Scrubs (2026) – S01E01 – My Return – 16/20

Certes, la série force pour justifier son existence et essaie vraiment d’en faire des caisses pour convaincre qu’elle a des choses à raconter et des blagues à nous livrer. Si ça ne fonctionne pas toujours, je retrouve le rythme et le ton de la série de l’époque. Je ne surfe pas trop sur la nostalgie, parce que je ne me souviens plus assez de la série d’origine, mais juste assez pour que ce revival me fasse plaisir. J’ai envie de lui laisser sa chance.

Spoilers

JD revient à l’hôpital.

It’s so nice to meet an incredible stupid person.

Cet épisode me donne l’impression d’être devant Grey’s Anatomy parce que la première scène est beaucoup trop sérieuse. On y voit JD être en pleine intervention aux urgences et c’est drôlement sérieux. Rapidement, on retrouve le délire habituel de la série cela dit : JD sauve le patient et est aussitôt acclamé par tout l’hôpital. On comprend bien vite qu’il s’agit d’un rêve de JD à l’excès qui est mis en avant. Cela dit, ça fait partie de l’ADN de la série d’avoir JD qui rêve éveillé et c’est plutôt bien foutu pour un retour.

Très vite, on apprend que JD a des enfants dont il s’occupe car il est devenu médecin généraliste à domicile… mais nous ne voyons pas ses enfants pour autant. S’il fait des visites à domicile, c’est donc qu’il ne bosse plus en hôpital. Et pourtant, malgré tout, JD revient à l’hôpital Sacred Heart pour la première fois depuis des années dans cet épisode. Il vit à une heure de celui-ci, son ex-femme y bosse, mais il n’a aucune raison d’y mettre les pieds.

Pour lui comme pour nous, le retour n’est pas si dépaysant. Carla est toujours là, Turk n’est pas censé savoir que JD est là, mais pas d’inquiétude, il est toujours capable de le sentir à distance et, bref, on retrouve le ton de l’époque. La jeunesse n’est plus ce qu’elle était par contre : Turk s’écrase au sol sous le poids de JD quand il le prend sur son dos.

La jeunesse est encore un peu ce qu’elle était : le générique est resté le même ! Je m’attendais à un mauvais reboot et ça fait plaisir de le retrouver comme ça, parce que ça a toujours été un point fort de la série à mon sens. I’m not Superman.

Bon, sinon, Turk a désormais quatre filles, ce qui lui laisse peu de temps libre, mais Carla lui en laisse pour qu’il puisse passer du temps avec JD. L’humour a encore du mal à prendre sur moi. Le rythme est vif, tout n’est pas fluide et la série tente trop de choses différentes en peu de temps. Au moins, cela lui permet d’avoir quelques gags qui réussissent à prendre.

Bien évidemment, JD et Elliot ne sont plus ensemble. Un petit flashback nous rappelle à quel point ils aiment les placards de l’hôpital, mais ils sont désormais divorcés. Quand ils se retrouvent dans leur placard, c’est pour s’engueuler désormais. J’ai eu du mal à accrocher à ce rôle proposé pour Elliot. Je suis content que tout le monde soit de retour, mais c’est étonnant.

JD finit par trouver sa patiente dans l’hôpital, car c’est la raison pour laquelle il est là. Son médecin de l’hôpital est aussitôt un antagoniste pour lui. JD s’en plaint donc au chef de service, et… Perry est toujours chef de service apparemment, ce qui permet aussi le retour de son personnage. Il appelle désormais JD « Oldie », ce qu’on avait vu dans la bande-annonce et qui fonctionne à peu près.

Il faut dire que la nouvelle génération l’épuise encore plus que celle de JD. J’ai l’impression que la série essaie un peu trop de forcer pour tomber dans ses anciennes habitudes. Il y a quelques faux raccords et bien trop de clichés sur la Gen Z qui est accro à TikTok – ce sont les nouveaux internes et ils permettent un peu d’humour. Je n’accroche pas à 100% à certains délires non plus. Je ne sais pas, c’est raccord avec le ton et l’ambiance de la série d’avant, mais la « Feeling Police » qui fait rêver JD comme s’il avait encore 20 ans… C’est étrange.

La série essaie aussi de nous présenter de nouveaux personnages, comme Dashana ou un nouveau docteur qui fait fantasmer Elliot. Comme pour les internes, je suis sceptique pour l’instant, mais ça a toujours fait partie de la série d’avoir des médecins en train d’apprendre n’importe comment la profession.

