La rentrée séries, quelle rentrée séries ?

Salut les sériephiles,

Il fut un temps où la fin du mois d’août signifiait une chose : une quantité beaucoup trop importante de nouvelles séries à tester courant septembre, souvent pour la troisième semaine du mois. En mai, puis en août, il fallait regarder les trailers, choisir les pilotes prioritaires, essayer de deviner ce qui serait annulé au bout de trois épisodes et, surtout, espérer tomber sur le prochain gros coup de cœur. En 2026, j’ai l’impression que le problème est réglé : il n’y a quasiment plus de rentrée séries. Comme en plus, ils annoncent une météo chaude et tout, venez, on reste sur nos transats et on prolonge les vacances d’un mois ! Non ? Bon.

Évidemment, les plateformes ont changé la donne depuis longtemps et les nouveautés sortent désormais toute l’année. Du coup, les networks américains semblent avoir complètement abandonné l’idée de faire de septembre un événement. ABC ne lance même aucune nouvelle fiction cet automne et, ailleurs, les nouveautés se comptent sur les doigts d’une main. Je ne réclame pas quinze chefs-d’œuvre. Je veux juste retrouver ce plaisir de tester beaucoup trop de pilotes, y compris ceux qui ont l’air mauvais, ceux qui seront annulés trop vite et ceux dont personne n’attend rien. Là, même les séries de retour ne reviennent pour la plupart qu’à la mi-octobre… Logique, puisque toutes les saisons sont raccourcies. Merci les plateformes, je vous déteste.

Le pire dans tout ça ? Je suis forcé de me tourner vers les plateformes pour avoir des choses à me mettre sous la dent. Et même comme ça : j’ai fait ma sélection avant de regarder les trailers et je ne regrette pas de les avoir regardés. Voilà ce que ça a donné :

Le 9 septembre, Apple TV lancera Last Seen. Pour une fois, je suis plutôt curieux : Patrick Brammall y incarne un opérateur des services d’urgence qui reçoit un appel lui faisant penser que son interlocutrice pourrait être sa fille disparue depuis des années. Je connais peu le casting, mais le mystère présenté dans la bande-annonce fonctionne et Apple reste suffisamment fiable pour me donner envie de tester. Je ne suis pas sûr du tout d’avoir le temps d’y jeter un oeil parce que la date est très proche de la rentrée scolaire, pour le coup, mais bon, je me la garde dans un coin… À défaut de rattraper le reste. Ce sera une mini-saison, encore une fois : six épisodes, dont deux dès le premier soir !

Dès le lendemain, Netflix proposera Crew Girl et… au secours. Il s’agit de huit épisodes autour de Teagan Tao, jeune prodige de l’aviron dont la vie bascule après un scandale familial. Nouvelle école, compétition, rivalités, romance… Je souffle fort. Je peux aimer une série adolescente, une romance ou une série sportive. En vrai, le synopsis me tentait presque, mais cette bande-annonce me donne vraiment l’impression d’avoir déjà vu cette série dix fois – en film. Le jeu des acteurs n’arrive pas à me convaincre, le postulat de base ne me tente pas ; bref, ce sera finalement sans moi parce que ça a l’air chiant, quoi. Et tant qu’on est dans le chiant, d’ailleurs :

Le 20 septembre, American Hostage arrivera sur MGM+ et c’est probablement ma plus grosse frustration. La série raconte une histoire vraie se déroulant dans les années 70 : un preneur d’otages exige d’être interviewé par un célèbre journaliste radio local. L’histoire me tente énormément, seulement le trailer me donne déjà envie de me barrer : tout a l’air très grave, très lent, très « prestige drama », très… chiant, en fait. Je n’ai juste pas envie en ce moment de regarder une série qui semble me demander de supporter pendant huit heures un concept qui pourrait tenir dans un film d’1h30. Ouais, c’est comme ça que je ressens un « prestige drama » ou un épisode de Game of Thrones d’ailleurs, je me fais chier, y a pas à se prendre autant au sérieux tout le temps et à trainer comme ça. Allez, critiquez, je suis un trentenaire aigri – pire ! Un millennial.

