Station 19 – S04E06


Épisode 6 – Train in Vain – 18/20
Je suis énervé par cet épisode pour un tas de raisons, mais ça ne l’empêche pas d’être excellent. Il y a deux excellentes intrigues en parallèle, en fait, et le plus frustrant vient du fait que la plus importante sur le long terme est éclipsée par l’autre, beaucoup plus stressante et inquiétante en tant que fan. Bref, on nous oppose intrigue parlant de la réalité et intrigue allant plus loin dans la fiction, et ça m’a perturbé.

Spoilers

Les pompiers gèrent l’impact d’un jour off difficile à vivre alors que Carina et son frère se lancent dans une filature qui les dépassent.


We put human life before protocole, sir.

J’ai adoré l’épisode précédent, alors j’ai hâte de retrouver la série, même si je suis un peu anxieux par rapport à Grey’s Anatomy – j’ai évité tous les spoilers, mais j’ai vu que des fans en colère ou en larmes, ça ne me dit rien qui vaille. Pourtant, dès le résumé de cet épisode, j’étais à fond : nous avons affaire à un crossover, et c’est très clair quand on nous fait le point sur Andrew et Carina. Je n’en espérais pas tant dans cet épisode.

Je n’espérais pas non plus qu’on reprenne exactement là où on s’était arrêté. Pour être plus précis, je pensais vraiment qu’on allait nous faire un « trois mois plus tard » quand j’avais envie très exactement de la première scène de cet épisode. On retrouve Dean et Sullivan en cellule, avec Maya qui se démène pour les faire sortir et le reste des pompiers qui passe la nuit devant le commissariat à attendre leur libération.

Les retrouvailles entre tous sont fortes, et il était particulièrement touchant de les voir tous se faire un câlin collectif. L’ensemble se passait bien de dialogues… Finalement, toutes les charges sont abandonnées grâce à un bon buzz sur les réseaux sociaux et tout le monde se rend à la caserne pour une journée qui promet d’être longue : non seulement, ils ont une garde, mais en plus, c’est un jour d’inspection.

Les inspections déterminent le budget pour l’année à venir et vu la réputation de la caserne, ils ne peuvent pas se permettre d’échouer. Allez, au moins, c’est clair comme ça. Maya nous fait un bon récapitulatif de tout ce qu’il se passe en envoyant un message vocal beaucoup trop long à Carina… qui ne l’écoute pas : elle a autre chose à faire.

Elle conduit toujours la voiture repérée par Andrew à la fin de l’épisode de Grey’s. Elle suit donc Cindy comme elle peut, alors qu’Andrew s’embrouille avec la police au téléphone, essayant de faire comprendre que ce qu’il signale est réel. Difficile à croire comme histoire, en même temps, surtout qu’il n’a aucune preuve de ce qu’il avance quand il affirme que les affaires sont liées. Ils enchaînent ensuite par un appel en visio à Maya, et à Ben qui s’incruste au passage.

Maya n’est pas trop rassurée par ce qu’il se passe et elle insiste pour qu’ils fassent bien attention, mais ce n’est pas le caractère d’Andrew. Quand Cindy s’arrête pour faire une étrange livraison à un homme, Andrew prend ainsi des photos et Maya est convaincue qu’il faut appeler la police. Le problème, c’est que la police, la caserne ne leur fait pas trop confiance en ce moment.

Pour ne rien arranger, l’ancien chef de Ryan n’est pas en service, alors que l’enquêteur chargé de l’affaire est en congés. Rien ne va pour eux. Les flics ne sont pas bien vus par Shondaland là. Du côté de la planque d’Andrew et Carina, la décision est prise de continuer de prendre Cindy alors que la série continue de suivre la relation entre le frère et la sœur. Il est bien sûr question de la maladie d’Andrew et il y a tout de même un problème avec tout ça : ils parlent en anglais, alors que franchement, ils devraient fonctionner en italien, non ?