Ceci étant, ce revival réussit plutôt bien à introduire des personnages en s’appuyant sur les stéréotypes et en enchaînant avec beaucoup de rythme tous les gags. Malgré la volonté de forcer l’humour, sans forcément y arriver (mon seul vrai éclat de rire est pas assumable, c’est pour le surnom de la dernière gamine de Turk), la série prend aussi le temps d’aborder quelques intrigues plus graves. On a un message social plus ou moins explicite avec les patients qui ne veulent pas entrer dans les urgences ou surtout un Turk qui se plaint d’être en burn-out et complètement déprimé. Il a bien besoin de retrouver son meilleur ami, mais comme il ne veut pas parler de ses sentiments toute la nuit, il le plante alors même que Carla avait accepté qu’il passe une nuit loin de chez lui.

Le lendemain, JD est énervé de voir que Turk est sorti avec The Todd plutôt que lui (c’est un peu trop forcé tous les personnages secondaires), Elliot est énervée de voir JD rester plus longtemps que prévu et… Ouais, je ne sais pas, la série semble trop vouloir essayer de trouver des raisons de faire rester JD et de justifier son existence. Pour se faire, JD nous assure en voix off qu’il adore enseigner et que ça lui manque de ne plus le faire.

On voit donc JD expliquer à Sam comment faire une procédure compliquée, toujours avec humour (feeling silly, ça marche sur moi), puis c’est Perry lui-même qui explique à JD qu’il faut qu’il revienne. Il a envie que JD revienne parce qu’il fait bien le job et qu’il aimait ce qu’il faisait, et l’hôpital a besoin de bons feelings.

En effet, Turk est déprimée et ça force même Dashana à lui expliquer qu’elle était dans cet hôpital pour lui parce qu’il était une légende vivante. Voilà donc la fin d’épisode qui nous réserve quelques surprises, avec un peu de Coldplay, JD qui se voit offrir un job et un des internes qui regrette de ne pas être venu en aide à une patiente quand il aurait pu encore la sauver. Cela permet de créer du lien entre les internes, devant JD. JD décide de prendre le poste que Perry lui offrait, avant de découvrir que le job en question est justement celui du Dr Cox. Oh.

Cela n’a aucun sens que le flambeau soit transmis comme ça, mais admettons. Là encore, la série semble vouloir trop forcer et justifier son existence, mais je crois qu’il y a des idées qui fonctionnent malgré tout.

Enfin, on retrouve les gags de fin d’épisode… sans que ça n’arrive à me convaincre pour l’instant. Mais bon, eh, JD et Turk sur le toit de l’hôpital, ça offre quelques promesses pour la suite.

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Scrubs 2026 (S01)

De quoi ça parle ?

25 ans plus tard, l’hôpital du Sacred Heart rouvre ses portes à JD qui retrouve Turk, Elliot, Carla et toute l’ambiance de la sitcom de 2001.

Ce que j’en attends

S’il y a bien un genre qui me manque ces dernières années dans mes visionnages, c’est celui de la vraie comédie, celle qui est capable de me faire rire même quand il y a des rires pré-enregistrés. C’est simple : depuis la fin de Life in pieces, Younger et, encore avant et pire encore, Community, je n’ai jamais totalement retrouvé mon bonheur. Oh, il y a bien eu des petits sursauts, notamment avec WandaVision et surtout She-Hulk, mais ces séries me manquent.

2026 amène son lot de promesses avec des revivals et reboots, et Scrubs est le premier d’entre eux. Il faut bien avouer que la série me plaisait à l’époque sans être pour autant ma préférée. Si j’ai bien suivi les aventures de JD jusqu’au bout, je n’en garde pas un souvenir très précis : j’ai dû voir chaque épisode une seule fois et je n’ai jamais eu envie d’y revenir plus que ça. Je sais aussi que j’avais bien aimé la saison 9, je devais être le seul, et que je n’en ai plus aucun souvenir du tout.

Cela tombe bien : ce revival de neuf épisodes ne tient pas compte de la saison 9. C’est une décision étrange pour une suite de série… Pour le reste, j’attends de retrouver les personnages et l’humour génial de la sitcom. J’ai un peu peur de ce que ça va donner : How I met your Father a prouvé que parfois les scénaristes restaient coincés dans les vieilles formules qui ne fonctionnent plus. Bref, je suis curieux de voir ce que ça va donner et c’est donc sans surprise que je me lance dans le visionnage dès aujourd’hui (pas merci Disney + de le diffuser à l’internationale dès le jeudi 26 février mais pas en France apparemment ?).

Note moyenne de la saison : –/20

Le retour d’Une Nounou d’Enfer

Salut les sériephiles confinés,

Je ne sais pas si ça pourra consoler ceux d’entre vous qui vivent mal l’isolation et le confinement, mais vous n’êtes pas les seuls coincés chez vous : non, tout Hollywood l’est aussi. Après, c’est sûr qu’on n’est probablement pas logés à la même enseigne que nos acteurs préférés, confinés dans leurs immenses villas et demeures de Los Angeles. Cela dit, ils redécouvrent probablement le ménage et doivent regretter la taille de leur habitation…

mine the nanny fran fine 2.14 Maggie Sheffield the-tvblog •
Le confinement dans les années 90 ?

