Ce que j’ai vu cet été (Bilan)

Salut les sériephiles !

J’avais rédigé en mai dernier un vaste programme de ce que je voulais voir cet été. Il vous avait plutôt plu, donc il est temps de faire un rapide bilan… Tellement rapide (et répétitif de mes bilans mensuels) que j’ai décidé d’en faire un 500 563 mots, et oui, je suis comme ça.

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En cours de diffusion en mai

Sans surprise, j’ai rapidement terminé les saisons d’Outcast, Prison Break et Silicon Valley en réussissant à rester à jour dans les diffusions.


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Diffusées cet été

  • Netflix

Glow a été un vrai coup de cœur, j’ai vu en secret Orange is the new black dont je n’ai jamais rédigé l’article (bouuuh), The Defenders a tout défoncé sur son passage tellement elle était excellente, The Mist était une déception monumentale. Je n’en avais pas parlé en mai, mais j’ai tenté Atypical que j’ai adorée. J’ai aussi rattrapé Dear White People.

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  • Autre

Je suis à jour dans les diffusions de Fear the Walking Dead (qui reprend lundi prochain !), Midnight, Texas, Preacher (fin de saison mardi), Salvation, Suits et Younger. J’ai terminé avec plaisir Missions, vraie bonne surprise, Shadowhunters, guilty pleasure, Will, passionnante autant que délurée, et Wrecked, monumentale.

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Rattrapage

Je suis content d’avoir pris le temps de finir la saison 2 de Con Man, inégale mais réservant quelques fous rire. De même, j’ai réussi à voir Iron Fist pour être à jour à temps et j’ai terminé The Affair, sans changer d’avis sur la série (médiocre mais ça se regarde).

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Challenge Séries

J’en ai fait un bilan mensuel et switché pas mal de choses. J’ai vu une saison complète de 12 monkeys et suis en train de voir la deuxième. Je suis à jour dans Lucifer et Chewing Gum (article dimanche). Par contre, je n’ai pas pris le temps de voir Freakish.

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Pas diffusées

J’attendais impatiemment les saisons 3 d’Another Period, Scream et d’Unreal qui rythmaient mes étés depuis deux ans. Je me suis fait avoir avec aucune nouvelle de ces trois séries pour les beaux jours. Unreal reviendra toutefois en janvier et Scream me fait franchement moins envie vu les infos qui fuitent sur le changement de casting.

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Pas vues

Je me disais hésitant à la commencer, je confirme qu’elle ne m’a pas fait plus envie que ça : j’ai passé mon tour pour Gypsy, et j’ai bien fait car elle est annulée sans fin. J’ai commencé Still Star-Crossed pour mieux l’abandonner en 3 épisodes parce que je manquais de motivation. Là aussi, c’est une annulation sans fin. À l’inverse, j’ai retrouvé un peu de motivation pour I’m dying up here en découvrant que Ginger Gonzaga jouait dedans. Un jour peut-être !

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Du côté des rattrapages, j’ai définitivement laissé tomber Atlanta et Better Things, ce que j’aurais dû savoir dès le début, mais j’ai espéré.

Je garde sur ma liste à voir : American Gods, Catastrophe (s03), Genius, Guilt, Haters Back Off, Las Chicas del Cable, Master of None (s02), Santa Clarita Diet, Sweet/Vicious et The Handmaid’s tale. Oui, ça sent le Challenge Séries 2018, je sais, surtout que j’y ajoute The Bold Type et Sinner.

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Voilà qui fait déjà 12 séries.

Pour le challenge, j’ai finalement abandonné Brooklyn 99, remis à plus tard Supernatural, One Tree Hill et The Last Ship.

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En bilan donc :

24 séries à jour (dont 6 encore en diffusion) + 1 en cours de rattrapage
20 abandons/remis à plus tard
3 pas diffusées.

Moitié/moitié quoi, c’est carrément beaucoup mieux que ce que j’espérais !

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#WESéries 2 : Journal de bord

Ce n’était pas gagné pour cette deuxième édition du Week-end en séries, mais je pulvérise mes résultats du premier avec joie ! Franchement, je ne pensais pas réussir à le faire, alors je dois dire que je suis fier de ce WE. En plus, et une fois n’est pas coutume, je n’ai pas du tout laissé ma vie sociale de côté, à part peut-être le dimanche où j’aurais pu, peut-être, trouver quelqu’un avec qui déjeuner…

M’enfin bon, il faut savoir ce qu’on veut dans la vie et ce week-end, je voulais voir 24 ! That’s right, je me suis empiffré la saison 1 de 24. Sans regret ! Cela dit, je n’ai pas vu que ça et je vous invite à partager l’expérience de ce week-end un peu fou 🙂

Capture d'écran 2017-07-07 23.03.07.pngVendredi 7 juillet

19h : Une alarme sur mon portable me permet de lancer le week-end sur Facebook… mais moi, je me bois une bière (et plus) avec des amis de la fac à Paris. Oups !
21h27 : Je pars seulement du bar, sans avoir mangé. Ce n’est pas gagné tout ça.
22h39 : Je reste à Paris ce WE donc je commence le WESéries devant 24, baguettes en main, makis sous le nez. Il était temps !
23h46 : après une pause, je lance l’épisode 2. Je ne ferais pas un score de fou ce soir.
1h12 : C’est tout pour moi, j’en suis à… 124 minutes et 24 secondes. Y a comme une récurrence de 24 dans ce challenge !

