Grey’s Anatomy – S23E04 – Love on the Brain – 14/20

Il est possible que le mot « médiocre » soit un peu trop fort et violent pour décrire cet épisode 4, mais puisqu’il est au cœur d’une des intrigues, j’ai vraiment envie de l’utiliser pour le désigner. C’est simple, on perd les petits plus de la semaine dernière et on se retrouve principalement avec des intrigues qui seront vite oubliées et ne parviennent pas toutes à être convaincantes. Bref, un épisode qui fait passer le temps.

Spoilers

Miranda est vexée par sa prof, ça la force à se remettre en question.


I think your idea is mid. Middle of the road. Mediocre.

J’ai bien aimé la voix off de cet épisode qui nous parle des sutures et des conneries que la médecine fait parfois.

Pardon, mais comment ça, sept heures du matin, c’est trop tôt pour Simone ? Il me semblait établi que tous les persos de la série ne dormaient jamais et se levaient à genre six heures du matin, non ? Simone reprend en tout cas le travail, comme si de rien n’était. J’ai bien aimé que ça permette une scène dans les vestiaires où on retrouve tous nos résidents qui papotent entre eux – histoire de voir Kwan coincé encore à son étage VIP.

L’étage VIP continue d’occuper du temps pour la série. On sent que c’est le fil rouge de cette saison, et pour cet épisode, on aura droit d’y voir Miranda avec Kwan, le tout supervisé par Richard. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pour ne rien arranger, Miranda est en plus de mauvaise humeur : son premier devoir à l’université n’a pas convaincu sa prof, du tout. Cela m’a fait si plaisir qu’on la redescende un peu de son piédestal, même si je suis sûr que ça ne durera pas.

En tout cas, à l’étage VIP, Miranda découvre aussi les manières de faire des riches – on n’hésite pas à lui dire qu’on en attend bien plus d’elle et que son impuissance face à certaines maladies n’est pas OK. Pourtant, elle est réellement impuissante. Elle a toutefois un petit check de réalité en se rendant compte que la patiente qu’elle ne parvient pas à diagnostiquer n’est pas riche : ses enfants se saignent pour pouvoir lui procurer les meilleurs soins possibles, en vain. Bref, on les comprend quand ils sont désagréables et malpolis envers Miranda qui ne les aide pas, quoi.

En tout cas, ça renvoie Miranda à sa propre médiocrité. À l’université, elle n’est pas assez vive et aussi rapide que les étudiants, à l’hôpital, elle ne soigne pas ses patients. Certes, elle a les latte de l’étage VIP, mais ça ne fait pas tout. Heureusement, elle a aussi Kwan qui apprend à connaître la patiente et le reste de sa famille. Il comprend assez vite qu’ils ont affaire à une maladie génétique et ça suffit ensuite à Miranda pour comprendre ce que la patiente pourrait avoir. Comme en plus elle est VIP, les tests de la patiente s’effectuent hyper vite. Superbe.

Miranda en profite aussi pour saucer un peu Kwan auprès de Richard. Celui-ci finit par reconnaître que son problème principal est Norton, mais il ne peut pas le virer puisque Catherine est fan de lui. En tout cas, Miranda parvient à diagnostiquer la patiente indiagnosticable et même à lui organiser une chirurgie. Cela la met ensuite sur la piste d’une nouvelle idée brillante : peut-être que le temps consacré aux VIP est vraiment important. La conclusion de l’épisode voit donc Miranda reprendre confiance en elle, Richard accepter que Kwan retourne au bloc opératoire et Kwan… reconnaître son père devant l’hôpital quand celui-ci vient lui parler. Allons bon, encore une histoire familiale compliquée en vue !

Jo hésite de son côté à rejoindre un groupe de paroles. Elle finit par le faire, mais saute sur la première occasion pour s’en barrer quand elle voit que tout le monde est là pour pleurer sur son sort. Elle se fait ainsi une nouvelle pote prétextant une allergie pour se casser au moment où c’est son tour de paroles. C’est tellement évident que c’est un mensonge cette allergie, comment la psy du groupe peut-elle ne pas s’en rendre compte ? Et comment Jo peut passer à côté de ça ?

Je pensais vraiment qu’elle faisait semblant d’y croire, mais non : elle emmène vraiment la patiente enceinte aux urgences. Ridicule. Autant dire que je n’ai pas trop accroché à cette intrigue. C’est con après l’épisode de la semaine dernière où j’étais à fond. Sa nouvelle amie, en tout cas, lui raconte finalement son trauma vis-à-vis de l’hôpital, ce qui permet à Jo d’en faire autant aussi. Cela fait plaisir de voir Jo se confier enfin.

Elle a tellement besoin d’un psy ! Elle entend encore et encore le même moniteur cardiaque – le sien lors de l’opération – partout où elle va. C’est un choc post-traumatique, quoi. Elle en parle dans le jardin de l’hôpital et, franchement, saison après saison, ça ressemble de plus en plus à un parc énorme, non ? On ne se croirait pas dans un hôpital à ce stade. J’ai tellement de peine pour Jo : elle pense passer une excellente journée et en parle à Lincoln, mais lui n’est toujours pas capable de lui dire qu’il a un putain de problème d’addiction.

Bryant se lève aux aurores de sept heures du matin (j’ai des critiques en tête, là), mais eh, il ne passe pas une bonne journée pour autant. Il est sous les ordres de Ben qui débarque en retard au taf et lui confie tout ce qu’il a à faire. Autrement dit : même Ben ne fait pas tout ce qu’il doit faire pour pouvoir opérer. C’est amusant à voir, surtout qu’il bosse toujours avec Toni et que celle-ci a une bonne manière d’enseigner, je trouve.

À l’inverse, Ben est toujours aussi insupportable. Cette fois, il balance tout son taf à Bryant et compte non-stop sur lui sans vraiment le remercier. C’est tellement abusé et j’ai de la peine pour Bryant. Plus on passe d’épisodes à le suivre, plus je l’aime ce personnage. Dans cet épisode, il se trouve dans la merde car Ben ne répond pas quand on l’appelle alors qu’il a besoin de son avis médical. Bryant se retrouve à prendre des décisions radicales de dernière minute qu’il n’est pas censé prendre.

