Dear White People (S01)

Synopsis : Samantha White en a marre de son campus où le racisme est, comme partout ailleurs, beaucoup trop présent pour elle.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, cela fait un moment que je voulais tenter cette série Netflix, mais je n’étais pas là le week-end où ils l’ont lancé et comme ils ont eu la bonne idée d’enchaîner les sorties chaque semaine depuis mars, c’est un peu dur de garder le rythme. Enfin bon, je ne vais pas m’attarder sur Netflix trop longtemps après l’annulation de Sense8 qui m’a beaucoup trop énervé.

Pour en revenir à Dear White People, il était dur de passer à côté d’une série annoncée comme un évènement. À de multiples reprises, la série a été au cœur de polémiques, étant principalement accusé d’un racisme qu’elle ne cautionne pourtant vraiment pas. Au contraire, l’approche est extrêmement intéressante, proposant plusieurs points de vue (contrairement à ce que je pensais à l’origine) et sans apporter forcément une réponse concrète. Disons que je l’ai trouvée bien fichue de ce point de vue-là, où elle apporte une éclaircie sur des questions trop souvent taboue.

Sans aller jusqu’à dire que la série propose une solution de vivre ensemble, car ce serait mentir, j’ai aimé que cette saison embrasse des problèmes quotidiens en proposant une explication de plusieurs points de vue. Reste désormais à savoir s’il y aura une saison 2.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

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Capture d'écran 2017-06-02 12.20.50.pngChapter I – 15/20
What CW show are we in?

Le ton de la série est dès le début très différent de ce que j’en attendais. En effet, l’ambiance initiale n’est pas sans me rappeler les Orphelins Baudelaire, avec un narrateur tout ce qu’il y a de plus classique qui apporte un certain humour. Pourtant, je ne me fais pas leurrer pour autant : nous sommes sur Netflix, ses comédies sont rarement purement comiques, surtout quand je sais d’avance que le sujet de fond est le racisme. C’est plus que sérieux pour se permettre de rater des questions avec de l’humour.

Le premier épisode nous introduit donc le personnage de Samantha White, la bien nommée, qui détient sa propre émission de radio sur le campus de Winchester. Son émission ? Dear White People, évidemment. Et ça fait polémique, au point de lancer une soirée « Dear Black People » pour Halloween, où les blancs se déguisent en noir avec des blackfaces. Oh. Cela commence donc fort en polémique.

Toutefois, ma plus grosse surprise ne vient bien sûr pas de cette soirée mais du personnage de Gabe, le copain de Sam. Celui-ci est blanc, ce qui me paraît être une excellente chose pour désamorcer l’inévitable vague de « mais c’est une série raciste, l’héroïne déteste les blancs ». C’est triste d’en arriver là, mais il est un peu évident que ça aurait été la critique la plus récurrente. Ma surprise, c’est donc que Sam subit une pression incroyable à cause de son copain blanc. Nous ne sommes pas loin d’assister à du « slut shaming » pour son choix d’un blanc comme amoureux, et ça en dit long sur la neutralité de la série, je trouve.

Loin de se contenter d’une réflexion primaire pour nous dire que « bouh les blancs sont méchants et racistes », la série s’aventure sur un terrain plus glissant avec des problématiques plus larges. La réflexion en devient presque dérangeante, dénonçant finalement des situations problématiques des deux côtés. Cela permet aussi de conforter le choix de l’actrice principale : Sam est amoureuse de Gabe et ça se voit dans le jeu de l’actrice.

Dans les choses que j’ai moins aimé, je dois dire que je ne vois pas bien l’intérêt des « cadres » qui apparaissent fréquemment pour nous situer l’endroit où se déroule la scène. J’ai détesté la réaction des amis de Sam par rapport à Gabe, mais je pense qu’il était important de nous montrer le rejet de Gabe pour en arriver à l’excellente tirade finale de Sam.

Oh, et bien sûr, du côté de ce que j’ai adoré, il y a cette parodie de Scandal. J’en avais entendu parler sur Twitter, mais je ne m’attendais pas à ça. Il n’y a aucun doute possible vis-à-vis de la série parodiée et c’est extrêmement bien joué de la part des scénaristes. C’est vraiment drôle, peut-être la partie la plus sympathique de l’épisode de ce côté-là.

Cela dit, c’est étrange : cet épisode semble avoir déjà bien fait le tour de la question et je ne sais pas trop s’il y a matière à toute une série avec ces personnages. Je ressors du visionnage avec l’impression d’une histoire complète et pas forcément l’envie d’une suite. Cela tombe bien : mon RER est quasiment arrivé à Paris. La série est sympathique, pas plus drôle que ça et aborde des sujets complexes d’une jolie façon. C’est meilleur qu’Atlanta de ce point de vue-là, mais bon, je ne suis pas non plus impatient de continuer.

Capture d'écran 2017-06-02 12.21.39.pngChapter II – 18/20
Trust me, find your label.

Trois jours plus tard, je me relance dans la série, sur le chemin du retour cette fois, après un long week-end.

Je pense que ma note suffit à faire comprendre que j’ai adoré cet épisode qui m’a énormément surpris, notamment du côté de la forme. Je pensais vraiment que la série continuerait de suivre Sam, et en fait non. Cet épisode se concentre sur Lionel, le journaliste geek et plutôt cool déjà introduit dans le premier épisode. Je ne m’y attendais pas et, rien que ça, ça m’a remotivé pour le reste de la série. J’aime bien Sam, mais je doutais vraiment qu’elle ait les épaules (et la matière) pour dix épisodes.

L’autre bonne surprise sur le point formel est la chronologie de la série. Cet épisode revient en arrière et nous montre le point de vue de Lionel sur les mêmes événements. Cela sera peut-être long s’ils passent dix épisodes à faire ça, mais pour ce second volet, ça fonctionne très bien.

Bon, pour en revenir à l’épisode, il s’éloigne un peu de la thématique du racisme pour explorer celui de la sexualité et de l’affirmation de son homosexualité. En effet, Lionel est totalement paumé de ce côté-là : il fantasme assez clairement sur son colocataire, Troy, mais ne s’affirme pas comme homo pour autant. En fait, il refuse tout étiquette, contrairement à ce que lui conseille son supérieur au journal, Silvio.

Clairement, j’ai trouvé les dynamiques entre les personnages parfaitement écrites. Lionel paraît vraiment réaliste, et pourtant, ce n’est pas un personnage facile à écrire. C’est en tout cas un personnage qu’on voit rarement évoqué à la télévision, timide mais journaliste, dans le placard mais avec une opinion ferme, et avec un double combat d’affirmation (sa sexualité + sa couleur de peau).

C’est du coup un personnage complexe avec lesquels les scénaristes s’amusent, notamment lors de la fête à laquelle Silvio l’a invité. Lionel vit une succession de moments gênants qui sont assez drôles (les urinoirs, le téléphone oublié) et permettent de dédramatiser un peu sa situation. Par ailleurs, Silvio a beau avoir semblé le draguer un peu, il lui pose finalement un lapin, et ce n’est pas plus mal car je n’ai pas eu l’impression que Lionel était plus attiré que ça.

Bon, cet épisode y va en revanche un peu trop fort sur les scènes sexuelles, avec un bon gros plan sur un sexe féminin. Je retiens que quand Rhomin dit que ça va pour le train, sauf une scène ou deux, ça veut dire que ça ne va pas pour le train. M’enfin, la rame de RER était vide heureusement, c’est l’avantage du dimanche matin. Et puis, surtout, j’ai trouvé que ce plan n’était pas inutile du tout, me rappelant un peu le zoom sur un pénis dans la saison 2 de The Affair. La réaction de Lionel est en effet excellente, elle montre bien sa curiosité sans excitation, affirme son homosexualité dans sa gêne et lui-même finit par l’affirmer sans problème grâce à presque plan à 3 avec Conner et Becca.

J’ai trouvé ça parfaitement géré, jusque dans la manière dont il casse le plan à trois. Fort de cette première affirmation, il va prévenir Sam qu’il a un scoop sur elle et ça paraît tellement plus logique que dans le premier épisode d’avoir ce point de vue. Cet épisode réussit parfaitement à expliquer le personnage sans y aller lourdement pour autant et en jouant beaucoup avec l’implicite. J’ai adoré.

