9-1-1 – S01E09-10

Épisode 9 – Trapped – 16/20
Les cas extrêmes de cet épisode (et de tous les épisodes) permettent de nous faire oublier une écriture assez prévisible dans la mise en place des différentes situations. Cet épisode continue cependant de bosser sur l’évolution de tous ses personnages en mettant en avant ceux que je préfère, donc je peux difficilement émettre un avis négatif dessus. C’est un excellent divertissement, c’est bien fichu et maintenant qu’on sait que nous ne sommes pas là pour quelque chose de réaliste, mais bien pour une série dramatique, ça passe de mieux en mieux.

> Saison 1


Spoilers

09

I survived you Eva, and I’m sure as hell not gonna let you put Danny through this.

Vous ne rêve pas, je termine enfin la série, avec seulement un mois de retard finalement, ce n’est pas si mal que ça… Contrairement à l’homme de l’introduction de cet épisode, un SDF qui se retrouve forcé de passer la nuit dans une poubelle faute de pouvoir la passer sous un arrêt de bus… Si ce n’était que ça, ce serait déjà horrible, mais ça passerait encore. Le pauvre se retrouve coincé ensuite dans un camion poubelle.

Par chance, il a un téléphone portable et peut appeler le numéro de secours, mais il n’est pas aidé par nos pompiers qui se trompent de camion et par Athena qui n’arrive pas à arrêter tout à fait le camion à temps. Le SDF survit malgré tout, mais il faut noter surtout que Hen est pleine de rage. Et il y a de quoi vu sa situation personnelle.

Après cette aventure dans un camion poubelle, Hen et Athena prennent le temps de manger dans un fast-food et de se raconter leur vie personnelle catastrophique. Enfin pas tant que ça pour Athena qui a couché avec l’inconnu du bar de l’épisode précédent. Avec qui elle a encore rendez-vous le lendemain soir.

Le deuxième acte de l’épisode reprend avec une nouvelle intrigue d’urgences où l’on nous introduit une mère et son fils tout ce qu’il y a de plus normal en train de se prendre la tête sur l’orientation de ce dernier… jusqu’à ce que l’ascenseur dans lequel ils sont se mettent à partir en vrille, plonge en chute libre pour quelques étages et finissent par atterrir dans un étage inondé. Eh bien. Je m’attendais à une petite panne d’ascenseur avec crise d’angoisse choupinette de l’ado, moi, mais cette série voit toujours les choses en très grand.

Bon, il finit par la faire quand l’ascenseur commence à s’inonder et qu’il révèle qu’il culpabilise du divorce après le départ de son père. Les deux se réconcilient dans l’ascenseur, mais pour le coup, ça ne paraît pas être une super écriture.

La mère est rapidement sauvée, mais le fils reste coincé avec Buck dans un ascenseur de plus en plus inondé. Heureusement, Buck peut sauver le garçon et simplement nager pour s’en sortir. Cela paraît l’issue la plus logique, sortir par le haut de l’ascenseur une fois qu’il y a assez d’eau. Bon, il garde son uniforme alors que le plus logique aurait été probablement de se séparer du pantalon, question de poids. Ouais, c’est plus fort que moi, j’essaye d’imaginer comment je m’en sortirais dans ces cas-là.

Le rencard d’Athena se passe plutôt bien, mais la scène de sexe dure tellement longtemps que ça sent bon l’accident, surtout quand Athena laisse son portable loin du lit. Et ça ne manque pas, elle se retrouve menotté par accident avec son mec. Heureusement lui a gardé son téléphone à portée de main, à défaut d’avoir gardé ses vêtements.

Cela permet à Athena d’appeler le 911, de demander à parler à Abby, pour qu’elle file à Huck le numéro depuis lequel elle appelle afin qu’il le file lui-même à Hen pour que Hen vienne non pas les libérer, mais lui filer les clés. C’était hilarant même si un peu tiré par les cheveux – et heureusement, son mec n’est pas trop trop pudique, parce qu’Hen se fout de leur gueule et prend une photo comme si de rien n’était.

Le lendemain, c’est un nouvel appel étrange qui attend nos pompiers, avec un homme coincé sous… Des livres. Il venait voir son frère, un aveugle un rien paranoïaque : il a en plus truffé sa maison de pièges. C’est compliqué de croire à tout ça, parce que les pièges sont sacrément compliqué pour un aveugle ; et les tunnels plein de tellement de choses que c’est dur de croire qu’à deux ils aient pu en accumuler autant. Ca ferait rêver Perec, c’est pire que son livre Les choses tout ça (une excellente lecture que je conseille au passage, et pas seulement parce que le personnage principal s’appelle Jérôme comme moi).

Bref, la production a dû s’éclater comme jamais avec le décor de cet épisode franchement. Tout finit bien, malgré un tibia en fracture externe peu appétissant à voir (non pas qu’un tibia soit appétissant de base, mais vous voyez ce que je veux dire, surtout si vous avez vu l’épisode).

Abby continue d’avoir une bonne relation avec Carla, l’infirmière. J’avais presque oublié qu’elle était là, mais heureusement qu’elle est là pour Abby qui se fait baffer par sa mère quand elle refuse de rester pour aller travailler alors que sa mère voudrait qu’elle reste. Oh, c’est le code universelle des séries pour nous dire que sa mère va y passer avant la fin de l’épisode (ou le finir en très mauvais état, au mieux).

