Semaine 41 : du 10 au 16 octobre

Bonsoir tout le monde !

Cette semaine est inévitablement un peu plus light que la dernière, mais il y a de quoi faire quand même. Je vous annonce tout de suite que mon article de la semaine prochaine ne sera peut-être pas publié le dimanche parce que… je vais au Comic Con le samedi, alors j’aurais du retard dans mon boulot 😉

Peu importe pour l’instant, concentrons-nous sur les sept derniers jours !

00Les inédits de la semaine

C’était une semaine un peu allégée grâce au débat présidentiel américain de dimanche dernier qui a charcuté mes inédits du lundi. Nous sommes partis sur un petit rythme routinier dans pas mal de séries, mais il faut noter cette semaine le début de Channel Zero, une excellente surprise, et celui de Falling Water, pour laquelle mon avis est quand même plus mitigé.

Mardi voyait le retour de Supergirl dont l’univers s’étend considérablement avec ce début de saison 2 grâce à un changement de chaîne qui fait du bien à ce guilty pleasure. J’en profite du coup pour rappeler que les notes que je donne sont indicatives, subjectives et surtout je note par rapport à la série. Un 17 chez Supergirl ne vaut pas tout à fait un 17 chez Agents of S.H.I.E.L.D que j’adore bien plus et dont j’attends plus de choses. C’est un peu injuste de noter plus durement les séries que j’aime ? Probablement, mais c’est inévitable. Je vous annonce déjà un top de la saison en septembre 2017 dans lequel les choses seront rectifiées car je classerai les ex-aequo selon mes préférences ! En attendant, les séries sont classées dans l’ordre où je les ai vues cette semaine. J’ajoute un symbole cette semaine après la note, indiquant la tendance de la note par rapport à la semaine précédente.

L’anecdote inutile, enfin : vendredi, il y avait un espèce de mode autour des secrets et des choses à dire ou pas, sur quatre épisodes de 40 min, 3 avec le mot « tell » dans le titre, et ça m’a fait marrer. Je sais, ce n’est pas drôle, je vous ai dit que ce serait inutile !

Westworld (1×02), 19/20 ↗
Once Upon A Time (6×03), 14/20 ↗
Supergirl (2×01), 17/20 °
Conviction (1×02), 14/20 ↘
Agents of S.H.I.E.L.D (4×03), 15/20 =
This Is Us (1×03), 15/20 =
Channel Zero (1×01), 18/20 °
Younger (3×03), 17/20 ↗
You’re the Worst (3×05), 15/20 ↘
American Horror Story (6×05), 18/20 ↗
Blindspot (2×05), 13/20 =
Grey’s Anatomy (13×04), 14/20 ↗
How To Get Away With Murder (3×04), 14/20 =
Notorious (1×04), 14/20 ↗
Falling Water (1×01), 14/20 =
Superstore (2×04), 18/20 ↗
The Good Place (1×06), 16/20 ↗

Bonus Eve.pngLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, je m’aventure du côté des personnages secondaires pour trouver ma performance préférée. Je n’ai pas eu besoin de réfléchir beaucoup, tant le jeu était convaincu immédiatement : Famke Janssen était un choix évident pour son guest-starring dans HTGAWM. Sans elle, j’aurais été condamné à vous parler de Cendrillon dans OUAT (outch) ou à la rigueur du guest de Monica Barbaro, dont j’ai dit tout ce que j’avais à dire déjà dans l’article sur l’épisode de Notorious.

Bref, rien de tout ça car Famke Janssen a déchiré l’écran une fois de plus. Elle n’est pas à présenter je pense : je l’ai découverte il y a seize ans déjà (BIM, je suis VIEUX) dans son incontournable rôle de Jean Grey dans la franchise X-Men. Seize ans, putain.

Actrice mondialement reconnue, je ne vais pas faire dérouler ici son CV impressionnant. Je peux mentionner bien sûr ses deux épisodes d’Ally McBeal que j’ai pu voir cette année ou ses apparitions marquantes dans la saison 2 de Nip/Tuck lors de laquelle elle jouait un rôle parfaitement important et incontournable, qui participe pour moi du culte que beaucoup vouent à la série encore aujourd’hui. Elle prouvait à l’époque qu’elle n’avait pas froid aux yeux (et ailleurs) avec le rôle d’Ava Moore.

Son rôle d’Eve dans HTGAWM le confirme à nouveau puisqu’elle y interprète (attention spoilers pour ceux qui n’ont pas vu la saison 2) le rôle de l’ex petite-amie d’Annalise, rien que ça. La relation des deux femmes a connu un retour de flamme l’an dernier en début de saison qui était surprenant par rapport au personnage d’Annalise, qui devenait ainsi bisexuelle alors que rien ne le laissait présager en début de série (où il paraissait plus évident de miser sur Bonnie pour cela). Twist simpliste comme seul cette série parvient à les faire, cela avait offert un certain dynamisme à la série qui s’essoufflait vite après deux ou trois épisodes.

Aussi, c’est un peu sans surprise qu’Ève avait disparu de la circulation en cours de route. C’est avec surprise en revanche que je l’ai vue débarquer dans cette saison 3 pour une danse endiablée avec son ex. Cette scène dégageait tant de joie de vivre et de jeunesse (putain, elle a 51 piges quand même) qu’elle méritait déjà presque d’atterrir en performance de la semaine, rien que pour ça. Bien sûr, l’actrice ne s’est pas arrêtée là et la fin de l’épisode nous a révélé qu’Annalise était partante pour un énième retour de flamme. Il était alors temps de marquer la rupture, rupture bien plus réussie que celle d’Oliver et Connor il y a deux semaines. Eve est en couple, elle ne peut se permettre d’embrasser Annalise.

Et sur le visage de Famke Janssen, c’est un cœur brisé qui se devine aisément. Ce n’est pas facile à jouer, surtout pour un couple dont on ne sait finalement pas grand-chose et qui n’a rien d’exceptionnel ou de réjouissant à première vue (j’entends par là : clairement pas un ship en ce qui me concerne). Pourtant, c’est parfaitement maîtrisé et c’est LA performance de la semaine.

(ça me donnerait presque envie de me mettre à Blacklist pour la retrouver…)

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne.

How To Get Away With Murder (3×04) Scars, IAMX

Ben oui, c’est plus fort que moi, l’OST d’HTGAWM est juste génialissime et chaque semaine, je me fais avoir comme un bleu devant. Cette fois, ce n’est pas un énorme coup de cœur, mais j’ai reconnu direct la voix d’IAMX que j’ai découvert pendant la saison 2 (ah oui, ça fait un moment que ça dure cette connerie) et forcément je suis allé chercher ça. À noter que j’aime beaucoup aussi l’extrait de « Can’t do without you » de Caribou qui était en début d’épisode, mais que la version complète de la chanson (6 minutes) était finalement assez décevante, du coup elle ne figure pas vraiment dans cet article (mais un peu quand même maintenant).

Notorious (1×04) – Rumours, Whissell

Autre show d’ABC, Notorious semble très douée pour dénicher des chansons au rythme parfait pour m’aider dans mes quinze minutes de marche. La scène n’avait rien de marquant, mais mon oreille a tout de suite approuvé cette chanson qui n’a que le défaut d’être trop courte et de ne pas avoir de vraie fin. Très sympa pour se déhancher en faisant la cuisine, en marchant, en dissertant, bref, pour se maintenir dans une dynamique vive et pour rester éveillé. C’est pas gagné ces derniers temps où je préférerais rester au lit.

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Côté Comics

Cette semaine, j’ai enfin pris le temps d’entamer vraiment la partie comics du blog, que j’avais envie de faire depuis un bout de temps déjà ! Pas d’énorme introduction pour cette partie, tout est dans le titre, je commente simplement les séries de comics que je commence cette année, à savoir pour le moment Jessica Jones, Mosaic, Buffy et Angel. Il est possible que je fasse un bon gros articles sur les comics Agents of S.H.I.E.L.D si j’arrive à les rattraper un jour, mais ils sont tellement ancrés dans l’univers Marvel qu’il y a trop de choses à lire !

Jessica Jones #1, 14/20
Mosaic #0, 15/20
Mosaic #1, 16/20

02Les autres actus du blog

Mardi, j’ai pu publier mon article sur la troisième saison de One Tree Hill. Malheureusement, je ne vous parlerai pas de la saison 4 ce mardi, car je n’ai pas encore vu celle-ci ! Oui, je sais, j’ai intérêt à me motiver si je veux conclure à temps mon challenge…

Comme prévu, j’ai aussi publier un article de présentation sur Containment, afin de convaincre ceux qui ne l’auraient pas encore fait d’au moins tester la série !

Rien d’autre à signaler pour le moment.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

ON N’VA PAS S’MENTIR – Septembre 2016 : c’est la rentrée !