La dernière scène voit Lionel faire son coming-out, à deux reprises, à son colocataire. A priori, Troy devrait faire l’objet du prochain épisode du coup, mais j’ai adoré sa réaction, qui est de continuer à lui couper les cheveux comme si de rien n’était. Vu le personnage, je m’attendais à un rejet violent, alors que là, nous sommes juste dans une amitié bien écrite.

Capture d'écran 2017-06-02 12.24.52.pngChapter III – 14/20
Troy became the man of the moment.

Bof, cet épisode m’a moins convaincu, mais il était dur de passer juste après l’excellence du chapitre sur Lionel. Sans surprise et en toute logique, les scénaristes se concentrent sur Troy, avec un épisode plus court, car il y a évidemment moins à dire. C’est donc une bonne chose qu’ils n’étirent pas inutilement cet épisode.

La chronologie dépasse le cadre du premier épisode et c’est une bonne chose. Je pensais qu’on aurait encore un ou deux épisodes sur la même période de temps, mais finalement c’est plutôt positif d’avancer, surtout que je ne sais pas s’il y avait grand-chose à dire sur Troy.

Troy est donc le fils du doyen et après la coupe de cheveux de Lionel, il voit Sam se faire engueuler par son père. Lui-même n’est pas exactement en bon terme avec Sam : ils voient la lutte contre le racisme de manière bien différente. Sam est clairement dans l’opposition au système, de manière violente s’il le faut (d’où son lancement de l’invitation pour « Dear Black People »), alors que Troy cherche à se faire élire à la tête des étudiants de Winchester.

Bon, c’est une intrigue sympa mais ce n’est pas franchement passionnant. Il se présente, veut être élu, mais il vote malgré tout pour quelqu’un d’autre. On apprend également qu’il a une copine et une maîtresse, cette dernière étant une prof. Pas de bol pour lui, Kurt, qui dirige Pastiche lui fait donc du chantage par rapport à ça. Cela sert de cliffhanger, atténuant énormément la mort de Thane Lockwood, un étudiant américain tout ce qu’il y a de plus cliché.

L’épisode ne m’a vraiment pas enthousiasmé plus que ça, ou alors c’était la fatigue, mais ça m’a déçu après le chapitre sur Lionel.

04.pngChapter IV – 14/20
This bitch autotuned me?

Je n’ai repris que quelques jours pour plus tard, en soirée, pour tout voir d’un coup et finir la saison d’une traite. Oui, je suis comme ça. Cet épisode débute par nous faire croire qu’il va se concentrer sur Thane, un blanc complétement crétin stéréotype de tous les films et séries américains, qui vient donc de mourir à la fin de l’épisode 3 (je ne sais pas si j’assume, mais j’avais oublié la fin du troisième épisode).

Au lieu de ça, le scénario s’intéresse plutôt à Coco qui est l’exact opposé de Sam… alors qu’elles étaient pourtant amies deux ans plus tôt. Et effectivement, le délire de « Dear White People » était à l’origine entre elles dans leur chambre. L’épisode se concentre donc sur cette amitié après une moquerie de Sam dans son émission.

Pourquoi pas, mais c’est un peu étrange d’avoir un épisode qui se passe autant dans le passé. C’est sûr que la série ne pouvait passer dix épisodes sur la même journée, mais tant qu’à faire, j’aurais préféré qu’on continue d’avancer dans la chronologie comme dans l’épisode autour de Troy.

Troy, justement, qui drague Coco dès le départ avant de changer d’avis pour draguer Karen. Coco se sent tellement rejetée qu’elle finit par s’enfoncer dans une drôle de spirale où elle s’éloigne de plus en plus de Sam (enfin pas tout de suite, il faut d’abord qu’elles se droguent ensemble, quand même, on est sur Netflix, donc tous les personnages cools doivent se droguer – vive Lionel).

C’est assez triste de suivre l’histoire de Coco qui se fait rejeter par tout le monde malgré ses efforts d’intégration. Elle a bien sûr rejeté Sam à la première occasion, avant de comprendre que sa sororité ne lui apportait rien de bon non plus. Ensuite, il lui restait à voir Sam s’affirmer et devenir plus populaire qu’elle. Franchement, comment ne pas avoir de la peine ?

Peut-être en revenant dans le présent où Coco est devenue la fille populaire de base qui prend sa revanche sur Karen en ne la laissant pas rentrer dans une soirée. Elle accepte le chalumet de la paix offert par Sam, le fumant alors que Troy s’occupe d’elle.

Cet épisode était intéressant, mais je regrette un peu qu’il passe autant de temps sur le rejet de Coco sans pour autant nous expliquer comment elle s’est finalement intégrée sur le campus. Bref, il manque quelque chose pour qu’il soit exceptionnel. C’est un bon épisode, ni plus, ni moins. On nous tease malgré tout la mort de Thane, sans nous dire exactement ce qu’il s’est passé, donc tout n’est peut-être pas perdu. Au choix, la série se concentrera là-dessus ou l’ignorera totalement. Si elle l’ignore, ça peut mener à des choses intéressantes et montrer à quel point ces deux mondes sont opposés.

05Chapter V – 17/20
I like you but fuck you.

L’épisode se centre sur le meilleur ami de Sam, Reggie, qui lance carrément une application type Tinder pour que les étudiants se notent entre eux afin de savoir qui est « réveillé » sur les problèmes raciaux de l’université. Wow. Faut quand même y songer !

Bon, certes, on nous le présente comme le meilleur ami de Sam, mais il est clairement à fond sur elle, à la stalker et la critiquer dans son dos avec Jo, qui est censée être la meilleure amie de Sam. Voilà qui est fait.

Il est un peu dur de se sentir proches de ces persos qui s’autoexcluent du campus par leur attitude et utilisent Lionel pour ne pas attendre au cinéma, sans compter son altercation avec Gabe dans le premier épisode. C’est un peu moyen quoi. Il y a de bonnes critiques sur le cinéma et j’ai aimé l’introduction de l’asiatique (arf, je n’ai pas retenu son nom) qui squatte le groupe comme si de rien n’était. Clairement, la série prend le choix de montrer la rupture existant sur le campus entre blancs et noirs, se servant de Thane comme catalyseur. C’est une excellente chose, mais j’aimerais que ce soit un peu plus mis en avant.

De même, j’ai adoré voir le début de relation entre Jo et Reggie, même si je trouve ça absolument triste de le voir se « contenter » d’elle à défaut de pouvoir avoir Sam. J’exagère à peine, vu le jeu des acteurs.

Cet épisode est absolument dingue, parce qu’il voit Reggie s’embrouiller avec un de ses amis blancs (présenté comme tel quand même) pendant une soirée. Les choses dégénèrent extrêmement vite, au point d’avoir un gardien qui lui demande à lui (et pas à l’autre, blanc, donc) de montrer sa carte d’étudiant. Devant son refus d’obtempérer, le garde sort carrément un flingue. OK, ça refroidit l’ambiance.

L’escalade paraît un chouilla trop rapide, franchement, mais en même temps, quand on lit les infos sur ce genre d’histoire, l’escalade est toujours beaucoup trop rapide. Cela me laisse perplexe, mais c’est clairement un « woke moment » pour tout le monde à la soirée… Et ça tombe bien, car on voit justement tout le monde : Lionel, Coco, Troy, Sam, Gabe, Jo, Reggie. Tout le monde a le droit de stresser avec le téléspectateur, car oui, c’est conçu comme un moment d’éveil pour le téléspectateur aussi. Cela peut partir en vrille beaucoup trop vite et « dear white people », c’est le quotidien pour les personnes noires d’avoir cette peur d’un moment qui dérape. C’était déjà évoqué dans l’épisode précédent de manière futile à la télé, histoire que tout le monde l’ait bien en tête devant cet épisode. C’est donc bien joué et surtout bien écrit de la part des scénaristes.

Et pour la première fois, je me demande où l’on va avec cette série qui à force de nous montrer la haine s’enraciner à Winchester pourrait très bien déraper sur son final. Le regard de Kurt et de l’ami de Reggie en dit long, entre pouvoir et peur.

06.pngChapter VI – 16/20
Who cares if you’re woke or not… if you’re dead?

Sam vient rendre visite à Reggie après les événements traumatiques de la veille, mais il ne lui ouvre pas. Hop, on repart sur Sam dans cet épisode, mais après ça, tous les étudiants sont enfin unis. C’est dingue qu’il faille ce genre de choses pour unir les gens, mais c’est tout à fait réaliste, malheureusement.

