9-1-1 Lone Star – S02E07

Épisode 7 – Displaced – 16/20
Quelques scènes ont réussi à me scotcher devant mon écran, et c’est toujours un plaisir quand une série parvient à faire ça… mais d’autres intrigues me laissent plus sceptique parce que je les trouve trop peu probables, même si c’est dans l’ADN même de la série de nous faire de l’improbable. Sinon, j’ai eu une scène que j’espérais depuis deux semaines, et ça reste trop peu, hein. Mais c’est cool.

Spoilers


At least they’re wearing masks.

Je suis trop peu sérieux, honnêtement, il est beaucoup trop tard pour relancer un épisode, mais je le fais quand même, parce que j’ai espoir que ce soit mieux que les précédents. Ils étaient bien, hein, seulement, j’ai envie de mieux maintenant quand je regarde cette série, même si elle ne m’a jamais proposé un épisode vraiment incroyable non plus. BREF.

La première scène nous redonne une fois de plus Owen et Gwyn, et je suis triste que l’ex d’Owen disparaisse comme ça dans l’entre-saison sans que plus personne ne la cite, parce que je l’aimais bien sa psychologue experte en sexualité. Par contre, Gwyn… Ce n’est pas que je ne l’aime pas, c’est jsute que je n’arrive pas à accrocher à son personnage pour l’instant.

Le problème, c’est que je trouve ça trop forcé. Autant ça marche quand il s’agit de Vega (parce que j’adore l’actrice ?) autant avec Gwyn, je n’y arrive pas encore. Bref, en ce début d’épisode, on a droit à une bonne scène où elle a fait ramener tous ses cartons chez Owen… mais dans quel monde il peut y avoir autant de cartons qui débarquent de New-York directement dans le Texas sans qu’Owen ne l’entende ? Non puis même ? Il y a des dizaines de cartons de la même taille, c’est tellement peu crédible. On voit que tout est vide, sans le moindre coup.

Et on passe une bonne partie de l’épisode à les voir vider les cartons ensuite, parce qu’évidemment, Gwyn débarque pour vivre avec Owen et ça signifie pour lui devoir se débarrasser de ses affaires préférées. Dur. C’est ça d’aménager, on va dire, mais encore une fois, dans quel monde elle espère qu’une journée suffira à ranger toutes ses affaires ? Elle espérait, en plus, faire ça sans qu’Owen ne soit là ??

Dans tout ça, Owen finit par ramener ses objets en trop à la caserne, ce qui permet à Judd de prendre le temps de le féliciter pour la bonne nouvelle. Ben oui, il est au courant après tout et j’ai aimé comment il pousse Owen à lui avouer de manière tellement énorme. Ca m’a fait rire, j’ai bien aimé… mais tout ça était beaucoup trop tôt.

En effet, Gwyn finit par annoncer à Owen qu’elle a eu une visite de routine chez le médecin et qu’elle a découvert que le bébé en était à dix-huit semaines, pas seize. Cela change tout pour elle : elle est peut-être enceinte d’un autre, parce que son ex, Enzo, est passé par le Texas en pleine pandémie. BEN VOYONS. C’est tellement gros ça encore. Tout dans leur intrigue me pousse à ne pas les supporter, désolé, mais c’est trop gros tout le temps. En même temps, avec cette franchise, ça ne devrait pas m’étonner.

Allez, bon, il est question d’improbable et de peu crédible, ça me fait une bonne transition pour la scène suivante où un avion largue un corps humain directement sur un enterrement. C’est vraiment le moment de se méfier des avions si on en croit les scénaristes de la franchise : dans la série-mère, c’était un camion, là, c’est un voyageur illégal qui tombe de l’avion alors qu’il tentait de voyager en étant dans le compartiment pour les roues.

C’est clairement une scène à ne pas reproduire chez nous, hein, et ça vire à l’incroyable quand les pompiers se rendent compte que ce corps a le bras tailladé par des ongles roses : il n’en faut pas plus pour comprendre qu’il ne voyageait pas seul. Avec l’aide de Grace, qui identifie l’avion dont il est tombé, les pompiers peuvent retrouver la femme et Vega fait tout ce qu’elle peut pour la sauver.

Elle y arrive, mais la conclusion est aussi prévisible que super triste : la femme demande aussitôt où est son frère, avant de demander à retourner dans son pays, parce qu’il est atroce de savoir que son frère est mort. Ouais. Trop tard pour faire machine arrière malheureusement. En parlant de ça, ça y est, TK est désormais un paramédic, pas un pompier.