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog : j’y reviens sur une série ou un événement sans langue de bois. Pour cette première moulure, je m’intéresse bien sûr à la rentrée des networks ! Cet article évoquera donc de nombreuses séries, dont les titres sont en gras. Pas d’inquiétude, c’est fait majoritairement sans spoiler (ou c’est précisé quand j’évoque des spoilers mineurs). Non, je n’évoque pas Luke Cage, que je n’ai pas encore pris le temps de commencer 😉

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À une époque, septembre était synonyme de nouveautés, de reprises époustouflantes, de sang neuf… Cette année, je n’ai peut-être pas donné leur chance aux bonnes séries, mais franchement, je n’ai rien vu de tout ça et ça me gave un peu ! Tour d’horizon…

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Promis, il n’y a aucun jeu de mots entre l’actrice et le titre ci-dessous (Notorious)

Faire du neuf avec du vieux

C’est un peu le moto de la plupart des séries que j’ai tenté cette année ! Il n’y a rien de neuf dans les pilots que j’ai vu. Du côté d’ABC, on se contente d’imiter le Shondaland un peu partout, parce que c’est ce qui fonctionne sur la chaîne. Notorious est totalement touchée par ce symptôme : franchement, on y retrouve les ingrédients chers à Scandal ou How to get away with murder. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose et c’est sûr que ce n’est du coup pas mauvais, mais le problème c’est que ça commence à devenir lassant de se voir ressortir les mêmes histoires. Il serait grand temps de tenter de faire un peu de neuf. Toujours sur ABC, Conviction est déjà victime du même symptôme et seul le casting permet de sauver la série. Autant dire que même si je les aime bien, je ne donne pas cher de la peau de ces deux nouveautés, aux audiences déjà décevantes… Pas surprenant ! Et sinon, la mode en 2016 semble être de débuter sa série par une scène de sexe, une recette vieille comme le monde qui en arrive à être presque gênante tellement elle est devenue un détour obligatoire dans le pilot, expédié le plus vite possible lors de la première minute (Notorious en est peut-être l’exemple le plus frappant).

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Du côté de FX, c’était encore pire en ce qui me concerne ! Je suis totalement déçu par les lancements de Better Things et d’Atlanta. Je m’attendais à voir un nouveau You’re the worst… mais à la place, j’ai vu débarquer un ersatz de cette série avec Better Things. J’avoue avoir abandonné pour le moment cette nouveauté qui n’avait rien de vraiment nouveau : certes, c’est féministe et ça fait du bien, mais ça n’apporte rien de neuf, ça ne construit rien et c’est tout juste si ça dénonce des phénomènes de société. On a par exemple un épisode qui traite (attention légers spoils jusqu’à la fin du paragraphe) le tabou des règles des femmes, ce qui est une très bonne chose sur le papier… sauf que ça se termine sur un statu quo. On a juste eu vingt minutes sur le sujet et un très beau discours de l’héroïne fait uniquement à des femmes sur le fait qu’il faut assumer son corps. Passionnant, mais… « et ? ». Et rien du tout, justement, pas de conclusion, pas de vrai message, même pas de critique finalement. C’est très décevant.

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Même chose du côté d’Atlanta dont j’attendais peut-être trop parce qu’on m’annonçait le retour de Donald Glover. Oui, mais finalement, ce retour, je le trouve décevant. J’ai vu beaucoup de tweets ravis de la série, mais je n’ai absolument pas accroché : on nous plonge dans une série qui n’a pas de fil rouge, à l’humour pas vraiment au point (c’est inégal : c’est parfois drôle, parfois douloureux de les voir essayer de faire rire). Il y a une critique sociétale forte, sur le racisme, sur l’exclusion, sur tout un tas de choses d’actualités sur lesquelles il y a beaucoup à dire. Le problème ? Et bien, ça s’arrête à ça. C’est une sorte de reflet des problèmes, mais ça ne propose pas de solution (bon ok, ça à la rigueur, ce n’est pas forcément leur rôle), juste un statu quo que personne ne cherche à modifier. En gros, c’est un état de fait, ce qui est après tout le cas (malheureusement) dans la réalité, je ne dis pas. Je cherche simplement où est la comédie là-dedans ?

Dans le cas de Better Things comme d’Atlanta, mon plus gros malaise vient du voyeurisme malsain qui nous est proposé sur des tranches de populations exclues, sur des problèmes de société vécus, sous couvert d’une comédie qui peine à faire rire. Bref, un pseudo-documentaire fictif très dérangeant. C’est un peu ce que proposait You’re the Worst et Catastrophe en s’attardant sur des couples non-conventionnels et des personnages un peu détruits. La différence ? La visée humoristique est au cœur de l’écriture de ces deux-là, là où les nouvelles ont tendance à éclipser cette tendance, tout en restant présentées comme des comédies. Dans le même genre, Master of None de Netflix était bien plus réussie, en dénonçant des problèmes sociétaux tout en parvenant à proposer des vraies situations comiques. Peut-être que l’une et l’autre gagneront à être vues en binge-watching, mais pour le moment, je me permets une pause. Je les trouve plus lourdes que drôles.

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On prend les mêmes et on recommence

Le problème ne vient pas que des nouveautés, loin de là ! Je trouve que de manière générale, les séries qui reprennent cette saison ont du mal à proposer quelque chose de nouveau. Pêle-mêle : Quantico reprend très exactement son schéma de base, en faisant limite fi de ce qu’il s’est passé en saison 1 (même pas un petit résumé tant ce n’est pas important), Agents of S.H.I.E.L.D repart sur une saison qui divise les intrigues en plusieurs sous-catégories et en isolant les personnages, Once Upon a Time repart sur un méchant vu et revu avec des twists tout aussi peu inédits (franchement, l’écriture est de plus en plus décevante de saison en saison), Younger ignore les problématiques de son final en les enterrant et les coulant (littéralement) dans ses deux premiers épisodes, Blindspot expédie en un épisode les ¾ des mystères pour repartir en procedural, How To Get Away With Murder est enfermée dans sa forme et repart sur une troisième intrigue identique ; bref, la liste ne finit plus !

HTGAWM n’est pas la seule coincée par son schéma scénaristique. Pour certaines, comme Blindspot ou Quantico, le problème vient peut-être du genre même de la série, qui enferme immanquablement le show dans un carcan resserré. Pour autant, je trouve ça parfois écrit trop lourdement pour être pleinement appréciable. Ou peut-être que c’est simplement que je suis blasé à force de trop regarder de séries ?

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Et sinon, il y a de bonnes à voir quelque part ? (The Last Man On Earth)

Des recyclages réussis ?

Même problématique du recyclage côté de Superstore qui, après s’être égaré un épisode, revient finalement à ses fondamentaux en s’enfermant dans le Cloud 9. J’ai hésité à en parler, parce que pour le coup, c’est une bonne chose : l’ADN de la série vient du magasin et le changement de formule avec le premier épisode était un échec humoristique assez dommage en ce qui me concerne.

Comme l’an dernier, Grey’s Anatomy étonne par sa constance. Depuis qu’ils se sont rappelés (en fin de saison 11) ce qui faisait le succès de la série, le show est reparti sur d’excellents rails qui donnent envie de croire qu’il parviendra à détrôner ER en nombre de saisons (Grey’s jusqu’en 2019 ? Allez, soyons fous). Le succès de la série ? La constitution d’une famille hétéroclite, qui se retrouve en fin de journée pour partager une bière/un cocktail/un dîner. Tous les dramas sont très sympas et font partie de l’ADN de la série, mais rien ne vaut les quiproquos familiaux et les scènes d’humour/de danse de la série. C’est revenu l’an dernier et ce n’est pour le moment pas oublié par les scénaristes. Ouf.

Il me faut évoquer l’improbable cas de The Last Man on Earth : la série ne m’a pas encore tout à fait convaincu par son retour, mais elle semble avoir décidé de suivre cette saison un vrai fil rouge. C’est difficile d’en être certain après deux épisodes, mais c’est pour l’instant le cas et ça m’intrigue autant que ça me fait plaisir. Peut-être que ça aura moins l’air décousu grâce à ça et la série en a besoin, car l’humour lui manque en ce moment.

Enfin, comment ne pas terminer ce paragraphe sans évoquer le cas d’American Horror Story ? Cinq saisons redondantes et lourdes plus tard, la série se réinvente… en allant piocher dans ce qui était le plus intéressant en saison 1 ! Les acteurs changent enfin de rôles, le côté « Horror » est enfin (re)mis en avant avec des tentatives de jumpscare et le style même de la série est totalement redéfini avec le documentaire (qui plaît ou pas, certes, mais qui change au moins). Certes, je me méfie encore de la suite, mais pour l’instant, cette saison semble ne pas se disperser dans tous les sens et c’est une bonne chose.

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La première scène de Westworld

Les bonnes surprises

 Tout n’est donc pas noir en cette rentrée des séries, et franchement heureusement ! Le recyclage réussi se voit aussi parmi les nouveautés des chaînes.

The Good Place s’est démarquée en premier. Certes, le synopsis de base surfe sur une tendance mystico-religieuse très à la mode (il n’y a qu’à voir Angel from Hell l’an dernier, malgré son échec cuisant et mérité), mais l’humour y est totalement décalé par rapport à ce qu’on voit habituellement sur la chaîne. Il n’y a pas à dire, ça fait du bien ; et l’ironie de Kristen Bell est une franche réussite, comme toujours.