Les pompiers n’ayant pas eu le temps de prendre de douche au commissariat, les audiences peuvent donc être heureuses de retrouver Miller et Travis dans les vestiaires de la caserne. Là, Travis essaie de faire parler Miller de ce qu’il s’est passé, mais ce n’est pas exactement ce que Miller a envie de faire. Tous les pompiers ont bien du mal à comprendre ce qu’il s’est passé la veille : Travis tente ensuite de changer d’idée en parlant avec Victoria de son pompier, mais là, encore c’est en vain.

Andy et Robert ont à peine le temps de savourer les retrouvailles que Ben et Maya annoncent ce qui est en train de se passer pour les médecins du Grey Sloan. C’est hyper prenant comme intrigue, ma foi, et j’aime la panique que ça cause chez les pompiers d’apprendre que tout ça est lié à l’affaire de la veille.

Bien sûr, chacun veut se mêler de la planque en cours, mais Maya fait le choix d’envoyer Ben et Jack uniquement, parce qu’il faut bien faire en sorte de suivre Carina et Andrew et de les protéger, hein. Miller voudrait pouvoir les suivre, mais on l’en empêche, parce que c’est trop risqué d’être arrêté deux fois en 24h pour lui. Le problème, c’est qu’il est encore trop énervé par tout ce qu’il se passe. Il finit par s’en prendre à Maya qui ne l’a pas cru et a préféré attendre l’arrivée des flics plutôt que de lui faire confiance.

Tout ça fait mal à Maya, mais elle a autre chose à faire dans l’épisode franchement : elle doit s’occuper d’abord de gérer le stress de savoir Carina en danger. Le FBI finit par s’en mêler, et les flics aussi. C’est déjà ça. Maya est ravie de l’annoncer à ses hommes, mais elle doit encore se justifier auprès de Dean et s’excuser. Elle comprend qu’elle a dérapé la veille à vouloir attendre les flics, mais j’ai encore du mal à voir en quoi. Je veux dire le problème avec les flics, j’entends, mais elle voulait respecter les protocoles et lois pour éviter précisément ce qu’il s’est passé ensuite.

Du côté d’Andrew et Carina, les choses bougent rapidement : ils suivent Cindy jusqu’à la gare, et ça les force à descendre de la voiture pour la suivre. C’est si triste. Comme ils s’engueulent en italien sur la marche à suivre – Carina préférant rester en sécurité, ils ont droit à une bonne réflexion raciste au passage et je n’ai plus du tout l’impression d’être devant les mêmes séries que d’habitude. Ca craint de fou, parce qu’on sent que le rythme s’accélère et je n’ai pas envie de perdre Andrew ou Carina. Le fait que les gens râlent sur Twitter m’inquiète encore plus, quoi.

En tout cas, Andrew et Carina continuent de suivre Cindy jusque dans le train. Bien sûr, le réseau coupe à ce moment-là, et ça pose un énorme problème pour savoir où ils iront. Maya refuse de rester à les attendre et elle abandonne donc la caserne. Oui, en pleine inspection, elle prend la décision de laisser Andy tout gérer et rejoint Ben et Jack à la gare.

Coincée au ménage, Vic finit par se confier à Travis sur son année intenable et sur sa peur de se retrouver en couple avec un type qui soit pompier. Il pourrait mourir n’importe quand et c’est trop pour elle. J’adore ce personnage, et son évolution ! Mais là, elle prend trop de temps d’épisode, je voulais juste en revenir à Andrew et Carina.

C’est un gros problème : leur intrigue sur ce qu’il s’est passé cet été et le mouvement Black Lives Matter devrait être la plus importante de l’épisode, mais elle est trop atténuée par le suspense et le drama de l’affaire Cindy, franchement. J’accroche aux personnages et à leur colère, mais j’ai trop envie d’avancer sur l’autre intrigue… Aaaaah.

Bon, inutile de dire que Vic m’a raccroché au moment où elle s’est vraiment énervée. L’épisode aurait eu plus d’impact s’il avait été diffusé juste après le précédent… là, on a eu le temps de digérer tout ce qu’il s’est passé, alors que les pompiers non, et j’ai eu du mal à me remettre dans l’état où ils sont. Je n’ai pas été non plus passionné par Andy et Sullivan qui se réconcilient au passage en même temps… Ca ne m’a pas aidé. J’ai préféré la réconciliation Sullivan/Dean.