Malgré tout, elle se rend au travail puis en rencard avec Buck, et ce n’est pas n’importe quel rencard : il lui a réservé une montgolfière avec champagne et tout… dont elle ne profitera pas (ça coûtera moins cher à produire). Carla la rappelle car sa mère est au milieu d’une crise et Abby doit retourner s’en occuper, au détriment de Buck.

Et celui-ci se sent bête, surtout parce qu’il a 26 ans et veut s’amuser, pas se prendre la tête. Yep, c’est ce qu’on appelle un connard, mais c’est plutôt bien écrit, assez en tout cas pour que l’envie de le frapper ne soit pas forcément la plus forte. Bob écoute les angoisses de Buck et parvient à lui donner de bons conseils, heureusement.

Ils finissent par avoir un rencard plus sympathique dans un café où Abby comprend qu’elle doit laisser Buck vivre sa vie… mais il refuse de se faire larguer, parce qu’il adore la manière dont Abby voit la vie.

Pour un homme rencontré au hasard dans un bar, Athena est tombé sur la perle rare et retourne pour un troisième rencard où il lui fait un superbe dîner et lui propose une expédition pour le week-end. Yep, sauf qu’elle n’est pas prête pour une aussi sérieuse relation. C’est bien dommage pour les deux, mais au moins ils s’en rendent compte assez tôt pour que ce ne soit pas si dérangeant.

Hen finit par aller parler à Eva et c’est l’occasion de démontrer à quel point elle est une actrice exceptionnelle. Cela fait quelques épisodes que je trouve qu’elle crève l’écran et ça se confirme dans cette confrontation où elle explique à Eva qu’elle ne veut pas d’elle près de leur fils car elle est toxique dans ses relations. La souffrance d’Hen est hyper touchante et réaliste, et j’ai aimé la manière dont elle la communique à Eva qui n’en a clairement rien à carrer, prouvant bien tout ce qu’elle lui dit.

Le montage final est sympathique, nous montrant tous les rescapés de l’épisode reprendre leur vie, avec une explication d’Abby sur l’instinct de survie, alors qu’Abby se réveille pour découvrir que sa mère est morte dans la nuit. C’est juste dommage que la première scène de l’épisode nous le vendait à des kilomètres à la ronde, car ça aurait été autrement une surprise forte (comme la fille d’Athena tentant de se suicider en début de saison) au lieu d’être le cliffhanger attendu. Mais bon.


Épisode 10 – A Whole New You – 15/20
Après une saison qui a connu pas mal de hauts et quelques bas, cet épisode paraît étrangement bâclé et semble rater quelques étapes nécessaires à la compréhension des personnages. C’est dommage parce que c’est une fin de saison qui donne un goût de trop peu et dont les cliffhangers sortent presque tous de nulle part, étant introduit en hâte par quelques détails de l’épisode. Je m’attendais à un bien meilleur épisode conclusif. Il était bon, mais pas excellent.

> Saison 1


10

I am excited for you but not as much as I am sorry for me.

L’enterrement de la mère d’Abby est vite expédié, mais elle peut compter sur Buck pour la soutenir comme il peut alors qu’elle est forcée de changer. Nous ne sommes jamais les mêmes après un décès, mais celui-ci est d’autant plus douloureux qu’Abby doit réorganiser sa maison.

L’aide de Buck est précieuse, mais rapidement Clara et le frère d’Abby comprennent qu’il est en train de s’installer à l’appartement alors qu’elle ne le voit pas encore comme ça. Sympathique. C’est un peu étrange de voir Clara rester si longtemps et passer tant de temps avec Abby. Je sais qu’elles sont amies (et Clara dit même qu’elle se sent de la famille), mais enfin quand même, c’était son boulot, et elle n’a plus de boulot ici, et elle passe toute la journée avec Abby. Étrange !

Les urgences continuent à arriver malgré l’absence d’Abby à son poste. On commence l’épisode par un couple appelant séparément les urgences : elle pour se plaindre de son mari violent, lui pour se plaindre de sa femme qui agit bizarrement. C’est évidemment lui qui a raison, mais Athena le prend juste pour un mari violent. L’épisode lui donne raison car sa femme est en plein AVC, mais malgré cela, Athena ne s’excusera pas et attendra même avec son air hautain les remerciements du mari.

Certes, c’est elle qui fait le meilleur diagnostic de la femme, mais quand même, c’est totalement abusé. L’épisode nous apprend ensuite que Bobby veut recommencer à chercher l’amour, ce qui se fait via un site de rencontres où il a le pire profil du monde et qui permet à tous de prendre conscience que Buck est désormais celui qui a la relation la plus aboutie et la plus solide d’entre tous. Cela est vite contre balancé par une ex qui débarque à la caserne en jurant qu’ils ont flirté six semaines plus tôt.

Elle le gifle et s’en va, alors que Buck affirme qu’il ne l’a jamais vu. Comme elle dit d’elle-même qu’elle l’a vu à la télé, je crois immédiatement Buck, d’autant plus qu’on est dans une fin de saison. Cela sent bon l’épisode qui finit sur cette charmante dame kidnappant ou poignardant Buck à qui elle voue une obsession depuis son passage à la télé… Surtout que la série est claire avec cet épisode qui parle des changements et troubles de la personnalité.

C’est d’ailleurs pour ça qu’on reparle de l’épisode de la pleine lune où Hen a agi comme si elle n’était plus elle-même en couchant avec Eva. C’est rigolo, parce que l’intervention suivante la mène avec Chimney sur une voyante qui a vu un de ses clients tomber raide mort malgré une longue ligne de vie. Il faut dire qu’il n’est en fait pas mort du tout : il se réveille en salle d’autopsie au moment où on allait le découper – et il a de la chance, on a protégé sa dignité en lui laissant son caleçon pour l’autopsie. Son réveil perturbe beaucoup le légiste qui s’évanouit et se coupe avec sa scie, l’angoisse.

