Salut les sériephiles,
S’il est tard quand sort cet article, c’est parce que j’avais pris la décision de vous parler du nouveau comic Buffy aujourd’hui après un fail il y a deux semaines – quand je pensais qu’il allait sortir et que j’avais la mauvaise date ! Cela dit, c’est bien beau d’avoir envie de vous en parler, encore fallait-il prendre le temps de l’avoir et de le lire. Maintenant que c’est chose faite, je peux vous donner mon avis sur ce reboot de ma série préférée, en comics.
La première vraie question que ça pose, c’est « Pourquoi un reboot ? ». Les saisons 8 à 12 de la série, en BD, avaient leurs points forts et leurs points faibles, mais elles fonctionnaient dans l’ensemble assez bien. Il a été décidé d’abandonner après la saison 12, probablement parce que ça tournait en rond, mais c’est dommage de recommencer à zéro si peu de temps après, alors qu’un projet de reboot à la télévision a vu le jour également – et qu’on ne sait toujours pas si c’est un reboot, un remake, ou une suite, ou un monde parallèle ou… ? Épuisant.
Ici, pas de doute avec le passage de Buffy chez Boom ! Studios : il s’agit d’un reboot, c’est-à-dire qu’on prend le parti de nous raconter les aventures de Buffy, Xander et Willow au lycée… en 2019. Autant dire que j’ai commencé ma lecture en n’étant pas serein, et que j’ai grogné quand j’ai vu la couverture de Buffy avec un smartphone dans la main. Certes, la saison 1 de la série a pris un coup de vieux du côté des effets spéciaux (quoique, quand on voit la qualité de Supergirl ou du reboot de Charmed, on se demande) et des looks, mais de là à repartir à zéro ? Humph, voyons ce que ça donne, et commençons d’abord par le négatif – attention, il y a des spoilers sur les six premières saisons de la série télé dans cet article.
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Les moins :
- A voir les dessins, on a peine à imaginer des adolescents. Buffy, Xander et Willow ont tous une ressemblance frappante avec leurs interprètes TV, mais les versions saisons 4 ou 5…
- Willow est une geek, ce n’est pas nouveau, mais en 2019, les geeks sont cool. Et elle aussi. Cela nous change totalement le personnage. Et j’ai du mal à comprendre comment Xander peut traîner autant avec elle sans tomber totalement amoureux – et ça, même si elle sait déjà sa sexualité, évidemment.

- Giles est insupportable. Certes, dans la version télé, il est déjà dans ce rôle du vieil empêcheur de tourner en rond, mais il a été introduit avant comme quelqu’un de gentil, et d’aimant Buffy. Là, il apparaît d’abord comme celui qui l’engueule sans raison avant d’être celui qui tient à elle. Et bof, vraiment bof. Surtout que ça n’a aucun sens qu’il l’engueule : dans la série, ses remontrances ont toujours eu une certaine logique adulte derrière – et Buffy finit par faire les mêmes à Dawn plus tard. Ici, ben c’est juste pas justifié, redondant et tout ce qu’il faut. Franchement, ça ne donne pas envie de s’attacher au personnage alors que, purée, techniquement je le suis déjà !
- Si les dessins sont majoritairement réussis, Joyce prend un sacré coup de jeune qui ne lui réussit pas puisque Buffy semble avoir pris un coup de vieux. On a ainsi une trentenaire maman d’une « ado » qui paraît en avoir vingt. Bof, bof.
- Je n’aime pas du tout ce qu’ils ont fait du personnage d’Anya. Du tout. Son introduction dans la série est tellement mieux.
- Ne pas introduire Cordelia, c’est vraiment une grosse perte, je suis dégoûté !
Les plus :
Dès les premières pages, on sent bien que ça s’éclate à nous rappeler la série qu’on adore. De Buffy travaillant dans un fast-food voué à l’échec (qui mange du thon dans un fast-food, franchement ?) à sa manière de quitter Willow et Xander après les avoir sauvés, les clins d’œil aux saisons 6 et 5 (Double Meat Palace et la première scène du dernier épisode de la saison 5, respectivement) sont évidents.- Il est génial de retrouver l’humour de la série, qui, tout comme dans les comics Dark Horse, est parfaitement retranscrit sur papier. On se sent en terrain connu, définitivement.
- Les dessins sont une vraie réussite. J’avais peur devant les couvertures, mais finalement, on a vraiment une version moderne des personnages dans les décors d’origine de la série. Franchement, ça fait sourire et ça fait plaisir.
- Xander a pour surnom de messagerie The Xeppo. Nice touch.
- Les relations entre le trio d’origine sont vraiment chouettes. Bon, elles sont déjà au stade fin de saison 1 trois cases après leur rencontre, mais j’aime beaucoup.
- Les références sont partout et sont bien intégrées aux pages du comic. On sent que c’est écrit par des fans qui prennent leur pied à écrire tout ça, et c’est déjà ça de pris pour moi qui le suis aussi. De « Grr argh ! » à Wolfram & Hart, c’est motivant.
- Joyce est en vie. Et ça, ça n’a pas de prix.

