The Rookie – S08E01 – Czech Mate – 14/20

C’est un retour qui confirme que la série continue de suivre certaines de ses mauvaises habitudes et de séparer le casting, et donc de diviser certaines intrigues sur du plus long terme. En attendant, ça permet quelques bonnes scènes d’action et c’est un retour apprécié. Il faut bien noter tout de même que si c’est fun de reprendre la série, on a un certain nombre de moments où les personnages paraissent bien trop immatures. Bref, ce n’est pas le meilleur épisode, quoi.

Spoilers

La série s’offre des vacances à Prague (je les comprends, c’est beau !) ; les personnages y mènent une opération coordonnée avec le FBI.

Les points forts

– Prague est vraiment une belle ville et ça me fait plaisir de la voir au début de cette saison. Je crois que la ville me manque un peu. J’ai quand même eu l’impression, parfois, que des fonds verts étaient utilisés, mais je suppose que non ? Est-ce qu’on a eu un épisode de fin de saison pas terrible pour garder un peu de fric pour le voyage ? Est-ce que la destination les a motivés pour le jeu de mots du titre ou est-ce qu’ils ont eu le jeu de mots et ce sont dit qu’il fallait aller à Prague ?

– Angela et Celine sont des amies en or, et elles sont si patientes avec, respectivement, Tim & Lucy. Je ne supporte plus les scénaristes qui nous les sépare tout le temps. C’est ridicule et je continuerai de le dire tant qu’on ne les remettra ensemble. Angela ne lâche rien de l’épisode et c’est hilarant. En plus, elle a raison : il est temps de lui parler et c’est tout. On l’a rarement vue si peu professionnelle par contre, elle passe sont temps à s’occuper de ça plutôt que de son taf.

– J’aime toujours autant le personnage de Penn. Je ne suis pas fan de Smitty, mais j’aime bien l’intrigue que ça dessine sur son déménagement nécessaire à un moment ou un autre. Il ne faut pas être sorcier pour comprendre dès le début qu’il finira avec Celine, mais le fait que les scénaristes accélèrent ENFIN les choses avec Lucy et Tim, c’est parfait.

– Je suis content d’avoir enfin une explication sur l’épisode du bus et l’implication de Monica – même si c’est loin d’être suffisant. De manière globale, le personnage de Monica est top de toute manière, c’est très bien qu’elle parvienne encore à s’en sortir dans cet épisode. La scène où John lui sauve la vie est vraiment sympathique. Si seulement elle pouvait se racheter grâce à ça… mais on sait déjà que non !

– Nyla refusant le poste au FBI ? C’est génial, je trouve ; les scénaristes proposent une évolution vraiment intéressante pour le personnage.

– Arrest me, but make it sexy.

Les points faibles

– Commencer la saison par un plan de Garza, franchement ? Ce n’est pas le personnage de Feds sur lequel j’aurais parié pour revenir si souvent dans la série-mère. Au-delà de ça, c’est particulier de reprendre avec une intrigue qui divise le casting. On n’a pas de grosses scènes où ils sont ensemble et ça signe directement le retour de ce que je craignais : on nous divise les personnages donc ce sera facile de faire des intrigues découpées tous les trois épisodes là…

– En plus, qu’est-ce que Bailey fout à Prague, franchement ? Elle est « lieutenant » chez les pompiers, pas chez les flics, qu’est-ce qu’elle babysitte Monica ? C’est censé avoir du sens ? J’ai détesté les scènes dans leur hôtel, le look de John et le fait que Monica fasse payer tout ça par le gouvernement comme si de rien n’était. Il y a trop de facilités scénaristiques.

– Je n’aime pas les séries qui reprennent quelques jours après l’épisode précédent au changement de saison. Ici, ça n’a aucun sens de nous dire que ça fait trois jours que Tim a parlé à une Lucy endormie… car ça veut dire que toute la mission à Prague s’est organisée en trois jours. Tout de même, c’est abusé.

– Grey interrogeant un patient de l’hôpital après son accident, ça m’allait bien jusqu’à ce que sa femme soit là et que ça termine en mode « je vais dormir sur le canapé ». C’est lourd et tellement pas crédible qu’elle le laisse faire, en plus ? Toute la dispute de couple sort de nulle part, le fait que sa femme priorise soudainement sa carrière au détriment de leur famille ; qu’il réplique en partant pour le FBI… non sérieusement, c’est un peu trop forcé.

