The Defenders (S01)

Synopsis : Matt Murdock (Daredevil), Jessica Jones, Luke Cage et Danny Rand (Iron Fist) combattent chacun l’injustice et le crime, ignorant encore que leurs chemins sont sur le point de se croiser.

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Pour commencer, j’ai déjà parlé de la série sur le blog, histoire de remettre tout ce petit monde en contexte, alors n’hésitez pas à aller jeter un œil pour vous rafraîchir la mémoire sur chacun des quatre héros des séries Marvel/Netflix (c’est par ici et par ici).

Ce crossover, nous l’attendons depuis des mois et c’est arrivé au point où je me suis jeté dessus pour le bingewatcher dès que j’en ai eu l’occasion – et huit heures devant moi. Oui, je me le suis fait sans la moindre pause, et non je n’ai pas honte.

Qu’est-ce que j’en attends ? Des RÉPONSES, surtout aux cliffhangers de Daredevil et Iron Fist qui étaient abusés, et à celui de Luke Cage, moins fou je dois dire. Au-delà de ça, j’ai bien conscience avant de le commencer qu’il y a de fortes chances que le chemin de nos héros ne se croise pas tout de suite, je connais Netflix et sa tendance à être lent ; je sais déjà quels défauts vont m’énerver… mais ça ne m’empêche pas, comme tout le monde de crever d’impatience. Je me lance donc dans le visionnage avec un a priori plutôt positif et bienveillant, en ayant échappé à toutes les bandes annonces et en ne sachant pas trop ce qui m’attend. Espérons que ça ne me déçoive pas.

Je commence par un avis sans spoiler avant d’entrer dans le vif du sujet avec la critique de chacun des huit épisodes. Bonne lecture !

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L’avis sans spoiler : La réintroduction de chacun des héros dans le premier épisode est une vraie réussite, qui permet à tous de commencer la série sans avoir forcément vu les séries-mères. Toutefois, je trouve que nombre d’éléments risquent d’être confus ou d’être difficiles à comprendre, surtout pour ceux n’ayant pas vu Iron Fist… ce qui est quand même con, parce que c’est celle qui a été le plus critiquée (bon, elle a aussi battu les records de bingewatching, apparemment).

Dans l’ensemble, ça marche même sans l’avoir vu. J’ai adoré que les premiers épisodes prennent le temps de mettre en avant l’univers de chaque série, avec ses personnages secondaires et ses couleurs fortes. Nous ne sommes jamais perdus, même si le passage de l’une à l’autre est parfois troublant.

Le rythme est bon et mène à une réunion très réussie de l’univers de chacune de ces séries. La réalisation n’est jamais à bout de souffle, mais effectue un véritable marathon dans ces huit épisodes, pour rapprocher les séries avant de mieux les séparer.

Quant à l’intrigue, elle prend enfin tout son sens. J’ai mieux compris cette saison que certaines autres (et là, j’accuse surtout Daredevil de m’avoir perdu en chemin en saison 1) et de nombreux éléments restés en suspens dans les séries précédentes obtiennent enfin une explicitation. Aux néophytes et petites mémoires, je conseillerais de s’accrocher sur les trois premiers épisodes pour réussir à raccrocher tous les wagons, mais de toute manière, une fois la saison commencée, il est dur de s’arrêter.

Franchement, bon bingewatching à tous, car il sera dur de regarder The Defenders autrement. Je n’irai pas par quatre chemins, c’est un vrai coup de cœur, je l’ai dévorée et adorée.

Note moyenne de la saison : 18/20

Attention, spoilers ci-dessous !

01.pngÉpisode 1 – The H Word – 16/20
The war you fight is not here. It’s in New-York City.

La série commence directement dans l’action avec un combat au sabre qui confirme bien la présence de The Hand dans Defenders. Danny et Colleen ne sont pas encore totalement rentrés de leur escapade à K’un-Lun, la cité d’apprentissage de Danny, mais se retrouvent à parcourir des sous-sols et égouts bien sombres pour combattre une femme drôlement douée en arts martiaux… Elektra ? Elle est en tout cas au générique.

Un mot de ce générique : il est parfaitement hybride et combine plutôt bien l’ambiance de chacune des séries, mais je ne m’avoue pas trop convaincu pour le moment. Après huit épisodes, je serais sûrement à fond, mais je suis déjà bien heureux d’avoir vu passer le nom d’Elodie Yung, ce qui confirme que son personnage n’est pas mort.

Du côté de Jessica Jones, on retrouve le personnage sensiblement là où on l’avait laissée : elle se bourre dans les bars et n’est pas heureuse de sa victoire contre Kilgrave, là où Trish la voit comme une héroïne. C’est là le mot en H du titre, qui ne tarde pas trop à se faire entendre.

Dès que Luke Cage apparaît, l’ambiance de sa série se fait ressentir grâce à une musique rap bien choisie. Il est donc libéré de prison – ou plutôt il se libère de ses menottes tout seul. Il croise son avocat Franklin Nelson, autrement dit Foggy, ce qui est la première vraie interaction entre les séries dans Defenders. Oh bien sûr, Luke demande des nouvelles de Claire, mais celle-ci tarde à venir.

Enfin, Matt continue de vivre sa vie d’avocat/super-héros sans le moindre souci. Il gagne même le procès d’Aaron, un paralysé à qui il donne quelques conseils de vie. Cela constitue soit la première longueur, soit un élément d’intrigue qui servira plus tard. On retrouve assez vite Karen, qui ne semble pas si à l’aise que ça avec le héros.

L’introduction de chaque personnage occupe les quinze premières minutes mais resitue bien tout le monde et les capacités de chacun, c’est plutôt bien réussi. J’espère que la série ne traînera pas trop à réunir les personnages, car pour le moment, on tourne un peu en rond à enchaîner les personnages comme ça. En même temps, on sent bien que l’intrigue se met en place, autour de ce qu’il s’est passé au sanctuaire de Danny.

Ce dernier culpabilise bien sûr de ce qu’il s’est passé là-bas et fait quelques cauchemars sympathiques, qui inquiètent Colleen. Ce n’est jamais qu’un souci de plus pour ces deux-là, qui se demandent quand même qui était cette femme contre qui ils se battaient.

Il est temps pour la série d’introduire un nouveau personnage, joué par Sigourney Weaver. Même si elle est présentée en position de faiblesse et prête à mourir, il est assez évident qu’elle sera la méchante : il n’y a pas spécialement de place pour les gentils déjà présents, donc faut pas abuser. Bien évidemment, c’est le cas, et nous la retrouvons ensuite dans un parc où elle bavarde avec… Gao, la méchante d’Iron Fist. Bien évidemment. Gao semble lui obéir à la lettre, ce qui n’est pas très bon signe. Nous connaissons uniquement Gao comme une dirigeante avec peu de scrupules et un talent de manipulation assez fou.

Jessica rentre chez elle pour mieux trouver du boulot, avec une femme cherchant son mari et un appel anonyme qui lui dit de ne pas le chercher. C’était ce qu’elle avait prévu, mais avec cet appel, il est à peu près sûr qu’elle fera l’inverse et regardera qui est John Raymond. C’est effectivement ce qu’elle fait aussitôt, avec l’aide de Malcolm, bien sûr.

L’épisode suit le même rythme et enchaîne ensuite les scènes Jessica/Luke, avec un petit clin d’œil sympathiques. Du coup, les choses ne traînent pas pour Luke et Claire qui se retrouvent et ne prennent pas le temps de flirter, préférant coucher ensemble directement… si on peut appeler ça coucher. Bon, bien sûr, il a purgé sa peine mais souhaite reprendre tout de suite ses activités de super-héros, ce qui ne plaît pas trop à Claire.

De toute manière, elle n’a pas trop le choix car Misty débarque et demande à parler en Luke. Elle nous réintroduit assez bien l’ambiance qui règne à Harlem… c’est-à-dire que c’est le chaos et qu’elle compte bien sur lui pour remettre un peu d’ordre et pour devenir le leader que Pope était après la mort de la sœur de leur témoin. Ce n’est pas hyper clair pour ceux qui n’ont pas vu la série quand même – ou pour ceux, comme moi, qui ont la mémoire un peu courte.

Leur papotage était censé prendre peu de temps, mais elle envoie directement Luke jouer les bons samaritains auprès d’un jeue.

Matt et Karen prennent le temps de manger ensemble, c’est mignon, mais il semble y avoir toujours beaucoup trop de gêne entre eux. Il ne faut pas longtemps pour que Matt sente le besoin d’aller se confesser, le type de scènes qui ne m’avait pas trop manqué jusque-là.

Danny & Colleen reviennent à New-York, la maison de ses séries. Comme toujours, Jessica se retrouve impliquée dans quelque chose qui la dépasse, avec tout un tas d’explosifs dans l’appartement de la personne qui lui a passé le coup de téléphone anonyme.

Le cliffhanger est excellent avec un tremblement de terre qui ravage la ville, coupe l’électricité et relance le crime. Il est évident que cela va forcer nos héros à sortir de l’ombre pour s’occuper des pauvres gens en détresse, et c’est tant mieux !

En parlant de sortir de l’ombre, et sans aucune surprise après le générique, Elektra est bel et bien de retour à New-York, et elle est sous la main de… The Hand. Sans jeu de mots (bon, si, avec en fait).

J’ai beaucoup aimé cet épisode qui réintroduit bien tout le monde et enchaîne les personnages de manière assez fluides. En revanche, il est étrange de retrouver l’ambiance et le look de chaque série (le bleu de Jessica, l’orange de Luke…) au sein d’un même épisode et de passer de l’un à l’autre. Il est dur de ne pas se surprendre à attendre le mélange entre les deux au plus vite. La fin donne envie d’enchaîner comme jamis, et ça tombe bien, c’est ce que j’ai prévu de faire.

02.pngÉpisode 2 –Mean Right Hook – 15/20
They’re saying the epicenter was in Hell’s Kitchen.

C’est un peu décevant, mais seul Matt se rend dans les rues pour tenter de contenir la situation chaotique de New-York. Cela fait une scène d’action plutôt réussie, mais j’espérais les voir tous entrer en action après ce cliffhanger. Finalement, la nuit est complétement ignorée par les scénaristes, ce qui manque un peu de crédibilité, mais qui permet de voir Matt hésiter à  reprendre son rôle de Daredevil.

Le lendemain, Trish retourne au boulot malgré l’incident pour mieux comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’un tremblement de terre, grâce à des appels… et des ordres assez clairs de sa hiérarchie.

Dans son coin, Misty entame une enquête… dans l’appartement où Jessica se trouvait la veille. C’est elle qui a donné l’alerte. La rencontre avec Misty est brève mais intense, avec le franc-parler habituel de Jessica qui est beaucoup trop drôle.

Au dojo, Danny s’inquiète toujours de rencontrer à nouveau ce ninja qui lui a mis la misère, et là, on entre clairement dans les longueurs habituelles des séries Netflix. J’espérais y échapper un peu avec la réduction à huit épisodes, mais c’était être trop optimiste, je crois !

Même s’il a promis à Claire d’y aller mollo, il est rapidement évident que Luke ne tient pas en place. Elle l’aide donc à trouver le nouveau repaire des criminels à Harlem. Leur couple fonctionne bien, mais pas aussi bien qu’avant depuis que j’ai vu Iron Fist. Dans cette série, elle ne fait presque pas référence à Luke et semble même flirter avec Davos, quand même. Luke mène donc son enquête dans son coin, une tendance à la mode chez nos Defenders, et j’attends les premières rencontres avec impatience. De toute manière, j’imagine qu’ils ne seront réunis qu’en moitié de saison.

Du côté des méchants, Gao passe son temps à s’inquiéter. C’est dommage, parce qu’elle passe de personnage vraiment réussi et effrayant à sous-fifre. Autant dire qu’elle perd en crédibilité au passage. Quant à la méchante dont nous n’avons toujours pas le nom, elle est convaincue qu’elle n’entame pas une guerre, mais qu’elle ouvre une porte. Allons bon.

Jessica continue de mener son enquête dans son coin et tombe sur Jeri, qui semble déjà jouer la grande sœur avec elle. Cela fait plaisir de la revoir en tout cas, même si elle s’inquiète beaucoup trop. Bon, elle a sûrement raison, parce que Jessica se retrouve au cœur d’une affaire terroriste d’envergure, et ça craint un peu. Il n’empêche qu’elle continue de chercher l’homme accusé d’être terroriste.

Matt et Foggy se retrouvent ensemble. Si l’ambiance entre eux est toujours aussi bonne, on sent bien qu’il y a une distance qui s’est creusé entre eux avec la saison 2. Foggy lui file du boulot, pour éviter qu’il ne fasse quelque chose de stupide et reprenne son délire de Daredevil. Cela fait avancer l’intrigue personnelle de Matt, mais pour l’instant, pas vraiment l’intrigue générale de la série.

La construction est toutefois bonne, avec Jeri qui rencontre ensuite Foggy pour l’avertir que Jessica va encore faire une connerie et se mettre dans la merde. Effectivement, ça ne tarde pas, quand elle rentre chez elle, John Raymond a pris en otage Malcolm.

Celui leur révèle qu’il vit dans la peur d’un groupe (il ne faut pas être sorcier pour savoir qu’il s’agit de The Hand, mais cette pauvre Jessica ne les connaît pas encore, trop occupée qu’elle était avec Kilgrave). Alors que la situation semblait tourner à l’avantage de Jessica, Elektra débarque et John se suicide. Bien, voilà qui est fait.

Jessica tente d’arrêter Elektra, mais c’est finalement elle qui se fait arrêter par Misty. L’interrogatoire se passe comme il se dérouler avec un témoin aussi chiant que Jessica et Matt débarque en plein milieu, se présentant comme… son avocat ! Sacrée rencontre bien perchée.

