Quelques autres films encore en salle (#36)

Salut les cinéphiles,

C’est une semaine décousue, mais rien qui ne m’empêche de vous parler de quelques films vus récemment et encore en salle, je crois. Je ne suis pas sûr et je n’ai pas le moyen de vérifier, mais on va partir du principe que oui. En salle, malheureusement, je n’ai pas l’occasion pour le moment de voir Dune ou Boîte noire, mais si elle se présente, je ne manquerais pas de vous le faire savoir. Mon objectif du week-end sera plutôt de dormir, regarder mes séries et… travailler en fait, car je suis en arrêt au moment où vous lisez ces lignes (rédigées il y a quelques jours, chut) mais bon, il faut bien que je rattrape mon retard.

Bac Nord

Détour dans la vie de policiers marseillais confrontés au trafic de drogues dans les cités des quartiers nords.

Je suis partagé, mais le film a fait tellement parler de lui que je ne pouvais pas ne pas le mentionner au moins sur le blog après l’avoir vu. Si je suis partagé, c’est parce que je suis inégalement convaincu par le jeu d’acteurs. Certains sont géniaux (j’ai aimé la relation flic/dealeuse}, d’autres m’ont paru franchement moins dedans. Du côté du scénario, c’était dans l’ensemble sans grande surprise du côté des rebondissements, mais j’ai trouvé que c’était en revanche très bien amené.

Le parti pris fonctionne totalement : on est plongé dans la vie de flics de la Bac Nord, tiraillés entre les convictions, la nécessité de remettre de l’ordre pour donner un sens à son métier et la réalité du terrain et des moyens alloués à la protection des civils. Un service public en perdition donc, et des flics qui se retrouvent à jouer avec les règles et faire tout ce qu’il faut pour parvenir à l’arrestation désirée.

Le message du film est toutefois peu clair, et je comprends largement pourquoi et comment il a pu être récupéré par l’extrême-droite : sincèrement, le film parle d’insécurité sans montrer de vraies solutions et les pistes ouvertes laissent libre court à l’imagination la plus nauséabonde. Bref, vous aurez compris qu’il est loin d’avoir gagné mon cœur, ce film. La comparaison avec d’autres est inévitable et, pour le coup, j’ai préféré largement Les Misérables puisque le film tentait de montrer les deux côtés de la situation, sans jamais rien justifier.

Ici, au contraire, nous n’avons qu’un côté auquel nous raccrocher, et l’acharnement que subissent les héros ne permet pas vraiment la prise de recul. Eux non plus ne peuvent pas prendre ce recul, et c’est important de nous le montrer, mais ça leur donne par moments des airs de héros américains increvables et à la moralité sans faille… alors que c’est forcément plus compliqué que ça. Inspiré de faits réels, déformé par une fiction qui ne parvient pas à faire passer un message clair. Au fond, en une question comme en 500 mots : quel est le but ?

Malignant

Une jeune femme à la vie pourrie se retrouve étrangement connectée psychiquement à un serial-killer sanglant.

Un film d’horreur dont je ne sais encore rien en entrant dans la salle au cinéma, j’ai l’impression que ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Le nom du réalisateur est présenté comme un gage de qualité, alors j’y suis allé les yeux fermés et… uh ?

Je n’ai pas aimé le film, pour plein de raisons. J’ai passé un bon moment, en revanche, parce que le divertissement est là et la construction du film est sympa, avec un concept qui marche bien et est surprenant. Le problème vient alors de l’écriture, avec des moments incohérents au sein même du concept. J’ai aimé les personnages et l’humour parodiant clairement certaines situations de films enfin, j’espère que c’était volontaire), avec des échanges de répliques ridicules très savoureux.

Cela dit, si j’ai bien aimé le moment que j’ai passé devant ce film, la résolution est rapide et m’a sorti de ce que j’étais en train de regarder : j’aurais aimé une fin un peu plus développée et surtout plus cohérente avec ce qui venait de se passer immédiatement avant. En plus, on ne va pas se mentir, j’ai deviné la fin et l’ultime rebondissement bien avant sa révélation, ce qui casse toujours un peu l’entrain.

