Agents of S.H.I.E.L.D – S05E01-02 : Orientation

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des deux premiers épisodes de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

01Épisode 1 – Orientation (1) – 17/20
Yeah that makes sense. It’s the one thing we haven’t done yet.

Ils en ont fait des débuts étranges, ça je ne dis pas, mais cette saison y va sacrément fort en se concentrant sur l’homme chauve du cliffhanger de l’an dernier. Celui-ci se baigne dans sa piscine, puis se douche… après avoir retiré sa peau. OK. Il semble être sur Terre et avoir des dessins d’enfant sur son frigo : reste à savoir si c’est chez lui ou non, mais bon.

Nous le voyons ensuite se rendre dans un camion hyper technologique qui nous permet de comprendre que nous sommes là juste avant le cliffhanger de l’épisode précédent. Comme c’est étrange. Cette introduction m’a franchement perdue, surtout qu’elle est assez longue et nous apprend qu’un personnage est laissé de côté dans le fastfood, faute d’être sur la liste. Yoyo, probablement.

L’équipe se réveille on ne sait trop où, face à un bloc qui explose et qui ressemble beaucoup trop à du Terregenisis, mais se contente de les téléporter. C’était mon premier « oh mon dieu » de l’épisode ; tout le reste m’ayant simplement interrogé sans me terrifier.

Phil se réveille ensuite au beau milieu de l’espace, dans un vaisseau partiellement détruit et découvre deux hommes, dont un se fait tuer tout de suite et l’autre est assommé par Mack, sorti de nulle part. En parallèle, Yoyo débarque elle aussi (raté pour ma théorie) dans le vaisseau et tombe sur Jemma. Elles trouvent des cadavres déshydraté comme des momies avant d’être rejointes rapidement par Mack et Coulson.

May quant à elle se réveille dans une autre salle, mais sa jambe est sympathiquement embrochée dans une tige de fer. C’est toujours fun de la faire souffrir. Elle parvient à se libérer à temps alors qu’un voyageur de l’espace ressemblant vite fait à Starlord des Gardiens de la Galaxie dans le costume arrive pour retirer quelque chose du cadavre présent dans la pièce.

May l’attaque et il la neutralise grâce à un gadget modifiant la gravité. Il lui greffe ensuite un gadget à l’avant-bras. Normal.

Pendant ce temps, Mack, dépassé par les événements, démissionne au beau milieu de l’espace parce qu’il en a marre, dans une scène drôlement comique. Yoyo préfère faire référence à une base sur la lune, c’est ce que j’appelle un clin d’œil évident aux Inhumans. Elle a aussi peur d’être de nouveau dans le framework, ce qui est bien comique là encore. Les personnages arrivent à me faire sourire, même si je ne comprends rien de ce qu’il se passe, malgré les indications de l’homme assommé plus tôt par Mack, Virgil.

Ils finissent par découvrir qu’ils sont téléportés dans l’espace pour sauver l’humanité. Le problème est que leur source d’informations, Virgil, est rapidement anéantie par un alien – un de ceux qu’il appelait Roaches mais est un Vrell Nexian (OUI, j’ai cherché des sous-titres anglais, j’avoue), qui les attaque mais est mis à son tour K.O par une Daisy sortie de nulle part. Cette fois, ça y est on a donc bien retrouvé toute l’équipe.

C’est finalement Fitz qui n’a pas le droit de faire le voyage dans l’espace, forcément. Cela permet de jolies retrouvailles entre Jemma et Daisy ; une scène que j’ai adorée où leur amitié était plus palpable que jamais, suite logique du framework de la saison 4.

L’avantage d’avoir l’équipe paumée, c’est que je suis aussi paumé qu’eux et qu’il est marrant de constater que leurs réactions reflètent assez celles des fans, surtout Mack qui y va fort dans le méta avec ses réflexions. L’autre avantage, c’est que le suspens y est, parce que les informations tardent à arriver.