Par chance, le légiste a un téléphone dans sa poche, donc les secours arrivent vite : ce sont Hen et Chimney, et ils reconnaissent notre mort, un homme narcoleptique déjà déclaré mort à trois reprises. Est-ce suffisant pour avoir un bracelet indiquant qu’il n’est pas mort ? Non. Il est plutôt content de sa situation, car il se réveille homme nouveau et heureux. Mais oui mais bien sûr.

Son discours suffit à motiver Hen qui se retrouve à parler avec Karen pour tenter de régler leur situation, ce qui n’est pas si simple et qui se termine mal pour elle. Aimer Karen n’est clairement pas suffisant pour tout régler.

Le lendemain, on a droit à un nouveau cas bien horrible. C’est un simple accident de voiture avec une moto et… un motard qui se retrouve découpé en deux, mais qui survit quand même assez longtemps pour passer un dernier coup de fil à son fils. Cela détruit Ben, devant Athena qui est touchée de le voir en tant qu’humain. Ils se rendent tous les deux à l’Église, commençant à se confier leur vie et priant ensemble. C’était plutôt joli, surtout qu’ Athena se prépare à passer le week-end toute seule car Michael emmène les enfants dans son nouvel appartement, et c’est plus dur que tout ce qu’elle imagine.

L’épisode se termine par Bobby jetant son carnet et allant en rencard alors que Hen voit Karen revenir chez elle. Buck ? Oh, il y a encore de quoi faire avec lui.

Alors qu’il déjeune avec Abby et qu’ils sont plutôt heureux de se rendre compte qu’ils vivent ensemble, une nouvelle nana vient le voir pour l’insulter, lui reprocher de l’avoir ghosté sur une application de rencontres. OK, j’ai mis la charrue avant les bœufs plus haut avec mon intuition heureusement fausse, mais cette histoire de quelqu’un usurpant son identité, ce n’est pas plus rassurant et ça laisse Abby pleine de doutes. La pauvre.

Buck s’en prend à Chimney qui, grâce à l’arrivée d’une autre femme à la caserne, sait désormais tout ce qui se passe, même s’il n’en est pas responsable. Oui, quelqu’un a volé son identité sur… Myspace. Plus personne ne l’utilise, sauf les canons qui le poursuivent et lui en veulent de les avoir ghostées.

La raison en est toute simple pourtant : celui qui faisait ça est un pervers qui est mort dans sa caravane et qui, suite à son décès, est resté dix jours sans personne pour se rendre compte de son décès. L’angoisse. Comme il a grossi depuis sa mort, le coroner envisage des options qui ne plaisent pas bien à Buck pour le dégager de là. Pourquoi ça ne lui plaît pas ? Parce que ça voudrait dire exposer le corps aux passants. Du coup, il transperce de lui-me^me son corps pour pousser le coroner à faire son job. Pas hyper crédible mais bon.

Il réussit à convaincre Abby en rentrant chez elle qu’il n’est pas le connard qu’elle pense, et elle le croit… mais part malgré tout à Dublin, pour vivre le rêve de sa mère et pour se retrouver. Elle est touchante, mais elle laisse quand même tomber Buck sans avertissement. Il comprend et l’accepte, même s’il est clairement au fond du trou.

Il l’emmène même à l’aéroport où il lui promet de l’attendre et ce sera notre cliffhanger de fin de saison, quand Chimney a plus de chance en se retrouvant à draguer une des femmes attirées par le profil myspace de Buck. Sans trop de surprise, le rencard de Bob s’avère être Athena. Heureusement qu’elle nétait pas prête pour une relation sérieuse. Ils ont la meilleure table du restaurant et je ne crois pas une seule seconde à la crédibilité de ce couple. Il faudra voir ce que ça donne en saison 2, mais cet épisode final était tout de même décevant : peu de cas extrêmes, des relations entre les personnages bâclées, des évolutions qui sortent de nulle part… C’était étonnant et en-dessous de nombreux épisodes de la saison ; et comme il n’y a eu que dix épisodes, ça en dit long.

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EN BREF – Je pensais franchement que ce serait une série sous format procédural et je me suis fait manipuler comme jamais par la bande-annonce, ce qui est une excellente chose, parce que finalement, c’est un drama comme un autre avec des urgences urgentissimes et exceptionnelles en plus. Le budget y est, le casting est excellent (avec un énorme coup de cœur pour Henrietta) malgré quelques personnages moins engageants (Chimney et Bobby, principalement), et l’écriture a beau être prévisible, les twists sont tous bien amenés.

Si la série n’a pas réussi à souvent me surprendre du côté de la vie perso de ses personnages qui traversent de bonnes situations de vie à l’écriture convenue, je retiens de cette saison pas mal de cas extrêmes qui étaient bien menés à tous les points de vue. Pour ne pas s’ennuyer, les scénaristes ont aussi tenté différents formats d’épisodes qui fonctionnaient toujours tous plutôt bien, ce qui est bon signe pour la saison 2.

