ON N’VA PAS S’MENTIR – Septembre 2016 : c’est la rentrée !

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog : j’y reviens sur une série ou un événement sans langue de bois. Pour cette première moulure, je m’intéresse bien sûr à la rentrée des networks ! Cet article évoquera donc de nombreuses séries, dont les titres sont en gras. Pas d’inquiétude, c’est fait majoritairement sans spoiler (ou c’est précisé quand j’évoque des spoilers mineurs). Non, je n’évoque pas Luke Cage, que je n’ai pas encore pris le temps de commencer 😉

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À une époque, septembre était synonyme de nouveautés, de reprises époustouflantes, de sang neuf… Cette année, je n’ai peut-être pas donné leur chance aux bonnes séries, mais franchement, je n’ai rien vu de tout ça et ça me gave un peu ! Tour d’horizon…

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Promis, il n’y a aucun jeu de mots entre l’actrice et le titre ci-dessous (Notorious)

Faire du neuf avec du vieux

C’est un peu le moto de la plupart des séries que j’ai tenté cette année ! Il n’y a rien de neuf dans les pilots que j’ai vu. Du côté d’ABC, on se contente d’imiter le Shondaland un peu partout, parce que c’est ce qui fonctionne sur la chaîne. Notorious est totalement touchée par ce symptôme : franchement, on y retrouve les ingrédients chers à Scandal ou How to get away with murder. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose et c’est sûr que ce n’est du coup pas mauvais, mais le problème c’est que ça commence à devenir lassant de se voir ressortir les mêmes histoires. Il serait grand temps de tenter de faire un peu de neuf. Toujours sur ABC, Conviction est déjà victime du même symptôme et seul le casting permet de sauver la série. Autant dire que même si je les aime bien, je ne donne pas cher de la peau de ces deux nouveautés, aux audiences déjà décevantes… Pas surprenant ! Et sinon, la mode en 2016 semble être de débuter sa série par une scène de sexe, une recette vieille comme le monde qui en arrive à être presque gênante tellement elle est devenue un détour obligatoire dans le pilot, expédié le plus vite possible lors de la première minute (Notorious en est peut-être l’exemple le plus frappant).

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Du côté de FX, c’était encore pire en ce qui me concerne ! Je suis totalement déçu par les lancements de Better Things et d’Atlanta. Je m’attendais à voir un nouveau You’re the worst… mais à la place, j’ai vu débarquer un ersatz de cette série avec Better Things. J’avoue avoir abandonné pour le moment cette nouveauté qui n’avait rien de vraiment nouveau : certes, c’est féministe et ça fait du bien, mais ça n’apporte rien de neuf, ça ne construit rien et c’est tout juste si ça dénonce des phénomènes de société. On a par exemple un épisode qui traite (attention légers spoils jusqu’à la fin du paragraphe) le tabou des règles des femmes, ce qui est une très bonne chose sur le papier… sauf que ça se termine sur un statu quo. On a juste eu vingt minutes sur le sujet et un très beau discours de l’héroïne fait uniquement à des femmes sur le fait qu’il faut assumer son corps. Passionnant, mais… « et ? ». Et rien du tout, justement, pas de conclusion, pas de vrai message, même pas de critique finalement. C’est très décevant.

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Même chose du côté d’Atlanta dont j’attendais peut-être trop parce qu’on m’annonçait le retour de Donald Glover. Oui, mais finalement, ce retour, je le trouve décevant. J’ai vu beaucoup de tweets ravis de la série, mais je n’ai absolument pas accroché : on nous plonge dans une série qui n’a pas de fil rouge, à l’humour pas vraiment au point (c’est inégal : c’est parfois drôle, parfois douloureux de les voir essayer de faire rire). Il y a une critique sociétale forte, sur le racisme, sur l’exclusion, sur tout un tas de choses d’actualités sur lesquelles il y a beaucoup à dire. Le problème ? Et bien, ça s’arrête à ça. C’est une sorte de reflet des problèmes, mais ça ne propose pas de solution (bon ok, ça à la rigueur, ce n’est pas forcément leur rôle), juste un statu quo que personne ne cherche à modifier. En gros, c’est un état de fait, ce qui est après tout le cas (malheureusement) dans la réalité, je ne dis pas. Je cherche simplement où est la comédie là-dedans ?

Dans le cas de Better Things comme d’Atlanta, mon plus gros malaise vient du voyeurisme malsain qui nous est proposé sur des tranches de populations exclues, sur des problèmes de société vécus, sous couvert d’une comédie qui peine à faire rire. Bref, un pseudo-documentaire fictif très dérangeant. C’est un peu ce que proposait You’re the Worst et Catastrophe en s’attardant sur des couples non-conventionnels et des personnages un peu détruits. La différence ? La visée humoristique est au cœur de l’écriture de ces deux-là, là où les nouvelles ont tendance à éclipser cette tendance, tout en restant présentées comme des comédies. Dans le même genre, Master of None de Netflix était bien plus réussie, en dénonçant des problèmes sociétaux tout en parvenant à proposer des vraies situations comiques. Peut-être que l’une et l’autre gagneront à être vues en binge-watching, mais pour le moment, je me permets une pause. Je les trouve plus lourdes que drôles.

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On prend les mêmes et on recommence

Le problème ne vient pas que des nouveautés, loin de là ! Je trouve que de manière générale, les séries qui reprennent cette saison ont du mal à proposer quelque chose de nouveau. Pêle-mêle : Quantico reprend très exactement son schéma de base, en faisant limite fi de ce qu’il s’est passé en saison 1 (même pas un petit résumé tant ce n’est pas important), Agents of S.H.I.E.L.D repart sur une saison qui divise les intrigues en plusieurs sous-catégories et en isolant les personnages, Once Upon a Time repart sur un méchant vu et revu avec des twists tout aussi peu inédits (franchement, l’écriture est de plus en plus décevante de saison en saison), Younger ignore les problématiques de son final en les enterrant et les coulant (littéralement) dans ses deux premiers épisodes, Blindspot expédie en un épisode les ¾ des mystères pour repartir en procedural, How To Get Away With Murder est enfermée dans sa forme et repart sur une troisième intrigue identique ; bref, la liste ne finit plus !

HTGAWM n’est pas la seule coincée par son schéma scénaristique. Pour certaines, comme Blindspot ou Quantico, le problème vient peut-être du genre même de la série, qui enferme immanquablement le show dans un carcan resserré. Pour autant, je trouve ça parfois écrit trop lourdement pour être pleinement appréciable. Ou peut-être que c’est simplement que je suis blasé à force de trop regarder de séries ?

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Et sinon, il y a de bonnes à voir quelque part ? (The Last Man On Earth)

Des recyclages réussis ?

Même problématique du recyclage côté de Superstore qui, après s’être égaré un épisode, revient finalement à ses fondamentaux en s’enfermant dans le Cloud 9. J’ai hésité à en parler, parce que pour le coup, c’est une bonne chose : l’ADN de la série vient du magasin et le changement de formule avec le premier épisode était un échec humoristique assez dommage en ce qui me concerne.

Comme l’an dernier, Grey’s Anatomy étonne par sa constance. Depuis qu’ils se sont rappelés (en fin de saison 11) ce qui faisait le succès de la série, le show est reparti sur d’excellents rails qui donnent envie de croire qu’il parviendra à détrôner ER en nombre de saisons (Grey’s jusqu’en 2019 ? Allez, soyons fous). Le succès de la série ? La constitution d’une famille hétéroclite, qui se retrouve en fin de journée pour partager une bière/un cocktail/un dîner. Tous les dramas sont très sympas et font partie de l’ADN de la série, mais rien ne vaut les quiproquos familiaux et les scènes d’humour/de danse de la série. C’est revenu l’an dernier et ce n’est pour le moment pas oublié par les scénaristes. Ouf.

Il me faut évoquer l’improbable cas de The Last Man on Earth : la série ne m’a pas encore tout à fait convaincu par son retour, mais elle semble avoir décidé de suivre cette saison un vrai fil rouge. C’est difficile d’en être certain après deux épisodes, mais c’est pour l’instant le cas et ça m’intrigue autant que ça me fait plaisir. Peut-être que ça aura moins l’air décousu grâce à ça et la série en a besoin, car l’humour lui manque en ce moment.

Enfin, comment ne pas terminer ce paragraphe sans évoquer le cas d’American Horror Story ? Cinq saisons redondantes et lourdes plus tard, la série se réinvente… en allant piocher dans ce qui était le plus intéressant en saison 1 ! Les acteurs changent enfin de rôles, le côté « Horror » est enfin (re)mis en avant avec des tentatives de jumpscare et le style même de la série est totalement redéfini avec le documentaire (qui plaît ou pas, certes, mais qui change au moins). Certes, je me méfie encore de la suite, mais pour l’instant, cette saison semble ne pas se disperser dans tous les sens et c’est une bonne chose.

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La première scène de Westworld

Les bonnes surprises

 Tout n’est donc pas noir en cette rentrée des séries, et franchement heureusement ! Le recyclage réussi se voit aussi parmi les nouveautés des chaînes.

The Good Place s’est démarquée en premier. Certes, le synopsis de base surfe sur une tendance mystico-religieuse très à la mode (il n’y a qu’à voir Angel from Hell l’an dernier, malgré son échec cuisant et mérité), mais l’humour y est totalement décalé par rapport à ce qu’on voit habituellement sur la chaîne. Il n’y a pas à dire, ça fait du bien ; et l’ironie de Kristen Bell est une franche réussite, comme toujours.

This is us est elle aussi tout à fait réussie. Il n’y a rien de nouveau avec cette série, mais alors vraiment rien. C’est un soap dramatique qui s’attarde sur la vie de personnages qui s’avèrent (SPOILER) être en fait tous liés par le sang. Deux timelines (comme dans Lost, HTGAWM, …) traités en même temps et une vraie motivation d’être un feel good font qu’en deux épisodes la série s’est imposée déjà comme une réussite. Pour être honnête, mon épisode de la semaine m’a même déjà manqué hier où la série n’était pas diffusée. C’est assez dingue cet effet d’habitude après seulement deux épisodes. Bien joué de la part d’ABC, ce recyclage est un succès au casting impeccable.

Westworld qui vient tout juste de commencer est une bonne surprise également, mais elle est déjà un peu trop survendue pour moi. J’ai du coup tendance à avoir envie de la critiquer, notamment en faisant un parallèle pour moi tout à fait évident avec Dollhouse de Whedon. Le côté western détourné par la SF n’est pas sans rappeler non plus Firefly de Whedon également. Et que dire de cette répétition autour de variations qui fait clairement penser à Person of Interest ? Au moins, pour cette dernière, il s’agit des mêmes créateurs, ça se comprend. C’est une bonne série, que je conseille malgré ces quelques critiques pour nuancer toutes celles qui hurlent à l’originalité pure et à la nouveauté. Une bonne surprise, oui, une nouveauté, pas vraiment…

Ces nouveautés sont donc inspirées fortement de thématiques déjà traitées, mais elles parviennent à s’en démarquer de manière agréable.

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Blasée, Hayley ? (Conviction)

EN CONCLUSION – La saison 2016-2017 est bien entamée désormais, même si j’attends encore quelques retours (comme Supergirl). Le mois de septembre n’a pas été transcendant, j’ai l’impression d’être enfermé dans une routine au milieu de laquelle il est difficile de trouver quelques bouffées d’oxygène de nouveauté. Je n’aime pas terminer mon article par une question, mais quand même, cette fois ça s’impose : suis-je le seul ?

One Tree Hill (S02)

Avis : C’est avec beaucoup de mauvaise foi que je m’apprête à commencer la seconde saison de One Tree Hill, deux semaines après avoir achevé la première et deux jours après avoir conclu un énorme marathon That ‘70s show qui a occupé le blog tous les mardis. Il paraît logique de le poursuivre avec OTH, malgré ma mauvaise foi !