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Samedi 8 juillet

8h52 : Je me suis réveillé pour rien parce que le camion de déménagement de Geeleek que je vais aidé à emménager n’est pas là. Retour à l’appartement (je n’en étais pas vraiment parti, j’étais dans l’ascenseur) avec la volonté de lancer un épisode.
9h54 : Tiens, je me suis rendormi avant d’allumer la télé en fait.
10h38 : Reprise du challenge avec le quatrième épisode de 24, une tasse de thé, une baguette bien fraîche tout juste achetée et du beurre. La vie, quoi. Ouais, je le vis bien de vivre en cliché du parisien qui sort s’acheter sa baguette le samedi matin à heure pas raisonnable pour un réveil.
12h04 : Lancement du 5e épisode, après une pause forcée par un coup de téléphone (mais ne m’appelez pas pendant le Week-end en séries, sérieux !).
12h29 : Megalyn Echikunwoke a bossé dans 24 et j’avais oublié !
13h22 : PUTAIN j’en étais sûr ! (épisode 6 en cours, j’avais besoin que ça sorte)
14h30 : Le temps est passé vite et il faut que je me dépêche, je vais être en retard pour le déménagement, c’est malin !
14h40 : J’ai réussi à me trouver coincé dans l’ascenseur. J’attends que quelqu’un a l’extérieur l’appelle pour qu’il redémarre. Les caprices technologiques.
19h45 : 4h30 envolées dans ma vie sociale, mais c’est reparti pour le #WESéries ! Geeleek m’a avoué qu’il faisait tout pour que je le foire en fait. Vive les potes et ses 150 verres, j’vous jure !
20h33 : 333 minutes et 33 secondes, les amis ! Franchement, ça file le vertige tant de 3…
21h17 : Pause, j’ai faim et faut que je me fasse à manger. La vie de célibataire, c’est la joie j’vous jure !
21h52 : Douche fraîche et pâtes chaudes, c’est reparti pour un autre épisode de 24 (oui, vous saurez tout ce que je bouffe ce WE vu que je ne fais que des plateaux télé !)
22h40 : Je suis à fond dans 24… et probablement un peu trop fan là tout de suite.
23h19 : Je capte qu’en 24h chrono, moi, je n’ai même pas réussi à finir une demi-saison de 24. C’est malin ! J’aurais bien aimé finir la saison pour minuit demain, mais ça va être compliqué avec le trajet du retour et tout, je ne le sens pas du tout. Déjà que le niveau difficile me paraît dur à atteindre !
23h23 : Et si je faisais la vaisselle avant d’entamer l’épisode 12 ? 460 minutes !
0h31 : Les cliffhangers de 24 sont quand même très bons, c’est dur de s’arrêter en cours de route. Encore un épisode (Just one more, comme dirait l’autre).
0h57 : Hop, hop, hop, niveau basique validé ! En route pour le moyen 🙂
1h21 : 544 minutes et 47 secondes… Dernier tour de notifications et de snapchat puis au dodo !

24-2.pngDimanche 9 juillet

9h45 : Pas de grasse mat’, il y a Orphan Black à voir !
11h : C’est reparti pour 24 !
12h57 : Dans le train après un trajet de métro expédié vite fait. Je lance cette fois… 12 monkeys !
13h33 : Autre épisode de 12 monkeys lancé dans le bus pour quelques minutes, puis vu en marchant en extérieur. On va dire que c’est un premier épisode en extérieur, parce que c’est pas comme si le bus comptait vraiment comme intérieur, hein ? Toute façon, ça me paraît compromis pour le défi !
14h42 : À la maison et en train de manger devant 24. Tellement de plateaux TV ce week-end, tellement d’épisodes aujourd’hui ! Je reste en extérieur pour l’après-midi, on verra le nombre d’épisodes que ça fait. En tout cas, ce 24 va me valider le niveau moyen !
15h31 : Vaisselle faite, grand verre d’eau avec glaçons prêt, je bronze pour terminer ce Week-end en Séries !
16h15 : Il est 16h dans la série. Pour la première fois, je me dis que, peut-être, sur un malentendu, je vais finir la série pour minuit. Si c’est le cas, il faudra sortir le champagne !
16h39 : C’est officiel, il est la même heure dans la vie et dans la série mouahahah
18h13 : Fin de la séance en extérieur catastrophique, avec des trombes d’eau qui sont tombés sur le barnum sous lequel j’étais. Au point que je suis trempé quand même. Aaaaah!
18h20 : J’en ai profité pour me faire griller un croissant. Oups.
18h58 : Je me suis réinstallé devant la TV. C’est plus confortable, je dois dire, mais l’image paraît presque de moins bonne qualité sur un écran large ! Vive les DVDs aha 🙂
19h46 : Je suis bien parti pour le niveau ultime et je n’y croyais vraiment pas encore ce matin. 24 est totalement addictive. De manière tout à fait paradoxale, je ne vois pas le temps passer alors que je passe mon temps à le voir passer à l’écran… La logique. Comme en plus, il passe plus vite dans la série, ça aide aussi.
20h04 : 1 000è minute dépassée depuis sept minutes. Mes nerfs lâchent, la fin de l’épisode 21 m’a fait exploser de rire.
20h40 : 1040 minutes au compteur ! Niveau ultime explosé sans trop de mal ! Quand je pense que ce matin, je pensais avoir du mal à me faire le difficile. J’aimerais remercier… bah personne en fait. Bon si, Ludo, pour les DVDs et parce qu’on a créé le Week-end en séries ensemble 🙂 Je suis bien content d’avoir prouvé que ça pouvait être fait, comme ça, pour les prochains, même si je me repose sur mes lauriers, je l’aurais fait au moins une fois. C’est tout à fait parfait et… je ne compte pas m’arrêter dans mon visionnage pour autant. Il me reste deux épisodes pour finir la saison de 24, et au point où j’en suis, journée « perdue » pour perdue… C’est parti !
21h05 : Pause repas, mais pas de plateau télé cette fois. Tout finit par arriver, je mange avec mes parents ce soir, je suis beaucoup trop sociable pour conclure ce WE comme il se devrait, non ?
22h15 : Que diriez-vous d’en finir avec cette saison 1 ? J’ai fait pause à 10:17 en plus :’) (oui, j’ai arrêté en cours d’épisode, je sais, c’est mal !
22h49 : Gros soupir face au cliffhanger de l’avant dernier épisode. Je veux des explications !
23h31 : C’est terminé pour moi avec 1133 minutes et 25 secondes ! Sacrée édition et record de la précédente version du WE largement battu, je suis plus qu’heureux de ces trois jours. Un grand merci à tous les participants et… RDV à minuit pour la date du prochain WE car je crois qu’on est tous d’accord pour en demander un autre !
23h38 : Je découvre l’existence d’une fin alternative. Au revoir, j’ai des bonus à voir !

00h00 : Publication de cet article… et surtout de la date du prochain Week-end en séries qui aura lieu du 29 septembre au 1er octobre ! Nous gardons le rythme d’une fois tous les trimestres et on retouchera peut-être un peu les défis, mais globalement, nous n’avons eu que des retours positifs, alors ça nous a fait très plaisir d’organiser ce week-end ! Personnellement, ça m’a permis d’enfin voir une série qui trainait dans ma liste depuis beaucoup trop longtemps et des tweets que j’ai lu, ça a plu à tout le monde !