Ce qui est moins bon signe en revanche, c’est que la série est assez inégale dans ce qu’elle propose. Si les épisodes sont toujours bons, le rythme et la qualité ne suivent pas toujours. Il y a des épisodes qui ne parviennent pas du tout à être crédibles (la St Valentin !) quand d’autres proposent au contraire une bonne surprise de ce côté-là. Cela donne un étrange sentiment au visionnage de la série, car je ne sais jamais tout à fait à quoi m’attendre – de l’excellent, ou juste du bon (voire du passable).

Dans l’ensemble, c’est suffisamment bien pour que je sois heureux de l’annonce de la saison 2, et c’est déjà ça : je reviendrai !

> Saison 111

 

9-1-1 – S01E07-08

Épisode 7 – Full Moon (Creepy AF) – 17/20
Cet épisode porte bien son nom parce qu’il était assez fou et dérangeant à la fois. Si la crédibilité n’y est pas, il est toutefois super intéressant à voir : j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues de l’épisode et la manière dont certaines parvenaient à se croiser. Bien sûr, on ne suit pas la vie perso de chacun, comme toujours, mais j’étais surpris de voir qu’après plus d’un mois, je me souvenais encore des noms et détails de vie de chacun. C’est plutôt bon signe !

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Spoilers

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It’s gonna be a full moon tomorrow and it’s always crazy.

Je voulais terminer la saison ce soir, mais ça me paraît mal barré vu l’heure où je m’y mets. Je me lance malgré tout parce qu’il faut bien avancer dans tout mon retard. L’épisode se concentre sur Hen, il était temps, et sa femme actuelle, que je reconnais maintenant comme Fiona de la saison 3 d’Unreal. C’est une coïncidence marrante, c’est la deuxième fois que je la vois aujourd’hui. Comment ça, ça n’a rien avec l’épisode ?

De manière assez claire, l’épisode va se concentrer sur la pleine lune qui fait agir bizarrement les gens et provoque tout un tas de catastrophe. C’est intéressant, ce n’est pas comme s’il y en avait une par mois.

Buck reprend le travail dans une fête foraine et c’est plutôt marrant, ça l’est encore plus quand il prend le temps d’appeler Abby et de commenter la pleine lune : pour lui, ce sera une nuit de travail plus excitante que les autres, pour elle, ça ne change rien du tout.

Le premier appel de l’épisode vient d’une vieille dame, Nora, terrifiée par un homme qui l’observe depuis l’extérieur de la maison. Quand Athena examine le jardin, elle ne voit rien. En revanche, quand Hen intervient auprès de Nora pour la sauver d’une crise de panique avec Chimney, elle comprend que l’homme était… à l’intérieur de la maison, et que Nora voyait son reflet. C’est juste terrifiant comme mise en place.

Le deuxième appel que reçoit Abby est celui d’une dame, chez elle, avec quelqu’un essayant d’entrer. Et réussissant. Tout aussi flippant. Kathy, la victime, se fait tuer alors qu’elle est au téléphone avec Abby. Cela lui vaut la visite d’un détective qui lui apprend qu’ils ont déjà arrêté le coupable, mais qu’il veut quand même écouter le coup de téléphone. Le vrai problème, c’est qu’en fouillant un peu la base de données, Abby comprend qu’ils ont arrêté la mauvaise personne.

Elle rappelle le détective pour lui expliquer qu’il se trompe, mais il ne la croit pas du tout. Elle a réussi à convaincre son collègue qui entend une autre voix dans l’appel et lui permet d’avancer dans ce qui va s’avérer être une énorme enquête improbable pour le reste de l’épisode.

Un troisième appel amène Athena, Hen et Chimney dans un parc où un homme drogué s’amuse à bouffer des gens. Pas très rassurant quand on sait que ce cas-là est clairement inspiré d’un fait réel et que ça se termine par Athena forcé de le tuer pour éviter qu’il ne s’attaque à elle ou Hen. Si Hen reçoit ensuite un appel d’Eva, son ex, qui est sortie de prison depuis une semaine, a récupéré un boulot et un appartement et aimerait revoir son ex au plus vite, Athena, elle, a juste le droit d’être de nouveau assignée à son bureau suite à l’homicide qu’elle vient de commettre.

Cela tombe bien car elle peut alors aider Abby à remonter la piste du vrai tueur de Kathy : il s’agit d’un ex-mari, oui, mais de celui d’une de ses amies qui est aussi la fille de la vieille dame, Nora. C’est totalement tiré par les cheveux, mais il s’agit donc du même homme qui est la cause du premier et du deuxième appel de l’épisode. Sacrée enquête.

Forcément, le détective revient s’excuser auprès d’elle et retracer la nuit du tueur, qui se fait finalement tuer par son ex-femme qu’il voulait tuer. Sympa.

Pendant ce temps, Buck et Bobby se rendent à un cours de yoga pour femmes enceintes qui vire à la catastrophe. L’une est bloquée par une position, l’autre accouche, une autre aussi, bref, c’est un gros bordel avec double accouchement et encore une autre emmenée d’urgences à l’hôpital. Et oui, les nuits de pleine lune et les femmes enceintes, ça ne fait pas bon ménage.

Leur deuxième appel vient d’un couple gay dont l’un des hommes a un grand problème de crampes intestinales qui s’avère être un simple vers. Je crois que de toutes les séries (médicales ou non), je n’avais jamais vu ce genre de vers retiré aussi tranquillement d’un patient soufrant le martyr. Finalement, c’était plus drôle qu’autre chose à voir, majoritairement grâce à Buck qui insufflait une bonne dose d’humour.