Dans leur coin, Danny et Colleen découvrent de nouveaux cadavres, ce qui leur permet de comprendre que The Hand est toujours beaucoup trop active à New-York. Nous, on sait bien que c’est Elektra qui est passée par là, et j’attends vraiment qu’on la revoit pour avoir plus d’infos sur ce personnage que j’adore. Danny comprend en revanche que le massacre new-yorkais est lié à K’un-Lun. On s’en serait douté, merci bien.

Alors qu’ils commençaient à s’ennuyer, une équipe de nettoyeurs débarque dans l’entrepôt. Danny et Colleen ne l’entendent pas de cette oreille et commencent le combat. Danny s’en prend donc à… Cole, le jeune protégé de Luke.

C’est con, parce que la première rencontre entre Luke et Danny (enfin !) est donc un combat, où Danny se fait martyriser un temps avant que l’Iron Fist ne mette Luke à terre. Bien. La police débarque et arrête Cole, Colleen a la bonne idée d’appeler Danny par son nom, donc on peut être sûr que Luke le trouvera facilement grâce à Claire.

Enfin, dernier cliffhanger, la méchante (Alexandra !) a pris en otage… Stick, le maître de Daredevil. Les deux semblent bien se connaître, donc nous ne sommes pas au bout de nos peines.

L’avantage d’avoir quatre héros, c’est que l’on ne voit pas le temps passer. C’est assez fou : malgré quelques scènes plus lentes que d’habitude, ça avance plus vite grâce au changement de personnage… et d’ambiance. Les transitions de Defenders sont plutôt sympathiques dans l’ensemble, mais on a un peu de mal à voir toutes les ramifications pour l’instant. J’ai eu un peu plus de mal avec la réalisation de cet épisode, surtout dans les gros plans intensifs des parties liées à Jessica Jones. C’est un peu frustrant de ne voir que le visage des acteurs, jamais entièrement. Je sais bien que c’est le style, mais je suis pressé qu’on débouche sur un style propre à cette série, quitte à ne garder que le meilleur de chaque.

J’aime d’ailleurs beaucoup l’idée de former des duos pour l’épisode 3 avant de tous les réunir (j’ai parié depuis le début pour la réunion en fin d’épisode 4, comme la presse semble avoir reçu les quatre premiers épisodes). Le rythme reste bon malgré quelques lenteurs, mais sur Netflix, difficile d’attendre autre chose.

03.pngÉpisode 3 – Worst Behavior – 20/20
Who are you people ?

J’ai profité de ces cliffhangers bons mais pas horribles pour me faire une pause repas, mais j’ai enchaîné aussitôt après celui-ci avec l’épisode 3. Oui, je suis comme ça, moi.

Nous reprenons avec Alexandra au restaurant qui nous fait croire qu’elle a connu Constantinople – une jolie manière de nous faire comprendre qu’elle est revenue d’entre les morts elle aussi. Comme un homme débarque pour lui dire qu’ils ont trouvé le Black Sky, il faut comprendre que c’est un flashback : le corps d’Elektra a été retiré de sa tombe. Nous allons enfin avoir quelques explications sur le cliffhanger de la saison 2 de Daredevil et j’en suis très heureux. Comme je m’y attendais, c’est donc The Hand qui l’a ramenée à la vie, sous la direction d’Alexandra.

Le réveil ne semble pas des plus agréables, avec une Elodie Young recouverte de caramel. C’est beau. Assez clairement, la résurrection d’Elektra est plus violente encore que celle d’Harold dans Iron Fist, car elle n’a aucun souvenir. La vie sous la direction d’Alexandra n’est pas simple : elle réapprend à se servir d’armes, avec des réflexes intacts, plus rapidement qu’à parler. Ceci explique tout, car son entraînement est intense, la rendant capable de nous mettre à terre des ninjas beaucoup plus nombreux et armés qu’eux. Rien que pour cette longue introduction, la série valait le coup. Je suis peu objectif, mais la série réussit à m’offrir précisément ce que j’attendais d’elle ; même si je suis déçu de voir Elektra choisir de simples couteaux…

Aujourd’hui, Elektra aide Alexandra à torturer Stick. Celui-ci se coupe la main (eh, on se croirait dans du Marvel) et s’enfuit. Normal.

Jessica et Matt apprennent à faire connaissance, ce qui est tout à fait charmant. Comme la police n’a rien contre elle, Jessica préfère se casser que de faire confiance à son nouvel avocat. Je la comprends, mais ce n’est pas la bonne solution – de toute façon, Matt la suit à la trace grâce à son ouïe de dingue.

Loin de se laisser dicter sa conduite par la police, Jessica continue son enquête sur John Raymond auprès de sa veuve. Pas dupe, elle remarque qu’elle est suivie et elle n’aime pas beaucoup ça : bien sûr qu’elle est suivie, mais il n’est pas facile de se débarrasser de Daredevil. Difficile, mais pas impossible pour elle. Elle se retrouve à le suivre, mais il réussit à s’enfuir avant qu’elle ne prenne une bonne photo de lui.

Comme prévu, Luke retourne chez Claire et lui raconte tout ce qu’il s’est passé, y compris la partie où il s’est fait mettre à terre par un gringalet avec un poing qui brille. La scène qui suit est parfaite : Claire les présente l’un à l’autre et leur concours d’égo est à mourir de rire. J’ai juste adoré cette deuxième rencontre.

Les deux apprennent à se faire confiance et discutent, ce qui permet de retrouver aussi Claire et Colleen ensemble. Leur duo fonctionne toujours aussi bien. Malheureusement, du côté des héros, ça fonctionne moins bien : Luke fait la morale à Danny et lui met enfin les pieds dans ses baskets. C’est juste parfait comme scène, car ça met le doigt sur ce qui différencie le plus les deux : l’argent, la couleur de peau. C’est très exactement ce qui rendait les deux séries différentes et ça continue de bien fonctionner, avec un Luke Cage qui apprend la mort de Cole dans l’appartement de sa mère, qui perd donc son dernier enfant. Triste.

Après avoir reçu sa leçon de morale, Danny décide de se servir de sa fortune pour retrouver The Hand plus vite. Et ça va effectivement beaucoup plus vite de s’intéresser aux fonds de l’organisation criminelle qui lui permettent d’accéder directement à l’adresse dont il a besoin. Une fois n’est pas coutume, il décide comme un imbécile de s’y rendre seul. Il tourne en boucle le Danny et décide de se rendre à Midland Circle Financial, un immeuble dont l’architecte est… John Raymond.

Usant de ses capacités humaines, cette fois, Jessica réussit à obtenir la même information. Oh ça sent bon le nouveau duo, ça. Elle s’y rend donc pour mieux découvrir que Matt la suit toujours. Celui-ci lui détruit son appareil photo et lui vole son écharpe pour mieux aller aider Danny, qui n’a pas eu la meilleure des idées en se confrontant à The Hand tout seul.

Mal en point, il est sauvé de justesse par Luke. Et oui, je m’étais trompé, c’est bien dès cet épisode que nos quatre héros sont réunis de la meilleure manière possible : en se battant. Bon, si j’ai pu échapper à la bande-annonce, je n’ai pas pu échapper aux images de ce combat dans le couloir, mais il fonctionne encore mieux au sein de l’épisode. Les retrouvailles Luke/Jessica permettent aux quatre héros de savoir qu’ils sont dans le même clan et la réunion est ainsi expédiée à coups de « Long story »/ « Longer story ». C’est hyper efficace et ça laisse Matt se battre contre… Elektra. Qu’il ne reconnaît bizarrement pas immédiatement, preuve qu’elle est bien une enveloppe vide désormais. Danny débarque et met Elektra K.O sur un coup de chance. Voilà nos Defenders réunis pour la première fois dans le même ascenseur, celui de la bande-annonce que, j’avoue, j’ai vu et qui indiquait la date de diffusion de la série.

Pendant ce temps, le Stick a la bonne idée de débarquer au dojo et demander à rencontrer l’Iron Fist. Quel rythme ! Cet épisode prouve que l’idée derrière The Defenders était géniale et valait vraiment le coup. J’ai adoré la mise en place des dynamiques entre les différents membres du groupe et l’intrigue générale fonctionne à merveille. Du rythme, de la baston, des répliques percutantes et un groupe qui gère ? Il ne m’en faut pas plus pour adorer, mais quand en plus on m’ajoute Elektra dans le mix, moi, je dis oui.

04.pngÉpisode 4 – Royal Dragon – 20/20
Look, I’m not looking for super friends.

Oh lala la scène d’introduction est juste folle et expédie comme elle peut tout un tas d’informations. Le rythme y est vif : les Defenders se retrouvent dans un restaurant chinois qui espérait fermer tranquillement ses portes. Pendant que Danny négocie six mois de loyer avec le propriétaire (bah oui, évidemment) et que Matt vérifie que la porte de derrière est fermée, Jessica et Luke rattrapent le temps perdu.

C’est ensuite l’heure de la vraie rencontre entre tous, même si Matt refuse de leur donner son identité et que Jessica entend bien faire cavalier seul, parce que Jessica. Il est excellent de voir ces quatre héros, qui ont tous leur désir d’indépendance et un fort caractère, être confrontés à l’idée de devoir travailler ensemble. En plus, quand Danny nous ressort pour la énième fois qu’il est « the immortal Iron Fist », Luke lève les yeux au ciel plus haut que moi. Franchement, comment voulez-vous que je ne sois pas fan après ?

Les quatre partagent un rapide dîner lors duquel Matt décide enfin de leur faire confiance, grâce à la perspicacité de Jessica qui a vite compris à qui elle avait affaire. C’est propre comme scène, c’est tellement fluide que ça semble s’être écrit tout seul, et j’adore quand c’est le cas dans une série. Les répliques fusent à toute vitesse et je suis totalement accroché.

Le rapide dîner devient finalement un long repas lors duquel les Defenders apprennent à se connaître pour de vrai, donnant l’idée à Danny de former un groupe de justicier. Cela ne motive pas trop les autres, mais il est vrai que ça paraît évident dans la manière dont c’est amené par les scénaristes. De toute manière, ils n’ont pas trop le choix et sont interrompus par The Stick.

J’aime la manière dont la série prend la peine de faire entendre la voix de tout le monde sans imposer de leader – ce n’est pas faute de voir Danny essayer. The Stick a la bonne idée de débarquer, donc, pour leur raconter les pièces du puzzle manquantes : l’existence de The Chaste, l’armée d’Iron Fist dont celui-ci n’a jamais entendu parler alors qu’elle se faisait exterminer, ses liens avec Matt, le projet de The Hand. Oh, c’est un projet tout simple en même temps : il s’agit de détruire New-York, comme ils l’ont fait pour Pompei et Tchernobyl (ah oui, ben évidemment vu comme ça), avec l’un de leur projet servant leur intérêt personnel.

The Stick réussit tout de même à dire à Jessica de se la fermer, et c’est la goutte de trop. Elle se barre et même Luke ne parvient pas à la retenir cette fois. Pendant ce temps, Danny papote tranquillement avec The Stick et Matt, normal.

Jessica mène donc l’enquête de son côté pendant que The Stick reprend la mythologie des comics et nous explique enfin tout ce qu’il sait sur The Hand. Après deux saisons de Daredevil et une d’Iron Fist, il était temps. The Hand voulait donc apprendre à se servir du chi pour se soigner, mais cinq brebis galeuses en son sein ont eu la bonne idée de vouloir être immortelles. Voilà, ça aurait été plus simple de commencer explicitement par là quand même. Chacun des doigts de la main est parti dans son pays pour exercer une influence certaine : Madame Gao, donc, mais aussi Sowande en Afrique, Bakuto (tué par Davos dans Iron Fist, mais possiblement ressuscité depuis), Murakami et Alexandra. Pfiou.

Je suis bien content que toutes les informations soient sur la table, exactement comme Danny. Bon, Matt ne l’entend pas de cette oreille en revanche, car il sait que The Stick a un plan derrière la tête, comme toujours. Il n’a pas oublié qu’Elektra était morte comme ça en même temps. C’est vrai que Danny ressemble quand même à un grand gamin là, mais ça ne l’empêche pas de finalement sympathiser avec Luke. C’est parfait cette amitié entre eux, j’adore.

Daredevil et The Stick ont l’occasion de parler discrètement d’Elektra et il est une fois de plus rappelé qu’Elektra Natchios est le Black Sky, et que le Black Sky ne peut survivre. Bien. S’ils l’ont ramenée juste pour la re-tuer, je vais mal le vivre.

De son côté toujours, Jessica retourne chez sa cliente pour découvrir qu’elle est surveillée, soit disant par la police. Elle cogne plutôt que de parler, comme toujours, et comprend qu’elle est au cœur d’un complot international.

Elektra commence à se poser des questions sur son identité après avoir été (finalement) reconnue par Matt, mais son lavage de cerveau est tel qu’elle se laisse manipuler par Alexandra. On sent bien que ses souvenirs lui reviennent dans cet épisode, car le Black Sky se souvient de ses armes préférées… oh oui, j’attends qu’elle les retrouve.

Alexandra décide de réunir l’ensemble des branches de The Hand (c’est vrai que c’est quand même logique qu’il y en ait cinq, maintenant que j’y pense). Comme elle en est à la tête, tout le monde s’exécute et entre dans sa vendetta contre l’Iron Fist et ses acolytes.

Après tout ça, elle se rend donc au restaurant des Defenders pour tenter de convaincre Iron Fist de la suivre. Loin de l’écouter, celui-ci refuse de lui apporter son aide. Il n’en faut pas plus pour qu’Elektra soit appelée à la rescousse pour tous les mettre à terre.

Oui, mais non : Jessica a bien compris qu’elle ne s’en sortirait pas seule et elle est de retour, envoyant une voiture dans la tronche d’Elektra. Voilà qui conclue l’épisode sur un superbe cliffhanger de mi-saison avec l’équipe au complet prêt à se battre face à Elektra.

