The Man in the High Castle – S04E04-06

Aller à l’épisode : 04 | 05 | 06


Épisode 4 – Happy Trails – 17/20
Je suis quelque peu frustré par cet épisode : bien qu’excellent, comme les premiers, je trouve qu’il ne perd pas de temps et accélère presque trop les choses, coupant notamment certaines scènes que j’aurais aimé voir développer. Je crois que c’est bien l’une des premières fois que je dis ça d’une série : j’aurais vraiment voulu un épisode plus long ! Que voulez-vous, je suis un éternel insatisfait, il faut bien s’y faire !

> Saison 4


Spoilers

404.jpg

I want you to make me feel like you believe it.

Cet épisode commence de manière bien perchée avec un film de propagande nazie bien drôle : on y voit un homme, Robert Street, un aryen bien comme il faut, perdre son job au profit d’un noir, à cause de son nouveau patron, noir lui aussi. Ainsi, l’American Dream serait un cauchemar pour les aryens, et le tout est un script fourni par les nazis à Hawthorne Abendsen, notre fameux maître du grand château du titre de la série, afin de tourner en ridicule tous les films de propagande montrant la victoire des américains sur le Reich.

Kennedy est mort ! Cela n’empêche pas Juliana de se rendre à Washington pour un dernier regard vers l’American Dream qu’elle a vécu avec plaisir… avant de voyager à nouveau vers un autre monde où Washington n’est plus. C’est un choix, ma foi. J’aurais juste aimé qu’elle fasse le même voyage de jour, histoire d’y voir un peu plus clair, parce que l’image est super sombre pour la regarder tranquillement par une journée ensoleillée quand même.

Elle observe deux hommes en train de faire un tag représentant l’œuvre de Frank, avant de se faire arrêter bêtement par le garde qui passait par là : la zone est bien évidemment interdite. Arrêtée, elle ne se laisse pas démonter pour autant : elle saisit la première occasion qu’elle a pour assommer celui qui l’a menotté, retirer les menottes, effacer ses empreintes et se barrer avant l’arrivée de la police.

Elle enchaîne avec une décision super conne : elle entre dans une boulangerie avant l’heure d’ouverture pour acheter de quoi manger avec des dollars américains. On a connu plus malin… sauf que son but est d’entrer comme ça en contact avec la Résistance. Et une fois que c’est fait, il faut encore convaincre les Résistants de sa bonne foi et de son identité.

Elle explique qu’elle est revenue pour tuer John… et celui-ci apprend son retour parce qu’elle n’est pas fichue de penser que nettoyer ses empreintes, c’est bien, mais ne pas en refoutre juste après sur la poignée de la porte, c’est mieux. Pendant la journée, John apprend aussi que son alter-égo est mort, et que le cadavre a été caché pour n’être jamais retrouvé.

Il n’a pas une journée facile puisqu’il reçoit également la visite d’Himmler, comme prévu, et subit ses menaces lourdes et discrètes à la fois, comme si de rien n’était. En tout cas, le Führer est pressé de se rendre au dîner du soir, chez John et Helen. Cette dernière n’a pas l’air pressée, elle, et elle écoute les conseils de lecture de Bridget, la gouvernante, qui lui explique que tout le monde est censé avoir lu un livre qui a l’air bien naze, à propos de l’architecture nazie. Ça promet.

Alors qu’elle lit ce livre, elle est dérangée par la femme d’Himmler qui débarque à l’improviste avec la bonne intention de la prendre par surprise. Et ça fonctionne. Oh, Helen fait bonne figure, mais la femme du führer n’est pas mieux que son mari : elle laisse planer des sous-entendus pleins de menace sur l’embarras de l’absence d’Hélène, son apprentissage insuffisant de l’allemand ou la tenue de la maison qui ne lui plaît pas bien, parce qu’elle trouve qu’Helen se laisse aller – faut dire, la femme d’Himmler a un sacré emploi du temps.

Le soir, elle débarque avec des cadeaux pour les filles de ses hôtes, et elle ne perd pas une occasion d’enquêter sur Helen. Si Jennifer n’est vraiment pas une adolescente parfaite pour les nazis, sa sœur l’est, et elle parle si bien allemand qu’elle peut expliquer à la femme d’Himmler que son oncle dit n’avoir jamais été malade une seule journée dans sa vie.

Helen sent bien qu’il y a là un piège qui est en train de se former autour d’eux, et elle s’en confie discrètement à John, sans pouvoir rien faire. Quelle angoisse, ce dîner. Et en plus, Himmler est sacrément malade, contrairement à ce qu’il veut bien faire croire. Et c’est d’autant plus inquiétant qu’Helen et John sentent bien qu’il n’est pas loin de vouloir les éliminer, tout en étant atroce avec les gamines, les forçant à s’asseoir à côté de lui et espérant les faire rester plus longtemps à table. Brr. La scène est pourtant courte : une fois qu’Helen demande aux filles de disparaître dans leur chambre, on coupe à la fin de la soirée, et j’étais un peu frustré par cette coupure.

Les au revoir sont quand même flippants et lourds de menaces, encore. Inquiet, John retourne admirer le multivers et empêche Hawthorne de parler à sa femme pour lui poser des questions sur les changements et les dommages collatéraux d’un monde à l’autre. Et après ça, il se décide à… traverser vers l’autre monde. Oh, j’ai hâte de voir ce que ça peut donner !

Du côté de San Francisco, on retrouve les résistants qui ne savent pas bien si leur attentat est une réussite ou non. En tout cas, ils demandent à Robert d’écrire une lettre pour la famille royale, afin de voir s’il est possible de les convaincre d’améliorer la situation. Rassurant : il le fait en étant braqué par Elijah et son arme à feu, l’occasion d’apprendre qu’Elijah sait lire le japonais. Bon, Robert se dit otage du BCR et la famille royale ne peut laisser passer ça.

L’Empereur demande donc que cette affaire soit gérée en priorité, mais l’Amiral à qui la princesse (qui parle au nom de l’Empereur) parle lui demande de ne surtout pas parler de cette entrevue. Dans le même genre, Kido ne peut laisser passer le meurtre de Tagomi sans continuer d’enquêter. Il le fait et informe le coupable qu’il sait très bien ce qu’il a fait… mais c’est tout pour cet épisode.

Autrement, Juliana réussit à convaincre la boulangère qui l’héberge qu’elle a bien fait un tour dans l’autre monde, mais ça m’a plus inquiété qu’autre chose : à parler du monde comme ça, il ne faudrait pas qu’elles se fassent avoir par les nazis à leur recherche !

Aller à l’épisode : 04 | 05 | 06


Épisode 5 – Mauvaise Foi – 19/20
Même si une partie de l’épisode est prévisible dans son déroulement, j’ai trouvé que les choses accéléraient encore dans cet épisode, mais avec moins de frustration que dans le précédent. Cette fois-ci, au moins, j’ai eu toutes les scènes que je voulais voir… et même certaines autres, en plus, que je n’attendais pas. J’ai beau dire que c’était prévisible, il y a eu des rebondissements que je n’attendais pas, vraiment pas.

> Saison 4


405.jpg

If they can be beaten in that world, they can be beaten in this one.

Cette fois, l’épisode commence par un flashback concernant John, Helen et bébé Thomas, qui n’arrête pas de pleurer et est un peu insupportable. Ils reçoivent la visite d’un officier nazi qui leur apporte beaucoup de nourriture : ce n’est pas un officier nazi, c’est un ami, qui a accepté de bosser pour le Reich. Ils n’ont pas vraiment le choix… Ce sont des américains, oui, mais les États-Unis ont perdu la guerre.