Une fois le ménage terminé, il n’empêche que les acteurs doivent s’ennuyer. Et contrairement aux scénaristes et d’autres professions pour qui je ne doute pas que le confinement sera l’opportunité de mettre sur pied des projets qui dormaient depuis un moment – 2021 sera une année juteuse du côté de la production, j’espère !, les acteurs sont coincés sans avoir la possibilité de mener à bien leur travail.

Depuis quelques semaines, on voit donc prospérer tout un tas de projets plus ou moins intéressants pour occuper le confinement. J’ai déjà parlé samedi dernier de Felicia Day qui s’occupe pas mal avec des sessions live de jeux vidéos et d’anciennes vidéos, je peux aussi mentionner le duo mythique de Scrubs qui s’est lancé dans un rewatch de la série sous le format podcast, proposant ainsi un commentaire audio de chaque épisode. Une autre proposition hollywoodienne qui a fait beaucoup de bruit au cours de la semaine est celle du casting de The Nanny – plus connu en France sous le nom d’Une Nounou d’Enfer – qui a décidé de se réunir pour un petit live stream, eux aussi.

the nanny Archives | Watchama
TA TALALA TALALAAA ♫

Le rendez-vous s’est fait la semaine dernière, après avoir été teasé depuis un moment par l’actrice principale, pour être diffusé il y a trois jours sur Hulu et sur Youtube. Cela tombe vraiment bien pour nous autres français : tous ces projets ne sont certes pas sous-titrés, mais ils sont libres et faciles d’accès. Ni une, ni deux, j’ai dégagé une petite demi-heure pour regarder cette réunion pleine de nostalgie.

The Nanny // Une nounou d'enfer - Sitcom - Le forum de SeriesAddictSi certains acteurs ont une actualité qui permet encore de savoir ce qu’ils font ces derniers temps – Fran Drescher ou Madeline Zima en tête me concernant – d’autres étaient retombés dans l’oubli. Pourtant, ils ont tous accepté de se connecter au même moment pour faire une lecture en ligne du tout premier épisode de la série. La nostalgie est au rendez-vous, le coup de vieux aussi : ils ont tous pris un paquet d’années puisqu’on est désormais en 2020 et que la série a accompagné toute mon enfance à coup de rediffusions perpétuelles à 20h sur M6. En revanche, le script, lui, est toujours aussi efficace après 26 ans – le calcul est simple, c’est l’année de ma naissance, avec des blagues qui parviennent toujours à faire mouche. Vraiment, j’ai bien ri, entre les souvenirs de l’époque et les blagues oubliées.

Pour les non anglophones, j’espère que des sous-titres seront proposés un jour, parce que ça vaut le détour pour tous les fans, surtout qu’il y a des gags sur l’âge encore plus drôles avec des acteurs plus vieux… Le confinement est l’occasion d’une bonne tranche de nostalgie de toute manière, et c’est aussi pour ça que le défi #Sériesnement du jour est de se faire un rewatch… Merci Disney+ de proposer l’intégrale des cinq premières saisons d’Agents of S.H.I.E.L.D (ou Netflix et Community, ou Prime Video et Desperate Housewives, pas de jaloux).

Bref, je m’égare, merci à Sony Pictures d’avoir organisé tout ça – probablement même avant le confinement (mais j’imagine que l’idée était de filmer une réunion avec lecture du pilot, à l’origine, ce qu’on ne saura probablement jamais.

Ces séries qui peuvent survivre sans leur personnage principal

Salut les sériephiles,

Je sais, nous ne sommes ni vendredi, ni dimanche et j’ai clairement du retard dans la publication de ce TFSA mais moi, je suis content de réussir à le sortir avant la date du prochain, qui est demain (enfin, sur le blog, il ne sera probablement que dimanche, j’ai tant à faire !). La semaine dernière, Tequi proposait pourtant un sujet sympa en nous demandant de réfléchir à ces séries qui pourraient se passer de leur personnage principal et survivre sans mal… Facile en théorie, mais en pratique, on a plein de séries qui s’y sont risquées et se sont cassées la gueule (coucou Scrubs, Once Upon a Time ou That ‘70s show… dont je suis le seul sériephile à avoir adoré les dernières saisons, je crois). Pour bien faire le tri, j’ai décidé de ne m’occuper que des séries qui sont encore en cours de diffusion – attention, soyez à jour avant de lire les paragraphes sur une série, il y a des spoilers sur les derniers épisodes :

