Synopsis : Jennifer Walters est une avocate spécialisée dans les affaires juridiques super-humaines. Elle est aussi célibataire, verte et fait deux mètres.
Pour commencer, j’avais bien l’intention de voir la série dès le jour de sa sortie, mais comme Disney + a décidé d’en décaler la diffusion de 24h, ça ne m’arrangeait plus tellement que ce soit le jeudi. Sur du long terme, c’est bien, ça m’évite le conflit avec High School Musical The Musical The Series, qui est de plus en plus une petite pépite à regarder.
Là n’est pas la question. Quand j’ai entendu parler du projet d’une série She–Hulk, j’étais moyennement convaincu : trop de séries Marvel, trop de super-héros, ça commençait à sentir bon l’overdose. Deux ans plus tard, je suis encore là cependant. Certes, la qualité n’est pas excellente à chaque série, mais il y a toujours de bonnes raisons de venir regarder les nouveautés. Et pour cette série-là, il n’y a pas trop de doute : je ne connais que très peu le personnage (j’ai dû la croiser genre une seule fois dans mes lectures ? Deux peut-être), alors les modifications par rapport aux comics passeront inaperçus (comme pour Moon Knight). Par contre, je connais beaucoup trop bien le casting.
Tatiana Maslany était exceptionnelle dans Orphan Black, donc je lui fais confiance pour gérer l’humour de la série et le personnage, même si tout le monde affirme qu’elle est en train d’enterrer sa carrière. Être dans un projet Marvel, ce n’est pas s’enterrer, même si les effets spéciaux ne sont peut-être pas géniaux. Le reste du casting ? Que des acteurs que j’aime ! Cela ne peut que sentir bon, franchement, même si j’ai peur d’en attendre trop et d’être déçu.
Note moyenne de la saison : 17/20
S01E01 – A Normal Amount of Rage – 18/20 J’ai beaucoup aimé ce premier épisode, parce qu’il tient toutes les promesses de fun que j’en espérais. En revanche, il ne permet pas encore de bien voir ce que sera la série, faisant plutôt un long détour très agréable. Je suis frustré de ne pas avoir eu directement deux épisodes, frustré aussi de ne pas avoir une saison de 22 épisodes tant c’est bien parti. Bref, j’aime déjà et j’ai hâte d’être jeudi prochain.
S01E02 – Superhuman Law – 17/20 Cet épisode a les défauts inverses du premier : on manque d’action car ce sont enfin les enjeux de la saison qui sont mis en avant. Par chance, je les aime beaucoup eux aussi et je trouve qu’on passe un bon moment en compagnie de cette héroïne à la vie un peu chaotique. Le récit est fait avec humour et quelques références, c’est donc très agréable à regarder.
S01E03 – The People vs. Emil Blonsky – 18/20 L’épisode est parvenu à me surprendre par sa construction, ses intrigues et le traitement du fil-rouge de ces trois premiers épisodes qui n’était pas du tout celui que j’attendais en le lançant sur Disney +. Tatiana Maslany est bourrée de talents et le prouve une nouvelle fois, les guests-stars de la série en font une pépite et on ne s’ennuie pas devant cet épisode qui m’aura fait beaucoup rire. Bref, c’est une réussite, tout simplement.
S01E04 – Is This Not Real Magic ? – 18/20 Je considère que la série fonctionne à partir du moment où j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises devant l’épisode. C’est le principe même d’une comédie, mais ça n’arrive pas avec chacune d’entre elles. Alors oui, parfois, certaines blagues tombent à plat, je le reconnais, mais dans l’ensemble, c’est un épisode qui réussit à faire rire, tout en avançant dans l’évolution de son personnage principal et en proposant quelques petits moments d’action savoureux. On ne se sent plus forcément devant du Marvel, et pourtant, ça en est sans le moindre doute. Pas mal du tout.