Par une nuit orageuse, John décide donc que c’en est fini et qu’il a intérêt à rejoindre le Reich. Les premiers à le faire peuvent monter plus facilement les échelons de la nouvelle hiérarchie. Les autres ? Ils n’auront rien, au mieux, la mort, au pire. Ce faisant, John tourne malgré tout le dos à un ami proche, juif. L’angoisse des décisions de guerre… cette scène est quand même passionnante à voir pour le développement du personnage – et même des personnages, parce qu’Helen est convaincue qu’ils font là le bon choix. J’aurais aimé avoir cette scène avant, donc, car elle aurait pu servir à mieux cerner les enjeux qui concernent John.

Dans le présent, John se rend donc dans l’autre monde où l’attend une voiture et une carte routière pour se rendre chez « lui ». S’il reste à l’écart, il est rapidement repéré par Helen, et Helen est grave amoureuse de lui dans ce monde-là. Ca le change ! Elle se jette littéralement sur lui et, même s’il hésite, il se laisse finalement embarquer dans le lit, avant de manger avec plaisir ce qu’elle lui prépare à manger. Bon, on ne va pas trop parler de la place de la femme, après tout on est dans une Amérique des années 60, faut pas trop en demander de ce paradis terrestre.

Oui, oui, paradis terrestre, malgré tout le cauchemar historique et géopolitique que c’est pour John. Il y retrouve son fils, en vie, alors oui, il y a de quoi appeler ça le paradis. Il lui fait un câlin qui n’est pas loin de faire douter de sa santé mentale quand même. Et il l’emmène ensuite manger dans un diner où Thomas lui parle de son désir d’entrer dans l’armée. S’il y a bien une chose sur laquelle les deux John sont d’accord, c’est bien ça : ils ne veulent pas que Thomas entre dans l’armée.

Leur conversation est interrompue par une actualité brûlante et flippante : deux noirs viennent demander à être servis et sont rejetés par le patron, qui finit par appeler les flics pour les virer de là. L’abus est total : on perd du temps dans l’épisode, mais le message est important aussi dans une série comme ça. Le paradis n’est pas si paradisiaque que ça, on avait aussi des problèmes dans notre monde, hein.

Finalement, la dispute avec Thomas reprend, parce que le fils se rend compte que son père n’est pas le héros qu’il pensait être et il se barre du diner. De retour chez eux, John retrouve donc Thomas, avec qui il s’engueule rapidement, pour mieux être interrompu une nouvelle fois par Danny, son ami juif. Enfin ami… Ils se considéraient comme frères avant la guerre. Dans son monde, John n’a pas hésité à trahir Danny et le laisser se faire déporter sans lui venir en aide. Dans ce monde-là, Danny est en vie et ça ressemble d’un coup à l’Enfer pour John qui est confronté à sa vieille décision de l’abandonner. L’angoisse. La tristesse. La douleur. C’était une sacrée scène – et je ne m’attendais pas à ce que ça marque la fin d’épisode du coup !

Pendant ce temps, du côté du BCR, on fait la cuisine en dansant et on croirait presque que Bell vit sa meilleure vie si on ne savait pas l’angoisse dans laquelle elle était. Il faut en retenir qu’on peut toujours trouver un peu de joie, même dans les pires moments de l’Histoire. En même temps, Bell ne peut être qu’heureuse, parce qu’elle s’apprête à recevoir Equiano dans leur QG.

Il est là pour leur parler d’un cessez-le-feu, parce que ça y est, les japonais acceptent de leur parler d’égal à égal pour négocier la paix. Ils ont bien trop d’espoir à mon goût, mais bon. Equiano demande donc au représentant de la Princesse, qui s’appelle Inokuchi, un territoire. Ouep, il est vraiment optimiste.

Il croit véritablement en la possibilité d’un cessez-le-feu et d’une négociation pour mettre fin à la guerre contre les noirs et le BCR. Pas de bol, tout ça, c’est sans compter sur Kido et l’autorité militaire. Kido a ainsi le cul entre deux chaises cette saison, et je ne m’y attendais pas : la famille royale et les JPS (Japanese San Francisco) ne s’entendent plus et il ne sait plus à quel sein se vouer. En tout cas, là, c’est en tant que membre des JPS qu’il interrompt le rendez-vous entre Equiano et Inokuchi. Le premier se fait tuer par les hommes de Kido, le second est arrêté.

Malgré tout, Kido se fait remonter les bretelles parce qu’il a continué d’enquêter sur la mort de Tagomi, sans l’autorisation des JPS, juste pour tenir sa promesse à la princesse. Au QG du BCR aussi, l’ambiance change du tout au tout : Bell et Elijah y reviennent après avoir vu mourir leur leader. Enervé, Elijah ordonne donc que l’on tue Robert, dans une scène qui sentait super mauvais pour lui et n’était pas sans rappeler l’exécution de Frank.

La différence ? Robert refuse de se laisser mourir et il supplie pour sa vie, ce qui fait que l’homme chargé de son exécution décide finalement de ne pas le tuer, mais de faire comme s’il l’avait fait. Sacré coup de bol ! Il peut donc rentrer à la boutique où Yukiko l’attend fidèlement. Finalement, les retrouvailles sont mignonnes, mais pas exactement ce que j’en espérais pour autant.

Autrement, l’épisode met de côté le Reich, mais on voit tout de même l’arrivée de Rachel Nichols dans la série, pour interpréter Martha, une sorte de dame de compagnie chargée de la protection d’Helen. Cette dernière est ravie, il n’y a pas à dire… Moi, j’étais paumé, parce que j’ai toujours trouvé que Rachel Nichols et Alexa Davalos se ressemblaient un peu. Les deux dans la même série, c’est voué à me faire ramer, franchement ! J’ai cru un instant que c’était Juliana…

Et d’ailleurs, il n’y a pas que le BCR du côté de la résistance, il y a aussi Wyatt. Celui-ci se rend donc à Washington puisqu’il a entendu que Juliana Craine y serait, en vie. Il pense évidemment que c’est impossible, mais quand il entend sa voix, il est bien forcé de reconnaître que si, elle est en vie et qu’elle prêche déjà sa bonne parole d’un autre monde où le Reich a perdu.

Et elle a bonne intention de mettre fin aux actions des nazis aussi dans ce monde-ci. Les deux personnages se redécouvrent donc et c’est tout mignon à voir, avec une tension amoureuse (et même sexuelle) qui s’installe bien vite entre eux. Evidemment. Elle ne traîne pas trop pour autant à passer à l’action.

Aller à l’épisode : 04 | 05 | 06


Épisode 6 – All Serious Daring – 20/20
Les parallèles entre les différents mondes et avec les saisons précédentes sont beaucoup trop bons pour retarder plus longtemps un 20 cette saison, surtout que le casting est toujours aussi exceptionnel et que la construction des personnages est impeccable. Qu’est-ce que j’adore cette série et qu’est-ce que cet épisode était bien foutu du début à la fin – bon, OK, on a connu meilleur cliffhanger, mais en même temps, je savais déjà que j’allais continuer !

> Saison 4


406.jpg

It’s like some terrible joke.

Non, mais alors non. Juste non. Cet épisode reprend dans l’autre monde où John s’apprête à se barrer pour mieux découvrir que Thomas a finalement pris la décision de s’inscrire dans l’armée, sur un coup de tête, suite à leur engueulade de la veille. Helen est surprise de voir John aussi renfermé et sombre depuis la veille, mais elle n’est qu’au début de ses mauvaises surprises, donc.

