NCIS Hawai’i S01E12 (express)

Épisode 12 – Spies (1) – 16/20
Ecoutez, je suis peut-être un peu de mauvaise foi : l’épisode était excellent et mériterait sûrement que je monte la note plus haut encore, mais j’étais spoilé par leur promo et je ne trouve pas non plus qu’il justifiait le changement de case horaire. On aurait très bien pu attendre une semaine pour avoir la suite… même si je ne vais pas bouder mon plaisir d’avoir un deuxième épisode à regarder bien vite. Cette première partie est efficace dans son rythme en gradation constante.

Spoilers

L’enquête de la semaine mène Jane à demander des informations à Maggie, son amie de longue date.

Je ne comprends pas trop la chaîne cette fois-ci. La semaine dernière, c’était les scénaristes… mais là, vraiment quel dommage : toute la promo sur le double épisode tournait autour du kidnapping de Maggie, mais comme je m’en doutais et le disais dans mon article de dimanche soir (ci-dessus), cela n’est intervenu que très tard dans l’épisode, autour de la trentième minute.

Inévitablement, cela fait que je me suis ennuyé pendant une partie de l’épisode, parce qu’il était facile de recoller les morceaux avant même qu’on nous les montre. Toute la partie de l’enquête sur le laborantin qui se fait empoisonner était un peu lente, inévitablement. J’attendais que Jane fasse le lien avec Maggie et même quand elle le fait, on perd encore du temps puisqu’elle donne des informations mais ne se fait pas enlever. Un comble, tout de même. 

L’épisode n’est pas mauvais en soi, mais ça casse une grande part du suspense de savoir dès le départ que la série va se diriger vers ce personnage. Je l’aimais beaucoup dans son épisode d’introduction et sa relation avec Jane fonctionnait vraiment bien. Cette semaine, je l’ai trouvée plus froide et éloignée de Jane dès le départ, ce qui fait que je n’étais que moyennement étonné de la conclusion de l’épisode aussi. Toutefois, je dis ça, mais ça reste une bonne surprise.

La série semble passer d’un coup dans la cour des grands et se sert astucieusement de tout ce qui a été établi dans les épisodes précédents pour proposer un épisode au rythme de plus en plus haletant. Chacun en a pour sa pomme, et c’est une bonne chose : on commence par Lucy et Whistler qui sont toujours en pleine rupture (comme si ! On sait qu’elles vont se remettre ensemble, j’insiste), on enchaîne avec Kai forcé de passer au restaurant de son père et on finit par Jane inquiète pour son amie.

Les scénaristes profitent de toutes les cartes qu’ils ont en main pour nous investir dans l’épisode, et ça finit par fonctionner quand Maggie est enlevée. Et si ça fonctionne si bien, c’est pour deux raisons.

Premièrement, à ce stade de l’épisode, on a déjà eu droit à un enlèvement qui a mal tourné avec une course poursuite interrompue (bordel, mais y a-t-il quelque chose que Lucy ne sait pas faire à part nager ? C’est incroyable cette manière de conduire que la série lui accorde) par un camion. Trois kidnappeurs pour un étudiant, ça faisait beaucoup… le retrouver mort, c’était triste.

Deuxièmement, comme Jane craint de retrouver son amie toute aussi morte que ce premier kidnappé, elle met tout en œuvre pour la retrouver au plus vite, et par tous les moyens. C’est bien ça qui fonctionne le mieux : on découvre une nouvelle facette du personnage principal de la série. Inquiète, elle est assez odieuse avec son équipe et veut mener l’enquête au plus vite, sentant que la montre joue contre elle. C’est rare de ressentir cette précipitation dans la série, mais le rythme est de plus en plus prenant. Les scénaristes ont réussi à se trouver sur ce coup-là, ça fait franchement plaisir !