Et voilà !

24 épisodes de 24, un d’Orphan Black et deux de 12 Monkeys. Alors pour les articles, celui d’Orphan Black devrait être mis à jour dans la nuit et celui de 24 arrivera demain matin car j’ai beaucoup de mise en page à faire, avant un bilan de la semaine qui sera tardif pour une fois puisque j’ai aussi deux épisodes de FTWD qui m’attendront au réveil. Pour 12 Monkeys, je pense ne publier l’article qu’en fin de saison sauf si vous demander le contraire… et je n’en suis à l’épisode 4, donc il faudra être patient ! Je n’ai pas mis mon compte TVtime à jour finalement, parce que je n’avais pas de Wi-Fi à Paris, oups.

Bref, j’ai tout un tas de choses à faire encore comme vous pouvez le voir, mais je voulais prendre le temps de publier ce journal de bord ce soir pour avoir l’occasion de redire une dernière fois un grand BRAVO à tous les participants qui ont validé leurs objectifs ou un niveau (je crois tout le monde, mais pas sûr). Si vous voulez apparaître dans mon article bilan définitif, n’hésitez pas à me contacter (ici, Twitter, FB, peu importe) car j’ai peur de ne pas réussir à traquer tout le monde cette fois 😉

Encore MERCI à tous pour vos participations et à Ludo pour la co-gestion de ce projet de fou !

RDV en septembre, ou avant sur le blog 😉

Décembre : Conclusion d’un challenge réussi

C’est déjà l’heure du bilan du mois de décembre pour le Challenge Séries 2016… Et oui, il est terminé, ça y est ! Plutôt qu’un simple bilan de décembre, je me suis dit que j’allais vous faire un retour complet sur mon expérience du challenge 2016, histoire de conclure définitivement cette longue et riche année de séries par quelques leçons apprises à mes dépens.

Je me suis lancé dans l’aventure du challenge sur un coup de tête en janvier dernier, quand j’étais seul et abandonné chez moi et que je me suis rendu compte que j’avais réussi l’équivalent du CS2015 sans même en connaître le principe exact. À force d’en entendre parler sur Twitter et via certains amis, je me suis dit qu’il fallait que je tente l’expérience. Popopo, 35 minutes plus tard, j’avais ma liste de douze séries qui, vous le savez, a connu quelques remous, mais j’y reviens dans la suite de l’article. 45 minutes plus tard, j’avais décidé de rouvrir ce blog. Et 1h plus tard, bam, j’étais prêt à me lancer !

Pour l’instant, revenons sur ces douze premiers choix :

– Saison 2 de Catastrophe : 6 épisodes
– Saisons 1 à 5 d’Ally McBeal : 112 épisodes
– Saison 1 de Master of None : 10 épisodes
– Saisons 1 à 3 de The Following : 45 épisodes
– Saison 1 de Jessica Jones : 13 épisodes
– Saisons 3, 5 et 6 d’American Horror Story : 36 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’Undressed : 223 épisodes
– Saison 1 de Ministerio del Tiempo : 8 épisodes
– Saisons 1 à 5 de Person of Interest : 103 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’One Tree Hill : 166 épisodes
– Saison 1 de Childhood End : 3 épisodes

Et ce challenge m’a apporté quelques belles leçons de vie que je garde en tête avant d’aborder avec vous dans un prochain article mon challenge 2017. Évidemment que je recommence ! Si vous en avez déjà marre de lire cet article, vous avez vu l’essentiel : c’est réussi (malgré 3 switchs) et vous pouvez regardez dans le menu ci-dessus si une série en particulier vous intéresse 😉

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Club de Cuervos (1×01)

Leçon n°1 : À l’impossible nul n’est tenu

Autant vous dire que ça m’a motivé de faire une liste de 12 séries à voir à laquelle je pensais naïvement pouvoir me tenir. Oui, la première leçon du challenge pour moi, c’est que même avec toute la bonne volonté du monde, il n’est pas toujours possible de se tenir à l’impossible : Undressed était une super série mais il faut se rendre à l’évidence, elle n’est pas disponible ; Ministerio del Tiempo était une bonne idée sur le papier, mais elle n’était pas pratique à voir non plus. Et One Tree Hill est un peu de la triche, puisque je l’ai switchée uniquement parce que je n’ai pas pris le temps de le voir faute d’intérêt. La série n’est pas mauvaise, mais j’ai eu les yeux plus gros que le ventre et j’ai beaucoup manqué d’envie, ce qui veut bien dire qu’elle n’est pas non plus géniale !

J’ai donc utilisé 3 switchs :

– Undressed => Saisons 1 à 8 de That ‘70s show : 200 épisodes
– Ministerio => Saisons 1 et 2 de Club de Cuervos : 23 épisodes
– OTH => Saisons 1 et 2 d’Utopia : 6 épisodes

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American Horror Story (S06)

Leçon n°2 : Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre

Pour valider ce challenge, j’ai donc visionné 557 épisodes, auxquels s’ajoutent :

– 20 épisodes d’Undressed avant le switch
– 60 épisodes d’OTH avant le switch
-10 épisodes de Love dans le cadre d’un mini-défi
– 14 épisodes de Lost & Found dans le cadre d’un mini-défi

661 épisodes dans le cadre du challenge séries 2016, soit une moyenne d’à peu près deux par jour chaque jour, en plus d’une quarantaine (environ) de séries « à la semaine ». Gloups. Finalement, c’est peu, deux épisodes dans une journée. Non ?

Non, vraiment pas, si on en retranche la dizaine de jours qu’il reste pour finir l’année et tous les moments de vacances, les jours sans épisode, etc.

Clairement, je vais viser moins haut pour 2017, car mes études sont légèrement plus impitoyables cette année (et la prochaine probablement, car je doute d’avoir mon concours en mars. On verra, il faut rester positif). Avec tout ça, la baisse de régime sur le blog depuis le mois d’octobre doit quand même vous paraître un peu plus logique, il faut bien que je garde du temps pour étudier ET EN PLUS avoir une vie sociale. C’est la deuxième leçon du challenge : avoir les yeux (beaucoup) moins gros. En 2017, je planifierai un peu mieux tout ça. Reste à savoir si je vais réussir à m’y tenir.