Après définitivement, j’ai préféré dans cet épisode… Les scènes entre Carina et Andrew. C’est parfaitement énervant, parce que ce ne sont pas des personnages de la série à l’origine, mais ils fonctionnent si bien ensemble. J’adore Carina de toute manière, et j’adore Andrew, et je ne le sens pas ce double épisode.

Dans le train, les deux personnages passent ENFIN du temps ensemble cette saison, et ça fonctionne si bien. Ils fonctionnent un peu plus en italien cette fois, et c’est atroce de voir les réactions racistes autour d’eux, autant que c’est atroce de voir les scénaristes prendre soin de développer l’enfance des personnages. Ca sent trop mauvais pour la suite, je ne veux pas que ça se termine mal pour eux.

Le problème,, c’est qu’Andrew veut beaucoup trop suivre Cindy quoiqu’il en coûte, malgré la peur de sa sœur. C’est vrai qu’elle ne fait pas si peur que ça Cindy, même si elle est censée être dangereuse. Le problème, c’est qu’Andrew est tellement concentré sur elle qu’il en oublie tout le reste : il ne se méfie donc pas du tout d’un homme qui le bouscule…

Devant la gare, une fausse femme rousse sort et est arrêtée par la police, permettant à Cindy de s’échapper… avant d’être rattrapée heureusement. Maya est heureuse de voir la rousse arrêtée par la police, mais elle est tout de même inquiète de ne pas voir Carina ou Andrew. Et nous aussi. Il s’est clairement fait poignarder, non ?

Oui. Carina le retrouve et ça termine bien mal pour cet épisode : Andrew est amené à l’hôpital de toute urgence par Maya et Ben, et je le sens super mal pour la suite. Super, super mal. Difficile avec tout ça d’accrocher encore à l’histoire de l’inspection, non ? Les pompiers dorment tous quand l’inspecteur finit par arriver, et ça me fait de la peine pour eux. Heureusement, Andy est en charge, et c’est la fille d’un capitaine renommé, ça aide. Bon, ça aide moins d’avoir Maya loin de la caserne pour une arrestation ou Vic qui craque en pleine inspection.

Pourtant, tout se termine bien pour eux. Pas pour Andrew, qui pleure dans l’ambulance en apprenant que Cindy est bien arrêtée, mais qui laisse Carina dans tous ses états. Allez, c’est qu’un coup de couteau, il va survivre, hein ?

La suite de cet épisode crossover est également critiquée dans cet article :

 

Bonne nuit (aka blabla du vendredi soir)

Salut les sériephiles,

Il faut vraiment que je me fasse une raison avec le vendredi soir : je n’y arrive pas, et puis c’est tout. Pourtant, j’aurais bien eu envie de regarder un petit épisode de WandaVision ce soir, mais plutôt un dans le style des premiers, histoire de rire un coup et d’évacuer la fatigue accumulée.

wandavision – foolish watcher

Les semaines paraissent de plus en plus interminables à mesure que l’année se déroule, et c’est principalement parce que les protocoles sanitaires sont aussi contraignants qu’inefficaces et inutiles. Forcément, ça casse un peu le moral de voir pendant la journée quatre élèves être emmenés en plein milieu d’un cours pour être placé en isolement, parce que cas contact d’autres élèves ou membres de famille positifs. À ce rythme-là, il n’y aura plus grand-monde la semaine prochaine là où je travaille ; si tant est que ce n’est pas moi qu’on finisse par venir placer en isolement. Et au gouvernement, on nous dit qu’on est inquiets, mais bon, continuons comme si de rien n’était. L’essentiel est apparemment de confiner les week-ends ?

Je m’éloigne vachement des séries, mais c’est parce que j’avais prévu un article en rapport avec le retour de Grey’s Anatomy ce soir. Je disais la semaine dernière que je ne l’attendais pas plus que ça, et c’est encore le cas, mais ça me motive d’avoir Google qui a tenté de me spoiler en début de soirée : je déteste les spoilers et je fais toujours tout ce que je peux pour passer au travers. Ne tweetez pas sans prévenir, donc.