S01E05 – Mean, Green, and Straight Poured into These Jeans – 13/20 Je suis hyper déçu par cet épisode ? D’accord l’humour est toujours présent et quelques scènes étaient sympathiques, d’accord on a ENFIN le développement de personnages secondaires avec un peu plus de temps d’écran, mais j’ai eu l’impression d’attendre que l’épisode commence pendant tout l’épisode… au point que j’ai eu du mal à croire qu’il soit déjà terminé tellement je n’avais pas eu l’impression qu’il s’était passé quoique ce soit encore par rapport au précédent.
S01E06 – Just Jen – 16/20 Ouf, l’humour est de retour avec cet épisode et prend de nouveau sur moi. Pourtant, je suis aussi fatigué que la semaine dernière ! Côté intrigue, on sent bien que ça avance, même si certaines choses sont mises de côté pour l’instant. J’ai l’impression qu’on va passer la saison à sentir la menace planer sans jamais la voir vraiment, mais en même temps, la série n’en a pas besoin pour me donner envie de la regarder. Tant que je m’amuse bien et que j’ai trois actrices que j’adore au casting, je ne peux que continuer de regarder.
S01E07 – Retreat – 15/20 C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.
S01E08 – Ribbit and Rip it – 18/20 L’épisode de cette semaine prouve tout ce que la série avait dans le ventre depuis le début, mais c’est presque frustrant que ce ne soit qu’à l’avant-dernier épisode que tout parvienne si bien à se mettre en place. Le rythme est excellent, les clins d’œil fonctionnent, on s’amuse énormément tout en ayant de l’action et on nous prépare le terrain de l’épisode final avec succès. J’espère vraiment qu’on aura une saison 2, car il y a moyen de faire tellement d’autres histoires !
S01E09 – Whose Show is This? – 19/20 Alors là, je ne sais même pas quoi écrire qui ne spoilerait rien de cet épisode. Disons simplement que ce n’était pas du tout ce que j’en attendais et qu’il va me falloir un peu de temps pour savoir si c’était du génie ou si c’était n’importe quoi. Je crois que cet épisode, on l’aime ou on le déteste, et qu’aucun entre deux n’est vraiment possible – même si j’y suis. L’avantage, c’est que c’est un épisode qui fera parler de lui et qui restera inoubliable. De là à savoir quoi en penser à chaud, par contre…
/!\ Un mini spoiler sur la série d’origine et des spoilers sur les cinq premiers épisodes de la version HBO (2020).
Cela fait une bonne semaine que je vous en parle l’air de rien dans plusieurs articles, mais voilà, j’ai cet article qui me titille le petit doigt depuis tout ce temps alors il était temps de me poser pour l’écrire. À la question posée par le titre de cet article, la réponse est évidemment non, c’est indiscutable. Pourquoi la poser alors ? Parce que c’est ce qui semble être fait et c’est précisément ce qui m’énerve le plus avec la série. Celle-ci a d’autres défauts, notamment une tendance fâcheuse à la scène inutile et longue pour le plaisir de combler du temps, mais ce qui m’énerve le plus, c’est son côté rétro cherchant à légitimer des trucs qui ne devraient pas l’être en 2020 : racisme, homophobie et surtout patriarcat écrasant.
C’est normal, c’est dans le passé.
L’argument est celui qui vient le plus spontanément à l’esprit : la série est un reboot d’une série datant de 1957 et son action se situe en 1932. Evidemment qu’on est confronté à du racisme, de l’homophobie et une place de la femme très, très bas sur l’échelle sociale, c’était le quotidien de l’époque et ce serait idiot de faire comme si ce n’était pas le cas. Là-dessus, je ne peux qu’approuver et aller dans le sens de légitimer ce qui est mis en scène… Sauf que ce n’est pas si simple, ni évident.