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The Following (S01)

Leçon n°3 : L’habit ne fait pas le moine

La troisième serait donc de ne jamais trop en attendre d’une série, règle qu’il est vraiment bon de se souvenir. J’attendais énormément des saisons 2 de Catastrophe et 1 de Childhood’s End. Elles ne furent que déception : la première loin de ce que j’espérais en terme d’intrigue, la seconde juste loin de tout. Autres déceptions, mais plus prévisibles : Master of None et Love m’ont confirmé que les comédies Netflix n’étaient pas toutes faites pour rire et souvent parfaites pour déprimer. J’ai même envisagé un temps d’écrire un article « Humour & dépression dans les sitcoms », puis j’ai manqué de temps, comme toujours. Ce type d’article d’analyse était pourtant l’une de mes plus grosses envies du blog, j’y reviendrais bien un jour. Cependant, j’ai adoré faire ce challenge car j’ai eu d’excellentes surprises sur des séries que j’imaginais un peu chiantes avant de faire play, comme Jessica Jones, Ally McBeal ou The Man in the High Castle. J’avais ajouté la première parce que Marvel/Netflix quoi, mais après la déception de la saison 1 de Daredevil, je n’attendais vraiment rien. Ally McBeal, je l’ai regardée pour son actrice principale et par curiosité car c’était l’une des séries préférées de ma sœur. TMITHC, j’attendais un bon gros délire SF et finalement, c’était une SF très douce et parfaitement maîtrisée, qui a su rapidement me convaincre. Parmi les meilleures découvertes, je place Club de Cuervos, commencée sur un coup de tête en plein ennui du mois d’Août, en très bonne position, juste derrière Person of Interest. Je pensais que j’allais détester celle-ci dont j’ai revu le pilote trois fois sans accrocher. Finalement, la saison 5 est l’une des meilleures de l’année 2016 et je ne regrette pas d’être resté, dès le départ, pour voir Amy Acker. Il me reste les plus conventionnelles : One Tree Hill n’a recélé aucune surprise (si ce n’est quelques guests et coupes de cheveux improbables), That ‘70s show était ce que j’en attendais, AHS a été égale à elle-même en saisons 3 et 5 (mais fait partie des excellentes surprises pour sa saison 6). Bref, il ne faut jurer de rien, comme dirait l’autre !

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Person of Interest (S02)

Leçon n°4 : La douceur du miel ne console pas la piqûre de l’abeille

Si, si, c’est un proverbe français, je vous jure, il est dans mon dico ! Drôle de titre vous allez me dire, mais c’est pourtant une sacrée belle image qui définit assez bien le rollercoaster d’émotions que j’ai subi avec ce challenge. Il y a des décès dont je ne me suis pas remis, il y a ceux que j’ai vu venir, il y a ceux que j’ai attendu. Il y a la masse terrifiante de violence de The Following et il y a le feel-good d’Ally McBeal, la dépression de Catastrophe et la joie de vivre du Wisconsin de That ‘70s show.

En définitive, il y a surtout beaucoup de déception, déception de ne pas avoir de suite à certaines séries, à commencer par Person Of Interest (dont la fin est peut-être parfaite, si on est imaginatif) et même The Following. Déception de ces séries qui n’auront jamais de fin, et surtout Utopia. Déception de ces séries qui se sont gâchées avec le temps : les dernières saisons d’Ally McBeal, The Following ou That ‘70s show ne sont plus que les ombres d’elles-mêmes et je n’oublie pas, malgré une fin de challenge plutôt très positive, ces déceptions successives. Certes, mes deux dernières saisons vues en décembre se sont révélées toutes deux être excellentes, alors je finis ce challenge en étant hyper-satisfait… mais je n’oublie pas, je ne me console pas des morts de certaines séries (et vous prendrez le mot « morts » dans le sens que vous voulez, autant les persos que la série).

Et puis, dans ce proverbe, j’aime aussi l’image de la piqûre qui me rappelle bien qu’en définitive, je suis addict aux séries et ce n’est pas si bien. Du coup, ça me déprime de savoir que les séries sont mon abeille. Et qu’est-ce que je fais quand je déprime ?

Exactement, je commence une nouvelle série : mon miel. Maintenant, le premier qui me sort une vanne foireuse avec la série AB qui s’appelle Le miel et les abeilles, je lui envoie un essaim dans la tronche. Bisou.

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One Tree Hill (S01)

Leçon n°5 : Qui se ressemble, s’assemble mais les opposés s’attirent aussi.

Ma plus belle leçon du challenge probablement : la blogosphère est méga cool. J’ai commencé ce blog il y a deux ans, mais je ne l’ai jamais tenu avec assiduité à l’époque. J’y parlais de séries, déjà, mais sans vrai plan ni constance, sans promo twitter et en définitive sans grande envie. Le challenge m’a donné la possibilité d’avoir quelque chose à raconter et surtout m’a apporté une petite audience très satisfaisante et surtout sympa. Alors, en définitive, les fans de séries s’assemblent c’est sûr, mais il est cool de découvrir qu’on ne se ressemble pas tous, que parfois nous ne sommes pas d’accord, etc. Il y a des gens que j’ai rencontré via ce blog que je trouve tous hyper sympa, même quand on est pas d’accord (et surtout quand on ne l’est pas d’ailleurs, c’est là qu’on repère les gens fréquentables des autres en général). Je profite de ces quelques lignes pour remercier surtout Yodabor, qui m’a suivi rapidement et qui commente souvent, Ludo, qui m’a même accordé un article sur son blog, ou Tequi, qui m’a proposé un tag auquel je n’ai jamais répondu (pour l’instant, mais je compte bien le retrouver et le faire, promis !).

Et pour conclure cet article, merci à Hellody, évidemment, d’avoir eu l’idée de ce challenge et de l’avoir mis en place ! Je l’ai déjà dit sur Twitter, mais franchement, ce challenge a été une belle occasion de voir des séries que je me gardais de côté depuis années avec l’envie de les voir sans jamais me lancer.

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Jessica Jones (S01)

J’avais beaucoup de temps cette année et c’est avec plaisir que je me suis enfin consacrer à les voir ! Je déborde légèrement sur un article à venir, mais pour 2017, je vais essayer d’être plus raisonnable vu que j’ai un gros emploi du temps… mais une passion est une passion, et je crois bien que je suis passionné de séries !