Je pensais que ça allait mener vers un cliffhanger où Maggie ne serait pas retrouvée. Je me suis bien trompé : à la place, Jane fait simplement un horrible chantage à une détenue qui a des informations. Elle lui fait croire que sa sœur est morte pour accélérer la procédure et obtenir ce qu’elle ne voulait pas lui révéler. La prisonnière – introduite plus tôt dans l’épisode, parce que tout était quand même bien réfléchi au cours de l’épisode – tombe dans le panneau, personne ne lui révèle que sa sœur reste finalement en vie et je trouve Jane assez horrible. Pas surpris de Whistler par contre, c’est exactement ce que j’attendais d’elle.

Bref, on termine par une autre scène d’action bien gérée – mais elle ne valait pas la course poursuite qui est la vraie scène d’action de cet épisode – et par une libération de Maggie. Dès lors, comme on sait que c’est un épisode en deux parties, on se doute bien que ça va mal se terminer. Il ne restait que deux possibilités : la mort surprise de Maggie ou sa trahison. La série choisit la deuxième option, faisant peser sur elle des soupçons d’espionnage au service des chinois à cause d’une mauvaise information donnée à Jane plus tôt dans l’épisode. Je l’avais dit qu’elle paraissait plus froide.

Franchement, c’était aussi un peu gros de la voir reconnaître un portrait robot reconstitué à partir de bouts de visages aussi. Le coup du Picasso m’a fait rire, parce que c’est vraiment ça et on peine à croire que tout ça soit possible. M’enfin, ce n’est pas exactement la question : on parlait de Maggie soupçonnée par Jane de bosser pour les chinois !

Oh bordel. C’est original, même si ça ne surprend que moyennement vu le titre de ce double épisode. Je continue de penser que l’on aurait pu nous laisser dans notre suspense une semaine de plus – après tout, personne n’est en danger de mort – mais la scène finale fonctionne bien avec Maggie évidemment présente chez Jane. Par contre, Jane fait une bien mauvaise agent : on lit ses soupçons sur son visage, j’imagine que Maggie n’aura aucun mal à se méfier d’elle là.

On verra bien demain – enfin aujourd’hui, j’ai écrit ça après minuit et, franchement, je regarderai l’épisode suivant au réveil si je le trouve… bonne nuit, du coup ; même si je publie ça le matin. J’ai hâte de voir la suite franchement, parce que la réaction de Jane quand Maggie est enlevée prouve bien qu’elle est capable de grandes choses et si vraiment Maggie est une traître, ça va saigner.

Par contre, j’en doute fortement. On va bien voir, mais je vois bien la série nous révéler que Maggie a dû jouer un double jeu pour une raison ou une autre et qu’elle n’est pas vraiment une traître. Ou alors, je me berce d’illusions, allez savoir. Le suspense est de courte durée au moins !

Quoi de neuf ? #04

Salut les sériephiles,  

Croyez-le ou non, j’ai tenté de préparer cet article dès hier soir… mais je m’y suis pris si tard que je fais un pari avec moi-même, n’étant vraiment pas sûr de le finir dans les temps pour le publier dès le mardi matin. Vous savez ce qu’il en est si vous lisez ça : si c’est le matin, j’ai géré. Si c’est le soir, j’ai géré aussi, mais tout de même moins !

Ecoutez, on fait ce qu’on peut : je savais que le début de semaine allait être chargé, et ça se confirme ! Comme toujours, je vais accuser le travail en restant flou parce que c’est ma vie privée. Et comme le blog commence à ravoir sa petite réputation et ses pics de vues, on va tenter de garder ça vraiment privé, hein.


D’ailleurs quoi de neuf sur le blog ?

Côté articles, vous devez bien vous en rendre compte, je parviens à me tenir à jour dans mes publications quotidiennes et vous avez pour l’instant eu les articles que vous étiez censés avoir à peu près dans les temps. La seule exception était mercredi dernier, mais c’était indépendamment de ce que je pouvais faire ; j’ai juste pris la décision de suivre l’actualité, évidemment. 

Le plus impressionnant en ce qui concerne les articles, c’est clairement le nombre de vues que le blog reçoit en ce moment… mais je vais en parler juste après dans les articles les plus lus, vous vous en doutez bien.