OK, la série d’origine a pléthore de personnages masculins et le monde dans lequel évolue Perry Mason est particulièrement masculin. C’est évident. Seulement en 2020, cela ne semble pas compliqué d’injecter de nouvelles scènes avec plus de femmes. La série se borne à montrer des tas de scènes avec au moins cinq hommes blancs de plus de 50 ans à l’écran. C’est assez hallucinant. Des scènes entre secrétaires, des témoins féminins, des croyantes religieuses… Les occasions ne manqueraient pas en les cherchant un peu plus. Ne pas le faire, c’est au mieux de la paresse, au pire… ben c’est juste être rétrograde et s’enfermer dans le passé, en s’en justifiant par le reboot d’une série du passé.
Plus la série avance, plus les personnages féminins commencent à gagner de l’importance et passent un peu plus le Bechdel Test (et encore, c’est vraiment de justesse), mais pour l’instant, on dirait vraiment que la série tente de nous justifier ce qu’elle propose par le contexte historique. Or, ça ne saurait être suffisant.
Un autre aspect dérangeant devant la série et cette impression que la série veut cocher un bingo diversité et minorité, quitte à bâcler les choses et tomber encore plus dans les clichés. Ainsi, j’aime beaucoup le personnage de Drake, un policier noir très bien introduit dans la série… mais finalement, il est introduit uniquement pour poser des questions par rapport au racisme ambiant de l’époque et pour combler le temps avec une sous-intrigue qui ne fera rien avancer. C’est très frustrant : le personnage est sous-exploité et réduit quasiment uniquement à sa position de noir dans la société (certes, il y a aussi le personnage de sa femme… mais de quoi parlent-ils tout le temps ? Bingo, des problèmes de Drake avec sa hiérarchie raciste et de la manière dont il faut se comporter face à des situations racistes).
Je fondais tellement d’espoir sur ce personnage que je suis déçu de son traitement, inévitablement.
Difficile de ne pas évoquer aussi le cas de Della. Vous vous souvenez de ce que je dis du patriarcat plus haut et des scènes pleines de mâles blancs en mal de jeunesse ? Eh bien, Della, c’est tout l’opposé. C’est une femme de moins de 50 ans, qui gère tout toute seule sans obtenir de vraie reconnaissance de son statut (son boss l’aime bien, mais elle est quand même là pour répondre au téléphone, mince pourquoi essaie-t-elle tant de communiquer ses bonnes idées ?). Une femme forte dans une société où le patriarcat est roi ? Une femme qui porte tout sur ses épaules et qui est en plus capable de faire du bon travail ? « Eh, faisons-en une lesbienne » ce sont dit les scénaristes…
Oui, re-bingo du « regardez on fait les choses bien », Della, personnage qui flirte avec Perry dans la série d’origine, devient lesbienne pour les besoins de ce reboot. Difficile de faire plus cliché : une femme forte et capable de faire tout ça ne peut qu’être lesbienne aux yeux des scénaristes apparemment, parce que bon, ce n’est pas comme si une femme pouvait être tout ça tout en restant hétérosexuelle, hein ? Ugh. Puis, si vous pensez que je vais vous épargner la raison de cette homosexualité, vous vous trompez, il me reste mon dernier point !
Oui, il y a de quoi être en deuil, effectivement.
Male Gaze
Et enfin, le truc le plus dérangeant dans la série ? Elle tombe dans tous les clichés possibles concernant le male gaze, et c’est probablement ce qui m’a le plus perturbé pour une série sortant en 2020. Pour rappel, le male gaze, c’est la tendance d’une production à avoir un point de vue exclusivement masculin et hétérosexuel de la nudité/sexualité. Je simplifie beaucoup une notion complexe pour le bien de la brièveté de l’article, mais vous avez l’idée.
La nudité dans la série ? S’il s’agit de voir une femme nue, vous pouvez être sûr qu’on verra en détail ses seins au moins et qu’on fera tout pour la sexualiser à fond. Il faut que la nudité féminine fasse naître le désir, et ça se voit dès le pilote de la série et dans une majorité d’épisodes depuis. C’est un festival de poitrines… Sauf quand il s’agit de Della au lit avec sa copine.