Bref, c’était un film très sympathique, mais je ne suis pas sûr que ça vaille le coup de le voir en salle… Il mérite toutefois d’être vu pour son méchant qui ne manquera pas de traumatiser certaines personnes, je pense. C’est très particulier comme concept quand même (mais ça marche !)…

Run

La vie d’une mère célibataire qui s’apprête à voir sa fille handicapée par de nombreuses maladies quitter le domicile pour se rendre à la fac. Sauf que la mère est interprétée par Sarah Paulson.

Allez, tant que j’y suis, j’en parle parce que dans le genre « j’aurais aimé une fin plus développée », celui-ci se place là : j’ai détesté le rebondissement final, non pas tellement pour son contenu, mais pour son manque de logique dans le choix des informations que l’on nous donnait. J’aurais aimé d’autres choix, mais bon, je n’ai jamais écrit de films, tant pis pour moi.

Concrètement, nous avons affaire ici à un thriller plutôt efficace, malgré quelques scènes qui sont trop dans l’excès pour être parfaitement crédibles… mais allez, ça passe dans l’esprit du film. L’esprit ? C’est-à-dire que l’on retrouve au casting une certaine Sarah Paulson, et elle nous fait du Sarah Paulson tout du long. Elle est toujours une excellente actrice, mais ça a, il faut bien le reconnaître, quelque peu cassé les surprises du film. Je la connais trop pour tomber encore dans les pièges tendus par le scénario… J’ai quand même été surpris par certains choix, et je trouve ça franchement chouette d’avoir un film dont la grande majorité des personnages est féminin. C’était cohérent et ça fonctionnait, ça m’a offert un bon moment et, pour le coup, celui-là, j’aurais trouvé sympa de le voir en salle. Ah, un dernier point étonnant : j’ai trouvé partout un synopsis qui ne raconte pas ce qu’il se passe dans le film, mais autre chose ? C’est bien la première fois que ça m’arrive !

 

Sept clichés TV sur… le deuil

Salut les sériephiles,

Non content de ne pas avoir pu vous publier les statistiques de la semaine dernière hier avec ma sublime histoire de RER A – j’ai d’ailleurs mis l’article à jour ce midi pour qu’il atteigne les 500 mots de rigueur – je ne vous les publie pas aujourd’hui non plus ; et il ne sera pas question de films dans cet article, parce que tout se perd en ce moment dans ces quelques pages. Vous aurez compris hier que je ne passe pas la meilleure des semaines et que cette affaire de RER (et désormais d’ordinateur cassé), ce n’est finalement pas grand-chose quand on est à côté en plein travail de deuil.

J’ai déjà dit plus d’une fois que je comparais tout ce qu’il m’arrivait à ce que je pouvais voir dans les séries, et que c’était à l’origine des articles « les sept clichés sur ». Bon, après, sur le sujet du deuil, il y a énormément à dire dans les séries et les traitements parfois ridicules… mais c’est aussi un sujet sensible, alors je ne sais pas où je vais avec cet article.

 

Voir des fantômes pour faire son deuil, comme dans Walker (et tant d’autres)

On commence vraiment par la base des bases : c’est FAUX. Jamais personne n’a vu l’être aimé venir lui parler, bordel. Je comprends bien la convention qui fait qu’on nous permet d’accéder aux pensées du personnage de cette manière afin de le voir travailler son deuil (et si possible résoudre un meurtre au passage), mais c’est vraiment un truc qui me fait grincer des dents à chaque fois car je trouve que c’est un manque de respect fou pour tous les gens qui voient ça pendant un deuil. On donnerait tous cher pour revoir quelqu’un, je pense, alors c’est bizarre de voir ça dans toutes les séries.

Avoir des flashbacks à portée de main, comme dans Plus belle la vie

Je ne suis pas super sympa avec la série qui est loin d’en abuser et les propose surtout à la mort des personnages là depuis des années, mais ça m’avait mis la larme à l’œil il n’y a pas si longtemps. Si bien sûr, il est parfaitement FAUX qu’une suite de flashbacks se déroule devant nos yeux, j’avoue m’être calé là-dessus dans mon travail de deuil : en général, j’essaie de retrouver des photos ou des vidéos de la personne.