Si ça se passe bien sur le terrain, ce n’est pas idéal avec Nancy qui n’est pas ravie de le voir débarquer avec plein de nouvelles idées pour changer toute l’organisation du camion. En plus, ça plaît à Vega, alors elle n’a pas trop le choix de s’y faire. La pauvre. Elle m’a vraiment fait de la peine à tenter de lui expliquer que la caserne était comme une cafétéria de lycée avec les cool kids dont il faisait partie et les geeks dont elle et Tim ont toujours fait partie.

En plus, Nancy est vraiment mise de côté un bon moment de l’épisode avec ensuite une bonne intrigue où un infirmier se perd dans l’hôpital et amène sa patiente dans la mauvaise salle, une machine IRM. Alors qu’elle est sur un lit en métal. Au secours.

Cette intrigue avec l’IRM était horrible : les objets en métal sont aspirés vers l’IRM, donc le lit de la patiente aussi. L’infirmier se retrouve coincé, et les pompiers sont obligés de se déshabiller pour intervenir… enfin, uniquement ceux qui sont en capacité d’y aller parce qu’ils n’ont pas de plombage. Et ça tombe bien, tous les pompiers sont super sexys dans la série, alors de toute manière, ça fait du bien aux audiences. Je veux dire, TK ou Vega à moitié à poil ? Y a pire comme équipe d’intervention. Tout se passe bien pour l’infirmier… mais pas pour la patiente de l’IRM qui se retrouve plantée en plein dans la carotide.

La pauvre. Elle pensait s’en tirer correctement, mais elle a le réflexe de se toucher le cou alors que TK lui dit clairement de ne toucher à rien. Maligne. TK se retrouve avec du sang sur le caleçon et une Nancy qui n’est pas ravie d’être dans son ombre en permanence : TK et Vega parviennent à la sauver en très peu de temps. Et autant je disais plus haut que ça marchait bien quand ils nous imposaient Vega, autant j’ai eu un peu de mal cette fois quand elle entraîne sa fille au taekwondo en début d’épisode.

L’une d’entre elles va en effet passer sa ceinture noire, et elle est stressée. Elle lui fout une pression énorme, parce qu’elle se fout elle-même une énorme pression. On sent donc bien qu’elle est énervée de devoir rater ce moment important, et TK le sent aussi. Il propose tout un tas de solutions pour s’assurer que Tommy (c’est le prénom de Vega, faut que je m’y fasse) puisse arriver à temps pour voir sa fille.

Ce faisant, il ne respecte aucune règle, et on voit bien que ça énerve Nancy : il se fait bien voir par la boss en proposant tout un tas de solutions anti-conformes au règlement. Mais qu’importe, hein ? Pauvre Nancy. Et pauvre Tommy aussi quand elle arrive dans le dojo et qu’elle comprend que sa fille ne veut vraiment pas la voir présente à sa ceinture noire parce qu’elle lui fout trop la pression.

Quel échec en tant que mère, la pauvre, c’est une journée qu’aucun parent ne doit avoir envie de vivre – et qu’aucun humain ne veut vivre en fait : se rendre compte qu’elle est horrible et est exactement ce qu’elle ne voulait pas devenir. La pauvre. Forcément, elle passe la soirée avec Grace à boire verre sur verre, et Grace est plutôt géniale avec elle… mais ça ne suffit pas à tout calmer des angoisses de Tommy.

Le lendemain matin, elle est un peu dans l’abus à reprocher à son mari d’être trop parfait avec elle, mais je la comprends quand même, parce qu’effectivement, c’est gros comme il est parfait en permanence. Le fait que ça termine en food fight en revanche ? Franchement, il n’y a que dans les séries américaines qu’on peut voir ça !

Dans le même genre, TK finit par comprendre que Nancy avait raison sur les cool kids, mais il n’arrive pas à ça tout seul. Oui. On a enfin Carlos qui nous refait une apparition de rien du tout pour être un petit ami avec TK. Il était carrément temps de le revoir et je reste frustré de voir qu’il n’a qu’une scène dans cet épisode après deux d’absence. Il est trop peu développé, franchement ! Bon, après, c’est chouette parce qu’il est vraiment parfait pour TK avec toujours les bonnes remarques et tout. Dans cet épisode, on le voit le soutenant enfin dans son choix de changement de job… et lui faisant comprendre aussi qu’il est temps d’intégrer Nancy à la famille.