Il est génial de les voir faire une à une à peu près toutes les théories que j’ai eu en tête pendant l’été, mais dans la dynamique de groupe. Cela fonctionne bien, même si les scénaristes sont avares en explications. C’est difficile de parfaitement accrocher à l’intrigue faute de la comprendre, mais aimer les personnages aide : l’humour de la série est là, les dynamiques entre eux aussi, et ça suffit pour le moment à m’accrocher à l’écran. En revanche, difficile de critiquer tout ça, je dois dire.

Quand l’équipe parvient enfin à une conclusion sur le lieu où ils sont, des aliens bleus un peu cheap, des Kree !, sortent de nulle part pour les attaquer, emprisonnant Daisy, Jemma et Phil et torturant à part Yoyo et Mack.

Les prisonniers sont libérés par l’étrange monsieur qui a greffé quelque chose au poignet de May (metric, probablement) et qui les sauve d’une situation problématique en discutant avec les Kree qu’il connaît bien.

Du côté des torturés, il est décidé d’offrir Mack à Krasius pour qu’il se batte dans le cratère. Oui, bien sûr, j’ai tout compris. Yoyo n’a pas la chance d’avoir le physique de Mack et est bien plus torturée que ça, manquant d’y laisser ses mains.

L’homme s’appelle donc Deke. Un nom bien choisi, ça sonne comme Deke et c’est ce qu’il est. May réussit à le neutraliser à son tour, toujours avec le même gadget. Le plan évolue à vitesse grand V et Coulson reste en arrière avec Deke pour lui soutirer des informations. Nous allons donc enfin en savoir plus.

Jemma et May découvrent que le vaisseau est beaucoup plus imposant que prévu, avec énormément d’étage. Cela ne les empêche pas de chercher de quoi s’enfuir de cette flotte Kree. Cela tombe bien, car elle trouve rapidement ce qu’elles cherchent et Jemma se trouve en possession de ce qui semble être la clé de contact. Merveilleux comme le hasard fait parfois bien les choses.

Jemma découvre qu’elle reconnaît toutes les constellations, ce qui permet de comprendre assez bien où l’équipe a atterrit…

Daisy libère Mack et Yoyo très rapidement, ce qui mène à un nouveau combat contre les Kree où Daisy fait preuve d’une dextérité impressionnante avec ses pouvoirs. Tant mieux quelque chose me dit qu’elle en aura besoin.

Les dix dernières minutes montent en tension et tardent un peu trop à révéler ce que l’on finit par comprendre plus vite que Coulson : l’équipe a été envoyé dans le futur. Et dans le futur, il ne reste pas grand-chose de la Terre. De son côté, Fitz a trouvé le moyen de leur laisser une carte postale sur laquelle il dit travailler à les aider. Chaque groupe parvient à la conclusion qu’ils sont dans l’espace et le futur à la fois, et c’est une révélation grandiose qui redistribue vraiment toutes les cartes de la série, et plus largement du Marvel Cinematic Universe.

Cela permet aux scénaristes d’éviter les conséquences de la saison 1 d’Inhumans et de se libérer du carcan des films aux conséquences de plus en plus mondiales. Logique, donc. Si je suis mitigé sur cette intrigue, cela va au moins permettre de renouveler totalement le potentiel de la série. Je suis curieux de voir quelle direction tout cela va prendre, car pour l’instant, je suis paumé et c’est quand même con vu le titre de l’épisode.

02Épisode 2 – Orientation (2) – 18/20
Well, I’m a biologist, but sure, I can invent time travel. Just give me a minute.

C’est armé de sous-titres anglais que je lance l’épisode parce que j’en avais marre de me faire balader par tous les termes techniques et les synonymes du futur (on ne meurt pas dans le futur, les gars, on est juste vacant parce qu’on est de la main d’œuvre pour Kree).