Faire une fixette sur un détail pour gérer son deuil, comme dans Buffy

La transition est facile ici, et je me suis comparé tout seul à Willow dans l’épisode The Body tout à l’heure sur Twitter, car c’est la première fois que je comprenais son obsession sur son t-shirt. Rationnellement, j’ai toujours su que ça n’avait rien à voir avec ça ; mais pour la première fois, je l’ai vécu : je me suis tellement focalisé sur ma recherche de photos que ne pas trouver l’une d’elle a fini par me stresser. Il n’a pas été évident de passer outre, car non, je ne l’ai toujours pas ; mais j’ai pu avancer grâce à ce que j’avais appris de la série, et de Tara. Tout ce que dit Tara dans cet épisode est parfait, de toute manière. Bref, c’est VRAI comme cliché, et c’est une découverte aujourd’hui.

Rester dans le déni, comme dans 9-1-1 Lone Star

C’est VRAI. Bien sûr qu’on peut rester dans le déni pendant plusieurs heures, jours ou mois ; et bien sûr que si vous avez lu la critique, vous aurez compris à travers toutes les insultes que je poussais contre Tommy que moi aussi, j’étais du genre à rester dans le déni. Je ne l’ai pas analysé comme ça tout de suite, mais concrètement, je n’en ai parlé presqu’à personne, ni sur les réseaux sociaux, ni à mes collègues – que je ne connais pas encore beaucoup cela dit. J’ai compris avec le recul qu’il s’agissait de déni quand les vannes se sont ouvertes d’un coup sur mon chagrin – comme pour Prue des années après la mort de sa mère. C’est surprenant quand ça arrive, mais je vous assure que j’ai tout réprimé au boulot pendant 48h sans problème. Et je ne le recommande pas !

Prévenir les gens à horaire raisonnable, comme dans Desperate Housewives

Bree est complètement allumée et non, personne ne le fait comme elle, mais oui, c’est VRAI. Les control freak en plein déni, comme moi, ont tendance à vouloir faire les choses aussi bien que possible et à ne pas déranger les autres. Eh, ça conforte le déni et ça aide à avancer quand même d’organiser autant que possible les choses pour que tout se passe bien. Est-ce que j’ai écrit un planning détaillé heure par heure des 48h à venir pour que tout soit fluide dans ma vie ? Bien sûr. Partant de là, croyez-moi, attendre une heure raisonnable pour appeler et donner de mauvaises nouvelles, c’est tout moi aussi.

Réagir bizarrement pendant l’enterrement, comme dans Grey’s Anatomy

Si le fou rire de Meredith en a choqué plus d’un, je vous assure que c’est une manière de gérer ses émotions aussi, parce que j’ai déjà eu moi-même des envies inexplicables du genre. Pas cette année, cependant ; alors peut-être que j’ai changé. Ou peut-être que malgré les clichés VRAI comme celui-ci, chaque deuil est différent en fait. Après, j’ai toujours dit que je préférais entendre les gens que j’aime rire que pleurer à mon enterrement. Oh, zéro pression, personne saura si j’entends ou non de toute manière.

On remplace les gens en deux semaines max, comme dans NCIS

Ils sont bien mignons à ne jamais changer de formule et à toujours nous mettre les mêmes personnages avec des caractères hyper ressemblants pour les remplacer, même après un décès mais honnêtement, non de non. C’est un cliché totalement FAUX qui se retrouve dans plein de séries et est exacerbé dans celle que je cite ici, mais franchement, pour avoir eu à récupérer coup sur coup le poste de collègues décédés cette dernière année, la vérité est qu’on ne peut pas remplacer quelqu’un aussi facilement et que l’adaptation n’est facile pour personne. Et encore, je suis loin d’avoir à me plaindre de mes collègues avec qui ça se passe bien – mais fort heureusement pour moi, pas aussi bien que Tony et Ziva quoi.

