Stats de la semaine #04

Salut les sériephiles,

Il est temps pour moi d’écrire le bilan statistique de la semaine qui vient de s’achever, et ça me fait du bien de me remettre à l’écriture du blog après une encore trop grosse journée de boulot et d’incertitude sur la situation sanitaire. Que les annonces du gouvernement tombent, mince !

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Comme quoi, il faisait un bon président potentiel lui.

En les attendant, on peut au moins se régaler de séries comme il y en a de plus en plus en ce moment, et ça, c’est vraiment cool. Par contre, moi, ça nécessite de mon côté que j’y mette un peu plus du mien pour voir les épisodes quand ils sortent. Je fais ce que je peux ! En attendant, nous voici donc à faire le point sur la popularité d’articles quelque peu plus anciens ; mais eh, ce sont les plus lus des sept derniers jours, malgré une légère baisse de fréquentation du blog :

  1. Euphoria – S01E09 (spécial) : 175 vues
  2. Lethal White : le retour de Strike sur la BBC : 117 vues
  3. Salvation – S02E13 : 103 vues
  4. Ce que c’est qu’un ship : 94 vues
  5. Dix pour Cent – S03E05-06 : 91 vues

Stressed Realization GIF by euphoria - Find & Share on GIPHYOn a un joli trio de tête cette semaine, avec trois séries qui marquent un retour gagnant dans le classement. Pour Euphoria, ce n’est pas spécialement une surprise avec la sortie d’un nouvel épisode spécial vendredi dernier… Par contre, bizarrement, l’épisode 10 que j’ai critiqué hier soir n’a pas l’air d’attirer grand-monde pour le moment. Les mystères de l’algorithme !

Strike commence sa diffusion aux États-Unis, et j’imagine que c’est ce qui rapporte quelques vues à cet article, mais je ne saurais trop comment les justifier autrement. Salvation, elle, est une constante du blog depuis un moment, et la sortie de la saison 2 sur Netflix n’a fait que confirmer la tendance. Il en est de même pour Dix pour Cent : l’arrivée de la saison 4 sur la plateforme de streaming a permis un petit pic de la série dans les vues du blog. C’est logique, surtout avec cet article qui a l’idée judicieuse d’être à la fois bien placé dans les algorithmes de moteur de recherches et d’être un récap pratique avant de commencer une nouvelle saison.

Dix pour Cent | Smells like Chick SpiritReste le mystère de cet article sur les ships : à force, on imagine que le monde entier connaît la définition de ce mot, pourtant ! Et même quand je scrute les résultats des moteurs de recherche, je ne m’explique pas ce résultat… Tout ce que j’y trouve concernant les couples est un brin plus sexuel, à coup de « scènes érotiques », « cassie et chris danger sexe » (ça concerne Euphoria pour les sceptiques) ou « american horror story pour se masturber ». Oui, c’est écrit comme ça, mot pour mot. Je ne veux pas savoir.

Concentrons-nous donc sur autre chose : avec 21 articles publiés, je suis en peu en-deçà de ce que je fais certaines semaines, mais dans la moyenne globale du blog (trois articles par jour, c’est pas mal quand même). Ceux-ci ont en revanche été peu commentés : seulement 29 commentaires en tout la semaine dernière… Comme à chaque fois que le nombre de vues baisse, le nombre de commentaires diminue lui aussi. Peut-être qu’il faudrait que je sois plus réactif dans mes réponses finalement ? Oups !

Ca n’aide pas non plus de publier les articles du jour à 23h50 tous les soirs. Ca, malheureusement, ça n’a pas l’air de prendre la direction du changement pour le moment quand je vois mes horaires cette semaine ! En plus, j’ai forcément plutôt envie de me réfugier dans les séries. À ce sujet, regardons les cinq saisons les plus consultées de la semaine :

  1. Euphoria (S01)
  2. Salvation (S02)
  3. Dix pour Cent (S04)
  4. Colony (S03)via GIPHY | Giphy, Usa network, Michael and sara
  5. Dix pour Cent (S03)

Bon, alors, on ne va pas se mentir, ces résultats font un peu mal à l’égo, parce qu’on est loin d’être sur un top fantastique cette semaine, la majorité de ces saisons cartonnant grâce à de vieux articles. Où sont les fans de WandaVision ? Probablement perdus sur Allociné et d’autres sites mieux référencés que moi ? C’est très étonnant ces affaires de référencement : parfois, sur certaines séries, je suis mis en avant d’un coup et sans raison ; sur d’autres, je ne le suis pas du tout.