Du côté des séries, eh bien, vous avez dû voir aussi que mon rewatch a patiné un peu ce week-end. J’ai eu un week-end aussi chargé que mon lundi, ce qui fait que j’ai vu assez peu de séries. C’est la première fois cette année que je passais un week-end avec si peu d’épisodes, et c’est un peu frustrant. J’étais content d’avoir réussi à me maintenir à jour toute la semaine dans mes hebdos et je me disais que j’allais pouvoir avancer dans mes autres séries à la bourre… mais finalement non, c’est foiré, parce que je n’ai vu que mes hebdos. C’est déjà ça, cependant.


 

Quelques infos-clés :

  • 16 articles publiés la semaine dernière (-5 articles)
  • +10 épisodes critiqués sur le blog.
  • 109 commentaires échangés ensemble (+2 par rapport à la semaine précédente… mais avec toujours 70 commentaires en attente)
  • La performance de la semaine est… Eric Dane
  • Après une longue attente, How I met your father a vu le jour la semaine dernière. Ce n’était pas brillant, mais ça fait une sitcom sympathique malgré tout.
Je ne connais pas ce groupe, mais Spotify a décidé de me le suggérer dans mon radar des sorties de la semaines… et je suis tombé rapidement sous le charme, me le gardant en tête une bonne partie de la semaine.

Lacune sense8

Si vous voulez mon vrai avis, la principale lacune de la série, c’était son scénario de fil rouge beaucoup trop complexeC’est donc ça que j’aurais cherché à la place de cette personne étant arrivée sur le blog grâce à cette recherche.

 

Les articles les plus lus :


Des centaines et des centaines de vues !! C’est assez incroyable, mais nous avons les mêmes articles que la semaine dernière dans le top des vues. Le mois de janvier a déjà plus de vues que le mois de décembre et nous sommes à peine le 25 janvier. Vraiment, merci de votre fidélité.

L’algorithme Google s’est réconcilié avec moi, en plus, propulsant mes articles assez haut dans les recherches, selon les mots-clés utilisés, évidemment. Toute la saison 1 continue donc d’être beaucoup lue, mais la saison 2 commence à avoir son public aussi. C’est peut-être aussi pour cela que le résumé de la saison 1 est monté assez haut la semaine dernière dans les stats. Bref, c’est un succès qui ne se dément pas : la série comptabilise à peu près un quart des vues du blog la semaine dernière. C’est probablement grâce à elle aussi que d’autres articles rencontrent leur public, car c’est comme ça que fonctionne Google.

Pour une fois que j’adore une des séries qui cartonne vraiment sur le blog ! Et comme la semaine dernière, je vais donc terminer par un petit coup de projecteur sur la série, tant qu’à faire, avec la critique parue hier matin :



On ne se refait pas, je suis toujours aussi fan de la voix et du style de Laura Marano !

Trois saisons qui cartonnent :

Euphoria – Oui, bon, vous vous en doutiez vu les performances de la série avec sa saison 1, mais ça me paraît important de souligner ici aussi son succès pour la saison 2. Je ne comprends pas trop la logique des articles de la saison 1 qui explosent quand nous sommes en pleine saison 2.

HIMYF – Assez surpris de découvrir qu’avec ses deux premiers épisodes la série parvient déjà à atteindre un large public sur le blog… et pourtant, c’est prévisible. Tout le monde semble avoir regardé le pilot dans mon fil Twitter. Inévitablement, tout le monde a donné son avis et cherché à savoir l’avis des autres sur ce reboot. À voir si les épisodes suivants attirent encore (j’en doute).

NCIS Hawai’i – L’épisode de la semaine dernière se concentrait sur un personnage adoré des fans… et ça s’est rapidement vu ! L’article a cartonné dès sa publication, mais je ne m’attendais pas non plus à ce que la saison finisse à cette place. Et pourtant, ça n’a pas arrêté, toute la semaine, de grimper. Eh, ça fait plaisir de revoir enfin un top 3 avec que des hebdos !