 

Voilà, ça m’en fait déjà sept. Il y aurait probablement autre chose à en dire, mais très sincèrement, je pense à autre chose qu’un article et le divertissement ne fonctionne que moyennement. Ma vraie conclusion serait que les personnages de séries sont beaucoup trop riches quand on voit parfois les enterrements de dingue qu’ils ont ; et en même temps, rien ne vaut la simplicité, je trouve. Bref, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je vous souhaite à tous une meilleure fin de semaine !

 

NCIS S19E01 (express)

Épisode 1 – Blood in the Water – 15/20
L’épisode est à l’image du titre : absolument pas subtil, mais plutôt efficace pour remettre en place les choses très rapidement après une fin de saison qui posait quelques questions sur l’équilibre. Avec quasiment vingt saisons au compteur, rien ne peut plus déstabiliser NCIS apparemment.

Spoilers

Leroy est bien en vie, mais blessé. Et son sort est inconnu du reste de l’équipe, évidemment.

Par quoi commencer ? Peut-être par Leroy, justement, parce que c’est le plus simple et c’est par là que la saison prend la décision de recommencer. Concrètement, j’ai bien aimé la scène d’ouverture de la saison avec des effets spéciaux sympathiques et un début pas évident pour le personnage de Gibbs. Le voir s’effondrer dans l’eau ensanglantée, c’était marrant, parce qu’on se doutait bien qu’il survivrait quoiqu’il arrive. Et ça ne manque pas !

Par contre, tout le reste de son intrigue m’a laissé plutôt perplexe. J’espérais naïvement qu’on se dirigerait vers une intrigue un peu plus fil rouge pour le retrouver – une intrigue qui le laisserait de côté par moments, avec juste ou une deux scènes pour lui, histoire que l’acteur se repose. Ce n’est pas du tout ce que nous offre cet épisode, au contraire : on a encore beaucoup de Gibbs. C’était plutôt sympathique à suivre, mais ça n’invente absolument rien…

Je sais que je le dis souvent dans ces critiques express, particulièrement parce qu’il s’agit chaque fois de séries procédurales, mais c’est quand même dingue cette capacité à faire du neuf avec uniquement du recyclage. Certaines scènes puaient le déjà-vu, même pour moi, alors que je n’ai pas vu une petite moitié de la série, l’air de rien.

Le coup de la cabane avec le couple d’américains cliché et fan d’armes à feu ou moto ? Un grand classique, j’ai l’impression. Nous ne sommes pas loin des parents Walker, sauf que là, ils étaient légèrement plus complotistes. Je ne comprends pas l’intérêt de soupçonner et menacer Gibbs qui leur a dit ne pas vouloir affaire aux flics MAIS de ne pas appeler les flics ? Genre… Appelez-les si vous n’êtes pas sereins ? La manière dont il gagne leur confiance était discutable aussi… Sans trop de surprise, le but des scénaristes était donc tout simplement de donner quelque chose à faire à Gibbs dans cet épisode, et de lui rappeler qu’il a besoin de son équipe, même s’il n’en veut plus.

C’est plutôt efficace et fluide, mais j’attendais quelque chose d’un peu plus excitant pour une reprise. Là, on avait rapidement affaire à un épisode classique qui ne cherchait pas à établir de nouvelles bases pour la suite, bien au contraire. Il y avait de quoi faire avec l’étrange corps retrouvé dans le lac… On verra où mènera le reste de cette intrigue de serial killer, mais je suis perplexe pour l’instant. J’approuve toutefois de voir ENFIN la journaliste interagir avec d’autres personnages du NCIS, ça fait du bien.

Là où l’épisode introduit toutefois de nouvelle base, c’est avec l’arrivée de la nouvelle. Je l’ai vue d’un très mauvais œil lors de son épisode d’introduction l’an dernier, parce que je la trouvais hyper clichée comme personnage. C’était légèrement mieux dans cet épisode, mais je suis tellement blasé de la voir tomber si vite dans une relation qui est encore et toujours la même avec Nick. Si le début de l’épisode nous montre bien l’impact du départ de Bishop sur le reste de l’équipe, on enchaîne avec quelque chose de bien plus convenu lorsque la nouvelle arrive.