Côté formel, je ne m’attendais pas à revenir si vite au personnage de Sam, car beaucoup de personnages secondaires n’ont pas eu droit à leur épisode (j’aurais notamment aimé en avoir un sur Jo par exemple). Cela dit, nous sommes au milieu de la saison, donc pourquoi pas.

Bien sûr, Coco est parfaitement touchante à évoquer son passé difficile, Kurt est le parfait idiot à vouloir bosser avec Sam seulement maintenant (mais en même temps, Sam étant Sam, elle refuse de mettre son orgueil de côté) et Reggie passe l’épisode à tenter de digérer ce qu’il s’est passé. Seulement, ce n’est pas si simple, avec tout le monde qui politise immédiatement la cause. J’ai d’ailleurs adoré l’amie de Gabe en psycho, l’explication est simple et efficace.

Oh, oui, Gabe présente ses amis à Sam dans cet épisode, parce que malgré tout, il semble que la vie continue. C’est bien joué de la part des scénaristes de construire cette relation et de l’approfondir de cette manière, tout en développant en parallèle une vraie relation entre Sam et… Reggie.

Et oui, Sam parvient finalement à récupérer Reggie et savoir ce qu’il pense lors d’une soirée à micro ouvert où il se lance dans un rap particulièrement poignant. Clairement, l’épisode a beau être sur Sam, c’est lui qui le vole. Leur relation est au cœur de l’intrigue, mais Sam est juste tellement politisée avec son plan d’organiser une manifestation qu’elle passe à côté de ses vrais sentiments.

Celui-ci est donc forcé de lui déclarer sa flamme d’une bien jolie manière et, alors qu’elle s’apprête à craquer, il la rejette finalement une dernière fois, avant de lui proposer implicitement de rentrer dans sa chambre. Ce n’est toujours pas fini : Gabe appelle Sam, qui rejette l’appel et semble bien hésitante. Boum, on s’arrête là et c’est un cliffhanger hyper frustrant.

Ce sixième chapitre parvient à rendre Reggie beaucoup plus sympathique et humain qu’il ne l’était dans les premiers épisodes où il passait vraiment pour une caricature. Sa déclaration à Sam est magnifique, mais je ne peux m’empêcher d’être vraiment déçu de la tournure des événements, parce que Sam/Gabe proposait quelque chose d’intéressant (et que j’ai peur de voir la série mal tournée avec un Gabe qui péterait un câble).

07.pngChapter VII – 15/20
I love… you. Fuck! I love you.

Oh, un épisode sur Gabe ? Je m’attendais à reprendre le même ordre qu’en début de saison avec Lionel (surtout qu’on l’a peu vu dans le chapitre 6 et que Sam lui confie une mission importante). Bien sûr, il y a vraiment de quoi faire avec Gabe qui, comme prévu, se sent un peu trop victime parmi le groupe d’amis de Sam. Il passe une bonne partie de l’épisode à complétement psychoter sur la relation entre Sam et Reggie.

Sam envoie finalement Gabe travailler avec Joelle. C’est une idée bizarre sur le papier, mais ça fonctionne à merveille de voir ces deux-là sympathiser en contactant les dirigeants des groupes de minorité pour protester lors d’un forum sur les problèmes racistes de l’université (j’imagine qu’on tient là le final de la saison).

À sympathiser autant, Gabe finit par apprendre que Jo en pince pour Reggie et que Reggie est à fond sur Sam. Fort de cette nouvelle confiance entre eux deux, Gabe avoue aussi à Jo que c’est lui qui a appelé les flics. Oh, ça craint.

Avec autant de problèmes, les choses finissent par éclater entre Gabe et Sam… qui se disent « je t’aime ». Humph, toujours rien de concret sur le cliffhanger de l’épisode précédent, c’est vraiment frustrant. Il semble assez clair que les deux ont beaucoup trop de secrets entre eux pour que ça fonctionne.

Et en effet, dès le lendemain matin, Sam découvre un message de Lionel qui lui permet d’apprendre que Gabe est celui qui a appelé les flics. Elle se barre malgré ses excuses, et Gabe passe le reste de l’épisode à la chercher. Il aurait peut-être mieux fait de ne pas la trouver : elle est dans le hall avec le reste du casting qui a découvert que Gabe a appelé les flics.

Et sans grande surprise, il semblerait que Sam et Reggie soient maintenant en couple et que tout ce que Gabe peut avoir à dire pour sa défense ne mène à rien.

Je suis vraiment à fond dans cette histoire, mais je trouve que ça aligne quand même quelques facilités un peu dérangeantes par moment. En tout cas, niveau écriture, il n’y a pas à dire, la saison se tient et reste palpitante de bout en bout, même si les craintes de Gabe matérialisées en parodie m’ont laissé de marbre. Je ne sais pas, je pense qu’elles étaient là pour faire rire, mais ça n’a pas fonctionné.

Difficile de ne pas avoir envie d’enchaîner en tout cas !

08.pngChapter VIII – 16/20
In fact, Lionel’s life had become an endless comment section.

Yes, voici l’épisode sur Lionel (et son t-shirt « bad choices make good stories ») que j’attendais en chapitre VII.

Sans grande surprise, il culpabilise en silence de ce qui arrive à Gabe. Bien sûr, il s’excuse auprès de lui, mais Gabe n’est pas près de lui pardonner, et il a bien raison.

Dès qu’il s’agit de Lionel, il s’agit bien sûr d’un épisode sur l’affirmation de soi et ça marche drôlement bien vu que c’est déjà le sujet de la série. Le voilà qui se bat donc avec sa vocation de journaliste : son éditeur lui interdit de faire l’article qu’il souhaite faire sur Troy. Ah Troy, évidemment qu’on en revient à sa fascination malsaine pour Troy…

Les deux passent beaucoup de temps dans cet épisode ensemble. Je trouvais leur amitié super sympathique jusque-là, mais la manière dont Troy finit par utiliser Lionel dans cet épisode pour passer son test anti-drogue me fait revoir ma copie. Bon, la majorité de l’épisode consiste à les voir sympathiser et c’était super à voir, même si ça ne sert pas vraiment l’intrigue de la série, pas plus que de savoir que la prof que Troy se tape est fiancée à une femme. De toute manière, le chantage de Kurt semble s’être noyé avec Thane, puisqu’il n’en est plus question.

Lionel s’inscrit aussi sur un site de rencontre où il est repéré d’ailleurs par le barman du bar dans lequel il se rend avec Troy, qui est aussi, ben voyons, l’ex coloc de Troy. Deux colocataires gays ? C’est qu’il convertit drôlement bien les garçons, le monsieur.

Non, l’intrigue de la série avance peu dans cet épisode, mais elle avance malgré tout quand Lionel surprend une dispute entre Sam et Reggie qui semble indiquer qu’ils ne sont pas en couple finalement. Je pense que nous n’en saurons pas plus sur le cliffhanger de l’épisode 6 avant la fin de saison désormais, c’est un peu abusé. Ce suspense permet en tout cas d’avoir envie de continuer, même si cet épisode est détaché du reste de la saison.

Il y a bien sûr Kurt qui fait de la merde également avec Pastiche et la fin d’épisode qui promet quelques remous encore. En effet, Lionel rédige finalement son article sur Troy, mais il est loin d’être aussi élogieux que prévu, insistant surtout sur les failles que celui-ci lui a montré par amitié. Cela risque de poser quelques problèmes.

Bref, comme pour le second chapitre, Lionel semble évoluer en marge de tout le monde, mais j’ai aimé qu’on nous le décrive comme un personnage qui ne s’affirme que par l’écrit. C’est sûrement parce que je préfère écrire que dire, moi aussi, sans pour autant être aussi marginal que lui, car Lionel l’est un peu trop je trouve. C’est en tout cas celui que je considère le plus intéressant et intriguant dans cette saison, probablement parce que c’est aussi le plus complexe de tous, même s’il reste assez cliché.

09.pngChapter IX – 15/20
No, not even. You like the idea of us.

Cet épisode repart sur Coco et le passé. Moui. Pour le coup, l’introduction n’est pas franchement passionnante mais permet de comprendre que Coco ne considère pas que Troy est le bon pour elle. Voilà tout de suite le suspense de base qui s’installe pour l’épisode : il est centré sur leur relation et il reste à savoir si elle décidera en fin d’épisode qu’il est le bon ou pas. C’est en tout cas comme ça que j’ai perçu l’épisode et, à partir de là, il est dur d’être à fond dedans. Comme pour l’épisode précédent, j’ai eu le sentiment que les scénaristes comblaient un peu trop la saison pour ne pas aller tout de suite au forum conservé pour la fin de saison.