Jemma et May arrivent à revenir sur le vaisseau et expliquent à Coulson ce qu’elles ont découvert, mais comme il le sait déjà, tout va bien. Une amie de Virgil débarquent (et je m’en serais bien passé de cette actrice, je n’en peux plus de la voir ; mais c’est encore un habituel transfert de The 100 à Agents of S.H.I.E.L.D). Elle s’appelle Tess et apporte toutes les réponses manquantes : les Kree exploitent les humains en les privant de toutes sortes de culture. Les humains pensent même que les Sharknados étaient un vrai danger, c’est dire. Elle amène Coulson dans les quartiers de Virgil, ce qui permet d’enquêter sur le futur, tout en laissant Jemma et May dans un espace de vie en commun où elles doivent simplement rester discrètes au milieu des autres humains-essclaves.

De leur côté, Daisy, Yoyo et Mack sont encore loin de tout imaginer. Ils s’occupent de camoufler le meurtre des deux Kree qui les gardaient prisonniers en les donnant à manger aux Roaches avec l’aide de Deke. Simple et efficace, pas de quoi traîner sur cette intrigue, ils rejoignent vite le reste du groupe.

Jemma comprend bien la discrétion en décidant d’aider à sauver la vie d’un « servant », un esclave au-dessus des autres. Quant à Krasius, il semble être le dirigeant politique des Kree, tout simplement, et il a la gentillesse de nourrir les humains. Bon, forcément, elle est prise en otage et amenée dans un joli quartier où elle peut prendre un bain sous le regard d’une Kree… avant de rencontrer le chef du coin.

Elle lui tape immédiatement dans l’œil avec sa répartie intelligente et son absence de metric. Bon, c’est Simmons, elle a le talent pour s’en sortir.

L’homme qu’elle a soigné se fait finalement tuer sous ses yeux car il n’est plus aussi parfait qu’avant maintenant qu’il a des cicatrices. L’avantage, c’est qu’une place se libère pour que Jemma deviennent supérieure aux autres esclaves. Le problème, c’est que pour ça, elle se fait greffer un quelque chose qui la rend sourde. Cela explique le silence de tous les autres : elle n’est capable que d’entendre son maître. Cela promet.

En parallèle, un nouveau plan est mis en place où Yoyo est chargée de voler l’une des tablettes des Kree qui pourrait contenir des informations importantes pour mieux comprendre le futur. De son côté, Daisy décide d’espionner Deke. Elle trouve sa chambre avec des lampes rouges qui la téléporte dans ce qui ressemble à la Terre, sauf que la Terre est censée être détruite. Elle est donc dans un programme framework et c’est un beau développement : Deke est en fait un dealer qui propose aux gens de vivre une vie rêvée sur Terre.

C’est une intrigue que j’ai bien aimée, même s’il est un peu simple de prétendre que Deke connaît Daisy Johnson grâce à un bout de cette technologie. En tout cas, Daisy découvre le look de la planète bleue et il y a de quoi déprimer. Son beau message d’espoir sonne creux après tout ça.

Pendant ce temps, Coulson, Yoyo et Mack n’ont d’autres choix que de se faire installer des Metrics par un autre dealer du coin, dont le business fonctionne à base de trocs. En effet, une purge a lieu où certains esclaves de bas niveau voient leurs metrics devenir rouges, indiquant qu’ils doivent mourir ou tuer quelqu’un. Mieux qu’un jeu vidéo.

Le groupe n’a pas longtemps la tablette des Kree et pense être responsable de cette purge, quand elle est en fait due à Jemma. En tout cas, ils réussissent à obtenir une couverture et l’aide de Tess qui tue un homme pour eux. Mack en profite pour remarquer qu’il ne reste pas grand-chose à sauver de l’humanité. Effectivement.

J’aurais aimé un cliffhanger sur Fitz, mais ce n’est pas le cas. J’imagine qu’il finira par avoir son propre épisode un jour, en attendant, il faut se contenter de son absence. Moi qui pariais sur une intrigue fondée sur sa culpabilité, c’est foiré. À la place, le cliffhanger se contente de nous apprendre l’arrivée d’un nouveau vaisseau Kree parmi les débris de la Terre. Mouais.