Très franchement, cette série s’en sort à merveille et je ne comprends pas les critiques négatives que j’ai pu voir dessus (j’ai surtout lu quelques titres, cela dit). Il y a absolument tout ce que j’en attendais, et même plus, car pour une fois, je trouve les enjeux véritablement clairs. Souvent, avec ces séries, je me sentais perdu dans les intentions ; particulièrement avec Daredevil, puisque mon attention se décrochait, j’avoue.

Ici, nous n’avons que huit épisodes et nous en sommes à la moitié. Les enjeux sont explicités, les informations données et il faut beaucoup moins de temps que d’habitude pour avoir une idée d’où l’on est et où l’on va. Et pourtant, comme d’habitude, ça repart loin dans la mythologie des comics. Rien à redire, et pourtant, nous n’avons même pas vus Claire (ni Colleen, ni Trish, ni Malcom, ni personne, en fait).

bonus groupe.pngÉpisode 5 – Take Shelter – 17/20
Elektra. That’s your name. Elektra.

 Loin de continuer sur le cliffhanger précédent, l’introduction de l’épisode nous montre l’ensemble des doigts de la Main (ouais, pour une fois, je la fais en français) se réunir au restaurant chinoiset entrer dans la bataille. Cela fait une jolie scène d’action où tout le monde cherche à kidnapper Danny. Ben oui. Travailler en équipe pourrait les aider, mais Matt a juste envie de parler à Elektra.

Bon, fut son état de Black Sky, la conversation se fait bien sûr entre deux coups. Chacun de nos héros se retrouve face à son propre combat et ça y va dans tous les sens. Luke se fait percuter par un camion, mais tous les autres parviennent à s’en sortir in extremis en empruntant les égouts. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était mouvementé, et réussi.

Ceci amène nos héros au dojo où Colleen vivait sa vie tranquille. Cela ne va pas durer : toute l’équipe y débarque et discute du meilleur plan à suivre. Comme dans l’épisode précédent, c’est fluide et ça passe très bien. Quand j’y pense, les scènes du restaurant auraient pu être longues, mais elles étaient pleines d’informations et de dialogues percutants, permettant de faire avancer les choses là où Netflix a pris l’habitude de ralentir le rythme. Finalement, ces huit épisodes sont une bonne chose, car ça fait cinq heures de moins à combler et on ne perd pas trop de temps dans ce début de saison.

Cela se confirme quand il est révélé que non, The Hand n’a pas mis la main (ces jeux de mots sont si simples) sur Luke, mais l’inverse. C’est Luke qui détient l’un des doigts de l’organisation, Sowande. Parfait.

Celui-ci leur révèle que The Hand a toutes les informations dont ils ont besoin sur eux, à commencer par leurs proches. Hop, tout le monde se barre, laissant Sowande seul avec The Stick pour le surveiller.

 Luke se précipite vers l’appartement de Claire pour empêcher qu’il ne lui arrive quelque chose. Évidemment. Claire est beaucoup trop parfaite comme toujours. Pendant que Luke lui dit de se dépêcher, Danny et Colleen discutent tranquillement dans leur voiture. Cette dernière semble reprocher à Danny de s’être enfin fait des amis, alors que c’était plus ou moins ce qu’elle voulait quand même.

Bien sûr, The Hand débarque à ce stade de l’épisode pour s’en prendre à Claire, Luke, Danny et Colleen. Cette dernière a même le droit d’être confrontée à… Bakuto, évidemment revenu d’entre les morts. Ah putain, je savais que c’était une mauvaise idée de pas cramer son corps quand Davos l’a tué. Si elle veut se battre, Bakuto lui propose de rejoindre The Hand. Bon, ça ne fonctionne pas bien sûr, il la blesse mais elle est sauvée par Luke. Bakuto et ses hommes s’enfuient après avoir teasé que la destinée de Danny ne faisait que commencer. Bien sûr. Beaucoup de « bien sûr » dans ce paragraphe, mais il faut dire que j’ai trouvé que ce n’était pas si bien écrit et plutôt prévisible. Et puis, la fuite de Bakuto, franchement, c’est abusé. Ils étaient quatre et ils n’ont rien vu, quoi.

De son côté, Matt s’inquiète pour Karen, qui prend assez mal le fait que Daredevil soit de retour. Le truc, c’est qu’il ne l’est pas vraiment – pas encore en tout cas, comme le souligne Matt. Il arrive assez vite à la convaincre de venir avec lui, mais c’est plus parce qu’elle sait de quoi The Hand est capable, je crois. Il se rend ensuite auprès du Stick qui lui dit de diriger le groupe des Defenders (sans le nommer, ça, c’est probablement pour l’épisode huit).

Matt refuse d’entendre ça et enfile son costume de Daredevil pour aller aider Jessica à sauver Trish. Sur place, ils sont confrontés vite fait à Murakami, mais ce que j’en retiens, ce sont les répliques de Jessica découvrant le costume de Daredevil. Elle est parfaite, définitivement.

Luke emmène Danny, Claire et Colleen au commissariat de Misty, où le plan est de réunir tous les pauvres mortels qui accompagnent nos superhéros. Il n’y a pas à dire, réunir tout le monde dans la même pièce, ça fonctionne à fond, surtout quand Trish et Malcolm s’interrogent sur les gens présents autour d’eux. Misty leur fait un petit speech et recherche surtout des informations, mais Colleen et Claire sont assez catégoriques pour refuser.

Dans l’entrepôt où Sowande est pris en otage, Daredevil cherche des informations sur Elektra sans les obtenir. Il révèle ainsi au groupe son passé avec elle, ce qui provoque quelques tensions dont Sowande profite pour s’échapper… Sauf que non, en fait, The Stick le décapite gentiment devant tout le monde. Bon appétit.

Dans tout ça, il n’empêche qu’Elektra s’est enfuie de son combat quand Matt lui a dit son prénom. C’est un problème pour The Hand, donc Alexandra prend le temps d’expliquer à Elektra qu’elle n’est rien sans The Hand et que si elle les trahit, ils la tueront sans hésiter. Sympathique. Quand les doigts de la Main se réunissent (bon, sans Sowande, forcément), en revanche, c’est bien pour parler de ça. Du coup, Alexandra perd le contrôle des trois, qui décident de leur propre plan à suivre.

Alexandra se précipite auprès de son Black Sky pour comprendre, mais il est trop tard : Elektra se souvient, se permettant une petite balade sur le toit où elle est morte, puis chez Matt, y compris dans son lit. Oh, elle récupère ses souvenirs petit à petit. C’est très exactement l’arc que j’attendais pour elle, je suis vraiment content de la direction choisie pour son personnage.

06.pngÉpisode 6 – Ashes, ashes – 18/20
The only thing we’re closer of… is death.

L’épisode débute sur une Alexandra qui déprime, tu m’étonnes.

De leur côté, les Defenders apprennent du Stick que Sowande n’était plus d’aucun intérêt pour eux : il leur a révélé que Danny était une clé, ce qui suppose qu’il peut ouvrir quelque chose. C’est simple comme bonjour, mais ça fonctionne bien (tiens, ça me rappelle même Buffy), surtout que ça les divise de nouveau. Danny a beau essayer de convaincre ses amis qu’il est innocent, certainement pas une clé et que le plus urgent est de s’attaquer à The Hand, il peine à les convaincre. Au point que ça finit en combat entre eux. Oui, les Defenders s’amusent bien à s’en prendre les uns aux autres, ce qui mène à un Danny inconscient, mis K.O par les trois autres à la fois.

Les trois autres qui doivent maintenant trouver un plan (il serait temps, parce dans ce méli-mélo d’actions, ils subissent plus qu’ils n’agissent). Sans vraie piste autre que celle de John Raymond, ils décident donc de suivre ce chemin pour voir où cela les mène. Cela permet à Matt de révéler que Midland Circle est l’endroit où se trouvait la bouche de l’enfer (Buffy, much ?) l’énorme trou béant au milieu de New-York qu’il avait découvert avec Elektra. Tu parles d’une piste.

Luke reste en arrière pour surveiller Danny, parce qu’il sait prendre un coup de poing, lui. Il refuse malgré tout de savoir ce qu’il va advenir du corps de Sowande, qu’il laisse au Stick. Ce dernier envoie la tête au reste de The Hand, ce qui les divise encore un peu plus. Alexandra ment sur le sort d’Elektra, regagnant ainsi la confiance de Gao, qui nous rejoue son numéro de manipulation habituel. Enfin ! Elle le fait même ensuite à Alexandra seule, c’est géniale.

De son côté, Elektra rêve et se souvient son passé, ce qui est une jolie manière de faire fondre mon cœur. Je les déteste pour ça, mais j’adore l’actrice et le personnage. J’ai toujours dit que j’étais faible quand il s’agissait d’elle. Elle trouve une info sur son passé et se barre de l’appartement de Matt… Juste avant que lui et Jessica n’y débarquent. J’aime beaucoup ce duo qui fonctionne bien, le franc-parler de Jess contrastant avec la manière de parler très posée et contrôlée de Matt.

Ce dernier choisit une fois de plus de mentir à Jessica, alors même qu’il fait équipe avec elle pour retourner voir la veuve de John Raymond, ça promet. De leurs interactions entre eux, j’ai surtout aimé voir Jessica comprendre que Raymond parlait de The Hand quand il s’est fait tuer, parce que oui, c’était « obvious », comme elle dit. Je l’avais dit moi-même dans ma critique, c’est merveilleux. Ils se retrouvent donc à parler à Lexi, la fille de Raymond. Bon, cela semble tout de même être une impasse, même s’il est sympa de voir Jessica raconter la vie de Matt et montrer qu’elle s’est renseignée sur lui.

Heureusement, Matt devine qu’il y a un piano dans la pièce (là, franchement, ça manque d’explication) et réussit à découvrir qu’il y a des plans dedans : ceux du bâtiment du QG de The Hand. Jessica découvre donc qu’il y a quelque chose en-dessous le bâtiment.

Une fois réveillé, Danny tente de convaincre Luke de le libérer pour aller combattre avec lui. Comme je l’espérais avant de commencer la série, ces deux-là deviennent potes et discutent du passé ensemble. J’adore l’idée de les voir se rapprocher comme ça, c’est ce qui les rend plus humains et plus cool à la fois.

Les scénaristes font tout de même d’une pierre deux coups : Elektra retrouve sa tombe et Alexandra retrouve Elektra. Cela permet d’enfin être un peu plus explicite sur la manière dont les morts sont ressuscités : The Hand utilisait un liquide trouvé à K’un-Lun il y a fort, fort longtemps. Le problème, c’est que c’est Elektra qui a bénéficié des dernières gouttes. Autrement dit, toute mort serait désormais définitive. Voilà qui change – et l’Iron Fist doit probablement ouvrir le coffre qui contient le reste du liquide (j’imagine le cœur de la montagne ? Oh lala, faut vraiment que je me mette à lire plus de comics). Elektra semble se laisser convaincre et retomber dans les mains de The Hand (je sais, j’abuse avec les jeux de mots).

Et cela tombe bien, parce qu’elle arrive pile à temps pour sauver la vie de Danny, qui s’avère menacé par Stick. De manière prévisible, celui-ci souhaite en effet tuer Danny pour se débarrasser au plus vite de The Hand : sans Danny, pas de clé, sans clé, pas de souci.

Nous voilà donc au milieu d’un combat entre Stick et Elektra, avec un Luke assommé par l’encens empoisonné de Stick. Danny lui-même finit inconscient, alors que Jessica et Matt se précipitent. Ce dernier arrive presqu’à temps, mais Elektra tue tout de même Stick, après l’avoir vu et reconnu. Oups.

Elle assomme Matt, puis Jessica, puis de nouveau Luke, le tout sans le moindre scrupule. Et hop, elle s’échappe avec Danny, donnant une large longueur d’avance à The Hand, et sauvant de justesse la vie d’Alexandra, menacée par l’un des doigts, forcément.

Le but de The Hand est donc de retourner à K’un-Lun pour récupérer l’elixir. Alexandra paraît avoir repris tout le contrôle, mais ce petit zoom pendant son speech final ne peut qu’indiquer qu’une chose : sa mort. Et ça ne manque pas, Elektra la tue après avoir récupérer son arme de prédilection. Le motif de cette mort ? Oh, Alexandra lui a tué de tuer Jessica Jones, Luke Cage et le diable d’Hell Kitchen, « peu importe son nom ». Et son nom, c’est Matthew. Et moi, je suis amoureux d’Elektra.

L’épisode perdait un peu en rythme, je trouve, exactement comme le précédent, mais cette fin promet un retournement de situation magistral pour les deux derniers épisodes. En plus, on se débarrasse en fin du Stick, et ça, ce n’est pas rien. Et puis, il y a quinze ans, Elodie Yung était une petite actrice française de rien du tout dans La Vie devant nous, puis dans Les Bleus : premiers pas dans la police, et là voilà qui se retrouve à décapiter une américaine mondialement connue dans la plus grosse coproduction Netflix/Marvel… Elle revient de loin, mais allez, les français en nous ne peuvent qu’être fiers, non ? Quoi ? J’essaye de vous vendre mon amour infini, car je sais que je ne suis totalement pas objectif.

07.pngÉpisode 7 – Fish in the Jailhouse – 16/20
Is sidekick a good look on me ?

Si j’aime tant Elektra, c’est parce que si tout le monde veut la manipuler, elle trouve toujours le moyen d’être celle qui a le dessus. C’est un peu ce que nous montre cet épisode dès le début avec un flashback voyant The Stick tentant de la convaincre de ramener Matt à sa cause et à celle de The Chaste, l’armée d’Iron Fist qui se bat contre The Hand. The Stick lui dit qu’il y aura bientôt plus de morts et qu’ils vont devoir s’en écarter… C’est raté : Elektra est morte, puis est revenue pour le tuer. Quant à nos Defenders, ils sont tous à terre alors que la police vient les cueillir. Sympa.