La scène était parfaite, avec un camion repeint en hommage à Tim, et c’est Nancy (elle est géante ou ils sont tous minuscules ? ou elle a des talons hauts ?) qui finit la peinture. C’était une bien plus chouette finale que la scène choisie par les scénaristes (même si c’est facile de dire que ça suffit à l’intégrer, mais bon) : on y voit Owen et Gwyn découvrir que le bébé est bien d’Enzo, l’ex de Gwyn. Franchement, je ne pensais pas qu’ils oseraient, et c’était assez triste pour Owen qui découvre au passage qu’il n’est qu’un rebound guy après Enzo, parce que Gwyn est restée en couple avec pendant quinze ans quand même, alors évidemment qu’elle est encore amoureuse d’Enzo.

Ce n’est pas pour rien qu’elle a recouché avec en plein covid. Bref, elle a besoin de temps et d’espace pour digérer la nouvelle, et ça fait comprendre à Owen qu’il était trop partant pour tout ça quand Gwyn ne l’était pas. Il se venge en éclatant une assiette autour de laquelle tout tournait dans l’épisode et… j’ai trouvé ça naze. Mais bon, si ça l’éclate de devoir faire du ménage chez lui, grand bien lui en fasse, hein.

Saison 2

 

Vus cette semaine #09

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Walking Dead – S10E17 – Home Sweet Home – 18/20 – Episode d’aujourd’hui, concrètement
Oh purée, pour un épisode qui surgit par surprise en ce lundi, c’était beaucoup, beaucoup trop bon. Je suis très surpris parce que je m’attendais à un tout autre genre de retour pour la série qui semblait vouloir prolonger la saison de la pire des manières. Là, j’ai juste eu l’impression de voir une nouvelle saison – même si effectivement, ce n’est pas écrit comme un premier épisode. Bon, bref, de belles performances d’acteurs, de l’action et un développement intéressant, c’est déjà beaucoup – vraiment – pour un épisode de cette série !
Charmed – S03E04 – You Can’t Touch This – 17/20
Cette fois, on a très clairement un premier épisode de saison dans la structure et les changements de look, et ça fonctionne plutôt bien. J’aime beaucoup la nouvelle intrigue de cette saison, même si ce fil rouge va nous mener vers des effets spéciaux difficiles à regarder, je sens. L’avantage est également que la série semble effectuer une sorte de réconciliation entre les premières séries, en réajustant à nouveau l’équilibre entre vie humaine/vie magique des sœurs. Et c’est bien mieux comme ça.
The Rookie – S03E06 – Revelations – 16/20
C’est peut-être parce que la fatigue me gagnait enfin au moment de voir cet épisode un peu tardivement dans la nuit suite à une insomnie, mais j’ai eu l’impression que cet épisode était interminable. Ce n’est toutefois pas une impression négative, vu qu’il s’y passait énormément de choses. J’ai beaucoup aimé une grosse partie de l’intrigue se centrant sur un personnage que j’aime et qui évolue ensuite, moins le reste qui semblait plus conventionnel. Bref, un épisode assez classique pour la série.

Mardi

9-1-1 – S04E06 – Jinx – 16/20
L’épisode développe principalement un personnage que je n’aime pas, mais il le fait plutôt bien, entre deux interventions. Enfin, deux… J’aime beaucoup le postulat de départ de cet épisode qui possède grâce à ça un rythme infernal, avec tous plein de petits moments plus ou moins explosifs qui se succèdent sans nous laisser respirer. Difficile d’attendre autre chose de la part de cette série !
9-1-1 Lone Star – S02E06 – Everyone and Their Brother – 15/20
Je passe plus de temps à me demander ce qu’il se passe hors écran qu’à l’écran à ce stade, ça devient embêtant. Les intrigues de l’épisode étaient sympathiques, mais un peu trop longues et négligeant trop certains personnages que j’aime. Je suis donc mitigé face aux choix d’écriture de ces quarante minutes, mais le divertissement restait plutôt bon.

Mercredi

This is us – S05E09 – The Ride – 14/20
L’épisode n’est pas tout à fait exceptionnel pour être honnête, il ressemble fort à un épisode bouche-trou, qui permet de faire la transition vers une nouvelle étape. Le synopsis officiel lui-même ne dit pas autre chose de toute manière : plusieurs trajets en voiture mènent les familles de la série vers une nouvelle étape de la vie. C’était bien. Ca aurait pu être mieux, probablement.