Pourquoi suis-je de mauvaise foi ? Et bien le final de la saison 1 m’a laissé carrément perplexe, avec le mariage d’Haley et Nathan sortant de nulle part, avec Keith/Deb sortant de nulle part et avec des conclusions de storylines dignes d’une série annulée je trouve. À aucun moment je n’ai eu envie de me précipiter sur la seconde saison.

Bon, avant qu’une horde de fans ne s’abatte sur moi (parce que quand même, j’ai remarqué l’audience de mon premier article OTH), je ne dis pas que tout est mauvais, loin de là. Je suis totalement sous le charme de Brooke (et de moins en moins d’Haley au fur et à mesure de la saison 1), il y a un vrai côté soap qui donne envie de savoir ce qu’il va se passer, etc. Seulement, le public visé est clairement les adolescentes et je ne suis pas vraiment ni dans la tranche d’âge, ni du sexe concerné. Seulement, une promesse est une promesse et j’ai promis de voir cette série. Et puis je ne peux pas dire que c’est désagréable à regarder ou que ça m’ennuie profondément, c’est juste que c’est souvent moyen. On verra, mais il y avait de bons moments dans la saison 1, j’ai confiance pour la suite. Puis surtout, c’est ma dernière série du challenge, ça motive !

Ci-dessous, mon avis sur tous les épisodes de la saison 2, donc. Merci de ne pas me spoiler les saisons suivantes dans les commentaires, je n’ai pas encore vu toute la série !

Note moyenne de la saison : 13,5/20

 01.pngÉpisode 1 – The Desperate Kingdom of Love – 15/20
Is he gonna die?

Et c’est reparti pour avoir le générique en tête tous les jours ! Deux bonnes minutes de résumé sont largement suffisante pour se remettre dedans et nous faire croire à la mort de Dan, mais non, c’était une blague. Merci les scénaristes. L’épisode reprend quasiment là où nous avions laissé les personnages, le surlendemain pour être précis, ce qui aide bien à se replonger dans les intrigues, mais permet quand même quelques flashbacks pour un rythme très similaire au final de la saison précédente. Il s’agit en fait dans l’écriture d’un double épisode, ce qui n’est pas plus mal mais ne justifie pas trop les changements de coupe des acteurs. Lucas passe l’épisode à se demander s’il ne ferait pas mieux de rentrer à Tree Hill, Karen à considérer sa vie auprès d’un Whitey toujours alité, Haley et Nathan à (ne pas) annoncer leur mariage, Debbie à culpabiliser et Peyton/Brooke à entretenir leur amitié/haine l’une de l’autre. Aucun changement pour ce début de saison dans l’écriture, qui continue le développement des intrigues entreprise l’année précédente sans vraiment en ajouter. Oh, et nouvelle catégorie pour finir le résumé/critique dans cette série : « Le relou de l’épisode ». Et là, c’est Keith, même s’il finit par revenir à Tree Hill quand même et que ça permet le réveil prévisible de Dan au pire moment.

02Épisode 2 – Truth Doesn’t Make A Noise – 16/20
– I’m not pregnant
– Oh you never know. He’s a Scott after all.

Lucas et Keith sont donc de retour à Tree Hill et ce premier décide d’organiser une fête pour le mariage de sa meilleure amie, ce qui est une meilleure raison que se barrer et changer de ville. Les cinq jeunes du casting sont pour la première fois depuis longtemps réunis dans une scène qui nous les montre tous potes, c’est une bonne chose pour ce début de saison 2. Brooke cherche un mec à Peyton pendant qu’Haley essaye de se réconcilier avec sa belle-mère et que Lucas se réinstalle dans sa ville. L’avantage de ce début de saison est qu’il ne s’embarrasse pas du lycée et, vu l’âge des acteurs, on en oublie presque les incohérences qui ponctuent le scénario, comme les parents d’Haley qui se barrent aussitôt leur ado mariée et rebellée après sa belle-mère. L’épisode règle cependant le triangle Brooke/Lucas/Peyton au moins pour un temps sans arranger les histoires des adultes. Le teen drama en arrive donc à être surtout un adult drama pour le moment, ce qui est encore moins crédible, alors que l’épisode était appréciable justement parce que les jeunes sont tous potes. Je ne me fais pas d’illusion, ça ne durera pas éternellement, mais c’était sympa de voir ce montage final qui, en plus, affichait un joli petit cliffhanger. Le relou de l’épisode reste Keith.

03.pngÉpisode 3 – Near Wild Heaven – 16/20
I think Mrs Scott had a long night

Les choses continuent à se passer dans l’ordre avec désormais les enterrements de vie de jeune garçon et fille des jeunes mariés. On ne s’en sort plus ! Côté garçons, ça se passe au plus mal avec carrément une arrestation, alors que du côté des filles, Brooke organise une soirée totalement dingue. Juste quand je me disais que ses parents devaient être quand même sacrément riches, ses cartes bleues ne passent plus. Sinon, Lucas se réconcilie plus ou moins avec son père biologique et ça empire encore quand il se rend compte qu’il s’est toujours intéressé à lui. Oui, je dis empire, car je ne crois pas une seconde à la rédemption du grand-méchant dans un soap. Dan doit donc changer de vie et le fait théoriquement, en demandant à Lucas de l’aider. Cet épisode est donc plutôt marrant jusqu’à son montage final qui inverse les rôles de Nathan et Lucas auprès de leur famille et qui laisse Brooke sur le carreau. Le relou de l’épisode sera la stripteaseuse pas franchement crédible tentant de coucher avec Nathan.

04.pngÉpisode 4 – You Can’t Always Get What You Want – 12/20
Right. I siento you too.

Bon, cet épisode met définitivement derrière l’intrigue Karen/père de Peyton, rature déjà esquissé dans l’épisode précédent. Maintenant que la saison est bien entamée et le mariage terminé, il faut redéfinir les différents objectifs de personnages : bim, love interest nu, insupportable et riche dans la piscine de Brooke en la personne de Felix, Karen entre à l’université et se fait aussitôt draguer par son prof, Lucas est pote avec Dan et obtient ainsi la conduite de sa voiture, Haley et Nathan eux veulent s’acheter une voiture… Ils sont tous précipités dans la vie adulte, quoi. Cela dit, c’est la vie adulte à l’américaine : Haley rêve de chanter, Peyton se trouve à essayer de bosser pour un drogué avant d’être embauché par Karen pour son nouveau club, Lucas et Felix font une course de voitures, la vie quoi. C’est pas du tout abusé comme type d’intrigue, je me sens pas trop pris pour un con. Le relou de l’épisode est évidemment Felix.

05.pngÉpisode 5 – I Will Dare – 14/20
Yeah what the hell I’m up for something daring.

Felix organise une soirée de défis pour Lucas, Nathan, Brooke, Peyton, Haley, Mouth et toute la bande, y compris Tim qui s’incruste. C’est une idée totalement stupide, du coup ils sont tous partants pour le faire, évidemment. Pendant ce temps, Karen continue de se faire draguer par un prof et Lucas par une nouvelle arrivée nommée Anna, pourtant en ville depuis le début. Keith profite de ces 40 minutes pour draguer une cliente et Felix continue de jouer avec Brooke. Bref, tout le monde drague de manière hyper subtile et spontanée dans cet épisode, accentuant encore un peu plus le côté teen drama qu’on aurait pu oublier. Les défis sont plutôt marrants dans l’ensemble, jusqu’à ce que Peyton ruine le fun avec une confession sur sa mère morte, pour changer. Evidemment, Lucas s’est encore arrangé pour fricoter avec la mauvaise fille : la sœur de Felix. Ah lala, ces américains… Le relou de l’épisode est une fille, et vous le savez déjà, c’est Peyton. Il faut toutefois noter que c’est l’un des premiers épisodes où je supporte Lucas.

06.pngÉpisode 6 – We Might As Well Be Strangers – 13/20
Half the kids of this town have been conceived during the first date.

Bim, la sœur de Felix fait sa rentrée et le coach Whitey aussi. L’acteur est quand même au générique de tous les épisodes alors qu’il vient sûrement de réapparaître et grâce à Lucas, il se décide finalement à faire son opération des yeux. Bon. Du côté des relations amoureuses, tout continue de manière un peu taré : Lucas et Anna apprennent à se connaître en secret (et ça ne plaît pas à monsieur), Keith embrasse Jules, Karen accepte de se faire draguer par son prof et Brooke couche avec Felix avant de l’envoyer chier. Deux fois. OK. Pendant ce temps, Mouth essaye de la soutenir, le pauvre. Le plus intéressant vient peut-être d’Haley et Nathan, avec le sacrifice de celui-ci sans qu’elle ne le sache et la manière qu’il a de la pousser à accomplir son rêve de chanteuse. Si c’est pas mignon. Nouveau petit montage qui nous montre tous ces couples, y compris Deb et Dan, puis Peyton si seule, isolée et solitaire (il me faudrait presque un synonyme de plus même). Je tiens à noter aussi la lourdeur des métaphores avec les étoiles et l’espace, ça mériterait de faire de ce scénariste le relou de l’épisode, mais le nouveau love interest de Peyton/chanteur fait tout aussi bien l’affaire.

07.pngÉpisode 7 – Let the Reigns Go Loose – 12/20
Sometimes you gotta break the rules.

Dans la lancée de la saison, l’épisode apporte pas mal d’évolution aux différentes dynamiques de la série : Karen apprend que Keith et Deb ont couché ensemble, mais cette dernière ment et dit que c’est faux. Le mec de Karen rencontre Lucas, Keith ramène sa nouvelle copine devant toute la bande, Haley monte enfin sur scène et surtout Felix et sa sœur semble cacher un lourd passé digne d’une saison de Desperate Housewives (je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux Applewhite, mais je pense que ce sera moins tordu que ça). En bref, ce sont vraiment tous les codes du soap qui sont utilisés ici et ça fonctionne plus ou moins bien. J’ai pas mal de peine pour Mouth qui passe pour un gros creep friendzoné avec Brooke et dont Felix s’attribue les mérites (mais en même temps, il ne fait que lui renvoyer l’ascenseur). Le relou de l’épisode sera malgré tout Felix, en compétition très serré avec le love interest de Peyton qui veut se faire Haley et dont j’ai oublié le nom.

08.pngÉpisode 8 – Truth, Bitter Truth – 11/20
Huh OK, Tree Hill got some drama.

On tombe dans les clichés de plus en plus total sur la pauvreté de Brooke quand son lit disparaît et sur l’addiction à la drogue naissante de Peyton. Non, franchement, je n’accroche pas du tout à cette saison 2 et à ses intrigues qui voient tous les personnages avoir des vrais problèmes d’adultes quand ils sont tous ados… et qu’on nous le rappelle avec des pyjamas parties et des batailles de coussins totalement clichées. La série se rappelle subitement son obsession pour le basket en envoyant les deux frères être à nouveau meilleurs amis devant un match, OK. Enfin, les « adultes » dans le tas se retrouvent dans un double date au même restaurant. OK. Rien ne va quoi, même s’il y a des scènes marrantes pour sauver le tout comme Brooke dans le lit d’Haley ou la dispute des trois filles sur leurs mensonges. Le relou de l’épisode est à nouveau Felix, personnage qui n’a rien pour plaire décidément (mais c’est fait exprès en même temps).

