Il est possible que le mot « médiocre » soit un peu trop fort et violent pour décrire cet épisode 4, mais puisqu’il est au cœur d’une des intrigues, j’ai vraiment envie de l’utiliser pour le désigner. C’est simple, on perd les petits plus de la semaine dernière et on se retrouve principalement avec des intrigues qui seront vite oubliées et ne parviennent pas toutes à être convaincantes. Bref, un épisode qui fait passer le temps.
Spoilers
Miranda est vexée par sa prof, ça la force à se remettre en question.
I think your idea is mid. Middle of the road. Mediocre.
J’ai bien aimé la voix off de cet épisode qui nous parle des sutures et des conneries que la médecine fait parfois.
Pardon, mais comment ça, sept heures du matin, c’est trop tôt pour Simone ? Il me semblait établi que tous les persos de la série ne dormaient jamais et se levaient à genre six heures du matin, non ? Simone reprend en tout cas le travail, comme si de rien n’était. J’ai bien aimé que ça permette une scène dans les vestiaires où on retrouve tous nos résidents qui papotent entre eux – histoire de voir Kwan coincé encore à son étage VIP.
L’étage VIP continue d’occuper du temps pour la série. On sent que c’est le fil rouge de cette saison, et pour cet épisode, on aura droit d’y voir Miranda avec Kwan, le tout supervisé par Richard. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pour ne rien arranger, Miranda est en plus de mauvaise humeur : son premier devoir à l’université n’a pas convaincu sa prof, du tout. Cela m’a fait si plaisir qu’on la redescende un peu de son piédestal, même si je suis sûr que ça ne durera pas.
En tout cas, à l’étage VIP, Miranda découvre aussi les manières de faire des riches – on n’hésite pas à lui dire qu’on en attend bien plus d’elle et que son impuissance face à certaines maladies n’est pas OK. Pourtant, elle est réellement impuissante. Elle a toutefois un petit check de réalité en se rendant compte que la patiente qu’elle ne parvient pas à diagnostiquer n’est pas riche : ses enfants se saignent pour pouvoir lui procurer les meilleurs soins possibles, en vain. Bref, on les comprend quand ils sont désagréables et malpolis envers Miranda qui ne les aide pas, quoi.
En tout cas, ça renvoie Miranda à sa propre médiocrité. À l’université, elle n’est pas assez vive et aussi rapide que les étudiants, à l’hôpital, elle ne soigne pas ses patients. Certes, elle a les latte de l’étage VIP, mais ça ne fait pas tout. Heureusement, elle a aussi Kwan qui apprend à connaître la patiente et le reste de sa famille. Il comprend assez vite qu’ils ont affaire à une maladie génétique et ça suffit ensuite à Miranda pour comprendre ce que la patiente pourrait avoir. Comme en plus elle est VIP, les tests de la patiente s’effectuent hyper vite. Superbe.
Miranda en profite aussi pour saucer un peu Kwan auprès de Richard. Celui-ci finit par reconnaître que son problème principal est Norton, mais il ne peut pas le virer puisque Catherine est fan de lui. En tout cas, Miranda parvient à diagnostiquer la patiente indiagnosticable et même à lui organiser une chirurgie. Cela la met ensuite sur la piste d’une nouvelle idée brillante : peut-être que le temps consacré aux VIP est vraiment important. La conclusion de l’épisode voit donc Miranda reprendre confiance en elle, Richard accepter que Kwan retourne au bloc opératoire et Kwan… reconnaître son père devant l’hôpital quand celui-ci vient lui parler. Allons bon, encore une histoire familiale compliquée en vue !
Jo hésite de son côté à rejoindre un groupe de paroles. Elle finit par le faire, mais saute sur la première occasion pour s’en barrer quand elle voit que tout le monde est là pour pleurer sur son sort. Elle se fait ainsi une nouvelle pote prétextant une allergie pour se casser au moment où c’est son tour de paroles. C’est tellement évident que c’est un mensonge cette allergie, comment la psy du groupe peut-elle ne pas s’en rendre compte ? Et comment Jo peut passer à côté de ça ?
Je pensais vraiment qu’elle faisait semblant d’y croire, mais non : elle emmène vraiment la patiente enceinte aux urgences. Ridicule. Autant dire que je n’ai pas trop accroché à cette intrigue. C’est con après l’épisode de la semaine dernière où j’étais à fond. Sa nouvelle amie, en tout cas, lui raconte finalement son trauma vis-à-vis de l’hôpital, ce qui permet à Jo d’en faire autant aussi. Cela fait plaisir de voir Jo se confier enfin.
Elle a tellement besoin d’un psy ! Elle entend encore et encore le même moniteur cardiaque – le sien lors de l’opération – partout où elle va. C’est un choc post-traumatique, quoi. Elle en parle dans le jardin de l’hôpital et, franchement, saison après saison, ça ressemble de plus en plus à un parc énorme, non ? On ne se croirait pas dans un hôpital à ce stade. J’ai tellement de peine pour Jo : elle pense passer une excellente journée et en parle à Lincoln, mais lui n’est toujours pas capable de lui dire qu’il a un putain de problème d’addiction.