Grey's Anatomy GIF | Greys anatomy, Meredith grey, Anatomy

Voir aussi : Comment éviter les spoilers (de Grey’s Anatomy aujourd’hui) ?

De toute évidence, je ne regarderai ce retour de la franchise du Shondaland que demain et j’angoisse énormément de me faire spoiler d’ici là, mais bon, la fatigue est là alors j’ai juste regardé un film pas trop prise de tête dans la construction. Il faut bien évacuer la fatigue, on a dit. La fatigue du vendredi est d’autant plus présente ce soir que je me suis levé plus tôt encore, avec un bon réveil à 6h20. L’avantage, c’est que ça m’a même permis de voir un épisode au lever du soleil pour le Bingo Séries. L’inconvénient, c’est que je voulais que ce soit le dernier Walker, mais il n’était même pas encore disponible. NCIS a eu la bonne idée de m’accompagner… et d’être à deux doigts de me faire pleurer dans le train avec son épisode 9 (et son absence totale d’évolution sur les questions de féminisme après 18 saisons ?).

Jethro Gibbs Ellie Bishop GIF by CBS - Find & Share on GIPHY

C’est n’importe quoi, franchement, la facilité scénaristique et les grosses ficelles se mettent à avoir un impact sur moi, au secours. Il faut dire que la série a réussi à capitaliser sur les émotions fortes en trois épisodes, jouant beaucoup sur les impacts du covid sur nos agents préférés. Là-dessus, c’est tout de même assez fou de se dire qu’il y a un an pile, Macron annonçait la fermeture des établissements scolaires. Je ne veux pas faire une fixette, mais si c’était si important de les fermer l’an dernier pour limiter la propagation du virus, ce n’était pas pour rien. Je suis pour l’ouverture au maximum – mais pas tellement quand il y a des risques visibles (et psychologiquement, c’est de la torture).

Season 1 Episode 7 Nbc GIF by Zoey's Extraordinary Playlist - Find & Share on GIPHY

Un an… Il y a un an, je venais juste de quitter mes collègues géniaux couvert de cadeaux quand j’ai appris cette décision. Cela me paraît beaucoup plus qu’un an en ressenti et en fatigue, mais beaucoup moins en même temps. Je n’ai pas du tout l’impression que la saison 1 de Zoey’s Extraordinary Playlist a été diffusée il y a si longtemps que ça, par exemple. J’ai encore en tête ma petite routine du confinement avec le télétravail, Westworld et Zoey comme si c’était hier. Prêt à recommencer demain, comme ça.

Et je vais m’arrêter là pour ce soir, pardonnez ce fil incohérent de pensées. De toute manière, c’est aussi à ça que sert un blog. Non ?

NCIS S18E09 (express)

Épisode 9 – Winter Chill – 16/20
Comme trop souvent, l’intrigue de cette semaine était une enquête qui ne parvenait pas à surprendre… Mais ça n’a pas empêché l’épisode de me laisser complètement abasourdi par certains développements auxquels je ne m’attendais pas. J’imagine que les scénaristes voulaient nous rappeler que c’était une année de merde, mais ça m’apprendra à réclamer qu’ils fassent des épisodes correspondant à notre actualité. 

Spoilers

L’enquête de la semaine se concentre sur la mort d’un ancien soldat retrouvé mort dans un camion frigorifiant. Une sombre histoire de fast-food se développe alors…

Et je n’étais pas prêt du tout pour cet épisode que j’ai commencé avant 7h du matin afin de me valider un point du Bingo Séries et d’occuper mon trajet vers le boulot. Concrètement, ce n’est pas l’enquête de la semaine qui me fait dire ça, parce qu’il était particulièrement inintéressant de la suivre, si ce n’est risible tant les mobiles envisagés pour le meurtre me passent au-dessus. J’ai aimé que ça approfondisse davantage la relation entre Bishop et Torres, mais c’est à peu près tout. 