En plus, il doute devant le patient. Ce n’est pas franchement bon signe. Pourtant, il prend la bonne décision, se fait engueuler par Warren dépassé par la situation, mais… Il couvre encore Warren quand Toni se pointe ? Putain, mais c’est insupportable. Heureusement que Ben a quand même l’instinct de vouloir rétablir la vérité avant que Bryant n’insiste pour lui laisser le mérite du sauvetage.

Il est toutefois cool qu’en fin d’épisode il ose dire un peu plus les choses à Ben. Malheureusement, ce dernier lui explique qu’il est juste normal de se couvrir les uns les autres parce que c’est ce qu’il faut faire, pas pour avoir quelque chose en retour. C’est tellement abusé. Je le déteste et ça doit faire genre dix saisons que je le dis, au moins.

Amelia découvre que ses chirurgies du vendredi suivant ont été supprimées et ne comprend pas trop pourquoi. Elle s’en confie à Toni qui lui explique alors qu’elle en est la responsable : elle l’a fait remplacer pour qu’elles profitent ensemble d’un week-end. Allons bon. On sent bien qu’elle est surprise et pas tout à fait d’accord avec cette idée, mais elle est vite embarquée ailleurs quand un enfant débarque à l’hôpital alors qu’il est en pleine crise. Elle s’en occupe avec Simone.

Malgré sa journée chargée, elle a le temps de faire remarquer à Toni qu’elle n’aime pas ses manières : il se trouve qu’Amelia n’est pas si fan des massages, et encore moins en couple, et qu’annuler une chirurgie si ce n’est pas une urgence, ce n’est pas ce qu’elle kiffe.

Du côté médical, le gamin de huit ans se retrouve avec un parasite italien dans le cerveau. D’où c’est « très, très rare » aux Etats-Unis mais peut être trouvé en Italie ? Et pourquoi c’est présenté comme courant en Italie, alors que non. Soit. De toute manière, le cas n’était pas si intéressant. En vrai, ça permet surtout à Simone et Lucas de bosser ensemble et donc de se réconcilier, l’air de rien. Ils ne se sont pas vraiment embrouillés, mais bon, Lucas s’inquiète pour elle. Simone ne veut toujours pas lui dire ce qu’elle a vécu dans les deux derniers épisodes précédents, mais elle lui propose de venir vivre dans l’ancienne maison de Meredith à nouveau, parce qu’ils ont une chambre libre.

Oh, quant à Amelia, elle explique à Toni qu’elle déteste les surprises car tout planifier l’aide à rester sobre. Je la comprends, en vrai. Pour autant, elle accepte tout de même de se rendre au spa avec Toni. Elles continuent de roucouler, donc.

Jules n’est toujours pas tout à fait remise de sa rupture avec Ndugu : elle n’a encore couché avec personne d’autre (un progrès par rapport à la saison précédente), ne supporte pas qu’il lui donne des conseils au taf et lève les yeux au ciel quand il dit à une patiente qu’il est célibataire. Franchement, elle se comporte trop mal avec lui et ça en devient ridicule de la voir être une vraie gamine. Je veux dire, je comprends qu’elle se comporte comme ça, mais si ça impacte le taf, c’est nul.

Heureusement, elle n’en est pas au stade où elle n’ose pas appeler Ndugu à la rescousse quand elle en a besoin pour un patient ; c’est déjà ça. Ils se retrouvent ainsi à opérer ensemble, permettant à Winston de lui conseiller de vraiment parler à un autre chirurgien cardiaque pour poursuivre sa carrière en cardio. Rendez-nous Cristina.

Jules finit malheureusement en larmes quand elle perd la patiente. Clairement, le problème n’est pas que la mort de la patiente, mais aussi sa relation avec Winston. J’ai adoré la dernière scène de l’épisode : elle permet à Jules de dire à Winston que ça ne va vraiment pas pour elle. Elle est en manque de son chirurgien, elle ne sait jamais s’il l’aide parce qu’elle est résidente ou si c’est parce que c’est son ex et elle voit bien qu’il va bien, mais elle non. Cela tombe bien : lui non plus ne va pas bien. Et hop, les voilà qui s’embrassent et couchent ensemble. Ouf. Je n’aimais pas voir ce couple séparé, donc c’est chouette.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Mes derniers coups de… #55 : comment ça, c’est déjà Noël ?

Salut les sériephiles,

Je passe ma journée à publier sur le blog, parfaitement, on fait bien ce qu’on veut de ses dimanches, non ? Je rattrape tous les articles que je n’ai pas eu le temps de publier cette semaine et c’est particulièrement triste, parce que ça veut dire que je ne vais pas avoir le temps non plus pour préparer à l’avance ceux de la semaine prochaine. C’est pas grave, écoutez, on fait comme on peut !

Octobre est déjà terminé et je ne sais pas trop comment on en est arrivé là. J’ai pourtant bien profité de ma période préférée de l’année, entre les sorties au cinéma, les soirées d’Halloween et quelques visites dans les parcs d’attractions, mais j’aurais volontiers signé pour deux semaines supplémentaires de Spooky Season. Ce qui est sûr, c’est qu’en un mois, il s’en est passé des choses et j’ai donc plein d’idées pour cet article !

Allez, trêve de blabla, il est temps de faire le point sur mes derniers…

Coup de cœur : Je vais choisir un film dont je n’ai pas eu le temps de parler sur le blog alors qu’il aurait mérité son propre article. Il s’agit bien sûr de L’Île des souvenirs, le nouveau film d’animation de DreamWorks, sorti au cinéma le 21 octobre. Il raconte l’histoire de deux amies d’enfance qui se retrouvent embarquées sur une île fantastique inspirée des légendes philippines et qui vont devoir faire face à un choix assez terrible concernant leurs souvenirs communs. Je ne vais pas vous raconter tout le film, évidemment, mais j’ai vraiment aimé cette idée de départ et la place accordée à l’amitié. C’est aussi agréable de découvrir un film d’animation original, avec un univers qui change de ce qu’on voit habituellement (même si ça a eu tendance à me rappeler parfois les dessins de Kpop Demon Hunters) et une histoire qui ne repose pas sur des personnages qu’on connaît déjà depuis quinze ans. Bref, une très chouette découverte que je vous recommande, c’est bien fun, il y a pas mal d’humour, une sacrée ambiance, ça envoie du pâté.