Je suis mitigé : j’aime beaucoup l’intrigue, mais je ne vois pas trop où ils veulent aller. En plus, je doute qu’avec une telle complexité, ils s’arrangent pour faire remonter les audiences. Là, la série prend très clairement la voie de l’annulation, à moins d’un crossover improbable avec Les Gardiens de la Galaxie à un moment – ça ferait un énorme buzz.

Mon planning série de décembre

Salut les sériephiles !

Je n’ai absolument pas rattrapé mon retard, mais le #WESéries devrait me permettre de récupérer un peu tout ça, de même que les pauses de Noël, qui ont déjà commencé pour certaines séries. Pour tout le reste, il y a ce planning en J+1 qui revient sur les séries que je suis à la semaine, ou que je tente de suivre. Bref, la hotte du père Noël en ce mois de décembre, surtout qu’avec les JO en février, les séries jouent les prolongations en ce moment !

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Lundi

The Last Man on Earth (S04) – Le début de saison était à la hauteur de mes espérances, il me tarde de continuer cette saison 4. Le 4 décembre, puis en pause.

Ghosted (S01) – J’ai ri un peu devant les premiers épisodes et le rythme m’a paru plutôt bon, même si le fil rouge est traité avec lenteur. J’espère que la pause me permettra de tout rattraper. Le 4 décembre, puis en pause.

The Walking Dead (S08) – Une des rares séries dans lesquelles je me maintiens à jour : parfois, les épisodes sont meilleurs que d’habitude en se concentrant sur plusieurs groupes, parfois, ils sont assez chiants en étant monopolisé par un seul personnage (ou deux). Je continue en tout cas. En cours de diffusion, en pause après l’épisode du 11 décembre.

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Mardi

Lucifer (S03) – Même si j’ai énormément de retard, je ne perds pas espoir de me mettre à jour avant la fin du mois. En attendant, la diffusion continue. En cours de diffusion, en pause après l’épisode du 12 décembre.

The Gifted (S01) – Ma meilleure nouveauté de l’année, même si j’en ai lu beaucoup de critiques moins positives que les miennes. En cours de diffusion, en pause après l’épisode du 12 décembre.

Supergirl (S03) – Après un crossover DC qui a fait couler beaucoup d’encre, il reste un épisode avant la mi-saison. Le 5 décembre, puis en pause.

Marvel’s Runaways (S01) – Je n’ai pas encore commencé, mais j’en entends énormément de bien. En cours de diffusion, pause après l’épisode du 23 décembre.

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Mercredi

Teachers (S02) – Sortie de nulle part, la suite de la saison 2 m’a l’air toujours aussi marrante après un épisode. Ma série coup de cœur avant les fêtes, c’est un plaisir. En cours de diffusion, en pause après l’épisode du 20 décembre.

The Mayor (S01) – L’équipe de Courtney revient travailler, je serai au rendez-vous. Reprise pour un épisode les 6 et 13 décembre.

Kevin (Probably) Saves the World (S01) – Série feel-good, un rattrapage s’impose en cette période de Noël qui approche. En cours de diffusion, en pause après l’épisode du 13 décembre.

Superstore (S03) – De retour en dehors de sa case habituelle pour un épisode spécial que je n’ai pas envie de rater. Épisode spécial, le 6 décembre.

 AventSéries

Jeudi

Je n’ai plus rien à voir le jeudi, mais pas de quoi s’inquiéter : j’ai encore Future Man, The Punisher ou les Marvel’s Runaways à voir, en plus de tous mes retard partout et de l’#AventSéries qui commence en toute logique le 1er décembre !

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Vendredi

The Orville (S01) – Il est temps de découvrir comment va s’achever cette première saison d’épopée galactique, même si la Fox en a sucré un épisode. Fin de saison le 8 décembre.

Life in Pieces (S03) – J’ai un bon mois de retard, mais la reprise tardive de cette série ne me réussit pas depuis l’an dernier. Les habitudes ont la vie dure, il faudra que je m’enchaîne les épisodes. En cours de diffusion, en pause après l’épisode du 15 décembre.