Il était marrant de voir la série s’auto-parodier dans le casting de ce nouvel agent, et j’aime le fait que Nick et McGee soient assez matures dans leur immaturité pour demander une nouvelle collègue ; mais l’arrivée était plus que prévisible, surtout avec le générique. Pour son épisode de réintroduction, elle a le droit à une rencontre sympa avec Gibbs, deux portes défoncées et déjà des interactions où elle se rapproche de Nick pour rétablir le schéma classique de la série. Très sincèrement, j’aurais aimé un changement de dynamique pour cette quatrième nouvelle recrue féminine d’agent de terrain, surtout qu’elle avait un caractère différent la saison passée.

La série n’est pas connue pour se renouveler, et c’est ce qui lui permet d’être renouvelée après tout. J’ai aimé le caractère qui se rapproche très rapidement de ce qu’était Bishop et s’éloigne du cliché de l’an dernier, alors je ne sais pas de quoi je me plains. J’attends à présent de voir la suite de la série pour me faire une vraie idée !

Sinon, s’il y a bien quelque chose qui se renouvelle inévitablement, c’est le générique. C’était par conséquent assez plaisant de le découvrir comme ça, mais je ne sais pas pourquoi, ça m’a fait prendre conscience que sans Bishop, on perdait encore une chance de revoir Ziva. C’est que ça deviendrait urgent de savoir ce qu’elle fait, quoi. Ah, quant au générique, écoutez, dès que je récupère un ordinateur digne de ce nom – c’est-à-dire AVEC un écran – je modifierai la couverture que j’utilise pour ces articles… En attendant, profitons des deux femmes blondes qui me manquent tant cette saison !

Franchement, avec l’arrivée de Pam Dawber comme love interest de son mari Mark Harmon, la série fait disparaître Maria Bello des esprits de tous. C’était marrant de voir l’équipe imaginer que Gibbs pouvait avoir une petite amie… mais ça se teinte de nostalgie quand on se souvient qu’il aurait pu en avoir une parfaite pour lui si la série n’avait pas pris ce malin plaisir habituel à les laisser séparés. Même quand on a des couples, c’est désormais hors écran. Insupportable, cette série, je vous assure !

NCIS (S19)

Synopsis : En fin de saison dernière, l’équipe était encore amputée d’un de ses membres avec un départ plus qu’inattendu. Pour ne rien arranger, le bateau « Rule 91 » explosait avec Gibbs à son bord.

Saison 17 | Saison 18

17-0

Pour commencer, j’étais plus que mitigé après le visionnage de l’épisode de fin de saison précédent, au point d’avoir hésité à reprendre encore la série cette année. Je me retrouve dans le même état qu’après la saison 7, quand j’avais abandonné mon visionnage… Je n’ai jamais rattrapé d’ailleurs, il faudra que j’y songe un jour, mais je me suis dit que quitte à avoir tenu deux ans, autant continuer.

Me voilà donc de retour pour cette saison, même si je ne compte pas forcément la suivre au jour le jour. Pour être plus précis, je trouve la série sympa à regarder en mangeant ou pendant les trajets en train où je n’ai pas de copies à corriger… ce qui était le cas ce matin, ça tombe bien ! En plus, j’avais besoin de me changer les idées et de ne pas trop penser pendant le trajet, alors cet épisode a été exactement ce qu’il me fallait.

Bref, comme l’an dernier, me voilà donc de retour pour des critiques express qui ne sont pas aussi complètes que mes critiques d’autres séries – mais qui sont quand même bien trop longues !