This is us est elle aussi tout à fait réussie. Il n’y a rien de nouveau avec cette série, mais alors vraiment rien. C’est un soap dramatique qui s’attarde sur la vie de personnages qui s’avèrent (SPOILER) être en fait tous liés par le sang. Deux timelines (comme dans Lost, HTGAWM, …) traités en même temps et une vraie motivation d’être un feel good font qu’en deux épisodes la série s’est imposée déjà comme une réussite. Pour être honnête, mon épisode de la semaine m’a même déjà manqué hier où la série n’était pas diffusée. C’est assez dingue cet effet d’habitude après seulement deux épisodes. Bien joué de la part d’ABC, ce recyclage est un succès au casting impeccable.

Westworld qui vient tout juste de commencer est une bonne surprise également, mais elle est déjà un peu trop survendue pour moi. J’ai du coup tendance à avoir envie de la critiquer, notamment en faisant un parallèle pour moi tout à fait évident avec Dollhouse de Whedon. Le côté western détourné par la SF n’est pas sans rappeler non plus Firefly de Whedon également. Et que dire de cette répétition autour de variations qui fait clairement penser à Person of Interest ? Au moins, pour cette dernière, il s’agit des mêmes créateurs, ça se comprend. C’est une bonne série, que je conseille malgré ces quelques critiques pour nuancer toutes celles qui hurlent à l’originalité pure et à la nouveauté. Une bonne surprise, oui, une nouveauté, pas vraiment…

Ces nouveautés sont donc inspirées fortement de thématiques déjà traitées, mais elles parviennent à s’en démarquer de manière agréable.

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Blasée, Hayley ? (Conviction)

EN CONCLUSION – La saison 2016-2017 est bien entamée désormais, même si j’attends encore quelques retours (comme Supergirl). Le mois de septembre n’a pas été transcendant, j’ai l’impression d’être enfermé dans une routine au milieu de laquelle il est difficile de trouver quelques bouffées d’oxygène de nouveauté. Je n’aime pas terminer mon article par une question, mais quand même, cette fois ça s’impose : suis-je le seul ?

Semaine 39 : du 26 septembre au 1er octobre

Bonsoir tout le monde !

Comme annoncé dimanche dernier, j’ai un peu de retard pour la publication de cet article. J’étais parti en week-end pour l’anniversaire d’une amie, c’était un peu compliqué de capter Twitter, alors je vous laisse imaginer ce que WordPress donnait !

Pour les mêmes raisons, pas l’ombre d’un Luke Cage sur le blog pour le moment, j’ai des semaines chargées, ça attendra un peu. Désolé… mais je vous laisse pas sans lecture non plus, ne vous inquiétez pas !

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Les inédits de la semaine

Les retours de The Last Man On Earth, Once Upon a Time, Quantico et Younger viennent s’ajouter à la longue liste des inédits que je vois chaque semaine. Rien que ça ! Méfiez-vous, comme je suis un peu retard dans la publication, j’ai mis à jour certains de ces articles avec l’épisode suivant (vu aujourd’hui) en entête ! Ils sont indiqués par un astérisque, attention aux spoilers.

À l’inverse, pas de commentaire sur Atlanta et Better things cette semaine, pas eu le temps (aka l’envie) de les voir cette semaine. Je me les garde de côté pour plus tard, soit cette semaine, soit indéfiniment plus tard. Je n’ai pas accroché outre mesure, ça peut attendre une période plus calme ou un jour moins occupé.

C’est parti !

Fear the Walking Dead (2×13), 10/20 *
The Last Man On Earth (3×01), 14/20 *
Quantico (2×01), 15/20
Once Upon A Time (6×01), 13/20
This is us (1×02), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×02), 15/20
You’re the Worst (3×05), 19/20
Blindspot (2×03), 12/20
Younger (3×01), 17/20
American Horror Story (6×01), 15/20
The Good Place (1×04), 15/20
Grey’s Anatomy (13×02), 15/20
How To Get Away With Murder (3×02), 13/20
Notorious (1×02), 15/20
Superstore (2×02), 18/20

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La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Je suis plutôt content de pouvoir dire que j’ai trouvé une vraie performance remarquable cette semaine et c’est à croire que tout le casting de You’re the Worst va défiler ici, semaine après semaine. Cette fois, c’est au tour de Desmin Borges, alias Edgar d’être mis en avant. Inutile de dire qu’il va y avoir des spoilers sur la série donc si vous n’avez pas vu, foncez la commencer dès que possible, mais passez ces quelques lignes 😉

Après avoir cumulé principalement des petits rôles, Desmin Borges a débarqué dans You’re the Worst en tant que meilleur ami du personnage principal, une place pas toujours évidente pour un acteur, car il est toujours mis dans l’ombre du couple phare. Dans l’ombre oui, ça a été le cas pendant deux saisons où il a évolué en circonférence de Gretchen et Jimmy.

Pourtant, bien que mis de côté, il apparaît assez vite que ce personnage a beaucoup à révéler à l’audience : ancien combattant, il est clairement affecté par un choc post-traumatique que tout le monde autour de lui ignore, surtout en saison 1. En saison 2, les choses s’améliorent avec une intrigue d’impros théâtrale et un love interest plus sérieux et crédible que son attraction pour la meilleure amie de son meilleur ami, qui fermait un quadrilatère bancal la première année de diffusion.

Il faut attendre la saison 3 pour qu’enfin le rôle d’Edgar soit approfondi avec un brio d’écriture rarement atteint dans une comédie, mais que l’on connaît bien aux auteurs de You’re the Worst après son exploration de la dépression en saison 2. Les scénaristes proposaient donc cette semaine vingt minutes des plus étranges, où j’étais partagé entre le rire habituel et l’angoisse. L’angoisse, ce sentiment difficile à communiquer dans une série, et surtout une comédie.

Pourtant, Desmin Borges s’en tire apparemment sans le moindre effort dans cet épisode. Il est absolument brillant dans son jeu où l’on sent très bien la panique du personnage, le PTSD parfaitement retranscrit. Voir cet épisode donne quasiment l’impression de vivre une crise d’angoisse, c’est extrêmement bien fichu et c’est confié à un acteur qui a largement les épaules pour le faire, et pour faire beaucoup plus et mieux.

Bref, c’est une place largement gagnée par Desmin Borges cette semaine, car cet épisode était époustouflant uniquement grâce à sa présence.

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Les autres actus du blog

Pas de coup de cœur musical cette semaine, on passe donc directement aux actualités de ce blog !

Déjà, j’en ai terminé de mes publications sur That ‘70s show ! Mardi dernier voyait la publication du dernier article sur la série, s’attardant sur la saison 8 de la sitcom. Ce fut des adieux difficiles, mais largement consommés, puisqu’ils datent de fin août. Théoriquement, je devrais continuer les publications du mardi avec One Tree Hill, mais ça prend toujours autant de temps de préparer la publication de ces articles (et surtout, je n’en suis qu’à la saison 3).

That ‘70s show, One Tree Hill… Vous l’aurez compris, je vous parle en fait à demi-mot de mon Challenge Séries 2016. C’est marrant comme le hasard (c’est-à-dire moi) fait bien les choses : j’ai justement publié un résumé de mon mois de septembre concernant ce challenge aujourd’hui. Le suspense demeure sur ma réussite de ce défi annuel.

De manière assez étrange (de mon point de vue), l’article le plus consulté la semaine dernière fut celui sur la saison 2 de Quantico que j’ai pourtant longuement hésité à regarder. Comme quoi, il ne faut jurer de rien ! Ou alors, je ne suis pas le seul à avoir hésité et j’ai aidé certains d’entre vous à faire leur choix (coucou Yodabor !).

À vue de nez (de TVshow time, en fait), il n’y aura pas d’autre retour de série cette semaine (ouf ?), en revanche, je pense tester les pilotes de Westworld, Conviction et peut-être même de No Tomorrow (moins probable). Comme pour m’aider à voir tout ça, Agents of S.H.I.E.L.D disparaît de la grille pour une semaine, une pause sacrément désagréable si tôt dans la saison !

Que voulez-vous, c’est la vie ! À la semaine prochaine, pour faire le point sur tout ça.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

This is us (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mon article sur la saison 1, écrit au fur et à mesure de la diffusion, semaine après semaine. Chaque paragraphe contient des spoilers sur l’épisode concerné.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Depuis l’an dernier et malgré l’annulation de la série il y a plusieurs années déjà, je me cherche une remplaçante à Brothers & Sisters. La saison dernière, j’y ai cru en voyant la bande-annonce de Life in Pieces et puis j’ai découvert à la rentrée qu’en fait, c’était une comédie. Pas le même format ni les mêmes enjeux donc. Ma déception fut vite oubliée une fois que les scénaristes eurent trouvés leur rythme, mais tout de même, ça m’est resté un travers.

Du coup, en regardant le planning des nouveautés cette année, j’avais de nouveau envie de me trouver une comédie dramatique au sens pur, autrement dit un bon soap familial un peu niais mais toujours juste. Oui, c’est comme ça que je résume B&S. Et oui, c’est pour ça que j’ai tenté This is Us.