En effet, elle est rapidement confrontée au choix de son fils de la quitter pour l’armée et à la violence de John qui lui fait des reproches. Cette fois, John est donc là pour voir son fils être amené par l’armée, avec sa valise et en suivant son propre choix. Et non, juste non : c’est atroce. La mise en scène est exactement la même que lorsqu’il s’est sacrifié la première fois, et j’ai trouvé ça beaucoup trop violent. John le mérite, OK, mais pas nous !

Quoiqu’il en soit, c’est cette version d’Helen qui prend le plus cher : juste après avoir perdu son fils, elle perd son mari qui est forcé de se barrer pour revenir dans son monde, le tout sans pouvoir lui dire ou expliquer quoique ce soit.

De retour dans son monde, John demande à Hawthorne de l’aide : il veut comprendre les répercussions possibles s’il interagit à nouveau avec l’autre monde, mais il sent bien qu’il n’a pas le choix, car il ne veut pas perdre Thomas une deuxième fois. Et s’il n’envisage pas de rester dans un monde où ses filles n’existent pas, il ne peut pas faire comme si de rien n’était dans celui où Thomas est déjà mort. Finalement, il était peut-être mieux à ne pas connaître l’existence de l’autre monde, hein.

De son côté, Juliana découvre qu’Hawthorne tourne de nouveaux films de propagande. Et elle est persuadée qu’il est l’auteur des textes, qu’elle recopie pour déchiffrer le message codé qu’ils contiennent forcément selon elle. Cela ne l’empêche pas de continuer à aller charmer Helen directement chez elle. Son plan est clair : elle ne veut pas s’en prendre à Helen, juste la convaincre de l’aider et la convertir à la Résistance. En plus, elle réussit à déchiffrer le code d’Hawthorne et comprend que John traverse vers l’autre monde désormais.

En soi, ça paraît une idée dingue et je comprends l’hésitation de Wyatt qui a peur de perdre Juliana, mais il suffit d’une scène entre Helen et Amy pour savoir que ça risque bien d’arriver pourtant : Amy est terrifiante. J’étais déjà traumatisé par Thomas complètement brainstormé par les nazis, mais Amy, c’est l’étape au-dessus encore : elle propose à sa mère d’aller dans un camp parce qu’elle n’est pas assez heureuse, quand même. Et elle n’a pas l’air plus traumatisée que ça de savoir que les gens n’en reviennent pas, comme son prof de physique par exemple. Flippant les gamins nazis, y a rien de pire, je crois.

Les parents sont donc espionnés lors du retour de John chez lui, et ce n’est pas génial, parce qu’Helen en profite pour se plaindre à son mari de la prison dans laquelle elle a l’impression d’être. Je commence à avoir peur pour elle quand même, surtout qu’elle se plaint de Martha avec qui Amy s’entend merveilleusement bien, c’est évident.

Cet épisode revient aussi sur le destin (et surtout les cauchemars) du fils de Kido, mais de manière tellement brève que je ne sais pas bien pourquoi. J’imagine qu’il faut juste ne pas le perdre de vue. Kido, lui, a enregistré la confession du meurtre de Tagomi. Et ça aura forcément un rôle à jouer, ça. Il se rend ensuite faire le procès, c’est-à-dire la torture, d’Inokuchi. Il essaie de mieux comprendre cette trahison, mais c’est vain car Inokuchi tient sa promesse à la princesse. Il refuse donc de dire quoi que ce soit, alors qu’il est tout à fait innocent de ce dont on l’accuse.

Tout ça n’est pas simple quand même : si la princesse était prête à négocier avec le BCR, ce n’est pas le cas de JPS, et ces derniers le font savoir. Ils prennent tellement la confiance qu’ils décident finalement de faire confiner la princesse, sous les yeux d’un Kido impuissant. Celui-ci doit choisir son camp, et ça ne fait pas rêver : défendre la princesse et donc se mettre en porte-à-faux avec JPS, ou être du côté de JPS et renier la princesse ? Dur.

C’est un vrai procès qui a lieu pour Inokuchi, et en présence d’un Kido qui hésite encore sur la position à adopter. Malgré les encouragements d’Inokuchi à dire la vérité (tu m’étonnes, il espère se sauver !), Kido décide de rester muet… y compris lorsqu’il voie parmi les preuves du meurtre les lunettes de Tagomi. Par contre, quand il est question d’aller tuer Inokuchi, condamné à mort pour conspiration, y compris dans la mort de Tagomi, il essaie bien d’interrompre le processus.

Il sait que la princesse a demandé à ce qu’il voit le BCR, ce peloton d’exécution n’a donc pas de raison d’être. Il est question d’aller assassiner un innocent… et pour une fois, Kido ne va pas au bout ! Au dernier moment, il décide d’arrêter le vrai coupable plutôt que faire assassiner Inokuchi. C’était moins une. Je continue de détester le personnage, hein, mais c’est une bonne surprise de voir qu’il a parfois des sursauts d’humanité ! Il le fait pour l’Empereur cela dit, pas pour l’humanité, alors ça n’en reste pas un moins un personnage à vomir, toujours.

Du côté de BCR, j’avoue avoir décroché. J’aime bien Bell, pourtant, mais sa scène de dépression n’a pas réussi à me convaincre, surtout qu’elle passe des larmes d’avoir perdu Equiano (et de la colère légitime d’être prise pour une bonniche) à un plan terroriste encore plus flippant que l’attentat du gala. Elle propose donc de détruire tous les ports de la côte Ouest des USA pour mettre fin au transport de pétrole nécessaire pour se battre contre la Chine. Oups.

De manière inattendue, on approfondit aussi la relation entre Robert et Yukiko au cours de cet épisode. Celle-ci lui raconte donc son histoire, pas simple. Jeune, elle s’est fait embarquer malgré elle dans une affaire de prostitution où elle a été violée, puis forcée par son père de se marier à son violeur. À sa mort, douze ans plus tard, elle s’est sentie revivre. Et maintenant, elle veut clairement se venger.

Et sinon, la dernière scène de l’épisode nous révèle qu’après la destruction de la statue de la liberté, les nazis ont construit une nouvelle statue de propagande. Pas exactement le cliffhanger du siècle, franchement.

> Saison 4

The Man in the High Castle (S04)

Synopsis :  La fin de saison 3 nous laissait sur un énorme cliffhanger concernant Juliana, qui disparaissait face à John venant d’en apprendre plus sur les voyageurs.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

10-3.jpg

Pour commencer, une partie de moi a envie de croire que je vais réussir à voir toute la saison en une journée, mais je sais que ce ne sera probablement pas le cas. En même temps, c’est en un dimanche que j’avais vu les deux premières saisons, on ne sait jamais.

J’ai hâte de voir cette saison et surtout de découvrir le fin mot de cette histoire vraiment bien fichue, mais en même temps, je reconnais aussi avoir peur de la finir, parce que je sens que ça va me laisser encore sur les fesses, comme bien souvent. C’est le genre de série dont j’attends une fin parfaite, alors il ne faudrait pas non plus que je sois déçu. Pour ne rien simplifier, j’ai également peur de me faire spoiler avant de la finir, et c’est bien pour ça que je compte enchaîner au moins quelques épisodes aujourd’hui.

Petite série qui aura réussi à me faire m’abonner à Amazon Prime en 2016, The Man in the High Castle est devenu en quelques années une grande série, que je n’ai pas toujours suivi avec assiduité, mais qui a fait partie à deux reprises de mon Challenge Séries. J’espère qu’on reverra vite Alexa Davalos dans d’autres rôles, et j’espère que cette fin va me plaire. Mais pour le savoir, il faut que j’arrête de gagner du temps et que je fasse play. Oh, et si besoin, un rapide résumé de la saison 3 est disponible sur le blog, mais je me rends compte que j’ai oublié d’y parler de la fille de John qui pouvait être malade aussi.