Jessica se réveille en salle d’interrogatoire avec Misty qui cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, ne pouvant fermer les yeux sur tout ça. Jessica se décide à parler, sans tout dévoiler pour autant, mais juste assez pour sauver ses fesses. Jessica, quoi.

Matt se réveille à son tour, complétement perdu et paniqué de ne pas connaître son environnement. Heureusement Foggy est là pour le lui expliquer. Matt reprend vite ses esprits et veut se barrer, malheureusement, Misty veille au grain et le garde au commissariat pour le faire parler à son tour.

Reste Luke, qui a eu droit à la plus forte dose de drogue. Il est confié au bon soin d’une Claire hyper inquiète et d’une Colleen qui l’est encore plus avec la disparition de Danny. Coupées de toutes informations, les deux amies tournent en rond et s’en veulent de s’être laissées mises à l’écart.

Luke finit par se réveiller et c’est le premier à parler à la police, quand Jessica et Matt avaient bien l’intention de se taire. Cela fonctionne bien au niveau des personnages, c’est toujours aussi fluide dans l’écriture, jusqu’au duo Karen/Matt ou Misty/Luke. Tout fonctionne très bien, surtout le besoin d’entrer en action de Colleen.

Foggy a la bonne idée de ramener à Matt son costume de super-héros, ce qui leur offre l’excuse parfaite pour se barrer du commissariat, ce qu’ils font sans plus tarder. Sans leurs portefeuilles, nos héros sont alors forcés de prendre le métro, ce qui est hilarant (par contre, Jessica qui vole une bière à un SDF… not cool).

Au commissariat, Misty se retrouve dans la merde car Luke s’est échappé sous sa surveillance, alors que Karen et Foggy continuent de s’inquiéter pour Matt. Pour ne pas arranger les affaires de Misty, elle se rend compte que Colleen aussi s’est barrée. C’est con pour Claire qui reste encore en arrière. Moi qui espérais la voir gagner du gallon dans cette série, je crois que c’est raté.

De son côté, Elektra a donc décidé de reprendre la main de The Hand (mouahahaha, je ne m’en lasse pas) et ça ne plaît pas aux trois doigts survivants qui lui expliquent que ce n’est pas si simple de gérer cette organisation. Oh, vous ne connaissez pas Elektra, mes petits.

Elle libère l’Iron Fist et prouve qu’elle connaît super bien Danny. Est-ce que c’est suffisant pour qu’il lui ouvre la porte ? Non, bien sûr que non, ce serait trop simple. Du coup, les deux commencent à se battre alors que le trio de héros est à la porte du bâtiment, bloqué par les trois doigts restants. Autant dire que c’est la merde, mais que c’est fou à suivre. Colleen débarque au milieu de l’action et aide à sauver Matt. Comprenant qu’ils sont dans la merde, les trois doigts se barrent, laissant les quatre gentils derrière… pour l’arrivée de Claire et Misty, cette dernière étant fin prête à les aider.

De son côté, Danny réussit à affaiblir Elektra en utilisant son poing. On sait comment ça finit : Elektra le manipule à la perfection et il ouvre contre son gré la porte qu’il ne voulait surtout pas ouvrir, tombant au fin fond d’un gouffre où gisait un dragon. Tu parles d’un cliffhanger.

Comme ça ne suffit pas, nous découvrons que Colleen est de retour avec pour intention de détruire le bâtiment en se servant des explosifs de John Raymond, volés au commissariat. Bien joué. Bien que ce soit du terrorisme et qu’ils ne soient pas vraiment certains d’eux, nos quatre héros, Claire et Colleen trouvent que c’est une bonne idée pour couper la tête de la main (ça n’a pas de sens, pas vrai ?).

Je n’ai pas vu l’épisode passer, mais c’est surtout parce que les combats lui retirent quelques minutes. Finalement, il ne s’est pas passé énormément de choses : les trois héros qui n’y étaient pas encore sont arrivés à Midland Circle, les trois doigts se sont barrés (histoire de laisser quelques histoires à raconter pour les séries originales, j’imagine) et Danny a ouvert la porte, même si on ne sait pas trop ce qu’elle est. Et c’est tout. Nous n’avons même pas vus Trish et Malcolm, alors que c’était l’occasion. Bref, c’était un bon épisode, mais je vais être un public difficile parce que le reste de la saison était à un niveau supérieur.

08.pngÉpisode 8 – The Defenders – 20/20
This is what living feels like.

Grosse inspiration pour le titre de cet épisode, putain. Comme je l’imaginais, la série s’est gardée pour son dernier épisode la révélation du titre. Oui, c’est déjà le dernier épisode, et il dure 56 minutes pour l’occasion. J’ai engouffré cette saison qui est passée beaucoup trop vite.

De retour à Midland Circle, nos héros décident sans surprise à l’unanimité et malgré les réticences premières de Luke qu’il faut bien tout faire péter. C’est une scène d’introduction un peu longue (qui justifie je pense l’augmentation du titre de cet épisode) qui nous montre bien que tous aspirent juste à reprendre une vie normale au plus vite et qui nous rappellent que tout ça s’est déroulé bien vite pour eux aussi : Jessica n’a même pas eu le temps de se changer dis donc.

Du coup, ce sont Claire et Colleen qui se chargent de mettre en place les bombes. Je n’aime pas bien la situation, surtout quand Colleen dit à Claire qu’elle est une bonne combattante, et inversement quelques minutes plus tôt. Et cela ne rate pas : elles tombent sur Bakuto. Colleen s’en charge, tentant de dissimuler la présence de Claire, mais Misty choisit ce moment magique et opportun pour appeler Claire qui n’est pas en silencieux. Et on s’étonne que mon portable soit TOUJOURS en silencieux après.

Karen et Trish passent un peu de temps à sympathiser. Il était temps que les deux journalistes apprennent à se connaître. Foggy et Malcolm débarquent alors pour leur dire que Hell Kitchen est mal barré, avec toutes les forces de police sur place et une évacuation en cours. Et oui, les flics ont compris que le C4 avait disparu. Pauvre Misty, elle va s’en plaindre la gueule et c’est bien pour ça qu’elle appelle Claire. Voyant que ça ne sert à rien de tenter de la raisonner, elle se démerde pour tenter de rentrer dans le bâtiment.

De son côté, Elektra est heureuse de découvrir qu’Alexandra ne lui avait pas menti… pour mieux être interrompue par Gao qui tente de la manipuler (et réussit à peu près). Pourtant, Elektra a clairement le pouvoir. Danny les écoute, sans pouvoir faire grand-chose maintenant qu’il a ouvert la porte. The Hand est désormais prête à retirer la substance dont elle a tant besoin.

Pendant ce temps, Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage découvrent un ascenseur et tentent d’alléger la situation comme ils peuvent. Ils comprennent bien vite qu’ils sont dans la merde, Matt se rendant compte qu’il y a trente hommes armés, Gao et Elektra qui l’attendent. C’est Jessica qui fait diversion avant de lancer les hostilités. Hop, on est repartis pour un combat, pendant que Colleen gère Bakuto comme elle peut et que Claire est aux prises avec des hommes de mains. Colleen la sauve in extremis, mais se prend un coup de sabre de Bakuto. C’est Misty qui réussit finalement à sauver la situation en débarquant avec trois nouvelles balles (elle tire toujours par trois, c’est assez magique).

En sous-sol le combat est tout bonnement dingue avec un traveling qui nous réunit nos Defenders qui comprennent qu’il faut qu’ils se cassent mais qu’ils ne peuvent laisser tout le complexe sans surveillance. Dans une ambiance Luke Cage, le combat continue jusqu’à ce qu’Elektra débarque à nouveau. Comprenant que sa chance est passée, Gao préfère disparaître dans l’ombre alors que les Defenders s’occupent du cas Elektra.

Misty a sauvé la vie de Claire une première fois, mais elle n’hésite pas à le faire une deuxième fois face à un Bakuto qui était à ça d’y arriver. J’aurais dû le voir venir, comme c’est Misty, mais je ne m’y attendais pas : elle se fait couper un bras par Bakuto dans l’opération, mais permet à Collen de nous décapiter une fois pour toute son ancien maître. Oh lala, cet épisode est fou et ne s’arrête pas en si bon chemin : avant de mourir, Bakuto a déclenché la bombe.

Heureusement Daredevil l’entend, malgré son combat contre Elektra. Il renvoie ses trois amis dans l’ascenseur, mais le combat n’est pas terminé pour autant, car il y a quelques hommes de mains qui veulent survivre aussi – tout en continuant de se battre malgré tout, ce qui est un peu con.

Nous en arrivons enfin à la confrontation Daredevil/Elektra que j’attendais tant. Le combat est beau et reprend la conversation commencée quelques épisodes plus tôt. Seulement, Elektra ne veut pas arrêter de se battre, car elle lui reproche sa mort. Alors que Matt fait tout ce qu’il peut pour la retenir de le tuer et la ramener du bon côté, elle casse l’ascenseur, forçant le trio dedans à escalader sa sortie. Ils y arrivent de justesse et tous parviennent à s’échapper de Midland Circle avant son explosion, à l’exception de Matt, Elektra, Gao et Murakami, ce dernier étant déjà bien mal en point (Jessica l’ayant fait tomber de l’ascenseur).

L’immeuble explose donc sur un dernier baiser entre Elektra et Daredevil. Bon alors, même si vous n’avez lu que la moitié de l’article, vous contentant de scroller vers le bas indéfiniment, je pense que vous imaginez à peu près l’état dans lequel cette fin a réussi à me mettre. Ils jouent beaucoup sur la corde sensible, en plus, en insistant bien sur l’absence de Matt. Cette porte vide, c’est quand même très bien vu de la part des scénaristes et très bien monté. À vrai dire, je m’en fiche un peu de Matt. La saison 3 est annoncée, je ne m’inquiète pas trop pour lui – ni pour Gao, parce qu’elle était en cliffhanger d’Iron Fist et nous n’avons vu ni Joy qu’elle manipulait, ni Ward (en voyage d’affaire, bien sûr) dans cette série. J’avoue avoir fait pause à ce moment de l’épisode, parce que comme toujours, je m’étais attaché beaucoup trop à Elektra et son couple avec Matt, et comme toujours ça finit mal. Mon côté masochiste, je pense.

Bien, il reste donc un quart d’heure pour conclure Defenders et surtout pour relancer les intrigues de chacun de nos héros vers la prochaine saison de chacune de ses saisons.

Trish nous vend des problèmes de construction pour rassurer les new-yorkais, Foggy annonce à Claire et Luke qu’aucune charge n’est retenue contre eux. Comme ça tombe bien. Claire fait plus que le remercier, ayant bien sûr une pensée pour Matt.

Certes, Misty a perdu son bras, mais elle est dans un hôpital qui appartient à Rand, donc Colleen (et moi) a bon espoir qu’elle s’en remette vite. On retrouvera Misty en forme, s’ils suivent bien les comics comme ils continuent.

Jessica et Luke finissent en bon termes, buvant un shot ensemble, mais cela s’arrête sur la promesse d’un café plus tard, teasant un possible crossover entre eux pour la deuxième série de cacune de leur série.

Danny avoue quant à lui à Colleen qu’il a bien l’impression que New-York est sa maison. Il serait temps, mais c’est une jolie boucle avec le premier épisode. Jessica termine sur la porte d’Alias Investigations qui se ferme, un joli clin d’œil à sa saison 1.

Karen et Foggy se retrouvent à l’Eglise, pleurant la mort de Matt et espérant irrationnellement sa survie, comme tous les fans de la série. Seulement, c’est Danny qui protègent désormais les rues de New-York la nuit. Quant à Matt ? Oh, il a bien survécu et est dans un couvent, sans qu’aucun signe ne soit visible d’Elektra ou de Gao (je suis sûr qu’elle a survécu, on en a besoin pour Iron Fist).

La série se termine sur son réveil et une certaine Maggie qu’il faut prévenir… Attention, spoilers venu tout droit des comics sur la saison 3 de Daredevil : Maggie, c’est ni plus ni moins que… la mère de Matt. Tu parles d’un cliffhanger réussi.

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EN BREF – Cet article fait douze pages pour couvrir huit épisodes… Faut-il vraiment que j’affirme que j’ai adoré cette saison, qui m’a offert exactement ce que j’en espérais, et même plus ? Il y a bien quelques lenteurs et quelques arcs narratifs que j’aurais aimé voir développer (Claire, surtout ; l’utilisation du nom Defenders, aussi, mais ils ont choisi la voie de la discrétion et du secret ; la recherche de Davos, enfin, mais ce sera pour plus tard) plus longuement, mais dans l’ensemble, je suis hyper satisfait de ce coup d’essai. Aucune saison 2 n’est pour l’instant prévue, mais je ne peux m’empêcher d’espérer. Il est assez clair que nous aurons d’autres crossovers de toute manière : maintenant que tous se connaissent, il n’y a pas d’autres possibilités.

Très franchement, je dois avouer que la série est une excellente surprise : ils ont bien su reprendre l’univers de chaque série pour les réunir petit à petit et dans une dynamique de groupe parfaitement maîtrisée. Au niveau de l’intrigue, tous les petits éléments dispersés dans les cinq premières saisons Netflix/Marvel ont su trouver un sens, ENFIN pour certains, dans la série. Maintenant que The Hand est abattue pour un temps, je suis satisfait du résultat. Gros coup de cœur pour la série qui aurait pu tout aussi bien être un échec.