– Pourquoi Wes est en planque avec Angela ? Genre, c’est pas son boulot, non ? Et j’ai beau aimer Celina et Angela, je tiens tout de même à écrire que ce qu’elles font à Lucy et Tim, c’est digne de collégiennes et pas trop ce qu’on attend d’une série avec des adultes. Mais bon, tout l’épisode nous propose des plans comme ça très immatures et ça m’a paru bizarre comme tout. Pourquoi pas, je suppose ?

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Capture d’écran — Lionsgate Television / 20th Television.

The Rookie : Le flic de Los Angeles (S08)

On en était où ?

Franchement, le résumé est un peu le même que pour la saison 7 : Oscar vient de s’enfuir une nouvelle fois et la saison se terminait sur une belle promesse, avec également Monica relâchée dans la nature suite à un chantage idiot. Lucy et Tim étaient toujours séparés pour les raisons les plus stupides du monde, mais eh, paraît que la thérapie de Tim fonctionne et qu’il est prêt à se remettre avec elle, qui est devenu Sergente (de nuit). Les autres se contentent d’exister dans la même routine depuis deux saisons.

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Ce que j’en attends…

La diffusion commençant ce samedi soir sur M6, la chaîne a eu la bonne idée de mettre en ligne tous les épisodes sur son site internet. J’en profite pour m’avancer un peu avant la rentrée et commencer cette nouvelle saison en avant-première, à défaut de l’avoir suivie lors de la diffusion US comme prévu. C’est ironique aussi : pour une fois, la diffusion française suit la logique d’un épisode par semaine… et moi, pour une fois, je fais tout l’inverse et je préfère un visionnage rapide.

J’aimerais croire que la série va se reprendre et enfin arrêter de nous raconter une même histoire un épisode sur quatre, en effectuant des rotations irrégulières de multiples sous-intrigues qu’on oublie entre temps, mais c’est devenu sa marque de fabrique, je crois, et ça permet des réductions de coûts alors je peux toujours aller me brosser. Du coup, forcément, j’ai envie d’un visionnage rapide pour ne pas avoir à attendre des mois les avancées plus ou moins prévisibles.

J’en attends également que la série reste un excellent passe-temps, même si elle n’a pas de fil rouge (quand je pense que je croyais que l’évasion d’Oscar allait nous tenir toute la saison précédente alors que… ça a fait deux ou trois épisodes sur 18, et avec quinze épisodes d’écart). Enfin, vous me direz, il reste le fil rouge Tim/Lucy.

Quelle dinguerie les scénaristes vont-ils encore trouver pour les séparer sans raison valable ? Est-ce que Bailey va enfin mourir cette année (ou mieux encore : devenir intéressante) ? Let’s go.

PS : je sais, je n’ai toujours pas publié les critiques de la saison 5 ou du spin-off… Elles sont encore sur mon ordinateur, cela dit, c’est un début.

Note moyenne de la saison : –/20

The Rookie – S08E01 – Czech Mate – 14/20

Mon avis sur l’épisode 1 saison 8 de The Rookie : C’est un retour qui confirme que la série continue de suivre certaines de ses mauvaises habitudes et de séparer le casting, et donc de diviser certaines intrigues sur du plus long terme. En attendant, ça permet quelques bonnes scènes d’action et c’est un retour…

The Rookie – S08E02 – Fast Andy – 16/20

C’est un meilleur épisode de début de saison que ne l’était le précédent. C’est bien fichu pour mettre en place de nouvelles dynamiques, pour nous rappeler celles qu’on adorait jusqu’ici et pour nous montrer tout le potentiel de la série. Il ne manque peut-être qu’une chose : justifier un peu plus son titre, mais ils le…

The Rookie – S08E03 – The Red Place – 19/20

Franchement, c’est fou que la série soit incapable de garder cette qualité sur chacun de ses épisodes. Parfois, c’est vraiment nul et parfois, comme dans cet épisode 3, j’accroche à toutes les intrigues, je suis positivement surpris par certaines idées et les personnages sont géniaux. En trois épisodes, on passe d’un retour franchement moyen à…

The Rookie – S08E04 – Cut and Run – 14/20

La série repart davantage dans ses envies de comédie avec cet épisode 4 et ça prend moins que d’autres fois. L’intrigue principale, les choix donnés aux personnages pour des évolutions de carrière et le temps d’écran donné à un personnage que je n’aime pas ternissent ce que je pense de cet épisode. Heureusement, il y…

Captures d’écran — Lionsgate Television / 20th Television.