Le cas de Lionel est rapidement traité avec une Coco qui s’énerve contre lui et un Troy qui n’en a rien à faire car son père s’est montré beaucoup gentil avec lui. En effet, il l’a invité à un événement beaucoup trop classe pour lui et Coco. Le problème, c’est que là-bas, ils sont des accessoires pour montrer que les étudiants noirs ne sont pas tous sur le point de protester contre l’université, histoire de garder les donateurs.

L’autre problème, c’est que Coco comprend aussitôt qu’elle la voit que Troy a une liaison avec sa prof. Et ça, ça craint pour elle. Elle confronte Troy après avoir tenté de lui dire qu’il fallait absolument qu’il arrive à convaincre Sam de ne pas protester.

Finalement, elle s’y rend elle-même et il la rejoint, non pas volontairement. Pof, tout cela mène à une rupture qui leur pendait clairement au nez et qui n’a absolument rien de surprenant, même si effectivement, elle a abandonné sa perruque pour lui (et ça lui va tellement mieux, d’ailleurs).

L’épisode est un peu trop prévisible du début à la fin, mais j’ai aimé voir Troy comprendre que tout ce que Coco lui trouvait, c’était l’image de leur couple. Cela en dit long sur le personnage qui n’est qu’une image pour tous, y compris Lionel, qui finalement n’a pas hésité à lui pondre un coup bas.

Bref, j’ai aimé l’épisode, mais il n’était pas non plus aussi sensationnel qu’il aurait pu l’être.

10.pngChapter X – 16/20
We pay tuition to this place! Get your guns out of my face.

Et voilà, c’est la fin de saison, déjà et c’est l’heure pour un épisode centré sur… Tout le monde. C’est une bonne idée, je trouve : on commence par le triangle Reggie/Sam/Gabe, puis on enchaîne sur Coco/Troy/Lionel dans une scène de téléphone bien drôle.

Hop, pendant que Sam s’explique avec Gabe, Jo montre à Reggie comment se servir du micro de Sam pour l’émission. Reggie se lance donc dans son rap à la radio alors que Sam s’excuse auprès de Gabe de ne pas avoir réagi lorsque tout le monde lui est tombé dessus. Cela ne suffit pas bien sûr, parce qu’elle a effectivement couché avec Reggie pour savoir si elle aimait vraiment Gabe.

Outch. Son couple en pâtit bien évidemment. Comment pourrait-il en être autrement ?

Pas le temps de s’attarder sur elle, la narration s’intéresse à Lionel qui apprend via Sam que Coco et Troy lui ont demandé de ne pas faire sa manifestation. Après une rapide enquête, il découvre que les grands méchants riches ne sont autres que ceux qui payent le journal. Pas le temps de s’attarder sur cette histoire non plus, donc.

Hop, le forum arrive et les protestations avec. Coco déchire absolument dans sa soif de pouvoir et réussit à évincer Troy en arrivant avant lui, puis en manigançant pour qu’il soit dehors au moment où tout commence, le laissant affronter non pas une, mais deux manifestations, la seconde étant bien sûr sur le binge-drinking qui a tué Thane (un événement totalement secondaire par rapport à la série, ce qui en dit long d’ailleurs : finalement, on se concentre bien sur les problèmes que l’on veut).

En parallèle de tout ça, Gabe se décide également à aller parler à Sam, alors que Lionel réussit à poser la dernière question du forum. OK. Je vais avouer que j’ai fait pause à ce moment-là, parce que, d’un coup, je ne l’ai pas senti.

C’est assez bien joué de la part des scénaristes de se servir de Lionel comme ça : c’est lui la pierre angulaire de la série. Il n’a jamais osé parler et la question est désormais assez simple : osera-t-il créer le scandale ? Coco est sûre que non, moi, beaucoup moins qu’elle.

À l’extérieur, Kurt débarque avec ses propres manifestants, pour se plaindre d’avoir des choses à réclamer lui aussi. À l’intérieur, Lionel l’ouvre et pose toutes les questions gênantes (merci Coco pour le fou rire à lui retirer le micro).

Lionel prend la parole, y compris contre Silvio, qui du coup l’embrasse. Gabe et Sam trouvent le temps de parler dans tout ce bordel, et Gabe rompt avec Sam, car tout cela est beaucoup trop compliqué. Troy comprend qu’il est manipulé, une fois de plus, et trouve le moyen de péter les portes du forum. Il n’en faut pas plus, bien sûr pour qu’il se fasse arrêter et bonjour le stress.

Tout ça se termine devant la parodie de Scandal : Lionel et Silvio voient l’épisode ensemble, en couple (c’est mignon, mais un peu précipité pour Lionel : certes, Silvio l’a dragué toute la saison, mais il n’a jamais été réceptif), Jo et Reggie le regardent ensemble, se rapprochant donc, Sam le voit avec Coco, les deux se réconciliant ainsi et Kelsey annonce le kidnapping de Sorbet, son chien. Bon gag final, c’est la première fois de la saison que Kelsey me fait vraiment rire !

Bonus.png

EN BREF – Une fois de plus, Netflix a su proposer avec Dear White People une série de qualité, abordant des thématiques complexes de manière parfaitement maîtrisée. J’ai eu mes coups de cœur pour certains personnages (Lionel & Jo en tête), j’ai eu du mal avec d’autres (Reggie surtout), mais dans l’ensemble, les épisodes étaient bons et l’intrigue de la saison parfaitement maîtrisée. Plus que pour d’autres séries Netflix, j’ai eu l’impression que chaque chapitre avait son indépendance, que nous étions moins poussés à enchaîner les épisodes.

Je l’ai déjà dit, mais j’ai eu l’impression tout de même, côté écriture, que ça reprenait beaucoup les codes des Orphelins Baudelaire (le narrateur) ou de 13 Reasons Why (un perso/ép), on sent que la production sait ce qui fonctionne ou non sur le géant du streaming. Dans l’ensemble, j’ai aimé la série qui a su me surprendre à plusieurs reprises et surtout qui réveille bien les consciences sur les problèmes de racisme, notamment avec l’éternel cas du flic et du flingue. Ah, ces américains à la gâchette facile !

Finalement, ils ne virent pas dans le drama à tuer un de leur personnage avec un flingue et c’est tant mieux, car ils se sont contentés de représenter la peur face à l’arme à feu. Le climat d’insécurité est palpable dans le dernier épisode, donc c’est bien joué. De même, Thane est totalement ignoré de la série, je trouve ça intéressant comme parti pris pour montrer le décalage entre les deux mondes. Dans le dernier épisode, Sam lève les yeux au ciel et, à vrai dire, nous aussi. Pourtant, le bingedrinking est un vrai problème également et je suis sûr qu’on aurait pu nous faire une saison autour de Shane qui aurait mené à lever les yeux au ciel face à la manifestation de Sam.

Au fond, ce que j’ai le plus aimé dans cette saison est donc la multiplicité des points de vue évoquées avec justesse sur des thématiques taboues et/ou compliquées.

La série peut s’arrêter là si Netflix décide une fois de plus de faire de la merde en ne renouvelant pas une excellente série. La fin n’est finalement pas si ouverte que ça et le message est passé. Je serais déçu de ne pas avoir de suite cependant, donc je serais de retour pour une éventuelle saison 2, car il y a encore beaucoup à faire.

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Semaine #7 : du 22 au 28 mai

Bonjour à tous !

Comme je le pensais, j’ai encore eu une semaine bien mouvementée… mais en conséquence, le blog a été assez peu alimenté. Cet article est ainsi plus court que d’habitude, bien que j’aie vu un bon nombre d’épisodes malgré tout.

Seulement comme je rattrape, je mets un peu plus de temps à publier les articles, attendant d’avoir la saison complète. En janvier, vous m’aviez dit sur Twitter que vous préfériez avoir les critiques de tous les épisodes d’un coup, mais comme je partage en ce moment mon emploi du temps entre plein de séries, ça va forcément traîner un peu. Ne pensez pas pour autant que je tourne au ralenti, promis, les articles arriveront petit à petit.