Et avant de partir, ne manquez pas…

On a tous eu le coeur brisé mercredi dernier :

En hommage à Gaspard Ulliel

Salut les cinéphiles, Bon. J’avais prévu de parler de films au cinéma en ce moment, mais l’actualité me fait évidemment revoir ma copie. Nous avons appris cet après-midi l’horrible et triste nouvelle de la mort de Gaspard Ulliel dans un accident de ski. Et franchement, ma première réaction a été « mais non ? » tellement ça me…

Bonne semaine à tous !

 

Eric Dane (#174)

Salut les sériephiles,

Il y a des personnages que j’adore et sur lesquels j’ai envie d’écrire pour célébrer leurs interprètes… et puis, il y a ces acteurs que j’aime bien mais dont je déteste les personnages. On en arrive alors souvent au point où je ne pense même plus à eux quand vient le temps de rédiger une performance de la semaine. J’étais donc parti pour écrire sur quelqu’un d’autre avant de capter que, quand même, il méritait son article.

eric perez | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Eric Dane

La série : Euphoria L’épisode concerné : S02E02 – Out of Touch – 18/20

Эрик дэйн GIFs - Get the best gif on GIFERPourquoi ?

Promis, cette fois, ce n’est pas parce qu’il s’est mis nu… même si évidemment ça a joué sur l’épisode 2 de cette saison, parce qu’il y a un fantasme de Nate où l’on voit des choses qu’on ne devrait probablement pas voir. Après, Eric Dane a quand même très souvent capitalisé sur son physique pour jouer ses rôles, donc c’est sans surprise qu’on le retrouve nu dans une série comme celle-ci. Cependant, il est surtout là pour jouer un papa, tout de même, alors il n’y a pas que ça. Ce n’est pas dans son rôle de père qu’il m’a le plus marqué : non, si j’en fais ma performance de la semaine dernière, c’est principalement pour la scène où on le voit entrer dans le magasin de Fezco. C’est con comme tout, mais l’acteur a une gravité sur son visage qui le rend parfaitement terrifiant. Je ne connaissais pas cette facette de l’acteur alors que j’ai eu l’occasion de le voir dans plusieurs séries. Pin by Kasia Litwin on Euphoria❤ | Eric dane, Skylar astin, EuphoriaUne fois n’est pas coutume, l’acteur est bien servi par des scénaristes excellents qui lui donne une intrigue lui permettant d’exploiter davantage une facette sombre de son personnage, mais il le fait avec brio. Le voir jouer un méchant pour une fois, c’est excellent, parce qu’il est brillant dans ce genre de rôle. C’est à se demander pourquoi il était toujours un gentil finalement – souvent un peu bâtard, mais toujours bon dans le fond. Contrairement à cette série. Oh, bien sûr, le personnage de Cal a un bon fond, mais bon, quand on le retrouve en train de menacer Fez parce qu’il aimerait retrouver une vidéo porno qu’il a tourné sans le consentement de la mineure avec qui il était en train de coucher. C’est gênant, tout de même et ce n’est pas un personnage gentil. Définitivement pas.


Vu aussi dans : 