Jeudi

Resident Alien – S01E01 – The Ride – 17/20
Pour l’instant, la série ne révolutionne rien, mais elle fait très bien ce qu’elle met en place. Je sens que je vais beaucoup accrocher aux personnages qui nous sont présentés, et je ne regrette pas de me lancer dans cette nouvelle aventure. Assurément, c’est à regarder pour son humour autant que pour le mystère qui se met déjà en place. Hâte de prendre le temps de voir la suite !
Resident Alien – S01E02 – Homesick – 17/20
L’air de rien, la série nous propose de suivre un grand nombre de personnages et, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, c’est assez dur de tenir le rythme et de tout critiquer. Tant pis. L’avantage, c’est que c’est une série vraiment drôle et prenante, avec plusieurs intrigues qui se développent assez vite. L’inconvénient, c’est que l’équilibre entre les diverses intrigues n’est pas encore trouvé.

Vendredi

WandaVision – S01E08 – Previously on… – 18/20
D’accord, d’accord, mais comment est-ce qu’ils comptent tout régler en un seul épisode après celui-ci ? Bon, je suis toutefois censé me concentrer sur l’épisode du jour. Il est bon, excellent même, comme toujours. Les réponses apportées vont dans le sens d’un certain nombre de théories, mais il y a tout de même des surprises et de bonnes idées pour nous justifier tout ce que l’on a vu avant, alors j’accroche toujours autant. En plus, bonjour l’intensité émotionnelle de certaines scènes !

Rattrapage

Walker – S01E03 – Bobble Head – 13/20
On ne peut pas dire que ce soit une série surprenante : en trois épisodes, elle a déjà sa petite routine bien établie, et on obtient en la regardant ce pourquoi on est venu, à savoir un divertissement peu surprenant et bien sous tous rapports… Au fond, c’est ce qu’était la série d’origine, le reboot ne semble pas y apporter grand-chose d’autre qu’un relatif coup de jeune qui provoque des contrastes parfois surprenants entre ouverture d’esprit et comportement de ranger très… vieux jeu, dirons-nous.

Challenge Séries 2021

Riverdale – S04E05 – Witness for the Prosecution – 13/20
Ils tentent vraiment de faire un épisode horrifique, mais quel échec ! Je continue de bien me marrer devant la série, mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de cet épisode – ça, et sa drôle de scène finale qui me rend curieux de ce qu’ils vont nous pondre comme intrigue totalement perchée cette fois-ci. Je pensais être prêt à tout, pourtant.
Riverdale – S04E06 – Hereditary – 12/20
Toute la saison semble être construite par la poursuite en parallèle de plusieurs intrigues qui ne se croisent quasiment jamais. Je dois dire que c’est reposant à critiquer après le chaos qu’était la saison 3, mais ça commence aussi à m’ennuyer que les personnages ne se croisent plus vraiment ; ça donne l’impression que les scénaristes ne savent plus quoi faire de certains d’entre eux. Et ce n’est probablement pas qu’une impression.

J’ai également commencé la saison 3 de La légende de Korra, avec quatre épisodes ce week-end.

> Vus en 2021 

Sept clichés TV sur… Le Covid19 !

Salut les sériephiles,

Hier, je vous disais que je n’avais pas beaucoup de temps pour écrire mon article, avant de me lancer dans un verbiage de 1500 mots sur la fin de LOST. J’aurais mieux fait de me contenter de l’article prévu, mais le voici enfin ! Comme hier, il m’est partiellement inspiré par Geeleek et Morgane, parce qu’ils n’ont pas encore assez de séries parlant du covid19 à leur actif pour réussir à en faire un podcast de 42 minutes. Qu’à cela ne tienne, j’en fais un article de mon côté… Comme ça, il y aura un article sur mon blog quand ils se décideront à faire ce sujet de podcast, dans un an !

Bref, en attendant, il y a un certain nombre de séries de networks qui ont fait face à l’actualité et ont décidé de parler du covid19 dernièrement ; alors forcément, il y a déjà certains clichés qui ressortent. Sont-ils vraiment représentatifs de notre vie ? Pas forcément… Y aussi des trucs très américains. Ne vous inquiétez pas, c’est majoritairement sans spoiler ; je ne donne pas de détails explicites.