Pourtant, Milo Ventimiglia ne m’a pas habitué à ce type de série, mais en même temps, en passant de Heroes à Chosen, il m’a prouvé qu’il était malin et ne s’enfermait pas dans un genre. Sa présence n’est donc qu’un plus en ce qui me concerne, car c’est un plutôt bon acteur. Bon, en revanche, la série qui commence sur lui à poil, je m’en serais passé, mais c’est la mode de débuter sa série sur une scène avec les acteurs à poil (je n’oublie pas Roadies). C’est tellement une mode que j’en arrive à me demander si ça vaut pas le coup d’un article (je ne pense pas prendre le temps de faire ça cela dit).

Quoiqu’il en soit, This is Us, c’est vraiment la série familiale sympathique et un peu gnangnan, pleine de bons sentiments et de drames ; bref, c’est un pur produit ABC et c’est exactement ce que je cherchais. C’est peut-être même plus que ce que j’aurais pu imaginer que je cherchais, mais là, j’en dis presque trop et j’en arrive aux spoilers.

Je ne sais pas si j’arrive à vous convaincre de tenter votre chance, mais j’en ai dit le plus important : il s’agit d’une série qui présente des personnages nés le même jour et célébrant leur 36 ans. Avec humour et tristesse, donc. Il est désormais temps de fermer cette page si vous n’avez pas encore vu la série, car je spoile méchamment dans la suite de l’article (ne regardez pas non plus la photo du premier épisode avant de le voir si vous ne voulez pas m’en vouloir) !

Note moyenne de la saison : 15,5

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C’est parti pour la critique de chaque épisode avec spoiler :

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 Épisode 1 – Pilot – 16/20
Happy birthday to you !

Alors que dire ? Le twist final, je l’ai senti venir au moment où l’on a appris qu’un des triplés n’avait pas survécu. Tout commençait à prendre place dans ce puzzle et donc ça ne m’a pas surpris outre mesure, puisque ça faisait depuis la première scène que je me demandais pourquoi ce look rétro pour Ventimiglia – et en même temps pas si rétro, c’est revenu à la mode. C’est plutôt bien mené, mais maintenant que ce twist est connu, je ne vois pas trop ce qu’ils comptent faire pour la suite. S’il s’agit de poursuivre sur les deux tableaux, ça peut vite virer à l’ennui (parce qu’on sera spoilé sur une bonne partie de l’épisode) ou à la lourdeur (par des ponts trop gros entre les storylines). En tout cas, moi qui me cherchait une nouvelle Brothers & Sisters, je suis on ne peut mieux servir avec cette série qui a tout du soap familial dans le même genre, puisque l’on suit quand même trois frères et sœurs. Bref, j’ai beaucoup aimé ce pilot alors que je m’attendais plutôt à m’ennuyer. Du côté du passé et du papa, j’ai trouvé la morale appréciable et pas trop lourde, avec une citation qui peut déjà bien marquer la série puisqu’elle a clairement marqué les personnages. Du côté du présent, j’aime beaucoup cette intrigue sur l’obésité. Elle entre en écho avec un problème souvent traité de manière oblique dans les séries, je trouve donc intéressant d’en faire une caractéristique principale du personnage. Il faudra voir sur le long terme, notamment niveau relation. Pour le frère star de sitcom, j’ai trouvé mignon ses caprices, mais je suis loin d’être accroché à son personnage. Enfin, ça passe beaucoup plus pour la dernière famille en ce qui me concerne : les deux petites sont super drôles pendant leurs matchs et les parents totalement dépassés. Le côté père adoptif malade, c’est vu et revu, mais j’en attends pas beaucoup plus d’un soap ABC. Bref, c’était un bon premier épisode, mais je suis sceptique sur ce que donnera la suite. Je reste prudent donc, c’est le genre de série qui peut cartonner autant que se planter.

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Épisode 2 – The Big Three – 15/20
How do you think we are doing so far… At parenting ?

Petit saut dans le temps en ce qui concerne le passé, nous voilà désormais quelques années plus tard quand les enfants sont en état de parler, de marcher, d’aller à l’école. Cela aurait pu être intéressant si nous avions des changements temporels pour l’ensemble des histoires, mais ce n’est pas (encore ?) le cas : pour ce que l’on appellera le présent, nous sommes trois jours plus tard. Alors, dans le passé, on voit la mère en plein babyblues des années après l’accouchement ; l’actrice est tout simplement brillante et le personnage vraiment bien écrit, ça sauve pas mal de défauts de séries. Défauts ? Ma foi, je suis accroché pour le moment, j’ai juste encore du mal avec les prénoms. J’ai bien aimé l’ensemble et j’espère qu’on continuera à naviguer à différentes époques dans la vie de la famille. Dans le présent et pour les triplés, l’acteur frustré (Kevin ?) apprend donc qu’il est lié à son network pour encore deux ans quand son agent (Katey Seagal !) le lui apprend. Excellente guest, ce casting est décidément très cool. Sa sœur (Kate ?) continue de complexer puissance 1000 sur son poids et c’est une intrigue que je continue de trouver assez crédible et bien menée. Pas passionnante, mais suffisamment intéressante. Et Randall, leur frère adopté, continue d’accueillir son père biologique dans ce qui est, probablement, la plus mauvaise intrigue de la série pour l’instant (et la moins crédible surtout). Il se rattrape néanmoins une fois mis en lien téléphonique avec son frère et sa sœur, avec qui l’enfance s’est de toute évidence mal passée, comme on le voit tout au long de l’épisode (tout va bien à la maison, mais pas à l’école ; cas classique). Ce rituel ridicule du Big Three passe étonnamment bien à l’écran et lie le casting avant même qu’une scène en présence ne soit tournée. La toute fin est un cliffhanger assez prévisible je trouve, si les deux parents s’étaient pointés en étant aimant, ça n’aurait pas fonctionné pour le drama. Il va nous rester le mystère de savoir si Jake est mort ou non, mais ça, c’est un classique des séries et j’espère que le suspens durera un temps. Un peu déçu de voir qu’ils n’ont pas changé d’actrice pour la mère : le collier suffisait à savoir que c’était elle, la voir si jeune après 36 ans, ça passe moyen quand même. En gros, j’accroche toujours, c’est très soap, c’est très feel good avec un peu de drama, la recette habituelle est bien maîtrisée pour l’instant. Rien d’excellent ou d’exceptionnel, mais une série comme on aime en retrouver chaque semaine, sans prise de tête.

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Épisode 3 – Kyle – 15/20
He just feels like a stranger.

Retour cette semaine d’un soap bien mené avec une petite surprise : la mère adoptive avait retrouvé le père biologique bien avant son fils. J’avoue que je n’avais pas envisagé cette possibilité et c’est plutôt une bonne idée de la part des scénaristes. C’était moins intéressant du côté des deux autres K et je comprends pourquoi l’épisode s’appelle Kyle, accentuant l’épisode sur Randall : Kevin continue de (ne pas) gérer sa carrière d’acteur, Kate voit sa relation se développer un peu avec un rencard différent nous permettant de découvrir sa voix sur Time After Time. Leur duo fonctionne vraiment beaucoup et c’est dommage (mais compréhensible) de les voir prendre la décision de se séparer. J’ai quand même une fois de plus préféré les flashbacks qui reprennent à la naissance des jumeaux et de Randall et nous montrent comment Rebecca, la maman, a retrouvé Shakespeare, le père biologique, et choisi le nouveau nom de son fils. Cet épisode poursuit donc sur sa lancée sans révéler la réponse que l’on attendait (où est passé Jack dans le présent) et je continue à accrocher surtout aux flashbacks. C’est constant et il y a déjà un rythme très agréable. Chaque épisode a réussi pour l’instant à apporter son lot de surprises et les personnages évoluent déjà, grandissant de manière imprévue. La série réussit pour le moment le test des cinq épisodes et réussit à endormir mes craintes post-pilot d’un show qui a tout révélé trop vite.

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Épisode 4 – The Pool – 14/20
Well it doesn’t say suck either yet here we are

Cet épisode tombe un peu dans la routine soapesque, mais ce n’est pas dérangeant. Il est surtout question de racisme cette semaine, que ce soit avec l’éducation de Randall qui finit par poser ses problèmes dans une famille de blancs ou dans celle de sa fille, qui joue Blanche Neige, ou que ce soit avec son père biologique, jugé par les voisins. Randall s’impose clairement comme mon personnage préféré du présent pour l’instant. J’aime bien aussi les deux autres évidemment, Kevin décrochant une audition grâce à sa réputation plus que grâce à son talent et Kate stalkant l’ex de son petit-ami. Leurs deux intrigues sont mignonnes, on va dire, mais ça manque un peu d’accroche pour l’instant. Les problèmes de Kate risquent sur le long terme d’être un peu chiants, même si ce n’est pas encore le cas (il y a beaucoup à faire de ce sujet très peu traité à la télévision après tout). La fin d’épisode voit Kevin débarquer chez Randall, ce qui promet un épisode 5 assez sympa à suivre. Comme d’habitude, j’ai beaucoup aimé le développement du passé, avec des parents débordés par leurs trois enfants à la piscine. Pas grand-chose à en tirer, si ce n’est une tranche de vie très bien interprétée par l’ensemble des cinq acteurs, y compris les enfants, donc. Le dernier échange de répliques m’a fait mourir de rire, même s’il ne prêtait pas à un tel fou rire. C’était juste tellement crédible ! J’ai eu un peu plus de mal à entrer dans cet épisode néanmoins, d’où une note en très légère baisse.