Ben oui, quitte à tomber dans les clichés, Della, le personnage féminin principal (ça se discute comme il y a aussi Alice, mais ne nous leurrons pas) se retrouve à se dénuder dans une scène… mais on ne verra rien d’autre que la caméra s’attardant longuement sur ses jambes et sur le retrait de ses vêtements. Concrètement, c’est pour nous dire que c’est ce que regarde sa copine, alors c’est du male gaze déguisé, mais c’est tellement typique de ce genre de séries rétro… Autant début 2000, ça m’aurait paru bien normal, autant merde, vingt ans après, ça commence à être grossier comme artifice.
Ainsi donc, la seule raison de l’homosexualité de Della semble être d’ajouter cette scène où les deux femmes finissent au lit, mais sans être sexualisées non plus. Il ne faudrait pas trop choquer l’audience avec de la nudité et du sexe lesbien, par contre enchaîner sur du sexe hétéro où on ne voit rien de Matthew Rhys (non pas que ça m’intéresserait de voir ça, merci bien) mais tout de la poitrine de sa partenaire, ça oui. Bref, Della est lesbienne, et tant mieux, mais ça paraît juste être un appel du pied pour qu’on félicite la production de « moderniser » la série avec ce genre d’intrigue auxquelles on ne donne finalement aucun poids ou intérêt particulier.
Elle est bien plus intéressante que sa seule sexualité, heureusement, et elle est autrement un personnage bien écrit et construit. C’est juste dommage de tomber dans un tel cliché qui ne véhicule pas la meilleure des idées, surtout quand on voit que c’est juste pour faire parler d’eux grâce au changement par rapport à la série d’origine.
Les fans les plus attentifs me diront à présent que j’exagère sur le male gaze parce qu’il y aussi plein de nu masculin, et même quelques scènes de nu intégral pour plusieurs acteurs, seulement vous remarquerez que là, il n’est plus question d’érotiser la nudité. Dans le pilote, on a une scène qui a pour vocation d’être comique en s’appuyant sur un ressort de nudité couplé à de la grossophobie (tant qu’à faire), alors que par la suite, les hommes nus sont simplement des cadavres. On a connu plus érotique.
Certes, là on est sur du full frontal, mais malgré leur statut de cadavre, ces nus sont là le plus souvent pour la visée comique : les réactions des personnages face à eux sont censés nous faire rire, parce que trololol il est tout nu et ça dérange les hommes qui doivent le déplacer ou trololol il est retrouvé sur un terrain de golf. Euh. C’est un grand non. Et tout ça m’énerve tellement, putain !
Est-ce que tout ça est hypocrite de ma part ? Peut-être un peu. Après tout, le Bechdel Test n’est pas passé du tout dans la majorité des épisodes de God Friended Me que je regarde en ce moment (mais on a au moins de la mixité dans les scènes) et Suits a lutté avec les mêmes démons pendant des années sans que je ne dise rien (pas la nudité, certes, mais le male gaze et le patriarcat, hein, revoyez les premières saisons). Ouais, mais la série a évolué sur ces questions et on n’était pas en 2020 lorsqu’elle a commencé, j’étais donc possiblement moins renseigné sur le sujet. En 2020, c’est moins pardonnable de ne plus l’être et j’ai mal tourné à trop m’énerver sur ce genre de problème… Ca me décroche des histoires proposées, tout simplement, même si je ne suis certes pas celui qui devrait être le plus énervé de tout ça. L’empathie, que voulez-vous.