Note moyenne de la saison : 14,5/20


S19E01 – Blood in the Water – 15/20
L’épisode est à l’image du titre : absolument pas subtil, mais plutôt efficace pour remettre en place les choses très rapidement après une fin de saison qui posait quelques questions sur l’équilibre. Avec quasiment vingt saisons au compteur, rien ne peut plus déstabiliser NCIS apparemment.
S19E02 – Nearly Departed – 15/20
J’ai préféré cet épisode, principalement parce qu’il est débarrassé des enjeux du premier épisode de la saison et que ça lui fait du bien. Bizarrement, ça accorde aussi une certaine liberté de ton à cette enquête de la semaine qui semble beaucoup plus s’inscrire dans un fil rouge que d’habitude. Et vous me connaissez, j’adore les fils rouges, alors je dis oui, tout simplement.
S19E03 – Road to Nowhere – 15/20
J’aime vraiment bien ce début de saison qui se concentre sur un fil rouge unique. Ils devraient le faire plus souvent, car c’est efficace et ça me fait même apprécier des personnages que je ne pensais pas pouvoir apprécier depuis le temps qu’ils me laissent indifférent. Bon, d’accord, j’exagère, bien sûr que j’aime tout le monde après autant d’années, mais vous voyez l’idée. J’espère.
S19E04 – Great Wide Open – 16/20
Cet épisode est aussi attendu qu’il était surprenant, parce qu’il y a des nouvelles que l’on sait depuis un moment et auxquelles on a du mal à croire. Il faut pourtant se rendre à l’évidence : cet épisode solide s’inscrit dans un arc de transition pour la série, et il la met bien en place.
S19E05 – Face the strange – 15/20
L’humour et la fluidité d’écriture de cet épisode en font un épisode solide et efficace. Après une semaine de doute et d’interrogations sur la tournure que pourrait prendre la suite de la série, force est de constater que les scénaristes ont trouvé les bonnes solutions et prouvent qu’ils peuvent tout à fait continuer encore de nombreuses années comme si de rien n’était.
S19E06 – False Start – 13/20
Aïe, je pense sincèrement qu’il va en falloir beaucoup plus que ça pour garder les gens et faire en sorte que l’audience reste bonne après les départs de ce début de saison… Ce n’était pas un mauvais épisode, mais il est parfaitement oubliable.
S19E07 – Docked – 14/20
On est vraiment reparti sur des intrigues beaucoup plus classiques et la série peine à retrouver de quoi m’intéresser après un fil rouge qui était prenant. En même temps, cet épisode avait tout ce qui fait le succès de la franchise depuis près de vingt ans, donc je ne peux pas y reprocher grand-chose.
S19E08 – Peacekeeper – 14/20
L’épisode de cette semaine est banal à souhait du côté de l’intrigue, mais il parvient à développer plusieurs nouvelles facettes de divers personnages, ce qui est finalement ce qui me plaît dans la franchise en général. Le débat sur les armes à feu qu’il instaure est également un point positif de l’épisode, parce que c’est important d’en parler aux États-Unis où la vente d’armes à feu est plus libre qu’en Europe.
S19E09 – Collective MEMORY – 14/20
Ce genre d’épisode est toujours une prise de risque pour les scénaristes et je ne sais pas bien ce qui les pousse à croire que c’est une bonne idée de le faire à chaque fois. On en trouve dans plein de séries, et une chose est sûre, le futur ne ressemblera pas à ça… Mais bon, cela faisait un divertissement sympathique.
S19E10 – Pledge of Allegiance – 12/20
Un épisode ultra-prévisible principalement à cause de ses choix de casting. S’il était divertissant, il est facilement oubliable à nouveau et le plus intéressant vient peut-être de ce que je projette sans que ce ne soit là plutôt que de ce qui est effectivement écrit et présent dans l’épisode. C’est problématique, mais c’est comme ça.
S19E11 – All Hands – 15/20
Sincèrement, ça commençait vraiment mal pour cet épisode, mais il se rattrape de manière surprenante en cours de route. J’ai fini par aimer les différentes idées mises en place en début d’épisode qui me paraissaient pourtant toutes plus soporifiques les unes que les autres. Comme quoi !
S19E12 – Fight or Flight – 13/20
Si j’aime le personnage au coeur de cette intrigue, il n’y avait quand même pas grand-chose pour me plaire dans le format de l’épisode et pour son intrigue. C’est convenu, nécessaire, un peu trop en retard et réussi malgré tout.