À consulter : Avant de voir la dernière saison de The Man In The High Castle…

Note moyenne de la saison : 18/20

S04E01 – Hexagram 64 – 18/20
Quel début de saison ! Il ne faut pas longtemps pour se remettre dans l’ambiance de la série qui en une heure réussit à revenir avec toute sa force habituelle, que ce soit dans les scènes angoissantes, dans celles mystérieuses ou tout simplement dans les innombrables complications géopolitiques qui ne manquent pas de surgir – et d’ailleurs, de ce point de vue-là, la série en a encore de bonnes en réserve, avec des révélations qui donnent vraiment envie de voir toute la saison ! L’écriture de l’épisode est excellente pour faire monter la tension et l’émotion tout du long. Chapeau bas.

Voir aussi : Performance de la semaine – Chelah Horsdal

S04E02 – Every Door Out – 17/20
Si le début de l’épisode m’a beaucoup plus plu encore que l’épisode précédent qui était déjà génial, il y a toute une partie de l’intrigue de celui-ci qui m’a davantage déplu. C’est dommage, mais ça s’explique par quelques lenteurs et un acteur que je ne peux plus me voir en peinture – j’avais déjà bien cru le reconnaître dans l’épisode 1. Bon, en tout cas, cet épisode paraît être une transition, donc difficile de s’arrêter en cours de route !
S04E03 – The Box – 19/20
La tension remonte au cours de cet épisode, et c’est excellent, parce que c’est exactement ce que je voulais voir. La série est d’une telle richesse et d’une telle complexité, j’ai du mal à me dire que dans quelques épisodes il faudra lui dire adieu. Pour l’instant, je ne me sens pas tellement devant une saison finale. Au contraire, j’ai l’impression qu’il y a plein de nouvelles pistes à explorer…
S04E04 – Happy Trails – 17/20
Je suis quelque peu frustré par cet épisode : bien qu’excellent, comme les premiers, je trouve qu’il ne perd pas de temps et accélère presque trop les choses, coupant notamment certaines scènes que j’aurais aimé voir développer. Je crois que c’est bien l’une des premières fois que je dis ça d’une série : j’aurais vraiment voulu un épisode plus long ! Que voulez-vous, je suis un éternel insatisfait, il faut bien s’y faire !
S04E05 – Mauvaise Foi – 19/20
Même si une partie de l’épisode est prévisible dans son déroulement, j’ai trouvé que les choses accéléraient encore dans cet épisode, mais avec moins de frustration que dans le précédent. Cette fois-ci, au moins, j’ai eu toutes les scènes que je voulais voir… et même certaines autres, en plus, que je n’attendais pas. J’ai beau dire que c’était prévisible, il y a eu des rebondissements que je n’attendais pas, vraiment pas.
S04E06 – All Serious Daring – 20/20
Les parallèles entre les différents mondes et avec les saisons précédentes sont beaucoup trop bons pour retarder plus longtemps un 20 cette saison, surtout que le casting est toujours aussi exceptionnel et que la construction des personnages est impeccable. Qu’est-ce que j’adore cette série et qu’est-ce que cet épisode était bien foutu du début à la fin – bon, OK, on a connu meilleur cliffhanger, mais en même temps, je savais déjà que j’allais continuer !
S04E07 – No Masters But Ourselves – 17/20
Eh, c’était un épisode vraiment longuet dans sa mise en place et j’ai cru que ça allait être un simple chapitre de transition… mais la fin m’a réveillé avec une escalade attendue depuis quelques épisodes. Je pensais qu’on était bon pour attendre l’épisode suivant, et finalement non. Tant mieux, ça m’aurait embêté de devoir mettre une moins bonne note à cet épisode, quand même.
S04E08 – Hitler Has Only Got One Ball – 18/20
Ce titre correspond à une scène absolument magique, avec une écriture très réfléchie, ma foi. De là à en faire le titre de l’épisode, c’est étonnant, parce qu’il se passe plein de choses beaucoup plus dramatiques, notamment du côté de la géopolitique. C’est excellent à suivre et on voit bien que tout ça mène vraiment à la fin, cette fois. Oh la la, je vais être triste de terminer le dernier épisode, moi.
S04E09 – For Want of a Nail – 19/20
Ma foi, les scénaristes sont lances et n’ont aucune envie de s’arrêter en chemin. On est parti pour un épisode qui prépare la voie à une fin de saison et de série qui promet d’être réussie, avec de derniers rebondissements qui permettront au moins d’obtenir quelques conclusions. Cela dit, plus on s’approche du dernier épisode, moins je pense que tout sera abordé à la fin. Mais bon, ayons foi, toute cette saison était brillante, et cet épisode ne déroge pas à la règle, puisqu’il a même réussi à me retourner le cerveau !
S04E10 – Fire from the Gods – 18/20
Aussi bluffant et éblouissant que soit cet épisode et les conclusions d’une grande partie de mes personnages préférés (avec toujours ces performances d’acteurs !), vous ne m’enlèverez pas de la tête qu’il manque quelque chose à cet épisode final. Je vais garder un bon souvenir de la série dans son ensemble, mais cet épisode aurait pu proposer plus, et il aurait dû le faire. Et puis, j’aurais dû le voir venir, mais n’étant pas américain, cette fin ne peut être suffisante. La petite touche patriote était inévitable dans une série comme celle-ci… Ce n’est pas décevant, parce que c’est vraiment dingue et génial comme fin, mais ce n’est pas parfait non plus. Enfin bon, je vous laisse lire la critique et, vraiment, si vous l’avez vu, parlons-en, parce que je crois que c’est fait pour ça !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

The Man in the High Castle – S04E01-03

Aller à l’épisode : 01 | 02 | 03

Épisode 1 – Hexagram 64 – 18/20
Quel début de saison ! Il ne faut pas longtemps pour se remettre dans l’ambiance de la série qui en une heure réussit à revenir avec toute sa force habituelle, que ce soit dans les scènes angoissantes, dans celles mystérieuses ou tout simplement dans les innombrables complications géopolitiques qui ne manquent pas de surgir – et d’ailleurs, de ce point de vue-là, la série en a encore de bonnes en réserve, avec des révélations qui donnent vraiment envie de voir toute la saison ! L’écriture de l’épisode est excellente pour faire monter la tension et l’émotion tout du long. Chapeau bas.

> Saison 4


Spoilers

401.jpg

The Reich had poisoned his mind long before they killed him.

Eh quand même, cette série est tellement parfaite et complexe qu’il leur a fallu quatre minutes pour faire un RÉSUMÉ de trois saisons, en ne se concentrant que sur les parties importantes pour ce premier épisode. Et il aura fallu une minute pour que je sois à nouveau à fond dedans et que je saute de joie : Juliana se fait tirer dessus et change de monde, tombant dans un parterre de fleurs aux États-Unis. Blessée, elle est secourue par le John de ce monde-là accompagné de… son fils, Thomas. La tête de Juliana vaut de l’or !

Après le générique, c’est un an plus tard que nous nous retrouvons à une cérémonie en hommage à… Tagomi. Décidément, tout le monde meurt rapidement dans cette série. C’est bien triste. Il s’est fait tuer dans un attentat, sous les yeux de Kido. Un an plus tard, la cérémonie en son honneur est gênante, puisqu’il est dit que la violence entraîne la violence, et que c’est ce qu’il se passe à San Francisco. La cérémonie prend des allures de discours politique de la part de la famille royale, qui n’entend pas laisser ce crime être géré par l’armée.