Coup de mou : Je pense que celui-ci ne va surprendre personne, ou en tout cas pas ceux qui suivent attentivement le blog. J’aurais tellement aimé être plus enthousiaste devant VisionQuest ! Après WandaVision et Agatha All Along, deux énormes coups de cœur, j’attendais cette troisième série avec beaucoup d’impatience et je me retrouve à regarder les épisodes sans être spécialement pressé de découvrir les suivants. Le pire, c’est que j’aime toujours beaucoup certains personnages et que je trouve plein de bonnes choses dans la réalisation, sauf que ça ne suffit pas à me passionner et qu’à ce stade, je commence à douter que la fin de saison mercredi parvienne à me faire changer d’avis. Voir aussi : Pourquoi VisionQuest est une (petite) déception ?

Coup de poing : Les combats d’Avatar Aang: The Last Airbender, évidemment ! J’ai enfin pris le temps de regarder le film et, si je n’ai pas été totalement convaincu par son scénario, je dois reconnaître que l’animation est absolument superbe. Les mouvements sont incroyablement fluides et les scènes de maîtrise des éléments sont magnifiques, avec des chorégraphies que je pourrais regarder pendant des heures. Je crois même que j’ai parfois été plus intéressé par ce qui se passait à l’écran que par l’histoire elle-même. C’est un peu dommage, mais franchement, quelle claque visuelle !

Coup de blues : J’ai beau avoir retrouvé le plaisir d’écrire régulièrement sur le blog en octobre, je dois reconnaître que les échanges avec les autres sériephiles me manquent. Il reste bien quelques fidèles dans les commentaires (et heureusement qu’ils sont là !), mais j’ai beaucoup de mal à retrouver les discussions qu’on pouvait avoir il y a quelques années, y compris sur Twitter. J’ai voulu tester Threads, mais je ne prends pas l’habitude. Bref, c’est un peu frustrant d’avoir l’impression de publier dans le vide ici ou sur Twitter. Je sais bien que les habitudes ont changé et que les blogs ne sont plus aussi populaires qu’avant, mais ça me manque, moi, cette petite communauté de sériephiles avec qui on pouvait discuter pendant des heures. Heureusement que je prends toujours autant de plaisir à écrire, sinon je crois que j’aurais abandonné depuis longtemps ! Et le plus stupide dans tout ça ? Je ne prends pas non plus toujours le temps d’aller sur tous les blogs que j’aime – et surtout cette semaine où je crois que je n’ai fait que bosser.

Coup de barre : Le début de saison 4 de The Good Wife, et plus particulièrement l’intrigue autour du mari de Kalinda. Sérieusement, qu’est-ce que c’est que cette histoire ? J’attendais depuis la première saison d’en apprendre davantage sur le passé de Kalinda, qui reste mon personnage préféré, mais j’ai l’impression que les scénaristes s’acharnent à me donner des réponses qui ne me plaisent absolument pas. Après toute l’histoire avec Peter, voilà qu’on nous colle ce mari particulièrement insupportable et des scènes dont je me passerais franchement bien. Je voulais en savoir plus sur Kalinda, pas perdre l’envie de regarder ses scènes ! Heureusement, les autres intrigues continuent de me plaire, mais je commence à trouver le temps long dès qu’il apparaît.

Coup de vieux : Le premier Hunger Games, que j’ai revu au cinéma en octobre (enfin, j’ai revu les quatre de toute manière) m’a fichu un vrai coup de vieux. Dans mon souvenir, c’était un film visuellement moderne et particulièrement spectaculaire. Quatorze ans plus tard, eh bien… ça a sacrément vieilli ! Les mouvements de caméra dans tous les sens, notamment pendant les combats, rendent certaines scènes vraiment difficiles à suivre et je ne me souvenais pas du tout d’une image aussi peu agréable. C’est assez étrange de constater à quel point la réalisation accuse son âge alors que le scénario, lui, reste malheureusement toujours aussi actuel. Et puis, revoir Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson aussi jeunes, ça n’aide pas spécialement à se sentir jeune soi-même, évidemment. L’effet a eu tendance à se dissiper sur les films suivants et notamment le dernier dont je parlais ce matin sur le blog, heureusement.

Coup de bol : J’ai enfin retrouvé le plaisir de lire le mois dernier et, une fois n’est pas coutume, c’est encore une grosse saga qui m’a embarqué. Alors, certes, ça pourrait être Hunger Games puisque j’ai recommencé le tome 1, mais non, je viens vous parler d’une suite de romans français, ya ! J’ai en effet découvert (au hasard d’un rayon Carrefour, c’est dire comme parfois ça ne tient à rien) Le Manoir, la série de romans jeunesse d’Évelyne Brisou-Pellen. Oui, j’ai 13 ans de retard car ça date de 2013, mais mieux vaut tard que jamais, écoutez. J’ai commencé le tome 1 pile à temps pour Halloween. Le concept est assez chouette, avec ce mystérieux manoir et ses pensionnaires qui cachent tous quelques secrets – de même que le manoir lui-même. J’ai lu le premier tome (un peu agacé de la lenteur de la révélation concernant le Manoir et Liam, parce que je l’avais dès le départ quoi), dévoré le deuxième (pourtant, ce n’était pas gagné, parce que Cléa m’agace énormément) et je suis maintenant au milieu du troisième. En deux semaines, donc. C’est que les mystères fonctionnent bien, j’ai envie de connaître la suite et, surtout, je retrouve enfin le réflexe de prendre un livre pour lire quelques chapitres (je n’arrive jamais à n’en lire qu’un seul) dès que j’ai un moment. Après ma grosse panne de lecture de ces derniers mois, ça fait franchement plaisir. En plus, il y a six tomes rien que sur la saison 1, alors j’ai de quoi m’occuper un bon moment. Reste à savoir si je me garde les six suivants (la saison 2) pour l’année prochaine (ce serait bien, histoire d’avoir de quoi faire à Halloween, même si j’ai peur qu’on perde cette ambiance) ou si je ne m’arrête pas avant d’avoir tout lu.