Le plus intrigant restent les cas comme ceux de This is us ou 9-1-1 : parfois, les articles critiquant un épisode grimpent facilement à la centaine de vues en trois jours ; parfois, les articles comme ceux de cette semaine peine à être lus 20 fois. Bon, après, pour le cas de cette dernière série, j’ai vu l’épisode très en retard… mais quand même !

Zoey’s Extraordinary Playlist me console un peu : elle a réussi à remonter grandement dans les stats du blog… mais juste pas assez pour faire face à l’hégémonie de Netflix qui s’incruste sur quatre marches de ce podium ! Héritage : comment Dix pour cent a abordé des sujets de société brûlantsQuant à Euphoria, vraiment, après l’épisode que j’ai regardé hier soir, je lui souhaite simplement une longue vie… Et à vous aussi, allez, ça fait une jolie conclusion pour l’article en plus :

Longue vie à tous !

 

 

Vus cette semaine #04

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Rookie – S03E03 – La Fiera – 16/20
L’épisode tient les promesses faites avant la reprise de cette saison, et il le fait tellement bien qu’il y a tout un pan qui finit par être angoissant et vraiment énervant vis-à-vis de la réalité. De mon côté, ça passe donc très bien pour cette partie de l’intrigue, mais j’ai trouvé le reste moins efficace… en comparaison. C’est ironique, donc, la série devient moins bonne par moments car elle est meilleure qu’avant à d’autres.

Mardi

9-1-1 – S04E01 – The New Abnormal – 19/20
La série revient en grande forme après des mois d’absence ! On reprend sur une énorme catastrophe, forcément, mais celle-ci ne nous empêche pas de retrouver un à un les personnages que l’on aime. Certes, tous ne sont pas hyper développés pour cette reprise, mais on arrive à avoir une idée générale d’où ils en sont, tout en les voyant sauver des vies, ce qui reste le but de la saison. Il y a de bonnes idées en cours de route, les personnages à sauver réussissent à être attachants et le coronavirus est exploité par les scénaristes avec le bon dosage pour que ce ne soit pas trop lourd.
9-1-1 Lone Star – S02E01 – Back in the Saddle – 16/20
C’est une reprise intéressante pour la série, mais ça aurait probablement pu être plus mouvementé. La priorité est ici de nous attacher aux nouveaux personnages, et ça fonctionne. Le problème, c’est que ça se fait parfois au détriment des anciens, qui continuent de nous manquer. Heureusement que je viens juste de finir la saison 1, donc, sinon, il y aurait eu de la frustration de ma part. Autrement, l’épisode fonctionne très bien du côté des interventions et du rythme, et il donne envie de revenir pour la suite.

Mercredi

NCIS – S18E04 – Sunburn – 15/20
Je passe beaucoup trop à côté de l’intrigue fil rouge de cette saison, mais ça commence à ressembler à quelque chose de vraiment palpitant, donc ça ne durera peut-être plus. En parallèle, l’enquête de l’épisode est très fun et apporte une touche d’originalité à la formule habituelle, ce qui fait que j’ai bien accroché et que je ne tarderai peut-être pas trop à voir la suite, déjà disponible.
NCIS – S18E05 – The Head of the Snake – 16/20
On dirait déjà une mi-saison, mais diffuse en retard, et je pense vraiment que c’est ce qu’il se passe avec cet épisode. En effet, les scénaristes bouclent une intrigue. C’est fait à la hâte, mais ça passe bien avec du suspense, du développement de personnages et de bonnes scènes apportant des réponses. Oui, il y a de l’excès, mais bon, avec cette série, je ne suis pas surpris.
Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E03 – Zoey’s Extraordinary Dreams – 17/20
Est-ce que ça ne fait vraiment que trois épisodes que la série est de retour ? Les personnages évoluent à toute vitesse cette année, c’est déroutant par rapport à la première saison. J’ai eu du mal avec cet épisode, parce qu’il ne s’y passe rien de ce que j’ai envie de voir arriver, sauf que ce qu’il s’y passe est amené de manière parfaitement logique et cohérente. En fait, ça ne pourrait pas se passer autrement. Bref, c’est fluide, comme d’habitude, et j’aime cette série même quand elle propose des épisodes où il se passe le contraire de ce que je souhaite voir arriver. Frustrant.