Histoire de prouver ma bonne foi, la musique de la semaine est ainsi tirée du deuxième épisode de Dear White People, parce que oui, j’ai enfin commencée la série ! Mieux vaut tard que jamais, c’est pour le moment une belle découverte (j’ai trois épisodes à mon actif).

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Ma semaine de sériephile

Retour sur les événements et articles marquants des sept derniers jours, toujours sans spoiler, bien sûr.

Rien de bien particulier à signaler en début de semaine : j’ai eu un lundi tout classique, mais j’ai rattrapé mon retard dans Silicon Valley. Le lendemain, j’ai suivi la fin de Supergirl. Cependant, mardi, j’ai surtout publié un article sur les séries que je comptais rattraper et/ou voir cet été. Enfin, que j’aimerais. Que j’espère. Bon, OK, c’est de toute manière impossible de tout voir, mais ça me fait une liste accessible facilement… et je vous souhaite de trouver également votre prochain coup de cœur, c’est un peu le but de l’article.

Mercredi, je suis parti à Paris, à l’origine pour un dîner, mais en fait pour quelques jours. Cela m’a permis de valider facilement un des points du Bingo Séries, puisque je n’étais pas chez moi pour voir Outcast et la fin de saison de The 100 jeudi. Traumatisé par l’épisode (mais non, mais non), j’ai passé ma journée à marcher dans Paris au soleil et, du coup, ça limite un peu les créneaux pour regarder une série.

Idem, le lendemain où je suis carrément allé bronzer en paix dans un parc avant de rejoindre ma meilleure amie pour regarder Chewing Gum. J’ai passé le reste du week-end chez elle, donc là encore, je n’ai pas fait des miracles côté séries, même si j’ai pu bossé un peu et aussi commencé Dear White People durant mes trajets en train… ce que je vous déconseille de faire parce que c’est finalement très (très) dénudé comme série. Cela m’aura valu quelques instants de stress de « oh mon dieu, il faut que je cache mon écran » dimanche matin au beau milieu de la Défense.

Oui, je sais, j’ai annoncé une semaine chargée la semaine dernière et l’article est minuscule. Et autant vous le dire, je sens que ce sera pareil la semaine prochaine.

Capture d'écran 2017-05-23 13.20.05Le Coup de…

Je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon…

Coup de Cœur : La fin de saison de The 100 occupe sans trop de mal cette place cette semaine, mais je crois que ça n’étonne absolument plus personne. Je ne me refais pas avec le temps, c’est comme ça.
Coup de Mou : Je ne sais pas si je peux vraiment parler de coup de mou pour Outcast, parce que ça avance toujours à la même vitesse : on avance, mais tellement lentement que j’ai l’impression de faire du surplace. Et je ne sais toujours pas bien ce que souhaite raconter la série et la saison… Oui, je sais, je dis un peu pareil de The Walking Dead parfois.
Coup de Poing : La question ne se pose même pas cette semaine : les combats de Supergirl sont très, très au-dessus du niveau de tout ce que j’ai pu voir d’autre. Les effets spéciaux, les chorégraphies, ce n’était pas forcément surprenant ou à couper le souffle, mais juste magnifique. Et c’est la deuxième semaine d’affilée que je le pense. Dommage que la saison se termine.
Coup de Blues : Regarder mon calendrier TV time (ex TVshow time) et m’apercevoir que je n’ai aucun inédit à voir le vendredi. Et pire, pour la semaine à venir, je n’ai rien mercredi, jeudi et vendredi. C’est un… Coup dur.
Coup de Vieux : J’ai possiblement passé une bonne partie de mon samedi après-midi à bosser en regardant de vieux épisodes de Julie Lescaut. J’ai même bu une bière devant, c’est cool pour le bingo. Le plus gros coup de vieux, c’était encore de voir le RER A dans un épisode datant d’il y a plus de dix ans et de constater qu’il n’a pas changé de look depuis. Bim.
Coup de
Gueule : J’ai envie de critiquer… Le mode hors ligne de Netflix ! Je sais, ça n’a aucun sens, mais j’ai téléchargé les épisodes de Dear White People sur mon ancien portable. Il y avait pile poil la place… en revanche, comme la mémoire était saturée, la HD ne fournit plus qu’une image toutes les 30 ou 40 secondes. Bref, j’ai dû supprimé la moitié de la saison pour voir un épisode de manière convenable. J’avais déjà remarqué ce problème avec Girlboss et c’est un peu dommage. Il y a de la place pour de l’amélioration sur ce gadget plus que très pratique.
Coup de Barre : Cela n’a pas grand-chose à voir les séries, mais j’ai mal dormi quasiment toute la semaine, encore. Cette fois, je blâme entièrement la météo, passant d’un extrême à l’autre en permanence. Et les orages qui approchent au moment où j’écris cet article ne vont rien arranger, réveillant de vieilles douleurs articulaires à l’épaule. J’ai beau m’y préparer chaque fois que je vois la météo, il n’y a rien à faire. Conclusion : ne vous cassez jamais la clavicule. En trois. Vraiment.
Coup de Bol :
Être seul dans la rame de RER hier matin quand j’ai vu un plan très « Origine du monde » dans un épisode de Dear White People.
Coup de Tête : Regarder un épisode (ou deux) par jour de Lucifer à partir d’hier, parce que eh !, je n’ai pas avancé mon challenge depuis 21 jours et la saison 2 se termine dans un mois. L’article devrait arriver sous 12 jours donc, sauf si vous me dîtes que vous préférez finalement avoir une mise à jour quotidienne. Peu m’importe.
Coup de Théâtre : Commencer Chewing Gum n’était vraiment pas une priorité (et pas non plus la série qui m’intéressait le plus), mais bon, j’ai vu toute la saison 1 cette semaine, oups.
Coup de Pub : Rien de bien particulier cette semaine pour attirer mon attention, alors je vais en revenir aux classiques et vous parler (une fois de plus) du blog de Ludo, principalement axé sur les lectures, mais aussi un peu sur les séries. Si vous ne connaissez pas Prends un livre et détends-toi, c’est le moment d’aller y faire un tour !
Coup de Grâce : Je dirais que le double-cliffhanger de Prison Break précédant l’épisode final de la saison (série ?) rentre tout à fait dans cette catégorie. Difficile d’en dire plus sans spoiler, mais ça donne envie d’être mercredi !

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Les 12 inédits de la semaine…

Du plus récent (hier) au plus ancien (lundi dernier) :

-> Chewing Gum, 1×01-06
-> 
The 100, 4×13
-> 
Outcast, 2×08
-> 
Prison Break, 5×07
-> 
Supergirl, 2×22
-> 
Silicon Valley, 4×04-05

00… Et les 8 autres, bientôt sur le blog

-> Dear White People, 1×01-03
-> Lucifer, 1×01
-> Brooklyn Nine-Nine, 1×01-04

Si vous voulez me parler d’un de mes coups ou de quoique ce soit, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça, mon compte Twitter (@ShipouJG) aussi !

Bonne semaine de visionnage à tous !

Que regarder cet été ? (2017)

Et oui ! À l’heure où tout le monde vous parle des upfronts, des annulations et des séries à venir en septembre, je vais être bien plus pragmatique que ça et garder ce type d’article pour plus tard au profit de celui-ci, qui me paraît bien plus urgent. Cette semaine, les dernières séries en cours de diffusion partent en pause (à quelques exceptions un peu hybrides) de fin de saison ou à la retraite… par conséquent, il est plus que temps de passer un peu de temps à faire le tour d’horizon de qu’il y a à voir.

Bien sûr, je ne peux que vous inviter, si vous ne savez pas quoi regarder, à consulter toutes mes critiques dans le menu déroulant ci-dessus. Ce qui suit, c’est mon programme à moi, avec ce qu’il contient d’utopie : je ne verrais jamais tout ça, mais ça peut vous donner des idées.

Tout comme l’an dernier (jour pour jour, hasard du calendrier !), ceci est donc un « récap probablement non-exhaustif des séries que je vais (tenter de) regarder cet été et qui ne vont pas tarder à débarquer sur le blog… Elles sont classées par ordre alphabétique et par catégorie, pour plus de clarté ! ». Hop, le mec se fait pas chier, il fait des copier/coller de ses articles !

C’est sans spoiler, bien sûr, et la liste est tellement longue que vous devrez y trouver de quoi regarder vous aussi. Rassurez-vous, l’an dernier, j’ai dû réussir à voir à peine la moitié de ce que j’avais prévu et il y en avait moins que cette année. Oh, et aussi, certaines de l’an dernier sont toujours là aujourd’hui. Bon, vous voyez le délire quoi.