Coup de gueule : L’extrême droite et la place qu’elle prend dans les médias ! Je sais bien que ce n’est pas le sujet habituel de cette rubrique (ou du blog), mais comme tout le monde, je commence à en avoir sérieusement marre de voir certains discours xénophobes être repris en boucle, parfois sans la moindre contradiction, comme s’il s’agissait simplement d’opinions parmi d’autres. Les événements d’octobre ont encore été accompagnés de leur lot de désinformation, de raccourcis et d’accusations lancées beaucoup trop rapidement. Et quand les informations sont finalement démenties, le mal est déjà fait. C’est d’autant plus agaçant que je constate aussi, en travaillant avec des adolescents, à quel point certaines idées se banalisent – les mots violents du racisme, de la xénophobie, de l’homophobie… Franchement, je trouve l’évolution du débat public particulièrement inquiétante et j’aimerais bien qu’une partie des médias cesse de contribuer à cette situation. À ma modeste échelle, je pense qu’il est temps aussi de le dire sur le blog et, bien sûr, de continuer à tout bloquer (surtout maintenant que c’est devenu la hype !).

Coup de tête : Décider de revoir toute la saga Hunger Games au cinéma alors que je me plains déjà de ne pas avoir assez de temps pour regarder mes séries. UGC a eu l’excellente idée de ressortir les films chaque dimanche avant la sortie du nouveau volet et je me suis dit que c’était une occasion parfaite pour retourner à Panem. Résultat : plusieurs dimanches consacrés à des films que j’avais déjà vus, alors que ma liste d’épisodes en retard continue de s’allonger tranquillement. En plus, je n’ai même pas réussi à aller jusqu’au bout du programme, puisque le froid a eu raison de ma motivation pour la quatrième séance. J’ai terminé la saga chez moi, bien au chaud. Bon, ça ne m’a pas empêché d’adorer ces retrouvailles, évidemment ! Reste à savoir si je sors ce soir ou si je me fais le préquel sous mon plaid avec un chocolat chaud…

Coup tordu : Hilary Duff a sorti un EP de Noël… le 23 octobre. Oui, oui, avant Halloween. Vous vous souvenez peut-être que je râlais déjà en septembre contre Disneyland Paris et ses collections de Noël installées alors qu’on n’avait même pas commencé à profiter d’Halloween. Eh bien, voilà que l’une de mes chanteuses préférées décide de s’y mettre aussi ! Holiday Things propose plusieurs chansons de Noël, dont de nouvelles compositions, et je ne sais pas trop comment réagir. Je suis ravi de retrouver Hilary Duff aussi active musicalement, évidemment, mais enfin, on peut attendre novembre pour commencer à préparer Noël, non ? Je vais finir par lui pardonner, surtout que comme je vous le disais le mois dernier, j’ai déjà ma place pour son concert de mai prochain, mais quand même ! Et l’album en lui-même ? Maintenant que nous sommes en novembre, j’ai pu écouter. J’aime bien, mais ça ne vaut pas…

Coup de pub : Olivia Rodrigo, qui ne semble décidément plus vouloir s’arrêter ! Son troisième album, You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love, sorti en juin, fait partie des albums les plus écoutés de 2026 et je continue personnellement de l’écouter énormément. Depuis, elle a sorti Serena Joy, proposé une nouvelle version de Expectations avec Chappell Roan (vendu désormais comme l’hymne bisexuel qu’on attendait tous), lancé sa tournée et, maintenant, elle vient de dévoiler « take me home (4 christmas) », son premier single de Noël. Le clip ci-dessus est à mes yeux franchement amusant (il y a de quoi analyser son fantasme VS la réalité), avec en plus Cynthia Nixon au casting. Bon, je sais que je lui ai déjà consacré un coup de pub récemment, mais à ce rythme, elle aura sorti trois nouvelles chansons avant mon prochain article… La rumeur dit d’ailleurs qu’un EP de Noël n’est pas impossible, franchement je croise les doigts ! En plus, le clip de Take me home (4 Christmas) est hyper raccord avec l’album, alors maintenant qu’on a l’aspect « Girl so in love » de Noël, je ne suis pas contre le « pretty sad ».

Coup de grâce : Halloween est déjà terminé et Noël a pris sa place absolument partout ! J’ai passé des semaines à attendre le 31 octobre, j’ai profité de ma soirée à Disneyland Paris et, quelques jours plus tard, les citrouilles ont déjà disparu au profit des sapins. Le Noël Enchanté Disney a commencé dès le 7 novembre (j’ai adoré me retrouver sous la fausse neige à faire coucou au Père Noël comme si j’avais cinq ans hier) et, à La Défense aussi, on prépare déjà le gigantesque marché de Noël et les décorations sont partout dans la galerie commerçante. Je sais bien que tout ça demande du travail et que Noël est une période que j’adore également, mais vraiment, pourquoi faut-il toujours passer aussi rapidement à autre chose ? J’aimerais pouvoir profiter un peu plus longtemps de l’automne et de son ambiance pour, peut-être, enfin prendre le temps de regarder Coven Academy… même si j’ai retiré mes décos d’Halloween dans le salon et que je suis présentement en train d’écouter Olivia Rodrigo, oui. Je ne suis pas très cohérent, finalement.

Bref, c’est parti pour deux mois de Noël, j’ai compris, il faut que je trouve des idées de cadeaux à ajouter à ma liste d’envies et que je commence à chercher les vôtres !

Les Anneaux de Pouvoir : on en était où avant la saison 3 ?

Salut les sériephiles,

Grosse semaine en perspective pour la Terre du Milieu : Amazon commence enfin la diffusion de la saison 3 ce mercredi 11 novembre, alors qu’M6 se réveille d’un sommeil plus long que celui du Balrog et décide de diffuser la saison 1… à partir du samedi 14 novembre. C’est une décision qui me paraît complètement conne de la part de la chaîne française, parce qu’il fallait au moins pouvoir la diffuser AVANT la saison 3 ou, dans le pire des cas, APRES. Le faire pendant… On va encore nous dire que les séries ne fonctionnent pas à la télévision française. Bref. Concentrons-nous ici sur la saison 3 – enfin, façon de parler : concentrons-nous en fait sur le résumé de la saison 2 (c’est en-dessous le sous-titre « Spoilers » pour les plus pressés) !