S19E13 – The Helpers – 17/20
Je sais bien que je surnote cet épisode, mais je m’attendais vraiment à un épisode tout pépère pour la reprise et c’est exactement le contraire que l’on a eu. J’ai l’impression en fait d’avoir ici la suite d’un épisode que j’avais beaucoup aimé il y a deux saisons et même s’il n’est pas très original dans son intrigue, je trouve qu’il a une jolie force de frappe dans certaines scènes et que ça marquera assez durablement le NCIS par la suite.
S19E14 – First Steps – 14/20
Comme prévu, on laisse de côté ce qui pourrait être un fil rouge intéressant cette semaine. Pour autant, ce n’est pas désagréable de voir la série s’intéresser à un personnage sous un angle légèrement différent. La relève est déjà assurée si besoin est dans quelques saisons pour un reboot après annulation. OK, je suis un peu dans l’abus, je reconnais, mais cet épisode m’a rappelé les débuts de la série, en fait ?
S19E15 – Thick as Thieves – 13/20
Ce n’était qu’une question d’épisodes avant qu’ils commencent à donner un passé aux nouveaux personnages de cette saison, et il était probablement temps de s’y coller. Seulement, je n’ai pas aimé, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’épisode. Heureusement, l’intrigue plus légère de l’épisode s’occupait enfin de proposer ce que je voulais voir, alors ça remonte le niveau.
S19E16 – The Wave – 16/20
L’épisode n’invente rien, mais il est plutôt sympathique pour ses nombreux twists et pour les développements qu’il permet, à la fois du côté de l’intrigue et des personnages. Cela donne l’impression d’un fil rouge dans les évolutions des agents, à défaut d’en avoir un sur la saison. Pourtant, je n’oublie pas qu’il y a toujours un mystère qui devrait surgir à nouveau à un moment ou l’autre – et j’ai hâte de son retour. En attendant, c’est un épisode efficace pour le divertissement, et c’est tout ce que j’en attends. Ou alors, je suis généreux dans ma note car je n’ai pas vu de série depuis une semaine et demie. Allez savoir.
S19E17 – Starting Over – 17/20
Si ce n’était pas le crossover que j’attendais et que ça me fait presque regretter d’avoir attendu si longtemps avant de voir l’épisode, je dois avouer que j’ai passé un excellent moment. L’enquête était divertissante et pleine de surprises, je me suis laissé balader tout du long et la structure répétitive fonctionnait malgré tout. Et puis, ça reste un début de crossover malgré tout, ça aide aussi.
S19E18 – Last Dance – 12/20
Que c’était pénible comme épisode. Autant j’adore le personnage sur lequel l’intrigue se centre, autant je ne comprends vraiment pas l’intérêt de cet épisode qui résout uniquement des problèmes qu’il a créés lui-même (pour quelle raison ?). Le tout se fait de manière prévisible et assez insipide, parce que redondant par rapport à d’autres épisodes de la série (et des autres séries procédurales).
S19E19 – The Brat Pack – 14/20
Plein de petits défauts d’écriture et de moments qui m’ont moins intéressé durant cet épisode… mais aussi plein de moments où ça fonctionnait bien de voir les scénaristes tenter de mettre en scène de nouvelles idées pour nous surprendre. Ajoutons à ça une guest vraiment surprenante et des moments d’humour qui ont réussi à faire mouche parce que je suis fatigué, et ça donne un épisode sympathique. Pas mémorable, en revanche.
S19E20 – All or Nothing – 16/20
Eh, je suis à jour dans une série ! Et je suis d’autant plus content de l’avoir fait que j’ai adoré cet épisode, que j’ai trouvé à la hauteur, enfin. Je dois bien avouer que je commençais à regretter d’avoir commencé par cette série. Oui, en parallèle, j’avançais mes publications sur le blog, mais avec les épisodes précédents, je m’ennuyais un peu. Celui-ci est au contraire plein d’action comme on l’aime… même si l’épisode en lui-même n’est pas hyper crédible et bien trop artificiel.
S19E21 – Birds of a Feather – 17/20
Voilà une fin de saison qui sait parler au fan que je suis, parce qu’on s’éloigne beaucoup du procédural en entrant bien plus en immersion dans la vie privée de certains agents, alors que l’enquête elle-même finit par apporter de bons éléments et être surprenante. Une fin plutôt calme, mais réussie.