Performance remarquable #189 : Hayden Panettiere

Salut les sériephiles,

Cela fait un petit moment que la Performance de la semaine a disparu du blog faute de vrai contenu hebdomadaire (parce qu’il y a des semaines où je ne regarde pas assez). Je trouve ça tout de même dommage et, plutôt que de la ressusciter exactement sous la même forme intenable, je profite de cette reprise estivale du blog pour la faire évoluer. Ouais, je sais, on est plutôt à la rentrée qu’en été, mais bon, vous voyez l’idée. Désormais, je reviendrai donc régulièrement sur un acteur ou une actrice qui m’a particulièrement marqué au cours de mes visionnages du mois. Ce ne sera pas nécessairement la performance la plus impressionnante ou le rôle le plus important du moment, simplement quelqu’un dont j’aurai eu envie de parler.

Pour cette première, je vais déjà tricher avec mes propres règles en parlant d’une actrice que je n’ai pas vue ce mois-ci, mais qui mérite son article, tout de même. Hayden Panettiere n’est évidemment pas une performance récente qui me donne envie de lui consacrer cet article. Son décès à seulement 36 ans le 16 août dernier m’a peiné et, plutôt que de revenir sur les circonstances de sa mort, dont beaucoup parlent déjà ailleurs, j’ai simplement envie de me souvenir de l’actrice que j’aimais.

Hayden Panettiere

La série : Heroes
Le personnage : Claire Bennet

Pourquoi ?

Save the cheerleader, save the world. Difficile de dissocier Heroes de Claire Bennet et donc d’Hayden Panettiere. C’est avec cette série que je l’ai découverte et elle fait partie de ces actrices que j’ai toujours été content de retrouver ensuite ailleurs. Claire aurait très facilement pu n’être que la cheerleader blonde du groupe, mais Hayden Panettiere lui apportait beaucoup plus que ça, aussi à l’aise avec son côté adolescente paumée qu’avec toute la dimension super-héroïque du personnage. Au milieu d’un casting immense, elle était rapidement devenue l’un des visages de la série, pour ne pas dire LE visage. C’est le personnage fort qui a fait de la série ce qu’elle était, c’est elle qui m’a donné envie de revoir la série et c’est à elle que je pense en premier à chaque fois qu’il est question de la série. Enfin, parfois, je pense au générique VF, c’est vrai…

C’est aussi pour ça que j’ai attendu le retour de Claire pendant absolument tout mon visionnage de l’éphémère Heroes Reborn. Chaque épisode était une nouvelle occasion de me dire que, peut-être, ils allaient finir par trouver un moyen de faire revenir Claire. Je crois que je n’ai jamais vraiment accepté qu’on puisse relancer la série sans Hayden Panettiere tant les deux étaient liés dans ma tête.

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Le meilleur épisode de… Heroes #5

Salut les sériephiles ! Regardez dans le ciel si vous êtes en Europe du Nord, et vous verrez que nous sommes en pleine éclipse partielle de soleil, rien que ça. Quelle meilleure date que celle-ci pour revenir sur une série qui aura marqué son temps, à la fois comme une série événement à succès et comme…

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Il y a évidemment eu son rôle de Kirby dans Scream 4 (je regrette de ne pas avoir fait d’article sur mon visionnage de la saga, mais j’avais la grippe quand j’ai enchaîné tous les films), puis son retour improbable dans Scream VI. Ce dernier reste d’ailleurs une expérience assez étrange pour moi et il faut que j’en parle ! Je connaissais parfaitement l’actrice, mais j’ai été parfaitement incapable de la reconnaître sur grand écran. En vrai, à la fin du film, quand j’ai vu son nom au générique, je me suis demandé comment c’était possible. Je pense que c’est le combo douze ans de plus, coiffure étrange et maquillage. Le plus amusant ? J’avais beaucoup aimé son personnage dans le film et je me disais que c’était une bonne actrice. Ben oui putain, c’est une actrice que tu aimes ? Bref, c’était cool de la retrouver dans ce personnage qui avait déjà marqué la saga douze ans plus tôt.