Pourquoi je la regarde encore alors ? Pour deux raisons. La première, c’est que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’avoir des réponses. La première scène est tellement marquante qu’il est difficile de faire autrement… La deuxième raison, c’est que j’ai encore espoir que la série s’améliore. Je veux dire, mince, il y a Tatiana Maslany dedans, et l’actrice a prouvé à maintes reprises qu’elle était au point sur les questions de féminisme (refusant même de se raser les aisselles en tant que Sarah Manning parce que ça n’avait aucun sens ni intérêt que Sarah prenne le temps de le faire). Une actrice ne peut pas tout faire au sein de la production d’une série, mais passer d’un extrême à l’autre, j’ai du mal à y croire.
Canalise ton énergie ailleurs s’il te plaît, on compte sur toi aussi.
Et effectivement, l’épisode 5 diffusé hier semble aller dans ce sens avec une série un peu plus mixte dans ses scènes, et même des scènes avec majorité de femmes. Alice, le personnage de Tatiana Maslany, s’impose aussi face au patriarcat (sans le savoir puisqu’elle confronte sa mère manipulée par les hommes). J’ai bon espoir que la série fasse le chemin du progrès au cours de sa saison. Je lui laisse le bénéfice du doute, mais elle ne sera vraiment pas ma meilleure série de 2020…
Le temps file et défile à toute vitesse et nous revoilà déjà en milieu de mois (ou presque). Il est donc l’heure pour moi de me motiver (c’est compliqué, j’ai mis trois heures à allumer l’ordinateur quand même) à vous rédiger comme d’habitude la liste de mes derniers coups. Mes derniers coups ? Mais oui, vous connaissez par cœur l’introduction de cet article à force : trêve de blabla, à présent, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…
Coup de Cœur : Ecoutez, je ne m’y attendais pas spécialement, mais j’ai adoré le format de l’audiobook pour le retour d’Orphan Black. OK, je reconnais, je m’y attendais un peu, je suis un grand fan de la voix de Tatiana Maslany après tout ; mais ça rend vraiment mieux que ce que j’imaginais. Quant à l’histoire, elle était bouclée avec la série, mais je trouve intéressant de reprendre huit ans plus tard, alors vraiment pourquoi pas ! En plus, l’accent de Sarah sera à jamais un coup de cœur !
Coup de Mou : Vous savez pourquoi je ne regarde plus de série en ce moment ? Non, ce n’est pas parce que c’est la rentrée, c’est parce qu’à chaque fois, je me dis qu’il faudrait que j’avance dans 13 Reasons Why et qu’à chaque fois, ça me blase d’avance de me relancer dans cette série. Et pourtant, je n’arrive pas à me dire que je vais passer mon chemin. C’est du masochisme à ce stade, je le sais bien, mais je continue quand même !
Coup de Poing : Les batailles dans The Outpost sont de vrais coups de poing comiques. Franchement, je n’en finis plus de rire de voir Talon s’en sortir de toutes les situations sans la moindre once de crédibilité. Il y a eu quelques bons coups de poings cette saison, et des moments mémorables, notamment grâce à Garret ou Janzo !
Coup de Blues : Vous me croyez si je vous dis que je ralentis mon rythme de rattrapage de Plus Belle la Vie parce que je suis à moins de deux mois des épisodes du moment ? C’est grave, mais je me dis que bientôt, je ne pourrai plus enchaîner. Moins de deux mois de retard, ce n’est plus arrivé depuis genre 2017, et jusqu’ici, à chaque fois, je m’empiffrais des épisodes sans remords quand je me disais que j’allais rattraper. Que faire maintenant ? Une fois que j’aurais rattrapé mon retard, il faudra que je m’occupe de Youtube, je n’ai plus rien vu depuis plus d’un mois !
Coup de Vieux : N’ayant pas vraiment d’idée, je vais parler ici de la saison 5 de The Affair! Elle touche à sa fin et pour l’occasion, les scénaristes ont décidé de filer un coup de vieux à Joanie en lui offrant un segment dans le futur. Je retombe sur mes pattes : le personnage se prend un énorme coup de vieux, mais moi aussi, parce qu’Anna Paquin a bien grandi depuis X-Men ! Franchement, ça me fait tout bizarre… Et en plus, je crois qu’on cherche tous l’utilité de ce segment !