Là où l’épisode fonctionne en revanche beaucoup trop, c’est lorsqu’il sait toucher les sentiments et la corde sensible d’un peu tout le monde, surtout que nous sommes encore à vif de 2020. Bien sûr, l’épisode reprend avec le départ de Jacqueline, qui s’en va en laissant un simple mail et des objets à son équipe préférée du NCIS… Pour une psy qui les recevait régulièrement, elle a une relation personnelle avec eux un brin surprenante, et surtout aucune peur de leur créer des complexes d’abandon. 

Tout ça reste traité un peu trop à la va-vite à mon goût, mais ce n’est vraiment pas le pire. Figurez-vous que j’étais à deux doigts de verser une larme dans le train à la fin de l’épisode quand même. Et ça, c’est grâce à une double intrigue bien menée concernant la vie des personnages. 

On a ainsi surtout peur pour la mère de Kasie dans cet épisode. Non, on ne la connaît pas, évidemment, mais on apprend dès le départ que quelque chose ne va pas avec Kasie, puis qu’il s’agit de sa mère à l’hôpital. Bien sûr, tout ça n’est qu’une fausse piste pour cacher le rebondissement final, mais ça fonctionne parfaitement car c’est un prétexte pour développer la relation entre Jimmy et Kasie. Celle-ci fonctionne à merveille et était déjà super attendrissante en fin d’épisode quand Jimmy est heureux d’apprendre que sa mère va bien… Avec probablement une pointe de jalousie ? 

Et puis, tout ce développement sur Kasie qui est en dépression, ça fonctionnait parfaitement sur moi ! C’était un épisode qui aurait pu s’arrêter là et nous fournir déjà du bon NCIS. 

En revanche, c’était oublier les vieux démons de la série qui reviennent au galop avec cet épisode : après la mort de la femme de Jimmy et le départ de Jacqueline, c’est au tour d’Emily, la fille de Fornell, d’y passer. Et ça me fait chier, même si le personnage n’était pas exceptionnel non plus. 

Ça me fait chier parce que c’est hors écran. Ça me fait chier parce qu’ils n’ont pas payé l’actrice et s’en débarrassent comme une malpropre, avec l’excuse de nous faire vivre finalement ce que beaucoup ont vécu durant la période de covid, l’impossibilité de dire au revoir. Et ça me fait chier parce qu’elle allait bien et était soignée de son addiction la dernière fois qu’on l’avait vue, mais on ne guérit jamais d’une addiction. 

Le montage final était particulièrement poignant et le rebondissement est bien dur pour Fornell qui s’apprêtait à prendre sa retraite en paix. Franchement, je pensais que l’idée était de préparer Gibbs à son propre départ de ses fonctions, parce qu’il serait temps de prendre sa retraite (nope, le personnage devra mourir), mais ils ont proposé une fausse piste inattendue et déconcertante. 

Bref, en trois épisodes post covid, NCIS dégage donc trois actrices de la série, et trois personnages féminins qui n’existaient déjà que pour donner une intrigue aux personnages masculins (même si bien sûr, Jacqueline était plus que ça). C’est une des raisons qui m’avait fait arrêter la série : y en a marre de cette boucherie permanente des bons personnages féminins, juste pour que les hommes puissent évoluer. C’est paresseux comme écriture, et trois fois de suite, ça devient vraiment odieux pour les personnages et les spectateurs. 

Mais si ça m’énerve autant, c’est probablement que ça fonctionne… 


Riverdale – S04E08

Épisode 8 – In Treatment – 12/20
Gina Torres ne peut pas sauver toutes les séries, même si elle tente de le faire. Au moins, on retrouve un bon humour dans cet épisode – même si c’est toujours à l’insu de leur plein gré, comme on dit. Cette parodie d’une série à succès israélienne ne tient pas la route, mais c’est exactement pour ça que je suis là, alors ça marche mieux. Et puis, il y a une nouvelle réplique cultissime d’Archie, ça me suffit.  

Spoilers


I’m 18, I’m adult.