Voir aussi : Sept clichés TV sur le couvre-feu

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1) Les conversations en visio ont pris une place prépondérante dans nos vies, comme dans Grey’s Anatomy

S’il y a bien une série marquée par la pandémie cette année, c’est celle-ci… Mais outre l’hôpital qui est en manque flagrant de moyens et les patients qui tombent tous malades, ce qui est flagrant avec la série de Shonda Rhimes, c’est l’omniprésence des conversations en visio pendant une pandémie. Ce n’est pas vraiment une surprise : la série a toujours aimé les conversations téléphoniques en visio… mais là, ça devient carrément un incontournable. Et s’il est évident que oui, les conversations en visio se sont imposées pendant le premier confinement, je n’ai pas tellement l’impression qu’elles perdurent autant depuis. C’est donc à la fois VRAI et FAUX : de mon côté, je n’en fais pas beaucoup plus qu’avant, et je les privilégie toujours pour retrouver des amis habitant loin… En fait, j’en faisais déjà suffisamment avant pour que ça ne change que partiellement ma vie (cela dit, cette série aussi, le gif ci-dessus date d’il y a six ans !). Quitte à parler de cette série toutefois, et c’est un chouilla spoiler, soulignons tout de même qu’il reste dangereux de se servir des conversations en visio pour tenter de retrouver une vie sexuelle, même avec un partenaire de confiance. Personne n’est à l’abri de se faire hacker…

Voir aussi : Le coronavirus, la France et les séries américaines

torres & bishop | Ncis, Ncis funny, Ncis cast

2) On connaît tous quelqu’un qui a eu le Covid, comme dans NCIS

C’est valable dans à peu près chaque série de l’article, mais NCIS a marqué un coup fort dans son premier épisode traitant de la pandémie. Je n’en dirais pas plus, mais sans aller jusqu’à ce coup fort, il faut bien remarquer que depuis la reprise des séries de networks en novembre, on découvre de plus en plus de personnages dont la vie a été impactée personnellement par ce satané covid19. En même temps, c’est bien normal, et c’est un reflet de la société en 2020. De la société américaine, plus durement touchée que nous, oui, mais aussi de la nôtre. À mon échelle, j’ai de la chance de ne connaître que deux personnes qui sont passées par l’hospitalisation (et sans réa, en plus), mais ne nous leurrons pas : on connaît tous quelqu’un qui l’a eu, et tous quelqu’un qui a en plus subi une forme plus ou moins grave. C’est donc parfaitement VRAI.

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

vic hughes on Tumblr

3) On porte le masque en toutes circonstances, comme dans Station 19

Les pompiers font du jogging dans des parcs municipaux en portant le masque, et ça me rend totalement dingue. Je ne sais pas si c’est une vraie norme aux États-Unis ou si c’est juste pour le principe de faire prendre conscience aux gens qu’il faut porter le masque partout, mais pour le coup, en tant que français, ce cliché est FAUX. Oui, il faut encore le porter dans la rue malgré le plein air, mais chaque fois que je croise un joggeur, il ne porte pas le masque et je mets une bonne distance entre ce joggeur et moi. Courir avec un masque, c’est bien compliqué, j’ai essayé pour choper mon bus (j’ai même réussi, d’ailleurs) et je ne recommande pas cette pratique. Du tout. D’ailleurs, le port du masque pour draguer comme le fait Vic ? Je n’y crois pas tellement non plus.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

Maybe Check In With The Captain First Amanda Rollins GIF - MaybeCheckInWithTheCaptainFirst AmandaRollins KelliGiddish - Discover & Share GIFs

4) Les masques sont mis n’importe comment, comme dans New-York Unité Spéciale

Si je ne recommande pas de porter un masque pour faire du sport, ça n’empêche que je fais partie des gens qui croient plutôt pas mal en la science et donc en l’utilité d’un port du masque, s’il est fait correctement. Sibeth avait raison : nous ne savons pas les porter. Combien de gens voient-on avec le nez sortant du masque, ou le masque sur le menton, ou le masque bien mis, mais réajusté à mains nues en permanence avant de se frotter les yeux, ou… ? C’est insupportable. Je ne suis pas un exemple parfait, je vous rassure, vous vous doutez bien que moi aussi j’ai des gestes foireux quand je donne sept heures de cours avec dans la journée ; mais il y a quand même des moments où ça ne paraît pas si compliqué de faire bien les choses. Dans New-York Unité Spéciale, on a toutefois un bon exemple de masques mis de manière parfaitement aléatoires. Les masques sont parfois là pour nous rappeler qu’il y a une pandémie, mais on ne sait pas trop ce qui motive les personnages à le mettre : ils peuvent marcher dans la rue sans masque et le mettre une fois qu’ils se séparent ; le retirer au beau milieu d’un hôpital, mais le mettre dans un restaurant et, très souvent, le retirer quand il y a besoin de parler. Mouais. Tout de même, je me dois de souligner qu’un épisode m’a fait mourir de rire : Amanda met son masque pour aller arrêter une nana, mais une fois celle-ci au commissariat, elle l’interroge sans qu’aucune d’elles ne portent de masque. Soit, il y a de la distance, n’est-ce pas ? Non : elle lui hurle dessus à deux centimètres de distance et, sérieusement, ON VOIT les postillons. Beaucoup trop drôle… D’ailleurs, elle a recommencé dans l’épisode de la semaine dernière dans un bar ! Malheureusement, ce cliché est principalement VRAI… PS : ne changez pas de masque dans un commissariat américain, ils s’en servent pour récupérer votre ADN sans votre consentement aha !