Heureusement, le lendemain, NBC lancera Line of Fire. Enfin une nouvelle série de network ! Et c’est peut-être celle qui me tente le plus, même si j’ai failli passer mon chemin parce que Peter Krause, je me le suis assez bouffé dans 9-1-1. La série suit la vie d’une famille dont les membres travaillent pour différentes agences américaines, entre FBI, Marshals, Secret Service et Department of Justice. Bien sûr, ils se retrouvent tous sur la même affaire à un moment. Si le concept peut être sympa sans être franchement novateur pour un network, j’ai davantage l’impression devant ce trailer de voir une grosse série destinée à une plateforme qu’une nouvelle série NBC pensée pour s’installer pendant plusieurs saisons. C’est probablement beaucoup trop tôt pour annoncer son annulation, j’en ai conscience, mais disons que je ne parierais pas encore sur une saison 2 : ça a tout de la mini-série. Du coup, j’ai peur d’avance de la fin en queue de poisson pour ouvrir vers une saison 2 alors que ce sera annulé. Les grands classiques.

Vous voyez où j’en suis : je regarde du côté des séries françaises pour trouver des nouveautés de rentrée. Jérôme Niel (putain, il a des cheveux longs et ça lui va grave bien ?) incarne un homme qui retrouve un ancien camarade d’école, désormais candidat à la mairie de sa ville. Son admiration pour lui va progressivement tourner à l’obsession. Sept épisodes sont prévus à partir du 25 septembre sur HBO Max. L’affiche et le concept m’intriguent vraiment, Jérôme Niel aussi parce que je l’aime bien en général quand il n’est pas à faire des tutos (jamais compris, ça), mais la bande-annonce me laisse beaucoup plus dubitatif. Là encore, je testerai si je trouve du temps (lol, de qui je me moque ?), mais davantage par curiosité qu’autre chose.

Et enfin, le 30 septembre : Scrubs. Une saison 2 d’un revival d’une série lancée en 2001 est ce que j’attends le plus impatiemment en ce mois de septembre… Et encore, ce sera dans la nuit du premier octobre, ici, hein. C’est probablement ce qui résume le mieux mon problème avec cette rentrée 2026 : parmi tout ce que j’ai repéré pour septembre, la série que j’attends le plus n’est même pas une nouveauté et même pas en septembre. Les séries n’ont pas disparu et certaines de celles citées ici seront peut-être excellentes, mais en attendant, c’est la disette, cette rentrée séries… Bref, ça me donne envie de rester en vacances.

Scrubs (2026) – S01E09 – My Celebration – 16/20

Décidément, ce fut une bonne saison et ça se termine par un bon épisode à la hauteur des attentes qu’on peut avoir de la série. En vrai, j’attends surtout de rire aux éclats et ce n’est pas ce qu’il se passe avec toutes les intrigues, ce qui explique que je retire quelques points à cet épisode qui, en plus, va beaucoup trop vite en besogne faut de temps pour développer… Je le regrette un peu, même si je le comprends. J’espère que la saison 2 aura plus de temps pour confirmer l’essai que fut cette saison 1 !

Spoilers

JD pourrait-il retomber amoureux ?

Sometimes, I hate this place.

C’est déjà la fin de cette courte saison ! On commence donc par les internes qui remettent en question les choix de vie qu’ils ont fait face à la difficulté de ce taf. Pourtant, je trouve qu’en neuf épisodes, on s’est attaché à eux. Il n’y a que Kevin pour espérer les voir tout quitter et j’ai aimé voir Eliott faire en sorte que ça se passe bien pour eux à la place. C’est un peu classique comme intrigue – et un peu schématique – mais nous sommes dans une comédie.

Les internes se retrouvent à aider Eliott avec un patient qui a besoin de réussir à faire caca. Si tout semble bien se passer pour qu’il assiste au mariage de sa fille et que ça redonne un peu de joie aux internes, c’est temporaire : le cas médical est mauvais. Le patient a besoin d’être opéré le jour du mariage de sa fille et ça plombe l’ambiance de tout le service… jusqu’à ce qu’on envisage un mariage à l’hôpital.

Eh, je me répète à référencer Grey’s Anatomy dans chacune de mes critiques, mais franchement, j’ai l’impression qu’ils ont tout fait avant. Certes, ce ne sont probablement pas les premiers, sauf que c’est ma seule série médicale depuis si longtemps que je ne peux pas penser à autre chose. En plus, sérieusement, c’est Kevin qui officie le mariage histoire que le méchant personnage soit un peu gentil de temps en temps.

Rachel Bilson débarque à l’épisode et bordel, quel coup de vieux je me prends ? Elle en a pris un, elle, et ça me fait me sentir vieux. Je ne sais pas comment l’expliquer. Bon, elle est là pour draguer JD en parlant de ses mains apparemment. JD est trop galérien pour la gérer, cependant, mais il peut compter sur Turk pour le lui faire remarquer et sur Carla pour faire en sorte que ça se passe finalement bien.