Vendredi

WandaVision – S01E03 – Now in Color – 20/20
Ah, je sens que Ludo va encore m’accuser de surnoter, mais vraiment, j’ai adoré cet épisode et je n’imagine pas ce que ça va donner quand on va arriver aux années 90. En attendant d’y être, j’ai énormément ri, tout en étant vraiment à fond dans le développement de l’intrigue et dans toutes les références un peu cachées aux comics. C’est une excellente série, je suis fan du format et de tout ce qui est mis en place. J’applaudis, tout simplement.

Samedi

Euphoria – S01E10 (spécial) – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

Challenge Séries 2021

9-1-1 Lone Star – S01E06 – Friends Like This – 13/20
Je n’ai pas vraiment accroché à cet épisode dont le thème était un peu lourd. Il ressemble davantage à ce que propose la série-mère avec cette idée d’un thème commun à chaque intervention et avec des liens beaucoup plus soudés pour l’équipe, mais je ne sais pas, il m’a manqué quelque chose malgré ces très bonnes scènes. Je pense que mon vrai problème, c’est qu’on se concentre trop sur un seul personnage et sur sa relation avec un autre qui ne m’a pas plu non plus.
9-1-1 Lone Star – S01E07 – Bum Steer – 14/20
Le fil rouge aide bien cet épisode parce que je suis content de le voir avancer dans cet épisode – mais pas dans la direction que j’en attendais, cela dit. Le reste est plus classique avec des interventions peu spectaculaires, ou en tout cas peu marquante. Quant à l’évolution des personnages… Humph, ça traîne sur un certain nombre de personnages secondaires, et ça devient blasant à force ! Le problème, c’est qu’on est qu’à l’épisode 7, quoi. J’en attends plus d’eux. C’est une bonne chose d’avoir des attentes, non ?
9-1-1 Lone Star – S01E08 – Monster Inside – 16/20
C’est tout de suite mieux quand on travaille de front le fil rouge et les personnages, mais ça dérape un peu sur la fin qui est symptomatique de la franchise. Je n’en dis pas plus car je ne veux rien spoiler, mais j’ai un peu pété un câble tout de même, parce que cette fin, je trouve ça trop gros pour accrocher totalement. Cela ne m’empêche pas d’être curieux de ce que donnera la suite, je vous rassure…
9-1-1 Lone Star – S01E09 – Awakening – 14/20
Un épisode plutôt classique du côté des interventions et un brin frustrant dans la manière d’abandonner totalement son fil rouge. Sachant que Liv Tyler quittera la série pour la saison 2 à cause du Covid, j’ai un peu peur de ce que ça va donner en épisode final. Bon. Autrement, on enterre la crédibilité avec cet épisode qui règle bien trop rapidement les problèmes mis en place dans l’épisode précédent. Je m’y attendais, mais tout de même.
9-1-1 Lone Star – S01E10 – Austin, We Have A Problem – 17/20
Pourront-ils seulement aller plus loin dans la saison 2 ? Ce n’est pas gagné, parce que la catastrophe évoquée dans cet épisode est vraiment improbable – tout en restant du domaine de la possibilité, et c’est bien de le savoir, parce qu’on serait bien plus dans la merde qu’eux si ça nous arrivait. En tout cas, tous les prétextes sont bons pour les scènes spectaculaires, et ça marche bien comme fin de saison, surtout que les intrigues atteignent une conclusion naturelle avec cet épisode.