Et pour ne rien arranger, les japonais apprennent que le Reich est passé en zone neutre, pour s’attaquer à Denver où l’on retrouve la ville en état de siège. Si on m’avait dit que je commencerai mon dimanche matin par une scène de guerre ! Je ne m’y attendais pas à celle-ci ; et apparemment, les habitants de Denver non plus. Notre pauvre Wyatt assiste à quelques meurtres de soldats de la Résistance.

Bref, les nazis prennent le dessus et ils récupèrent au passage un bon nombre de films du Maître du Haut Château… qu’un John au visage fermé décide de brûler. Il est de plus en plus froid et son année n’a pas l’air de lui avoir fait du bien. L’acteur est excellent, mais ça me rend triste de perdre le personnage comme ça. Il refuse en tout cas de dire si le Reich est responsable de l’attentat contre Tagomi ou de parler de sa famille.

L’écriture de l’épisode fonctionne bien, et on enchaîne donc sur Helen qui vit dans une ferme désormais, avec sa fille qui écoute une radio de la résistance avec des chansons interdites, notamment les chansons des noirs. Oups. La ferme appartient au frère d’Helen, et c’est lui le résistant qui n’hésite pas à le faire savoir à John quand celui-ci vient leur rendre visite pour un dîner de famille. Les tensions sont palpables, surtout quand il est question des films des résistants que John décrit comme « de plus en plus sophistiqué ». Tu m’étonnes. Je ne comprends pas trop son mensonge, ni la raison pour laquelle il abandonne l’espoir de revoir Thomas.

Après le repas, John prend quand même le temps d’offrir un cadeau à ses filles pour qu’elles le laissent tranquille avec Helen. Un an a passé et il estime que c’est largement suffisant comme temps qu’il a laissé à sa femme pour qu’elle aille mieux. Le truc, c’est qu’elle n’est pas prête à pardonner le Reich d’avoir tué son fils, parce qu’elle pensé évidemment que la pensée nazie est ce qui a tué son fils. Evidemment.

Elle refuse catégoriquement l’idée de revenir chez elle, même si John insiste pour dire que les filles ne sont pas en sécurité à la ferme. Elles ne le sont pas beaucoup plus dans le Reich, cela dit. Helen est alors brillante : elle rejette John en lui disant qu’elle ne le reconnaît plus. Ce connard décide ainsi d’embarquer ses filles dans son avion, ce qui énerve un brin leur oncle, mais que voulez-vous faire face aux forces armées du Reich.

Helen prend tellement cher dans ce monde. Après la mort de Thomas, elle perd donc ses filles qu’elle refuse de suivre, préférant ainsi s’opposer au modèle nazi. Elle reste donc en zone neutre, sans ses enfants. J’ai tellement de peine pour elle !

À l’ambassade japonaise, la tension politique monte, et les responsables de l’attentat contre Tagomi sont tous trouvés : les communistes noirs. Allons bon, ça manquait encore de racisme anti-noirs dans cette série, c’est sûr. L’échiquier politique est de plus en plus complexe, et la famille royale japonaise s’en mêle : la princesse essaie donc de se faire respecter comme elle peut par une armée qui ne l’écoute pas, parce que c’est une femme. M’enfin qu’importe, c’est elle qui a le dernier mot pour le moment : c’est elle qui a le sang royal. Le seul problème, c’est que ça nous laisse un chef de l’armée bien énervé de tout ce qu’il se passe et prêt à passer ses nerfs.

Les communistes noirs ? Ils sont bien organisés pour échapper aux contrôles, avec une nourrice pour une famille japonaise qui fait passer des armes à feu dans le landau du petit qu’elle garde. Flippant. Pour être sûre de réussir, elle avait en plus son mec qui faisait diversion en étant le suspect idéal. Il s’en tire malgré tout, puisque lui n’avait rien dans son sac.

Une fois chez eux, en revanche, ils ont la masse d’armes à feu… et ce n’est pas bon du tout puisque les japonais décident de faire une descente dans leur immeuble. Même si on ne connaissait pas encore ces personnages, il est difficile de ne pas les adorer immédiatement et de ne pas avoir peur pour eux quand les japonais se mettent à embarquer des hommes de manière aléatoire en promettant de ne pas les rendre si aucune information sur le meurtre de Tagomi ne leur parvient. Oh lala.

Des infos, ils en obtiennent, ce qui permet à Kido et ses hommes de faire une descente dans un entrepôt où il interroge un noir qui se dit innocent, mais dans l’entrepôt duquel les japonais retrouvent une arme identique à celle qui a tué Tagomi. La torture n’est pas chouette à voir, et on a un caporal japonais qui n’apprécie pas trop la scène, ce qui est rassurant. On a encore quelques personnes humaines de ce côté-ci du monde.

Le truc vraiment surprenant, c’est que ce caporal qui ne supporte pas d’avoir du sang giclant sur son visage est en fait… le fils de Kido ! Oula, je ne m’y attendais pas à celle-là, la série a donc encore pas mal de surprises en réserve.

De son côté, Wyatt mène toujours la Résistance comme il peut, mais il est déprimé des pertes du matin à Denver. Il décide donc de faire rentrer chez eux les hommes qui lui sont encore fidèles, notamment Lem, un soldat du BCR (qu’on découvre plus tard être la résistance communiste noire). Ce dernier remotive Wyatt et le regrette aussitôt quand celui-ci compte sur lui pour s’infiltrer et obtenir des informations supplémentaires. L’épisode se termine sur une rencontre entre Wyatt et la résistante noire que l’on a suivi plus tôt dans l’épisode, qui s’appelle Bell.

Juliana ? Finalement, elle est en Virginie. Elle a survécu à sa blessure et s’est fait un nouvel ami qui n’a aucune idée de son passé dans un autre monde (je me trolle tout seul avec La Reine des Neiges 2 à ce stade-là, c’est grave). Leur conversation permet d’en savoir un peu plus sur ce qui ressemble à notre monde, avec des envies d’aller dans l’espace plutôt que de détruire un Reich battu il y a bien longtemps.

Dans ce monde-ci, en tout cas, Juliana est devenue professeur de ce qui ressemble d’abord à du judo et s’avère bien différent finalement : avec l’aide de Thomas, elle apprend à des enfants comment méditer. Au passage, elle s’échappe donc dans un monde de méditation où elle aperçoit Tagomi qui lui dessine quelque chose avant de disparaître en cendres. Rassurant. Elle est finalement ramenée à un état d’éveil par Thomas et Helen, qui a donc le luxe d’être en vie dans deux mondes différents.

Juliana retounre finalement dans son état de méditation pour contempler les dessins de Tagomi, mais elle se rend compte qu’elle n’est pas la seule dans cet état de transe : elle aperçoit au loin de nombreuses silhouettes… L’invasion nazie ?

Les dessins sont finalement des mots en japonais que Juliana prend le temps de traduire : c’est l’hexagramme 64, qui signifie « pas encore complété ». Bien, c’est mystérieux.

Aller à l’épisode : 01 | 02 | 03


Épisode 2 – Every Door Out – 17/20
Si le début de l’épisode m’a beaucoup plus plu encore que l’épisode précédent qui était déjà génial, il y a toute une partie de l’intrigue de celui-ci qui m’a davantage déplu. C’est dommage, mais ça s’explique par quelques lenteurs et un acteur que je ne peux plus me voir en peinture – j’avais déjà bien cru le reconnaître dans l’épisode 1. Bon, en tout cas, cet épisode paraît être une transition, donc difficile de s’arrêter en cours de route !

> Saison 4


402.jpg

They have no sense of the multiverse.