09.pngÉpisode 9 – The Trick is to Keep Breathing – 12/20
That’s why I love you Mouth, you totally get me

Comme toute série américaine qui se respecte, One Tree Hill propose des épisodes bal de promo et ça tombe sur celui-ci – il n’est toujours pas question de basket, alors que je voyais vraiment ça comme la composante principale de la série. Il faudra repasser. Bref, ce bal est l’occasion pour Haley de tout foirer magistralement (mais elle n’a que la moitié des infos) et pour Anna de vouloir accélérer les choses avec un Lucas frileux et pas très crédible si vous me demandez mon avis (et si vous me le demandez pas, pourquoi lire ces lignes, hein ?). Brooke se sent trahie par la vie quand elle apprend la vérité à la fois sur Felix et sur Mouth. Ce dernier ferait presque de la peine à être le cliché parfait du Nice Guy (encore qu’il n’est pas des plus connards avec elle et mérite de relancer le vieux débat friendzone/nice guy). Qu’est-ce que j’oublie ? Dan et Deb qui se réconcilient après que celui-ci lui révèle aussi ses mensonges, Nathan qui est énervé de s’être sacrifié pour qu’Haley (ne) fricote (pas) avec Chris. Pas-sion-nant. Il n’y a plus que Lucas qui ment à tout le monde (sur ses tests médicaux pour le cœur). La relou de l’épisode est sans contestation possible Peyton. On a compris que ta mère était morte et que la vie c’est duuuuur. Je suis sans cœur, peut-être. En tout cas, le prochain épisode ce sera sûrement Chris maintenant qu’il a vu Lucas ramener Brooke chez elle aux premiers rayons du soleil. Pff.

10.pngÉpisode 10 – Don’t Take me for Granted – 13/20
In case you haven’t noticed, I’m married

Bon ben la vie continue à Tree Hill et cette fois c’est Karen qui s’en prend plein la gueule. Elle apprend que son fils est possible cardiaque et que sa nouvelle bestie a couché avec son ex-non boyfriend. Bien joué les scénaristes. Peyton continue de partir en vrille un peu sans vraie raison, Haley comprend qu’elle a été naïve envers les vraies intentions de Chris et Mouth a pété le pare-brise de Brooke, mais elle pense que c’est Felix. Tout ça passe à peu près… jusqu’à la fin qui me fait imaginer qu’il s’agit d’une mi-saison vu les bouleversements. Lucas rompt avec Anna pour retourner avec Brooke qui est avec Felix, Peyton retrouve son Jake qui lui a manqué-et-c’est-ça-sa-vraie-douleur au moment où elle allait craquer pour la drogue et Haley se barre à New-York à Chris. Pardon ? Je sais même pas si je dois mettre une bonne note à l’épisode pour tous ces bouleversements ou juste pleurer du manque de crédibilité, surtout pour Haley, ça correspond pas du tout à ce qu’ils ont présenté du personnage. Le relou de l’épisode sera Chris, mais je crois qu’ils ont tous voulu gagner le titre là. Oui, même Dan qui ô surprise prépare sa vengeance envers Keith grâce à Jules. Évidemment.

11Épisode 11 – The Hart Brings You Back – 13/20
I still can’t believe little sis snag ged such a hootie. I mean usually I get them first.

C’est reparti pour un tour de flashbacks et autres jeu de chronologie : Haley est dans un bus mais en fait non ? C’est donc ce qu’elle imagine en l’embrassant, apparemment, ou un flashback plus long. Peyton rêve de Jake mais en fait il est bien là… Et bien sûr, il pleut. Bon, donc, j’aime beaucoup l’actrice qui joue Jules, mais le personnage est pas des plus gentils. Elle est évidemment une des pauvres victimes supplémentaires de Dan achetée par l’argent. C’est précisément l’argent qui est le problème de Brooke dans sa relation avec Felix. Mouais. Jake révèle à Peyton qu’Haley a embrassé Chris, c’est foutu pour son secret. La sœur d’Haley (décidemment, elle est dans toutes les storylines Tutor Girl) est de retour en ville et Nathan découvre que c’est la première avec qui il a couché dans sa vie, Anna en veut à Lucas d’avoir rompu avec elle (lui s’en veut car Brooke est en couple) et tente donc logiquement d’embrasser Peyton. Prévisible depuis un ou deux épisodes elle s’avère être bi. Oh et Karen boude autant Deb que son amant prof. Le bordel, quoi, mais ça ne dure qu’un épisode, à la fin tout est rentré dans l’ordre pour à peu près tout le monde, sauf pour Keith toujours dans la merde sans le savoir avec Jules et pour Nathan que Taylor drague lourdement. Le relou de l’épisode sera donc une fille, et ce sera Taylor.

12.pngÉpisode 12 – Between Order and Randomness – 10/20
Do you really think Keith would forgive you if he knew the truth?

De retour à Tree Hill pour une nouvelle flopée de mensonges, de trahisons et surtout de secrets. Je trouve que ça commence à faire beaucoup. Keith ignore toujours tout du plan de base de Jules, Lucas finit par passer le test pour son cœur, Brooke est jetée dans une intrigue pas franchement passionnante sur les conditions de travail des crabes (et ils ont essayé d’en faire quelque chose), Anna assume un peu plus sa bisexualité sans le dire pour autant à qui que ce soit… La seule lumière de l’épisode, c’est que Peyton ne soit pas là ! Haley de son côté apprend que Taylor a couché avec Nathan et Taylor apprend qu’Haley a embrassé Chris. Malgré son chantage pour rester, elle protège toutefois Haley en envoyant Chris voir ailleurs, ce qui promet un retour de flamme intéressant assez vite. Franchement, autant de mensonges d’un coup, c’est purement toxique et j’aurais juste envie de leur faire une bonne grosse soirée révélations. Ce n’est pas la seule série à suivre ce schéma et dans le même genre, j’ai adoré Brothers & Sisters, mais il y avait plus d’humour dans cette dernière et les personnages étaient plus attachants. En fait, c’est vraiment ça qu’il me manque devant One Tree Hill : être vraiment attaché aux persos. Je n’y arrive pas, car je trouve que pas mal de leurs réactions manquent de crédibilité par rapport à ce que l’on sait d’eux au long terme. On verra par la suite, mais pour l’instant, je suis loin d’être accro… Et le relou de l’épisode sera Dan, même si c’était marrant de le voir jongler avec les quiproquos.

13.pngÉpisode 13 – The Hero Dies in This One – 14/20
I wanna move in with Dan

C’est un peu mieux dans cet épisode, uniquement parce qu’il y a la présence de Michelle Branch et The Wreckers, j’avais totalement oublié qu’elles étaient passées par One Tree Hill et c’était donc une bonne surprise. Et ainsi Haley se barre bien en bus avec Chris… C’est déjà plus crédible que trois épisodes plus tôt je trouve, il y a désormais une vraie opportunité et tout. C’est bien triste pour Nathan. Brooke se présente aux élections, c’est pas des plus passionnants, mais ça permet à Mouth d’enfin avouer la vérité à son tour alors pourquoi pas. Peyton est de retour, mais elle continue de faire de la figuration avec Jake qui confirme son très bon rôle (l’un des meilleurs pour le moment). Le relou de l’épisode… Et bien ce sera Lucas avec cette intrigue où il souhaite aller vivre chez Dan pour ne pas avouer qu’il a le problème cardiaque de son père et pour éviter d’avoir à confronter Keith à la dure réalité. Pour une fois, les personnages semblent motivés par des raisons valables. De mauvaises raisons, mais des raisons valables. Ça change un peu de ce que propose la série d’habitude, cet épisode est donc un peu au-dessus du niveau des autres. Je désespère pas, il m’en reste plus de 150 à voir…

14.pngÉpisode 14 – The Quiet Thing That No One Ever Knows – 13/20
Maybe you’re right, Peyton: people always leave

Arf, tout un épisode ou presque sans Haley… C’était étonnamment pas si mauvais. Mouth trouve le meilleur moyen de se réconcilier avec Brooke en lui sauvant la peau sur l’élection à la présidence, et le pire c’est que ça fonctionne. Brooke Davis est donc désormais présidente, youpi. De son côté, Peyton se met enfin en couple avec Jake après une autre de ses crises insupportables, pour changer. Elle reste la relou de l’épisode, mais elle est en bonne voie pour s’améliorer apparemment. Nathan lui déprime totalement et fait ainsi une crise d’ado, Lucas continue sa petite vie chez Dan et Deb… et l’épisode se passe à la fois de Felix et Anna… ce qui fonctionne très bien. J’ai aimé aussi qu’on voit moins Keith dont l’intrigue ne m’intéresse finalement pas plus que ça tant c’est vu et revu dans des tas de sitcoms. Un léger, très léger mieux par rapport à pas mal d’épisodes de la saison en ce qui me concerne donc.

15.pngÉpisode 15 – Unopened Letter to the World – 14/20
My name is Anna and I’m just trying to find my way like all kids. I guess that part is timeless.

L’idée de base de l’épisode est sympa : chacun enregistre un message pour le futur. Evidemment, nous avons le droit de voir ces messages… et Mouth comme Anna s’octroient le droit de les voir aussi. C’est une très bonne idée de la part des scénaristes de nous rapprocher ces deux-là, ça fonctionne plutôt bien et c’est cool de les voir développer un peu vu que les scénaristes ne savent plus quoi en faire (ni l’un ni l’autre). Pendant ce temps, Nathan et Lucas continuent leur pseudo rivalité à deux balles et leurs conneries (Lucas trouve ainsi le moyen d’encore monter dans une voiture avec un taré du volant). Karen perd sans trop de surprise la garde de son fils et son sang-froid, Keith achète une maison à Jules (non mais sérieux) et Haley est toujours aux abonnés absents. Étrangement, ça marche plutôt pas mal, à l’exception de Peyton et Jake, pas très utiles ici. Brooke aussi, mais la voir grandir est plutôt cool. Le relou de l’épisode est Karen, parce qu’elle ne comprend pas que son fils veut juste détruire son papa de l’intérieur… Oh, quel plan, quel badass !

16.pngÉpisode 16 – Somewhere a Clock is Ticking – 16/20
Love triangle are so last season

Est-ce que je retrouve un peu espoir en la série? Pas vraiment, seulement je m’attendais à ce que le mariage de Keith soit la conclusion de la saison et c’est donc très cool de voir ce mariage foiré dès maintenant ! On boucle enfin cette storyline longuette, il ne reste plus qu’à ce que tout le monde découvre ce qu’il s’est vraiment passé, ce qui ne devrait plus être trop long j’espère. La fin d’épisode tease le retour de Nikki que j’attendais très précisément à la fin de cet épisode puisque Peyton a enfin couché avec Jake après plus d’un an à faire trainer les choses, ce qui est remarquable dans une série comme celle-ci. En plus, il n’y avait pas de Felix dans cet épisode et Dan était le grand méchant, c’est donc très cool. Sans oublier que j’aime beaucoup le couple Brooke/Lucas (oui, je sais comment finit la série, pas la peine de spoiler en commentaire), donc c’était très cool de les voir « être amis » comme ils disent bien. Le relou de l’épisode, ce sera quand même Keith et sa naïveté totale. Puis qui choisit comme témoin la femme dont il a été amoureux toute sa vie et la dernière avec qui il a couché avant sa future femme ? Ça sentait pas bon dès le début, coco. Bref, un épisode assez chargé qui du coup était un peu plus sympa que les précédents. Il est rigolo de voir Karen se sentir conne du départ de Jules, qu’elle voulait un peu, quand même.

17.pngÉpisode 17 – Something I Can Never Have – 12/20
I miss the girl behind the red door.

Nikki a donc gagné un procès auquel Jake ne s’est jamais pointé, Anna se venge de son frère en le dénonçant au principal, Keith s’énerve enfin contre Dan après avoir compris qu’il était le dindon de la farce, Brooke rompt une fois de plus avec Felix, Nathan se rend à Atlanta pour retrouver Haley. Cette dernière intrigue est l’occasion d’un tas de flashbacks pour le coupe. Nikki de retour, c’est une très bonne chose car ça libère le côté bitch d’un peu tout le monde et surtout Brooke, qui veut désormais vivre avec Peyton. Évidemment. Elle finit par vivre dans la chambre de Lucas chez Karen. Encore plus évident. C’est d’une logique à toute épreuve, comme toujours. Bref, les choses ne s’arrêtent pas de bouger à Tree Hill, à l’exception de Lucas qui continue de vivre chez Dan, faute de pouvoir faire mieux. Felix, quant à lui, se retrouve envoyé en école privé grâce à Anna, qui en profite pour enfin s’affirmer pour ce qu’elle est. Ce n’est jamais que la quatrième ou cinquième fois de la saison, les scénaristes savent profiter du filon. Et pendant ce temps-là, Nathan et Haley continuent leur vie sans leur bague. Ah la vie est si compliquée à Tree Hill.