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Et ensuite ? Oh le générique de fin est suivi d’une bande-annonce pour l’arrivée de la première saison du Punisher, en novembre. Ce sera long, mais en même temps, il y a de bonnes choses en stock. Maintenant que Matt est mort, Karen risque de bien flirter avec Frank. Franchement, j’ai encore plus hâte qu’avant, et je ne pensais pas que ce serait possible car ce n’est pas un personnage que j’affectionne particulièrement.

Oui, j’ai hâte de voir la suite des aventures Marvel/Netflix et j’espère que Disney ne va pas déconner et retirer Marvel de son contrat avec Netflix, ce serait une catastrophe. L’univers étendu qu’ils ont mis en place dans ces séries est juste dingue et a pris tout son sens dans ces huit épisodes, qui nous changent enfin de la structure en 13 épisodes devenue classique et sans surprise. Grosse réussite, je suis convaincu.

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Et j’espère encore son retour pour la saison 3 de Daredevil (déso pas déso, comme on dit)…

Ce que c’est qu’un crossover

Salut les sériephiles !

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J’en ai parlé hier et avant-hier, The Defenders débarque enfin aujourd’hui sur Netflix, la plateforme de streaming qui occupe décidément tous mes articles « 500 mots » en ce moment. Je me suis dit que la réunion des quatre super-héros Marvel était l’occasion de parler d’un nouveau mot du jargon télé que j’ai déjà employé plusieurs fois pour en parler : le crossover. Ouh, le vilain mot : il n’aura plus de secret pour vous après la lecture de cette page, promis !

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Alors c’est quoi exactement un crossover ? Une fois de plus, c’est tout simple : il s’agit de la rencontre entre deux séries (ou plus) au sein d’une même histoire. Souvent, cela permet la mise en place d’un univers commun et développe une franchise, de façon plus ou moins discrète (un personnage, un objet, une info… passe d’une série à l’autre).

Est-ce que The Defenders est vraiment un crossover ? Non, c’est plutôt une série dérivée qui mélange quatre séries enchaînant les crossovers dans le même univers : celui de Marvel. Rien que ça.

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C’est quoi ce nom ? En anglais, « crossover » signifie tout simplement « traverser », avec l’idée d’y aller « par-dessus ». C’est donc l’idée de croiser deux séries, qui se retrouvent ainsi dans le même univers.

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Quelle origine ? Elle est difficile à établir précisément, mais elle a souvent pour motivation le gain financier. On en retrouve énormément dans l’industrie des comics, ces bandes-dessinées américaines, car les maisons d’édition savent qu’il s’agit d’un moyen de vendre plus. Et oui, réunir deux héros de deux comics différents, c’est un moyen simple de s’assurer de vendre plus.

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Les séries sont un business comme un autre, il n’est donc pas étonnant qu’elle suive cette mode, surtout quand elles adaptent des comics, comme c’est le cas pour Marvel (les séries Netflix dans The Defenders, donc, mais aussi Agents of S.H.I.E.LD et les films des Avengers !) ou pour DC (sur The CW : Arrow/Flash/Supergirl/Legends of Tomorrow, etc., avec carrément des « mega crossovers » annoncés sur une semaine, avec un épisode par jour.)

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Au-delà des comics, il faut bien que j’avoue que je pense surtout au « Buffyverse », qui réunit les séries Angel et Buffy. Les deux séries évoluent dans le même univers et n’hésitent pas à s’échanger des personnages (Faith, Spike, Willow) ou des objets (une certaine bague en saison 4 de Buffy/1 d’Angel, par exemple). Bref, les deux ex restent en contact et se rendent visite, ce qui continue d’ailleurs dans les comics prolongeant l’existence des deux séries depuis plusieurs « saisons »…

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Aujourd’hui ? Outre les séries évoquées ci-dessus, il n’est pas rare de voir des personnages des franchises Les Experts (CSI) ou NCIS passer d’une série à l’autre. Grey’s Anatomy a proposé plusieurs crossovers avec Private Practice (jamais diffusés comme tels par TF1/Fr2) et le fera sûrement avec sa prochaine série dérivée, la franchise Chicago n’arrête plus de le faire (Fire, PD, Justice, …). Bref, le crossover est à la mode car il rapporte gros…

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Maintenant que vous avez une bonne idée de ce que c’est, je vous laisse aller étaler votre confiture ailleurs 😉

Bonne journée !

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Les coulisses de Netflix, cette saga de l’été (Disney, Shondaland…)

Salut les sériephiles !

S’il y a bien une saga qui fait trembler le monde de la télé en ce moment, c’est la saga Netflix qui a (re)commencé la semaine dernière quand Disney a annoncé rompre son contrat avec Netflix pour créer sa plateforme de streaming en 2019. C’était un coup dur énorme pour Netflix, mais comme on ne savait (et on ne sait toujours) pas trop ce qu’il en était pour Marvel (et Star Wars), faisant partie de Disney mais étant très lié à Netflix avec Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist, je me suis dit que je n’allais pas en parler.

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C’est ensuite 21st Century Fox qui a fait une annonce similaire à celle de Disney et lâché Netflix. Là encore, il est surtout question de films, même s’il est rageant de voir le marché se diviser de la sorte. Grosso modo, l’idée semble être de couler Netflix, mais je trouve ça stupide comme attitude, car ça leur donne aussi mauvaise image & que les gens ne se tourneront pas vers leur plateforme, mais vers le streaming illégal, qui se porte toujours très bien, lui.

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C’est totalement contreproductif à tous les niveaux, tout comme la nouvelle manie de Netflix d’annuler ses séries (coucou Girlboss & Gypsy) et sans fin, contrairement à son ancienne pratique qui attirait tant.

La mort de Netflix ?

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 On s’en rapproche.

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Oui, mais non, autre séisme hier : Netflix a annoncé passer un contrat avec Shonda Rhimes, la tête pensante derrière Grey’s Anatomy, Private Practice, Scandal, Off the Map, How to get away with murder, The Catch et Still Star-Crossed. Entre autres, parce que j’en oublie sûrement. Et elle vient avec Betsy Beers, une partenaire de longue date sur toutes ces séries.

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Si elle n’est plus trop à présenter, Shonda Rhimes a tout de même sa propre boîte de production, le Shondaland, et est en contrat avec ABC depuis 15 ans. C’est au point où elle a littéralement conquis la grille de la chaîne, avec son Thank God It’s Thursday (que des séries Shonda le jeudi) et des méthodes narratives répliquées à l’infini, notamment dans Conviction, Notorious ou dans une certaine mesure Quantico.

Alors si elle a des succès à son actif & est l’une des productrices les plus influentes de la télévision, il faut relativiser avec les échecs récents (voire violents) de The Catch ou Still Star-Crossed, et les projets en cours pour ABC, qui ne font pas rêver (surtout ce spin-off de Grey’s sur des pompiers).

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ABC conserve l’exclusivité sur ses séries, mais ne proposera plus de Shondaland ensuite. Reste à voir ce que Shonda proposera comme contenu sur Netflix, comment elle s’adaptera aux libertés créatives de la plateforme qui semblent la faire rêver et surtout comment ABC réagira en termes de contenus originaux.

L’horizon 2018/2019 est à surveiller : Netflix ayant acheté récemment l’éditeur de comics Millarworld, le rêve est permis. ABC devra se réinventer et pourrait garder occupée Shonda Rhimes autant que possible avec des renouvellements automatiques… À moins que des annulations contreproductives ne lui servent de vengeance !

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Iron Fist (S01)

 

Synopsis : Déclaré mort il y a 15 ans, Danny Rand réapparaît à New York et espère pouvoir reprendre sa vie, notamment au sein de l’entreprise familiale. Seulement, rien ne se passe comme prévu car les autres héritiers voient d’un mauvais œil le retour de celui qu’ils pensent toujours morts. En parallèle, bien sûr, on se dirige vers une histoire de super-héros.

Note moyenne de la saison : 15/20

Capture d'écran 2017-08-09 16.57.56.png

Pour commencer, j’ai visionné les trois premiers épisodes de cette série il y a quelques mois, lors du premier Week-end en séries et juste après 13 Reasons why. La barre était apparemment trop haute pour qu’Iron Fist réussisse à me motiver et me garder. Seulement, avec l’arrivée prochaine des Defenders et en fan total de l’univers du MCU, je ne pouvais pas faire autrement que me remettre face dans la série et dans son ambiance sombre.

Ce n’est donc vraiment pas un coup de cœur et je la vois surtout pour être à jour dans l’univers Marvel. Je reste ouvert d’esprit, j’avais eu le même sentiment devant la première saison de Daredevil avant d’être tout bonnement sous le charme de la saison 2 (et d’Elektra). Tout n’est pas perdu pour Danny.

Capture d'écran 2017-08-09 16.59.56.pngÉpisode 1 – Snow Gives Way – 12/20
Buddha said “Your purpose in life is to find your purpose”

J’écris la critique quatre mois après avoir vu l’épisode, à partir de notes prises lors du visionnage, alors ça ne pourra être aussi complet et précis que d’habitude, mais ma première impression de la série fut un générique plus obscur que ce que je pensais, plus vif également.

L’introduction est lente et je l’ai trouvée bien mauvaise, même s’il s’agit tout à fait du synopsis : Danny, un SDF, qui débarque pour reprendre une partie de son héritage. J’ai surtout trouvé que ça semblait sorti des années 90 et que c’était plutôt mal joué, notamment pour l’acteur principal qui n’était sauvé que par des flashbacks absolument dramatiques pour donner un peu de rythme de manière artificielle.

Je n’ai pas mâché mes mots dans mes notes, allant jusqu’au « on se fait chier ». En fait, je n’étais pas dedans du tout et il a fallu longtemps avant que j’arrive à trouver quelques points d’intérêts, le principal étant bien sûr Joy, une des héritières de la compagnie qui semble déchirée entre son frère et la joie de retrouver Danny. Elle contraste bien avec son frère, Ward, qui est la caricature du gros connard et qui décide de tuer ce faux Danny. Euh ? D’où c’est normal de faire ça ? Je trouve que ça manque vraiment de contextualisation et de cohérence.

Le rythme de la série est lent, avec énormément de silence et des pouvoirs de Danny mal introduits (exactement comme pour Jessica Jones sur ce point, mais Jessica Jones était intéressante elle). De Danny, j’ai retenu le manque de charisme et un acteur casté pour le jouer enfant lui ne lui ressemblait pas. Dans les points qui m’ont fait marrer, Danny fait des recherches sur son passé… en utilisant Internet. Allons savoir comment il a appris à s’en servir, ou comment il sait conduire dans un parking sous-terrain alors qu’il n’a pas conduit depuis enfant. SI c’était si simple, ça se saurait !

Un autre point d’intérêt de ce premier épisode est la présence de Colleen Wing qui ajoute un peu de piquant et a une vraie alchimie avec Danny. La note n’est pas si mauvaise, parce qu’il y a bien quelques pistes intéressantes, mais c’est tout. C’était lent, jusque dans certaines scènes d’action (pourtant bonnes dans l’ensemble), pas bien clair, vraiment trop déconnecté de tout.

Sans le week-end en séries, je me serais contenté d’un speedwatching. Comme toujours avec les séries Netflix du MCU, je n’accroche pas au premier épisode, ni au méchant. Le cliffhanger voit la mort du seul pote de Danny (un SDF), a priori d’une overdose, puis Joy qui décide de trahir Danny. De manière probablement prévisible à force, j’accroche surtout aux rôles féminins et on ne voit pas vraiment les parents de Danny mourir, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres, rien que ça, oui. Ce 12/20, je le mets vraiment parce que je veux y croire.

Capture d'écran 2017-08-09 17.01.46Épisode 2 – Shadow Hawk Takes Flight – 13/20
The Iron Fist is me

Cet épisode voit Danny enfermé dans un hôpital psychiatrique et, décidément, la série n’a pas beaucoup de chance : elle passe cette fois après Legion et ça n’aide pas, parce que Legion était parfaite de ce point de vue-là. En plus, il a vraiment besoin de se raser Danny. Il échappe de peu, dans l’intro, à un cinglé qui veut le tuer. Moui. Il passe ensuite beaucoup de temps à nous raconter son passé (enfin, il le raconte à son psy).

L’épisode pourrait être réduit de dix bonnes minutes si nous n’avions pas autant de scènes sur le passé. Netflix fait toujours dans la longueur de toute manière. Pourtant, il n’en a pas forcément besoin. Je trouve aussi que la pub sur la plateforme n’est pas toujours hyper subtile, mais Iron Fist y va vraiment trop fort (H&M dans le premier, Pepsi, Everlast et M&M’s pour celui-ci).

Du côté de la firme, Ward continue de manipuler Joy (je m’ennuie tellement que je lui trouve un côté avocate de Wolfram & Hart, qui doit expliquer pourquoi je l’aime), mais celle-ci comprend que Danny est probablement véritablement Danny et pas un simple escroc, grâce à une histoire de M&M’s un brin tiré par les cheveux.

Une fois de plus, c’est Colleen qui m’a le plus intéressée dans cet épisode : malgré son bâton dans le dos qui lui donne un côté parfaitement irréaliste, elle a de très bonnes scènes d’action et elle est déjà présentée comme un personnage hautement moral qui préfère protéger Danny qu’elle connaît à peine plutôt que d’accepter l’argent de Ward. Elle se débrouille ensuite pour aller voir Danny, puis Joy, afin de lui donner les fameux M&M’s. Je pensais naïvement qu’ils avaient tous le même goût, mais apparemment ce n’est pas le cas.

Dans tout ça, on apprend quand même que le père de Ward est en vie. L’épisode se termine sur Danny qui se fait tabasser. Je n’accroche vraiment pas (et ça se voit à la longueur de la critique, même si ça s’explique aussi parce que je suis toujours sur ma prise de notes d’il y a quatre mois). La série se regarde, mais c’est chiant et ça ne m’a pas du tout accroché. C’est le début du héros, mais franchement, j’ai préféré Luke Cage dans le genre.