https://media.melty.fr/article-4184615-raw/media.gifOula, dans tellement de choses que je vais forcément en oublier ! Le premier rôle dans lequel je l’ai découvert est probablement Charmed – mais il avait déjà quelques années de rôles à son actif. Beaucoup le détestait à l’époque de Charmed, alors qu’il était là pour être tout à fait charmant et draguer lourdement. Cela n’a jamais été mon personnage préféré, mais comme je n’aimais pas Cole non plus, il faut peut-être regarder du côté de ma jalousie vis-à-vis d’Alyssa Milano. Quand on y pense, elle a tout de même déménagé pour lui… mais le personnage a fini par disparaître dans la nature, et c’est super triste, car ils tenaient vraiment quelque chose. C’était trop adulte pour cette série peut-être. En parlant d’adulte, Eric Dane est ensuite entré dans un monde avec des séries un peu plus adultes. eric dane | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirIl a ainsi enchaîné ensuite avec le rôle de McDreamy dans Grey’s Anatomy. Vous voyez, je vous disais qu’il avait toujours compté sur son corps pour ses rôles, et clairement, il était juste là pour être un atout charme à la base. Cette scène d’introduction où il sort de la douche est absolument inoubliable. Avec le temps, le personnage a gagné en complexité et en profondeur, devenant un personnage passionnant à suivre. Malheureusement, l’acteur a demandé à quitter la série et on a rapidement su que ça se terminerait mal pour lui, ce qui est tout de même bien dommage. Depuis, l’acteur est passé par The Last Ship, une saison que je voulais regarder… et que je n’ai jamais trop pris le temps de regarder. C’est bien dommage. Un jour peut-être ? Côté films, je crois que je ne l’ai vu que dans X-men L’Affrontement final… Mais pour être tout à fait honnête, j’avais carrément oublié ça avant de regarder sa page IMDB.


L’info en + :

Cet article est écrit par rapport à l’épisode 2 de la série, mais c’est avec plaisir que j’ai découvert une nouvelle facette du personnage de Cal ce matin avec le troisième épisode de la série. C’était assez incroyable de voir Eric Dane jouer par un acteur plus jeune – Elias Kacavas, à gauche sur la photo ci-contre, qui fait un job assez fou (mais pas autant que son collègue pour qui il s’agissait d’un tout premier rôle ??). Et le plus intéressant, c’est qu’avec ce troisième épisode nous dévoilant le passé de son personnage, Eric Dane reste sacrément impressionnant.

Voir aussi : Euphoria – S02E03

En effet, je trouve qu’on lit davantage dans son jeu qu’il y a derrière cette façade dure une sensibilité, particulièrement lors d’une scène où Cal est en mauvaise posture. Je trouve ça passionnant de voir comment l’acteur change très subtilement son jeu maintenant qu’on en sait plus sur lui – même si peut-être que tout vient de moi projetant mes propres idées sur le personnage.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Euphoria – S02E03

Épisode 3 – Ruminations : Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.

Spoilers

Cal reste perturbé par ce que son fils lui a révélé, Cassie est prête à tout pour quelques minutes avec Nate et Rue s’enfonce de plus en plus dans les emmerdes.

 

Everyone’s a fucking nun.

Je sais, j’avais écrit que je n’aurais probablement pas le temps de voir cet épisode dès ce matin, mais j’en avais trop envie, alors me

voilà. Et je suis récompensé de ma volonté de découvrir cet épisode par un bon gros plan sur des fesses que je n’avais absolument pas besoin de voir pour commencer ma journée, su-per, merci Euphoria pour ça.

En effet, cet épisode débute gratuitement par les fesses de Cal qui se prépare à aller voir Derek. Qui sont ces gens ? Eh bien, Cal, c’est le père de Nate. Sauf que là, il n’est pas joué par Eric Dane, parce que nous sommes dans le passé et qu’il est encore ado. Vraiment, la nudité est purement gratuite, et je ne la comprends pas trop. Après, je ne vais pas m’attarder plus longtemps que ça dessus, surtout que je suis bien heureux que le montage suivant se fasse sur Mistify me, une chanson que j’adore. On y suit donc une journée normale dans la vie de Cal et Derek, et ça ressemble fort à un épisode de Riverdale quand ils se mettent à faire de la lutte et être dragués par une nana.

Après un détour par les vestiaires nous montrant bien que ces meilleurs amis aiment se voir nus sous la douche. Enfin, c’est surtout Cal qui est intéressé par les jambes et l’entrejambe de son pote. Malgré tout, quand il rencontre Marsha, il la laisse faire tout ce qu’elle veut… et le raconte dès que possible à Derek. Allez, la série reprend son esthétique incroyable pour toutes ces scènes, avec des plans qui se font timides par moments quand à d’autres moments la nudité ne semble déranger personne.