18.pngÉpisode 18 – The Lonesome Road – 14/20
Hey Lucas, I’ll be seeing you.

Taylor est de retour et c’est mauvais pour les affaires de Nathan, qui se laisse draguer grossièrement avant de comprendre qu’elle s’occupe de lui comme une grande sœur. Cela dit, son absence prolongée arrange Peyton et Jake qui s’installent comme ça chez lui. Pendant ce temps, Darby débarque à Tree Hill et entend bien reprendre sa relation avec Anna, car oui, c’est sa petite amie et elle est hyper cool par rapport à son ex dans le placard qui sort avec Lucas. Anna, elle, se fait encore un autre coming out, auprès de ses parents dont on ne voit pas la réaction. Après le départ de Felix, c’est donc celui d’Anna qui est orchestrée : elle retourne dans son ancienne école. Quant à Nikki, elle révèle que Jake n’a jamais été le père de Jenny… Vu comme ça. Et enfin, le côté un peu plus sombre de cet épisode voit Jake se faire arrêter et le coach partir avec Jenny. Tout aussi sombre : Dan a un énorme sac plein d’argent aperçu par Lucas, qui espionne de manière pas très discrète son paternel. Bien qu’il mène l’enquête n’oublie pas de draguer Brooke, punie par Karen. Bref, chacun a son rôle à jouer dans cet épisode qui se déroule sans Keith et ça fonctionne plutôt bien, pas trop le temps de s’ennuyer avec l’enchaînement des intrigues et des avancées remarquables dans chacune d’entre elles. C’est Nikki qui sera la relou de l’épisode cette fois.

19.pngÉpisode 19 – I’m Wide Awake, It’s Morning – 15/20
How’s your karma, Dan?

Cet épisode était drôlement lent pendant ses trois quarts pour repartir bien plus vite ensuite. Alors donc on a Deb en pleine dépression alcoolique, Dan qui fait virer l’amant de Karen, Nathan retrouve son oncle et ses cousins en compagnie de Lucas et Peyton continue de faire sa dépression elle aussi. Bref, ce n’est pas un épisode des plus passionnants, même s’il était cool de voir Mouth se rapprocher d’Erica et Brooke retrouver son sourire. Le moment d’apogée de l’épisode était Nathan qui décide de faire son kéké au volant d’une voiture de sport et qui dérape évidemment. Une saison après l’accident de voiture de Lucas, c’est donc au tour de Nathan de se faire opérer et d’osciller entre la vie et la mort. Deb lui donne bien son sang, mais ça ne sert à rien parce que madame se drogue. Malgré tout ça, c’est Peyton qui pleure le plus dans cet épisode et qui est la pauvre petite qu’il faut réconforter. Elle n’a pas volé sa place de relou de l’épisode, une fois de plus. Cet épisode réussit donc, grâce à son dernier acte, à décrocher une bonne note parce que l’air de rien voir Nathan et Deb dans ces états-là, c’était assez dramatiques et c’était précisément ce que voulaient les scénaristes. Tout n’est pas perdu pour les saisons à venir (je crois que je me répète un peu, je suis un éternel optimiste, que voulez-vous ?)

20.pngÉpisode 20 – Lifetime Piling Up – 13/20
And you really think things would have been different if he married my mom? You’re a fool.

Ma première réaction à la scène d’introduction fut : « Non, ils vont pas faire ça ? ». Et ils l’ont fait. L’épisode explore le coma de Nathan qui imagine ce qu’il se serait passé si Dan s’était marié à Karen. Bref, c’est hyper prévisible et les scénaristes en jouent : cet épisode est une série lourde de clins d’œil et de références pas du tout discrète à la première saison et aux premiers épisodes de la série. C’est trop tôt pour me rendre nostalgique et trop tard pour me passionner niveau construction des personnages. L’épisode est bien foutu, crédible dans son ensemble, mais bon, il n’est pas d’un grand intérêt pour la dynamique générale de la saison/série. Dommage. Bon, dans la réalité, Deb décide de se faire soigner après s’être réconcilié avec son fils. Et puisqu’il me faut bien un relou, ce sera Nathan, parce que tout est de sa faute et que coup de fil, merci quoi.

21.pngÉpisode 21 – What Could Have Been – 12/20
Every Sherlock needs a doctor What’s-it right?

Wow, Brooke regarde la météo sur son téléphone dans cet épisode ! La technologie débarque dans les années 2000 ! L’épisode gère les conséquences de l’accident de Nathan avec ses problèmes financiers, apparemment miraculeusement payé par une assurance imaginaire… C’est bien sûr Dan qui paye tout, comme d’habitude. Heureusement, Brooke entre dans la course pour le faire tomber en reconstituant les documents broyés que Lucas avait récupéré. Bien sûr, moi aussi quand je m’ennuie, je fais ça vite fait pour mon crush. Dans un twist sadique, les scénaristes trouvent un moyen de rapprocher ces deux-là tout en les éloignant : Brooke a le cœur brisé et Lucas aussi, le tout pour rien vu qu’ils se kiffent. Ah les teen dramas. Pendant ce temps, Nathan signe les papiers du divorce gentiment déposés à Haley par Dan, au moment où elle comptait revenir à Tree Hill, c’est bête. Peyton sera pour changer la relou de l’épisode (mais Nathan a vraiment failli l’être) simplement parce qu’elle a encore réussi à faire référence à sa maman morte quand Nathan se plaignait auprès d’elle. Deux fois. Wow, lourde.

22.pngÉpisode 22 – The Tide that Left and Never Came Back – 15/20
And this year, I lost my way

Ce avant-dernier épisode s’ouvre sur une petite réflexion de chacun des adolescents concernant le parcours effectué durant cette saison. C’est dingue de nous faire croire qu’ils en ont parcouru tant que ça quand ils sont pas mal restés coincés au même stade, à l’exception bien sûr du couple Haley/Nathan. Sans les réunir pour autant, cet épisode se centre sur leur rupture qui apparaît inévitable. C’est aussi un épisode qui conclut l’intrigue Jake/Peyton en envoyant Jake sur les traces de Nikki qui a trouvé le moyen de lui repiquer Jenny. Facilité scénaristique totalement frustrante, l’ensemble de leurs intrigues est toujours un arrière-plan de la série et j’ai du mal à comprendre pourquoi ils ne sont pas plus au premier plan, car ce sont des personnages un peu plus intéressants que d’autres… je ne vise pas du tout la romance de Karen et de son prof en disant ça, bien sûr. En écho au début, ça se termine sur une suite de vœux de chacun des personnages. La Relou de cet épisode sera… Peyton et ses larmes de joie, de tristesse, de tous les instants. J’en peux plus d’elle.

23.pngÉpisode 23 – The Leavers Dance – 17/20
Guess that ends the season

Et l’épisode final est enfin là après une saison sacrément longue et interminable. C’est un peu étrange d’avoir un 23 alors que le 22 semblait conclure déjà pas mal de choses. Évidemment, il restait à conclure l’intrigue Dan et surtout Lucas devait conclure avec Brooke, au moins dans ses rêves. Karen se barre à son tour de Tree Hill, c’est un peu la mode de la saison et surtout de l’épisode (après tout, c’est son titre), Deb se débrouille pour que Nathan parte aussi et Brooke décide de le faire toute seule comme une grande, pour l’été. Lucas réussit à se brouiller à nouveau avec son demi-frère et Dan est persuadé de gagner une nouvelle victoire. Le choix des scénaristes est définitivement de nous offrir un final des plus anxiogène : Brooke se barre sans répondre à la déclaration d’amour de Lucas, Peyton découvre que sa mère est finalement toujours en vie (PUTAIN TOUT CA POUR CA ?), Haley débarque à Tree Hill et Dan finit la saison, à nouveau, entre la vie et la mort. Quand je disais que les personnages n’avaient pas tant évolué que ça. Reste à savoir qui a voulu tuer Dan et pas mal de cliffhangers sont semés dans le dernier acte de l’épisode. Juste ce qu’il faut pour donner envie de revenir, cet épisode fait au moins super bien son taf.

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EN BREF – Cette saison empire son côté teen drama avec une ambiance purement toxique de mensonges permanents et de secrets entremêlés, de relations contrariées et de crédibilité un peu abandonnée. La série perd de son ADN en lançant Haley sur la poursuite de ses rêves : elle s’éloigne ainsi de Tree Hill. Il n’y a pas à dire, elle manque dans les épisodes où elle n’est pas/peu là. Je devrais probablement dire la même chose de Keith, mais ce serait un mensonge, il ne me manque pas vraiment. Et puis le départ d’Haley exporte surtout la série en dehors de Tree Hill, ce qui est toujours un peu étrange. Bref, beaucoup de longueurs dans cette saison, mais surtout un rythme qui s’est trouvé, avec une construction en flashbacks qui devient leur marque de fabrique et des prises de risques dans des épisodes spéciaux dans le coma des personnages. Pourquoi pas ? J’étais moyennement convaincu sur tout le début de saison, ça s’est amélioré un peu sur la fin, mais c’est franchement pas transcendant pour le moment en ce qui me concerne. Ça l’est toujours assez pour que je sois là en saison 3, mais bon…

Conviction (S01)

Spoilers

Cet article résume tout ce que j’ai écrit sur la première saison de Conviction. Vous y trouverez un avis rédigé avant le début de la série, puis la critique « à chaud » de chaque épisode (écrite juste après la diffusion) ainsi qu’un bilan de saison en fin d’article. Bonne lecture !

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Avis : Hayley Atwell est de retour, partageant l’affiche avec Emily Kinney ET Shawn Ashmore. Un seul de ces trois acteurs suffirait à me faire commencer une série, je n’ai donc absolument pas cherché plus loin et je me suis jeté dessus. De manière hyper originale, c’est en plus une série ABC, alors c’est un peu comme si elle me criait de la regarder.

La série se concentre sur une équipe chargée d’innocenter des criminels déjà en prison car considérés coupables de crimes qu’ils n’ont peut-être pas commis. Je doute que beaucoup d’originalité se cache là-dedans, mais face à un tel casting, je ne résiste pas à l’envie de me faire une idée un peu plus approfondie. Voilà, c’est tout ce que je peux en dire avant de commencer, du coup, je vais pas m’attarder plus que ça en blabla introductif (c’est marrant comment la conclusion de mes intros d’article est toujours la même).

Note moyenne de la saison : 14/20

 01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Taking this job, working this pointless cases with you people, THAT’s my prison.

La série nous plonge tout de suite dans un épisode qui considère limite que les présentations sont faites : la première scène nous introduit le personnage d’Hayley Atwell, la seconde, le reste de l’équipe. Ce rythme un peu trop vif n’est pas sans me rappeler le pilot de Scandal où tout allait tellement vite que je n’avais pas le temps de digérer les infos. Espérons que la série aura une vie aussi longue, mais plus palpitante. L’avantage, c’est que de cette manière, on avance vite du point de vue de l’introduction de chacun et de la dynamique que propose la série. Il ne s’agit pas tant d’en savoir plus sur chacun des personnages : on en découvre plus sur Hayes surtout, le reste de l’épisode s’applique à montrer le fonctionnement de l’équipe et la résolution du cas de la semaine. C’est malgré tout un drama qui se planque sous des allures de procedural, un grand classique d’ABC, puisqu’il y a des affaires familiales ou sentimentales derrière les agissements de chacun des personnages, qu’il faudra creuser à l’avenir. Pour l’instant, il s’agit surtout de prouver l’innocence de personnages déjà reconnus coupables et ça risque de vite tourner en rond, mais au moins il y a des passages en périphérie de l’enquête assez intéressants. On trouve de bons plans et chaque personnage a malgré tout son moment de gloire, son intrigue secondaire qui sera développé en cours de route et qui est mise en évidence dans le montage final. C’est pour le moment un petit 15/20, car la série m’a surtout capté grâce à son casting, pas grâce à son écriture qui est assez banale. Il faudra voir comment ça évolue, le côté politique peut prendre le dessus et devenir sacrément passionnant. Je suis déjà plutôt content que ça ne tourne pas autour d’un couple-phare qui viendra pourrir tout le reste, comme c’est souvent le cas avec ABC (Grey’s, Scandal, Quantico, The Catch… et même Notorious, toutes sont tombées dans ce schéma à un moment ou un autre).

