Et voilà ! Ajoutons à tout ça qu’il y a la moitié de l’univers qui a un trou de cinq ans dans sa vie, et on se retrouve avec des frises amusantes : si Hulk a souvenir des années 2018 à 2023 et a vieilli durant celles-ci, ce n’est par exemple pas le cas de Peter Parker pour qui la ligne de temps passe de 2018 à 2023 en quelques secondes seulement. Il se retrouve donc en 2023 avec l’âge qu’il avait en 2018. Exactement comme Ant-Man, mais pour des raisons différentes.
Bref, même en voyageant dans le passé, les héros peuvent continuer de vieillir ou mourir, puisqu’ils vivent toujours leur présent et non leur passé… C’est tout l’inverse d’Ant-Man lors des tests d’Hulk : à ce moment-là, c’est le temps qui change pour le personnage, et non le personnage qui change de temps).
Tout pourrait s’arrêter là et tout aurait dû s’arrêter là… mais voilà, le film a tout de même un gros défaut.
Le paradoxe de Captain America
En effet, si on applique toutes ces théories des branches temporelles, on se retrouve avec cette ligne pour Steve Rogers :
Bref, il a une vie mouvementée le monsieur, et je ne sais pas trop comment il fait pour calculer son âge exact avec tant d’allers-retours temporels ! Le paradoxe ? Ben, lorsqu’il choisit de rester avec Peggy dans les années 70, il provoque forcément la création d’une branche temporelle, si l’on en croit toute la théorie proposée dans le film (qui s’appuie a priori sur la Théorie d’Everett, qui même si elle ne fait pas l’unanimité est reconnue scientifiquement et semble plus en vogue que celles habituellement mises en avant dans les films et séries) :
Problème ! Si l’on suit les différents voyages de Captain America, on voit qu’il se rend d’abord en 2012 avec Hulk, Tony et Ant-Man (voyage 1). Il se retrouve ainsi dans la timeline orange précédemment évoquée dans l’article. Soit. De là, il se réconcilie définitivement avec Tony et ils prennent la décision d’improviser en voyageant dans les années 70, où il aperçoit Peggy. C’est le voyage 2, qui va créer ce que j’ai décidé d’appeler la timeline grise (je commence à être à court de stylo). Une fois tout récupéré, Captain America retourne alors en 2023 pour la grande bataille finale.
Jusque-là, tout va bien. C’est après que ça dérape : il est renvoyé dans le temps pour remettre les pierres à leur place. Alors, le truc, c’est qu’on a vu que ça allait être difficile pour la timeline orange et que c’était impossible pour la timeline dorée (puisque de toute manière, Thanos s’en est barré et s’est fait tuer).
Pour être tout à fait juste : il peut toujours se rendre en 2014 et empêcher la création de la timeline dorée en disant simplement aux Avengers de repartir aussi vite qu’ils sont arrivés, mais ça créé alors une nouvelle branche pour 2023 où les Avengers reviennent sans pierre, alors ça ne marche pas non plus pour tout le monde. Pas la peine de s’embrouiller avec ce détail, je sais !
Enfin, quand il remet le Tesseract à sa place en 1970, il remet en place la branche temporelle, certes (encore que ! Il a volé du sérum aussi et il s’en est servi, alors je vois pas comment il peut le remettre à sa place !), mais comme il prend la décision de rester dans ce passé, ben… il créé une branche temporelle. Bref, la branche temporelle grise n’est jamais « réparée » pour redevenir celle qu’on connaît. Autrement dit, et on le voit dans le schéma, on se retrouve avec un paradoxe dans Endgame : Captain America est dans la timeline grise, Sam dans la timeline marron. Ils ne devraient donc pas être en mesure de se parler pour l’échange de bouclier.
C’est un paradoxe qui n’est pas expliqué dans le film, qui fait ainsi (pour moi) une grossière erreur après trois heures à avoir bien géré tout ça. Si quelqu’un l’a compris différemment, je veux bien en parler dans les commentaires. Reste alors la partie la plus fun des voyages dans le temps… les théories pour expliquer les paradoxes !
Théorie n°1 : Le Captain que l’on voit donner son bouclier à Sam n’est pas le nôtre… il viendrait alors d’une timeline encore différente et jamais vue où tout s’est déroulé sensiblement à la nôtre et où cette version de Captain a décidé de revenir dans les années 70 de notre monde. Tordu.