L’introduction ne s’arrête plus en tout cas de nous montrer les personnages de Derek et Cal à poil, enchaînant ensuite avec une soirée qui finit par un bain de minuit dans la piscine. Et si tout le monde se fout à poil, il semble important de conserver ses chaussettes pour plonger. Pardon, mais c’est tout ce que j’ai réussi à penser, alors que les caméras reprenaient leur voyeurisme esthétique étrange. En fait, tout est étrange dans ce début d’épisode, parce que Cal semble vraiment être un personnage sympathique finalement.

Bon, il passe son temps à coucher avec sa copine, mais c’est un adolescent après tout, alors c’est bien normal. On comprend malgré tout que sa relation à son père est particulière et qu’il y a également quelque chose qui lui trotte en tête en permanence. Il a des envies clairement homosexuelles, mais heureusement, il aime faire des cunilingus à sa copine, alors ça le détourne un temps de ses fantasmes. Un temps, seulement, évidemment.

Lors d’une soirée, Derek et Cal se retrouvent à conduire une décapotable sous une pluie battante et se réfugient dans un bar gay. La série voulant tout faire pour que je l’adore, elle enchaîne sur une autre chanson du groupe INXS où les deux amis s’éclatent et dansent ensemble. Oh bordel, mais non, mais qu’est-ce qu’ils font pour cette introduction ? C’est interminable et sérieusement, je suis en train de tomber amoureux de ces deux-là. Comme quoi, on peut raconter une belle histoire d’amour en 12 minutes.

Les deux amis finissent par partager leur premier baiser sur « Never tear us apart », ce qui est toujours un bon choix. Le réveil sera plus douloureux pour Cal le lendemain : alors qu’il vient de passer une belle soirée avec son copain, il découvre que sa copine est… Enceinte. Elle a vérifié avec trois tests avant de l’appeler, alors il n’y a aucun doute possible – même si la série ne nous le révèle pas exactement comme ça. Allez, félicitations Cal, tu vas devenir papa. Bizarrement, il s’effondre en larmes et casse toute la hype de ce début d’épisode.

Je m’attendais quand même à ce que le zoom arrière nous révèle que son lit soit partagé avec Derek, mais ce n’est tout de même pas le cas. Allez, il est temps de quitter le passé maintenant, mais bordel, qu’ils me fassent un spin-off sur Cal, ou un what if où il ne finisse pas par être le bâtard qu’il est.

La série enchaîne toutefois par un retour dans le présent qui continue de me convaincre que tout le monde veut que je tombe amoureux devant : je veux dire, Zendaya se met à chanter Call me irresponsable devant nous. Bon, le problème, c’est qu’on comprend assez vite que le fun de cette scène est provoqué par… la drogue. C’est dommage, mais ça ne m’a pas empêché d’être à fond avec elle. Je chantais, je me marrais et quand Gia la regarde, j’ai éclaté de rire.

Il était important de nous faire rire comme ça, parce que très rapidement, la série se dirige vers l’émotion exactement inverse : la dépression la plus importante quand Rue confie à sa petite sœur qu’elle se drogue pour oublier ses envies suicidaires. Mais ? Quel enfer. Avant d’en arriver là, la série nous propose un petit « How to get away with being a drug addict » qui est excellent, avec une petite référence à la saison précédente aussi. Zendaya est une actrice absolument brillante, l’écriture de cette série l’est encore plus.

On nous révèle ainsi qu’elle raconte tout ça à Jules, lui expliquant peut-être aussi pourquoi elle a avoué à sa sœur vouloir se suicider pour pouvoir tranquillement continuer à se droguer sans qu’elle ne l’en empêche. Ethiquement, je suis aussi dérangé par cette scène que lorsque Cassie de Skins expliquait comment être anorexique, mais en même temps, c’est le principe même de cette série d’être dérangeante.