Dark (S01) – Parce que vu tout mon retard, je ne suis plus à une série près, je peux bien intégrer la nouvelle des écuries Netflix à mon planning, ça ne m’engage à rien après tout. Diffusion le 1er décembre.

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Samedi

Agents of S.H.I.E.L.D (S05) – Clairement la série que j’attends le plus en ce dernier mois de l’année, ils me manquent tellement ! En plus, le cliffhanger m’avait laissé dans l’incompréhension. Reprise le 2 décembre, en pause après l’épisode du 23 décembre.

Once upon a time (S07) – Je le dis et le redis, j’adore ce reboot, même si j’accumule les épisodes depuis quelques semaines. Tout va bien se passer. En cours de diffusion, sans pause de Noël.

Blindspot (S03) – Je n’ai toujours pas testé ce retour, affaire à suivre. En cours de diffusion, en pause après l’épisode du 23 décembre.

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Dimanche

Ten Days in the Valley (S01) – Premier gros échec de la saison, ABC s’en débarrasse où elle peut. Je verrais peut-être ces épisodes, on verra bien. Reprise le 17 décembre.

Calendrier2

Supergirl – S03E08 : Crisis on Earth-X (1)

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique (pas si) détaillée de l’épisode 8 de la troisième saison de Supergirl. Il s’agit bien sûr de la première partie d’un gros crossover entre toutes les séries DC.

08Épisode 8 – Crisis on Earth-X (1) – 17/20
No one can drink Alex under a table.

Depuis des mois, la CW nous bassine avec son mega cross-over entre tous les super-héros DC et nous y sommes enfin. J’ai hésité longuement, j’ai voulu rattraper tout le DCverse, je me suis dit que je n’en regarderais rien de ce crossover, et puis finalement, j’ai décidé de regarder cet épisode, quitte à être spoilé sur les autres séries que je verrais bien un jour ou l’autre. Voici donc mon avis sur cette première partie qui fait avancer à toute vitesse certaines intrigues de la seule série que je regarde.

Tout commence sur la Terre-X, un monde parallèle, donc, où la ville (laquelle ?) semble aux mains des nazis. Arrow débarque et nous tue quelques méchants, mais comme sa combinaison est rouge et qu’il a un masque, ce n’est peut-être pas Arrow. Oh, je sens que ça va manquer d’explications tout ça. Une sorte de Gardien débarque alors pour nous stopper l’Arrow rouge et se fait mettre la misère. Comme le gardien quoi.

C’est beaucoup plus sanglant et rythmé qu’un épisode de Supergirl tout ça. En même temps, ça n’a rien d’un épisode de Supergirl. Bienvenue dans un crossover qui a tout du film. À ce stade, ils auraient pu tout aussi bien le sortir au cinéma, franchement. C’est rythmé et bien écrit. Je suis totalement largué, mais c’est définitivement rythmé : ça accroche bien. En revanche, c’est un peu abusé de terminer l’introduction de l’épisode par Supergirl au bout de six minutes sur l’horaire de Supergirl, mais il est clair cette fois qu’on a un vrai mélange de toutes les séries, contrairement à l’an dernier.

Tout le budget des quatre séries a dû y passer, mais ça vaut le coup, car la pub est parfaitement réussie pour tout le monde, ça donne envie de découvrir chaque série, même si ces préparatifs de mariage ne sont pas des plus intéressants vu que j’ai beau aimé Flash, je n’ai jamais regardé la série.

Cette fois, la CW a compris ce que c’était un crossover et ma vraie critique attendra définitivement le jour où je rattrape tout, je crois, parce que bon, il est compliqué de critiquer quand je ne sais pas qui sont la moitié des personnages. Un résumé préalable aurait été le bienvenu, car les scénaristes ne réussissent pas à introduire correctement les personnages secondaires. Pour les nouveaux arrivants comme moi, ce n’est donc pas au top. J’avais la même critique avec The Defenders après tout, mais pas avec Avengers. Je pense qu’ils auraient mieux fait d’écrire cet épisode comme une énorme introduction à l’univers : clairement, tout le monde va le regarder, autant en profiter pour gagner des fans de chaque série.