La fin d’épisode voit Hen faire une grosse connerie en retombant dans les bras d’Eva. Comme quoi, la pleine lune fait faire n’importe quoi. Elle finit la nuit à pleurer sur la plage ; comme on l’avait vu dès le départ. Dans le même genre, Buck se rend chez Abby et les deux finissent par enfin coucher ensemble !


Épisode 8 – Karma’s A Bitch – 16/20
Cet épisode enchaîne les cas pour ne plus s’arrêter, mais ça fonctionne plutôt pas mal. Si sa construction est assez prévisible dès le titre, elle n’en reste pas moins intéressante et plus amusante que d’habitude… Et puis surtout, elle permet de se rassurer parce que je ne serai pas le genre de victime de cet épisode a priori. Et c’est plutôt cool comme ça.

> Saison 1


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I’m trying to move forward, Athena. Move with me.

Je n’avais pas vu le titre en composant la grille, mais si avec cet épisode, je ne valide pas le point karma du Bingo Séries, je vais être triste !

Le premier appel vient d’un homme qui s’est fait tirer dessus… ou pas. L’introduction de l’épisode est assez intéressante et me donne directement mon point. En fait, un an plus tôt, l’équipe de secours est venu au même endroit pour sauver la vie de quelqu’un qui s’était pendue, une femme bien sûr morte. Encore plus tôt, cette même femme, battue par son mari, à sorti un flingue. Son mari l’a alors forcé à tirer sur lui, mais la balle finit dans un arbre. Plus tard, cet arbre étant malade, il a compris qu’il fallait l’abattre ; et il l’a fait à l’aide d’explosifs et d’un flingue. C’est à ce moment-là que la balle qu’elle avait tiré sur lui et qui avait terminé dans l’arbre en est ressorti pour venir se loger dans son corps. Du grand n’importe quoi, mais c’était marrant. Et le karma est une garce !

À la caserne, Chimney organise un don du sang et force Bobby à donner le sien malgré ses réticences, parce que c’est le genre de choses qui ont sauvé sa vie lors de son accident. C’est tiré par les cheveux, mais bon, ça fait de la prévention sympathique. Seulement, Bobby apprend ensuite que le laboratoire chargé de l’analyse de son sang a trouvé quelque chose. Cela le reconduit à l’église, des scènes qui ne me motivent pas spécialement, où il explique qu’il veut sauver autant de vies qu’il en a perdu, avant de mourir.

Le médecin du laboratoire lui parle de la maladie de Rhesus, une maladie qui tue des tas de bébés mais qui sont sauvés par du sang d’un donneur… qui ressemble étrangement à celui de Bob. Du coup, Bob va devoir confronter sa peur des aiguilles car il devient un donneur recherché.

Au-delà de ça, il est confronté à son marché avec Dieu et il est dégoûté de ne pas recevoir la punition divine qu’il attendait, et de ne pas retrouver ses enfants morts plus vite. Il finit par s’en confier à Chimney qui comprend que son chef envisage le suicide. Rassurant.

Bob se sent puni de devoir rester en vie sans ses enfants, mais Chimney trouve le moyen de lui faire comprendre que c’est en fait une bénédiction car il sauve des bébés et rend des familles heureuses. Pas si mal, mais un peu forcé : c’est une fin d’épisode qui tombe comme un soufflé. Fin d’épisode ? Oui, j’ai fait les choses dans le désordre ; pardon !

Chez Athena, les enfants partent en week-end et le mari, Michael, en profite pour expliquer à Athena qu’il aimerait que les enfants rencontrent Glenn, son amant. Seulement, Athena n’est pas encore prête pour ça. Elle passe l’épisode à se prendre la tête là-dessus, et en même temps, on la comprend. Elle finit par dire à ses enfants que Michael est courageux pour son coming-out… et les enfants lui font comprendre qu’ils en ont marre de faire semblant que tout va bien dans le mariage de leurs parents.

Athena prend alors la décision de demander le divorce et contacte un avocat. La scène est douloureuse, mais c’est l’une des scènes les plus crédibles/réalistes de l’épisode. Les interventions sont toujours tirées par les cheveux dans cette série, donc là au moins, on sait qu’on peut compter sur leurs vies persos pour apporter de la stabilité et de la cohérence. Athena passe finalement la nuit suivante dans un bar où elle rencontre un charmant monsieur qui la drague.

Bon, il me faut quand même faire le tour des différents appels de l’épisode qui ont cette fois tous la forme procédurale qui me les fera oublier plus ou moins vite. Le deuxième coup de fil de l’épisode mène l’équipe dans un centre de spa où le propriétaire est mort carbonisé par les UV d’une machine cassée qu’il n’avait pas voulu réparer… Et le tout, le lendemain du jour où il a viré une employé qui a cassé sa voiture pour sauver son chien en train de mourir de chaud. Ah, le karma.

Le troisième coup de fil vient d’une voleuse de colis qui se casse le fémur pendant ses méfaits. C’était plutôt marrant, mais c’est surtout l’occasion pour qu’Athena se confie à Hen sur sa situation familiale. L’amitié de ces deux-là est vraiment sympa, même si c’est pas hyper crédible qu’elles tombent autant l’une sur l’autre dans leur job, ni qu’elles prennent autant le temps de parler sur les scènes d’intervention.

Le quatrième appel vient d’un homme attaqué par un tigre. Comme il est très clair désormais que les intentions de l’épisode sont de se moquer des criminels en leur appliquant une sorte de justice divine (ou karmique), l’homme était connu pour un scandale sur des animaux empaillés.