Je l’avais aussi retrouvée complètement par surprise dans Ally McBeal, lorsque j’avais rattrapé la série pour un Challenge Séries il y a quelques années (hum, ça fait moins mal de le formuler comme ça que de dire « il y a onze ans »). C’est exactement le genre de petit plaisir que j’adore dans les vieilles séries : lancer un épisode et voir apparaître soudain un visage que l’on connaît désormais très bien.

Et puis il y a eu aussi Ice Princess. J’avais regardé le film le soir de la mort de Michelle Trachtenberg après avoir procrastiné son visionnage quelques années. Si je l’avais lancée surtout pour retrouver la toute aussi regrettée Michelle Trachtenberg, j’y avais donc également revu Hayden Panettiere. Je ne pensais évidemment pas quelques mois plus tard me retrouver à écrire cet article en hommage à une actrice que je pensais retrouver encore quelques fois au cours de mes visionnages. Tout de même, c’est violent.

Elles avaient respectivement 39 et 36 ans. Deux actrices que je trouvais géniales, deux visages qui ont accompagné une partie de ma vie d’adolescent et deux stars dont j’attendais le prochain projet impatiemment. D’ailleurs, j’avais bien aimé le dernier film d’Hayden sur le kidnapping de son enfant – Amber Alert.

L’info en +

Hayden Panettiere n’était pas seulement une très bonne actrice, elle chantait également et a pu largement le montrer pendant les six saisons de Nashville, dans laquelle elle incarnait le personnage Juliette Barnes. Je n’ai jamais regardé la série et sa disparition me donne forcément envie de la découvrir enfin. Elle compte quand même 124 épisodes, alors soyons réalistes : avec tout ce que j’ai déjà à regarder, mes rewatchs et possiblement une autre gigantesque série que je viens juste de commencer, je ne vais probablement pas le faire…

Mais l’envie est là juste grâce à Hayden Panettiere. Et c’est peut-être aussi une jolie manière de mesurer à quel point elle gérait toutes ses performances : elle me donne envie de regarder tous les projets par lesquels elle passe, même quand ceux-ci ne m’attirent pas outre-mesure autrement.

Daredevil Born Again – S02E04 – Gloves Off – 09/20

J’aurais aimé dire que je regrette de ne pas avoir suivi la série au moment de la diffusion, mais la vérité, c’est que cet épisode me conforte plutôt dans ma décision d’avoir pris mon temps à m’y remettre. Je suis perdu face aux fils qui sont tirés dans cette intrigue, on me sort des scènes qui ne m’intéressent pas et je regrette le cliffhanger de la saison 1 et toutes les promesses qui étaient faites. Je m’attendais à une saison 2 plus explosive, là, je vois une série qui ne semble plus trop faite pour moi. C’est décevant.

Spoilers 

Poindexter est de retour et il marque un grand coup en tant que Bullseye.

I’m one of the good guys.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai complètement lâché en cours de route le visionnage de cette saison 2. Il faut bien reconnaître que le début n’était pas incroyable et ne donnait pas forcément envie de s’infliger ça à la semaine, mais tout de même, c’est du Marvel et j’ai envie de rester à peu près à jour. J’ai du retard dans plein de critiques des films déjà, je ne peux pas en faire autant avec les séries, si ?

Un signe du manque de qualité de cette saison, par contre, c’est tout de même que je ne me suis pas fait spoiler du tout sur la suite alors que ça fait des mois et des mois que les épisodes sont dispos. Apparemment, personne n’a regardé au point de faire des hit-tweets ? Je ne sais pas encore ce qu’il se passe dans cette saison 2, mais je dois bien dire que j’ai compris en lançant cet épisode pourquoi personne n’en disait rien, parce que c’était… lent. BREF, pas grave : je reprends mon visionnage histoire que la série puisse rejoindre le rang des saisons rattrapées pendant l’été, eh.

Ce début d’épisode me donne l’impression d’être devant le générique de Dexter, mais en moins bien. Il s’agit en fait de suivre la routine matinale de Poindexter. Il fait son sport, prépare son petit-déjeuner, nourrit même le chat de sa voisine et semble avoir une matinée parfaitement calme avant de se rendre dans un diner pour commander un milkshake à la banane. Là, il s’amuse à dénoncer le Punisher pour un crime fictif. Il annonce avoir vu Frank Castle avec un flingue dans le restaurant où il se trouve lui-même.