02.pngÉpisode 2 – Bridge and Tunnel Vision – 14/20
Mom, what a surprise! Note the absence of the word « nice ».

Cet épisode confirme tout ce que je pensais de la série au premier abord : elle n’est intéressante que pour son casting et le développement secondaire de chaque personnage car elle ne va pas encore assez loin pour le reste. Les cas à la semaine ne sont pas franchement passionnants et servent surtout d’excuse à l’existence et aux interactions de chacun. Tout n’est pas à jeter non plus dans la construction de la série, j’aime beaucoup les reconstitutions des crimes et la manière d’enquêter a posteriori de l’équipe, ça donne une perspective intéressante, bien qu’elle ne soit pas des plus inédites. La course contre la montre ne fonctionne pas trop pour l’instant, mais sera plus intéressante quand ils rateront vraiment un cas (ou tomberont sur un cas qui ne méritait pas de révision), histoire d’ajouter une vraie réflexion de fond sur la justice américaine, qui manque encore. C’est trop gentillet et banal, tout le problème est là. On attend plus d’action, de suspens, de rythme, de questionnement moral en 2016. Ce dernier point est trop vite évacué et pas assez mis en valeur pour le moment. Quoiqu’il en soit, la toute fin est super sympa et très feel good… Et puis, le casting, encore, toujours, me confirme que je veux revenir à chaque scène. C’est déjà ça.

03Épisode 3 – Dropping Bombs – 14/20
You can’t, this is a good job, one which’s not easy with you record to get, don’t throw it away just because… because your boss is being a bitch.

Rien de bien nouveau cette semaine, je m’accroche car je suis totalement fan de l’ensemble du casting (et de la garde-robe époustouflante d’Hayley Atwell, aussi, il faut bien le reconnaître). Cette semaine, l’intérêt de la reconstitution ne me saute pas aux yeux (malgré l’explosion, oui, c’est un très mauvais jeu de mots qui ne fonctionne pas) comparé aux deux premiers épisodes. Les scènes avec les proches des victimes paraissent toujours bien peu utiles (et en plus très clichées) et je me demande vraiment ce que font les figurants à l’arrière-plan dans les bureaux. Le côté politique prend comme je m’y attendais un tournant plus important, avec des ordres venant d’en haut et entravant un peu les choix de l’équipe (suis-je vraiment censé les shipper??). Niveau dynamique d’équipe, l’équilibre est clairement trouvé cette semaine, chacun ayant son rôle à jouer. On n’est donc pas surpris de voir Franklin au bord d’être viré ou rester grâce au soutien de Tess. Côté moral, les scénaristes jouent sur une corde sensible avec un terroriste en prison pour un crime qu’il n’a pas commis, car il en préparait un autre, et un gentil qui pousse un méchant au crime… Évolution intéressante. Le cliffhanger promet une suite un peu plus mouvementée et peut-être que cela permettra de bousculer un peu une routine déjà en train de s’installer…

04.pngÉpisode 4 – Mother’s Little Burden – 14/20
I may be a hot mess but I’m a hot mess with privilege

Le cas de la semaine est assez dur et suit une mère accusée du meurtre de son fils de 12 ans, autiste qui la battait. C’est une situation qui existe et dont on ne parle que rarement, l’épisode me convainquait déjà plutôt bien dès l’exposition, surtout qu’elle suivait une introduction réussie. Le cas était assez prévisible dès le départ, mais sympathique à suivre sans être révolutionnaire, donc. Il était bien mené et offrait une conclusion intéressante. Cet épisode revient inévitablement sur ce qui a catapulté Hayes à la tête du CIU, offrant une intrigue politique de fond qui continue à se dérouler sans être tout à fait d’un intérêt majeur. Hayes devient une vraie héroïne en faisant surgir la vérité sur les privilégiés américains, mais perd du même coup la relation parfaite qu’elle avait avec son frère. Finalement, la révélation de la semaine dernière n’a donc qu’un impact mineur et a pour principale conséquence de reléguer malheureusement les personnages secondaires au dernier plan (au point qu’on ne voit presque pas Ashmore cette semaine). Il est inévitable d’avoir des épisodes de ce type, mais c’est peut-être un peu tôt, d’autant que si la série a installé une routine confortable (les reconstitutions, la course contre la montre…), elle n’a pas encore réussi à s’imposer dans les audiences. Je ne suis pas sûr que cet épisode 4 l’aide beaucoup, car les motivations de chacun ne sont pas des plus claires. On est loin de ce que propose habituellement ABC, avec un côté cop show trop prononcé et des dramas pas assez mis en avant… Personnellement, ça me va car le casting est parfait,  mais je ne suis pas dupe et doute que ça puisse marcher bien longtemps aux USA.

05.pngÉpisode 5 – The 1% Solution – 13/20
Well, that doesn’t look too guilty, does it?

Hayes doit faire face aux conséquences personnelles de son interview désastreuse et choisit donc un cas de la semaine pouvant continuer d’aider à redorer son image. Difficile de ne pas compatir pour elle alors qu’elle s’est mise tout le monde à dos, à commencer par son frère… Même si elle savait parfaitement ce qu’elle risquait avec cette nouvelle frasque. Le cas de la semaine n’est franchement pas passionnant et une fois de plus, j’ai trouvé la révélation assez prévisible : je n’avais certes pas pensé au meurtre à deux, mais le couple était assez évident dès le départ, tant ils en ont fait autour de Frankie. D’ailleurs, ce sont les affaires personnelles d’Hayes et Frankie qui sauvent cet épisode, une fois de plus. Bien que rien n’avance dans cet épisode, on commence à mieux les cerner l’un et l’autre et c’est agréable. Je suis un peu mauvaise langue quand même, car on apprend de Tess que le copain de Frankie est coupable et Hayes se réconcilie avec son frère en fin d’épisode. Il y a de plus certaines graines qui sont plantées dans cet épisode (notamment la bisexualité d’Hayes, déjà sous-entendue dans le pilot) qui ouvrent de nouvelles perspectives pour la suite, si suite il y a. Les audiences ne décollent toujours pas et j’essaye de ne pas trop m’attacher à la série, même si j’adore le casting. C’est bien le seul vrai point positif de la série et sans ça, je n’aurais pas continué je pense, il faut bien reconnaître que la série patine et n’apporte pas grand-chose de nouveau.

06.pngÉpisode 6 – #StayWoke – 16/20
Sensing a theme here

Cet épisode surfe sur un thème malheureusement à la mode aux USA : le racisme de la justice. On le retrouve tout autant en France, mais le mouvement est moins mis en avant de ce côté de l’Atlantique. Cet épisode cherche donc à prouver l’innocence d’une femme noire accusée d’avoir tué une policière au cours d’une manifestation. Il y a dans cet épisode des airs de Scandal et d’Orange is the new black, mais ce n’est pas si déplaisant et le thème est définitivement quelque chose qui a besoin d’être traité encore et encore si l’on veut une évolution des mentalités. Pour la première fois je crois, la résolution de cet épisode m’a vraiment surpris. Comme beaucoup j’imagine, je pensais que le meurtrier était le mari de la victime et il n’en était finalement rien, ce qui est clairement bien joué. Du côté, des intrigues personnelles, Hayes retrouve son ex (clairement une Olivia Pope) et flirte avec, mais l’alchimie n’est pas franchement là. Du coup, j’ai eu un peu de mal à être touché par ce qui est je suppose un cliffhanger. On verra par la suite, mais franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard. En revanche, le passé de Maxine est légèrement développé et c’est beaucoup plus intéressant : elle a donc été flic, s’est fait tirer dessus et est devenue accro aux anti-douleurs. Ce long focus permet de la caractériser, avec en plus une culpabilité d’être bien placée quand des noirs se font tuer par les flics qui sont ses collègues. Le personnage n’a jamais été aussi intéressant, il était temps (mais il est trop tard car l’annulation de la série est quasi-certaine). Elle se fait malgré tout voler la vedette en ce qui me concerne, par Tess, dont on apprend enfin le passé après six épisodes à tourner autour sans savoir ce qu’il en était. Sa tante s’est fait tuer, elle a accusé le mauvais type et s’en veut, et c’est lui qu’elle va voir quand elle achète son café. C’est d’autant plus intéressant que lui semble flirter avec elle plus qu’autre chose. J’espère qu’on aura le temps d’en voir plus de leur relation et dynamique avant la fin de la série et je garde déjà un très bon souvenir de cet épisode, qui abordait des thématiques difficiles assez justement.

07.pngÉpisode 7 – A Simple Man – 14/20
Ladies and gentlemen, this is what we called unnecessary exposition

Vous savez ce qu’il manque à la série ? Un vrai générique à la NCIS après la première scène. Cette semaine voit une intrigue plutôt classique largement améliorée par la présence d’une caméra et d’un journaliste réalisant son propre Making a murderer, en gros. C’est une amélioration, car Hayes fait tout ce qu’elle peut pour les empêcher de filmer alors que les autres (Beth surtout) font tout pour bien passer à l’image. Des petits gestes révèlent les travers narcissiques (ou non) des personnages et c’est un développement hyper intéressant. D’un coup, d’un seul, une tonne d’humour est ajoutée aux habitudes du CIU et la série verse plus qu’habituellement dans la comédie, alors même que ça commençait par Maxine aux addict anonymes. Pour le reste, on continue sur la routine habituelle de la série, rien de transcendant dans cet épisode, même si les relations entre chacun sont perturbés par les caméras, notamment celle de Maxine et Sam. L’écriture est un peu brouillon malgré tout, car il y a trop peu de sous-intrigues développées, surtout après l’épisode de la semaine dernière. J’aurais aimé en voir plus concernant Tess et ne pas la voir se confesser à la caméra, de même que j’aurais préféré ne pas voir Maxine prendre une pilule, surtout que les conséquences de ces deux actions sont totalement mises de côté et ignorées par la suite. La résolution du crime cette semaine est plutôt bien construite, en s’appuyant sur un détail du quotidien des personnages. Bref, je le répète, j’ai trouvé tout ça un peu brouillon au premier abord, mais finalement toutes les pièces du puzzle servent à quelque chose. Je ressors de l’épisode avec un goût de trop peu, j’aurais préféré une fin différente, se reconcentrant un peu plus sur l’ensemble des personnages ou sur le documentaire. J’imagine qu’il faut attendre le prochain épisode désormais, mais la série reste assez constante sans surprendre ni décevoir.

Capture d'écran 2016-11-29 15.20.14.pngÉpisode 8 – Bad Deals – 14/20
We’re all bad guys in someone history

Une nouvelle fois l’intrigue de la semaine vient taper le passé d’un membre de l’équipe, mais cette fois on change un peu de focus pour un autre personnage, Sam, qui après huit épisodes est encore un parfait inconnu. C’est clairement le point faible de la série, ce personnage toujours sûr de lui et le voir en position de faiblesse est une excellente chose. L’intrigue en elle-même est vraiment réussie, comme d’habitude : c’est un procedural tout ce qu’il y a de plus classique, avec les suspects usuels dans une histoire d’enlèvement et une révélation du coupable qui a toujours du mal à me surprendre. J’ai dû déjà trop  bouffer de séries de ce genre, je ne sais pas, mais franchement, c’est chiant de deviner à l’avance à chaque fois le coupable. Au-delà de ça, les personnages et l’équipe sont sympas, et j’adore ce casting, ce qui m’aide à passer outre pour une fois. L’épisode était donc toujours au même niveau et il est vraiment dommage de voir toutes les intrigues secondaires (Maxine, Tess, le témoignage d’Hayes…) prendre leur temps alors que l’annulation est maintenant évidente, vu que Quantico récupère la case horaire de la série à la rentrée. C’est personnellement ma première grosse déception de la saison, secondée de près par Notorious, également sur ABC.