Théorie n°2 : Captain n’est pas bête et a donc pris de quoi revenir en 2023 en voyageant dans le temps. Une fois vieux et sentant son heure approcher, il décide donc d’utiliser ça pour revenir en 2023. Cela voudrait dire que le Captain que l’on voit à la fin d’Endgame n’a pas vécu dans cette timeline. Si ça explique pourquoi il n’est pas intervenu plus tôt pour sauver le monde, il y a encore une faille : il aurait dû réapparaître en tant que vieillard après les cinq secondes. Ce qui nous provoque un paradoxe, c’est en fait qu’il soit sur le banc. Sans ça, tout le film tenait !
Théorie n°3 : il n’y a jamais eu de branche temporelle et nous ne connaissons rien aux règles du voyage dans le temps, donc des événements se sont produits et en même temps ne se sont pas produits, Schrödinger style. Il faut accepter qu’on touche aux limites de la logique et qu’on en sait rien, et puis c’est tout. Mais si vous êtes arrivés à ce stade de la lecture, vous êtes comme moi, et ce n’est pas bien satisfaisant, je sais.
Personnellement, j’ai tendance à préféré la théorie n°2. De toute manière, je pense que nous n’aurons jamais de réponse claire…
Et Agents of S.H.I.E.L.D dans tout ça ?
Un dernier point pour les fans de la série qui cherchent encore à tout comprendre. Si vous n’avez pas vu la série, ça ne sert à rien de continuer à lire et on se retrouve dans les commentaires. Si vous avez vu la saison 5, alors ce paragraphe est pour vous !
Pour rappel, la saison 5 nous présente quant à elle une boucle temporelle et se retrouve donc en paradoxe total avec Avengers Endgame qui nous explique quant à lui que les boucles temporelles n’existent pas. Allons bon, voilà donc que dans le même univers, on se retrouve avec un paradoxe encore plus grand que celui de Captain America. En effet, Jemma nous explique bien tout le long de la saison (avec Yoyo, puis Fitz) que tout ce qu’il s’est déroulé dans le passé ne peut être changé (là on est raccord avec Endgame) et que par conséquent, le futur est déjà écrit (là on ne l’est plus). Souvenez-vous : elle prend la décision de risquer de s’empoisonner pour prouver sa théorie et elle fait tous les bons choix, évitant ainsi de manière très improbable de boire de l’acide.
Elle prouve ainsi que ce qu’il s’est passé une fois pour mener à la création du futur dont elle revient se passera inévitablement dans le présent. Les personnages sont ainsi coincés dans une boucle temporelle, et non pas dans un système de branches temporelles…
Cela dit, la fin de la saison 5 n’a aucun sens si on considère qu’ils sont dans une boucle temporelle : le principe même d’une boucle est qu’on ne peut pas en sortir. Tout ce qui s’est produit une fois va s’y produire à nouveau. Or, ils parviennent à sortir de la boucle.
Endgame me console : plutôt qu’un système de boucle, il va falloir admettre que Fitzsimmons se trompent (mon dieu est-ce seulement possible ?!) et que cette saison nous présentait plusieurs branches temporelles. Toutes se ressemblaient au point de croire que les personnages étaient dans une boucle, alors qu’en fait, ils pouvaient encore changer leur futur grâce à ce retour dans le présent qui leur offrait l’occasion de créer une branche dans laquelle le monde n’est pas détruit. C’est donc ce qui se passe en fin de saison 5 et ça explique que la Terre ne soit pas détruite en 2023 pour nos Avengers.
Endgame apparaît alors comme la solution au problème insolvable de la série, et ça, c’est plutôt chouette. Je suis très curieux de voir ce que proposera la saison 6 dorénavant !
J’arrive aujourd’hui largement après la bataille, mais je ne me voyais pas passer sous silence la nouvelle tant attendue du dévoilement de la plateforme Disney +. J’ai déjà donné mon avis rapide sur Twitter, à savoir que je pense que ça va surtout tuer le jeu des plateformes de streaming légales pour reproclamer le triomphe du streaming illégal par la multiplication d’abonnements que nous ne pourrons pas tous payer. Ce sera soit ça, soit le jonglage permanent entre plusieurs plateformes prise selon les mois et les envies – ce qui lassera bien vite tout le monde. J’ai beau savoir que Netflix tuait le game, moi je trouvais ça cool de pouvoir tout avoir au même endroit (et les films Disney sur Netflix, ça me manque).