Capture d'écran 2017-08-09 17.03.24Épisode 3 – Rolling Thunder Cannon Punch – 14/20
It’s my name. It means something.

Cet épisode améliore un peu la qualité de la série, qui l’air de rien prend un départ ascendant plutôt rassurant. Pourtant, il commence mal avec une première sur les méchants qui m’avait presque donné envie de tout arrêter (mais j’avais un Week-end en séries à terminer).

Danny se débrouille pour résider au dojo de Colleen en gagnant un combat contre elle. Les ficelles sont grosses, mais c’est toujours mieux que l’asile psychiatrique et on apprend à connaître les personnages qui ont une bonne dynamique entre eux.

Du côté de la firme, Joy est plutôt sympathique avec Danny, mais elle lui demande quand même de changer de nom, lui proposant même un contrat pour ça. C’est une excellente chose car cela permet de faire intervenir l’avocate de Jessica Jones dans la série. Cela suffit déjà à rendre la série un peu meilleure. C’est là qu’on voit que je ne suis probablement pas objectif, mais je n’ai jamais prétendu l’être après tout.

J’ai ensuite décroché suffisamment longtemps lorsque Danny joue le prof au dojo pour ne pas comprendre comment il s’est retrouvé à se battre (encore) et sauver une nana d’une explosion. Si je suis sincère, j’étais plus préoccupé à me demander où il avait trouvé l’argent pour se trouver de nouvelles baskets et des fringues. C’est grave, quand même, tout ce que j’ai retenu de l’épisode (encore aujourd’hui), c’est le look du personnage.

Du côté des méchants (ou plus simplement des riches, parce que c’est de ça qu’il s’agit), les manipulations continuent. Le père de Danny parle à une voix dans le noir (Gao). Tout est fait par Joy et Ward pour éviter les problèmes, mais Danny vient les confronter au restaurant et péter son câble.

J’ai eu la fâcheuse tendance à vraiment décrocher des intrigues, au point d’être surpris de la fin de l’épisode et malgré une bonne réalisation. Colleen se bat finalement dans une arène pour se faire de l’argent et réussit enfin à avoir la force dans ses poings, faisant d’elle une fille du dragon.

Les cliffhangers sont plutôt bons : Jeri (l’avocate) et Danny sont maintenant en possession d’une empreinte de Danny enfant qui permettra de savoir s’il est bien celui qu’il prétend être ou non. Ils l’ont obtenu grâce à la négligence de Joy qui l’a donné à Jeri et qui doit se sentir bien bête de leur donner tant de pouvoirs quand même. Le retournement de situation fonctionne bien, mais ça n’empêche que la série n’est toujours pas passionnante et s’encombrent de grandes phrases et envolées lyriques qui ne lui réussissent pas.

La toute fin voit Danny enquêter sur Ward et se faire projeter dans le vide alors qu’il escaladait un immeuble. Cela m’a tellement marqué que j’ai mis quatre mois avant de regarder la suite et que je ne m’en souvenais même pas… C’est dire !

04.pngÉpisode 4 – Eight Diagram Dragon Palm – 14/20
You are really pushing the limits of Karma.

Bien, l’épisode commence sur un de mes plus gros fous rire depuis bien longtemps : Danny réussit, dans sa chute, à se maintenir en vie en se tenant à un lampadaire dépassant du building. Bref, il finit malgré tout inconscient et se réveille aux côtés de Ward et son père (Harold), qu’il pardonne immédiatement. Logique.

Harold lui explique comment il a survécu grâce à The Hand et surtout que toute personne sachant qu’il est en vie est menacé de mort. C’est pourquoi Joy ne peut apprendre la vérité, mais qu’Harold demande à Ward de lâcher le procès contre Danny et de lui rendre le bureau de son père. Mais oui, mais bien sûr. Il suffit donc d’une scène pour balayer d’un revers de main l’intrigue de trois épisodes complets.

Hop, quelques minutes suffisent donc à nous montrer Danny obtenir ses 51% de parts et faire un discours parfait pour sauver les apparences. C’est marrant, même si pas révolutionnaire. Il continue de se comporter en gamin, y compris devant Jeri. Le problème, c’est que malgré sa position récupérée, il n’a absolument rien à faire ; il s’incruste donc comme il peut et tente de ruiner tout le monde. Il refuse l’idée d’une marge sur un médicament, parce que ce n’est pas bieeeen.

Bon, alors oui, ce n’est pas faux, et 45$, c’est une marge énorme. Maintenant, il faut bien reconnaître qu’il y a des gens qui ont besoin de se payer à la fin du monde aussi et que la part pour la recherche devrait rester inchangée. Bon, la série se la joue grande gentille et comme le reste de la saison me paraît beaucoup trop enfantine, ce qui est probablement à cause du personnage de Danny.

Joy s’occupe donc de le maintenir occupé pour éviter d’autres grossières erreurs, du moins en théorie, parce qu’en pratique, elle est juste beaucoup trop fan de lui et de ses histoires d’entraînements qui m’hypnotisent. Chacun ses kiffs.

Pendant que Ward s’occupe de balancer les pratiques de Danny à la presse, Joy manque de se faire enlever par une bande d’asiatiques, The Golden Sands, que Danny met K.O assez rapidement. Cela fait une bonne scène d’action et lui permet de retrouver Colleen à qui il confie Joy avant d’aller négocier avec ses agresseurs qui flippent au nom de « The Hand ».

Pendant ce temps, au dojo, Colleen a découvert que ses exploits sont sur internet et n’apprécie pas trop l’idée que tout le monde peut découvrir comment elle se fait de l’argent, même si ça pourrait lui apporter des élèves. Elle pète donc un câble contre ses propres machines d’entraînement. Que voulez-vous que je dise de ça ?

Pour canaliser sa violence, elle retourne faire quelques combats, avec un look digne d’une Diam’s de la grande époque. Sans surprise aucune, elle gagne un combat contre deux combattants à la fois, parce qu’elle est trop forte et c’est tout.

C’est à ce moment-là que Danny débarque. Colleen et Joy apprennent à se connaître avec un petit entraînement mignonnet.

De son côté, Harold est « enlevé » par Gao qui l’emmène dans l’appartement en face de celui de Joy. Il voit donc que sa fille a été blessée, et il n’en est pas très heureux. Tu m’étonnes. Il se rend donc tuer celui qui a eu la mauvaise idée de l’attaquer, avec de biens mauvais effets spéciaux, tout de même. Le cliffhanger voit Danny recevoir un étrange message lui indiquant que la réponse qu’il cherche est… la même que le tatouage qu’il a sur le torse. Il n’y a pas à dire ça promet.

Toujours aussi lent, cet épisode a peiné me convaincre avec ses intrigues parfois enfantines. Cependant, je reconnais une certaine force de divertissement. C’est juste déroutant d’avoir une série Marvel qui le joue comme ça car ça ne colle pas trop à l’univers. Je pense donc que ce qui me déroute et ne me plaît pas trop est en fait… parfaitement calculé.

05.pngÉpisode 5 – Under Leaf Pluck Lotus – 15/20
You live in this city long enough nothing surprises you anymore.

Cet épisode commence par une drôle de scène nous parlant d’une drogue synthétique qui copie les effets de l’héroïne sans rendre addict. Encore une fois, c’est étrange : on est là à fond dans du Marvel, mais bien loin du côté enfantin et vieillot que prend parfois la série. Tout cela vient en fait de Rand Industries bien sûr.

Danny est aussitôt tenu au courant, mais il n’aime pas trop l’idée. Il faut dire qu’il est à la tête d’une entreprise pas hyper éthique, ce qui est à peu près la conclusion de Joy quand elle est forcée de refuser de donner de l’argent à des familles en souffrance. Même avec la loi de son côté, ce n’est pas facile d’agir en connasse, apparemment.

Par malchance pour elle, Danny n’en est pas un, lui, et il s’excuse auprès de la mère de famille pour le cancer que la compagnie a refilé à son fils. Autrement dit, il reconnaît que la compagnie a causé le problème, ce qui met tout le monde bien dans la merde. Ward décide de ne pas céder au chantage et est même soutenu par Joy dans cette décision un peu stupide qui pourrait couler la compagnie.

De toute manière, Ward n’est pas au mieux de sa forme, se dopant de médicaments pour oublier qu’il est surveillé en permanence dans son bureau.

De son côté, Colleen donne des cours à… Claire Temple ! Oh oui, c’est tellement cool de la retrouver. C’est un personnage que j’adore et qui semble toujours parfaitement adapté à toutes les situations. Ici, par exemple, elle se retrouve au milieu d’un rencard improvisé entre Collen et Danny (qui n’en est pas un soit disant, mais il lui ramène carrément un restaurant au dojo) et agit juste parfaitement, profitant de la bouffe avant de s’en aller.

Danny veut simplement demander un peu d’aide à Colleen, car il a besoin d’un combattant pour se faire entendre vis-à-vis de la drogue de synthèse. Bon, il en profite aussi pour lui dire qu’il a acheté son immeuble et est donc le nouveau propriétaire à qui elle doit le loyer. Marrant cette dynamique entre eux, ça ajoute définitivement quelque chose à la série, qui en a besoin.

Ls deux combattants forment un beau couple, mais leur opération est un échec : ils voulaient prouver un traffic de drogue, ils tombent sur de simples camions… en apparence. Danny se débrouille pour être enfermé dans l’un d’eux, forçant Colleen à voler une voiture pour le suivre. À l’intérieur du camion se trouve en fait une planque pour un chimiste apparemment recherché internationalement. Chouette !

Le chimiste se fait poignarder, Danny parvient à les faire s’échapper et devinez vers qui Colleen et lui se tournent pour le soigner ? Claire, bien sûr !

La pauvre se retrouve encore embarquée dans une histoire qui la dépasse et c’est bien drôle à voir. Le cliffhanger nous fait enfin voir le visage de Gao, la méchante, qui n’a pas trop de scrupules à tuer ses hommes de main forcément.

L’arrivée de Claire y est pour beaucoup, mais j’ai préféré le rythme dans cet épisode. Toute l’intrigue de Rand industries prenait un peu trop de temps et plombait le tout, mais autrement, on avait quelque chose de solide et se rapprochant de l’ambiance super-héros, ça change.

06.pngÉpisode 6 – Immortal Emerges from Cave – 16/20
The more you talk, the weirder this gets.

L’épisode commence par des inconnus recevant le message que le temps est venu de faire quelque chose de peu clair, mais vu le karaoke de Take on me, c’est quelque chose de sanglant prêt à exploser à la gueule de Danny, qui a décidé de faire la guerre à The Hand en retrouvant Sabina, la fille du chimiste.

Le problème, c’est qu’il doit faire tout en rentrant à temps pour 16h où il a une réunion pour sauver la boîte de son excuse stupide. Bon, bien sûr, il l’ignore complètement, trouve l’adresse où trouver Sabina et décide de s’y rendre. Avant ça, il prend le temps de prévenir Colleen et Claire, qui s’occupent toujours du blessé. L’épisode poursuit le fil rouge sans perdre de temps à première vue, ce qui est plutôt une bonne chose.

Seulement, c’est à première vue uniquement, parce que Danny prend le temps de faire un peu de yoga pour parler dans sa tête à son maître Yoda, que Claire n’arrête pas de répéter qu’il faut emmener le blessé à l’hôpital et que Ward prend le temps de s’enfoncer encore un peu plus dans les médicaments. La bonne nouvelle, c’est que cela le fait moins passer pour un connard fini, mais bon, il excellait dans ce rôle, c’en est presque dommage.

Bref, après quelques détours, Danny finit par arriver à ses fins et rencontre Gao sans savoir à qui il a affaire. Elle le confronte à un premier combat, qu’il gagne sans le moindre mal. Les personnages de l’introduction de l’épisode sont en fait ceux qu’il a à combattre. C’est sympathique comme test initiatique. Cela fait de jolis effets spéciaux. Le second combat est plus vicieux : il a affaire à une empoisonneuse qui le charme et réussit presque à le tuer avec du venin qui l’affaiblit. Bien sûr, il s’en sort et enchaîne avec le troisième combat, qui est aussi le dernier, avec le fameux chanteur de Take on me. Apparemment, il n’a pas trop envie de chanter néanmoins, juste de se battre. Sans trop de surprise, il récupère Sabina, allant ainsi à l’encontre de son Yoda qui se sent trahis.

Entre chaque combat, l’épisode continue bien sûr. Claire et Colleen décident finalement d’emmener leur blessé à l’hôpital où Claire bossait avant et connait encore tout le monde. Pas suffisant, malheureusement. En effet, elles se rendent vite compte que leur John Doe est enlevé. Elles gèrent plutôt bien la course poursuite, malheureusement, leur ennemi est plus malin qu’elles.

Ward expérimente de plus en plus le manque, parce qu’il a eu la bonne idée de jeter ses pilules devant Joy qui s’inquiétait pour lui. La déchéance est totale quand il se blesse et tente d’acheter une infirmière.

Le cliffhanger voit Madame Gao révéler son identité et un lien avec le père de Danny. Cet épisode était meilleur, principalement parce qu’il forme définitivement le duo entre Claire et Colleen et parce qu’il est assez clair rapidement dans ses intentions.

07.pngÉpisode 7 – Felling Tree with Roots – 16/20
I don’t even have an idea of what an Iron Fist is. It sounds like a sex toy.

Nous voilà donc à l’épisode de mi-saison qui rien qu’à son titre annonce de bonnes choses. Nous commençons par Harold qui se voit menacé par deux hommes de mains qui lui cherchent des noises à cause de Danny. Il dit ne pas connaître Danny, mais bien sûr, Iron Fist débarque pile à ce moment, comme par hasard. Un nouveau combat est expédié, des infos balancées à toute vitesse sur les liens entre Gao et Harold (sauvé par cette dernière en échange d’un travail pour The Hand) et Harold se coupe le petit doigt. Bon appétit.