08Épisode 9 – A Different Kind of Death – 14/20
I didn’t know you were into scrapbooking

L’introduction montre à peu près la manière dont j’imagine mon futur avant de nous montrer un nouveau cas de la semaine où Hayes se fait court-circuiter par son boss favoris et où le débat choisi par les scénaristes est celui de la nécessité (ou non) de la peine de mort. Étant contre, je trouve intéressant de voir le débat une fois de plus mis en avant à la télévision, mais sans surprise, la série ne révolutionne pas la question ou le thème. C’est un épisode toujours classique que propose Conviction cette semaine, avec un casting toujours parfait (coucou Art d’Orphan Black). Les intrigues secondaires sont bien trop négligées cette semaine, à l’exception de Maxine qui est enfin confrontée par quelqu’un d’autre à son addiction. Sans grande surprise, la mère d’Hayes remporte les élections et le cas de la semaine est perdu à quelques minutes près. C’était d’autant plus attendu qu’il était temps que l’équipe soit confrontée à un vrai échec. Le point de vue des scénaristes (contre la peine de mort) passent aussi beaucoup mieux de cette manière. Bref, un bon épisode qui reste au niveau de ce que la série a toujours proposé. Voilà et maintenant la série entre dans son hiatus d’hiver, sur une fin qui n’est pas franchement un cliffhanger. Rendez-vous est tout de même pris en janvier, pour un nouveau jour de diffusion (la série inversant son horaire avec celui de Quantico). Ah oui quand même, ça sent pas bon pour un renouvellement, mais je me suis peut-être avancé un peu trop en parlant d’annulation la semaine dernière. On verra, mais la série est en danger certain.

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898Épisode 10 – Not Okay – 16/20
Brave women

Le retour de Conviction me fait de la peine à voir : je me rends compte que je suis l’air de rien attaché aux personnages et que la routine du compte à rebours en quatre jours fonctionnent. Certes, tout reste hyper prévisible, mais c’est un procedural assez agréable avec juste ce qu’il faut de drama. Je continue de leur reprocher leur flou artistique des débuts avec des personnages pas assez développés/intéressants et surtout trop caricaturaux. Dans celui-ci néanmoins, on avance enfin dans l’intrigue Tess et je continue de craindre que cela ne soit pas résolu pour la fin de saison (qui sera probablement la fin de série). ABC fait en tout cas une sorte de donner une chance à la série avec une nouvelle case horaire et un « Previously on » qui reprend toute la base de la série. Bon, on verra bien. Côté intrigue cette semaine, on tombe dans l’intrigue (malheureusement) clichée du meurtre vengeant un viol. C’est magistralement écrit pour faire réfléchir à la question et je n’en regrette que la conclusion qui voit les quatre victimes être les meilleures amies du monde. Donc se faire violer permet de se trouver des besties dans les autres victimes du même prédateur ? Mouais. C’est une fausse note un peu dommage dans un épisode construit autrement pour faire avancer les mentalités et critiquer un système judiciaire qui ne fonctionne pas toujours, comme on l’avait vu avec l’épisode 9. Dommage d’avoir attendu si longtemps pour faire cela : la série a trop tardé à se mettre en place. C’est bête, car elle fonctionne autrement impeccablement et que ce nouveau rôle de critique de la société leur va comme un gant. Je n’ai pas envie d’accrocher trop d’espoirs, mais il y a définitivement de quoi en faire une saison 2 et je suis toujours amoureux de l’ensemble du casting…

11.pngÉpisode 11 – Black Orchid – 15/20
Note to self to not stay alone late in the office with Blondie.

Cette semaine s’intéresse à un tueur en série, un truc que Conviction n’avait pas encore fait et qui aurait pu lui servir de fil rouge pour la saison (car c’est clairement une des choses qui manque, mais je voudrais pas me répéter, je le fais déjà beaucoup je trouve). Cette affaire est intéressante car Maxine et Tess ont toutes les deux des informations dessus. En effet, la première a travaillé sur le cas à ses débuts et connaît le détective en charge de l’enquête. C’est une manière intéressante d’explorer son passé maintenant que les scénaristes semblent avoir totalement laissé tomber sa dépendance, faute de temps j’imagine (idem pour le copain de Frankie dont on n’entend plus parler… dommage, dommage, ces impasses !). Quant à Tess, il s’avère qu’elle a une (nouvelle) obsession malsaine pour les serial-killers. Mouais pourquoi pas, même si ça sort de nulle part, c’était sympa de la voir s’investir autant dans une affaire, surtout que c’est elle qui en permet la résolution, ça change et ça pourrait être un truc qui revient sur le long terme, si long terme il y a(vait). Cela confirme surtout que j’adore Emily Kinney. En dehors de l’intrigue, Hayes et Wallace tentent d’avoir une conversation qui n’a rien à voir avec le boulot. C’est assez bien trouvé comme scène, je ne les aime toujours pas ensemble, mais ça manque dans beaucoup de séries ce genre de moments où des collègues sortant ensemble se rendent compte qu’ils n’ont rien à se dire. Cela prouve bien que Conviction a une certaine intelligence et des idées novatrices à apporter. Bon, malgré ça et comme d’habitude, l’affaire était plutôt banale, ce qui est vraiment un problème. Il est fort possible que la série ne trouve pas son public parce qu’elle est trop hybride entre les procedurals classiques (pour ne pas dire prévisibles) et la volonté de casser la routine en abordant des sujets de société. Les personnages commencent enfin à être un élément suffisant pour avoir envie de revenir, mais je doute sérieusement d’un renouvellement sur ABC car c’est un peu tard pour tout cela. Quant à un sauvetage Netflix ou autre plateforme de ce type, c’est peu probable, car ce n’est pas le genre de séries qui y a habituellement droit. Bref, j’entends bien profiter des deux derniers épisodes avec quelques regrets !

Capture d'écran 2017-01-16 14.03.11.pngÉpisode 12 – Enemy Combatant – 15/20
Maybe… but how will we ever know?

Cette semaine change assez peu la formule de la série, ce qui lui permet d’offrir un bon épisode qui ne casse pas trois pattes à un canard. Quoiqu’on puisse dire de la série, sa constance tout au long de la série est assez remarquable, mes notes ne variant finalement qu’assez peu. C’est dommage donc de la savoir probablement annulée. Bon, pour en revenir à cet épisode, l’originalité vient avec la rencontre du père de Hayes. Celui-ci correspond tout à fait à ce que j’en attendais, des interactions avec ses enfants jusqu’aux plans qu’il entretient dans toutes ses actions. J’imagine que je suis censé remercier les scénaristes de l’ajout de ce personnage car la dernière scène entre Hayes et son père est bien la première fois que je me suis intéressé au couple formé par Hayes et son mec. Il ne faut pas désespérer après douze épisodes donc. Le gros défaut de cette saison aura été de se concentrer autant sur ce couple, sans créer de vrais points d’intérêt autour d’eux et sans proposer d’autre fil rouge. Il est assez clair à présent que les intrigues secondaires de chaque personnage sont mises de côté faute de savoir si on aura une saison 2. Tant pis… Quant à cet épisode, il proposait un cas très intéressant d’affaire de terrorisme, avec un innocent en prison à cause de ses origines. Une fois de plus, ils ne sont pas allés chercher ça très loin, c’est tout à fait le genre de cas/problème que l’on rencontre malheureusement dans les faits divers, que ce soit aux États-Unis ou dans n’importe quel pays développé. C’est aussi tout à fait le genre de dénonciation qu’aime faire la série, alors c’est sûr qu’à défaut d’être surprenant, c’est au moins bien maîtrisé. Je doute que l’audience de la série soit suffisante pour vraiment changer les mentalités, mais au moins ils essaient ! En bref, c’est un épisode sympa de plus, mais toujours pas assez pour marquer les mémoires. Je doute que dans trois ans, je me souviendrais de ça quand je repenserais à Conviction… Si je repense à la série, déjà. Rendez-vous dans deux semaines pour le dernier épisode, parce que oui, ABC marque une pause (forcément, l’investiture de Trump le 20 doit bouleverser un peu le calendrier de la chaîne – qui en a d’ailleurs pris conscience la semaine dernière en décalant en toute logique la reprise du TGIT) à un épisode de la fin. Comment tuer une série déjà bien mal en point en une leçon…

14.pngÉpisode 13 – Past, Prologue & What’s to Come – 12/20
I like different.

Avec un titre pareil, le moins que l’on puisse dire est que la série assume son avenir incertain (qui tend plutôt à l’annulation quand même). C’est dommage de voir une série avec autant de potentiel être si malmenée, mais j’ai déjà largement commenté tout ça plus haut et je vais le refaire en conclusion. Parlons donc de ce dernier épisode, qui prend le parti du flashback pour nous montrer la rencontre entre Wallace et Hayes. Dommage, donc, on repart une fois de plus sur ce couple qui n’a rien de vraiment passionnant, sinon ce que le père d’Hayes lui a dit en fin d’épisode précédent. C’est évidemment traité, mais pas de manière aussi approfondie que le suggérait les derniers plans. L’affaire de la semaine est particulièrement en-dessous du niveau de ce que la série nous a proposé cette saison, la déception est assez grande. On y voit Hayes tenter de réparer une erreur qui date d’il y a neuf ans avec un guest-star que je ne supporte plus à le force de voir écumer toutes les séries que je regarde les unes après les autres (c’est la deuxième en une semaine, après Man Seeking Woman). Le sujet que l’épisode tente d’aborder, l’homosexualité d’un homme amoureux d’une femme, est intéressant évidemment, mais ça manque clairement d’un attachement personnel convaincant et d’un enjeu prenant pour un dernier épisode de saison. Tous les personnages secondaires (ou presque) sont évacués, au profit d’un couple-phare qui ne m’a jamais été vendu comme il fallait. En parallèle, Sam se voit confronté aux conséquences de ses erreurs de l’épisode 8, mais cela est totalement éclipsé et marginal, comme d’habitude. Cela sert évidemment (et de manière prévisible) le WTF final et le cliffhanger, mais bon. Déjà, je suis déçu du choix du cliffhanger alors que la série est probablement annulée, ensuite, je trouve ça totalement inintéressant comme scène : les conséquences sur le couple Hayes/Wallace me passent au-dessus. Les scénaristes ont pris le pari de concentrer leurs efforts sur ces deux-là quand ils ont compris la série en danger, et ce n’était pas le bon choix. Les deux acteurs sont géniaux, mais ils manquent d’alchimie. C’est donc un dernier épisode décevant, qui ne conclue rien (mais il n’y avait plus grand-chose d’ouvert de toute manière à force d’éclipser les intrigues des persos secondaires) et qui n’ouvre rien non plus. Si c’est la fin, je la prends et l’oublie assez vite pour ne me souvenir que du côté divertissant ; si suite il y a, je reviendrais, mais avec méfiance. Un départ raté pour conclure une saison moyenne, en un mot comme en cent : dommage !

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Ces visages résument à peu peu près comment je me sens quand je repense à cette saison : vidé d’énergie, pensif face aux pistes non exploitées, ni déçu, ni heureux… et clairement arnaqué.