Turk essaie de s’en mêler, mais il a perdu tout son charme et toute son expérience de dragueur, donc c’est un énorme échec hilarant. Je trouve que retrouver ces personnages après tant d’années fonctionne vraiment bien : voir ce qu’ils sont devenus est plaisant et cette saison est une petite réussite sur le sujet. Carla et Turk draguent donc Rachel Bilson et la font flipper tout l’épisode.

Il est finalement révélé qu’elle s’appelle Charlie, qu’elle est à l’hôpital pour sa grand-mère et qu’elle est sous le charme de JD. De là à accepter d’aller à la réception de mariage improvisée de l’hôpital ? Eh beh pourquoi pas ?

Bien sûr, JD s’occupe toujours de Cox dans cet épisode. En vrai, l’épisode précédent était déjà digne d’une fin de saison, c’est étrange pour cet épisode. Après le retour de Cox, on a droit au retour de Jordan, puis de notre cher homme de ménage. J’aimais bien le personnage, mais le voir débarquer en costume, c’est fou et… non, ça n’a pas pris sur moi. Il fallait bien lui trouver un rôle cohérent à son âge, mais j’ai trouvé les blagues un peu trop lourdes.

Quant à Cox, c’est un peu sans surprise qu’on apprend en milieu d’épisode que ses résultats d’examens ne sont pas bons. Son traitement ne fonctionne pas et je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’ils en font des gags tout de même : Perry n’arrive pas à annoncer à sa femme que son traitement ne fonctionne pas alors il demande à JD de mentir pour lui – quand elle entre par effraction chez lui. Non mais sérieux, peut-on vraiment rire de tout ? Probablement, mais là, ça n’a pas marché sur moi. Et ça m’énerve : l’intrigue est bonne, mais ce n’est pas ce que j’ai envie de voir.

La série nous fait un cliffhanger hyper étrange : Tash décide d’embrasser Asher pendant la soirée et… il est convaincu par sa déclaration. Ce qui est bien, mais tout de même très rapide. Ce n’est pas le pire : on se retrouve tout de même avec Charlie qui embrasse JD ? C’est tellement rapide ! Je sais qu’ils n’ont que neuf épisodes, mais nous laisser sur un début de relation comme ça… Heureusement qu’il y aura bien une saison 2 !

Autrement, un autre cliffhanger consiste en la révélation que l’homme de ménage avait un fils depuis tout ce temps : le gars de la maintenance avec qui JD a sympathisé. En une phrase, il se met toutefois le fils à dos et se retrouve avec un nouvel ennemi à l’hôpital – tandis que Kevin termine la saison en dansant à moitié à poil à la réception de mariage ? Chaotique, mais bon, pourquoi pas ?

En bref

C’est un retour franchement réussi pour la série dont le revival est un vrai plaisir. C’est bien simple, même si j’ai oublié une grosse partie de ce qu’elle était il y a 20 ans, elle revient en grande forme. Cela fait plaisir de suivre l’évolution des personnages qu’on aime et de voir ce qu’ils sont devenus. La saison 1 fonctionne plutôt bien, même si je suis surpris par l’énorme prise de risques qu’elle constitue : terminer par des cliffhangers, une relation amoureuse naissante pour JD et des arcs vraiment ouverts pour certains personnages, c’est osé. Il faut dire qu’ils n’ont pas eu beaucoup d’épisodes pour tout développer – mais en cours de route, je suis passé d’un visionnage à envisager une saison courte comme on nous en sert tout le temps désormais à un visionnage où juste je kiffais de retrouver les personnages et l’humour ; et advienne que pourra.

Heureusement, il y a bien une saison 2 de prévue pour le 30 septembre. Je serai au rendez-vous pour la regarder – peut-être pas dès le premier jour, mais eh, vous connaissez et êtes habitués à mes retards si vous lisez le blog régulièrement – car je suis plus que satisfait de ce retour. Pour une fois, ce n’est peut-être pas si mal si Hollywood est incapable de se renouveler et d’avoir de nouvelles idées !

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Scrubs (2026) – S01E08 – My Odds – 13/20

La chance n’est pas toujours positive et j’ai trouvé cet épisode franchement déroutant. Je regarde Scrubs pour rire un coup, pas pour me retrouver à chialer entre deux blagues bien foutues. Si je n’ai pas été jusqu’aux larmes, j’ai vraiment eu l’impression que la gravité de l’épisode aurait pu m’en provoquer. C’est fou de nous balancer ça en juste huit épisodes et de jouer autant sur la nostalgie pour nous prendre par surprise avec une intrigue si dure. Je ne sais pas. Ce n’est pas la première fois que la série a du drama, mais là, je ne m’y attendais pas.