Voir aussi : Le Crève-coeur, une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

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5) On psychote sur l’état de santé des gens, comme dans This is us

Ce point précédent sur les postillons d’Amanda est assez révélateur de l’état d’esprit dans lequel on vit désormais nos vies : difficile de ne pas se sentir détraqué par la pandémie quand on regarde des films ou séries et qu’on repère toutes les situations à risques, non ? This is us rend bien compte de ce cliché parfaitement VRAI, avec des personnages qui n’arrêtent plus de se poser des questions sur les dates du dernier test ou la fiabilité des quarantaines des uns et des autres. Si ça paraît parfois un peu excessif dans la série parce que nous n’avons pas tout à fait les modalités (et facilité d’accès au test ?), c’est extrêmement réaliste de nous montrer cette peur insidieuse qui fait partie de notre quotidien. Et rien que pour ça, j’adore les séries. Par contre, les câlins à distance, faut vraiment calmer les américains.

Voir aussi : Alors, le coronavirus dans les séries, ça donne quoi ?

Season 4 Help GIF by 9-1-1 on FOX

6) On a de nouvelles routines plus hygiéniques, comme dans 9-1-1

Dans le même ordre d’idée, un certain nombre de séries nous montre bien l’invasion de gel hydroalcoolique et/ou de tests de température avant d’entrer sur un lieu de travail. 9-1-1 a fait un bon travail à nous montrer certaines routines concernant la maison, que ce soit se changer entièrement en rentrant d’un hôpital, se laver les mains chaque fois qu’on rentre ou se faire livrer les courses avec une bonne distanciation. Tous ces clichés sur les nouvelles routines et les protocoles sont VRAIS. On ne se rend même plus compte du nombre flagrant de nouvelles habitudes qu’on a, même si l’on n’est pas de ceux qui psychotent et même si l’on est une de ces personnes portant mal le masque (si c’est votre cas, remettez vous quand même en question svp, il y a des personnes à la santé plus fragile que la vôtre, soyez un peu altruiste ?). Quant à moi qui travaille dans un établissement scolaire, les protocoles sont critiquables, certes, mais le gel à mettre sur les mains de tous les élèves au début de chaque heure (minimum) suffit à souligner que si, si, on a de nouvelles routines, c’est bien VRAI.

Voir aussi : The Leftovers, ou la série qui nous préparait psychologiquement au Covid19 (sans le savoir)

Your favorite Brujas

7) La distanciation nous fait réfléchir différemment sur nos relations, comme dans Charmed

Rassurez-vous, la série ne traite pas directement du coronavirus… mais elle le fait à sa manière, avec un problème de magie qui impose de respecter une certaine distanciation. J’ai adoré ce twist, qui est une belle manière de traiter la pandémie en simplifiant très légèrement le tournage pour eux et en abordant certains points avec nous. Ainsi, les sœurs sont obligées de mettre en place de nouvelles routines pour ne pas se faire avoir par une distanciation insuffisante, ce qui est plus propice à l’humour qu’à la réflexion sur la pandémie – et puis, au sein d’une même maison, on a moins besoin d’une telle distance (quoique, il y a les cas contacts et tout). En revanche, là où j’ai particulièrement aimé le dernier épisode, c’est lorsque la série s’est mise à évoquer la difficulté d’une relation sociale (et pas qu’amoureuse, d’ailleurs) sans son aspect physique. Nous sommes des êtres qui avons besoin de relations physiques (et pas que sexuelles, hein), et c’était bien de le souligner au détour d’une ou deux répliques. Je sais que tout le monde n’y a pas forcément réfléchi, mais j’ai quand même envie de dire que c’est un cliché VRAI, parce que j’ai eu des conversations sur le sujet avec des collègues ou des amis.

Voir aussi : Sept clichés TV sur… le confinement

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Et pour conclure l’article, difficile de ne pas souligner une dernière tendance de certaines séries, et particulièrement la franchise 9-1-1 en abusant un peu, qui est un cliché on ne peut plus VRAI : tout le monde s’accorde à dire de 2020 est une année de merde, qui ne peut pas devenir pire ou qui est un flou total car personne n’y a rien fait – ou y a fait la même chose tous les jours. Bref, il y a un impact psychologique de cette pandémie, c’est indéniable… même si moi, j’ai bien aimé quand même mon année 2020, sorry not sorry.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?