À très vite pour parler de 2017 donc 😉

That ’70s show (S08)

Avis : C’est parti pour les 22 derniers épisodes de That ‘70s show (déjà/enfin). La série s’est essoufflée dès sa quatrième saison et malgré un renouveau sympa tout au long de la cinquième saison, on ne peut pas dire que ce soit une surprise de voir cette dernière année raccourcie de trois épisodes. Il est largement le temps de conclure les aventures de Forman et compagnie, la septième saison a souffert d’énormes longueurs sur ses débuts (the same old things ?) et il a fallu longtemps avant que la mayonnaise ne prenne.

S’il y a une chose que j’ai retenu des nouvelles saisons de cette série par le passé, c’est qu’il fallait se méfier des apparences (et non, ça n’a rien à voir avec le lancement de la dixième saison de Secret Story que j’ai abondamment commenté sur Twitter la veille de commencer cette saison, désolé). Je m’attends donc à peu de choses, le choix logique serait toutefois de recommencer deux mois plus tard avec un retour d’Eric car il s’ennuyait en Afrique et une Jackie qui revient pour entretenir sa relation avec Hyde ou Kelso.

Avant de commencer, je tiens à dire que je n’ai vraiment pas envie de voir Kelso se remettre avec Jackie, ce serait genre la pire idée du siècle et j’aurais du mal avec la fin de la série si c’est ce qu’ils nous réservent. Jackie et Hyde restent mes personnages préférés. Je ne vois pas d’autres évolutions possibles, si ce n’est un mariage Donna/Eric pour conclure la série. Je suis curieux de voir comment ils vont développer le nouveau personnage introduit en fin de saison dernière, Charlie. Bref, il y a beaucoup de possibilités, donc je ne vais pas trop m’attarder ici et plutôt faire play !

 Note moyenne : 16/20s08.png

Épisode 1 – Bohemian Rhapsody – 20/20
That was an awkward landing. I hope he’s OK.

Awkward? C’est le moindre des mots ! Je m’attendais à beaucoup de choses, mais clairement pas à une saison sans Eric ! Hello Wisconsin ! Le générique fait peau neuve, une fois de plus, et je trouve ça dommage d’oublier l’idée de la voiture. Certes, ça fait bien longtemps qu’on ne la voit plus, mais réunir tout le casting sur la même image était plus sympa. Je l’ai relancé une seconde fois quelques secondes après le visionnage : mon dieu, plus d’Eric ni de Kelso ?! Comment j’ai pu passer à côté d’une info aussi importante ? Le personnage principal s’est barré avant la dernière saison ? Et un autre n’est plus que guest star ? Wow. Il avait tendance à me saouler, j’imagine que ce n’est pas plus mal.
Bref ! Kitty décide d’envoyer une cassette audio à son fils et cela permet une construction différente : l’épisode reprend un mois après le départ d’Eric et offre la possibilité de flashback pour raconter ce qu’il s’est passé, tout en développant ce qu’il se passe aujourd’hui dans la maison Forman. L’idée est bonne et donne l’impression que 40 minutes se sont déroulées alors qu’il n’y en a eu que vingt. C’est très réussi : il y a énormément d’humour (Kitty qui se drogue !), les relations et dynamiques entre personnages sont bien fichues et, à l’exception de Kelso, tous les personnages progressent dans leur continuité avec cet épisode. Bien sûr, Jackie régresse et Fez n’évolue pas, mais c’est sans surprise concernant ces deux-là. Les scénaristes se débarrassent de Charlie quand il aurait pu logiquement remplacer Eric (mais ça n’a pas plu aux fans j’imagine ?) et collent une FEMME à Hyde, au moment où l’espoir d’une réconciliation avec Jackie apparaissait. Très, très bon lancement de saison donc, mené par une Kitty très en forme avec son microphone. Je n’y croyais plus et c’est le départ du personnage principal qui permet aux scénaristes d’écrire un de leurs meilleurs épisodes. Improbable.

Épisode 2 – Somebody to Love – 15/20
This is definitely gooder. Gooder? Yeah that’s a word.

Samantha Hyde reste chez les Forman après avoir fait ses révélations explosives. Steven essaye de récupérer son magasin auprès de Léo pour découvrir que c’est devenu un point de rendez-vous pour hippies. Il reprend donc les choses en main et embauche Randy. Jackie a besoin de se changer les idées et demande l’aide de Donna et Fez dans un bar. Les choses ne se passent toutefois pas comme prévu et elle finit par se torcher dans un bar, ce qui correspond tout à fait à l’âge et au caractère du personnage. Elle finit par montrer un de ses seins à l’ensemble du bar… une expérience comme une autre. L’épisode retombe un peu après le premier, mais ça reste assez drôle et je trouve la transition avec le départ d’Eric vraiment bien géré.

Épisode 3 – You’re My Best Friend – 14/20
Who the hell are you?

Yvette Nicole Brown !! Ok elle n’est pas du Whedonverse, mais eh, elle vient de ma sitcom préférée ! Les garçons organisent une soirée pour Hyde afin de rattraper son enterrement de vie de jeune garçon, et bien sûr ils font ça chez les Forman. Donna en profite pour faire une soirée fille en ayant l’énorme tact d’inviter en même temps Jackie et Samantha. Ca se passe mal des deux côtés : les garçons finissent en cellule et Donna réalise qu’elle n’a aucune raison d’être amie avec Jackie si ce n’est qu’elle n’a pas d’autres amies. C’était sympa. Randy fait ses preuves auprès du groupe et de Red… et Kelso se fait virer. Bon, au moins, je ne peux pas dire que les choses n’avancent pas cette saison. C’est à croire que les scénaristes veulent raconter tout ce qu’il reste à raconter en une saison.

Épisode 4 – Misfire – 15/20
I mean I love you and all but that is the worst idea I have ever have!