> Vus en 2021 

Hunter Schafer (#123)

Salut les sériephiles,

Je vais renommer l’article du jour en « article de la veille », parce que vu l’heure à laquelle je les sors en ce mois de janvier, je pense qu’il est clair qu’il y a plus de lecteurs le lendemain de la parution que le jour même, non ? Pour cette fois, j’avais une excuse : je voulais voir l’épisode d’Euphoria avant de l’écrire, histoire d’être sûr de ne pas regretter mon choix. Et désolé Gina Torres, tu ne faisais pas le poids face à…

Euphoria (HBO) sur le forum Télévision & Séries - 11-05-2019 19:37:20 - page 7 - jeuxvideo.com

La performance de la semaine :
Hunter Schafer

La série concernée : Euphoria
L’épisode : S01E10 (spécial) – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20


hunter hunter gifs | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirPourquoi ? En fait, c’est simple, tous les acteurs d’Euphoria méritent d’avoir un article à leur nom – et aussi un épisode qui leur est pleinement consacré selon cette nouvelle mode du huis-clos de Noël qui a si bien fonctionné pour Rue et Jules. Oh, l’épisode de cette semaine, se concentrant sur Jules, est loin d’être l’ambiance de Noël lui aussi : on y suit Jules en thérapie. À grand renfort de flashbacks, l’épisode nous sort bien souvent du huis-clos, cependant.

Ce n’est pas bien grave, car que ce soit dedans ou en-dehors, Hunter Schafer touche pleinement au sublime avec cet épisode. Elle est d’une beauté rare avec le dévoilement de l’intimité de son personnage dans les moindres détails. L’exploration des failles de Jules offre une perspective vraiment passionnante pour le personnage, mais ce fut aussi la possibilité de révéler toute l’étendue de la palette du jeu de l’actrice.

jules vaughn euphoria | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirLe plus marquant ? Probablement cette scène où elle passe du sanglot soudain à la colère : c’était sublime, au sens strict du terme, tout en étant surprenant. C’est impeccablement géré car on sent le changement d’émotion à la fois sur le visage d’Hunter Schafer et dans le ton utilisé pour parler. Impressionnant. Et ce n’est pas tout : Jules évoque aussi Rue lors de sa thérapie, et chaque fois que c’est le cas, un sourire se dessine sur son visage – le sourire de l’amour. Elle l’a moins avec ShyGuy118 d’ailleurs, et pour cause : elle s’est rendu compte qu’elle avait construit sa féminité autour des hommes ; tout ça pour qu’ils ne l’intéressent plus vraiment… C’est malin.

Au-delà de la séance chez la psy qui vaut déjà son pesant d’or pour un article performance de la semaine, il faut bien revenir sur les flashbacks aussi, où Hunter Schafer nous vend une Jules vraiment adolescente très réussie. La crise contre son père lorsque sa mère vient s’excuser ? Prenante.

𝔰 𝔱 𝔞 𝔯 𝔩 𝔢 𝔰 𝔰Ce n’est toujours pas fini : l’épisode en revient aussi à l’espèce de rêve commun de Jules et Rue, où elles auraient un appartement ensemble. Là, Jules s’imagine rentrer chez elle pour s’exploser contre une porte de salle de bain fermée à clé par une Rue en pleine overdose et/ou tentative de suicide. On sent que l’actrice s’est donnée sur cette scène, sa voix qui se brise, elle est capable de nous hanter un bon moment, je crois… Magnifique épisode, donc, et magnifique interprétation tout du long par Hunter Schafer.


Vue aussi dans : Je ne sais pas si c’est un choix, mais Hunter Schafer n’a tourné dans rien d’autre depuis le début de la série. Et avant ça, elle était mannequin. Oui, ça parait un peu dingue, mais Euphoria est la première expérience devant la caméra de cette actrice qui paraît pourtant avoir fait ça toute sa vie tant ça semble simple quand on la regarde dans la série. Peut-être qu’elle a une intimité avec le personnage qui explique cela, mais quand même, c’est impressionnant. Et c’est une actrice à surveiller !