Une équipe de l’AVTF débarque bien rapidement. Il a juste le temps de boire son milkshake, puis utilise tout ce qu’il trouve autour de lui, notamment une paille, des couverts ou un cure-dent, pour tuer les membres du commando. Le tout sur New York State of Mind, évidemment. Que fait-il ? Pourquoi cette scène ? Je sais bien que le personnage est majoritairement un méchant, mais jusqu’ici, il y avait une logique à son personnage, il me semble. Tuer des gens à la fourchette, c’est rigolo, vous me direz, mais bon… Bullseye frappe un grand coup et laisse clairement sa signature sur place.

Il y a tout de même un début d’explication derrière ce carnage : Poindexter semble réellement persuadé d’être désormais l’un des « good guys ». Sa notion du bien est quelque peu personnelle, puisqu’elle consiste ici à massacrer les hommes de Fisk, mais on comprend progressivement qu’il cherche surtout une sorte de rédemption après le meurtre de Foggy. Cela donne un peu plus de sens à cette scène, même si je trouve toujours le démarrage assez chaotique et le manque d’explication flagrant. Je sais, il n’y a pas forcément besoin de tout donner en théorie… C’est peut-être aussi parce que je redébarque devant la série après une pause de quatre mois que je suis si paumé ?

Heureusement, le générique est toujours aussi cool et me donne envie de rester malgré cette introduction. Après celui-ci, on a droit à une nouvelle vidéo parodique pour dénoncer ce que fait Fisk.

On retrouve ensuite, bien sûr, Daredevil et tous ses alliés. Tout le monde se planque, Karen filme comme une vraie journaliste pour récolter quelques témoignages et on dit de Matt qu’il est un héros. J’aime bien l’ambiance de tous ces personnages retranchés et la petite musique, mais je n’arrive pas à accrocher pour autant. Ils reçoivent aussi la visite de Jack Duquesne, alias Swordsman, qui met carrément son compte bancaire à la disposition de la résistance. Ça peut toujours servir.

Pendant ce temps, Christopher Savva, le second du Northern Star, apporte des informations autrement plus compromettantes. Armes illégales, faux documents et paperasse signée par le Caïd ? Il y a de quoi faire tomber Fisk.

De son côté, Kirsten se fait harceler par la milice de Fisk : il y a une fouille du cabinet, des menaces assez claires et du bullshit financier pour l’impacter. Tout ça sans avoir de nouvelles de Matt ? C’est un peu difficile pour elle. Pourtant, elle accepte d’aider Karen et son immonde perruque (rousse, en plus, quel intérêt ?) et nous la retrouvons donc ensuite en train d’interroger Savva afin d’avoir des infos capables de faire tomber Fisk. Là-dessus, au moins, l’intrigue avance vraiment.

Daredevil, lui, veut retrouver Bullseye. Il se fait pour cela passer pour un membre de l’unité de Fisk. L’avantage d’avoir cette milice à la ICE dans la série, c’est que personne n’ose s’opposer à l’AVTF, alors Matt peut étudier tranquillement la scène du crime de Bullseye.

Cela lui permet de trouver un jeton qui le mène jusqu’à Clinton Church. Il est toujours avec son costume de l’AVTF quand il entre dans l’église, ce que je trouve assez étrange. Pourtant, cela fonctionne : il retrouve le séminariste qui a croisé Poindexter la semaine précédente et lui demande de l’aider à le retrouver. Le type hésite un peu à livrer un homme qui semble chercher la grâce de Dieu, mais Matt n’a pas spécialement envie de discuter théologie avec lui. Grâce aux indications fournies par l’homme de foi, il remonte en tout cas jusqu’à l’appartement de Bullseye.

Je trouve quand même le raccourci un peu abusé (pardon, mais depuis quand les prêtes ont les adresses des psychopathes et les donnent quand on leur dit que ça peut sauver des vies sans vraie preuve ?) mais bon, ça permet d’avoir une confrontation Daredevil/Bullseye et je ne boude pas le plaisir de la scène d’action. Surtout que Poindexter explique enfin clairement ce qu’il a en tête : il veut accomplir une bonne action pour expier le meurtre de Foggy et cette bonne action serait de tuer Fisk. Matt refuse évidemment de le laisser faire, notamment parce qu’il ne veut pas transformer le Caïd en martyr. Je ne sais pas, sur le papier, tout ça est intéressant, mais il me manque toujours un truc pour être vraiment pris par ce qu’on me raconte.