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Épisode 5 – The Game Plan – 14/20
Promise me we’re never having child

C’est avec tout un tas de problème de connexions que je me suis lancé dans cet épisode, je vis dangereusement et ça n’a pas raté : tout un tas de pauses impromptues pendant que je le regardais et une qualité un peu chevrotante. C’est peut-être pour ça que j’ai un peu moins accroché, ou alors c’est parce qu’il était question de foot américain en permanence. En effet, l’épisode joue de ses chronologies pour lier chacun de ses personnages féminins au foot, une idée plutôt sympa, mais j’en ai un peu rien à faire du foot moi, qu’il soit américain ou pas d’ailleurs. On apprend que Rebecca ne voulait pas d’enfant, c’est ironique pour une future mère de triplés. Et puisqu’il est question de maternité, il est sympa de voir Randall flipper à l’idée d’avoir un troisième enfant alors que Kevin est en train de traumatiser ses enfants. Une fois n’est pas coutume, Kevin traverse toujours des interrogations métaphysiques et trouve étonnamment conseil auprès du père biologique de son frère. Kate, quant à elle, doit apprendre ce que c’est d’être en couple et a du mal à faire un compromis… je la comprends, quelle drôle d’idée de faire une pause pendant le match. L’épisode est toujours aussi solidement construit, mais ça m’a moins convaincu que d’habitude cette fois. Pourtant, il y a de bonnes dynamiques familiales et des avancées majeures pour l’intrigue. C’est finalement une bonne chose d’avoir conservé le suspens sans les mettre tous ensemble d’un coup, car l’on découvre petit à petit les choses, comme le décès du père. Peut-être que je suis déjà habitué à la qualité This is us, allez savoir. La très bonne conclusion prouve que les scénaristes sont doués et maîtrisent leur écriture, tout est réfléchi pour l’instant et la métaphore de la peinture exprime à la perfection le concept de la série. C’est à se demander pourquoi ce n’était pas dans le pilot !

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Épisode 6 – Career Days – 14/20
So I see you pick the fat one

Comme le titre l’indique, cette semaine se concentre sur la carrière de chacun des personnages (à l’exception bien sûr de la maman qui semble définitivement être mère au foyer). Kate se trouve un emploi mais a bien dû mal à s’imposer autrement que comme l’assistante (qui fait tout le boulot et se coltine les tâches ingrates en plus), Kevin ne parvient pas à exceller en tant qu’acteur et Randall traverse une crise existentielle en apprenant l’héritage artistique de sa famille biologique. Dans le passé, c’est Jack qui a du mal avec sa condition de métro/boulot/dodo et rêve de sa propre compagnie, alors que l’on apprend que Randall est surdoué. Comme d’habitude, tout cela n’est en fait qu’un prétexte pour explorer les relations entre les personnages et cela fonctionne plutôt bien. L’épisode se regarde, divertit et, à vrai dire, il n’y a plus vraiment de surprise, juste du plaisir à continuer à regarder les différents personnages évoluer. Randall reste mon préféré, mais j’ai adoré l’intrigue très classique de Kevin cette semaine. De toute manière, il n’y a pas de personnage que je n’aime pas dans cet épisode, chacun d’entre eux est vraiment très bien écrit et les relations entre tous sonnent juste, ce qui est toujours compliqué dans les castings larges avec quelques têtes d’affiche.

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Épisode 7 – The Best Washing Machine in the World – 15/20
Together, really?

Ah la machine à laver, symbole de toute une génération, de la mondialisation, de la capitalisation, du rêve américain… Il fallait en passer par là et c’est une bonne idée de la part des scénaristes, mais cela aurait dû avoir plus d’impact tout au long de l’épisode pour être vraiment marquant. L’épisode revient surtout sur la relation entre Kevin et Randall, ce qui est déjà une excellente chose car j’aime beaucoup les deux personnages qui sont hyper différents. Il y a clairement de quoi faire avec cette relation de frères, et le choix d’arrêter les flashbacks à l’adolescence fonctionne plutôt bien. J’ai adoré ces derniers, nous montrant des divisions de plus en plus flagrantes au sein de la famille, que ce soit entre les frères ou les parents. Je pense qu’on tient une première piste pour la disparition de Jack avec ses oublis de petites choses du quotidien et j’ai adoré voir Rebecca chanter. La résolution en fin d’épisode entre les deux frères est une bonne chose, qui ne suffira pas à apaiser toutes les tensions. De son côté, Kate continue son régime, qui ne va pas assez vite pour elle, d’autant qu’elle se compare nécessairement à Toby faisant le même régime et progressant huit fois plus vite. Et comme en plus il arrête sans la prévenir, les choses ne sont pas simple pour elle. Ce n’était pas vraiment passionnant, mais il est intéressant de suivre ce régime. Ces deux personnages se résument encore un peu trop à leur poids après tous ces épisodes, c’est dommage. Quant au cliffhanger, il n’intervient pas en toute fin d’épisode : Beth découvre que Rebecca connaissait l’identité du père biologique de Randall. C’est cool, ça va permettre quelques rebondissements à venir. Les secrets de famille s’installent, ça veut dire gros épisodes en prévision ça.

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Épisode 8 – Pilgrim Rick – 17/20
Woah, your family is amazing

Sans grande surprise, cet épisode donne faim dès ses premières secondes : c’est l’heure de Thanksgiving et des bons gros repas américains. C’est surtout l’occasion d’élargir un peu la famille avec les parents et la sœur de Rebecca. Toute sa famille est hyper clichée, mais ça fonctionne car ils n’y arrivent jamais, la journée n’étant qu’une suite d’accidents. Cela leur permet de bien sûr de créer leur propre tradition de Thanksgiving. Du côté de Kate, la période est évidemment compliquée avec toute cette bouffe et elle décide de rompre, faute de pouvoir gérer la tentation. Elle se rend ensuite chez son frère et poursuit tout l’épisode de son côté, avant de prendre une décision radicale. Je suis curieux de voir comment cette intrigue sur la chirurgie va être traitée. Kevin, lui, invite Olivia au Thanksgiving familial (beau résumé de la série au passage), dîner qui hurle à la catastrophe dès le départ maintenant que Beth connaît le secret de Rebecca. Et bien sûr, tout ça se passe chez Randall, totalement surexcité par ce congé. La réunion de famille est une bonne chose que j’attendais depuis longtemps et je ne suis pas franchement déçu du résultat, plein d’imprévus, de rencontres, de moments manqués et de départs. Les dynamiques sont évidemment redessinées aussitôt et c’est excellent, même si j’aurais aimé que Randall surprenne une conversation plutôt qu’il trouve cette lettre, car ça faisait un peu trop gros comme intrigue. Les scénaristes gèrent parfaitement cet épisode de Thanksgiving en tout cas, en proposant un épisode aussi traditionnel que la tradition qu’il commente, avec révélation des secrets et des problèmes de chacun. Tout culmine de manière très efficace dans les dernières minutes, avec un ultime flashback accentuant la scène douloureuse qui a précédé. Parfait.

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Épisode 9 – The Trip – 16/20
No wifi, I’m living in the past

Suite aux bouleversements catastrophiques de la semaine dernière, les frères et sœur s’isolent dans une cabane de famille que leur mère est sur le point de vendre. Les voir enfin réunis est une excellente chose et ils arrivent parfaitement à nous faire passer le feeling d’une famille malgré neuf semaines séparés. Kevin ne résiste pas à l’envie d’inviter d’Olivia, et évidemment, ça se passe aussi mal que possible avec des personnages hyper francs et des vérités qui font mal à dire – ou en tout cas à entendre. J’adore le personnage d’Olivia et je trouve l’analyse de Kevin pertinente et hyper intéressante à suivre. Leur relation est de loin ce qui m’a le plus plu dans cet épisode et, pour la première fois, je les ai imaginé finir ensemble sur le plus long terme. Les scénaristes s’en tirent bien. J’ai aimé aussi le développement autour de Kate et l’analyse qui vient cette fois d’Olivia. C’était simple et efficace et toujours très bien joué de la part de l’actrice, pourtant, ce n’était pas non plus l’épisode du siècle pour elle. Randall se retrouve à ingurgiter des champignons qui lui font voir son père puis son passé. Franchement, j’ai trouvé ça beaucoup trop cliché et simple, on le trouve dans toutes les séries américaines et je trouve dommage d’avoir besoin du recours à la drogue pour expliquer qu’il arrive à faire le premier pas du pardon envers sa mère à la fin de l’épisode. C’est une écriture un peu hâtive et bâclée, en plus à l’opposé de ce que l’on attend pour ce personnage qui mérite un peu mieux comme traitement. C’est pour l’instant ma plus grosse déception de la saison, alors autant dire que je continue de porter la série dans mon cœur. N’empêche que, c’est dommage. Du côté des flashbacks, on suit une fois de plus la crise enfantine de Randall en manque de repères sur sa couleur de peau et l’avenir qui s’offre à lui. Je trouve que c’est un thème très intéressant que l’on voit peut développer à la télé, donc ça passe très bien. En revanche, c’était par moment un peu longuet. La conclusion se fait en grande pompe (JEU DE MOTS) et est une fois de plus hyper efficace. En neuf épisodes, l’attachement aux personnages est super fort et c’est une vraie réussite de leur part. Bravo.