Et elle est beaucoup plus que ça aussi, enchaînant avec Jules confiant à Rue qu’elle n’aime pas son nouvel ami, parce qu’il veut probablement la baiser et puis c’est tout. Ce n’est pas exactement tout et on enchaîne sur une scène incroyable où Jules va justement interroger ce pote. Les échanges entre eux sont si incroyables que j’en ai oublié la critique. Les références à Twitter, à la sexualité, à la notion de genre… Tout est joué avec une fluidité incroyable. J’ai adoré voir Jules et Elliot échanger sur le nombre de partenaires sexuels qu’ils avaient, parce que ça en disait long sur les deux personnages, l’air de rien. Et c’est sans trop de surprise que ça mène à Rue et Jules faisant l’amour, mais pas avant que Rue aperçoive le père de Nate, histoire de nous rappeler que nous sommes tout de même dans une série bien plus large que ça.

C’est un joli moyen de faire la transition vers la suite de l’épisode qui est… encore plus géniale ? Genre, je ne pensais pas que c’était possible, mais on se concentre sur le personnage de Lexi que j’adore et qui nous révèle avoir écrit un scénario. Et ce n’est pas si surprenant après tout : la série nous rappelle que Lexi a toujours été une observatrice de sa vie… et ça se fait par un moment tout à fait méta avec un miroir nous montrant les caméramen (bonjour) ou nous montrant Lexi en réalisatrice et Rue en actrice droguée.

C’est excellent et ça enchaîne par un autre détour : Lexi partage sa chambre avec une Cassie qui a désormais décidé de se réveiller tous les matins à quatre heures pour… se préparer à aller au lycée. Oui, oui, 4h du matin. Elle a ainsi les meilleurs outfits et est aussi merveilleuse que possible. Elle fait tout ça pour que Nate la remarque – sauf que Nate ne la remarque que quand elle s’habille littéralement comme Maddy. C’était aussi drôle que déprimant, comme d’habitude.

La série est magnifique pour ça, et tout semble si parfaitement cohérent et logique. Même la construction de l’épisode l’est, d’ailleurs, puisque tout ça permet d’en revenir à Lexi et son scénario validé par un prof, à quelques mètres d’un action ou vérité de Rue, Jules et Elliot. Les trois passent désormais tout leur temps ensemble, et ça se fait avec ce jeu et des actions particulièrement stupides.

Si elles nous permettent de rire et de continuer à provoquer, le but de l’épisode est toutefois bien de se centrer sur Lexi et sa pièce de théâtre. Le problème, c’est que la pièce est totalement inspirée de sa vie, y compris de la vie de sa sœur… sauf que Cassie n’est pas au courant des talents de sa sœur, pas plus que Lexi n’est au courant des préoccupations de Cassie. À force de vouloir être toujours la plus sexy pour Nate, Cassie en arrive à un stade où elle paraît plus ridicule qu’autre chose. Son look la fait passer pour un personnage de la comédie musicale Oklahoma que je n’ai pas vu moi non plus.

Il était plus facile de s’identifier à Rue, comme ça. Par contre, ça ne dure qu’un temps, parce qu’on en revient au plus grand malaise de Cassie. Elle est magnifique, Cassie, à péter un câble sur Maddy, à lui révéler qu’elle est amoureuse de Nate et que Nate n’est de toute manière pas fait pour Maddy puisqu’ils sont toxiques ensemble.

Malheureusement, tout ça, ça se passe dans la tête de Cass. Dans la réalité, elle ne dit rien (mais quelle arnaque, j’y croyais !), ne se confie qu’à demi-mot à sa meilleure amie et… couche avec Nate tous les vendredis soirs. Oh putain, mais Nate ! Cassie ! J’aurais dû m’y attendre, bordel. La scène est violente, surtout qu’on nous montre ensuite que les parents de Nate entendent tout. Et la réplique de la mère qui donnerait beaucoup pour redevenir adolescente est vachement compréhensible après ce début d’épisode où on voit qu’elle avait de quoi s’éclater encore et encore. De toute manière, Cal s’en fout royalement désormais.