EDIT (23/05) : Je viens d’ajouter aussi Midnight, Texas à la liste des séries diffusées cet été.

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EN COURS DE DIFFUSION

Comme je le disais en introduction, il reste quelques séries hybrides, dont la diffusion est à peine commencée et qui permettent une transition agréable vers les séries d’été.

Outcast, saison 2 – Kyle est de retour cette année et les histoires de possession de la petite ville de Rome n’en finissent plus de me prendre là tête. Malheureusement, on est loin de la qualité du début de saison de l’an dernier et je suis du coup plutôt content que la diffusion ait été avancée, ça permettra de passer plus vite à autre chose. Mes avis sur les premiers épisodes sont dispos ici.

Prison Break, saison 5 – Il reste deux épisodes dans cette saison qui divise un peu en deux catégories : ceux qui la trouvent nulle (à juste titre) et ceux qui, comme moi, sont pris de nostalgie et se laissent avoir chaque semaine. C’est loin d’être exceptionnel, mais ça se regarde. C’est juste qu’il ne faut pas s’attendre à être surpris. Je parle des premiers épisodes dans cet article.

Silicon Valley, saison 4 – La saison est elle aussi déjà bien entamée, mais cette comédie HBO est toujours de qualité, alors c’est un plaisir de la retrouver dans la liste cette année. Les aventures de Richard et de Pied Piper ne sont pas de tout repos et pas toujours drôle, mais qu’est-ce que c’est cool à suivre ! Pour mon avis sur les épisodes, c’est par là.

03.jpgDIFFUSÉES CET ÉTÉ

Non, l’été n’est plus synonyme d’ennui mortel chez les américains. Les petites chaînes comme les gros networks sortent chaque année des perles à découvrir durant l’été. Malheureusement, je n’ai pas eu le nez fin avec beaucoup d’annulations dans ce que j’ai vu l’an dernier (mais toutes avec une fin !). Peu importe, on recommence cette année, en espérant plus de chance.

Another Period, saison 3 – Cette comédie déjantée devrait revenir dans le courant de l’été, mais USA, la chaîne de diffusion, n’a pas encore annoncé de date. Je suis pressé de retrouver les Bellacourt car l’humour de cette série est toujours décalé : les scénaristes utilisent le XIXe siècle pour faire une critique très contemporaine de notre société. La saison 2 n’avait pas su s’éviter quelques longueurs et défauts, mais je suis quand même impatient de voir la suite.

Fear the Walking Dead, saison 3 – Reprise le 5 juin avec un double épisode. Je fais partie de ces rares personnes qui préfèrent le spin-off à la série-mère, principalement grâce à la présence d’Alycia Debnam Carrey c’est vrai, alors je ne boude pas mon plaisir de retrouver la série de vampire. La saison 2 s’achevait sur un cliffhanger que je n’avais pas vu venir, je suis curieux de voir comment ça va évoluer. Comme l’an dernier, une mini websérie a été diffusée pendant la pause, mais ce n’était pas glorieux.

Gipsy, saison 1 – Le 30 juin sur Netflix. Si ce n’était pas une série Netflix, Gipsy n’aurait probablement pas attiré mon attention outre-mesure. Je ne suis vraiment pas sûr de la regarder, mais le trailer (ci-dessous) m’a intrigué, alors je vous en parle. C’est donc l’histoire d’une psy qui va s’immiscer un peu trop dans la vie de ses patients en parlant avec leurs proches, si j’ai bien compris. Intrigant :

Glow, saison 1 – Le 23 juin sur Netflix. Une semaine avant, je me serais probablement jeté sur Glow. La série raconte la vie de catcheuses professionnelles dans les années 80 en se concentrant sur une actrice qui se retrouve un peu par hasard dans ce milieu-là. Je n’y connais rien au catch (désolé Ludo, je n’ai toujours pas regardé les DVDs que tu m’as passés), mais la simple présence d’Alison Brie suffit à me donner envie de visionner ces épisodes. Comme en plus le trailer annonce une série plutôt féministe, ça attise ma curiosité :

I’m Dying Up Here, saison 1 – 4 juin. Les années 70, du stand-up, un groupe appelé à devenir amis… Quand j’ai entendu parler de cette série, elle a piqué mon intérêt. Et puis, au fur et à mesure des mois, je suis revenu de ma motivation première. Pas certain de la suivre jusqu’au bout, mais je devrais y jeter un œil :

Midnight, Texas, saison 1 – 25 juillet. Il fallait bien que j’en oublie, alors merci à Frankie de m’avoir parlé de celle-ci dans les commentaires (il y est aussi question de Claws qui ne me tente pas), car je viens tout juste de la découvrir. Ambiance moite, monstres en tout genre et malédiction, cette série semble elle aussi parfaite pour les chaudes journées d’été. Je ne donne pas cher de sa peau sur le long terme (NBC), mais bon, je vais tester, quitte à ce que ça fasse doublon avec Supernatural.

Missions, saison 1 – 1er juin. En voilà une autre sur laquelle je pense jeter un œil car elle m’intrigue fortement. Missions est une série française de science-fiction dont les épisodes durent 26 minutes. Rien que ça, c’est tellement improbable que ça donne envie. La série raconte l’histoire d’une expédition sur Mars qui se fait doubler au dernier moment par une équipe américaine. Cela pourrait s’arrêter là, mais non : les premiers arrivés sur Mars disparaissent mystérieusement et la deuxième équipe, qui vient de se faire souffler la première place, devient une mission de sauvetage. Pas de trailer, mais les premières minutes de la série, qui m’ont un peu fait redescendre de ma motivation première :

Orange is the New Black, saison 5 – Le 9 juin sur Netflix. La série n’est plus à présenter et pour me préserver autant que possible le suspense, je n’ai pas regardé la bande-annonce. Je sais que les épisodes sont déjà sortis suite à un piratage, mais je les regarderai sur Netflix, et avec ma meilleure amie, donc n’attendez pas une critique rapide, car il faudra qu’on trouve le temps de les voir.

Orphan Black, saison 5 – Le 11 juin. Ne me dîtes rien sur les 10 derniers épisodes de la série, je ne suis psychologiquement pas prêt à dire adieu aux personnages incarnés avec brio par Tatiana Maslany depuis cinq ans. Je refuse de voir quoique ce soit sur la saison avant sa diffusion, mais c’est déjà mon coup de cœur de cet été, parce que mon cœur est brisé de savoir que c’est la fin. En effet, Orphan Black est l’une de mes séries préférées (et comme vous le voyez, j’en regarde pourtant plein d’autres). La saison 4 avait réussi à rattraper la qualité d’une saison 3 un peu sur le déclin et de savoir que la 5 est la dernière me permet de vous affirmer que je ne suis psychologiquement pas prêt à la voir.

Preacher, saison 2 – Le 26 juin. L’an dernier, la saison 1 avait déjà commencé à être diffusée à cette date, mais il faut encore s’armer de patience pour retrouver les aventures sur la route (littéralement le titre du premier épisode de la saison 2) de ces anti-héros que sont Jesse, Tulip et Cassidy. J’avais commencé la saison en étant très mitigé l’an dernier, et puis, au fur et à mesure de la diffusion, j’avais de plus en plus accroché aux intrigues proposées et surtout à l’ambiance un peu moite de la série, parfaite pour l’été. Je suis donc impatient de les retrouver, mais là aussi, je me garde la surprise et j’évite la bande-annonce !

Salvation, saison 1 – 12 juillet. Je suis extrêmement impatient de découvrir cette série de science-fiction qui semble réunir tous les ingrédients de ce que j’aime habituellement. En fait, l’intrigue de base est toute simple : un astéroïde va entrer en collision avec la terre et seule une petite équipe de 40 personnes est au courant. C’est le genre d’histoire que je serais fichu d’écrire (et je viens de terminer un livre là-dessus aussi d’ailleurs) alors je suis très curieux de voir ce que ça va donner à la sauce américaine. Une ombre au tableau : c’est diffusé sur CBS, j’ai donc peu d’espoir sur un renouvellement et j’espère vraiment qu’on aura une fin !