Spoilers

Dr Cox est de retour à l’hôpital pour vérifier que JD ne fasse pas n’importe quoi. À moins que ?

When one of your own falls, it hits deep.

C’est ouf : je suis tombé par erreur sur l’épisode 8 de la saison 1 de Scrubs qui commençait par une scène JD/Turk et wahou, que c’était dingue de les revoir si jeune. Bref, je n’ai pas regardé tout l’épisode parce que je suis là pour terminer la saison de 2026, mais je ne sais pas, fallait que j’en parle, je crois.

L’épisode marque le retour du Dr Cox pour embêter JD. Le pire pour lui ? Il se rend compte qu’il est pote avec sa némésis de cette saison, Kevin. J’aimerais que la relation soit davantage exploitée, mais bon, ce n’est pas le cas. J’ai en tout cas adoré la scène et encore plus sa conclusion avec la porte qui s’ouvre sur la tronche de JD.

Au-delà de tout ça, Perry revient surtout pour aider JD à enseigner aux internes comment se comporter correctement face aux malades. C’est assez atroce et très Scrubs dans l’esprit : JD nous prévient qu’un tier des patients très malades va mourir quoiqu’on fasse, qu’un tier va mourir à cause de ce que les médecins font et un tier va survivre sans qu’on sache comment.

Inévitablement, c’est ce qui arrive, avec un petit suspense de savoir quel interne va faire de la merde. Je ne connais toujours pas assez les prénoms malheureusement… Tash, je crois ? Elle culpabilise, en tout cas, mais de là à dire qu’un médecin est la deuxième victime d’une erreur médicale… J’entends, mais eh, faut doser et avoir une échelle réaliste, non ?).

Bien sûr, le coup des tiers, c’est aussi l’occasion de se demander qui s’en sortira mieux. Asher semble être celui qui sera l’élève parfait : il fait part à JD d’une infection qu’il détecte a priori à temps. Malheureusement, le patient va moins bien ensuite – et Turk est là pour l’aider. En fait, c’est simple : tout le monde

Je trouve tout de même que cet épisode est étrange. Le ton reste hyper humoristique, mais le fond est dramatique. Il est vraiment question de médecine ici, d’erreurs médicales, de décès… Et je ne sais pas, ça ressemblait davantage à du Grey’s Anatomy et à une série sérieuse, même quand tout le monde survit alors qu’on s’attendait à des morts. Le pire dans tout ça ?

JD passe le début de l’épisode à se demander ce que Perry peut bien raconter à Kevin, mais il est révélé au milieu de celui-ci qu’il est en fait malade : il s’effondre devant un JD qui se fige, terrifié de le voir si humain. Je suis partagé : c’est une bonne intrigue d’avoir Kevin comme médecin pour Cox et une bonne idée d’avoir Cox qui protège JD comme ça… MAIS ai-je vraiment envie que la série revienne après tant d’années pour une intrigue comme ça ?

La réponse est non. C’est tout de même ce qu’on nous sort : Cox qui demande à JD de prier avec lui pour faire quelques gags au moment où on s’inquiète de la survie du personnage ? Cela fonctionne parce que c’est l’humour de Cox, mais j’étais trop inquiet pour lui, en fait. Non, franchement, ce n’est pas l’intrigue que je veux voir : je ne veux pas que Cox meure, certes, mais surtout, je m’attendais à une saison qui ne fasse que surfer sur la nostalgie et être drôle. Elle est si courte que le passage d’un mood à l’autre est super violent.

Bref, Cox se retrouve malade, avec son corps qui se retourne contre lui et JD qui devient son médecin pour le sauver. C’est si triste.

Sinon, mais ça paraît si dérisoire à côté de cette intrigue, Sibby est de retour dans l’épisode et son personnage me fait vraiment rire : je trouve qu’elle est efficace dans son timing et qu’elle a d’excellentes répliques, tout simplement. Après que ça se termine en Sibby qui aide une interne à se plaindre à tort d’Eliott, ça m’a laissé moins… enfin, plus… sceptique ?