9-1-1 Lone Star – S02E06

Épisode 6 – Everyone and Their Brother – 15/20
Je passe plus de temps à me demander ce qu’il se passe hors écran qu’à l’écran à ce stade, ça devient embêtant. Les intrigues de l’épisode étaient sympathiques, mais un peu trop longues et négligeant trop certains personnages que j’aime. Je suis donc mitigé face aux choix d’écriture de ces quarante minutes, mais le divertissement restait plutôt bon.

Spoilers


Is this my son or mister Vin Diesel?

C’est un sacré début d’épisode cette semaine avec des jumeaux bien particuliers qui appellent Grace : ils sont reliés par la tête l’un à l’autre. La situation n’est déjà pas facile, mais ils ne sont pas aidés non plus par le fait qu’il y en a un des deux qui s’étouffe. La scène est prenante et il est dur de ne pas retenir son souffle pour ce jumeau. Bien sûr, tout est bien qui finit bien, après un arrêt cardiaque de près de deux minutes et un aspirateur qui aide bien à ressusciter. Rien que ça.

Une fois de plus, c’était impressionnant à voir et plutôt bien exécuté dans l’ensemble. J’adore vraiment Grace, en tout cas, elle est vraiment un personnage réussi… Et c’était là sa seule scène de l’épisode. Ben super. J’aurais aimé que ce soit un peu plus en plein milieu d’épisode tant qu’à faire – en plus Maddie manquait également cette semaine dans la série-mère, alors c’est frustrant.

Une fois ce sauvetage expédié, on peut reprendre sur la vie plus habituelle de nos pompiers : TK essaie d’apprendre à conduire un camion grâce à l’aide de Judd, mais il est trop déconcentré par le fait que ses parents ont eu la bonne idée de lui annoncer qu’il allait être grand-frère.

C’est vachement tôt pour annoncer la nouvelle – à TK encore, admettons, mais à Judd ? TK abuse, et j’ai aimé l’analyse de Judd qui lui explique qu’il a peur de ne plus être le bébé de ses parents lui-même. C’était une conversation entre potes un peu étonnante, parce qu’ils ne sont pas potes, mais ça marchait bien, bizarrement.

En tout cas, ça nous laisse TK dans son problème, parce qu’Owen lui fait ensuite signer des papiers faisant de lui sa personne d’urgence pour l’hôpital : Owen va en effet se faire opérer une dernière fois pour son cancer, et il se décide à le faire enfin parce qu’il va être papa. Outch. Owen sent bien que son fils prend mal la nouvelle, et il s’en plaint à Vega, assurant qu’il le trouve bizarre depuis. Certes.

L’épisode nous introduit ensuite la famille de Paul de la manière la plus étonnante qui soit : sa mère et sa sœur débarquent en RV en marche arrière dans la caserne des pompiers, interrompant une scène tout aussi étonnante où Mateo apprend à ses collègues comment plier des t-shirts. Allez, j’adore Mateo, c’est déjà ça.

Quant à la famille de Paul, elle apporte de bonnes choses avec elle : Paul ne parle plus à Naomie, sa sœur, depuis sa transition et il n’aime pas du tout l’idée de savoir qu’elle et sa mère ont pour envie d’aller à Mexico en pleine période de pandémie. On a tendance à la zapper, celle-ci, surtout dans cette scène où personne n’a de masque pour les embrassades des retrouvailles.

On s’en fiche pas mal par rapport à ce qu’il se passe entre Paul et sa sœur : Naomie lui reproche d’avoir tué la sœur qu’elle adorait alors qu’elle n’avait neuf ans. Elle ne lui a pas dit au revoir, Paul est revenu à sa place et le trauma semble ne pas encore avoir été géré par Naomie. Ah oui, tout de même.

Finalement, le frère et la sœur peuvent se réconcilier, mais alors que Naomie est sur un lit d’hôpital. Cela fait trois ans qu’on lui a diagnostiqué une sclérose en plaque, ce que Paul ne savait pas, et après sa crise de nerfs, la voilà qui fait une poussée le lendemain. Je déteste cette maladie, honnêtement. Ici, les scénaristes s’en servent comme un moteur de l’intrigue pour provoquer des réconciliations rapides, et je trouve ça un peu naze de leur part. Mais bon, c’est une série.