EN BREF – Une série au casting prometteur et avec un vrai potentiel, qui n’a pas réussi à installer un fil rouge solide et un attachement consistant aux personnages secondaires, trop souvent bâclés et mis de côté au profit d’un couple principal définitivement trop fade. Tout cela mène à un divertissement de qualité certaine, mais malheureusement insuffisante pour la saison 2016/2017, où les téléspectateurs ont largement de quoi trouver mieux ailleurs (et ne se privent pas pour aller ailleurs). C’est très dommage, car la routine de la série avait du bon et me réconciliait presque avec les séries de type procédural. Je ne m’attends pas à une saison 2, mais en cas de (bonne) surprise, je serais de retour. Comme je le disais, le divertissement fonctionne, mais il ne faut pas attendre plus, malgré un casting cinq étoiles. Si la moyenne de la saison est bonne, c’est parce que chaque épisode se laisse regarder sans passion certes, mais sans trop d’ennui également. Il n’en reste pas moins que Conviction est l’une de mes plus grosses déceptions cette année, car elle n’a pas (ou trop peu en tout cas) réussi à décoller d’un socle solide, tout en abordant chaque semaine des sujets de société qui méritent effectivement plus d’attention. Le pari des scénaristes pour sauver la série était une catastrophe qui l’a encore un peu plus enfoncée dans la médiocrité et n’a pas réussi à relever le niveau. C’est donc un cocktail mal dosé, qui aurait pu être explosif mais ne parvient pas à convaincre. C’est con quand tu t’appelles Conviction (oh oh, jeu de mot final !).

Westworld (S01)

SPOILERS

Retrouvez ci-dessous l’article sur cette première saison de l’excellente Westworld, écrit semaine après semaine.

Avis : Un générique hyper soigné de deux minutes et une heure huit de pilot ? Oh, je m’embarque dans une série bien galère et calibré pour être hyper à la mode… donc pas trop dans mes goûts habituels. Pourquoi je la commence ? Honnêtement, je ne m’en souviens plus ! J’en ai découvert le synopsis cet été et je sais que le tout Twitter l’attendait impatiemment.

Un rapide coup d’œil au casting suffit pour me dire que les acteurs sont supposément brillants et assez pour garder mon attention. Et puis, je me la suis ajouté sur mon TVshow time, c’est donc que j’avais repéré quelque chose qui m’intéressait, au-delà de J.J Abrams… La réponse m’est venue sur Twitter, évidemment, merci @Drakit qui m’a rappelé que c’était une nouvelle série des créateurs de Person of Interest. Et ça a un côté simulations qui ne peut qu’être bon du coup. Donc je m’étais fait confiance en le lançant et a priori rien ne peut mal tourner !

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Note moyenne de la saison : 18/20

 01.pngÉpisode 1 – The Original – 18/20
Don’t you see ? Hell is empty and all the devils are here.

Oh la, cette série est intrigante et marquante dès son introduction. L’image futuriste de cette mouche sur l’œil de Dolores ne peut que me faire rester de dégoût, malgré le trip pseudo-historique qui s’ensuit aussitôt. Les décors sont assez sublimes, mais il en faut plus que ça pour me faire rester devant une série : les voix off sont une bonne chose, pour une fois, car elles intriguent vraiment. Malgré quelques longueurs, il est difficile de ne pas être immédiatement aspiré devant cette série qui a des côtés Person of Interest autant que Dollhouse (si, si, les décors et les mannequins ont cette vibe, avec juste quinze fois plus de budget et une tournure plus adulte). Oui, définitivement un côté Dollhouse malgré un synopsis de base très différent car les mêmes thématiques y sont abordées : c’est hyper frustrant de retrouver tout ça dans une autre série. J’ai vraiment l’impression que les problématiques sont les mêmes. Bien que frustré, c’est plutôt de très bonne augure car j’ai adoré la seconde saison qui explorait tout ça. Bon, j’en reviens à mes moutons et Westworld qui nous décrit après tout un jour sans fin parfaitement orchestré par des scientifiques-scénaristes pour des clients mystérieux, mais vicieux. De nombreuses variations des mêmes scènes sont proposées dans cet épisode et chaque fois, c’est bien joué par chacun des acteurs. Le mystère est entier quant aux enjeux des bugs expérimentés par ces mannequins en face des clients. En fait, j’ai déjà envie d’en savoir beaucoup plus sur ces mystérieux clients et sur la société. Il y a énormément de pistes à creuser dans ce monde violent que l’on nous fait découvrir en détail dans cet épisode et possiblement beaucoup de saisons en stock dans les autres mondes que les scénaristes peuvent créer. Je refuse de m’emballer trop vite et je suis un peu plus sceptique que pas mal de critiques que j’ai aperçus (sans lire) pour le moment, mais force est de reconnaître que je viens d’entrer dans un excellent univers qui va beaucoup me faire réfléchir, malgré un fil rouge encore un peu décousu.

02.pngÉpisode 2 – Chestnut – 19/20
This is the new world and in this world you can be whoever the fuck you want

Wow, cet épisode commence bien fort et tout à fait mieux que le premier en terme d’introduction de l’épisode. Cette fois, en effet, on suit l’arrivée de deux clients dans le Westworld, les deux clients étant en plus des acteurs à la tête connue (recyclage des rôles secondaires de POI en vue, accompagné du Prince Caspian, oui, je te reconnais Caspian). Cette réalité virtuelle est subitement bien plus forte dans cet épisode que dans ce qui a été proposé précédemment et c’est vraiment passionnant de la découvrir d’un œil neuf. En parallèle, Dolores continue d’avoir des réminiscences de sa vie de robot quand elle ne devrait pas et l’on apprend qui la détraque. Les coulisses de cette fiction virtuelle sont décrits sans que l’on ne comprenne beaucoup plus tout ce dont il est question, mais c’est quand même sacrément bien fichu et construit ; surtout le concept des rêves/cauchemars avec la première Tueuse. L’épisode nous balade d’ailleurs avec le personnage de Maeve se baladant elle-même, à poil forcément, dans le building de Westworld et découvrant un monde tout nouveau pour elle, dans lequel elle voit ce qui arrive à tous les cadavres autour d’elle. Le vrai cliffhanger reste un mystère pour le moment, mais je n’avais pas besoin de ça pour avoir envie de revenir. Toujours beaucoup de questions et d’éléments flous pour l’instant donc, mais un second épisode pour moi bien meilleur que le premier. Les épisodes d’une heure qui m’accrochent autant, c’est rare. Merde, je crois que je suis fan !

03.pngÉpisode 3 – The Stray – 18/20
I want a little adventure

C’est reparti pour un nouvel épisode et inutile de dire qu’après ces deux premières semaines, je suis clairement impatient. Bien sûr, l’effet de surprise est passé, mais ça n’en reste pas moins très accrocheur. Dolores continue de se souvenir d’un peu trop de choses, les clients poursuivent leur aventure dans le western et les problèmes ne font que commencer à Westworld. Clairement, mes personnages préférés sont les clients, car il est bien plus intéressant de les voir découvrir le monde et l’univers virtuel, exactement comme nous. J’aurais aimé les voir un peu plus, notamment Logan qui me fait rire à chaque fois depuis la semaine dernière. Évidemment, il est aussi difficile de ne pas accrocher à Dolores que l’on voit énormément et dont l’histoire se répète inlassablement avec des variations très sympa. Le fil rouge se développe dans cet épisode, avec une mythologie de base qui se complique lorsqu’on nous présente Arnold, mort dans le parc et dirigé par sa folie. Intrigant autant qu’intéressant : cela confirme que les clients peuvent mourir et surtout je sens que ce sera lié à une quête. Évidemment, cela permet aussi d’intensifier le suspense sur l’équipe de sécurité. Tout aussi intéressant est le rôle confié à Gina Torres, guest dans cet épisode qui nous apprend plus sur le passé de Bernard et sur son fils, Charlie. La toute fin est blindée d’action avec une Dolores qui prend conscience de son passée et se rebelle, alors que tout se complique aussi côté sécurité lorsqu’un robot semble développer une conscience et se suicide. Le personnage d’Elsie (la scientifique/sécurité) est intéressant aussi à creuser, je crois, surtout qu’à la fin, elle prend conscience des dangers de Westworld au-delà de la part de mystère qu’elle souhaiter percer. L’épisode prend cependant son temps pour en arriver là et c’est qui explique cette note légèrement plus basse que la semaine dernière.

04.pngÉpisode 4 – Dissonance Theory – 17/20
Is there something wrong with this thoughts I’m having?

Une nouvelle séance de psychothérapie en plein rêve avec Dolores nous apprend qu’elle rêve de liberté (je donnerai cher pour la voir s’échapper de Westworld pendant uné pisode) et surtout qu’elle pense. C’est embêtant pour un robot. On laisse de côté un peu trop l’équipe de sécurité et son intrigue dans cet épisode pour moi, mais il est très cool d’en voir un peu plus sur l’intrigue du labyrinthe, mais aussi sur le personnage de Maeve, toujours hantée par les flashbacks de cette fois où elle est morte. Il serait presque tout aussi intéressant de n’avoir plus que les épisodes du point de vue de ces robots humanoïdes qui sont passionnants et dont l’intrigue métaphysique est très prise de tête. C’est aussi le cas du côté des directeurs de Westworld et de l’intrigue politique derrière tout ça, encore bien cachée. Il y a beaucoup à surveiller pour les prochains épisodes, c’est toujours aussi passionnant, même si peut-être légèrement plus lent cette semaine. Je reste hyper impatient de voir la suite, et j’aimerais tellement pouvoir la bingewatcher ! À lundi prochain !

05.pngÉpisode 5 – Contrapasso  – 16/20
Are we… very old friends?

C’est reparti pour un épisode de près d’une heure cette semaine, mais cette série parvient généralement à me faire oublier sa longueur. Il manque toutefois un petit « previously on » en début d’épisode, ne serait-ce que pour savoir quelles intrigues seront développées cette semaine. Si je devais évoquer un vrai défaut de la série, ce serait précisément celui-ci, car il est dommage que tout ne soit pas mené de front chaque épisode, même si cette semaine, les scénaristes s’en tirent plutôt bien avec un peu de temps accordé à chaque intrigue. J’ai aussi du mal avec la chronologie autour de Dolores et des clients (à quel moment quittent-ils le parc, quand y reviennent-ils, que font les clients entre deux quand Dolores « rêve » ?). Beaucoup de questions cette semaine donc, mais un épisode toujours aussi intéressant : le côté western est loin de me déranger autant qu’au départ, car je suis pris dans l’intrigue du labyrinthe et je me demande vraiment où tout ça cherche à nous amener, avec une intrigue western finalement pleine de fantastique. Cela donne un côté très original à la série, on ne voit pas ça habituellement dans les séries, donc ça fonctionne bien. C’était un peu moins bon cette semaine avec des ralentissements peu nécessaires (notamment les longs plans sur l’orgie) et des scènes attendues depuis longtemps qui ont semblé presque trop bâclées (la rencontre au sommet des deux vieux en fin d’épisode). Quant au cliffhanger sur Maeve, il est à péter un câble tant elle a été sous-exploitée cette semaine ! Et puis, j’ai envie de savoir comment Logan va s’en sortir cette fois, aussi, son sourire au moment où il se fait tabasser était excellemment joué. Finalement, c’était un épisode de transition, pas d’événement majeur, mais une avancée lente vers un but encore inconnu.

06.pngÉpisode 6 – The Adversary  – 18/20
Because despite what’s in here we’re not so different, are we?

L’intrigue politique se précise maintenant que l’on sait que les robots sont utilisés pour de l’espionnage industriel au sein de Westworld. J’ai bien aimé voir Elsie et Bernard mener l’enquête tout au long de l’épisode. Cependant, cela paraît encore trop simple et j’imagine que ça va se compliquer avec le temps, notamment du côté de l’écrivain des scénarii. On ne peut pas en dire autant du côté de Maeve, dont l’intrigue est enfin développée et est loin d’être simple : elle apprend qu’elle est un robot et pète un boulon presqu’aussitôt que cela lui est prouvé. Son intrigue avance trop vite cette semaine, où elle double Dolores sans aucun problème dans la prise de conscience de son état. On la suit dans une petite visite guidée de l’entreprise (plus jamais je me plains qu’il y a trop d’escalators à la Défense) étage par étage, ce qui nous permet d’en découvrir enfin beaucoup plus sur celle-ci. Bien qu’un peu déçu par cet épisode qui abandonne totalement l’intrigue de Dolores, Logan et William pour le moment, ces 57 minutes ont permis d’avancer énormément et de promettre de prochains rebondissements passionnants. Ce double cliffhanger autour de Maeve trop intelligente d’une part et Elsie mise en danger de l’autre est une fois de plus une vraie réussite, comme les fins de tous leurs épisodes. Je suis curieux de voir la suite, mais cela fait un moment que la série m’a accroché de toute manière, bien au-delà de son histoire de labyrinthe, elle aussi approfondie cette semaine.