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Épisode 10 – Last Christmas – 14/20
Nothing bad ever happens on Christmas Eve

C’est l’heure de Noël dans cet épisode qui se concentre sympathiquement sur chaque personnage à chaque acte avant de les réunir enfin tous ensemble. Il aura fallu attendre 10 épisodes pour voir ça, et c’est juste dommage de ne pas voir Jack avec eux. Tout commence en flashback sur cette pauvre Kate qui se découvre une appendicite alors qu’elle est enfant et que c’est le réveillon. Pas de bol. Les coïncidences font toutefois bien les choses et elle amène toute la famille à l’hôpital le soir où le docteur qui la fait naître s’y trouve justement alité. C’est beau comme intrigue et ça fonctionne plutôt bien avec Randall qui déchire déjà en tant qu’enfant. Retour dans le présent avec Kevin qui se retrouve sans partenaire pour la pièce et avec une Sloan comme petite amie qui improvise tellement bien qu’il décide de faire la pièce avec elle. Pourquoi pas, mais ce n’est pas franchement la partie de l’épisode que j’ai préféré. J’ai trouvé bien plus intéressant de voir Kate confrontée à son choix de se faire opérer Sa relation avec sa mère est toujours aussi bien géré par les scénaristes, dans un dialogue qui paraissait drôlement vrai et sincère. La partie suivante se concentre sur le père biologique de Randall, confronté à sa mort…et à son compagnon. Randall organise une énorme fête à son travail, d’autant que sa famille est trop occupée pour être avec lui à l’heure. Ce n’est que le cadet de ses soucis quand un de ses collègues (hello William de Westworld), à qui il a acheté un bateau, décide de se jeter du toit. Finalement, il parvient à le convaincre de ne pas faire le con  et à le sauver, avant de rentrer chez lui pour le réveillon qui réunit toute la famille, de même que Sloan et Tobby qui s’invitent comme si de rien n’était. Et alors que j’étais plutôt content de voir qu’ils optaient pour une fin heureuse à la fin de cette mi-saison, je suis frustré de ce cliffhanger qui nous montre Tobby sur une table d’opération, probablement après une crise cardiaque. C’est dommage, mais il est vrai que l’épisode manquait un peu d’intensité par rapport à d’habitude. C’est peut-être leur moins bon épisode de la saison pour l’instant, mais c’est aussi le plus vu. La série semble en très bonne voie pour une saison 2 et une suite très cool, car ces dix premiers épisodes étaient un quasi sans faute. Il est dur de ne pas kiffer cette famille, et moi, je donnerais beaucoup pour être invité chez Randall quand je vois le mal qu’il se donne pour chaque fête de famille ! En tout cas, la série confirme qu’elle joue dans la cour des grands, avec des guests très remarquables et une écriture soignée qui fonctionne bien.

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Épisode 11 – The Right Thing to Do – 16/20
What would you guys say if I told you you’re having twins?

Le parti pris du retour est sacrément intéressant : on commence par une bonne blague avant de gérer le drama du cliffhanger. Inévitablement, il fallait bien voir la scène où les futurs parents apprennent qu’ils attendent des triplets. Forcément, ça fout la merde dans leur plan. J’ai adoré découvrir la mère de Rebecca, qui paraissait déjà bien horrible dans l’épisode de Thanksgiving et qui se confirme comme imblairable. Parfait. Quant au père de Jack, il a l’air bien horrible aussi. Ces scènes du passé m’ont un peu moins motivé que le reste de l’épisode, alors, je vais passer à la suite, malgré une très bonne conclusion sur l’achat de la maison. Pour en revenir au cliffhanger, Tobby est vivant, comme prévu (c’était trop tôt pour une mort). Évidemment, cela ne suffit pas à être un bon drama, du coup, il a aussi besoin d’être opéré et le fait, suivant les conseils de Kate. Celle-ci a le droit à une super déclaration d’amour, bien marrante, qu’elle lui rend après opération. L’intrigue est sympa mais gérée un peu trop rapidement. Randall doit gérer l’homosexualité de son père et ça créé une situation comique plutôt bien géré, puisque cela se transforme en scène classique de comédie où le père rencontre le copain de ses filles. La réécriture avec le copain de son père se déroule à merveille, c’est sympa et ça marche encore mieux quand Randall est jaloux. William lui avoue alors que son état a empiré… et Randall reste définitivement mon personnage préféré. De son côté, Kevin file le parfait amour, c’est donc le moment du retour d’Olivia avec une nouvelle coupe absolument horrible. Alors, je sais que je l’adore et que je voulais son retour depuis sa disparition, mais en toute logique, je commençais à m’attacher à Sloane qui, peut-être, lui correspond bien mieux. Alors ce retour me laisse mitigé, j’ai adoré la confession qu’il lui fait et qui donne son titre à cet épisode, mais c’est dommage de finir là-dessus. J’ai le sentiment qu’on la reverra alors c’est gênant. Cet épisode de retour était donc aussi réussi que les premiers épisodes de cette saison, et c’est super agréable de regarder cette série. J’ai adoré le moment entre les trois frères et sœurs à l’hôpital et la conclusion toujours aussi feel good. Très bonne série, y a pas à dire.

Capture d'écran 2017-01-18 14.47.26.pngÉpisode 12 – The Big Day – 16/20
No, that’s not true, that’s not true

Grosse prise de risque cette semaine avec un épisode qui éclipse totalement le présent pour revenir sur le jour de la naissance des triplés. Très perplexe, je comptais mettre une mauvaise note à cet épisode, mais la performance de Rebecca en fin d’épisode est telle qu’il est résolument impossible de tomber trop bas : l’épisode se tient et fait très bien son travail, c’est du pur This is us, malgré l’énorme changement de formule. Le début (et le milieu) était long, un peu chiant, mais le dernier acte de l’épisode est une pure réussite, comme toujours. C’est d’un frustrant, ils sont bons ! Retour sur la grossesse de Rebecca donc, qui évidemment avait sa dose de problèmes, mais franchement peu pour une grossesse de triplés à l’époque. C’est la grossesse à l’américaine, celle où tu attends des triplés mais tu peux quand même te taper un petit voyage à pied jusqu’à la supérette la plus proche et être simplement essoufflée. Bon, passé ce détail un peu exagéré, j’ai adoré le personnage de Rebecca tiraillée par ses nerfs et hormones (cliché américain bonjour), aussi hilarante que déprimante, car elle est elle-même au bord de la dépression. Et quand elle apprend qu’elle n’a que deux bébés, mais mon dieu, l’horreur est parfaitement jouée. Gros coup de cœur qui se confirme d’épisode en épisode sur cette actrice. Jack est un très bon personnage également, tout autant dans le cliché de l’amoureux transit et père de famille américaine idéal. Cela fonctionne très bien, à part avec cette scène du briquet qui introduit bizarrement la religion pourtant peu présente jusqu’ici dans la série. Voilà ce que je retiendrai surtout de l’épisode. J’aime bien le médecin, mais je ne vois pas ce que cela apporte à la série de se centrer également sur sa journée dans cet épisode. Il est très touchant de le voir coincé par le décès de sa femme et avancer grâce à ses propres conseils et à la naissance des triplés, donc ça fonctionne, mais c’est sans plus. Et enfin le pompier… Je suis peut-être sans cœur, mais rien à faire quoi. Heureusement qu’il y avait le reste pour rattraper, sinon la note aurait été drôlement plus basse… et sans ça, je crois que l’épisode, malgré sa prise de risque, aurait gagné en intensité et aurait tapé le 18. Une prochaine fois, sûrement ! Plus les semaines passent et plus j’adore de toute manière.

capture-decran-2017-01-25-14-36-35Épisode 13 – Three Sentences – 14/20
I have a fiancé. I feel so French.

Épisode qui moins botté cette semaine, même s’il y a toujours la qualité habituelle de la série et des avancées pour chacun des personnages. Dans les flashbacks, on suit les dix ans de nos triplés favoris. Rien de bien dingue dans des intrigues qui nous en révèlent plus sur chacun, sur les insécurités de Kate et surtout sur la perfection de Randall dès qu’il était gamin. Le vrai intérêt repose en fait dans l’introduction de la meilleure amie de Kate, Sophie, qui n’est autre que… l’ex-femme de Kevin. Rien que ça, vous en avez d’autres à nous balancer ? C’est intéressant comme concept de nous balader comme ça avec Olivia et Sloane pour nous pondre cette révélation. C’était probablement la meilleure partie de l’épisode, ça et les images de l’enterrement de Jack. La conclusion donc. Avant ça, on supporte les états d’âme de Kevin, mais aussi la décision de Kate d’intégrer un camp pour maigrir. J’ai aimé la pirouette pour se sortir de l’opération, qui était une intrigue cul-de-sac évidente, mais bon, l’histoire en elle-même était un peu répétitive. La prise de conscience en cours de route est touchante (le cours de tamtam là), en revanche, je suis déjà blasé du type qui la drague. Faut voir. Enfin, Randall est confronté à William pris d’une pêche nouvelle. William est du coup clairement le meilleur personnage de cet épisode pour moi, super drôle dans ses jeux de mots et ses délires. Malheureusement, cela ressemble très fortement à un chant du cygne et je crains beaucoup le moment où on va perdre le personnage, cela sera forcément touchant et triste… et comme la série parvient déjà refiler les frissons à presque chaque épisode (et qu’elle se fait sa réputation sur les chutes du Niagara qu’elle provoque), je crains le pire. Bref, un épisode un peu en-deçà pour moi, mais ça reste du très bon. Et tant mieux, car la série est déjà renouvelée pour deux saisons !