Euphoria kerstspecial 2 recensie op Streamz op MoviePulpL’info en + : Bon, à ce stade, ce n’est plus tellement une information en plus car je crois que tout le monde le sait déjà, mais je me sens forcé d’indiquer que je suis bluffé par le fait qu’Hunter Schafer a aussi co-produit cet épisode. Mieux encore, elle a aussi participé à son écriture, et ça explique peut-être cette aisance à entrer dans le personnage. Elle a ainsi déclaré que le personnage était « cathartique » pour elle.

Tu m’étonnes. Toute la série est déjà conçue comme une gigantesque catharsis à la vie adolescente si compliquée en 2019… Mais cet épisode d’introspection est encore plus dérangeant car on ne peut s’empêcher d’être fasciné par une vie déjà si brisée, si éclatée. Bien sûr que ça fonctionne, et bien sûr que ça ne surprend pas de lire que l’actrice a aidé à façonner toute cette intrigue pour Jules. Poignant, tout simplement.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Euphoria – S01E10 (spécial)

Épisode 10 – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

> Saison 1
> Épisode spécial sur Rue


Spoilers

I want to be as beautiful as the ocean.

Nous y voilà enfin, le second épisode spécial de la série est là, et ça commence par un bien meilleur résumé des choses avec des images de la saison 1 accompagnées par la rupture entre Rue et Jules, cette dernière s’enfuyant en train vers on ne sait trop où… On la retrouve alors chez le psy, et c’est une excellente chose pour ce personnage qui en a probablement bien besoin après tout ce qu’il s’est passé en saison 1.

On a à peine le temps de se faire à l’idée d’une séance de pas qu’on passe immédiatement à autre chose avec une magnifique chanson nous résumant bien l’état d’esprit de Jules. Le tout est accompagné de photos de Jules et Rue, principalement, vues dans un œil en gros plan. Tout colle parfaitement aux paroles de la chanson, même le générique qui disparaît peu à peu dans le noir, comme le suggère la chanson. Pfiou. Il fallait bien cette série pour me faire aimer une chanson de Lorde, franchement !

Jules décide finalement de ne pas parler de Rue à sa psy, et de la rupture. Elle est plutôt en train d’envisager une détransition : elle veut arrêter les hormones. Pardon ? Je ne m’y attendais pas à celle-là. Tout ça semble plutôt être une idée qui lui passe par la tête, et ça permet à la conversation d’en arriver à toute autre chose : l’auto-critique dont Jules fait preuve en permanence. On découvre au passage qu’il s’agit de la première séance de psy de Jules avec celle-ci, et je suis assez impressionné, parce que nous sommes déjà super loin dans sa tête. Je sais, il y a du boulot avec Jules, mais de là à ce que ce soit déjà aussi approfondi.

L’épisode est un bon long gros plan de Jules. C’est assez dingue, et j’ai failli croire que tout allait être tourné en un seul plan séquence. Finalement, la série fait le choix de nous montrer la psy, mais ce n’était pas gagné. L’autre truc qui n’est pas gagné, c’est d’écrire une critique complète de l’épisode : comme pour le premier épisode spécial, la complexité vient du fait que le format est totalement improbable.

Tourné pendant le confinement, l’idée est surtout de nous montrer une seule scène de 49 minutes quand même. On plonge comme rarement dans la pensée des personnages que l’on connaît, et le format de la session psy est parfaite pour ça. D’ailleurs, la psy de Jules aussi est parfaite : elle réussit à ramener le sujet Rue sur le tapis, comme si de rien n’était.

Cela permet à Jules d’enfin récupérer le sourire, parce qu’elle sait que Rue était amoureuse d’elle – elle est la seule qui la voyait vraiment pour ce qu’elle était, pour qui elle était. Le problème, c’est justement ça : c’était bien pour Jules, mais c’était aussi trop apparemment ; surtout que pour Jules, c’est comme ça qu’une mère doit probablement regarder son enfant lorsqu’elle le découvre pour la première. Elle l’aime, sans rien savoir de ce bébé.