Suite à une cinquième intervention, Hen finit par confier à Athena qu’elle a couché avec Eva et qu’elle culpabilise. Athena lui conseille de raconter la vérité à sa femme plutôt que de continuer à lui mentir. Elle est bien placée pour savoir l’importance de l’honnêteté. Ainsi, Hen rentre chez elle avec la ferme intention de tout dévoiler à sa femme, mais il est trop tard. Si c’était une souffrance de rentrer chez elle et qu’elle y allait à reculons, c’est pire quand elle y est : Eva demande la garde de sa fille parce que le foyer dans lequel est instable puisqu’Hen a couché avec elle. Outch.

Bon allez, je m’arrête là, deux épisodes sur quatre, c’est mieux que rien et ce sera plus facile de rattraper la fin désormais, comme il ne m’en reste que deux. En plus, ça passe à petite dose, mais trop d’un coup, ça va finir par me faire psychoter inutilement à chaque déplacement. Et puis, il faut savoir savourer dans la vie. La seule frustration de m’arrêter maintenant, c’est de n’avoir pas vraiment revu Buck et Abby (ou si peu) dans cet épisode. Ce sera pour une prochaine fois.

> Saison 1

 

Mes derniers coups de… #3

Salut les sériephiles,

Image result for supergirlComme chaque milieu de mois désormais, je vous propose de faire un rapide tour de mes derniers « coups de… », parce que c’est un article qui, après tout, s’écrit plutôt rapidement et tout seul, et qui plaît à tout le monde. Faut juste prendre le temps de réfléchir à certaines catégories quand même, surtout que ce n’est pas toujours évident de ne pas répondre la même chose que le mois dernier. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais arrêté l’idée de le faire de manière hebdomadaire, pour être tout à fait transparent avec vous. Ne m’en voulez pas pour si peu, on ne va pas se battre.

Allez, une fois de plus, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de Cœur : C’est difficile de l’affirmer à 100%, mais je pense que Here and Now est la série la plus qualifiée pour se placer ici. J’ai beau en dire qu’elle est épuisante, mon article d’hier était presque une lettre d’amour à la série. Ce n’est pas la série en elle-même que j’aime, mais la réflexion qu’elle permettait, et certaines intrigues internes, ou certaines scènes plus précisément. L’originalité qu’elle proposait me donnait vraiment envie de revenir chaque semaine découvrir les épisodes en sachant que j’allais être surpris, ou au moins complètement embarqué dedans. Et c’est le genre de sentiment qui me manque de plus en plus devant les séries !

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Coup de Mou : Je vais l’adresser à Unreal, même si là aussi ce n’est pas hyper simple de me décider. La saison 3 est très sympathique, mais je trouve qu’elle a un peu erré ces dernières semaines. Si elle reste excellente, elle manquait parfois de surprises tellement on connaît désormais la critique qu’elle souhaite faire ; et elle manquait cruellement de manipulation des images et des candidats, or c’est pour ça qu’on est là, sinon on se contenterait de regarder le Bachelor. Bon, l’épisode d’hier est reparti de plus belle, mais dans l’ensemble, il y a eu un vrai coup de mou en cours de saison, je trouve.

Image result for the walking dead rositaCoup de Poing : Il n’y en a pas un en particulier qui me revienne, du coup, je vais parler du final de saison 8 de The Walking Dead, donc passez votre chemin si vous n’êtes pas à jour ! Bien évidemment, ce final m’a principalement déçu, mais s’il y a bien un poing positif (avec un g, parfaitement), c’est celui de Rosita qui n’a pas hésité à frapper Eugene. Je crois que c’était franchement mon seul moment de joie de tout l’épisode (bon, ça et Negan, même si c’était super mal écrit comme choix final). Je ne supporte plus la tronche d’Eugene, et ça ne m’aurait pas dérangé qu’il soit la seule victime collatérale de cet épisode…

Coup de Blues : Je crois qu’il n’y a que moi pour être qualifié dans ce coup-là. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis février, j’ai complétement laissé tomber mes comédies, à l’exception de The Last Man on Earth. Je ne me l’explique pas trop, ça n’aide pas à gonfler mes stats de nombre d’épisodes, mais voilà, j’ai du mal à trouver les comédies qui me font vraiment rire en ce moment (Superstore n’est plus aussi fun) ; ou alors à avoir envie de les continuer (Life in Pieces m’attend). Je sais que ça finira par me revenir et que ce sera alors un énorme bingewatch, mais en attendant… je n’en regarde pas !

Coup de Vieux : Quand je me suis rendu compte que Scandal arrivait vraiment à sa fin (ce vendredi) et que cela faisait six ans et demi que je la regardais, quand même. Le vrai coup de vieux est arrivé quand je me suis mis à noter quelques idées pour un article faisant une grosse synthèse de mon avis sur la série ; mais en même temps, cet article n’a pas avancé d’un poil depuis samedi, alors je ferais peut-être mieux de ne pas vous en parler, car je ne sais pas si je le publierai un jour ! En tout cas, ça me fait d’avance bizarre de me dire qu’elle ne sera plus là le vendredi.