En effet, il est toujours perturbé, et c’est bien logique, par ce que son fils lui a révélé en fin d’épisode la semaine dernière. On nous révèle donc qu’il planque désormais devant chez Fez, et je n’aime pas ça du tout. Ash non plus n’aime pas ça, et il n’hésite pas à braquer Cal, hein. Il n’en faut pas plus pour que Fez interroge donc Cal, sauf que ça tourne mal. Ash s’éclate sur la tronche d’Eric Dane et ça finit par faire sortir la vérité du personnage de Cal.

C’est horrible : il est persuadé que Fez est au courant de ce qu’il a fait avec Jules, et il est sûr aussi que Fez a le DVD sur lequel il y a une vidéo de lui et Jules. Ce n’est toutefois pas le cas du tout : bien au contraire, il révèle tout lui-même à Fez, qui n’en revient pas de ce qu’il entend. TU M’ETONNES. C’est terrible à voir, parce que Cal se fait avoir comme un bleu et tabasser au passage, avant d’être libéré bien simplement par Fez qui comprend qu’il est dépassé par tout ce qu’il se passe.

Pendant ce temps, Kat est toujours sous-exploitée et j’attends impatiemment son épisode. Les scénaristes ne l’oublient pas totalement, avec une scène où elle rencontre les parents d’Ethan… et plante complètement le test qu’ils lui font passer. En parlant de test, il faut bien en revenir aussi à Lexi et son audition : cela permet de rencontrer Bobi, son assistante à la voix insupportable, et de voir Ethan obtenir un rôle dans la pièce. J’imagine que ça aura un impact pour la suite, parce que pour l’instant, on se contente d’avoir cette pièce comme alibi pour Rue.

Oui, en parallèle de tout ça, Rue a aussi une idée qui lui fait penser qu’elle est une véritable génie. Elle veut ainsi revendre de la drogue et demande à Fez de l’aider. Comme il refuse, elle se tourne vers la dealer du premier épisode, qui aime faire en sorte que tout le monde se déshabille chez elle. Je ne le sens pas du tout là. Il s’agit tout de même d’une psychopathe avec qui Rue passe un marché qu’elle ne peut probablement pas tenir. Et si elle ne tient pas sa part du marché, elle est bonne pour être revendue en pièces détachées.

La drogue ? Elle la récupère avant d’aller à une réunion de drogués anonymes ? WTF. Ali se rend immédiatement compte de ce qu’il se passe et l’interroge, forcément. Rue se sert toutefois de ce qu’elle sait sur lui pour le blesser, et ça marche tellement bien qu’il finit par la laisser tranquille. Putain, Rue ! Elle dépasse les bornes des limites comme dirait l’autre, et ça fait de la peine de la voir s’enfoncer encore plus sans que personne ne puisse rien y faire. Franchement, sa mère ne se rend compte de rien et lui fait totalement confiance quand elle affirme passer l’audition pour Oklahoma, en plus.

Pendant que Rue fait tout ça, elle ne répond pas à Jules qui s’inquiète de savoir où elle est et se rend logiquement chez Elliot. Ce dernier est vraiment une bonne addition au casting, parce qu’après Rue, c’est au tour de Jules d’avoir une scène vraiment intéressante avec lui. J’ai eu peur que ça déconne et qu’ils couchent ensemble, mais heureusement, ce n’est pas le cas. On se contente d’une scène où Elliot reconnaît avoir un crush pour Rue.

Le cliffhanger est moins violent que la semaine dernière et n’est vraiment pas celui que j’attendais : Nate pose un lapin à Cassie un vendredi soir pour… retourner voir Maddison en plein babysitting. OK, c’est violent, d’accord, mais ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais maintenant que Cal est au courant du mensonge de son fils – mensonge qui lui a fait considérer le suicide, tout de même.

Moi, je ressors de l’épisode bien embêté en plus : j’ai maintenant envie d’aimer davantage le personnage de Cal, parce que sa vie d’ado était incroyable et qu’il méritait de tourner mieux que ce qu’il fait.