Ben oui, il y a deux ans, j’avais publié un article pour me remettre en tête les intrigues de la première saison des Anneaux de Pouvoir avant de commencer la deuxième. Eh bien, rebelote. Deux ans plus tard, je me retrouve exactement dans la même situation : je me souviens d’avoir adoré la saison 2, mais absolument d’aucun détail des intrigues. Vraiment, je ne supporte pas ces diffusions éclatées de huit épisodes tous les deux ans, et c’est encore pire cette année où la diffusion va se faire à coup de plusieurs épisodes par semaine, sur trois semaines ? Quatre épisodes ce mercredi, puis deux épisodes les deux mercredis suivants. Deux ans d’attente pour trois semaines de diffusion… Qu’est-ce que c’est que ce foutage de gueule, Amazon ? Je ne vais pas suivre le rythme, je pense, surtout qu’il y a également VisionQuest ce mercredi – et de bonnes sorties au cinéma aussi.

En plus, la série n’aide pas, avec ses personnages dispersés aux quatre coins de la Terre du Milieu qui ne se croisent jamais. C’était d’ailleurs mon principal reproche à la saison 2 : elle racontait beaucoup de choses, parfois sans parvenir à relier toutes les intrigues entre elles. Alors, pour éviter de passer la moitié de la saison 3 à me demander qui est où et pourquoi, je me suis replongé dans mes anciennes critiques. C’est le vrai avantage de tenir ce blog, j’ai tous les résumés à portée de main (je vous remets les liens utiles en fin d’article).

Oh, et évidemment, une petite alerte avant de commencer :

Spoilers

Sauron, Annatar et les anneaux de pouvoir

Bon, commençons par le plus important : Sauron. La saison 2 nous révélait d’abord qu’il avait été assassiné par Adar et les Orques, avant de parvenir à reprendre forme sous les traits d’Halbrand. Après avoir manipulé Galadriel en saison 1, il s’est ensuite attaqué à Celebrimbor, le forgeron des anneaux, en prenant l’apparence d’Annatar. Et franchement, quel manipulateur ! Il a réussi à lui faire croire qu’il était envoyé pour sauver la Terre du Milieu, alors que son seul objectif était évidemment de créer de nouveaux anneaux pour mieux contrôler tout le monde.

Celebrimbor a donc forgé les sept anneaux des Nains, puis les neuf destinés aux Hommes, sans comprendre immédiatement qu’il travaillait pour Sauron. Ce dernier l’a même enfermé dans une illusion pour lui cacher le siège d’Eregion, avant de le torturer et de finir par le tuer. Le pauvre n’a donc pas eu une fin agréable, mais il a tout de même eu le temps de prédire à Sauron qu’un anneau provoquerait sa chute (quelle surprise, n’est-ce pas ?). C’est bien beau de vouloir contrôler tout le monde, mais ça ne réussit pas toujours.

Dans le même temps, Adar a mené ses Orques contre Eregion pour éliminer Sauron. Il a fini par s’allier à Galadriel, mais cette alliance a duré à peu près cinq minutes : Sauron a manipulé les Orques pour qu’ils assassinent celui qu’ils considéraient jusque-là comme leur père. Résultat, Eregion est détruite, Celebrimbor et Adar sont morts alors que Sauron a de plus en plus de pouvoir. C’est la merde, donc.

Pour résumer la situation des anneaux, parce que je suppose que ça va avoir logiquement son importance cette saison : les Elfes en possèdent trois, les Nains en ont sept et Sauron a les neuf destinés aux Hommes (ainsi que le contrôle des Orques, d’ailleurs). Il ne manque plus que l’Anneau unique, celui qui doit gouverner tous les autres. On sait évidemment que ça finira par arriver, mais pour le moment, Sauron n’en est pas encore là.

Galadriel, Elrond et les Elfes

Galadriel a passé une bonne partie de la saison à tenter de réparer ses erreurs de la première salve d’épisodes. Il faut dire qu’elle avait quand même fait confiance malgré elle à Sauron (qu’elle pensait être simplement Halbrand), ce qui n’était pas sa meilleure idée. Sa relation avec Elrond s’est donc considérablement dégradée, ce dernier refusant notamment de faire confiance aux anneaux de pouvoir. Il faut reconnaître qu’il avait quelques bonnes raisons de s’en méfier, même si son obstination m’avait parfois franchement énervé.

Galadriel a néanmoins fini par affronter Sauron au cours d’un duel spectaculaire. Elle a refusé de se soumettre à lui, mais s’est retrouvée grièvement blessée par sa couronne, avant de sauter d’une falaise pour éviter qu’il récupère son anneau. Elle a heureusement survécu, notamment grâce à Elrond, qui a finalement accepté d’utiliser le pouvoir de l’anneau pour la sauver (il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, pas vrai ?). Les trois anneaux des Elfes sont donc toujours entre les mains de Galadriel, du roi Gil-galad et de Círdan, que la série n’a pas franchement pris le temps de développer. Qui sait, c’est peut-être pour cette année ?

Les Elfes ont en revanche subi une défaite terrible à Eregion, perdant une bonne partie de leur peuple et de leurs archives. Galadriel, Elrond, Gil-galad et Arondir ont survécu et se sont retrouvés dans un refuge qui deviendra Fondcombe. Leur décision est prise : ils resteront en Terre du Milieu pour combattre Sauron. Ça promet de belles batailles, surtout que la série a vraiment prouvé qu’elle savait les mettre en scène.

Durin, Disa et les Nains

À Khazad-dûm, du côté des Nains donc, les choses ne se sont pas beaucoup mieux passées – mais cette saison 2 était à mon sens beaucoup plus intéressante. Le roi Durin III a obtenu l’un des sept anneaux, qui lui a permis de trouver de nouvelles ressources dans la montagne. Le problème, c’est qu’il est progressivement devenu complètement obsédé par les richesses et le pouvoir, au point de ne plus écouter son fils ni Disa. Cette dernière avait pourtant rapidement compris que quelque chose clochait, et elle a tout fait pour empêcher les Nains de continuer à creuser.