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Coup de Gueule : Le crossover The Walking Dead/Fear the Walking Dead était tout ce que je craignais qu’il soit, et pire encore. Pour sa « reprise », la saison 4 du spin-off a donc proposé 47 minutes sans son casting, mais avec celui de la série-mère et de nouveaux personnages. Le tout paraissait plutôt être un pilot d’un nouveau spin-off, et ça m’énerve. Je sais que c’est fait pour remonter les audiences (et en plus, ça devrait le faire car les gens ont eu l’air d’aimer ??), mais je trouve ça tout pourri de trahir les trois premières saisons en repartant sur une nouvelle histoire avec un personnage venu d’une autre série – et en plus, je n’aime pas l’évolution du dit personnage, ça n’aide pas. Bref, Fear revient avec un saut temporel (ou une incohérence chronologique énorme), se déroule désormais en parallèle et pas si loin de la série-mère (donc on perd pas mal d’intérêt et on ouvre la porte à toutes les fenêtres pour de futurs crossovers) et se concentre sur un personnage qui prend clairement la place de lead et éclipse le reste du casting. Forcément, comme je préférais jusqu’ici Fear, je le sens mal. Image result for fear the walking deadJ’aurais préféré une troisième série, ou à vrai dire le même épisode avec un personnage inédit ; mais là, ça fait trop « oups, les audiences suivent pas, ramenons un autre personnage et faisons comme si ». Et pourtant, habituellement, je suis pour les séries capables de se réinventer. J’attends de voir la suite pour être vraiment déçu, mais cette reprise était ratée parce que je me suis fait encore plus chier que devant The Walking Dead, alors que Fear parvenait jusque-là à garder mon intérêt.

Coup de Barre : L’arrivée tant espérée du soleil est accompagnée d’une vague de pollen dont je me serai bien passé et qui m’a mis quelque peu K.O hier soir (même si ça ne se voit pas à la longueur de cet article, je sais).

Coup de Bol :  C’est super rare, mais j’ai déjà des idées pour les visuels du prochain Week-end en séries. Peut-être que pour une fois tout ne sera pas improvisé à l’arrache au dernier moment. Ou peut-être pas. Il y aura eu un tout petit de réflexion quinze jours avant en tout cas, ça change !

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Coup de Tête : J’ai écrit cet article hier vers 17h et à défaut d’avoir une idée de coup de tête ; je me décide à rattraper enfin la fin de saison de 9-1-1 dans la soirée (4 épisodes) alors qu’il me reste encore à voir Supergirl et The Crossing. Ce n’est pas gagné. Si je l’ai regardée, vous serez vite au courant avec un article dessus ; si je me suis foiré, eh bien… ce sera un coup de tête qui n’aura pas eu lieu, et puis c’est tout. Je cherche à vaincre la procrastination comme je peux !

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Coup de Théâtre : C’en est un sans en être un, mais je m’étais persuadé que pour la première fois, je n’aurais pas revu la dernière saison de The 100 avant l’arrivée de la prochaine (mercredi prochain). La tradition veut en effet que je la regarde avec mon père pour me remettre en tête toute la géopolitique complexe et les rebondissements de la série, ou juste parce que j’adore, allez savoir. En tout cas, ça me paraissait impossible, mais finalement, nous avons vu sept épisodes dimanche et lundi soir, donc il ne nous en reste plus que quatre ; et clairement ce sera bouclé d’ici mercredi (reste plus qu’à se mettre d’accord sur une soirée). C’est très cool et ça permet de calmer l’impatience vis-à-vis de la saison 5 !

Coup Tordu : Le dernier épisode de The Last Man on Earth a revisité une énorme partie de son intrigue passée en la modifiant l’air de rien, et c’est passé comme une lettre à la poste (et même mieux qu’une lettre à la poste, si je considère mes problèmes fréquents de courrier). Entre ça et l’épisode se moquant de la manière dont ils ont caché la grossesse d’une de leur actrice, je crois que je tiens là l’une des séries les plus tordues du moment, mais ça lui fait du bien d’être si tordue, car sans ça, on commencerait à s’ennuyer. J’espère donc une saison 5, comme j’ai bien compris que nous n’aurons de toute manière jamais de conclusion fermée lors de la presque-annulation de l’an dernier… Allez, je veux une saison de plus, c’est pas grand-chose !

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Coup de Pub : Il sera aujourd’hui pour un blog, et j’ai choisi celui d’Enid, Une vie devant l’écran ! J’adore tout bonnement son blog : les articles y sont hyper longs (oui, c’est moi qui dis ça, ça vous donne une idée !) et détaillés, mais jamais inintéressants. Au contraire, j’aime beaucoup la manière dont c’est écrit, les analyses et la diversité des sujets (bon, c’est principalement séries/films, mais l’angle d’attaque change beaucoup de ce qui peut se lire ailleurs). Franchement, c’est captivant à lire et pourtant, je ne suis souvent pas d’accord avec son avis ; mais comme en plus Enid répond aux commentaires, ça permet le dialogue, donc c’est un point positif de plus !

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Coup de Grâce : Je suis en retard dans mes séries ? On remercie tous bien fort Laura qui m’a offert les trois tomes de The Magicians. Oui, je sais j’en ai déjà parlé plusieurs fois, mais je change l’optique pour vous expliquer en quoi c’est vraiment un coup de grâce. Inutile de dire que je suis en pleine lecture du premier tome (j’arrive à sa fin dans une centaine de pages) et que même si c’est en anglais, même si je prends tout mon temps (ça fait une semaine), ben… ça bouffe du temps de cerveau disponible pour les séries ; et ça m’empêche encore plus de rattraper mon retard. Vous voyez ? Un coup de grâce ! Cela dit, c’est sans regret, car j’accroche encore plus que ce que je pensais. Bon, ça me donne même envie de revoir la saison 1, puisque j’en suis à la fin de celle-ci dans ce que je viens de lire (sans l’intrigue de Julia) et que je me dis que je suis passé à côté de dizaines de trucs dans l’adaptation. Et aussi que c’est sympa de voir comment la série adapte le style d’écriture en prenant malgré tout énormément de liberté. Yep, ça me donne l’impression que l’adaptation est aussi bien que le livre, même si elle est totalement différente (en revanche, si j’avais commencé par les livres, j’aurais sûrement eu du mal avec la série).