Du côté de Joy et Ward, on repart très précisément là où l’épisode s’était arrêté. Ils n’ont pas vraiment de lien avec le reste des intrigues, mais c’est intéressant à suivre et surtout ça ne dure pas, car Harold téléphone à son fils et lui demande de l’aide… pour déplacer et couler les corps, dépourvus de dents, dans un lac. Par chance, cela lui permet surtout de retrouver une boîte de ses pilules.

Danny se fait gentiment soigner par une Colleen beaucoup trop douce avec lui pendant que Claire s’occupe de Sabina. La perte de leur John Doe ne semble pas franchement les affecter plus que ça, ce qui est étrange. Nous avons enfin, après sept épisodes, un semblant d’explications sur ce qu’est exactement « Iron Fist » et enfin, également, une scène de sexe pour un héros qui l’a bien mérité après tous ses combats (non, non, ce n’est pas moi qui le dit, c’est le scénario qui nous le suggère). Et oui, ça y est, Danny et Colleen sont en couple. On ne peut pas dire que ça traîne, dis donc ; pourtant, il était censé avoir passé un vœu de chasteté, hein.

Le lendemain, Madame Gao lui rend une visite de courtoisie alors qu’il se fait remonter les bretelles par Joy. La vieille lui demande d’arrêter de jouer les héros et de vouloir stopper The Hand, en profitant pour le menacer lui, Colleen et Claire. Elle lui laisse quand même l’opportunité de travailler comme PDG de Rand Industries. Trop gentille.

Méfiant, Danny la suit au 13e étage de l’immeuble où elle semble avoir un bureau. Oups. La journaliste insupportable de l’épisode 4 bosse évidemment pour elle, mais Danny réussit à la détourner et la faire bosser pour lui.

Il se rend donc à la réunion organisée par Joy pour annoncer la fermeture de l’usine si problématique. Hop, encore une décision pour couler la compagnie. Avec un peu plus de contexte, ce choix enfantin paraît bien sûr être une bonne idée, mais bon… Ca reste stupide.

Colleen retrouve Bakuto, un ancien ami ou son frère ou allons savoir, puis donne un cours, puis retrouve Danny qui arrive à la convaincre (sans grand effort) qu’il faut attaquer The Hand de front. C’est donc ce qu’ils font, après s’être fait de nouveaux amis. Ils retrouvent Radovan à temps pour… le voir mourir et entendre parler d’une ville de Chine liée à tout ça, qui est précisément là où il se rendait avec ses parents lors du crash. Ah papa de Danny, tu as fait de la merde.

Enfin, Joy découvre qu’elle, son frère et Danny sont virés de la compagnie par le conseil d’administration. Bien sûr. Ward comptait lui se barrer avec 25 000$ durement économisé, mais son père lui vide son compte, provoquant définitivement sa rage. Oui, le cliffhanger voit Ward tuer son père et s’en débarrasser dans le même lac que le reste des corps. Ce n’est pas franchement une surprise pour une mi-saison Marvel. Ils auraient pu faire quelques efforts pour ne pas nous sortir les mêmes cliffhangers que les autres séries de la franchise. Certes, ils ont fonctionné à merveille jusque-là, mais ça fait quand même très flemmard là. J’espère que The Defenders ne nous fera pas ça ; car ça devient lourd à force.

08.pngÉpisode 8 – The Blessing of Many Fractures – 14/20
You’re a cancer, Danny.

Danny tente de prévenir Claire qu’elle est en danger chez sa mère, malheureusement il semble qu’il soit trop tard pour elle. Heureusement, ce n’est pas le cas, Colleen arrive juste à temps pour la prévenir.

Danny cherche à contacter Harold, mais il tombe uniquement sur son sang et Ward. Bien que plutôt mauvais acteur (le personnage, pas l’acteur) dans son deuil, Ward parvient à convaincre Danny que tout est sa faute. Ce n’est pas très compliqué comme il culpabilise dès le début. Il se rend donc chez Colleen avec le plan de se rendre à Anzhou. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Colleen et Claire décident de s’y rendre avec lui.

Danny vit plutôt mal le voyage en avion (forcément), mais il apprend à connaître Claire, ce qui est une bonne chance. J’aime apprendre à la connaître de plus en plus et elle est définitivement la voix de la raison. Je le sens mal pour The Defenders, elle n’a pas intérêt à mourir. Bien sûr, elle est tellement parfaite qu’elle réussit à faire oublier ses angoisses des turbulences à Danny.

Arrivés à Anzhou, ils ne mettent pas longtemps à retrouver Gao et Colleen se débrouille pour avoir un max d’informations grâce à un SDF du coin. Décidément, cette série fait du bien à l’image des SDF. Bref, Colleen et Danny s’infiltrent sans trop de souci pour tout détruire de la fabrique d’héroïne de synthèse. Ils n’ont pas le temps de mener à exécution leur plan car Gao revient. Avertis par Claire, ils décident de se séparer : Colleen s’enfuit (et a le droit à un petit combat), Danny s’attaque seul à Gao. Du moins pour un temps, car les filles ont vite fait de le rejoindre.

Le dernier combat est expéditif, mais leur permet d’embarquer Gao avec eux. Danny comprend qu’elle a tué ses parents en empoisonnant les pilotes. J’ai trouvé ça bien dommage que la fin soit si vite expédiée, car il y aurait eu potentiel à faire beaucoup plus.

Du côté de la compagnie, les choses se déroulent bien mal. Joy et Ward se font donc virer avec un parachute doré, mais ils ne l’acceptent pas si bien. Enfin, Joy, en tout cas, parce que Ward est trop occupé à se la jouer Lady McBeth à voir du sang sur ses manches.

Ils décident de travailler ensemble, mais Joy appelle le conseil pour refuser l’offre du parachute doré, juste à temps car Ward, lui, tente de négocier son propre parachute pour découvrir qu’il est déjà trop tard. Ah, le frère et la sœur semblent drôlement divisés d’un coup.

Cela ne dure heureusement pas : Joy a des informations sur chaque membre du conseil et ce n’est pas glorieux pour eux. Le frère et la sœur se réconcilient dans une scène larmoyante un peu longuette mais qui suggère quand même que Joy connaît Jessica Jones et a fait appel à elle.

Finalement, Ward se décide à tout avouer à Joy, pour mieux changer d’avis une fois sur place et s’en prendre méchamment à Joy, attaquant là où ça fait mal (son manque de confiance, donc). Moui, je n’ai pas accroché du tout là pour le coup. C’est toujours mieux que les premiers épisodes, mais ce n’est pas dingue.

09.pngÉpisode 9 – The Mistress of All Agonies – 15/20
Why aren’t you dead ?

Harold est en vie ! Il se réveille pépère au fond du lac et s’en extrait comme il peut. Oups.

Notre trio de héros (je suis tellement heureux de l’omniprésence de Claire dans cette série, elle aide vraiment à accrocher la série, mais c’était déjà le cas dans Luke Cage, voire dans Daredevil… en fait, c’est elle ma super-héroïne) a ramené Gao en ville pour la questionner. Bien sûr, Gao profite d’être laissée seule avec Claire pour tenter de la ramener de son côté, la brisant psychologiquement en lui parlant des super-héros qu’elle fréquente en espérant devenir spéciale elle aussi. Et oui, juste quand j’avais envie d’en faire un éloge, Gao fait l’inverse. Les scénaristes sont bons, finalement, ils ont juste eu beaucoup de mal à introduire la série comme il fallait.

Danny découvre enfin ce qu’il s’est passé du côté de Rand industries, alors que Joy enquête comme elle peut sur ce que lui cache son frère. Harold déambule, se souvenant peu à peu de sa vie. A priori, la renaissance se fait avec quelques pertes de mémoire. Il s’introduit dans le bâtiment et découvre avec horreur que ses enfants se sont fait virés. Il appelle donc son chauffeur habituel pour avoir les infos dont il a besoin.

Celui-ci le ramène à son hôtel où Ward a la mauvaise idée de retourner. Terrifié, il obtient le pardon de son père et l’autorisation de s’enfuir. Il en a de la chance. Harold le prévient toutefois qu’il compte bien contacter Joy, c’est problématique.

D’autant plus problématique qu’Harold semble totalement instable, tuant ce pauvre Kyle, son chauffeur, pour de bien mauvaises raisons. Décidément, les tapis de cet hôtel en ont vu du sang !

Ward s’enfuit, mais il est piégé par son père qui veut le faire passer pour un drogué. Ce n’est pas bien compliqué à faire vous me direz, vu qu’il est drogué.

Joy, quant à elle, revient effectivement à l’hôtel et y découvre que son père est toujours en vie. Elle le vit un peu mal, je crois, mais je la comprends. C’était assez décomposé comme intrigue, mais dans l’ensemble, plutôt agréable.

L’épisode nous introduit un nouveau méchant, sans nom, mais capable de fabriquer une arme redoutable avec juste un peu d’aluminium. Il est assez évident qu’il en a après Danny. C’est probablement un homme de Gao. Les choses ne sont pas super claires, mais il semble connaître Bakuto.

Au dojo, tout empire : Colleen s’est faite empoisonnée en Chine en étant blessée au bras et elle est terriblement malade, au point de risquer d’en mourir. Les hommes de Gao semblent l’avoir retrouvé et attaquent le dojo. Malgré sa maladie, Colleen aide Danny et Claire à se battre et à eux trois, ils mettent K.O les attaquants.

Pour guérir le poison, Colleen fait appel à Bakuto, son Sensei. Il n’y a pas plus d’explications que ça, mais quand il arrive, il dirige Danny et se sert de l’Iron Fist pour brûler le poison dans le corps de Colleen. Cela fonctionne mais affaiblit Danny.

Colleen et Bakuto se relèvent alors, le dojo est envahi d’hommes qui se saisissent de Danny et Gao avant de se barrer avec Colleen et Bakuto, mais en laissant Claire derrière. Je ne suis pas bien sûr de suivre la logique – il s’agit peut-être d’une trahison. Claire ne se rend pas compte qu’elle est surveillée dans sa solitude, mais le nouveau méchant (est-il vraiment méchant, du coup ?) observe tout ça du bout de la route. Oula, je sens la migraine arriver.

Cet épisode était lent et manquait vraiment d’explications, mais au moins, ça donne envie de voir la suite et ça introduit Harold comme un personnage instable, donc dangereux.

10.pngÉpisode 10 – Black Tiger Steals Hearts – 14/20
And my family is dead because of your family.

Danny se réveille dans les bras de Colleen, qui lui dit qu’ils sont dans le lieu le plus sûr qu’elle connaisse. OK. C’est tout mignon et romantique, mais ça ne nous donne pas du tout les explications que j’attendais. Grosso modo, ils sont dans un temple zen où le sensei apprend tout à ses élèves. Quant à Gao, Bakuto se garde bien de révéler à Danny sa nouvelle localisation. En revanche, il a une certaine obsession pour l’Iron Fist qui remonte à un film de 1948.

Si Danny et Colleen sont le lendemain matin en début d’épisode, ce n’est pas le cas de Joy qui est encore avec son père à tenter de comprendre et de remettre en place le puzzle de sa vie. Harold est excellent pour la manipuler, à quelques pas du cadavre de Kyle.

Il appelle Danny et découvre que Gao ne sera plus un problème. Bien sûr, il souhaite célébrer ça avec sa fille, mais ne comprenant rien à ce qu’il se passe, celle-ci demande quelques informations supplémentaires. Harold ne vit pas bien les questions de sa fille, s’énervant et révélant son côté sombre à celle-ci. Cela sent bien mauvais pour la suite.

Bien sûr, Bakuto espionne Danny et sait immédiatement ce qu’il en est de ce coup de téléphone. Si Colleen place toute sa confiance en lui, autant vous dire que ce n’est vraiment pas mon cas et que je ne l’ai pas senti du tout le monsieur.

Danny farfouille le sanctuaire et y retrouve Gao qui lui annonce qu’il est au cœur de l’organisation The Hand. Il n’y croit qu’à moitié, mais moi j’applaudis Gao qui lui dit la vérité et lui rappelle qu’il n’est qu’un enfant. OUI. C’est exactement le problème que j’avais avec les premiers épisodes. N’empêche que Colleen lui avoue faire partie de The Hand. L’ensemble de sa famille en fait partie, mais tous ne sont pas aussi mauvais que Gao. Là pour le coup, force est de constater que Danny prend le bon parti de lui dire que ses explications ne tiennent pas la route.

La dispute est violente entre eux, mais en même temps, c’est plutôt logique. En continuant d’enquêter, il découvre une salle d’observation qu’il détruit, attirant un Bakuto pas très content de la chose. Dans sa fuite de ce sanctuaire, il est aidé de… Davos, celui qui paraissait être un méchant l’épisode précédent, mais est peut-être finalement un allié.

Leur fuite est immédiatement repérée par The Hand, ce qui fait qu’une horde de ninja, dont Colleen et son élève (Darryl) qui se retrouve blessé. Davos et Danny sont excellents, mais ils sont aidés dans leur fuite par Colleen qui a vu Darryl poignarder Danny et l’a mal vécu. C’est beau l’amour, elle en arrive à trahir sa famille.

Avant de se prendre une raclée par Danny, Bakuto a eu la bonne idée d’aller parler à Harold et l’informer qu’il prenait la place de Gao. Cette fois, Harold veut que sa survie soit connue du monde entier et il commence par Lawrence, le connard qui a viré Joy et Ward. Il le « suicide », tout simplement, ce qui permet à Joy de revenir à la tête de Rand industries. Elle est forte.