Après un Thanksgiving inutile, la série reprend avec de nouvelles VHS déposées devant les portes des habitants, avec le problème que les caméras sont cette fois bien plus proches. Tout le monde s’en fout, à commencer par moi. L’idée de cet épisode est de nous parler des problèmes d’orientation des personnages qui ne sont que des ados après tout.

Oui, la série s’en souvient subitement et propose tout un épisode au lycée, avec une psychologue pour aider les lycéens à faire face aux terribles lettres des facs… C’est ridicule, mais ça empire pour moi quand la psychologue est Gina Torres. Elle est tombée bien bas pour venir faire un tour par cette série. Franchement, pourquoi et comment la série fait-elle pour avoir toujours des acteurs que j’adore et qui sont bons ? Parce que c’est loin d’être le cas de la série.

Alice et Betty – Pauvre psy qui se retrouve à devoir gérer ces deux-là en pleine dispute familiale. Betty est énervée par sa mère qui fouille dans ses affaires et trouve ses pilules. Oui, ça pose problème à Alice de savoir que sa fille fait l’amour à Jug… alors qu’elle les laisse être dans le même lit en permanence ?? La série est tellement ridicule, franchement ! D’après Alice, en tout cas, Betty n’arrive pas à intégrer Yale parce qu’elle fait l’amour tout le temps.

C’est le genre de trucs grossiers que j’avais envie de voir ce soir. Le problème, c’est que ça fait un bon épisode et rôle pour Gina Torres, mais ça n’a aucun sens… Pris à part, l’épisode pourrait donner l’impression qu’on a affaire à une bonne série avec des thèmes super intéressants, mais dans l’ensemble, c’est juste une preuve de plus que les scénaristes oublient de regarder les épisodes précédents.

Je ne sais pas ce qu’il se passe dans cette salle des scénaristes, mais ça doit être fascinant à observer. L’intrigue se conclue tout de même par Alice qui affirme à sa fille qu’elle l’aime plus que tout au monde – mais aussi plus que Polly ou Charles (tiens, Charles a disparu, les scénaristes l’ont oublié ?).

Archie – À défaut de se déshabiller, Archie dort en cours et va voir la psy, hein. Est-ce qu’il va coucher avec, lui qui couche toujours avec tout le monde ? Non, il est en grève d’abdo et ne se déshabille plus, alors c’est foutu pour l’instant. Toute son intrigue le voit se faire psychanalyser et ça m’a blasé au plus haut point. En fait, je n’ai pas suivi grand-chose à l’épisode.

Il y a tout de même une brillante scène finale qui le voit affirmer à sa mère qu’il est désormais un adulte parce qu’il a 18 ans et qu’il en a marre de mettre en danger ses proches. Par conséquent, il déménage dans sa salle de gym. Hop, bye bye la mère d’Archie, tu n’as plus beaucoup d’utilité scénaristique si ton fils te tourne le dos comme ça.

Après, pas d’inquiétude, on nous dit aussi qu’il tourne le dos à ses activités de justicier masqué… et je n’y crois pas une seule seconde.

Cheryl – Face à tant de deuils, Cheryl a de mauvaises notes et le principal décide de la faire évaluer par la psy pour savoir si elle est encore capable de gérer les Vixens. Il a plutôt envie de les confier à une vraie coach, une adulte. Et pas une de dix-huit ans comme Archie, hein !

La psy est suffisamment douée pour faire en sorte que Cheryl se confie à elle… Elle tente de lui faire comprendre qu’elle est normale, n’a pas perdu l’esprit et qu’elle n’est pas hantée par un fantôme, mais quand il est question de Julian et de la poupée qui se déplace, elle est bien forcée de se rendre à l’évidence, ça ne va pas être simple.

Le scénario fait la part belle à Cheryl et à l’actrice qui est étonnamment douée sur ce rôle et dans cet épisode pour nous montrer la folie de son personnage sous une autre facette. Elle perd ses Vixen, bien sûr, mais on avance aussi sur cette affaire de triplé qu’elle aurait avalé in utero, alors c’est toujours ça de pris.