07.pngÉpisode 7 – Trompe l’œil  – 17/20
This world is as doom as ever

Elsie a disparu cette semaine, mais tout le monde s’en fout puisqu’elle est officiellement en congés. Maeve est désormais au top de l’intelligence et ne se laisse plus contrôler par le scénario ni par les pauses voulues par l’équipe technique, ce qui est un peu étrange quand même, car elle est supposée rester un robot quoi qu’il arrive. Il fallait bien un peu de suspens j’imagine. Du côté de William et Dolores, on reprend enfin l’intrigue dans la Ghost Nation se la jouant très Game of Thrones, puis un peu The 100 avec son attaque d’indigènes. Pas nécessaire, mais tout à fait dans le style l’époque. William avoue à Dolores qu’il est sur le point de se marier, ce qui nous mène à un drama digne des meilleurs soaps et la formation du couple tant attendu. La majorité de l’intrigue de leur côté est encore retardée pour la semaine prochaine, je pense. Enfin, le côté politique est une fois de plus développé cette semaine, mais ce n’est finalement plus ce qui m’intéresse trop. Pourtant, c’est assez intéressant, surtout du côté de Clem qui ne réagit plus comme elle le devrait. La fin de l’épisode est là pour nous mettre une claque, et il faut bien dire que ça fonctionne. Je soupçonnais depuis le début qu’un robot se cachait dans le personnel, mais j’étais plutôt parti sur la piste d’Elsie que sur celle de Bernard. La révélation fut donc une semi-surprise malvenue, surtout que le doute grandissait tout au long de l’épisode, qui mène au meurtre d’un personnage que j’aimais bien. Le contrôle est tel qu’il va être vraiment intéressant de voir Maeve tenter de s’enfuir. J’ai bien aimé son énième discours sur l’humanité, qui lui donne beaucoup plus de pouvoir et d’emprise sur les techniciens que ce qu’elle avait jusqu’à présent. C’est intrigant.

08.pngÉpisode 8 – Trace Decay  – 18/20
Time to write my own fucking story

Excellent début d’épisode qui revient sur le personnage de Bernard et la manière dont ce robot est manipulé pour tout oublier de la fin de l’épisode précédent, bien horrible. Cela permet un retour au statu quo précédent, avec un Bernard qui récupère son poste et une Theresa accusée de tous les torts. Seulement cette fois, Bernard sait qu’il n’est pas humain, ce qui créé des vagues qui vont être assez intéressantes à suivre sur la fin de saison je pense, d’autant plus que son comportement détaché vis-à-vis des situations de Theresa et d’Elsie est suspect. En parallèle, Maeve continue de mettre en place son plan, qui nous dirige petit à petit vers une guerre robots/humains qui est parfaitement développée jusqu’ici. Je ne sais pas trop de quel côté j’ai envie de me placer, mais je crois que les androïdes ont pour l’instant l’avantage dans mon cœur. Elle parvient à manipuler ses deux techniciens pour être capable de blesser et tuer les humains, ce qu’elle applique aussitôt sur Sylvester qui s’en tire de justesse. Elle prend également tout contrôle sur les robots de Westworld, un pouvoir qui devrait vite la faire remarquer. Dolores continue d’expérimenter quelques bugs dans sa quête, mais rien de transcendant pendant une bonne partie de l’épisode, si ce n’est qu’elle révèle à demi-mots que ses dysfonctionnements sont le bon vouloir d’Arnold. Cela se déroule alors que celle de l’homme en noir qui continue, lui aussi avec un robot perdant peu à peu la boule et se souvenant du sort de Dolores infligé par son allié. C’est con. J’ai particulièrement aimé dans cet épisode la manière dont l’ensemble des intrigues est enfin traité en tant que grand tout. Cela manquait énormément jusqu’ici, le plus gros défaut de la série étant pour l’instant son manque d’unité dans l’écriture. Le passé de Maeve est ainsi relié à celui de l’homme en noir, ce que l’on savait déjà, mais il était très cool de voir le pourquoi du comment. En effet, cette intrigue explique son comportement d’aujourd’hui et le simple fait qu’elle s’en souvienne promet le développement d’intrigues passionnantes pour les deux épisodes restants cette saison – et la suite de la série. Toujours pas de temps mort cette semaine, et beaucoup de pistes à explorer toujours, Westworld continue de me convaincre épisode après épisode.

09Épisode 9 –  The Well-Tempered Clavier – 19/20
You don’t know, do you?

Tellement de pistes à explorer pour boucler la saison et tellement peu de temps restant, cet épisode part avec une bonne base d’intrigues et ça se sent tout de suite. Maeve confronte Bernard sur son statut de robot et cela lui permet de s’en tirer sans problème. Ce n’est pas le cas pour lui qui voit son monde s’effondrer, forcément. Par un détour scénaristique un peu simple, il parvient à se souvenir de son « passé », qui permet de de se demander si Gina Torres sera une robot pour la suite de la série et révélant enfin le triste sort d’Elsie, assez prévisible. Maeve de son côté est un peu trop sous-exploitée cette semaine, mais elle continue sa quête de réunir une armée de robot, qu’elle parvient à convaincre grâce aux pouvoirs qu’elle s’est accordée. Simple aussi, mais diablement plus efficace. L’épisode s’intéresse également au sort de Dolores qui se remémore un peu trop de choses face à William et Logan. Cela confirme mon énorme coup de cœur pour le personnage de Logan qui est une fois de plus le parfait salopard et révèle une bonne fois pour toute que Dolores est un robot, la faisant se souvenir d’un coup d’un seul de l’existence d’Arnold. William se rebelle et bute tout le monde pour forcer Logan à l’aider à retrouver Dolores. Celle-ci est partie de son côté en quête d’une vérité qui nous apporte des réponses passionnantes en lien avec la quête de cette même vérité cherchée par Bernard. Et je me suis fait avoir par celle-ci, je me doutais bien qu’Arnold avait un lien avec les personnages que l’on connaît, mais je n’avais pas été si loin. Je ne sais pas bien pourquoi tellement ça paraît évident maintenant que je peux prendre un peu de recul. Une intrigue rondement menée et surprenante qui confirme donc que j’avais raison de m’accrocher à la série et d’y voir tant de qualités. Plus qu’une semaine avant la fin de saison, qui promet encore pas mal de révélations. Il reste en effet à boucler l’intrigue de l’homme en noir, dont je commence à être vraiment curieux de l’identité secrète (la double timeline totalement mindblowing semble se confirmer, surtout avec ce « William ? » final de Dolores). Quoiqu’il en soit, cette semaine, il se voit piéger par un robot, ce qui l’arrête dix secondes à peu près. Cela permet surtout d’en découvrir plus sur ses liens avec l’organisation de Westworld et le place donc en position de retrouvailles avec Dolores, le labyrinthe semblant quasi-résolu désormais. Quant à l’intrigue Maeve, je pense qu’elle sera l’objet d’un cliffhanger pour revenir en saison 2 plus que d’une réelle conclusion la semaine prochaine, tant il reste de choses à faire. Je peux me tromper cependant, et je suis pressé de découvrir le dernier épisode (et en même temps frustré d’y être déjà !).

10.pngÉpisode 10 – The Bicameral Mind – 20/20
I know what your maze is.

Double dose de Westworld cette semaine pour la fin de saison, et ce n’est pas de trop pour conclure toutes les intrigues. Cela commence avec un joli écho à la première scène de la série qui est très bien trouvé. Le première partie de cet épisode se concentre surtout sur l’intrigue Dolores avec la résolution du labyrinthe. C’est parfait, la révélation étant particulièrement incroyable puisqu’il est révélé qu’Arnold avait pour but de créer la conscience de ses robots, ce qui explique les incidents que nous avons perçu plus d’une fois lors des épisodes précédents. En parallèle, nous suivons Logan et William toujours à la recherche de Dolores, et cela devient sanglant avec un William pétant les plombs et butant tout le monde pour retrouver sa dulcinée. Je connais un Logan qui regrette d’avoir eu la bonne idée d’emmener son beau-frère avec lui à Disneyland. J’aurais aimé une meilleure conclusion pour le personnage de Logan que j’adorais, mais la révélation sur William fonctionne très bien, malgré sa prévisibilité. N’ayant jamais aimé William, je ne peux pas être déçu de son sort et de le voir transformé en cet homme en noir qui nous aura occupé toute la saison. Il est brillant de voir Dolores finalement lui casser la gueule avant de s’enfuir avec son vrai amour. Charlotte pousse Robert à démissionner, avec l’accord de ce William, ce qui sent bon la catastrophe rien que sur le papier. Et quand Robert explique à William que le nouveau scénario va lui plaire, j’ai compris vers quoi on se dirigeait et que le vrai mindblowing était probablement là. Il est donc temps de parler de Maeve qui, quant à elle, continue d’orchestrer sa révolution qui tourne au slasher pour l’équipe technique de Westworld dont les créations sont de vrais psychopathes en puissance. Je n’étais pas vraiment prêt pour ça et c’est une pure réussite, même si la chronologie n’est pas des plus évidentes au premier abord. Maeve est une pure badass avec son nouveau look et c’est brillant, la seconde partie de l’épisode fonctionne encore mieux que la première, surtout que je n’ai compris la supercherie de ce nouveau scénario que quelques secondes avant sa révélation niée par Maeve en milieu d’épisode : quelqu’un se joue d’elle et lui donne ce désir de liberté, à elle et à d’autres machines. La seconde partie est donc purement intrigante, car l’on se demande où tout cela mène et surtout quelle est la part de vrai dans cette histoire de massacre total. Maeve parvient à s’enfuir de Westworld… pour mieux y revenir alors que Dolores atteint le centre du labyrinthe dans un moment de lucidité qui fait froid dans le dos. Elle décide alors de simplement exécuter Robert, qui se suicide avec plaisir, sachant que les machines ont désormais leur propre conscience et leur besoin de revendiquer leur monde. Ce double épisode final m’aura donc coupé le souffle à plus d’une reprise tant il était haletant et impeccable en tout point, jusqu’aux suicides très shakespearien d’Arnold, puis Robert. Pourquoi se prendre la tête à inventer une réplique qui déchire quand Romeo & Juliet suffit ? Une fin extrêmement violente, donc, à la hauteur de ce que nous ont proposé ces dix épisodes tout à fait dingues. J’en redemande tellement plus et je suis si pressé de voir la suite, j’espère une saison 2 où nous assisterons à l’affrontement entre ces riches et les machines, au sein du parc, privé de ses sécurités habituelles. Un Hunger Games en plus badass quoi.

Fin.png

EN BREF – Je ne taris plus d’éloges sur cette série que je recommande à tout le monde car elle parvient enfin à allier le budget et la qualité, surpassant les défauts que je déteste dans pas mal de choses à la mode avec beaucoup d’audace et de cran. Le scénario est juste brillant, les thématiques abordées sont celles que j’adore dans à peu près toutes les séries et l’écriture de l’ensemble de la saison est dynamique au point de mener à une fin explosive qui a réussi à me réserver quelques surprises quand je croyais avoir tout deviné. Cette série était un pur bonheur et est clairement ma meilleure découverte de la saison, avec une qualité que je n’avais pas encore trouvé ailleurs depuis bien longtemps. Chaque épisode est à voir et à revoir, je ne doute pas que je me replongerais dans cet univers à de multiples reprises, tant la série a réussi à ne pas me décevoir sur l’ensemble de ses intrigues ! C’est tellement rare, vu comment je suis compliqué !

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