Harold lui annonce que Bakuto en a après eux, Colleen se retrouve à errer seule dans un Chinatown bien désert et Danny ne peut plus utiliser son poing à cause de sa haine et sa rage. Davos lui suggère donc de rentrer au pays pour être soigné.

J’ai eu du mal à accrocher complètement à cet épisode, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Peut-être que c’est l’absence de Claire, peut-être qu’il était juste trop perché, je ne sais pas.

11.pngÉpisode 11 – Lead Horse Back to Stabble – 15/20
So it’s true ? You’re in The Hand ?

L’épisode commence par un flashback qui voit Danny découvrir qu’il est Iron Fist en même temps que Davos à K’un-Lun. Cela sentait bon l’épisode pas très intéressant sur le passé, lié à une grotte dans laquelle Danny a découvert que son pouvoir n’était pas ce qu’il pensait. Heureusement, ce n’était finalement pas trop lourd. La grotte, une cave, est en fait l’endroit où il a récupéré le pouvoir. Bon, quand même, les costumes et les effets spéciaux de K’un-Lun font un peu misérables.

Dans le présent, Danny et Davos ont des différents à régler, notamment sur la fuite de Danny du sanctuaire chinois où il a abandonné Davos. Ils sont surtout incapables de se mettre d’accord sur la marche à suivre, comme Danny souhaite détruire The Hand au plus vite, même s’il n’a plus son poing magique. En même temps, il est fort probable qu’une fois The Hand détruite, il vivra bien et le récupérera, débarrassé de sa haine.

Colleen revient à son dojo où elle retrouve bien sûr Bakuto, venu la manipuler encore un peu plus. Il réussit à la convaincre, du moins en apparence, de lui dire où se cache Danny si elle en a l’occasion. Et elle accepte, bien sûr.

Comme il a besoin de soin, Danny se rend chez Claire, ce que Colleen pourrait comprendre par elle-même. J’ai adoré l’image de Claire, tranquillement chez elle en train de lire. À force, ça manque de crédibilité quand même. Elle passe sa vie à sauver des superhéros et se mettre en danger, mais elle lit pépère. Ah la vie des héros de séries, je vous jure ! Bon, il est révélé un peu plus tard que c’est un livre sur le chi pour comprendre Danny, après tout pourquoi pas.

Elle soigne Danny comme elle peut, même si elle finit par manquer de matériel à force de soigner tout le monde. Elle peut au moins donner à Danny un des t-shirts de Luke, c’est déjà ça. Ah lala, ils nous teasent constamment avec des liens entre leurs séries, je suis pressé de voir ce que donnera The Defenders quand même.

Elle passe ensuite un peu de temps avec Davos, et ça sent bon la relation amoureuse à venir. Comme je n’ai jamais lu ces comics-là, je n’ai aucune idée de si c’est à venir, mais je ne serais pas contre, il serait temps de donner un peu une vie à Claire la pauvre. Certes, c’est ce qu’ils ont fait dans cette série et avec Luke Cage.

Claire essaye désespérément de réconcilier Colleen et Danny, mais ce n’est pas si évident. Elle est de toute manière beaucoup trop géniale à aider tout le monde et à voir claire dans la colère de Danny.

Danny et Davos se rendent ensuite chez Harold pour parler du meurtre de Bakuto, devant une Joy complétement dépassée, du coup. Pourtant, elle a vu de quoi Danny était capable, ça devrait lui suffire. Elle hésite beaucoup, mais suit les instructions de son père malgré tout.

De son côté, Colleen se rend à l’hôpital et demande des médicaments pour Danny à l’une de ses élèves. Pas de bol, celle-ci vend la mèche. L’organisation se retourne bien sûr contre Colleen qui découvre à ses dépens ce qu’il en est de The Hand. Et bien sûr, ils ne sont pas gentils avec elle. Elle parvient à s’enfuir et tombe sur Danny, sous la pluie. Elle comprend enfin qu’il faut détruire The Hand, il est donc assez clair désormais que la fin de saison s’en occupera.

Cet épisode repartait un peu niveau rythme et apportait des réponses qu’il manquait encore depuis le début de la saison. J’ai bien aimé le voir se développer et je reconnais que j’ai jugé un peu trop précipitamment la série sur ses premiers épisodes, mais je m’en doutais déjà.

12.pngÉpisode 12 – Bar the Boss – 18/20
He isn’t our dad, okay ?

On retrouve enfin Ward dans cet épisode et sa détox ne se passe pas super bien, car il passe son temps à s’inquiéter pour Joy. Bakuto débarque et lui propose de retirer l’immortalité de son père en échange d’un partage de Rand Industries et surtout d’une aide pour capturer Danny.

Il accepte bien sûr car cela le fait sortir de l’hôpital. Il se précipite à l’hôtel d’Harold pour prévenir sa sœur du danger qu’elle coure, mais il faut bien constater qu’il semble être lui-même un joli danger pour Joy. Il livre sans scrupule sa famille à The Hand, autant dire que ça envoie du lourd rapidement dans cet épisode. Tout dérape rapidement et Joy se retrouve couverte du sang des gardes du corps. Ah lala. Cela vire à la prise d’otage et aux menaces de mort définitive sur Harold.

Davos n’apprécie pas trop le retour de Colleen dans la vie de Danny, au point de la confronter directement sur ses vraies intentions. Cela termine en engueulade au beau milieu de la rue, mais bien sûr, Danny prend la défense de sa chérie. C’est mignon… mais ça part vite en vrille aussi quand Bakuto l’appelle en visio-conférence (hello Bingo Séries, deux points en un épisode alors que je n’ai RIEN eu jusque-là) pour tirer une balle dans Joy et menacer l’ensemble de sa fille. Oui, oui, Joy se prend une balle sortie de nulle part pour faire rappliquer Danny. Oh putain, et ce n’est pas encore le final !

Danny prend un peu plus de la demi-heure qu’il avait pour arriver, mais ils sont tellement bavards qu’Harold survit malgré tout, pas sans réserver ses derniers mots à descendre en flèche son fils et aimer sa fille. Danny se sacrifie pour sauver sa famille et se laisse embarquer sans protester… en apparence.

Une fois dans le hall, il récupère enfin son poing et ses alliés pour combattre ses ennemis. Son poing repart aussi qu’il perd sa concentration. Le combat est beau et ça me simplifie la critique, parce qu’il occupe beaucoup de temps et que ce n’est jamais qu’une chorégraphie.

C’est sous la pluie que Colleen finit par combattre et battre son sensei, mais elle refuse de le tuer pour être meilleure que The Hand. Davos essaye de convaincre Danny de jouer son rôle d’Iron Fist, c’est-à-dire d’être une arme chargée de détruire The Hand et donc Bakuto. Danny refuse et c’est donc Davos qui le tue, provoquant un nouveau combat, d’idéaux cette fois, entre les deux meilleurs amis qui ne se comprennent plus.

Danny gagne et nous fait un discours affirmant qu’il est Iron Fist et grosso modo qu’il est la loi. C’est sympathique, mais ça fait peur et mal à Davos de se faire dominer comme ça par son ancien pote. En plus, ça permet au cadavre de Bakuto de disparaître.

Tout rentre presque dans l’ordre donc, Colleen et Danny prenant même le temps d’une petite nuit tranquille. Malheureusement tout n’est pas si simple et il reste le problème Harold. Au petit matin, Danny reçoit des SMS de Ward lui disant de s’enfuir car Harold les a piégés. Trop tard, des hommes du DEA sont déjà là et poussent le couple à se battre, puis s’enfuir.

Wow, cet épisode a pris le temps de résoudre presque toutes les intrigues de la série de manière plutôt efficace. Il en reste assez pour le dernier épisode grâce à la dernière scène et au sort incertain de Joy, mais autrement, ça pourrait s’arrêter là. Un tel épisode était parfaitement inenvisageable au départ, je suis plutôt content que la série ait su grandir et évoluer vers ça, mais je ne comprends toujours pas comment les premiers épisodes ont pu être aussi mauvais.

13.pngÉpisode 13 – Dragon Plays with Fire – 18/20
What Jesus ? Is there a version of this where we don’t kill someone ?

Harold s’est arrangé pour que Danny soit accusé de trafic de drogue, d’où la présence du DEA dans le dojo. Cela fait donc de lui un fugitif et ils sont forcés, avec Colleen, de faire appel à… Claire, une fois de plus, pour contacter Jeri.

Ward, de son côté, souhaite aider Danny et contacte également Jeri pour l’aider. Celle-ci ne peut pas faire grand-chose et constate la résurrection d’Harold avec dépit. Ward constate quant à lui, et avec autant de dépit, que son père a juste manipulé Danny depuis le début.

Heureusement pour Danny, Claire est un peu plus douée que Ward et réussit à servir Jeri sur un plateau d’argent à Danny et Colleen, qui apprend donc qu’elle est également recherchée par les autorités. Ils découvrent qu’ils sont complètement faits comme des rats. Leur seul moyen de s’en sortir est de prouver qu’Harold utilise de faux documents pour les accuser, et pour ça, il faut retourner voir Gao et ses jeux d’esprit redoutables.

Seulement, il fait peu de doute qu’elle ne dit que la vérité quand elle explique enfin toute l’histoire à Danny, histoire pas franchement surprenante du tout pour qui a suivi la série : c’est Harold qui a fait s’écraser l’avion des Rand, avec l’aide de Gao, mais contre son avis. Cela nous détruit complétement Danny qui comprend qu’Harold lui ment depuis le début. Il serait temps. Colleen et Danny abandonnent Gao à son sort et retrouvent Claire.

Danny semble complétement perdre la boule et Claire, comme Colleen, fait ce qu’elle peut pour le raisonner. Oh oui, Colleen veut le raisonner, c’est sûr : elle propose de tuer Harold à sa place. C’est plutôt magique, surtout quand on voit Claire tentant de rester humaine.

Ward semble être la seule option pour les aider. Il est déjà lui-même occupé à révéler à Joy que Danny est en cavale et la mettre en garde contre leur père. Oui, Joy a survécu et semble plutôt en forme. Elle réussit même à sortir de son lit et ramper jusqu’au boulot pour confronter Harold. Elle prend des risques insensés pour découvrir la vérité, quand même, et je crois bien que la vérité ne lui plaît pas trop car oui, son père a piégé Danny et est sujet à des accès de colères.

Oui, des accès de colère au point de s’en prendre violemment à Ward quand il prévient Danny de ne pas venir. Qu’importe, Danny y va quand même, profitant d’une jolie diversion effectuée par une Claire au top du badass.

Le combat final contre Harold est plutôt bon, chacun ayant son rôle à jouer et Colleen s’en sortant plutôt bien. Le plus intéressant, c’est surtout que l’Iron Fist se développe un peu et révèle qu’il peut avoir l’effet d’une bombe. Sympathique. Le dernier duel se fait entre un Danny haineux et Harold, et bien sûr Danny laisse tomber sa rage au dernier moment. Son poing le protège d’une ultime balle d’Harold et cest Ward qui tue une deuxième fois son père. Ah, c’est mignon.

Il est donc temps pour la conclusion de la série : Harold est brûlé, Ward reprend la tête de Rand Industries, Joy se fait avoir et manipuler par Gao, Colleen et Danny se rendent ensemble à K’un-Lun. N’étant pas protégé, le sanctuaire s’est fait massacrer par The Hand et a disparu. Voilà qui met en place de quoi faire une bonne saison 2, mais qui devra attendre le passage par The Defenders. D’ailleurs, mon cliffhanger préféré reste celui de Claire qui se barre avec son poing américain et a désormais une arme bien à elle. Définitivement, c’est mon personnage préféré, et ça tombe bien, elle est dans toutes les séries.

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La meilleure pour la fin… vous ne pensiez quand même pas que j’allais faire tout un article sans une photo de Claire ?

EN BREF – Je rejoins les innombrables critiques extrêmement mauvaises qu’a reçu la série : ses premiers épisodes sont à la limite de la catastrophe industrielle et pas du tout au niveau Marvel/Netflix. J’avais l’impression d’être devant une série d’une autre époque, mais de manière non positive, car on sentait que le fric et la technologie était là. L’écriture était enfantine et simpliste, les jeux d’acteurs pas trop au point. Pourtant, passé l’épisode 3, celui où je m’étais arrêté donc, la série commence à trouver son rythme et son souffle.

Rapidement, Iron Fist s’enferme dans le schéma narratif habituel des séries du MCU. Cela a l’avantage de fonctionner, mais ce n’est plus très surprenant à force : je savais à peu près où seraient les cliffhangers majeurs et quelques rebondissements sont ainsi tombés à l’eau. Après sa mi-saison, la série a su devenir ce qu’elle méritait d’être, à savoir une bonne série avec une mythologie solide et un fil rouge clair. Il est dommage que cela lui prenne tant de temps à être introduit correctement, car une fois que c’est fait, tout roule plutôt bien.

Je n’ai pas arrêté de le dire dans cet article (et dans celui sur Luke Cage), Claire Temple est peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver à la série : elle a donné une morale, un souffle, un rythme et un but à Danny, comme elle l’avait fait pour Luke et pour Daredevil. J’aime la voir traverser toutes ces séries sans en être pour autant l’héroïne principale. Il est super de la voir se développer comme ça, mais j’ai un peu peur désormais pour son sort dans The Defenders, car elle a typiquement le genre de rôle qui pourrait leur permettre de se réunir et de s’allier pour la venger. Nous verrons bien.

Il ne fait aucun doute que Netflix a préparé sa prochaine série, diffusée le vendredi 18 août, depuis longtemps, car il y avait bon nombre de clins d’œil et références tout au long de ces treize épisodes. J’espère désormais que la série sera à la hauteur des très nombreuses attentes que tout le monde en a, mais aussi que son cahier des charges sera un peu différent et plus surprenant. Là encore, nous verrons bien, car je serais assurément de la partie.

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