Coup de Gueule : C’est après moi-même que je vais râler cette fois, parce que j’en ai marre de me traîner les trois derniers épisodes de The Other Two depuis des semaines. J’adore la série pourtant, mais je ne sais pas, je ne me motive pas ! Et que dire de Single Parents ? Tout un été, et je n’ai toujours pas vu la mi-saison ! Et après, j’essaie d’être convaincant quand je vous parle de mon planning de la rentrée…c’est n’importe quoi, Jérôme ! Et en plus, c’était déjà mon coup de barre du mois dernier !!
Coup de Barre : Ben du coup, j’ai un coup de barre quand je vois le planning des séries à venir d’ici dix jours alors que je ne suis à jour nulle part. Ou quand je pense que j’ai vu beaucoup moins de séries cette saison et que ça se verra pour mon « calendrier de l’avent » où je fais le top de l’année ! Ouais, ce sont des coups de barre anticipé, je suis comme ça.
Coup de Bol : Je vois vraiment peu d’épisodes en ce moment, mais je gonfle artificiellement le truc avec les épisodes de Missionsque j’ai pu voir en avant-première en août. Et après, ça fait genre j’ai vu des épisodes cette semaine, alors que non, pas du tout en fait. Mais bon, faisons comme si !
Coup de Tête : Je suis légèrement fatigué et le seul coup de tête qui me vient en tête là tout de suite, c’est le moment où, en rentrant chez moi hier soir, je me suis allongé pour faire la sieste au lieu de faire mon repassage. Je me mets tout seul dans l’embarras de devoir repasser en toute hâte demain soir, mais c’est pas grave, c’est la vie. Rien de bien fou tout ça, je sais, désolé !
Coup de Théâtre : Il n’a pas eu lieu et n’aura probablement pas lieu… mais il concerne ma nouvelle théorie sur Why Women Kill, une super série que je vous conseille ! Après l’épisode de cette semaine, je me suis retrouvé à envisager que nous étions complètement baladé par les scénaristes. C’est peu probable, mais voilà, l’idée m’a traversé la tête et je n’arrive plus à m’en défaire. Lisez à vos risques et périls ? Comme il n’y a eu que peu de promo et que j’ai l’impression que c’est une mini-série plutôt qu’une série à long terme, je me dis qu’ils pourraient tout à faire prendre le parti de révéler que les trois héroïnes ne sont pas les meurtrières du titre, mais les victimes. Les meurtrières seraient alors April, la mère de Tommy et Jade. Et ce serait un sacré coup de théâtre pour le dernier épisode, que vous auriez lu ici en premier mouahaha.
Coup Tordu : J’ai découvert cette semaine qu’après une pause de plusieurs semaines, Songlandavait finalement repris au mois d’août et que j’avais donc plein d’épisodes de retard. Je suis dégoûté : je les suis sur Twitter, je n’ai pas vu de promo ; j’ai ajouté quasi toutes les chansons de la première mi-saison sur Spotify, le Radar des sorties ne m’a pas prévenu. C’est tordu de reprendre en catimini comme ça !
Coup de Pub : Rien à signaler, si ce n’est que j’ai recommencé à lire un peu les blogs de tous les amis grâce à mes trajets en train. Du coup, je vais simplement vous rappeler que le Mois de la BDbat son plein en ce moment, même si je suis en train de passer à côté. C’est comme ça. Bon, mais comme le gif le suggère, je ne désespère pas de lire les derniers Buffy !
Coup de Grâce : Et c’est une fois de plus Netflix qui m’achève totalement. Non seulement, je n’ai pas rattrapé 13 Reasons Why, mais en plus, la plateforme a sorti ces derniers jours plusieurs séries qui me tentent. The I-land et Marianne, la nouvelle série d’horreur française (rien que pour ça, je suis curieux), sont en effet en ligne, mais je n’ai pas eu le temps de voir le moindre épisode. Je vous ai dit : j’ai fait la sieste, c’est plus important !