L’épisode débute par Bell découvrant un bar clandestin dans lequel elle fait la rencontre de son futur compagnon, mais aussi d’Equiano. Ce dernier est le leader de la résistance communiste noire, mais c’est aussi un acteur de Supergirl dont je me serais bien passé. Je n’arrive pas à le dissocier de l’ennui que me provoque la série de la CW, et j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à cette scène d’intro qui consistait à le voir faire un discours de recrutement efficace sur Bell, concrètement.

Quelques mois plus tard (années ?), on suit une réunion entre Bell et Wyatt (notamment) où elle lui rappelle que son but est la protection des Noirs. Le reste, elle s’en fiche un peu, parce que la mission d’Equiano est claire : il faut protéger les Noirs et c’est tout.

Finalement, elle accepte d’aider Wyatt et ses hommes à monter un attentat, parce que ça l’arrange aussi. L’attentat vise évidemment les japonais, l’ennemi commun du moment, et on en suit toute la préparation. Celle-ci ne plaît pas spécialement à Wyatt, parce qu’il est question de tuer publiquement des figures d’autorité, mais aussi des civils. Pour Bell, il n’y a pas de civils innocents : tout le monde profite du crime des japonais. Bref, c’est une résistante convaincue au point de monter un attentat, et elle est tout de suite moins appréciable que dans l’épisode précédent… même si j’ai trouvé ça bien amené, car on peut suivre la logique du personnage.

Il y a bien débat avec Wyatt, mais finalement, ils trouvent un terrain d’entente. Le problème, en revanche, c’est qu’ils prévoient d’attaquer la boutique de Robert. C’était cool de le revoir, mais j’ai eu un peu de mal à me faire totalement à cette intrigue, j’avoue. Ainsi donc, l’antiquaire a obtenu des œuvres inestimables pour un gala réunissant les officiels japonais, avec des grands noms de l’Histoire. Et c’est pour cela que la famille royale elle-même s’intéresse à Robert : la princesse lui rend visite. La scène est sympathique, mais ce n’est pas l’intrigue à laquelle j’ai le plus accroché.

On suit en tout cas les officiels japonais qui se préparent pour cette vente aux enchères, et ça permet de retrouver le fils de Kido, toujours en proie aux doutes et peu satisfait de la vie qu’il mène. Il est clairement torturé à l’idée de mettre sa médaille d’honneur, qui fait suite à une fusillade, vu ce qu’on en entend.

Pendant ce temps, du côté de la résidence accueillant le gala, on suit l’arrivée de Kido qui interpelle Wyatt pour qu’il démonte le barbecue américain qu’il ramène. Ce n’est pas possible, comme le souligne Robert qui est là pour l’accueillir. La Résistance est bien organisée, quand même, et ils réussissent même à tromper la vigilance de Kido, qui pourtant voit bien que quelque chose ne tourne pas rond.

S’il ne s’en occupe pas, c’est parce que son fils, Toru, ne s’est pas rendu à son entretien d’embauche du jour. C’est inacceptable, alors il rentre immédiatement chez lui pour lui dire qu’il a réussi à faire décaler son entretien au lendemain et surtout pour le confronter. Toru lui explique donc qu’il n’a pas eu la force de s’y rendre, mais Kido refuse de penser que son fils puisse être faible. Charmant.

En parallèle, Robert continue de se confier à Yukiko. Cette dernière l’aide bien durant tout l’épisode, parvenant à limiter ses faux-pas et le soutenant quoiqu’il arrive. Elle va jusqu’à lui offrir du thé dis donc, mais ce faisant, elle a attiré mes soupçons. Elle est trop parfaite, gentille et généreuse avec lui, non ? Bon, dans tout ça, on se retrouve surtout avec une tension amoureuse, donc.

Tension amoureuse d’autant plus évidente que la série enchaîne avec une scène de sexe entre Elijah et Bell, qui laissent Wyatt gérer l’attentat et déstressent comme ils peuvent en attendant le lendemain où tout aura lieu. Bell se met ainsi à se laisser aller à rêver, mais Elijah lui remet vite les pieds sur terre en lui disant qu’ils n’auront jamais d’enfant. Le monde est trop pourri pour ça, surtout pour les noirs.

De son côté, la fille de John reprend les cours, et ce n’est pas facile pour elle de se réadapter à un établissement qui a bien changé depuis la saison dernière. Nous sommes désormais en année zéro et tous les étudiants sont de petits nazis en puissance. Outre les brassards avec croix gammées, le moment bien choquant de cet épisode vient donc de la terreur de la prof de littérature qui se voit accuser de faire de la propagande anti-nazi parce qu’elle fait lire un livre suggérant que les juifs sont peut-être humains. Ouille, charmant.

Forcément, ça ne plaît pas à Jennifer, qui s’en confie ensuite à son meilleur ami, lui disant qu’elle n’aime pas ce nouvel ordre du monde où les professeurs ont peur d’eux et lui expliquant aussi qu’elle était en-dehors des limites du Reich pendant son voyage, et non à Chicago comme son père le prétendait. Elle en dit beaucoup trop, j’ai peur pour elle, sérieux, même si son meilleur ami, Henry, a l’air tout gentil.

Gentil oui, mais il reste un bébé-nazi quand même. Quand Jennifer se met carrément à lui faire écouter du jazz noir de la Zone Neutre, j’ai commencé à être vraiment flippé pour elle, et même pour lui, puisqu’il se met à danser. C’est un peu trop de liberté d’un coup, et ça ne manque pas : Amy, la petite sœur, les surprend, les interrompt et veut aussitôt les dénoncer.

Elle le fait donc à son père, parce que c’est ce qu’on lui a appris à l’école : il faut dénoncer les crimes, même ceux de sa famille. La petite est tellement lobotomisée, ça fait flipper cette série. Heureusement, John protège quand même Jennifer, disant qu’il s’agit de son vinyle tiré d’une enquête à Amy, pour qu’elle n’en parle plus. S’il en profite pour dire de faire très attention quand elle accuse les gens qu’elle aime, John n’oublie pas de faire une remontrance en bonne et due forme pour Jennifer, ado rebelle. Quant à Henry, il réussit à se barrer sans la moindre parole de John, ce qui m’inquiéterait plus que tout le reste à sa place.

Durant la nuit, Jennifer appelle sa mère en cachette pour se plaindre et pleurer au téléphone : elle ne supporte pas le Reich elle non plus, maintenant qu’elle a connu la liberté. Oh l’angoisse. Cette pauvre Helen est forcée de réconforter sa fille comme elle peut, mais ce n’est pas si simple. Et John entend tout, sans pour autant se montrer : il sait donc que sa fille n’est pas à sa place dans le Reich et que c’est une torture pour elle que d’être dans cette vie de contraintes. Oups.

Le lendemain soir, il lit une jolie histoire à Amy qui enchaîne ensuite avec plein de questions sur les noirs, ne comprenant pas pourquoi il y en avait en ville quand John était enfant et pourquoi il n’y en a plus désormais. John s’en tient au discours de l’hôtel : ils sont retournés chez eux, en Afrique… mais Jennifer les entend et confie à son père qu’elle sait très bien que c’est faux. Forcément, la radio de la Résistance lui a appris ce qu’il s’est vraiment passé : un génocide.

Après le générique, j’ai eu envie de chanter du Dido tellement la scène m’a fait penser à Roswell : on voit ainsi des silhouettes débarquer dans le tunnel de la saison dernière, mais cette fois-ci, ils reviennent bien de l’autre monde, celui qui ressemble comme deux gouttes d’eau au nôtre. Forcément, c’est terrifiant : les nazis ont envoyé des espions partout dans ce monde pour comprendre la défaite de l’Axe, mais aussi pour faire de l’espionnage industriel, inévitablement.