Malheureusement, le roi est allé trop loin et a réveillé le Balrog, cette créature de feu qu’on nous annonçait depuis la première saison et qu’on connaît déjà des films. Enfin ! Le combat a été aussi spectaculaire que tragique, puisque Durin III a fini par retirer son anneau et se sacrifier pour protéger son fils. La brèche s’est refermée, mais le Balrog est toujours là, quelque part sous la montagne.

Durin IV doit désormais devenir roi, sauf que son frère et plusieurs autres seigneurs nains contestent sa légitimité. Les sept anneaux sont également toujours en circulation et on a désormais vu à quel point (et comment) ils pouvaient corrompre leurs porteurs. Au moins, Durin a réussi à venir en aide à Elrond et aux Elfes à la fin de la saison. J’aime toujours autant leur amitié, même si elle a été sacrément mise à l’épreuve.

Je ne savais pas où caser une photo d’Elrond, alors voilà.

À Númenor, Pharazôn a pris le pouvoir

Númenor, c’est probablement l’une des intrigues que j’avais le plus envie de retrouver en saison 2… Mais ça m’a finalement blasé !

Après la mort du roi, Míriel devait officiellement lui succéder, mais son cousin Pharazôn a profité de son couronnement pour retourner le peuple contre elle. Il a notamment bénéficié du soutien d’Eärien, la fille d’Elendil, qui avait découvert le palantír de la reine. Non, franchement, il y a trop de vocabulaire improbable pour que je garde mon sérieux et que je puisse écrire de bonnes critiques. Du coup, si vous êtes en galère comme moi : le palantír, c’est la pierre qui permet d’avoir des visions (et notamment la vision de la destruction de Númenor).

L’apparition d’un aigle pendant la cérémonie a permis à Pharazôn de se faire acclamer comme nouveau souverain et, depuis, c’est le bordel. Pharazôn persécute les Fidèles, ceux qui restent attachés aux anciennes traditions de Númenor et soutiennent, comme moi en fait, Míriel. Elendil, lui, a refusé de reconnaître sa légitimité, ce qui lui a valu d’être arrêté puis condamné à mort. Son fidèle Valandil a également été assassiné par Kemen, le fils de Pharazôn, après avoir eu le tort de lui laisser la vie sauve. Je déteste ce personnage, franchement.

Míriel a heureusement empêché l’exécution d’Elendil en prenant sa place lors d’une épreuve face à une créature marine. Elle en est sortie vivante, ce qui aurait dû rétablir sa légitimité, mais Pharazôn a trouvé un nouveau moyen de la discréditer : il l’accuse désormais d’avoir utilisé les pouvoirs de Sauron. Les Fidèles sont donc à nouveau considérés comme des traîtres et Elendil a dû prendre la fuite, après que Míriel lui a confié une épée particulièrement importante. Eärien, malgré son soutien à Pharazôn, a tout de même contribué à sauver son père.

Quant à Míriel, elle reste à Númenor, bien décidée à ne pas abandonner son peuple. Je suis toujours aussi curieux de voir ce que cette intrigue va donner, notamment parce qu’on sait depuis la première saison que l’île est menacée d’une terrible catastrophe, mais je suis tellement agacé et dépité par l’existence de Pharazôn !

Isildur, Estrid, Theo et Arondir

De son côté, Isildur a passé la saison 2 en Terre du Milieu, après avoir été laissé pour mort à la fin de la première. Il a survécu grâce à son cheval Berek, avant de rencontrer Estrid, une jeune femme qui cachait son ancienne allégeance à Adar. Les deux se sont rapidement rapprochés (comment faire autrement que rapide quand ils n’ont eu que trois épisodes sur huit ?), même si leur relation s’est compliquée quand il a découvert son secret, puis quand le mari d’Estrid est réapparu. Malgré tout, ils ont fini par reconnaître leurs sentiments l’un pour l’autre. Yay.

En parallèle, Arondir devait faire face à la mort de Bronwyn. Je reste franchement déçu qu’on ait supprimé ce personnage, surtout pour conserver Theo, qui n’est toujours pas le plus passionnant de la série. Le jeune homme culpabilise énormément de la mort de sa mère et refuse désormais de parler à Arondir, qui avait pourtant toujours essayé de le protéger. Il a même fini par disparaître après avoir tenté d’aider Isildur à retrouver son cheval.

Tout ce petit monde s’est retrouvé mêlé à une intrigue avec des Ents, ces arbres vivants qui s’en prennent aux hommes responsables de la destruction des forêts. Arondir a heureusement réussi à arrondir les angles (un humour de qualité) : il a convaincu les arbres de libérer Theo et leurs autres prisonniers. Il a ensuite quitté Pélargir pour rejoindre les Elfes et combattre les Orques d’Adar à Eregion. Il a bien failli y passer, même, mais il fait partie des survivants de la bataille. Ouf, je n’ai pas envie qu’il disparaisse de mon écran !

Isildur, lui, a fini par se réconcilier avec Theo, avant de prendre la décision de rentrer à Númenor. Le problème, c’est que le pouvoir de Pharazôn s’étend désormais jusqu’à Pélargir, où les habitants sont traités comme des êtres inférieurs et contraints de travailler pour les Númenóréens. Kemen est d’ailleurs venu s’en assurer personnellement. Estrid n’a pas été autorisée à partir avec Isildur, qui retourne donc seul sur une île dont il ignore encore presque tout du bouleversement politique. Il risque d’avoir quelques surprises en découvrant que son père est devenu un traître aux yeux du nouveau roi et ça fait une perspective plutôt cool pour la saison 3.

L’Étranger, Nori et Poppy

Enfin, il y a l’intrigue dont je me serais bien passé, parce que franchement… ça m’ennuie depuis la saison 1!