Scream, saison 3 – Date non communiquée. Toujours pas plus d’informations sur la saison 3 de cette série, dont a malheureusement été annoncée une saison 3 contre toute attente. Pire, le casting serait carrément renouvelé ! J’attends de voir ce que ça donnera avant de vraiment critiquer, mais si j’avais tenu toute la saison 2, c’était uniquement pour les personnages (Brooke !). Pour le reste, c’était vraiment un guilty pleasure à la sauce teen drama. Bon, ça passe parce que c’est l’été.

Shadowhunters, saison 2, partie 2 – Le 6 juin sur Freeform/Netflix. Puisqu’on parle de guilty pleasure à la sauce teen drama, je crois que cette série correspond parfaitement à la description également. Les épisodes sont franchement mauvais, mais c’est devenu un véritable plaisir de les critiquer et de relever tout ce qui ne va pas, au point que j’ai complétement accroché à l’intrigue de cette saison 2. Si vous avez beaucoup de temps devant vous, accrochez-vous et allez lire mon article, il finira par être plus long que le roman dont s’inspire la série.

Still Star-Crossed, saison 1 – 29 mai. Shonda Rhimes a encore frappé avec cette série annoncée en grande pompe il y a un an déjà. Cette série a tout pour ne pas me plaire : un contexte historique, des allures de séries adolescentes, une romance impossible… Mais c’est du Shondaland, nous ne sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise. Still Star-Crossed raconte l’histoire des cousins de Roméo et Juliette qui se retrouvent forcés de se marier pour réconcilier les Montaigu et les Capulet. Y a de l’idée.

Suits, saison 7 – 13 juillet. La diffusion éclatée de la série me donne l’impression qu’elle est diffusée toute l’année, mais oui, Mike Ross reviendra nous rendre une petite visite cet été. Là aussi, la série n’est plus à présenter, et je me garde le suspense, donc je ne sais même pas s’il y a un trailer ou pas.

The Defenders, saison 1 – Le 18 août sur Netflix. Faut-il encore présenter LA série Netflix attendue cet été ? Je ne pense pas. Pour la première fois, Marvel réunit ses super-héros pour une série qui promet de grandes choses, mais justement, peut-être un peu trop. Elle est attendue au tournant par les fans de Daredevil, de Jessica Jones, de Luke Cage et d’Iron Fist, dont je n’ai toujours pas fini la saison, oups. Comme je n’ai pas fini, je n’ai pas non plus regardé la bande-annonce pour éviter de potentiels spoilers, il faudra donc vous contenter du teaser dans cet article :

The Mist, saison 1 – 22 juin. Une mystérieuse brume envahit une petite ville dont les habitants disparaissent alors, étant attaqué par quelque chose dans la brume. Une série adaptée de Stephen King pendant l’été ? Comment refuser ?!

Unreal, saison 3 – Pas de date annoncée. Toujours pas de date pour une autre de mes séries préférées, je suis hyper impatient que Lifetime dévoile sa grille d’été. L’an dernier, Unreal était diffusée tous les mardis. La saison 1, je l’avais regardé par curiosité sans grand espoir… et j’avais fini totalement accroché, dévorant les six premiers épisodes en une nuit. Une série sur les coulisses du Bachelor ? Franchement, l’idée ne me fascinait pas plus que ça, mais bordel que j’avais tort ! Il est tout à fait jouissif d’entrer dans les coulisses et de suivre les manipulations des productrices sur les candidats de l’émission. C’est absolument à voir si ce n’est pas encore fait ! Contrairement à beaucoup, je n’ai pas été déçu du tout par la saison 2, qui continuait pour moi à mettre la barre au même niveau. Forcément, je ne suis qu’impatience dans l’attente de la saison 3 !

Wrecked, saison 2 – 21 juin. Je me souviens encore de ma joie quand j’avais découvert la bande-annonce de la saison 1 de cette comédie : une parodie de LOST, ça ne pouvait que me plaire ! Alors quand en plus la saison 1 s’est mise à développer sa propre histoire sur l’île déserte tout en continuant les jeux de références à la série culte et en construisant ses propres personnages originaux, j’ai fini accro. Les cliffhangers étaient prenant, je veux des réponses !

Younger, saison 4 – 29 juin. Et on termine avec Younger, une comédie qui apporte toujours avec elle un vent de fraîcheur. La saison 3 m’a un peu déçu car il était justement de plus en plus difficile d’apporter la fraîcheur et la crédibilité de l’intrigue avec une actrice vieillissante (mais c’est tout à leur honneur, cela dit). Là aussi, le cliffhanger m’a laissé sur les fesses et je suis plus que pressé de voir la suite, surtout que la série n’arrête pas de nous mettre des vidéos du tournage sur Snapchat ! J’ai l’impression que la saison 3 vient tout juste de terminer, ils enchaînent vraiment les saisons comme les petits pains, et c’est tant mieux (là encore, je pense qu’ils voient bien que leur actrice vieillit). Je trouvais que la saison 3 emmenait Lisa au bout de son histoire, il faudra voir s’ils sont renouvelés pour une cinquième saison, mais je ne serais pas surpris (ni déçu) que cet été marque la fin de cette excellente série.

03.pngMes rattrapages 2016/2017

Avec 47 saisons terminées depuis septembre (sans compter Supergirl qui se termine aujourd’hui et The 100 jeudi), j’ai largement explosé ma quarantaine de séries vue la saison dernière, principalement grâce (à cause ?) de Netflix qui m’a bombardé chaque semaine d’épisodes à voir depuis mars. Pour la même raison, je suis surtout passé à côté d’un tas de choses ou ai pris du retard dans certaines séries un peu moins prenantes… L’été est en théorie le moment de se faire quelques sessions de rattrapages entre deux séances de bronzage, j’essaierais donc de terminer les saisons en cours de :

Atlanta, saison 1 – Encensée par la critique, cette série vendue comme une comédie marquant le retour de Donald Glover m’a au contraire énormément déçu. J’attendais une comédie, j’ai juste obtenu un reflet dérangeant et probablement un peu déformé pour les besoins du scénario de la vie en société d’une minorité à Atlanta. Je venais pour rire, j’ai eu des affaires de mafia qui n’avait rien à voir. Bon, maintenant que j’ai digéré la pilule et que je le sais, je me dis que je peux peut-être la retenter un œil neuf. J’avais vu les quatre premiers épisodes, puis je n’ai jamais repris… Et si je profitais de l’été ?

Better Things, saison 1 – Même problématique pour cette série : on m’a vendu une comédie et j’ai juste obtenu une critique sociétale avec pseudo féministe, défonçant des portes ouvertes pour mieux les refermer ensuite. La chute a été encore plus cruelle en trois épisodes : après un super pilot, la série est tombée bien bas, constituant simplement un catalogue de clichés et de tabous. J’en attendais beaucoup plus, mais peut-être que la suite est mieux ?

Con Man, saison 2 – Victime du syndrome de la saison 2 clairement moins bonne, j’ai un peu lutté à voir les premiers épisodes. Là encore, j’en attendais probablement beaucoup trop et je me suis retrouvé déçu d’avoir affaire dès le début à une saison moyenne qui a peiné à décoller. Le guest d’Eliza Dushku avait tout changé et j’ai espoir que les derniers épisodes continuent sur ce même rythme comique. De toute façon, rien que pour le casting que j’adore, je ne me vois pas l’abandonner (surtout que j’ai participé au financement de la saison 1, quand même).

Falling Water, saison 1 – Je déteste commencer une série sans la terminer, mais celle-ci est tellement perchée que je ne sais pas si j’aurais la motivation/le temps de la voir. En effet, je crois qu’elle est construite pour être vu en bingewatch. Les deux premiers épisodes étaient excellents, mais je n’y ai juste rien compris. C’était encore pire que Legion, qui met pourtant la barre bien haute… Je me suis dit que je voulais attendre de pouvoir la regarder en une fois… et depuis, elle traîne dans un coin.

Iron Fist, saison 1 – J’ai vu les trois premiers épisodes lors du challenge Week-end en séries et j’ai eu du mal à accrocher. Ce n’était pas mauvais, mais après 13 Reasons Why, c’était quand même bien fade. Quoiqu’il arrive, je souhaite me mettre à jour avant l’arrivée de Defenders au mois d’août, donc au moins, les choses sont claires niveau timing.

The Affair, saison 3 – Cette saison 3 est loin d’être aussi mauvaise que n’a pu l’être le début de la série. D’ailleurs, j’ai même plutôt apprécié l’intrigue générale qui a piqué à vif ma curiosité… Seulement, j’ai raté la diffusion d’un épisode, puis deux, puis trois, puis je n’ai pas trouvé où la regarder, puis j’ai manqué de temps, puis je n’ai jamais manqué d’excuse pour ne pas la finir. Bref, cet été est l’occasion de me mettre à jour avant la rentrée et la reprise pour une saison 4.