C’est bien amené, parce que Jules parle d’elle-même de sa mère, alors évidemment, la thérapeute s’engouffre dans la brèche. Quelques images de flashbacks de Jules et son père plus tard, notre personnage principal de l’épisode change évidemment d’avis et refuse à nouveau de parler de sa mère, préférant en revenir à ses hormones et à son choix de transition – craignant les effets de la puberté, notamment.

Elle affirme ensuite vouloir être aussi belle qu’un océan, et aussitôt, on nous montre que la production est allée assez loin dans la mise en image de l’épisode. La métaphore est poussée à l’extrême avec des images de Jules dans l’océan au coucher du soleil, puis sous la pleine lune. Elle était là dans l’eau, non ? J’ai un doute, et j’aimerais ne pas en avoir un pour le Bingo Séries.

Bref, tout ça finit par nous révéler que Jules est là depuis six mois suite à un coup de tête : elle a paniqué, elle a eu peur de mourir, elle a eu peur d’elle-même et elle s’est barrée. Et maintenant, Rue ne décroche plus le téléphone quand elle appelle. Le tout sur fond d’opéra ? Bon dieu, mais la musique est presque en trop tant la performance est exceptionnelle. Elle se met rapidement à pleurer, et le sanglot est prenant. Vraiment, sacrée performance. Est-ce que c’est pour ça que je n’ai pas encore écrit mon article performance de la semaine ? Bien évidemment.

Cela dit, Jules ne reste pas fixée sur la tristesse. Au contraire, elle enchaîne sur la colère, parce qu’elle est énervée après Rue ; énervée de la dépendance de celle-ci envers elle ; énervée de savoir qu’elle risquait la rechute chaque fois qu’elle n’était pas là ; énervée par la situation.

Tout ça est mis en parallèle avec la mère de Jules. J’aime le parallèle, j’aime les images choisies : on nous rappelle que Jules et Rue étaient un couple étrange, jamais tout à fait défini, mais vraiment attachant et magnifique. Le parallèle ? Eh bien, la mère de Jules est aussi dépendante et addict à la drogue, et Jules ne l’aime pas énormément pour ça. Elle est énervée que sa mère se laisse déborder par ses addictions, et elle refuse de la voir, même quand elle va mieux.

La psy n’en a pas pour longtemps à nous montrer à quel point le parallèle est valable et dérangeant : tout comme la mère de Jules, Rue est accro à la drogue, voit Jules pour ce qu’elle est… mais ne comprend pas exactement l’impact qu’à la drogue aussi sur Jules. C’est horrible. C’est d’autant plus horrible que les petits airs d’opéra fonctionnent à merveille sur cette scène qui enchaîne sur Jules préférant parler à des inconnus sur internet, parce qu’elle peut être bien plus réelle avec eux.

Rue l’avait mise en garde pourtant, sur la possibilité que ces étranges d’internet avaient de mentir, mais Jules avait tout ignoré, préférant continuer de flirter avec ShyGuy118 et s’imaginer un beau gosse à poil sortant de sa salle de bain – à moins que ce ne soit vraiment un plan cul de Jules ? Je ne pense pas. La série nous ressort un full frontal masculin bien inattendu dans cet épisode, franchement. Tout ça mène toutefois à la conclusion difficile que confesse ensuite Jules : la moitié de ses relations se déroulent dans sa tête ; elle s’imagine des moments parfaits.

Des moments qui la font encore sourire quand il s’agit de Rue, qu’elle n’a pas osé embrasser. Elle en a eu envie, plus d’une fois, mais c’est finalement Rue qui l’a fait, avec les conséquences que l’on connaît : Rue s’est barrée en courant, laissant Jules complètement paralysée derrière elle. Quand elle a repris ses esprits, Jules a envisagé de la rappeler, mais en vain, par peur de la perdre. Pourquoi ? Elle répond à sa psy qu’elle avait peur que Rue ne puisse l’aimer autant qu’elle ne l’aimait elle.