Bryant se lève aux aurores de sept heures du matin (j’ai des critiques en tête, là), mais eh, il ne passe pas une bonne journée pour autant. Il est sous les ordres de Ben qui débarque en retard au taf et lui confie tout ce qu’il a à faire. Autrement dit : même Ben ne fait pas tout ce qu’il doit faire pour pouvoir opérer. C’est amusant à voir, surtout qu’il bosse toujours avec Toni et que celle-ci a une bonne manière d’enseigner, je trouve.
À l’inverse, Ben est toujours aussi insupportable. Cette fois, il balance tout son taf à Bryant et compte non-stop sur lui sans vraiment le remercier. C’est tellement abusé et j’ai de la peine pour Bryant. Plus on passe d’épisodes à le suivre, plus je l’aime ce personnage. Dans cet épisode, il se trouve dans la merde car Ben ne répond pas quand on l’appelle alors qu’il a besoin de son avis médical. Bryant se retrouve à prendre des décisions radicales de dernière minute qu’il n’est pas censé prendre.
En plus, il doute devant le patient. Ce n’est pas franchement bon signe. Pourtant, il prend la bonne décision, se fait engueuler par Warren dépassé par la situation, mais… Il couvre encore Warren quand Toni se pointe ? Putain, mais c’est insupportable. Heureusement que Ben a quand même l’instinct de vouloir rétablir la vérité avant que Bryant n’insiste pour lui laisser le mérite du sauvetage.
Il est toutefois cool qu’en fin d’épisode il ose dire un peu plus les choses à Ben. Malheureusement, ce dernier lui explique qu’il est juste normal de se couvrir les uns les autres parce que c’est ce qu’il faut faire, pas pour avoir quelque chose en retour. C’est tellement abusé. Je le déteste et ça doit faire genre dix saisons que je le dis, au moins.
Amelia découvre que ses chirurgies du vendredi suivant ont été supprimées et ne comprend pas trop pourquoi. Elle s’en confie à Toni qui lui explique alors qu’elle en est la responsable : elle l’a fait remplacer pour qu’elles profitent ensemble d’un week-end. Allons bon. On sent bien qu’elle est surprise et pas tout à fait d’accord avec cette idée, mais elle est vite embarquée ailleurs quand un enfant débarque à l’hôpital alors qu’il est en pleine crise. Elle s’en occupe avec Simone.
Malgré sa journée chargée, elle a le temps de faire remarquer à Toni qu’elle n’aime pas ses manières : il se trouve qu’Amelia n’est pas si fan des massages, et encore moins en couple, et qu’annuler une chirurgie si ce n’est pas une urgence, ce n’est pas ce qu’elle kiffe.
Du côté médical, le gamin de huit ans se retrouve avec un parasite italien dans le cerveau. D’où c’est « très, très rare » aux Etats-Unis mais peut être trouvé en Italie ? Et pourquoi c’est présenté comme courant en Italie, alors que non. Soit. De toute manière, le cas n’était pas si intéressant. En vrai, ça permet surtout à Simone et Lucas de bosser ensemble et donc de se réconcilier, l’air de rien. Ils ne se sont pas vraiment embrouillés, mais bon, Lucas s’inquiète pour elle. Simone ne veut toujours pas lui dire ce qu’elle a vécu dans les deux derniers épisodes précédents, mais elle lui propose de venir vivre dans l’ancienne maison de Meredith à nouveau, parce qu’ils ont une chambre libre.
Oh, quant à Amelia, elle explique à Toni qu’elle déteste les surprises car tout planifier l’aide à rester sobre. Je la comprends, en vrai. Pour autant, elle accepte tout de même de se rendre au spa avec Toni. Elles continuent de roucouler, donc.
Jules n’est toujours pas tout à fait remise de sa rupture avec Ndugu : elle n’a encore couché avec personne d’autre (un progrès par rapport à la saison précédente), ne supporte pas qu’il lui donne des conseils au taf et lève les yeux au ciel quand il dit à une patiente qu’il est célibataire. Franchement, elle se comporte trop mal avec lui et ça en devient ridicule de la voir être une vraie gamine. Je veux dire, je comprends qu’elle se comporte comme ça, mais si ça impacte le taf, c’est nul.
Heureusement, elle n’en est pas au stade où elle n’ose pas appeler Ndugu à la rescousse quand elle en a besoin pour un patient ; c’est déjà ça. Ils se retrouvent ainsi à opérer ensemble, permettant à Winston de lui conseiller de vraiment parler à un autre chirurgien cardiaque pour poursuivre sa carrière en cardio. Rendez-nous Cristina.
Jules finit malheureusement en larmes quand elle perd la patiente. Clairement, le problème n’est pas que la mort de la patiente, mais aussi sa relation avec Winston. J’ai adoré la dernière scène de l’épisode : elle permet à Jules de dire à Winston que ça ne va vraiment pas pour elle. Elle est en manque de son chirurgien, elle ne sait jamais s’il l’aide parce qu’elle est résidente ou si c’est parce que c’est son ex et elle voit bien qu’il va bien, mais elle non. Cela tombe bien : lui non plus ne va pas bien. Et hop, les voilà qui s’embrassent et couchent ensemble. Ouf. Je n’aimais pas voir ce couple séparé, donc c’est chouette.