C’est bien ça qui est flippant : le Reich veut étendre sa domination à notre monde, et comment voulez-vous que notre monde se prépare à l’arrivée d’espion d’un univers parallèle dont il n’est pas au courant de l’existence. Pire que ça, le Reich a désormais une jolie carte 3D du multivers, et j’ai beaucoup aimé cet entassement de globes.

Bien évidemment, John n’a pas totalement abandonné l’idée de revoir Thomas. Je trouvais ça étrange dans le premier épisode, mais dans celui-ci, on le voit recevoir les informations d’un espion sur sa version alternative. Si le John de ce second monde n’est pas bien brillant, à être un petit vendeur d’assurance, le Thomas du 2e monde est plus cool que celui du premier : il est sportif et en pleine santé. C’est un meilleur nazi potentiel. De manière surprenante, on apprend aussi que John et Helen n’ont qu’un fils dans cet autre monde, et ça c’est étrange.

Malheureusement, ça se termine aussi pour John par la révélation que Juliana est en vie, puisqu’il l’aperçoit sur une photo…

Dans son monde parallèle, Juliana continue de mener sa vie, allant au cinéma et passant du temps dans un bar avec Russ. Le couple n’est toutefois pas un couple, comme Juliana le confie à Helen quand elle le lui demande. Oui, évidemment, il n’y a qu’un bar dans leur ville, donc Russ et Juliana tombent sur John et Helen. Cette dernière est tellement heureuse dans ce monde-là, ça fait plaisir à voir franchement.

Elle a toute confiance en John et elle demande même à Russ de danser ! Rien que ça ! Par conséquent, on suit Juliana et John en train de faire un slow eux aussi, et si on m’avait dit que je verrai une telle scène il y a quelques jours, je ne l’aurais pas cru. En plus, il est difficile de ne pas accrocher à ce John-là, il est tellement sympathique. Comme quoi, on peut être un gros connard dans un monde, et plutôt sympa dans un autre.

Enfin, plutôt sympa jusqu’à ce qu’il se mêle de ce qui ne le regarde pas, à savoir le passé de Juliana. Celle-ci teste de lui dire une part de la vérité : si elle dit à Helen qu’elle est amnésique de ce qui a précédé sa blessure par balle, elle révèle ainsi à John qu’elle sait qui lui a tiré dessus. Et quand il ne comprend pas et veut lui venir en aide, elle décide de se barrer grâce à la voiture de Russ.

Alors qu’il la raccompagne chez elle, ils entendent à la radio que le chef des chercheurs américains du programme nucléaire est mort d’une crise cardiaque. Juliana fait aussitôt le lien entre ça, les échecs des envois de navettes dans l’espace et… le Reich. Elle va jusqu’à indiquer mystérieusement à Russ qu’ils sont là pour tout faire saboter. Elle semble complètement tarée, honnêtement… mais elle a bien raison, évidemment. Et elle en a confirmation durant la nuit où elle se rend compte qu’elle est espionnée.

Aller à l’épisode : 01 | 02 | 03


Épisode 3 – The Box – 19/20
La tension remonte au cours de cet épisode, et c’est excellent, parce que c’est exactement ce que je voulais voir. La série est d’une telle richesse et d’une telle complexité, j’ai du mal à me dire que dans quelques épisodes il faudra lui dire adieu. Pour l’instant, je ne me sens pas tellement devant une saison finale. Au contraire, j’ai l’impression qu’il y a plein de nouvelles pistes à explorer…

> Saison 4


403.jpg

You are not my son.

On reprend cet épisode en zone neutre, où Helen est en voiture avec son frère, qui est tout nostalgique du passé. Bizarrement, Helen a pris la décision de passer à nouveau la frontière. Je ne m’y attendais pas à celle-ci ! Elle rentre donc bien rapidement dans son appartement où elle retrouve Amy, heureuse de la revoir, et Jennifer.

À peine rentrée, elle apprend que le Führer va venir dîner chez elle le lendemain… et ça ne plaît pas à John qu’elle l’apprenne si vite. La communication entre eux, c’est quelque chose : tout est dans le regard, dans le non-dit. Les conversations sont polies, cordiales et semblent correspondre à tous les codes du Reich, mais on voit bien que John craint une mauvaise réaction de sa femme. Il préférerait ne pas l’avoir au dîner avec Himmler, mais c’est impossible, évidemment.

Jennifer, elle, reproche le retour de sa mère à celle-ci dès qu’elle en a l’occasion : elle ne comprend pas comment elle a pu renoncer comme ça à sa liberté. Helen comprend que sa fille n’a pas l’intention de rester enfermée dans le Reich et elle fait tout ce qu’elle peut pour calmer son tempérament, parce qu’il est trop tôt et c’est bien risqué.

Une fois les filles confiées à la nourrice, Helen et John prennent le temps de parler sérieusement et ouvertement de la situation. J’ai adoré cette scène, où Helen lui explique que même si leurs sentiments ont changé, John a besoin d’elle : c’est une alliée, et pas seulement pour les apparences.

À San Francisco, Kido se rend compte que l’homme qu’ils ont arrêté pour le meurtre de Tagomi n’est pas coupable : même s’il est mort désormais, il avait un alibi. C’est triste comme tout, parce que Kido se laisse malgré tout réduire au silence par sa hiérarchie. Il ne cherche pas à résoudre le meurtre de Tagomi…

Du côté de l’attentat, tout est prêt à présent pour qu’il puisse être mené à bout. Wyatt et la Résistance se rendent donc sur les lieux, mais la Résistance est quand même composée d’un bon tas d’adolescents. Il les rassure comme il peut, et c’est l’occasion pour lui de parler d’une boîte dans laquelle il enferme tous les mauvais souvenirs. Pas si simple, pourtant.

Bell et ses hommes aussi sont là, à attendre l’arrivée de tous les officiels. Malheureusement pour elle, ce n’est pas près d’arriver, parce que Kido est retardé par les actions alcoolisées de Toru. Dépité de remettre sa médaille, il s’est ainsi bourré dans un bar et a fini par tuer un homme qui le dérangeait à lui demander de partir. Pas étonnant que Kido gère ça plutôt que le gala à la gloire du passé oublié de l’Amérique.

Toru ? Il confie à son père qu’il ne se pardonne pas ce que son unité a fait durant la guerre. Concrètement, il a massacré un village et il ne le supporte pas. Tu m’étonnes. Le problème, c’est que son discours est celui d’une résistance qui ne plaît pas du tout à son père : il lui explique donc qu’en Chine, les japonais sont en train de perdre, contrairement à ce que disent les médias. Et son devoir, il s’en fiche pas mal à présent, surtout quand c’est son père qui lui fait la remontrance après avoir abandonné ses devoirs de père de famille.

Bim, bam, boum, nous y voici : Kido pète un câble et décide de renier son fils, en le virant au passage de chez lui. Je m’y attendais, honnêtement. Dans tout ça, c’est sans Kido que la vente aux enchères commence pour Robert et les quelques autres officiels japonais. Wyatt décide de passer à l’action malgré tout, et c’est bien dommage parce que j’aimerai bien qu’on se débarrasse de Kido un jour quand même. C’est vraiment un méchant de série particulièrement horrible.

Et le pire, c’est qu’il apprend que Lem est de retour à San Francisco, avec un homme dont la description ne laisse aucun doute à Kido : le chef cuisto du gala est un Résistant. Il sonne aussitôt l’alerte, qui tombe au mauvais moment : les BCR entendent que l’attentat est compromis et décident d’abandonner Wyatt et ses hommes… jusqu’à ce qu’ils entendent les premiers coups de feu.