Évidemment, ce serait trop simple si cela s’arrêtait là. Savva est ensuite retrouvé par Buck, qui l’abat. La résistance conserve son témoignage, mais voilà encore une piste qui se complique aussitôt qu’elle semblait avancer. C’est probablement aussi l’un de mes problèmes avec cette saison : il se passe plein de choses, mais j’ai constamment l’impression qu’on ajoute des obstacles à des intrigues que je n’ai déjà pas spécialement envie de suivre – et donc on nous les rallonge quand j’attends juste l’arrivée des autres héros de feu les séries Netflix.

On voit aussi BB recevoir des infos de la part des alliés de Daredevil, histoire qu’elle puisse continuer de gratter Fisk comme il le faut. D’ailleurs, en parallèle, Fisk et Vanessa continuent leur petite vie de riches escrocs. Si j’accroche plus à ces méchants que lors des premières saisons où on suivait Fisk, je trouve quand même que c’est un peu lourd. Notre Caïd préféré s’énerve en plus de voir qu’il a plein d’ennemis qui parviennent à faire vaciller ses plans : après Daredevil et la résistance, il doit désormais gérer le massacre de Bullseye…

Il y a également toujours Mr Charles qui vient réclamer ce que Fisk lui a promis, ajoutant encore un fil à une intrigue qui en a déjà beaucoup. Fisk préfère évidemment répondre par une nouvelle démonstration de force avec Buck. Je reconnais que toute cette partie politique et criminelle autour de ses accords commence sérieusement à me perdre et que j’attends sagement que la scène se finisse pour passer à autre chose.

D’ailleurs, ça mène en fin d’épisode où Fisk semble vouloir redynamiser son image politique, à sa manière. Nous assistons donc à un match sur le ring entre Fisk et Mike Melendez. Le choix du lieu du combat n’est évidemment pas innocent puisque c’est la salle où combattait le père de Matt. Fisk transforme tout ça en immense opération de communication à sa gloire, avec diffusion télévisée et produits dérivés à son effigie.

Pff. Je n’aime pas le Caïd, il me saoule. L’acteur est bon, mais ça va, quoi, il serait temps de passer à autre chose ! Le coup du match de boxe, c’est too much cette fois. Je n’accroche pas du tout (et ça doit se sentir dans la critique que je décroche, non ?) et c’est même pire quand Vanessa, que Fisk avait précisément éloignée de l’événement parce qu’il craignait qu’il lui arrive quelque chose, finit par débarquer dans le public.

Fisk remporte son prix de champion en mettant KO son adversaire avec des coups qui semblent peu réglo. Cela fait plaisir à tout le public, qui va vite regretter sa présence autour de ce ring. En effet, Bullseye débarque de manière bien prévisible à cet événement public et massacre encore quelques membres de l’AVTF. Fisk craint aussitôt pour Vanessa, à raison : derrière son envie affichée de tuer Fisk, Poindexter n’a évidemment pas oublié que c’est Vanessa qui l’a manipulé et utilisé pour faire assassiner Foggy. Ainsi, quand il a l’occasion de s’en prendre à elle, il n’hésite pas.

C’est là qu’arrive l’excellente scène d’action qui vient conclure l’épisode et qui, pour une fois, m’a vraiment réveillé. Vanessa sort elle-même son arme et tire sur Bullseye. Lui attrape alors l’un des horribles objets en verre vendus à la gloire de Fisk et le projette dans sa direction. Fisk l’arrête avec sa ceinture de champion et on pense qu’il vient de sauver sa femme.

Dans le chaos, Fisk récupère ensuite un flingue et semble prêt à exécuter Bullseye, mais Daredevil intervient et l’en empêche. Matt choisit même de sortir Poindexter de là plutôt que de le laisser se faire tuer, ce qui crée une possible alliance (de circonstance) pour le moins improbable entre les deux hommes.

En fait, la menace semble vite évacuée. Un peu trop vite, évidemment. Vanessa se retrouve finalement avec un énorme morceau de verre planté dans la tête. Son impeccable tenue blanche est ainsi souillée et le cliffhanger de l’épisode la voit a priori en train de mourir dans les bras de Fisk. Outch. Il fallait au moins ça pour redynamiser le visionnage et donner envie de poursuivre la série, honnêtement.

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