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Scrubs (2026) – S01E07 – My Best Friend’s Barbecue – 18/20

Un titre pourri qui cache un excellent épisode très bien dosé entre les nouveaux et les anciens personnages ; mais aussi du côté de l’humour, des bons délires et des relations entre les personnages. J’imagine que ça aide de passer autant de temps avec un personnage qui me manquait dans les derniers épisodes – et dont je me rends compte qu’elle a toujours été ma préférée, en fait.

Spoilers

JD n’est pas invité au barbecue de Turk.

You got something on your face Asher. Looks like it’s Amara.

Il me reste à peine une semaine pour finir mes innombrables rattrapages de séries et autant dire que je n’en verrais pas le bout avant la rentrée scolaire. C’est pas grave, je vais quand même faire l’effort d’avancer un peu, et au moins de finir cette saison 1 de Scrubs 2026.

J’aime toujours autant et cet épisode commence bien avec les internes qui doivent travailler sur leur « doctor face ». Annoncer des mauvaises nouvelles, c’est difficile ; mais le faire en gardant un visage professionnel, c’est infaisable, surtout pour Dashana. Elle passe son épisode à se faire tester par Tuck. Vous savez ce que je trouve horrible avec cette intrigue et toutes celles similaires dans Grey’s Anatomy ? Déjà, que je déteste les câlins avec les inconnus et, ensuite, que si un jour un médecin m’annonce une horrible nouvelle, je n’arriverais pas à ne pas penser à ces scènes. À ça de rire dans les pires moments de ma vie ? Probablement pas. Probablement.

Toute cette intrigue sur le visage permet aussi de parler des personnages qui ne cachent que difficilement leur relation amoureuse : Asher et Amara. Tout l’hôpital est au courant qu’ils n’arrivent pas à se retenir de se sauter dessus. Ils se comportent comme des ados au début d’une relation amoureuse et c’est amusant, en vrai. La comparaison avec JD et Eliott est peut-être un peu abusée (elle est faite par JD), mais ma foi, pourquoi pas.

Et puis, Amara se met à flipper quand Asher parle d’elle à son père, ce qui est amusant. Cela l’est moins quand Amara veut une relation « cas’ » (casual) et qu’Asher se rend compte qu’ils ne sont pas du tout sur la même longueur d’onde… sans oser lui dire pour autant, bien sûr.

Le gros de l’épisode réside dans le fait que JD n’est pas invité par Turk à leur barbecue annuel. C’est une tradition selon JD, mais voilà, Carla est au début de sa ménopause et Turk ne peut rien lui refuser. Quand entre deux bouffées de chaleur, elle décide d’inviter Elliot et Wes, il ne peut donc pas lui refuser.

JD se met aussitôt en tête de convaincre Carla de l’inviter. En vrai, j’ai beaucoup aimé l’intrigue sur la ménopause de Carla. C’est géré avec juste ce qu’il faut d’humour : quand elle part en flammes, quand Turk disparaît, quand elle est hyper émotive… Honnêtement, c’est nul et à la limite du sexisme de caricaturer des symptômes difficiles comme ça… mais c’est hilarant quand c’est Carla, en fait. Et quand JD fait tout ce qu’il peut pour être apprécié d’elle – avant de se planter inévitablement parce que c’est JD.

Surtout, ce que j’ai aimé, c’est que c’est l’occasion pour les scénaristes de nous montrer que Carla ne change pas : elle fait tout ce qu’elle fait pour prendre soin de JD. Ici, ne pas l’inviter au barbecue est sa manière de le forcer à prendre son envol et aller de l’avant, car il est coincé dans sa vie et doit sortir un peu plus de son cocon pour avancer et retrouver l’amour. C’est un peu gros, mais c’est bien pensé. Le petit flashback est un peu lourdingue, mais il fait son effet. Je me demande quand même si la saison 2 continuera d’être aussi lourde sur la nostalgie, parce qu’on dirait quand même que cette saison a été écrite autour de l’idée de reprendre les relations qui existaient entre les personnages pour les faire évoluer en regard de ce qu’elles étaient. Pas sûr que ça marche sur du long terme… mais c’est une critique pour la saison 2, on verra bien !

Enfin, Eliott se retrouve à devoir sauver la vie de Mariah Carey, sa nouvelle patiente – qui n’est pas la chanteuse, hein, juste une patiente random qui a un petit complexe. Eliott apprend à son interne à gérer les psychoses  Ce n’est pas le plus important pour elle dans cet épisode : elle est surtout flippée de découvrir que Carla n’aime pas tellement Wes – du moins, ça lui arrive selon les symptômes de sa ménopause, mais bon, elle semble vraiment avoir plein de défauts à lui énumérer quand même.

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