Dès lors, Bell culpabilise de les abandonner et décide de leur venir en aide. Et quand elle voit que l’une des cibles, Masuda, est encore en vie, elle sort carrément de son van où elle était en sécurité pour s’assurer de son assassinat. Kido et les autorités arrivent trop tard pour faire quoi que ce soit d’utile : l’attentat a bien eu lieu. C’est con pour eux quand même, ça s’est joué à quelques minutes – pour ne pas dire secondes.

Quant à Bell et Wyatt, ils s’en tirent ensemble, en vie… Pas comme le plus jeune des Résistants. Les terroristes ne s’en rendent pas compte immédiatement, les deux groupes étant trop occupés à se disputer de l’échec relatif des choses, mais ils ont aussi amené avec eux Robert. Surpris, celui-ci est en théorie bon pour être tué. En pratique, il s’en sort en décidant de livrer des informations capitales sur les japonais, puisque sa position lui permettait d’en savoir beaucoup après tout.

Dans le monde parallèle, Juliana retrouve Russ à qui elle a demandé de lui ramener… un flingue. Les États-Unis ! Il refuse toutefois de lui donner sans lui poser quelques questions, d’autant qu’il connaît son passé – celui de ce monde-ci, où elle est morte dans un accident de voiture avec ses parents, officiellement. C’est problématique.

Elle lui dit pourtant la vérité sur les menaces qui pèsent sur elle, et il lui confie donc l’arme à feu, comme si de rien n’était. Les américains ! Dans le même genre, Juliana apprend que Thomas envisage de rejoindre l’armée et qu’il est tout content de peut-être voir un peu d’action d’ici dix semaines. Flippée pour lui, elle lui explique donc que lorsqu’il aura une vraie raison de se battre pour quelque chose, il s’en rendra compte. En attendant, il ferait mieux de vivre. C’est une jolie philosophie de vie.

Lors d’une séance de méditation, Juliana se rend compte aussi que la silhouette qu’elle pensait être celle de Togami est finalement celle de John, le nazi. Et quand il lui tire à nouveau dessus, elle prend la décision de rappeler le John vendeur d’assurance pour lui parler de son passé, enfin.

Finalement, elle le fait parler de lui et on découvre que John, pendant la guerre, a eu peur de se laisser consumer par la soif de pouvoir. C’est beau, parce que ça correspond exactement au personnage de John que l’on connaît, et que Juliana veut battre. Elle demande donc conseil à l’assureur pour savoir comment vaincre le nazi, et il lui rappelle que ce n’est qu’un humain après tout. Et pour justifier la conversation avec lui, Juliana prend aussi le temps de parler avec John de Thomas, pour lui dire de lui raconter tout ce qu’il n’a jamais osé raconter de la guerre.

Malheureusement, il n’en aura pas le temps, parce que la scène suivante voit un nazi retrouver la piste de Juliana et tenter de l’assassiner. Elle est sauvée de justesse par John, qui est tué par le nazi. C’est con. Juliana parvient à s’enfuir, laissant l’homme de main nazi bien penaud d’avoir tué la version de son supérieur de ce monde parallèle…

> Saison 4

Et si je tentais de finir mon #ChallengeSéries2019 ?

Salut les sériephiles,

Si vous avez bien suivi le blog cette année, vous savez qu’en théorie, je devais rattraper douze séries cette année pour le Challenge Séries 2019.

Résultat de recherche d'images pour "midnight texas hello"
Stop, vous moquez pas !

Seulement voilà, j’avais prévu dans le tas de voir l’ensemble des séries Marvel/Netflix, et ça m’a complètement mis dedans, parce que ce n’est pas si évident que ça de voir autant d’heures de séries quand les séries en question ne sont vraiment plus aussi géniales qu’avant. Les épisodes sont lents, et je me suis senti embourbé dedans.

Bref, mon challenge n’avançait plus et ça n’est pas normal du tout ! Même s’il est peu probable que je le termine en temps et en heure, j’aime les challenges et mon égo refuse de se laisser abattre comme ça – alors qu’en septembre et octobre, j’avais pris ma résolution et ce n’était pas si grave… Jamais d’accord avec moi-même, que voulez-vous ?

Résultat de recherche d'images pour "blindspot"
Les séries du challenge aussi.

J’ai donc procédé à des switchs, j’ai relu les règles, j’ai bidouillé à ma sauce et voilà donc où j’en suis désormais de mes réflexions pour tenter de terminer ce challenge en temps et en heure. Pour rappel, il faut douze séries, dont un rewatch maximum. Et j’ai déjà la moitié de la liste validée, ouf !

  1. The Haunting of Hill House : à jour (1 saison).
  2. Love : Série terminée (1 saison à rattraper).
  3. Midnight, Texas : Série terminée (1 saison à rattraper).
  4. Blindspot : à jour (2 saisons à rattraper, dont une en 2019).
  5. Rewatch Charmed : série terminée (facilement).
  6. Atypical : switch, à jour (2 saisons à rattraper, dont une en 2019)

Reste donc l’autre moitié… et c’est plus compliqué, mais techniquement, je crois que c’est faisable. Il faut juste de la motivation (ça passe), du temps (ça passe moins) et une part de chance pour tout voir dans les temps :

Résultat de recherche d'images pour "the man in the high castle"

  1. The Man in the High Castle : à jour, dernière saison diffuse vendredi (ouille)
  2. 3% : switch, saison 2 rattrapée, saison 3 à voir (avec Laura, ce qui rajoute une difficulté)
  3. Luke Cage : encore sept épisodes à voir… et c’est ce qui me botte le moins dans cette nouvelle liste du challenge. M’enfin bon, j’ai vu la première moitié de la saison, ce serait con de m’arrêter là !
  4. La Balada de Hugo Sanchez : quatre épisodes à voir… et donc, c’est parfait pour le point du Bingo Séries 32 consistant à recycler une série. J’ai toutefois peur d’une mauvaise surprise et d’épisodes diffusés sur Netflix en décembre… Puis, si je la finis, je vais avoir envie d’enfin me jeter sur Club de Cuervos dont une saison m’attend encore. Ce n’est pas gagné cette affaire !
  5. The Leftovers : switch, une saison vue, dix-huit épisodes restants. Je la regarde en mangeant, ça suppose donc dix-huit repas où je suis seul chez moi sans rien d’autre à voir… mais je suis sûr que ça va le faire : j’ai vu les dix premiers épisodes en une semaine.
  6. … … La saison 2 de Secret City que j’avais switchée en début d’année faute de la trouver, mais qui est disponible désormais sur Netflix, risque d’être mon choix de la facilité. Oui, je reswitch un truc que j’avais viré, je n’ai pas trouvé de contre-indications. Par contre, je n’en ferai pas une critique détaillée non plus, je pense.

Les autres candidates qui ont échappé de peu à cette 12e place ? The Sinner, dont les épisodes sont sur Netflix aussi et m’intriguent depuis un moment, ou Killing Eve, parce qu’on me la conseille très souvent. Allez savoir, je vais peut-être encore changer d’avis !

Résultat de recherche d'images pour "haunting of hill house"

Je ne sais pas trop si tout ça est vraiment jouable, franchement. Je me dis qu’avec la météo de plus en plus sale et froide, j’ai bien envie de rester au chaud sur mon canap’ avec un plaid et un chocolat chaud. Je sais aussi, néanmoins, que la fin d’année est toujours chargée avec Noël, les cadeaux à faire, tout ça, tout ça.

En plus, ce n’est pas comme si j’étais à jour dans mes hebdos. M’enfin, vous voyez, j’y ai réfléchi et ça me paraît tout de même jouable avec un peu de rigueur et beaucoup de chance. Et vous, vous en pensez quoi, c’est encore un échec à venir ou ça peut le faire ?

Résultat de recherche d'images pour "atypical"