Le discours sur la transexualité est toutefois le bon, c’est déjà ça : Paul rappelle à Naomie qu’il n’a pas tué sa grande sœur, mais qu’elle n’a jamais existé. C’est une bonne chose et c’est bien écrit, avec en fin d’épisode un départ de Naomie et sa mère sous les yeux d’un Paul réconcilié avec sa famille. C’est meugnon.

Dans tout ça, on en oublie qu’on a perdu un paramedic dans la lave il y a quelques épisodes. Vega doit désormais embaucher un nouvel employé, et elle fait les choses correctement en en parlant à Nancy d’abord. Elles choisissent ensuite les trois meilleurs candidats sur le papier avant de leur faire passer un entretien. C’est du grand n’importe quoi, mais on se marre bien : les trois meilleurs candidats sont loin d’être bons.

On en a un qui enchaîne toutes les catastrophes possibles, allant jusqu’à s’évanouir en pleine intervention à la vue du sang et à rouler sur le pied de Nancy et une qui n’hésite pas à foutre un coup de boule à un homme s’approchant trop près du lieu d’intervention. Ben oui, bien sûr, on y croit. C’est totalement abusé, mais forcément, Pierce, le dernier, paraît miraculeux après ça.

Il l’est un peu, malgré la très bonne méfiance de Nancy : il n’a jamais perdu un seul patient et il est exceptionnel dès sa première intervention, à comprendre le malaise que fait la femme est provoqué par les fleurs qu’elle transportait. S’il est parfait sur le papier et sur le terrain, il a tout de même un gros défaut : il n’aime pas le danger.

Ainsi, quand il s’agit de risquer sa vie en traversant à pied un champ de mines, il refuse de le faire, même si ça peut sauver celle d’un adolescent grand-frère blessé mortellement par l’explosion du type possédant le champ de mine. Ah oui, tout de même, cet épisode y va fort en nous faisant sauter l’homme, qui avait aussi un flingue, était un énorme complotiste et se protégeait du gouvernement en tirant sur des drones d’adolescents.

L’ensemble de cette intervention était plutôt intéressante, avec TK et Owen prenant tous les risques. Pourquoi pas… Par contre, je n’ai toujours pas compris pourquoi ce n’était pas Vega qui y allait ? Elle était prête à le faire, mais ne le fait pas juste parce qu’Owen lui dit que c’est de la folie ? Je veux dire, quel rapport ? Et pourquoi envoyer son fils ? Et pourquoi pas elle dont c’est le boulot ?

L’intervention se passe bien, malgré une petite explosion pour la forme, mais ça mène Pierce à la démission. Il est absolument horrible à parler syndicat et avocat à Vega alors même que celle-ci se comporte comme il peut, puis à dire qu’il n’est pas fait pour cette caserne où l’on promeut une attitude de cow-boy.

Ce n’est pas entièrement faux, bien sûr que dans cette série, ils y vont fort, c’est une série. Par contre, on a dû mal à voir comment Pierce peut trouver un job qui lui convienne dans une caserne de pompiers s’il ne veut pas le moindre danger – c’est malheureusement un boulot dangereux.

En tout cas, il faut lui trouver un remplaçant qui mette Nancy et Vega d’accord… et ça tombe bien, elles en ont un sous la main : TK est tout désigné pour ça. Lors de l’intervention sur le champ de mine, il a été un paramedic génial, et il a tous ses diplômes à jour. En plus, il a fait une crise existentielle le faisant hésiter à rester pompier il y a à peine six épisodes, alors c’est plutôt logique. On le voit venir dès qu’il prend la place de Vega sur le champ de mines, franchement.

Vega prévient tout de même Owen de la nouvelle, et il le prend plutôt bien. Il confronte toutefois son fils sur sa décision, et ça permet à TK d’être plus en paix avec sa propre vie, sa décision et celle de ses parents qui vont élever son petit frère ensemble. Peut-être. Oui, c’est un petit frère, et rien que ça c’est déjà fou : Owen ne voulait pas connaître le sexe, Gwyn si, alors voilà, ils le connaissent ?

Et franchement, on en parle de l’absence de Carlos encore cette semaine ? C’est quoi la logique d’avoir TK traverser deux crises majeures dans sa vie – un petit frère et un nouveau job – sans avoir son mec pour le soutenir ou juste en parler ? Je sais bien que tout ça se déroule hors écran, mais je ne comprends pas pourquoi c’est hors écran, franchement. On ne peut pas tout avoir dans la représentation LGBT+ j’imagine, alors on va se contenter de Paul cette semaine.

Saison 2