On finissait pourtant cette dernière avec la promesse que l’Étranger était possiblement Gandalf. Il aura malgré tout fallu encore du temps avant qu’on ne le sache officiellement. En effet, l’Étranger a d’abord poursuivi son voyage dans le Rhûn avec Nori et Poppy, avant d’être séparé d’elles et de rencontrer Tom Bombadil, un personnage aussi mystérieux que puissant. Celui-ci l’a aidé à mieux comprendre ses pouvoirs et surtout à faire un choix entre sa destinée et ses amis. L’Étranger a finalement choisi de protéger ces derniers, retrouvant au passage son bâton et découvrant officiellement son identité : il est bien Gandalf.

En parallèle, Nori et Poppy ont découvert les Fortauds, un autre peuple de Hobbits qui vivait de manière sédentaire dans le désert. Elles ont aussi rencontré Merimac, dont Poppy est tombée amoureuse. Tout ce petit monde a été menacé par un Mage noir qui cherchait à retrouver Gandalf et qui prétend le connaître depuis longtemps. Le magicien a tenté de convaincre Gandalf de le rejoindre, avant de détruire le village des Fortauds lorsqu’il a compris qu’il n’obtiendrait pas ce qu’il voulait.

Nori et Poppy ont finalement décidé d’aider les Fortauds à reprendre une vie nomade, tandis que Gandalf est reparti auprès de Tom Bombadil. Leur séparation était plutôt touchante, mais je continue d’espérer que cette intrigue va finir par rejoindre les autres. Deux saisons à suivre des personnages qui semblent vivre dans une série totalement différente, ça commence à faire beaucoup… surtout que cette partie m’intéresse sacrément moins que le reste de la géopolitique de la Terre du Milieu.

Et maintenant ?

Bon, voilà, je crois qu’on a fait le tour. Et encore, j’ai laissé de côté quelques détails, parce qu’il faudrait carrément refaire la saison épisode par épisode pour tout raconter. Ce qui me frappe surtout en relisant mes critiques, c’est à quel point la saison 2 a réussi à développer sa mythologie et à rapprocher progressivement les différentes intrigues de ce que l’on connaît du Seigneur des Anneaux. J’avais d’ailleurs terminé la saison avec l’impression que tout était devenu beaucoup plus clair, même si les personnages restaient trop dispersés… Malheureusement, j’ai perdu cette clarté avec les années et je suis terrifié de voir l’ampleur du vocabulaire et du nombre de persos à maîtriser pour comprendre la série.

Bref, j’ai quand même hâte de retrouver tout ce petit monde mercredi, en espérant que la saison 3 réussira à mieux relier les intrigues et à conserver ce qui faisait la force de la précédente. Ce qui est assez fou, c’est que je continue à être davantage passionné par cette série que par les films. Il faut dire aussi que, visuellement, la série est absolument incroyable. M’enfin, je continue de trouver complètement abusé que pour résumer huit épisodes, il me faut utiliser cet article de 2500 mots… Surtout que je ne suis même pas certain que ça suffise à se souvenir de tout avant la saison 3.

Comme promis, toutes les critiques sont sur le blog si vous voulez vous replongez dedans :

Retour à Panem #4 : Une fin si cruelle pour Hunger Games… mais encore meilleure que dans mon souvenir !

En attendant la sortie du prochain Hunger Games le 18 novembre et même si le livre m’avait moyennement emballé, je profite de la ressortie de la saga au cinéma pour revoir enfin un film chaque dimanche. Quitte à faire cet énorme sacrifice, autant vous en parler ici !

Salut les sériephiles,

Bon, le froid et la fièvre ont eu raison de moi et je n’ai pas revu La Révolte – Partie 2 au cinéma dimanche dernier. Catastrophe, scandale ? Non, tant pis, c’était très bien aussi depuis mon canapé et j’ai passé un excellent moment, même si je suis un peu triste d’avoir manqué cette avant-dernière séance et d’avoir pris du retard dans la publication de mes articles. Ben oui, cet article aurait dû être publié mercredi.

La semaine dernière, la première partie me semblait être une succession de chapitres plutôt qu’un véritable film au point de me demander si l’idée de couper le dernier roman en deux films était la bonne (non). Après avoir revu cette deuxième partie, je reste assez partagé : c’est appréciable de pouvoir passer plus de temps dans cet univers, mais il y a toujours des longueurs, des personnages secondaires sacrifiés et beaucoup trop de discours politiques… Cela dit, pour m’être enfilé trois heures de Ramayana hier soir, qu’est-ce que c’est long, un film de trois heures d’un coup, on se demande si on sortira un jour de la salle.

Ce n’est pas le sujet, cela dit ! Pour en revenir à Mockingjay, ce qui me frappe surtout, c’est à quel point cette saga est cruelle avec ses personnages. On passe quatre films à espérer que Katniss parvienne à sauver ceux qu’elle aime et à renverser Snow, pour finalement découvrir que ça ne fait pas la stabilité politique – et donc que ça n’est pas une vraie solution. C’est terrible, mais c’est aussi ce qui fait de Hunger Games une saga aussi passionnante, surtout avec le regard que je porte dessus aujourd’hui. Je crois même que j’ai davantage apprécié cette conclusion qu’à l’époque. Il faut dire qu’entre-temps, j’ai enfin commencé ma relecture du premier roman (comme quoi, tout arrive) et que je suis de plus en plus fan de cette saga en vieillissant – peut-être que ça a un rapport avec mon pays qui verse parfois dans la dystopie, allez savoir.

Le film commence pourtant bien mal pour Katniss, privée de voix après l’agression de Peeta. C’est l’occasion de rappeler que Josh Hutcherson est tellement bon dans ce rôle ! C’est frustrant de voir son personnage isolé pendant si longtemps, mais c’était aussi le cas dans le roman. Ses retrouvailles avec Katniss sont ensuite encore plus cruelles que dans mon souvenir : en remettant en cause l’existence du moment où il lui avait sauvé la vie, Peeta s’attaque à l’un des fondements de leur relation. C’est terrible, surtout qu’on a tellement envie de le retrouver – les retrouver – comme avant.