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  1. Fear The Walking Dead

La série a réussi à le faire en saison 4 et cette fois, j’ai surtout bon espoir qu’elle osera le faire après son cliffhanger de fin de saison 5 qui voit son nouveau personnage principal, Morgan, dans un péril tellement grand qu’il n’est pas censé pouvoir survivre. Comme il n’est pas encore mort, cela dit, tous les désespoirs sont permis. Bon, vous l’aurez compris, je n’aime pas Morgan et je n’aime pas cette manière dont il est devenu personnage principal du jour au lendemain, sans que ça ne soit vraiment justifié (à mes yeux, en tout cas)… Après, s’il meurt vraiment, j’ai peur que les audiences chutent quand même… mais eh, la série peut sûrement lui survivre quelques années !

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  1. Grey’s Anatomy

Je crois que cette série a fait l’unanimité pour ce TFSA, mais je ne suis pas entièrement convaincu qu’elle survivrait, alors je ne la place que quatrième. Grey’s sans Meredith, à une époque, c’était imaginable. Et puis, Lexie est arrivée et on s’est tous dit un jour ou l’autre qu’elle reprendrait le flambeau de sa sœur le jour où Ellen Pompeo en aurait marre. Raté : c’est Chyler Leigh qui a été dégagé de la série et Ellen Pompeo qui est restée pour encore une dizaine d’années supplémentaires (ou presque). Malgré tout, la série pourrait survivre sans Meredith qui commence à vraiment subir le poids des années et des drames. Le titre ? Eh, l’hôpital s’appelle Grey désormais, ça peut très bien continuer dix ans encore tellement ils sont habitués à changer les personnages !

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  1. Station 19 (spoiler aussi sur la saison 16 de Grey’s)

Inévitablement, si j’en cite une, je pense à une autre. Même si je suis loin de détester Andy autant que la majorité des sériephiles, il faut bien reconnaître que l’héroïne du spin-off n’est pas la plus appréciée des personnages du petit écran, loin de là. Elle m’a bien soulé aussi en saison 2 avec ses romances dont je me contrefiche pas mal, et je me dis que sa mort pourrait être un moyen de relancer la série à moindre frais. Les audiences n’étant déjà pas au top, je doute que ça puisse être pire si elle disparaît – ce serait beaucoup plus dommageable pour eux de perdre Vic, ce qui explique peut-être pourquoi elle a fini par apparaître dans la série mère et se retrouve en couple possible avec l’un de ses personnages…

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  1. God friended me

Sans le cliffhanger de la saison 1, je n’y aurais jamais pensé, mais voilà, la série peut totalement se passer de Miles d’ici quelques épisodes s’ils trouvent un rebondissement qui le justifie. Bon, le seul qui me vienne, ce serait sa mort et je proteste formellement ! Toujours est-il que maintenant que Joy reçoit aussi des notifications, on peut la suivre elle plutôt que Miles. En fait, je me suis demandé devant le premier épisode de la saison 2 pourquoi ils n’avaient pas pris le parti de faire un personnage par saison. Bon, ça m’aurait probablement frustré cela dit. En tout cas, la série peut survivre à son départ, tant que le compte de Dieu existera !

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  1. The 100

Oui, oui, c’est bien de l’une de mes séries préférées que je parle ici. Elle est annulée et se terminera à la fin de sa saison 7 donc je ne pense pas que Clarke sera tuée d’ici là, mais la série peut tout à fait survivre à la mort de celle-ci. Honnêtement, la saison 6 nous en a donné un aperçu, et ce n’était pas si dérangeant – au contraire, même, je dirais que la qualité était encore un cran au-dessus. Et puis, je me souviens d’un épisode de la saison 3 que j’avais adoré justement parce qu’on ne voyait Clarke que dans la dernière scène, donc la série aurait même pu survivre à l’absence de l’actrice. Je sens que je vais me mettre des fans à dos avec ce choix, cependant…

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En écrivant cet article, je me suis rendu compte que les cliffhangers de plusieurs de mes séries indiquaient que les saisons à venir aller tenter le coup… ça m’inquiète un peu, il y en a déjà un certain nombre qui touchent à leur fin cette année ! Certaines séries ont bien réussi à le faire cependant – comment ne pas penser à Charmed ? D’ailleurs, je ne pense pas que le reboot parviendrait à s’en relever aussi brillamment…

Enfin, on notera qu’avec l’audiobook Orphan Black The Next Chapter, il est evident que la série peut survivre à l’absence quasi-totale de Sarah… mais pas à celle de Tatiana Maslany. Promis, je vous résume dès que possible le chapitre 3 (que j’ai un peu moins aimé que les précédents) et j’écoute ensuite le chapitre 4 qui sortait aujourd’hui.