Kitty et Red fêtent leur 25 ans de marriage et Kelso en profite pour demander Jackie en mariage. OH HELL TO THE NO. En fait, tout commence 48h avant quand il réalise qu’il veut l’épouser parce qu’il n’a rien dans la vie… et elle non plus. L’épisode est une torture pour Jackie et Kelso qui hésitent tout du long sur la décision à prendre. Kelso la demande donc et elle dit non, ce qui permet une jolie porte de sortie pour Kelso, qui va clairement manquer à la série dans les 18 épisodes restants. J’assiste là à une lente agonie de la série je crois, d’autant que tout indique que Donna est filtrée par Eric qui ne lui téléphone pas et l’expédie en quelques secondes. Pas d’inquiétude, elle a Randy pour la consoler… Humph. Ironiquement, malgré ces départs et cette nostalgie ambiante, la série réussit à maintenir le niveau de ces épisodes pour le moment et la saison semble être une belle manière de dire adieu à ses personnages.

Épisode 5 – Stone Cold Crazy – 19/20
Fez, that’s the dumbest thing I’ve ever heard. Catchy tune, though.

Donna ne lâche pas l’affaire et veut envoyer des photos sexys à Eric, elle demande donc conseil à Samantha, en toute logique, avant de laisser son père se charger de l’envoi à la poste. Tout est dit : les photos sont découvertes par Kitty, puis Red, puis Steven, Randy et Leo qui le vend à Fez qui le donne à Jackie. Cas classique, vu et revu au théâtre, mais qui fonctionne à merveille. Samantha aide ensuite Kitty à apprendre quelques mouvements pour attirer à nouveau l’attention de Red, mais elle réussit seulement à mettre le feu à ses cheveux (et mon dieu que c’est étrange cette nouvelle coupe). Kelso s’étant barré à Chicago, Jackie et Fez deviennent colocataires… Au moment où Fez retrouve Caroline, encore plus déglinguée qu’à l’époque ! L’épisode est ainsi une vraie réussite qui enchaîne trois histoires extrêmement comiques, je ne suis plus habitué.

Épisode 6 – Long Away – 14/20
What? He’s not coming home. Eric broke up with me.

Ce qui devait arriver arriva : Jackie et Fez voient d’un mauvais œil le rapprochement (qui sort presque de nulle part) entre Donna et Randy. Ils décident donc d’envoyer une lettre à Eric. Pendant ce temps, Red se rend à une convention de vétérans avec Léo, pour découvrir que ce dernier en est un aussi. L’épisode joue un peu avec la chronologie puisqu’il se déroule sur deux semaines, mais il permet d’avancer sympathiquement vers autre chose. La séparation Eric/Donna est quand même osée de la part des scénaristes, même si c’était assez prévisible, notamment le fait que ce soit Eric qui la largue avant la lettre de Jackie et Fez. La saison a ses hauts et bas quand même et l’intrigue autour de Léo était pas des plus passionnantes.

Épisode 7 – Fun it – 15/20
What do we do with a stolen clown?

Bon et bien il faut croire que le départ d’Eric et de Kelso ne me gêne pas plus que ça car l’humour est toujours là. Le gang décide de voler le clown d’un restaurant où Randy a décidé de les emmener. L’épisode réussit plutôt bien à réunir tous les personnages autour de cette intrigue un peu tordue par les cheveux, mais ayant une peur irrationnelle des clowns comme Jackie (non quand même, moins poussif que ça), j’ai eu un peu de mal à accrocher. Cela dit, Kitty sauve littéralement ces vingt minutes, une fois de plus, apportant tout l’humour nécessaire, secondée par Red et une Jackie hystérique. Celle-ci n’étant jamais aussi drôle que quand elle est hystérique.

Épisode 8 – Good Company – 15/20
So you see not telling each other what they don’t want to hear is what a family is about.

Fez couche avec une de ses clients au salon de coiffure, qui s’avère être aussi une ancienne amie (ennemie) de Kitty. Pas de chance : tout le gang le sait et Kitty finit par le découvrir quand elle les voit s’embrasser. Elle se sent trahie par Fez, surtout quand celui-ci lui répond qu’elle n’est pas sa mère. Ah lala. Autrement, c’est l’anniversaire de Donna et personne ne sait quoi lui offrir, même si Randy souhaite vraiment que ce soit quelque chose de cool comme elle. Les scénaristes ne sont pas du tout en train de forcer les choses. C’était sympa de voir se développe la relation Kitty/Fez, en tout cas, la voir reconnue pour ce qu’elle est par les personnages. L’épisode avait quelques bonnes blagues, mais n’était toutefois pas exceptionnel pour autant, comme souvent avec cette série.

Épisode 9 – Who Needs You ? – 13/20
You hear that Point Place? Randy Pearson loves little boy.

Jackie nettoie tout l’appartement mais a la bonne idée de s’endormir pendant qu’elle fait couler son bain… brillante idée Jackie. Pendant ce temps, Hyde et Samantha (oui, elle est miraculeusement revenue) emménage à l’étage des Forman puisqu’il y a de la place et Donna fait une collecte pour la radio… qui ne fonctionne pas. L’épisode fonctionne peu, malgré des retours de guests plutôt réussis et cools. La conclusion des différentes intrigues est réussies, à l’exception de celle de Donna qui sort tout droit sortie du cercle de Steven/Kelso/Eric et Fez. Bref, un moment de divertissement sans plus.

Épisode 10 – Sweet Lady – 11/20
Well hello crazy girl talking into a hairbrush

Jackie décide de trouver un travail et, quand elle voit son idole télé au salon de coiffure de Fez, elle espère pouvoir travailler pour elle… Elle finira assistante/larbin et sera joyeuse de l’être, alors que bon… De son côté, Steven est amené par Red à une soirée entre vieux mariés qui ne se passe pas au mieux, sans surprise. Aïe, la série s’enlise vraiment et la relation Donna/Randy ne fonctionne pas comme elle devrait. Les scénaristes veulent nous les vendre comme mignons ensemble, mais ça ne prend pas du tout, c’est limite angoissant de voir Donna flipper que Randy veuille coucher avec elle à la soirée où il l’emmène alors que ce n’est pas le cas. Prévisible et pas ouf, on commence à s’enfoncer vraiment bas dans cette saison, c’est dommage.

Épisode 11 – Good Old Fashioned Lover Boy – 14/20
– Holy macaroni, it’s Jackie ! I know someone who’s on TV.
– What do you know? It really is an idiot box!