Je suis aussi assez content de l’évolution de Gale, et pourtant, vous savez que je ne l’adore pas. Sa prise de distance avec Katniss est bienvenue (elle le considère surtout comme un ami, faut se faire une raison mon vieux ; les films ont développé une relation tellement plus ambigue que ce que proposait le roman), mais c’est surtout son rôle dans l’armée du district 13 qui le rend enfin intéressant. Les débats sur les stratégies militaires et les pertes civiles sont excellents : c’est bien joli de vouloir renverser un tyran, encore faut-il éviter de devenir aussi monstrueux que lui.

Et c’est précisément ce que j’aime dans Hunger Games : personne n’est totalement irréprochable, même parmi les gentils. Les personnages sont beaucoup plus nuancés qu’on pourrait l’imaginer dans une saga jeunesse. Coin est formidable pour le district 13, mais franchement, lui confier les clés de Panem ? On voit déjà comment elle instrumentalise Katniss et cherche à l’écarter du pouvoir. D’ailleurs, pour cela, la scène du district 2 est excellente : Katniss rappelle aux soldats que Snow est leur ennemi commun et qu’ils n’ont aucun intérêt à s’entretuer. Dommage que le film nous montre si mal la progression de la révolte dans les différents districts : on a parfois l’impression que Katniss se téléporte d’un endroit à l’autre, ça va vite, on voit mal comment certains districts se rallient à la cause (notamment le deux, donc, ce sont quand même des districts de Carrière bien en accord avec le système).

Ce qui fonctionne beaucoup mieux, en revanche, c’est une fois que l’assaut sur le Capitole est lancé. En effet, on assiste alors au retour des Hunger Games… sans Hunger Games ! Le Capitole devient une immense arène remplie de pièges et les scènes tournées aux Espaces d’Abraxas, à Noisy-le-Grand, sont particulièrement réussies. C’est toujours aussi amusant de reconnaître les lieux de tournage français, mais ça l’est nettement moins quand les personnages commencent à mourir. Les séquences dans les souterrains ont ensuite presque des allures de film d’horreur, avec une vraie angoisse pour leur survie. Et cette fois, on connaît les victimes, contrairement aux tributs des premières arènes alors forcément, les sacrifices font plus mal. Bref, c’est une réussite.

Spoilers, évidemment, mais je trouve déjà assez terrible que Finnick reparte combattre si peu de temps après son mariage et ses retrouvailles avec Annie, alors le voir mourir comme ça… Quel gâchis ! C’est d’autant plus frustrant que, malgré deux films pour adapter le roman, le mariage arrive presque comme un cheveu sur la soupe et que beaucoup de personnages secondaires manquent encore de développement. Finnick a les meilleures répliques dans ce film, il me fait tellement rire. Côté persos secondaires, je peux en dire autant pour Johanna, dont la rage est toujours aussi géniale et aide tant Katniss à avancer, Prim, qu’on ne voit qu’en filigrane, l’équipe de tournage de Katniss, fidèle au poste pour se faire dézinguer…

Le plus terrible reste encore à venir quand Katniss se retrouve seule, avec cet assaut final du Capitole qui ressemble davantage à une succession d’attentats qu’à une bataille. Quelle horreur, tout simplement. Le plus osé, c’est de reprendre les parachutes des Jeux, symbole d’espoir, pour en faire une arme de guerre ! Et surtout, il fallait oser tuer Prim. Toute cette histoire commence parce que Katniss veut sauver sa sœur, et ça se termine par sa mort ?! C’est atroce, même si je regrette encore une fois que les films aient si peu développé son personnage. On a du mal à comprendre ce qu’elle fait là – cela dit, ça rend bien l’incompréhension de Katniss aussi.

La toute fin est peut-être encore plus réussie : on a vraiment l’impression que l’histoire se termine avec la mort de Prim, mais il reste suffisamment de temps pour nous rendre fou avec les dernières scènes. Snow a survécu et semble presque triste de la mort de Prim (quel bâtard !) mais il plante surtout le doute dans l’esprit de Katniss : et si Coin était responsable des parachutes ? Pour moi, c’est assez évident dès qu’ils tombent, et ça l’est encore davantage lorsqu’elle propose d’organiser de nouveaux Hunger Games avec les enfants du Capitole. Non mais sérieusement, comment peut-on envisager une chose pareille après tout ce que le pays vient de traverser ?

C’est là que Hunger Games réussit parfaitement sa conclusion politique : renverser un tyran ne suffit pas si c’est pour reproduire les mêmes horreurs. Et Katniss semble elle-même tomber dans le piège de la vengeance lorsqu’elle accepte la proposition de Coin… jusqu’à cette flèche absolument parfaite pour la tuer, elle. Katniss ne renverse pas Snow, elle renverse les tyrans. La mort de Coin, le lynchage de Snow, Peeta qui empêche Katniss de se suicider : tout fonctionne. J’adore également la lettre de Plutarch, des semaines plus tard, qui rappelle que la paix est finalement le plus important.

Il nous faut alors dire adieu à tout ce petit monde. Les adieux à Effie sont étonnamment tristes, ceux à Prim absolument déchirants, et ceux à Peeta… Ah non, justement.

« You love me. Real or not real? »
« Real. »

Et voilà, on pleure. Bon, je trouve toujours que la dernière scène avec les enfants est de trop (c’est gnangan et ça rappelle l’épilogue d’Harry Potter dans son genre), mais la musique choisie pour conclure la saga me donne presque envie d’applaudir devant ma télévision. Dommage de ne pas avoir été au ciné, vraiment. Dommage aussi de se contenter des films, hein. Les romans permettent de comprendre tellement mieux les personnages et leurs réflexions, alors que les films ont parfois du mal à gérer tout ce contenu. Mais quelle conclusion ! J’ai adoré retrouver cette histoire et je n’ai franchement pas envie de quitter Panem.

J’espère toujours que Suzanne Collins écrira un jour une véritable suite, dix ou quinze ans après, pour nous raconter comment on reconstruit un pays après tout ce merdier. Pas besoin de nouveaux Jeux, donnez-moi la politique ! En attendant, il me reste à aller voir ce soir La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur. Maintenant que j’ai revu toute la saga, je suis curieux de voir si mon regard sur le préquel va changer.