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Épisode 14 – I Call Marriage – 15/20
My husband is a freaking superhero and you have no idea what you’re talking about

Cet épisode vise aussi juste que d’habitude en reprenant sa structure habituelle développant un peu tout le monde à part égale. Cela débute sur le mariage de Rebecca et Jack, et je dois avouer que je suis surpris de la rapidité avec laquelle on passe dessus alors que j’imaginais plutôt un long épisode sur quelque chose comme ça. En fait, il est surtout question du divorce des meilleurs amis qui affecte plus Jack que cela ne le devrait. C’est plutôt bien fichu et Rebecca réaffirme ses sentiments pour lui alors qu’il s’occupe de louer leur premier appart’ pour une nuit. Trop de romantisme d’un coup, sérieux. De son côté, Randall craint de voir son père mourir et évite autant que possible le sujet de ses cauchemars. Pour la première fois, je le trouve un peu relou dans cet épisode à s’aveugler et refuser de se confronter à son futur deuil. Quant à son père, il s’occupe de ses petites-filles, et c’est juste trop chou. Kevin, lui, tente de reconquérir Sophie, ce qui est une intrigue sympa mais ça va mériter pas mal de flashbacks pour développer au mieux leur relation. Les éléments que l’on a sont plutôt efficaces et réussissent à introduire le personnage de Sophie à merveille. Seulement, en une saison, on est déjà à trois copines pour Kevin, va falloir ralentir le rythme. Enfin, Katie poursuit son « fat camp » et ça, franchement, c’était bof. Tobby la rejoint pour lui faire une surprise et décide de rester l’aider autant que possible après avoir rencontrer le connard qui la drague. Seulement, à être aussi délirant que d’habitude, il est juste lourd et ça part en engueulade de couple. En définitive, pas de vraie avancée dans l’intrigue cette semaine, mais un épisode sympathique et divertissant, qui confirme que la série est partie pour nous livrer une saison vraie fausse note. C’est beau la vie.

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Épisode 15 – Jack Pearson’s Son – 17/20
I don’t not like you.

Sans grande surprise, This is us propose cette semaine un épisode de St Valentin, en commençant par les parents débordés. Rebecca découvre dans cet épisode que Kevin, toujours adolescent, a couché avec Sophie. C’est violent pour l’époque, je pense, et même encore aujourd’hui, ce n’est pas le genre de truc qu’un parent rêve d’entendre. Tout cela mène à la première vraie grosse dispute de couple entre Rebecca et Jack quand ce dernier apprend qu’elle a eu des rencards avec Ben. Et comme il n’y a absolument pas de conclusion à ce propos, on sent bien qu’on est loin d’en avoir fini avec cette intrigue. Dans le présent, Katie va enfin dire ses quatre vérités à Duke qui fait en sorte que ses parents la virent du camp. C’est facile de la part des scénaristes comme issue de cette intrigue vraiment pas passionnante. Katie devient l’incarnation de la facilité dans cet épisode, avec une nouvelle échappée à LA question que le monde entier se pose à ce stade : comment Jack est-il mort ? Et ensuite, le mariage annoncé en grande pompe est décalé. Facilités, facilités, mais ça me va. Kevin, lui, a repris contact avec son ex donc, et ils en sont à se faire des rencards. C’est sympa et plus que son stress lié à sa pièce de théâtre. Personne ne l’aide vraiment avec ce stress, et surtout pas Sloane. Il cherche pourtant à joindre l’ensemble de sa famille, mais personne n’est là pour l’écouter… à part Miguel, qui lui pond un superbe discours sur son père et qui créé ainsi un lien avec Kevin. Inattendu, mais efficace. Randall, enfin, est au bord de faire un burn-out et c’est magnifiquement joué et amené. Bien sûr que cette série aborde ce sujet à la perfection, je ne vois même pas pourquoi je me pose la question. Ces crises de stress remontent à loin, puisqu’on en voit également dans les flashbacks. Ce personnage est définitivement parfait et Kevin qui abandonne sa pièce est hyper théâtral mais en dit long sur l’évolution de la relation entre ses deux là. J’aime beaucoup, c’était du bon This is us.

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Épisode 16 – Memphis – 18/20
Hey just drive, son, we’ll get there. Just drive.

Quand les acteurs préviennent sur Twitter que l’épisode est horrible niveau émotions et que ça commence par un acteur qui chante « You are my sunshine » (cette chanson me traumatise depuis Angel), je sens bien que les choses vont être difficiles. Cet épisode se concentre donc sur William, ce qui est clairement défini par le flashback introductif nous apprenant que William n’a jamais connu son père non plus. Le reste de l’épisode nous offre un bon aperçu de la vie d’artiste de William, très proche de sa mère, mais séparé par la distance. Ce n’était pas forcément passionnant avant l’arrivée au milieu d’épisode, malgré un passage musical sympa. William quitte donc sa vie à Memphis pour venir s’occuper de sa mère malade, et il y rencontre au passage la mère de Randall, qui sombre peu à peu dans la drogue, embarquant William avec lui. En-dehors des flashbacks, nous suivons Randall et William partant en roadtrip pour Memphis, après que le médecin valide ce long périple malgré la crise d’anxiété de Randall dans l’épisode précédent. C’est un peu gros, mais comme les scénaristes prennent au moins le temps de se justifier, cela s’accepte. Assez vite, on comprend toutefois qu’il s’agit d’un épisode d’adieu pour William et, forcément, c’est un peu de la torture. Un détour les voit rendre hommage à Jack et on sent bien que les scénaristes cherchent à titiller notre corde sensible, avant une arrivée à Memphis. Les choix musicaux dans cet épisode sont excellents et les détails de fin de vie de William sont excellents même si bien prévisibles, de la petite voiture cachée dans la cheminée de son ancienne maison aux fous rires avec son fils. Randall retrouve donc une bonne partie de ses racines dans la joie, avant de finir dans l’horreur à l’hôpital de Memphis, où il apprend que William ne retournera jamais voir ses petites filles à qui il a dit au revoir en début d’épisode. Sans trop de surprise, il refuse de les voir une dernière fois car il souhaite qu’elles gardent une bonne image de lui. Il est étonnamment difficile de devoir dire au revoir à ce personnage qui nous a été introduit comme destiné à mourir en fin de saison, mais cela prouve bien que l’attachement peut être rapide et que l’on ne sait pas bien de quoi la vie sera faite. C’est après tout le plus gros message de la série, avec sa métaphore du citron dans le pilot qui continue de se valider épisode après épisode. Dur aussi de ne pas sentir les larmes monter quand Randall reprend les gestes de Jack avec William où lorsque le montage sur la vie de William se lance. La performance de la dernière scène, le retour de Randall, est excellente, sans surprise non plus. Le prochain épisode risque d’être sacrément difficile, avec un enterrement j’imagine, car finalement cet adieu au personnage est réussi, mais manque d’une dernière étape pour vraiment me faire craquer. Ouf. La semaine prochaine, je prépare le paquet de mouchoirs.

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Épisode 17 – What Now? – 18/20
Adults make these things sad and I want you two to make it fun.