Toujours parmi les rattrapages, j’aimerais commencer :

American Gods, saison 1 – Tout le monde ne me dit que du très bon de cette série qui a tout pour me convaincre : le casting, l’ambiance très estivale, le surnaturel, le côté un peu sombre… Cela paraît parfait pour l’été et ça rentabiliserait enfin mon abonnement à Amazon Prime. Je pense que la série sera un peu lente, mais bon, il faut que je la rattrape (et elle est encore en cours de diffusion, en plus).

Catastrophe, saison 3 – J’avais entamé mon Challenge Séries 2016 par la saison 2 de cette série et j’ai donc bien envie de voir la suite désormais, même si cette saison 2 était un peu décevante. Je n’avais pas envie de la voir à la semaine, mais maintenant qu’elle est finie, je pourrais la rattraper rapidement, et ça peut valoir le coup.

Chewing Gum, saisons 1 & 2 – 12 épisodes de 25 minutes, c’est vite vu et il paraît que c’est hyper drôle et décalé… alors pourquoi pas ! La série raconte la vie de Tracy, une vierge de 24 ans qui a décidé de ne plus l’être. Et c’est britannique :

Dear White People, saison 1 – J’avais un week-end trop chargé lorsque la série est sortie sur Netflix et il est toujours dur de rattraper toute une saison d’un coup quand c’est comme ça. Cependant, comme pour Stranger Things que j’ai mis quelques mois à voir, il me paraît impossible de ne pas la rattraper à un moment ou un autre.

Genius, saison 1 – Une série sur la vie d’Einstein ? Cela paraît curieux et j’ai eu envie de la tester dès que je l’ai découverte… oui, mais j’ai raté le début de diffusion, débordé par les séries que j’avais à voir à l’époque. Donc, je suis curieux, mais je ne sais pas si j’aurais le temps pour autant !

Guilt, saison 1 (et 2) – Je ne comprends toujours pas comment j’en suis passé à côté l’été dernier tellement cette série à tout ce que j’aime, du casting à l’intrigue. Enfin, je me soupçonne d’avoir dénigré parce que Freeform, et c’est effectivement ce qui me met un frein encore aujourd’hui. La série raconte l’histoire d’une jeune américaine en Angleterre qui retrouve le corps de sa colocataire un beau jour. Rapidement, elle est considérée comme coupable alors qu’elle affirme n’avoir rien fait. Et franchement, quand je vois le trailer, je n’ai qu’une envie, m’enchaîner tous les épisodes d’un coup :

Haters Back Off, saison 1 – Encore une série Netflix dont j’ai raté le lancement… Je n’ai jamais été le plus grand fan de Miranda, mais elle m’a toujours fait un peu rire. Je trouve ça tellement dingue que Netflix lui offre sa série que je suis grave curieux de ce que ça peut donner. Le trailer est bien motivant aussi.

Las Chicas del Cable¸ saison 1 – Cela fait un moment que je n’ai pas regardé de séries espagnoles, alors forcément quand Netflix s’y met, j’ai envie de voir ce que ça donne. J’en ai peu entendu parler, mais à chaque fois, c’était en bien. Nous retournons dans les années 20 (les espagnols adorent les séries espagnoles) pour suivre la vie de quatre femmes, collègues et toutes en quête d’indépendance.

Master of None, saison 2 – La saison 1 faisait partie de mon Challenge Séries 2016 et ne m’avait pas marquée plus que ça. Je ne pense pas franchement regarder cette saison 2, surtout que je n’en ai pas entendu parler plus que ça. Toutefois, je la mets quand même dans la liste, au cas où. On ne sait jamais, j’avais fini par m’attacher un peu au personnage, quand même.

Santa Clarita Diet, saison 1 – Une série Netflix, encore une. Je m’étais dit qu’elle ne me tentait pas sans même en voir le moindre extrait (ras-le-bol des zombies) et puis j’ai vu le trailer à la Paris Manga Sci-fi Show. Depuis, je me dis que peut-être que je devrais regarder…

Sweet/Vicious, saison 1 – Même si elle est annulée sans fin, tout le monde me dit qu’il faut absolument que je vois cette série, que ce soit sur Twitter ou dans la vie. Elle paraît dure à voir, mais il paraît que son écriture est parfaite et bien mieux gérée que 13 Reasons Why. Je ne sais pas bien exactement de quoi elle parle, j’ai juste vu le trailer. De toute manière, je n’ai pas envie de savoir de quoi elle parle, je sais que c’est bien. C’est tout le problème de MTV : ils font des bonnes séries qu’ils annulent aussitôt.

The Handmaid’s tale, saison 1 – Tout le monde en parle et je suis passé à côté alors que je me l’étais notée dans les séries à voir ! J’ai vraiment raté les séries débutant en avril/mai, c’est n’importe quoi. Il paraît qu’il faut s’accrocher pour la voir, donc, elle me paraît être tout à fait le genre de choses que je vois l’été.

Vous l’aurez compris, j’ai un large choix de choses à voir (et je passerai en priorité ce que j’ai déjà commencé, évidemment).

04Et le challenge séries ?

Mon challenge s’est transformé en véritable catastrophe cette année, c’est pire que le Titanic. Ce n’est pas grave, je continue de l’avoir dans un coin de ma tête, et avec quelques switchs, qui sait ? C’est mal barré, mais il ne faut jamais jeter l’éponge avant que l’épave ne soit au fond de l’étang, pas vrai ? Je ne sais pas où je vais avec ces images pourries, du coup, parlons un peu de ce que je suis censé voir pour le challenge cet été :

12 monkeys, saisons 1 à 3 – Hum, j’avais prévu d’être à jour pour la diffusion de la saison 3, c’est déjà foutu ! Je n’avais pas trop aimé les premiers épisodes de la série et j’avais fini par abandonner. Seulement, je n’en entends que du bien, alors il faut que je m’y mette :

Brooklyn 99, saisons 1 à 4 – Le titre m’a toujours tenu à l’écart de cette comédie, parce que les séries policières, même humoristiques, ça me donne de l’urticaire. Seulement, on me l’a survendue au point qu’il faut bien que je tienne ma promesse de la voir :

Freakish, saison 1 – Une petite série d’horreur post-apocalyptique ? Cela paraît fait pour moi, franchement. J’ai juste envie de passer une soirée (ou deux) à me rattraper la première saison, pendant une nuit si possible caniculaire, sinon, ce n’est pas la bonne ambiance.

Lucifer, saisons 1 & 2 – Le diable est humain et à la tête de son procedural ? Mon dieu, comme ça ne me donne pas envie ! Oui, mais tout le monde adore sur Twitter (et pas que), le casting est parfait et je suis un peu curieux quand même de savoir de quoi il en retourne…

One Tree Hill, saisons 4 à 9 – Que voulez-vous que je vous dise ? La série est sympathique, mais il y a tellement d’épisodes que je trouve toujours mieux et plus rapide à voir ailleurs. Un jour, il faudra bien que je m’y colle quand même, je la traîne depuis tellement longtemps.

Supernatural, saisons 2 à 8 – Au revoir (non, sérieux : j’ai recommencé et j’ai vu six épisodes de la saison 2. Tout n’est pas perdu, mais bon, y a du boulot).

The Last Ship, saisons 1 à 4 – Encore une ambiance fin du monde avec un casting beaucoup trop cool : il est cette fois question d’un virus à guérir au plus vite. Le trailer ne me tente pas plus que ça, mais il paraît que ça vaut le coup :

Voilà, pour rappel, en janvier, j’avais écrit « je parle beaucoup et je suis sûr que je vais le regretter dans six mois quand je verrais que j’ai pas du tout suivi ce plan ». Je n’ai jamais été aussi lucide que ça, je crois !

C’est tout pour cet article et pour cet été. Je sais d’avance que je ne verrais pas tout ça, mais je piocherais au fur et à mesure dedans et on verra bien. J’espère que vous avez pu vous aussi trouver vos prochains coups de cœur et envies séries dans cette longue liste… N’hésitez pas d’ailleurs à me dire si j’ai oublié quelque chose, au point où j’en suis, de toute manière, je ne suis plus à ça près !