Jackie a donc un nouveau travail et ça occupe bien les ¾ de l’épisode, on sent que Mila Kunis attire les audiences, entre son rôle-titre dans le générique et son omniprésence cette saison. Tant mieux, j’adore son personnage. Toute son intrigue est assez prévisible avec les cookies de Kitty qu’elle fait passer pour les siens. Bon, le reste est bien moins bon et se concentre à nouveau sur la vie romantique de Donna puisque Léo est amoureux d’elle. J’en arrive presque à trouver que Kelso et Eric manquent, pour la première fois. Le cadre du show a beau être constitué des mêmes lieux et ambiances, on sent bien l’univers qui change et les scénaristes qui rament sur certaines dynamiques ! Un peu dommage, même si cet épisode est légèrement mieux.

Épisode 12 – Killer Queen – 16/20
You’re gonna get fired, you’re gonna get fired

Pfiou, à entendre le générique je commence déjà à être nostalgique de me dire qu’il ne m’en reste plus que dix à entendre ! Bref, Jackie continue d’être torturée par sa boss bipolaire au boulot (au point d’en arriver à embrasser Fez à la télé quand même) et à l’approche de la Saint Valentin, Red explique à Steven qu’il garde secrètement des cadeaux pour Kitty dans le sous-sol… Comme par hasard, le cadeau en question disparaît. Enfin, Donna aimerait que Randy l’emmène en rencard et finit par lui proposer, mais celui-ci a déjà des plans avec une autre fille. Du coup, il lui demande de l’aide pour préparer le rencard qui, oh surprise, s’avère être avec elle… Toute cette lourdeur des scénaristes ! Quant à Jackie, elle est finalement virée, dommage.
PS : À noter, en 2016, cet épisode est un peu moins fun quand il est question d’un 13 novembre ou quand Jackie et Fez nous sortent une réplique de La Reine des Neiges, mais bon.

Épisode 13 – Spread Your Wings – 16/20
It’s all a part of making Eric’s room less girly.

Les Forman décident de reconvertir la chambre d’Eric, ce qui sent bon l’épisode nostalgique, avec pour twist que Steven y a quelque chose à récupérer. Donna est enfin passée à l’étape rencard avec Randy et tout le monde les surprend, mais comme je le disais : épisode nostalgique, donc elle lui en fait voir de toutes les couleurs. Loin de tout ça, Fez fait embaucher Jackie comme femme de ménage au salon de coiffure et ment à ses collègues sur sa folle vie privée pour obtenir un rencard. Les choses avancent enfin un peu, même Kitty est au courant pour Donna et Randy !

Épisode 14 – Son & Daughter – 17/20
Oh look Red this egg is kinda shape like Randy’s head… and now it’s trashed just like Donna.

Le père de Steven est de retour et a besoin de son fils pour garder sa maison : bref, tout le gang se retrouve dans une riche maison. Ca change un peu le décor au moins, mais l’évidente fête qui s’y déroule est à peine montrée. C’est le lendemain que Steven casse la guitare de son père. Kitty est encore énervée après Donna, malgré les excuses de cette dernière. Une fois de plus, Kitty est de loin la plus géniale dans cet épisode, s’en prenant même à un Red qui essaye de défendre Randy et Donna, avant d’empirer la situation avec l’ex-rouquine. L’épisode était franchement bon, avec un bon humour d’un bout à l’autre et des moments sympas pour tous les personnages.

Épisode 15 – Keep Yourself Alive – 17/20
I had a good reason to throw up: I was drunk.

L’épisode commence sur le retour de soirée de l’ensemble du casting, minus Bob. Voilà un nouveau moment nostalgique pour la fin de la série, l’ensemble du casting réunit dans une même voiture. Bien sûr, ça finit mal : Fez perd la bague de fiançailles de Kitty. Du coup, Kitty & Red rentrent chez eux pour que Kitty puisse boire et les jeunes restent à chercher la bague. C’est un autre excellent épisode qui réunit le casting autour de la même intrigue à travers plusieurs sous-intrigues : Kitty apprend que sa bague n’a rien coûté, Jackie tombe dans l’eau à cause de Steven avec qui elle va clairement elle se remettre dans un futur proche, Donna pisse dans les buissons et Fez boit la pisse de son poisson. Franchement, très très bon.

Épisode 16 – My Fairy King – 14/20
I can explain this. You’re both my husband.

Fez a désormais une petite amie et Samantha (qui comme toujours dans That ‘70s show réapparaît de nulle part comme si elle avait toujours été là) a un second mari. Comme par hasard : c’est un bon plan pour annuler un mariage très embêtant. Et en plus, c’est fait hors-caméra ! Pendant ce temps, Jackie déprime d’être célibataire et fait une liste des qualités qu’elle recherche, ce qui l’amène à considérer Fez comme petit-ami parfait. Oh mon dieu, je refuse. Quant à Red, son magasin n’attire pas les foules et il parvient à le vendre pour un bon prix : c’est l’heure de la retraite. Oh, ça sent la vente de la maison et le départ des Forman dans les épisodes finaux…

Épisode 17 – Crazy Little Thing Called Love – 16/20
Are you sure you like Fez? I mean… Think of all the things you said about him over the years?

Red s’ennuie à la retraite, ça promet, et Hyde lui propose de travailler un peu pour lui. Red se tue alors à la tâche en se rajoutant du travail et en se montrant hyperactif. De son côté, Jackie se sent vraiment amoureuse de Fez. Non, mais juste non, c’est comme la copine actuelle de Fez : ça sort trop de nulle part. Ce n’est pas ce que j’attendais des deux dernières heures de la série, mais voir Jackie chez le psy, c’est parfait, autant que Donna et Kitty. Ce personnage de psy est une belle réussite. L’épisode est vraiment sympa, même s’il est hors de question de voir Jackie finir avec Fez !

Épisode 18 – We Will Rock You – 16/20
Jackie Burkhart and I are in love… with disco.

Hyde organise un feu de joie pour détruire des vinyles disco, ce qui réunit tous les jeunes du casting, soit parce qu’ils sont contre (Fez et Jackie), soit parce qu’ils sont pour. Donna découvre le passé de Randy et est choquée de découvrir qu’il a eu un sacré nombre de petites amies. Jackie se fait un peu maltraiter par ses sentiments pour Fez qui ne se rend pas compte du mal qu’il lui fait. Comment le pourrait-il ? Côté adulte, Kitty invite les nouveaux voisins et découvre au passage qu’ils sont gays… Ce que Red met un peu plus de temps à percuter. L’intrigue est marrante et joue à fond des clichés.