Veronica – Miss Luna est acceptée à Havard pour 2024… mais c’est grâce à son père qui a acheté du rhum au doyen, histoire de s’assurer du futur brillant de sa fille. C’estotujours une Lodge après tout. Cela énerve Veronica qui s’en confie à la psy, et franchement, à ce stade, la psy a eu un résumé complet de la série en très peu de temps. Franchement, à quel moment Gina Torres a accepté ce rôle alors qu’il est clair que la série est naze ??

Je suis triste pour elle. Elle n’a aucun mal en tant que psy à diagnostiquer Veronica comme totalement obsédée par son père. Son meilleur conseil ? Couper les liens définitivement avec son père. OK, merci, on avait besoin de toi chère psy pour en arriver là. Bien sûr, l’idée n’est pas de faire en sorte que Veronica refuse Harvard… mais c’est un peu la conséquence tout de même : et c’est drôle à voir. Sort of.

Jug – Il n’est pas au lycée, mais malgré tout, il voit Miss Burbule, allez savoir comment et pourquoi. Il est énervé aussi par son avenir et son présent, ce qui fait qu’elle a des choses à lui dire aussi, en découvrant l’intrigue du plagiat des livres.

De manière répétitive, elle trouve un complexe à Jug, celui de la persécution. Ce n’est pas complètement faux, ça, mais les scénaristes sont tellement en train de forcer des complexes classiques pour faire genre que tout était prévu et que les personnages sont aussi complexes que complexés. NON. C’est juste non : les personnages sont des coquilles vides dans cette série, et je ne fais pas que référence aux cerveaux vides qu’ils ont. D’un épisode à l’autre, ils se contredisent et sont totalement différents, mais tout le monde s’en fout.

En tout cas, Burble semble venir en aide à tout le monde, et surtout à Jug qui finit par dire à son père qu’il l’aime.

Voilà pour les psychanalyses… Reste à en gérer les conséquences, avec une Alice qui est bien stupide après sa déclaration. Betty lui répond qu’elle aussi considère sa mère comme la personne qu’elle préfère le plus au monde. BEN. VOYONS. La déclaration suit la réception d’un chèque de la part de sa mère qui a aussi arrêté de lire son courrier, donc c’est bon, on lui pardonne tout, même la lecture du journal intime.

De son côté, Archie met des affiches dans toute la ville avec le numéro de sa salle pour que les gens puissent l’appeler au secours sans qu’il ne joue au justicier. Le premier appel vient d’un enfant terrifié, et Archie est en colère au point de casser un crayon et de renfiler tout aussi vite son costume de justicier, mais il ne change même pas de t-shirt au passage. Mon pari vit des heures sombres, là.

Cheryl reçoit quant à elle des résultats de labo pour savoir si elle a dévoré ou non Julian. Ce n’est pas le cas et ça suffit alors à se convaincre qu’elle n’est pas hantée par un fantôme. Au contraire, la voilà prête à démasquer la personne qui veut la faire passer pour folle. Bon ben super

Veronica ? Elle refuse Harvard. C’est une bonne chose pour faire en sorte qu’elle reste à Riverdale quand elle ne sera plus au lycée. Le seul problème, c’est que Veronica le fait pour briser les liens avec son père… mais prend encore le temps de venir narguer son père sur sa décision, au point de lui déclarer ensuite qu’elle va le détruire en affaire. Donc rester en contact avec lui. D’où tu te sépares de ton père en passant ta vie à t’en venger ? Qu’est-ce qu’elle ne comprend pas ?

La fin d’épisode voit alors Archie, Veronica et Betty dans le futur, au commissariat. Après leur arrestation, on apprend qu’ils sont accusés de meurtre par Donna et Bret. Si jamais vous doutiez encore que tout ça n’était qu’une mauvaise parodie de How to get away with murder, vous voilà servis, honnêtement. En attendant, c’était une parodie peu glorieuse de la série qui a inspiré la très récente En analyse en France… Ben, sans plus. J’étais content de voir Gina Torres, quoi.

Compteur d’Archie à poil : voilà qu’il se met à dormir en t-shirt ? Mais que se passe-t-il ?