Le sentiment qui domine est donc l’incompréhension alors que je sais que je suis devant un épisode de série vraiment bien fichu et écrit, avec des transitions au top. Enfin bon, on a vu Alex boire un nombre incalculable de fois, ça m’a suffi à apprécier tout ça de toute manière, même si j’ai trouvé abusé comment elle finit tout de suite dans les bras de Je-ne-sais-pas-qui-tu-es-Sara et que je suis spoilé comme jamais sur tout cet univers.

Le mariage est bien sûr interrompu par les nazis et les super-méchants qui sont très exactement les doubles de nos super-héros. C’est une excellente chose car les dix dernières minutes de l’épisode sont parfaitement rythmées dans des scènes d’action parfaitement réussies. L’épisode a sa propre conclusion malgré tout et ça contredit l’impression de films que j’avais au début. Avec ses quatre épisodes, ce crossover est une mini-série à lui tout seul, et c’est réussi. Le cliffhanger est bien foutu, mais je ne regarderais probablement pas la suite. Je vais attendre d’en trouver un bon résumé, ou uniquement les scènes Supergirl sur Youtube je crois, et je ne commenterais que ça, peut-être dans un article 500 mots.

Affaire à suivre, mais pour ceux qui regardent toutes les séries, c’était vraiment au top avec un bon équilibre entre toutes. J’ai bien aimé, même si je suis passé à côté de beaucoup des crises de l’épisode, forcément !

 

The Walking Dead – S08E06 : The King, The Widow & Rick

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 6 de la huitième saison de The Walking Dead.

06.jpgÉpisode 6 – The King, The Widow & Rick – 15/20
End this thing. Right now.

Non, ce n’est pas le titre d’un énième film Narnia, mais bien celui d’un épisode de The Walking Dead. Ce n’est pas évident, et pourtant.

Est-ce que j’ai aimé l’introduction de cet épisode ? Définitivement. Cela m’a rappelé l’épisode de la saison 4 commençant par le journal intime de Beth. Cette fois, ce sont des échanges épistolaires plein d’envolées lyriques de Maggie, Carol et Rick. Il y a de quoi rire si on veut se moquer des personnages, mais bon, ça remettait bien en contexte les choses précédant l’épisode.

Ezekiel est en pleine crise de foi et Carol n’arrive pas à le convaincre de se battre. En revanche, elle réussit à convaincre le petit frère de J’ai-oublié-son-nom-mais-sa-mort-était-marquante-l’an-dernier contre son gré. Pas dingue, mais intéressant de lui refiler un padawan de plus.

C’était la seule utilité de ses scènes, avant que Carol ne retourne voir Ezekiel, pour lui parler cette fois. Cela sent bon le couple à venir avec un Ezekiel qui est reconnaissant à Carol de le faire se sentir réel et pas fictif. Pourtant, c’est probablement le personnage le plus fictif et cliché de comics de tous, parmi ceux encore en vie, bien sûr.

Carol nous pond finalement un speech sur la nécessité qu’ont les gens de retrouver leur roi, mais même cette scène ne parvient pas à changer l’avis du roi. Bon, on avance sans avancer, c’est du grand TWD.

Dans sa déchetterie, Jadis s’amuse à poil à construire une statue avec des déchets, allons savoir pourquoi. Ce n’est pas comme si ça pouvait être un clin d’oeil aux comics, comme ce groupe-là n’existe pas dedans… Mystère !

Rick vient lui rendre une visite de courtoisie pour montrer qu’il est devenu photographe de cadavres de Saviors. Malgré cela, Jadis refuse logiquement de retourner une nouvelle fois sa veste puisque Rick lui propose tout le contraire de ce pour quoi elle et son groupe semblent se battre. Elle préfère retirer celle de Rick, qui finit à poil dans un container. Là encore, ça semble juste les éclater de foutre à poil leur prisonnier, comme chez Negan (encore que, chez Negan, ça avait un espèce de sens de dénuder Daryl pour la honte et la privation de son identité ; mais là, c’est vraiment juste pour montrer Andrew Lincoln à poil).