Épisode 19 – Sheer Heart Attack – 15/20
Caroline? I haven’t seen you since you tried to kill us.

Jackie vit de plus en plus mal sa colocation avec Fez qui s’est transformé pendant la saison, allez savoir comment, en womanizer. Heureusement, cependant, il se décide à n’aimer plus qu’une seule fille et Kitty est sûre qu’il s’agit de Jackie, donc elle lui dit. Évidemment, elle se trompe à peu près autant que Randy qui pense Fez gay : Fez est amoureux de Caroline qui est encore et toujours cinglée. Jackie se console avec la bouffe un temps, puis confesse son amour. Dans une intrigue moins marrante/importante, Hyde et Red décident de vendre les pilules pour le cœur de ce dernier, qui servent de drogue… Pourquoi ? Comment ? Red ?! C’était un peu trop en-dehors du caractère du personnage pour être parfaitement crédible

Épisode 20 – Leaving Home Ain’t Easy – 18/20
Look what she wrote on the side “Fez has a tiny…” I DO NOT!

Jackie décide de prendre sa revanche sur Fez qui a rejeté son amour alors que, de son côté, Bob décide de vendre sa maison et déménager en Floride. Quand Red en profite pour se moquer de lui une fois de plus, les choses dégénèrent et Bob finit par éclater en insultes envers Red, avant de lui proposer de co-gérer son futur magasin. C’était tellement obligé ce départ des Forman pour conclure la série. Oh, je ne suis émotionnellement pas prêt. Donna ne veut bien sûr pas déménager, mais Bob a vendu la maison, elle décide donc d’emménager avec Randy, ignorant tout de la violente destruction mutuelle qui se déroule entre Fez et Jackie. Randy continue de se révéler de plus en plus décevant pour Donna et elle flippe totalement à l’idée de s’engager, préférant finalement rompre et partir à l’université. Cet épisode prépare vraiment bien le terrain pour la fin de la série et c’est franchement difficile de voir toutes les intrigues et dynamiques imploser les unes après les autres. Excellent épisode donc.

Épisode 21 – Love of My Life – 18/20
I guess the four of us will never sit here together again

C’est au tour de Steven de voir sa vie chambouler : son père vend le magasin et le prévient par courrier. Fez ramène son meilleur ami d’enfance à Point Place et il s’avère bien surprenant niveau origines. C’est bien étrange de choisir l’avant dernier épisode de la série pour introduire ce personnage, mais c’est une bonne excuse pour montrer Hyde abuser de la drogue et décider d’arrêter tout en donnant une explication au possible départ de Fez. De leur côté, les Forman vendent la maison : c’est Red qui se charge des visites car Kitty va travailler (pour genre la première fois de la saison) et évidemment ça se passe de manière bien drôle. La visite par Kitty est cela dit encore mieux : un long monologue brillant et plein d’émotion parfaitement interprété, un peu comme le moment d’angoisse de Steven comprenant tout ce qui est en train de se passer. Bon, OK, je sais, cet épisode a dû mal rester pleinement drôle puisque la fin approche, mais le niveau émotionnel atteint est digne d’une série qui a tenu huit ans, malgré l’absence de deux de ses personnages principaux et des dynamiques modifiées à la dernière minute. La saison s’en sort bien malgré tout, compensant vraiment beaucoup de défauts.

Épisode 22 – That ‘70s Finale – 20/20
Red this is my home, I don’t wanna go.

Hello Wisconsin ! Comment ça pas de générique ?! C’est honteux, j’attendais un dernier générique remodifié. L’épisode prend le parti des flashbacks des huit dernières saisons pour redonner un bon élan de nostalgie. Cependant, pour ses dernières vingt minutes, That ‘70s show a beaucoup à offrir ! En ce 31 décembre 1979 (faut m’expliquer, ils étaient en 76 dans les premières saisons), Fez et Jackie ne parviennent pas à s’embrasser, Kitty ne veut plus déménager, Kelso revient pour tomber du château d’eau (et dire burn !), Donna ne part pas à l’université, Red dit finalement I love you et… Eric rate son avion. L’épisode est un beau mélange d’émotions, avec de vraies bonnes blagues. Je suis peut-être trop indulgent parce que c’est le dernier épisode, mais il était ouf, laissant juste assez de temps d’écran à chaque personnage. On n’aura finalement pas le droit à la moindre seconde des années 80, avec une très belle fin pour ce groupe. La fin est plus ouverte que jamais : ces personnages ne quitteront jamais Point Place, c’est nous qui les quittons. s082.png

EN BREF – Une saison conclusive pas évidente pour les scénaristes, avec le départ d’Eric et de Kelso à gérer. Dans l’ensemble, il y a les longueurs habituelles et un travail de dingue qui permet de compenser de nombreux défauts. Cette saison a permis de renforcer pas mal de choses, à commencer par le personnage de Kitty. Sur la toute fin, je ne dirais pas qu’elle est parfaite malgré cette note excellente : c’est une fin ouverte, qui nous invite à contempler le chemin parcouru par les personnages grâce aux flashbacks. Aucune route n’est vraiment achevée : ce qui s’achève, ce sont les ‘70s. Si je ne suis pas convaincu par Fez/Jackie, je suis content qu’elle ne finisse pas avec Michael, ce qui aurait fait céder la série à la pression d’une routine américaine qui veut que les premiers couples d’une série soient ceux qui terminent ensemble à la toute fin. C’est certes le cas d’Eric et Donna, mais il faut reconnaître qu’il n’y a rien qui aurait justifié de les garder séparés après ces huit saisons. Alors oui, il y a eu des défauts tout au long du chemin de ces huit saisons, mais dans l’ensemble, cette saison conclut bien les aventures Forman.

Je suis heureux d’avoir intégré cette série à mon challenge car je ne la connaissais que peu et n’en connaissais que bien peu de spoilers, je ne savais même pas qu’Eric n’était pas dans la dernière saison quoi ! J’avoue toutefois que j’avais déjà vu la dernière scène dans un dossier Allociné sur les fins de série, il y a très très longtemps et que ça m’est revenu quand j’ai vu les filles descendre au sous-sol. Voilà, une nouvelle série terminée pour le challenge, il me reste à aller imaginer la suite des intrigues de ces personnages dans ma tête et à vous dire… Goodbye Wisconsin !