Verdict ? Je reste sur mes gardes face à ce reboot, mais un peu comme pour celui de Charmed à la TV, je trouve qu’il a son charme. Franchement, ça ne m’a pas rebuté comme celui de Roswell a pu le faire, donc tout n’est pas perdu, j’imagine. Je pense continuer à lire ces comics pour le moment, et on verra bien ce que ça donnera.
Si ça ne vaut pas la série originale, ce comic a de bons moments, donc j’ai envie de croire que ça peut être bien. On verra… je ne suis pas complétement fermé à l’idée pour le moment.
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Quelle évolution de style ! Elle commence la série en tant qu’adolescente qui se cherche (ci-contre) faute de connaître quoique ce soit de la vie en-dehors de son trou sous le sol et au fur et à mesure des saisons se transforme peu à peu en Grounders, dont les tenues révèlent toujours plus les formes tant qu’à faire. Non, au-delà de ça, le style Grounders, avec le maquillage et les fringues à la fois jolies et pratiques pour se battre, elle le maîtrise parfaitement. Rien ne vaut ses tenues d’espionne en saison 4, d’ailleurs. Et puis, la saison 5, on en parle ? C’est souvent intrigant comme style : les couleurs sont sobres et en même temps, c’est incontournable, on ne voit que ça ! Tous les looks de la série sont très travaillés de toute manière – gros coup de cœur pour la veste de Raven aussi. Pas besoin d’en dire plus, vous savez de quelle veste je parle.

Bon, c’était compliqué de choisir quelqu’un dans Glee, parce que c’est une série dans laquelle tout le monde à son style bien défini et parce qu’ils ont tous eu 150 costumes immondes parmi de très jolies garde-robes. Les plus marquantes sont celles de Rachel, Kurt, Blaine et Tina, mais je n’aime pas vraiment ces styles, pas plus que le faux casual de Finn. Et pourtant, je voulais citer Glee. Finalement, Jake Puckerman, c’est le bon compromis : il est dans « I don’t care » lui aussi, mais il a le style en toute circonstance. Durant ses quelques épisodes, on l’a vu gérer avec une veste en cuir, avec une chemise sur t-shirt, avec toutes sortes de couleurs autant qu’avec une tenue sobre. Oh, et évidemment, ce que j’aime le plus dans son style reste la classique veste à capuche (avec cordons blancs, hein, coucou Poluss !!). Finalement, il avait un style moins marqué que les autres, mais ça fait de lui un caméléon qui méritait d’être mentionné ici. Et puis, certaines tenues sont juste top, c’est tout, et il avait un look qui peut se croiser dans la vie de tous les jours – contrairement à beaucoup d’autres dans cette série.
Un seul personnage de cette série, c’est de la torture, parce que quand même, ils avaient tous un style bien à eux. J’ai beaucoup hésité avec Dan qui avait un faux look pauvre, mais la capacité de Serena a associer des pièces qui ne devraient pas aller ensemble et rester magnifique, c’était quelque chose quand même. L’esthétique de cette série passait en grande partie par les fringues, et si j’adore les serre-têtes de Blair, rien ne vaut la beauté sauvage et « I woke up like this » des tenues faussement non-sophistiquées de Serena. Quant à tous ceux que ça intéresse les fringues dans une série, je vous conseille un bonus des DVDs de la saison 1 sur la création du look de chacun de ces personnages. Il y a tellement à en dire que ça dure un bon bout de temps, mais ça permet de mieux comprendre les coulisses de la série et les caractères de chaque personnage. Et sinon, on en parle du fait qu’elle avait une marinière bien avant que ça revienne à la mode des blogueuses parisiennes ?? On m’avait toujours dit que la mode de la série était en avance sur son temps, mais je m’en rends compte seulement maintenant, c’est malin.

Je sais, le choix peut être étonnant au premier abord, mais je trouve que le personnage avait véritablement un style à lui – qui doit bien manquer à l’acteur parce que maintenant dans 

Elle est la première qui m’est venue à l’esprit quand j’ai vu ce thème – je me demande même si je ne l’avais pas suggéré à Tequi moi-même ce thème, et à cause d’elle, j’ai un gros doute. En cinq saisons, elle nous en a fait voir de toutes les couleurs (littéralement), Kelsey, mais elle est toujours méga bien fringuée. Et même quand c’est laid, elle parvient à le porter comme si c’était magnifique depuis toujours. Bon, il y a des Tumblr qui cassent le mythe en s’évertuant à rechercher et recenser tous ses habits qui valent généralement plus qu’un SMIC français chacun, mais ça n’empêche qu’il y a toujours une forme de suspense à chaque épisode – est-ce que ce sera beau et est-ce qu’elle aura la classe même si c’est moche ? Elle peut porter à peu près tout ce qui se fait, et ça lui va toujours méga bien.