En parallèle, Maggie est toujours confrontée à son problème de prisonniers, qu’elle hésite encore à tuer. Il est intéressant de la voir douter, mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps. Elle est conseillée par Gregory qui lui n’hésite pas à retourner sa veste et proposer de tuer tous les prisonniers.

Parmi les prisonniers, il y en a un qui sort du lot en tentant de retourner le cerveau de Jesus. Pour l’instant, c’est tout ce qu’il fait, mais s’il survit, je le vois donc bien devenir love interest de Jesus dans le futur. Ce serait rigolo. Pour le bien de futures critiques : il s’appelle Alden d’après les infos que j’ai trouvées.

Maggie décide donc d’emprisonner tout ce petit monde dans une prison de fortune au sein de laquelle elle décide de faire aussi croupir Gregory qui ne mérite pas beaucoup plus, effectivement. Finalement, Jesus apprend que tout ça n’est que par intérêt de la part de Maggie : elle sait qu’ils peuvent devenir des monnaies d’échange en cas de prise d’otage. Maggie s’occupe de Gracie, le bébé, alors que sa propre grossesse ne semble pas avancer et est prête à tous les tuer, même le gentil Alden qui empêche le méchant prisonnier de tenter de s’évader.

Daryl rend visite à Tara, qui s’excuse parce qu’il avait raison de ne pas tuer Dwight lorsqu’il s’est constitué prisonnier. Ils décident de tuer ensemble Dwight dès qu’ils en auront l’occasion. Mouais. Ce n’était pas fou, mais il fallait bien les faire en fonctionner en duo pour avancer.

De leur côté, Michonne et Rosita se relancent dans une nouvelle expédition, alors qu’elles sont encore blessée. Il faut bien leur donner un intérêt quelconque pour justifier leur salaire et nous y sommes : elles entendent un air d’opéra quelque part en forêt.

Elles trouvent ainsi une planque Saviors de plus dans ce qui est possiblement la meilleure partie de l’épisode. C’est un détour qui permet à Rosita d’utiliser un bazooka, à Michonne de montrer qu’elle est affaiblie et à Daryl et Tara de sortir de nulle part avec un camion pour tuer une méchante qui avait réussi à s’enfuir. D’ailleurs, ils ne se font plus chier pour distinguer ceux qui ne sont pas Saviors : un petit « ce connard de Rick » suffit. Quant à la scène du camion, elle m’a fait exploser de rire.

J’aime bien ce groupe Michonne/Rosita/Tara/Daryl, ça me plaît bien sur le papier, il faudra voir ce que les scénaristes parviennent à en faire.

Pendant ce temps, Enid et Aaron deviennent les associés les plus improbables du monde et je me demande vraiment l’intérêt de créer encore une nouvelle occasion de perdre du temps plus tard dans la série : il y a trop de groupes déjà pour que la série réussisse à suivre tout le monde…

Carl retrouve Siddiq, le mec sur lequel Rick a tiré dans le premier épisode. Il l’aide de bon cœur parce qu’il lui a parlé de sa maman. Tous les Œdipe ne sont pas réglés, quoi, parce que Siddiq continue d’accomplir les volontés de sa maman en tuant les zombies pour sauver leurs âmes.

Cela manque de nous faire perdre Carl, mais vous vous doutez bien, comme moi, que les scénaristes ne vont pas nous faire ce bonheur tout de suite. Il se déclare alors responsable de ce que Siddiq fera. Mouais.

J’ai beaucoup aimé cet épisode qui ne perd pas trop de temps en passant rapidement d’un groupe à l’autre. Si les scénaristes pouvaient s’en tenir à ce rythme et à une avancée claire de l’intrigue, ce serait quand même vachement cool, parce que ça change des longues scènes inutiles de la semaine dernière. Au moins aujourd’hui, les quelques intrigues que nous suivions avaient un début et une fin logique, et ça donne envie de découvrir la suite. Je ne peux pas en dire autant de tous les épisodes de la série.