Et voilà, c’est tout pour cette nouvelle édition des coups, j’espère que ça vous plaît toujours autant ; moi, ça m’éclate en tout cas 🙂

 

Ce que c’est qu’un « Jumping the shark »

Salut les sériephiles !

J’espère que vous allez bien en ce dimanche matin où je suis probablement en train de roupiller, il faut bien se le dire. On se retrouve aujourd’hui pour analyser et expliquer une expression que je sais que j’ai déjà employée plusieurs fois sur le blog sans jamais prendre le temps de développer plus que ça : « Jumping the shark ». C’est parti !

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Oui, Olivia, tu fais bien de boire…

Alors ça veut dire quoi exactement « Jumping the shark » ? C’est lorsque les scénaristes commencent à ajouter des éléments hyper tirés par les cheveux à leurs intrigues, juste pour renouveler tant bien que mal les choses et au détriment de la qualité. Ouep, c’est une expression qui sert à marquer autant que possible le moment où une série est partie à la dérive. Le plus souvent, après ce genre de scènes, plus rien ne paraît crédible et c’est juste une souffrance de continuer à suivre la série tellement ça n’a plus aucune crédibilité.

Autrement dit, c’est le moment où les scénaristes à court d’idées font tout ce qu’ils peuvent pour se renouveler, au point que c’en est visible et souvent gênant.

Concrètement, ça peut se trouver dans n’importe quelle série, mais aussi dans n’importe quel dessin-animé ou même film, même si dans ce dernier cas, c’est souvent signe qu’il vaut mieux ne pas perdre son temps à le regarder parce que ne pas réussir à rester cohérent durant deux heures sans passer par un moment tiré par les cheveux, c’est plutôt mauvais signe. Pourtant, c’est souvent fait avec l’intention de récupérer les fans en leur proposant des scènes susceptibles de leur plaire, autant par le stress qu’elles procurent que par le plaisir de les voir.

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Yep, c’est étrange, mais c’est pourtant hyper cohérent quand on y réfléchit.

C’est quoi ce nom ? Il se traduit littéralement par « sauter le requin ». Bon, avant que vous ayez des images bizarres en tête, on parle bien de « sauter par-dessus le requin », hein ! C’est une expression assez imagée : vous vous imaginez bien que quelqu’un qui saute par-dessus un requin, que ce soit dans un film ou une série, c’est plutôt signe d’une qualité qui part en vrille.

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Quelle origine ? C’est un spoiler pour tous les fans de Happy Days, mais l’expression est tiré de l’épisode 3 de la saison 5 de cette série. Comme ça date de 1977, je pense que le côté spoilers est un peu éclipsé et qu’on peut en parler librement : Fonzie fait du surf dans cet épisode et malheureusement il y a un requin qui passe par là. Contre toute attente, il réussit à sauter par-dessus le requin, avec la musique bien dramatique qui va bien en arrière-plan.

Au visionnage de cette scène, les fans ont levé les yeux au ciel et compris que la qualité de la série n’était plus spécialement présente dans la série. Les audiences déclinaient depuis un moment et les scénaristes ont écrit cet épisode pour faire parler de la série et pour reconquérir leurs fans. Pas une grande réussite, mais au moins ils ont réussi à faire parler d’eux pour longtemps : c’était il y a quarante ans !

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Bien joué les gars !

Et aujourd’hui ? L’expression est connue de beaucoup de sériephiles et revient régulièrement dans la bouche des fans, malheureusement. Oui, malheureusement, puisqu’il est souvent question de séries dont la qualité a disparu en cours de route. Les exemples sont légions et le plus souvent les fans utilisent l’expression pour essayer de déterminer où exactement c’est parti en vrille. Personnellement, je pense souvent à Scandal quand je cherche un bon exemple pour expliquer cette série. C’est somme toute personnel, mais pour moi, la série est partie en vrille en fin de saison 2, ou au début de la 3 ; mais j’aurais probablement l’occasion d’en reparler.

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Grey’s a eu affaire à son requin dès l’épisode de la bombe en saison 2 pour certains ; pour moi, ça a tenu jusqu’à l’accident de ferry en saison 3 (puis c’est revenu, puis il y a eu la biche du début de saison 5, puis… en fait, je ne la regarde pas pour la cohérence, c’est tout). Station 19 n’a pas attendu plus de deux épisodes avant de proposer un épisode qui disait clairement qu’il ne fallait pas attendre quelque chose de cohérent alors que 9-1-1 m’a perdu avec son épisode de St Valentin.

La liste des séries qui perdent en qualité est longue comme le bras. Il faut toutefois noter qu’une scène farfelue et tirée par les cheveux n’est pas toujours synonyme d’un déclin qualitatif : The Magicians est composée à 90% de scènes de ce genre, et c’est ce qui fait son succès en ce qui me concerne. D’une certaine manière, je pourrais dire à peu près la même chose de Community ou Another Period. Parfois, ça fait du bien de sauter par-dessus le requin.

Et parfois, les séries parviennent à surfer sur la vague sans problème, un peu comme Agents of S.H.I.E.L.D qui malgré quelques scènes parfois moins bonnes a tout de même une qualité constante !

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Allez, bon dimanche à tous ! #ShakeItOff