Pourquoi ça aurait été impossible ? Les flashbacks que l’on connaît déjà parlent d’eux-mêmes : Jules a trop de mal à s’aimer elle-même, depuis l’enfance, avec une tentative de suicide au moins et nombre d’hospitalisations. L’horreur, quoi. Et encore une fois, Jules botte en touche et change de sujet, en revenant à sa relation avec ShyGuy118, relation si étrange et bizarre.

Elle a eu selon elle l’occasion d’apprendre à le connaître mieux que Rue, à rester jusqu’à quatre heures du matin à lui parler par texto. Son Tyler, elle l’imaginait, il était beau gosse et elle couchait régulièrement avec – bien sûr, la série nous offre une salve d’images de leurs ébats, hein. Tout ça rend encore plus difficile sa disparition ensuite : elle a bien conscience que son fantasme n’existait pas vraiment, et tout ça nous mène à une ambiance digne d’un thriller.

Elle est amoureuse de Tyler, encore aujourd’hui chez sa psy, et ça rend bien difficile les choses pour elle, parce qu’elle sait à présent qu’il n’existe pas vraiment. En plus, il est l’une des raisons qui rend sa relation à Rue si compliquée. Et purée, mais quelle performance, quel jeu, que ce soit dans les scènes de sexe, la masturbation, ces moments à deux doigts du viol ou juste la séance psy. Cette plongée dans le personnage de Jules est réussie : j’ai enfin l’impression de mieux la connaître et la comprendre, alors que j’avais tant de mal au début.

Quant à l’actrice, encore et toujours, qu’est-ce que c’est impressionnant. C’est même impressionnant quand on la voit simplement s’énerver contre une porte de salle de bain fermée à clé derrière laquelle se trouve probablement Rue et qu’on passe aussitôt à une scène où sa mère l’attend à la maison quand elle rentre. L’embuscade est violente pour Jules qui s’engueule alors avec son père dans sa chambre, ne comprenant pas comment sa mère peut vouloir s’excuser après tout ce qu’elle a fait.

Elle jure n’en avoir rien à faire et le père la prend à la psychologie, lui demandant de descendre voir sa mère pour écouter ses excuses. Si elle n’en a rien à faire, ce n’est pas bien compliqué. Le problème, c’est que Jules descend trop tard : la mère a entendu la conversation entre le père et la fille, et tout ça est donc totalement vain.

Tout ça ? Ca a eu lieu durant la saison 1, et sa mère a rechuté dans l’alcool juste avant Halloween. La chronologie est perchée et la spirale infernale, menant finalement à Jules enfermée dans une salle de bain rêvée. On repart une fois de plus sur le fantasme d’un appartement partagée avec Rue, comme dans l’épisode précédent où Rue imaginait la même chose… Sauf que cette fois-ci, la porte de la salle de bain forme une barrière entre les deux jeunes femmes et Rue est étalée sur le sol de l’autre côté du miroir d’une salle de bain où Jules elle-même s’enferme face à la colère de son père. Ah, les scènes de miroir et de plongée dans cette série, j’adore.

Malheureusement, l’épisode va s’arrêter là : la séance de psy est terminée, ça ne dure qu’une heure après tout. Les conseils de la psy ? Jules doit être patiente avec elle-même et passer un bon réveillon de Noël. Voilà qui est fait.

L’épisode se termine toutefois par Jules dans sa chambre le soir du réveillon, et ce n’est pas exactement joyeux, alors qu’il pleut des cordes, et que Rue débarque la voir. La confrontation entre les deux est déprimante : Rue, trempée, vient voir Jules parce que c’est Noël et que ça lui fait du bien de la voir enfin. Les excuses sont faites, la scène est prenante, poignante et… Rue se barre sans même toucher Jules. Pas une embrassade, pas une caresse, rien, au secours. C’est si triste et si déprimant. Comme le premier épisode spécial, donc, celui-ci se termine par un plan d’un personnage en train de pleurer, vu à travers une fenêtre sur laquelle il pleut des cordes. Ah, Euphoria !

> Saison 1
> Épisode spécial sur Rue