Comme hier, nous sommes toujours en milieu de mois, ce qui veut dire que je peux vous proposer un nouvel article « Mes derniers coups de… ». Cela fait déjà dix-neuf mois que cet article revient, alors vous connaissez probablement le refrain aussi bien que moi ; allons-y tous en chœur : « Trêve de blabla, à présent, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier… »
Coup de Cœur : Je pense que ça ne surprendra personne, mais il va à la saison 3 de Glow parce que j’adore toujours autant cette série et que j’ai dévoré la saison – à un rythme plus lent que ce que j’aurais fait hors déménagement, certes, mais bon, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. J’espère que la série aura droit à une saison 4 car j’ai trouvé vraiment chouette de voir certains personnages être développés de manière plus approfondie.
Coup de Mou : Si j’ai aimé cette nouvelle saison de Glow, il faut bien avouer qu’il y a tout de même eu un gros défaut, son rythme moins entraînant et sa construction plus hasardeuse pour cette troisième année. Le problème, c’est que je me suis fait exactement la même réflexion face à Dear White People ! Bref, le coup de mou, il est pour les saisons 3 de Netflix qui ont dû mal à justifier leur existence et à offrir une construction pertinente. Reste à voir comment s’en sortira 13 Reasons Why, mais je n’ai pas grand espoir.
Coup de Poing : Je suis sûr que ce n’est pas la première fois, mais ce coup de poing va évidemment à Preacherqui est revenu avec force ces dernières semaines. Franchement, j’ai vu pas mal de coups de poings cette semaine, mais aucun ne vaut ceux de Jesse. Les chorégraphies mises au point dans cette série sont toujours bluffantes et fluides à regarder.
Coup de Blues : Rater certaines nouvelles séries parce que je déménage, c’est frustrant. Oh, ce n’est qu’une excuse ! Tous les mois, il y a des séries à côté desquelles je passe pour plein de raisons. Cet été, c’est Pandora qui souffre le plus de ce problème. J’aurais bien aimé la voir, mais bon, avec cinq épisodes à rattraper et sachant que les retours en font une série médiocre… j’imagine que je ne rate pas grand-chose. M’enfin bon, ça n’empêche pas d’avoir le blues de la nouveauté à côté de laquelle je passe.
Coup de Vieux : Comme nous sommes mi-août, cela fait déjà un an depuis que j’ai vu mon dernier épisode de Suits ! Et pourtant, j’adorais la saison 9, j’ai juste arrêté faute de temps, et voilà, j’ai maintenant une saison de retard et déjà 5 épisodes de Pearson qui s’accumulent… Oui, ça me file un coup de vieux, parce que je me rends compte que cette année est passée super vite, en un claquement de doigts. Et si ça, ce n’est pas le début de la vieillesse ! Bon, et puis, OK, je n’ai pas choisi le gif ci-dessus par hasard non plus, aha !
Coup de Gueule : Après mes visionnages du mois de juillet, il est dur de ne pas penser à Veronica Mars pour ce coup-ci. Je ne peux pas trop en dire sans spoiler, évidemment, alors passez au paragraphe suivant si vous n’avez pas vu la saison 4 et que vous ne voulez rien savoir. Mon gros coup de gueule contre Rob Thomas, c’est évidemment le twist final. Fournir le mariage tant attendu depuis près de quinze ans, c’était génial, mais ce cliffhanger qui nous refait souffrir une fois de plus le personnage qu’on adore, ce n’était vraiment pas une idée sympathique de sa part. Difficile de ne pas être énervé !