Je ne sais pas bien ce qui me prend, je sors de 7h de dissertation, je suis étrangement de bonne humeur (les nerfs, quand ça lâche, faut pas chercher) et je décide de m’autoflinguer en regardant This is us. En même temps, mes nerfs étant sans dessus dessous, ils ont peut-être enfin une chance de me faire vraiment pleurer toutes les larmes de mon corps. Je la vis mal d’avance cette fin de saison de toute manière – et surtout, je pensais que c’était déjà la fin, savoir qu’il reste encore un épisode me réjouit tellement ! Je vais commencer par les histoires périphériques qui étaient un peu moins passionnantes, comme d’habitude. Tout d’abord, Kate, qui continue sa relation avec Toby et est sous-exploitée cette semaine. Pas bien grave, mais elle est responsable du pire cliffhanger de la série : elle se dit coupable de la mort de son père, et ça termine sur un flashback où il prend la route et voilà. C’est vicieux. Et mal. Méchants scénaristes. Côté flashbacks, Rebecca part donc faire sa tournée et Jack ne lui dit pas vraiment au revoir. Il se fait gentiment dragouiller par la secrétaire blonde de service (bonjour le cliché) mais la recale de la meilleure manière qui soit, parce qu’il fait toujours tout bien comme il faut. Puis, il se casse donc à Cleveland sur le conseil de sa fille, pour arranger les choses. Et c’est tout pour cette semaine. On nous tease sa mort pour la fin de saison, sans grande surprise. Reste à savoir si c’est à ce moment-là ou pas. C’est un peu mieux du côté de Kevin, qui réussit à reconquérir Sophie, douze ans après l’avoir trompée. C’est beau. Cette semaine voyait enfin la (vraie) première de sa pièce, qui se passe super bien. Comme nous sommes dans une série, un producteur se trouvait comme par hasard dans la salle et veut l’embaucher pour un film à l’autre bout du pays. Lui qui se sentait enfin bien à New-York avec sa Sophie avec qui il a réussit à recoucher. C’est con ! Petit drama tranquille, ça passe très bien, surtout qu’il y a l’intrigue principale de cet épisode en parallèle qui est bien plus réussie. Oui, parce que c’est l’enterrement de William, et ça partait mal en début d’épisode avec un petit montage bof qui m’a mis un peu mal à l’aise tant la série fait mieux d’habitude. Seulement, j’adore ses derniers vœux, qui m’ont à leur tour fait craindre la crise de larmes (j’ai un petit traumatisme des enterrements joyeux depuis la saison 6 de Private Practice, mais je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler). Il demande donc à ses petites filles de lui organiser un enterrement joyeux, et les filles cartonnent à ça ! Bon, pas autant que William qui semble ne s’être fait que des amis dans le monde entier, et principalement dans son nouveau quartier. C’est mignon comme tout et c’est irritant tant de perfection de la part des deux pères de Randall. Pas étonnant, du coup, qu’il soit si parfait lui aussi et se décide en fin d’épisode à aller démissionner dans une très bonne scène. Il était clairement temps, après le coup des poires (ça m’a fait rire, je suis quelqu’un d’odieux). Il était aussi temps qu’il pardonne à sa mère, même si la scène n’a pas réussi à me toucher autant qu’elle le devait. Je crois que le maquillage et le costume pour vieillir Rebecca n’aide pas aussi. Et j’en arrive à parler du meilleur personnage de l’épisode : Beth. La voilà énervée après William qui ne lui a pas dit au revoir. C’est très justement joué et c’est elle qui a réussi à me coller des frissons dans cet épisode devant son armoire à pharmacie. Son discours était parfait et OUI, j’ai lâché quelques larmes. Je vous l’avais dit que mes nerfs avaient lâché. Quant à la carte postale finale, c’est tellement évident qu’elle est vraiment bienvenue et touchante. Si vous me passez le jeu de mots, c’est une carte bien jouée de la part des scénaristes. Voilà. Sur ce, pour ne pas déprimer, j’ai enchaîné avec le dernier épisode de Jeune diplômée, une websérie bien marrante (dispo sur Youtube, avec Soline de FPCFPC) et qui malgré le format court a réussi à sécher mes larmes et me remettre d’aplomb pour les révisions. En tout cas, This is us, cartonne toujours autant en ce qui me concerne.

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Épisode 18 – Moonshadow – 15/20
What do you love about me right now, Jack?

Nous voilà partis pour le final de la saison 1, boîte de mouchoirs à côté au cas où. L’épisode propose un énorme flashback sur Jack/Rebecca, avec flashback dans le flashback. L’idée est assez claire dès le départ : cet épisode fait le tour de la relation du couple, de la rencontre à la mort de Jack. Côté rencontres, donc, Jack est un vétéran de la guerre du Vietnam qui a 28 ans, pas de boulot mais le cœur sur la main, et des parents insupportables. Une vieille dame cherche donc à le caser à tout prix sans se douter qu’il passe certaines soirée à jouer au poker. Encore et toujours le cliché du poker. Il gagne et s’y fait tabasser, perdant tout son argent. Encore et toujours, comme je disais. De son côté, Rebecca se concentre sur sa carrière de chanson, ce qui entraîne les critiques de ses amies peu heureuses de la voir risquer sa vie comme ça. Rebecca est bien forcée de se rendre à l’évidence : sa carrière ne décolle pas, elle accepte donc qu’on lui présente un homme, au cas où. Sans grande surprise, on découvre que Rebecca n’a pas rendez-vous avec Jack. C’était prévisible, parce que la série nous a habitué à ce genre de détours. Ils finissent par se rencontrer dans un bar, à un moment où tous les deux sont prêts à entamer une relation. Rebecca empêche même, sans le savoir, Jack de faire une énorme connerie lorsqu’il l’entend chanter sur scène. Un regard, un sourire et un bonjour en fin de performance, et voilà donc le début de leur romance… Quant à la fin de celle-ci, l’épisode reprend où la série avait laissé les choses la semaine dernière. Jack se rend au concert de sa femme, se bourre la gueule et s’en prend à Ben qui avoue avoir franchi la ligne avec Rebecca. En effet, il a tenté de l’embrasser, mais elle n’était vraiment pas d’accord du tout. Rebecca laisse tomber sa tournée pour le ramener chez eux, déçue alors que cinq minutes plus tôt elle aurait été prête à l’embrasser si elle avait pu. De retour chez eux, les choses s’enchaînent plutôt mal et ils s’engueulent comme jamais. Comme d’habitude, c’est sacrément bien joué par les acteurs qui jouent l’hystérie à la perfection. Ils se balancent les pires vacheries du monde et le pire, c’est qu’ils les pensent, même s’ils se les balancent de la manière la plus horrible possible. Il est donc décidé, par Rebecca, que Jack ira chez Miguel. Il lui fait donc une dernière grande et belle déclaration d’amour avant de s’éclipser, peut-être pour la dernière fois, mais nous ne le saurons pas, car c’est là que ça s’arrête, sans révéler pour autant comment il meure où en quoi Katie est vraiment responsable. Ce n’est vraiment pas le cliffhanger du siècle et c’est sacrément frustrant, car on aurait dû le savoir cette semaine. La saison s’achève sur la promesse que leur histoire d’amour ne fait que commencer, et je me demande si les scénaristes n’ont pas réécrit une partie de la fin à l’annonce des deux saisons supplémentaires. L’épisode surprend en consacrant quelques scènes aux enfants malgré tout : Katie, de retour à New-York, décide qu’elle veut suivre les traces de sa mère et chanter. Bon, ça sort de nulle part, mais la pauvre n’a tellement pas d’intrigue quand on y songe que c’est une bonne chose, j’imagine. Kevin se rend à son audition, avec le soutien total de Sophie. Cela reste apparemment une sacrée erreur, comme c’est suggéré par la voix off de Jack. Quant à Randall.. Il souhaite adopter un enfant. Forcément, après avoir retrouvé son père. Comme toujours, je suis bien plus convaincu par cette proposition d’intrigue pour la suite. C’était un bon épisode de la série, mais ce n’était pas non plus le meilleur. Tout consacrer aux flashbacks aurait été une bonne idée si cela se terminait vraiment sur la mort de Jack, mais la série choisit de laisser ses spectateurs sur leur faim en gardant son secret jusqu’en saison 2. Les cliffhangers de chacun des trois enfants paraissent quant à eux un peu trop précipités pour être pleinement appréciables, tombant comme un cheveu sur la soupe. En tout cas, ma boîte de mouchoirs n’aura pas servi cette semaine et c’est une surprise ! La fin de saison est un peu bancale à mon goût, ça retombe comme un soufflet après une montée en tension réussie dans les épisodes précédents. Dommage, mais toujours divertissant, à l’image de la série.

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EN BREFThis is us est très exactement la série que j’attendais depuis un peu plus d’un an, à savoir un bon drama familial aux allures de soap, qui réussit à viser juste à chaque épisode. C’est un Brothers & Sisters déguisé, amélioré même, avec un casting excellent et une structure qui permet de ne pas trop s’ennuyer grâce à des flashbacks nous faisant explorer de nouvelles facettes de l’histoire en parallèle. À plusieurs reprises, la série a su se montrer audacieuse et, concrètement, elle ne m’a jamais déçu. Pourtant, force est de constater une certaine routine dans l’écriture et surtout des pauses qui n’arrivent pas à marquer autant qu’elles le devraient (que ce soit la pause de Noël ou cette fin de saison). N’étant pas un grand émotif, je ne peux pas dire que cette série a provoqué chez moi les chutes du Niagara, comme je l’ai lu dans beaucoup de critiques. Touché, oui, en larmes, rarement, mais une chose est certaine : les scénaristes savent comment titiller le canal lacrymal de leur audience. C’est sans surprise que la série est renouvelée d’emblée pour deux saisons, car après mon scepticisme en début d’année (que je résume en « ça passe ou ça casse » à partir de l’épisode 2), j’ai rapidement été convaincu que la formule pouvait fonctionner sur le long terme. Il reste encore beaucoup à explorer et les scénaristes se sont même gardés sous le coude ce qui aurait dû être la fin de saison. Une belle réussite, qui n’a rien de grandiose, mais qui s’impose déjà comme un mastodonte destiné à durer. Cette famille a su entrer dans nos cœurs et c’est avec plaisir que l’on revient vers eux, mais je n’en suis pas (encore ?) à me demander ce qu’il va advenir de chacun d’eux comme je le fais avec mes séries préférées. C’est un très bon divertissement, rien de plus, mais c’est déjà beaucoup par rapport à d’autres séries. Je rejoins donc la masse des gens vous conseillant de regarder la série, avec ce bémol que, contrairement à d’autres, je n’ai pas envie de la survendre non plus. Elle est géniale, mais parce qu’elle parvient à être originale dans sa structure malgré des intrigues hyper classiques.

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