Concrètement, la présentation qui a eu lieu (pour nous) dans la nuit de jeudi à vendredi est assez titanesque, avec des visuels qui ne sont pas sans rappeler Netflix et un catalogue (américain) franchement intéressant : tout Disney, tout Pixar, tout Marvel, tout Star Wars, tout National Geographic. Forcément, ça attire. A vue de nez, on devrait avoir les mêmes catégories en France, mais le contenu sera moins exhaustif grâce à nos merveilleuses lois (à commencer par celle imposant au moins 36 mois entre la sortie cinéma et la diffusion d’un film, par exemple, loi d’un autre temps qu’il serait vraiment, mais alors vraiment !, temps de revoir pour modifier ce délai improbable à l’ère du numérique). Bref, bye bye les derniers Avengers ou Captain Marvel…
Aux Etats-Unis, la plateforme sera lancée le 12 novembre prochain (c’est encore loin ; et pour nous, c’est pire, car ce sera début 2020) avec un abonnement mensuel à 6,99$. Le but est clair : c’est un tout petit moins que Netflix… tout en proposant du contenu qui ravira largement tous les fans, surtout qu’il y a de l’inédit aussi ; avec 10 films et 25 séries inédits en production. 25 ! Ne comptez pas sur moi pour tout voir, mais oui, il y en a qui m’intéressent là-dedans, à commencer par WandaVision (ah ben merci le spoiler avant Endgame) ou Loki. Les acteurs du MCU reprennent leur rôle en plus… c’est presque mieux que les Marvel/Netflix. Marvel’s What If… ? aussi me fait de l’œil, parce qu’une série animée, ça peut être sympa pour mes dimanches matins. Avec cette plateforme et avec l’annulation d’Agents of S.H.I.E.L.D sur ABC l’année qui en suit le lancement, j’ai aussi encore l’espoir d’un petit spin-off. Il y a de quoi faire avec AoS !
Dans les projets inédits, on en retrouve aussi pour l’univers Star-Wars avec notamment The Mandalorian, la première série non animée de la franchise, sur un chasseur de prime. Pas convaincu que ça me tente, mais j’aime l’idée… contrairement à l’idiotie d’un préquelle à Rogue One (ça fait beaucoup).
Non, je n’ai pas vu la bande-annonce et oui, je vais l’éviter autant que possible.
Enfin, côté Disney, on note le nouveau projet de série d’High School Musical qui sent bon le teen drama à la sauce méta (j’en avais déjà parlé en septembre) et quelques documentaires. Dans l’ensemble, je ne suis pas encore tout à fait convaincu par cette plateforme : c’est génial d’avoir accès à tous les Disney et tous les films du MCU… mais on sait aussi que ça veut dire des heures de… rewatch. Pas sûr que ce soit suffisant, ni que les quelques projets annoncés soient assez nombreux pour motiver à payer chaque mois.
Quant à tout le catalogue de la Fox rachetée par Disney, et notamment les trente saisons des Simpson, j’attends de voir ce qu’il en sera en France, mais j’imagine qu’on peut déjà faire une croix dessus nous !
L’annonce proposée par Disney était chouette cela dit !
Comme tous les vendredis, il est temps pour moi de me consacrer à l’écriture du TFSA – et donc temps pour vous de le lire ? Non, ne vous inquiétez pas, l’article est en ligne, il ne s’en va pas, vous pourrez le lire quand vous voulez maintenant, je ne vais pas vous trahir et le mettre hors ligne. Oh, quelle élégance, quel style, vous la voyez la transition vers le thème de la semaine ? Tequi nous invite à parler des pires trahisons dans les séries… Et il y en a eu tellement que c’est parfois difficile de faire un choix ! Inutile de dire qu’on est parti sur des spoilers à gogo dans cet article, donc méfiez-vous, je vais parler de la saison 1 de 24, la 5 d’Angel, la 2 de LOST, la 1 d’Agents of S.H.I.E.L.D et la 3 de The Magicians. Plus aucun suspens maintenant que j’ai dit ça, vous avez probablement deviné de qui j’allais parler !