Coup de Barre : Comme pour le coup de blues, je suis énervé de ne pas être plus efficace dans mes visionnages et je constate un énorme coup de barre, en juillet surtout, et à venir pour la fin de ce mois d’août. Tales of the City, Single Parents,The Rook ou encore Scream, voilà autant de séries dont j’ai pris le temps de commencer les saisons sans parvenir à aller au bout. Et je ne vous parle même pas de mon challenge séries, qui va devoir accuser pas mal de switchs pour que j’espère le terminer – et même comme ça, ce n’est pas gagné. C’est la vie !
Coup de Bol : The Outpostpropose une deuxième saison que je trouve efficace et sympathique à suivre dans sa construction. C’est l’une de mes rares séries estivales, et je trouve que cette deuxième année suit le chemin du progrès après une première saison très moyenne. Peut-être que c’est parce que je connais mieux les personnages, peut-être que c’est parce que je me suis fait à l’intrigue, mais je trouve ça plus fluide et mieux construit pour le moment.
Coup de Tête : Oui, je ne regarde pas grand-chose comme séries en ce moment, mais s’il y a bien un coup de tête à retenir de cet été, c’est que je me suis mis à rattraper mon immense retard… dans Plus Belle la Vie. Figurez-vous que Kevin m’a envoyé un lien vers l’épisode où je m’étais arrêté, et depuis que j’ai fait play, c’est impossible de me stopper. J’en reparlerai plus longuement dans un autre article sur ce que j’ai pris le temps de regarder cet été, parce qu’il ne faut pas croire, ma télé était allumée continuellement pendant que je faisais les cartons, hein !
Coup de Théâtre : Récemment, il a été annoncé que Tatiana Maslany allait réendosser ses nombreux rôles ! Ouep, on est parti pour une saison 6 d’Orphan Black… mais sous le format d’un podcast, pas d’une série. Ce sera évidemment payant, mais il y a de fortes chances que je craque, parce que cette série était dingue et que la voix de Maslany est suffisante pour nous faire voyager ; on le sait tous !
Coup Tordu : Netflix propose une dernière saison à la série Lucifer, mais plutôt que d’en finir au plus vite comme cela semblait être le cas, voilà que la plateforme joue les prolongations en annonçant une saison allongée à 16 épisodes. C’est tordu de vouloir en finir mais de prolonger le plaisir comme ça. En même temps, pour une série sur le diable, ce n’est pas si étonnant une décision sadique ? De mon côté, je reste sceptique, parce que j’ai toujours trouvé que la série avait des longueurs qui ne lui réussissaient pas… et j’ai peur de ce que ça peut donner si on rajoute encore des épisodes.
Coup de Pub : J’ai l’habitude de parler de plein de séries sur le blog, mais il y en a une qui est passée sous mon radar alors qu’elle débarque demain ! Il s’agit de Why Women Kill. Je vous en laisse la bande-annonce, même si je ne pense pas avoir le temps de la commencer demain, mais notez tout de même que le casting est composé de trois actrices assez douées que je connais déjà – sans forcément les apprécier toutes cela dit – et que c’est produit par les producteurs de Desperate Housewives. Ca sent bon !
Coup de Grâce : Et enfin, on termine cet article sur une petite angoisse ! Les saisons 7 de The 100 et Agents of S.H.I.E.L.D sont officiellement les dernières. Dans un an, c’est la fin de deux de mes séries préférées. C’est déjà un coup de grâce, ça, mais le pire, c’est que je vois la saison 7 de Younger (déjà annoncée) se profiler elle aussi comme la dernière, parce que côté intrigue, la saison 6 nous amène petit à petit vers le bout de ce qu’il y a à raconter. Bon, là, c’est moi qui me fais des films : la série a prouvé plus d’une fois qu’elle en avait sous le coude et pouvait raconter plein de choses surprenantes, et en se renouvelant en plus. Je mets la charrue avant les bœufs, comme on dit…
On en reparle dans un an ! D’ici là, il y aura eu plein d’autres articles de toute manière, j’ai le temps de changer d’avis au moins douze fois.