Charles Gunn (Angel, saison 5)
Je commence par une trahison qui n’en est pas vraiment une. Plus précisément, c’est une trahison qu’il n’a pas vu venir lui-même, mais qui mène probablement à l’épisode le plus marquant de la série : A Hole in the World. En saison 5, la boîte de détectives privés d’Angel accepte de bosser pour la firme Wolfram & Hart, espérant changer le mal de l’intérieur. Pas si simple cependant. Pour devenir avocat, Gunn accepte quelques opérations qui lui donnent des connaissances supplémentaires, mais ce faisant, il finit par trahir l’équipe contre son gré. Il n’en faut pas plus pour qu’il fasse venir à Fred le sarcophage d’Illyria, et paf, la pire trahison de la série est là. Oui, la pire, c’est même pire que Wesley tentant de tuer Connor pour moi.
Ah l’épisode final ! Je me doutais bien que ça ne pouvait pas finir bien cette saison 1, mais après tout un week-end passé devant les épisodes de cette série, j’ai fini sur les fesses quand même devant cette trahison. C’était inattendu, mais le pire, c’est surtout que ça se termine sur un meurtre, franchement. Là, on est sur une belle trahison et il faudra que je vois la saison 2 pour savoir comment tout ça se démêle ensuite…
Là aussi, peu de surprise je crois : Alice trahit l’ensemble de ses amis en fin de saison. Après 13 épisodes à mener tous ensemble une quête interminable pour rétablir la magie dans le monde, voilà donc Alice qui débarque et décide de détruire une à une toutes les clés dont ils ont besoin. C’est une trahison que l’on voit venir, mais qui a achevé de me rendre le personnage tout à fait insupportable. L’enfer est pavé de bonnes intentions, je le sais bien, mais ça n’empêche pas le fait que ce soit l’enfer, justement !
Michael Dawson (LOST, saison 2)
Voilà une trahison qui n’est jamais passée et que j’ai encore en travers de la gorge. Je n’ai jamais été fan de son personnage avant ça, mais depuis que j’ai vu le fameux épisode 20 de la saison 2, je ne peux juste plus m’encadrer sa tronche. Pour rappel, ce n’est pas une petite trahison qu’il nous fait : il complote avec les Autres pour retrouver son fils Walt et pouvoir enfin quitter l’île. En contrepartie de ce charmant cadeau des Autres ? Il abandonne tous ses amis et livre Jack, Kate, Sawyer et Hurley (libéré) aux autres. Oui, sauf que pour faire ça, il pousse la trahison à l’extrême en tirant sur Ana-Lucia, puis sur Libby, par accident. Et non, ça, je ne lui pardonnerai jamais ce double-meurtre qui m’a traumatisé tellement je ne l’avais pas vu venir. Finalement, c’est peut-être ça le pire dans cette trahison : moi non plus je ne m’y attendais pas. Pas comme ça, pas si fort. Reste alors la pire trahison EVER…
Cette trahison est tellement violente ! Cette trahison est tellement inattendue ! Voilà donc que l’agent que l’on pensait totalement dévoué au S.H.I.E.L.D, celui qui formait Skye depuis dix-huit épisodes, celui qui couchait avec l’agent May, qui était comme un fils spirituel de Coulson et un grand frère pour Fitzsimmons… n’est autre que la taupe la plus odieuse possible. Tout ça nous est révélé en fin d’épisode par un meurtre pas très sympa, mais ça enchaîne ensuite par une véritable torture de Skye, pourtant amoureuse de lui, et par Fitzsimmons laissés pour mort au fond de l’océan. Mais ce sont ses amis bordel ! Quelle trahison hyper violente. Pour moi, c’est l’une des pires dans les séries, car il y avait peu d’indices avant et car tout le début de saison était construit comme une série des années 90 à mettre en avant les liens familiaux entre personnages. Forcément quand la famille éclate, ça fait mal, et ça laisse place aux meilleurs épisodes de la saison, puis aux meilleures intrigues de la série. Les scénaristes ont été au bout de ce qu’ils pouvaient avec cette intrigue, d’ailleurs, en l’étalant jusqu’en saison 3.
Et voilà pour moi cette semaine ? Non, j’ai plein d’autres séries en tête encore. Prenons Scandal, prenons Brothers and sisters, prenons-en tellement d’autres. Il y a quand même des séries qui reposent uniquement sur des intrigues qui se fondent sur la trahison, épisode après épisode. Il est alors difficile de trouver de quoi distinguer un épisode plutôt qu’un autre. Allez, si, j’en ai une autre quand même, c’est Unrealoù Rachel (et un peu moins Quinn) passe ses épisodes à tenter de gagner la confiance des candidates, pour mieux les ridiculiser en les trahissant une fois la caméra allumée. La télé-réalité quoi…