The Walking Dead (S11)

Synopsis : L’apocalypse zombies continue cette année avec une nouvelle menace amenée par le retour de Maggie, espérant toujours se venger de Negan. Ailleurs, Ezekiel, Eugene, Yumiko et Princesse sont retenus prisonniers…

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Pour commencer, je tiens à souligner que c’est la première fois en onze saisons que la série ne revient pas au moins d’octobre… Même avec le covid, on avait eu un épisode final en octobre. C’est étrange ce retour en août, et ça explique peut-être une partie de mon retard dans le visionnage de cet épisode… ou alors, ça a tout avoir avec le fait que je sois encore en vacances (seulement en vacances ?).

Il est tout de même difficile d’ignorer plus longtemps le fait qu’un épisode inédit attendait sagement que je le regarde. C’est donc parti pour une nouvelle saison – la dernière de la série. Je ne sais pas trop quoi en attendre, si ce n’est que je sais que je ne supporte plus Daryl et Carol. C’est problématique, ils vont encore avoir plein de scènes, je sens. Autrement, ça me fait tout de même bizarre de me dire qu’il s’agit de la dernière saison de la série.

Je ne suis pour le moment pas prêt du tout à leur dire au revoir. La franchise arrive au bout de ce qu’elle peut proposer sur les différents projets en cours… Je n’ai même pas regardé la série de résumé sur les personnages principaux au mois de juillet, c’est dire ! Il n’empêche que je suis curieux de voir comment tout va se goupiller. Bref, il est temps de me lancer dans cette saison, hein.

Voir aussi : Avant-dernier retour pour The Walking Dead

S11E01 – Acheron, part. 1 – 14/20
J’ai peut-être regardé cet épisode trop tard dans la nuit pour être à fond, mais j’ai trouvé qu’il manquait sérieusement d’enjeux pour entamer une nouvelle saison, avec assez peu de surprises bien amenées et des moments laissant vraiment songeur quant à la mythologie de la série elle-même. On a vu pire et ce n’était pas si mal, mais on a vu bien mieux aussi. J’en attendais plus !
S11E02 – Acheron, part. 2 – 15/20
Il y a un léger mieux dans cet épisode qui a réussi à capter mon attention avec plus d’efficacité que le précédent, mais on sent tout de même que les scénaristes veulent juste nous retourner le cerveau concernant certains personnages. Pourquoi pas… s’il n’y avait pas tant de longueurs. La division de l’intrigue en deux me fait perdre certains personnages que j’aime, et tout ça est moins prenant à force. Il est peut-être temps que ça s’arrête, cette série, finalement.
S11E03 – Hunted – 16/20
Malgré un rythme qui se pose quelque peu pour la deuxième partie, j’ai retrouvé dans cet épisode une partie de ce qui fait que j’aime la série. Eh, même l’intrigue chiante de l’épisode avait ses bons moments et ses bonnes trouvailles, je ne suis plus habitué ! Ainsi, aussi schématique que cette saison semble s’acharner à être dans les thématiques et les relations, je pense que ça peut fonctionner sur du long terme.
S11E04 – Rendition – 13/20
L’épisode se concentre sur un personnage que je n’aime plus depuis longtemps et en profite pour nous réécrire une fois de plus ce que l’on a déjà vu un certain nombre de fois dans la série – et même dans ses spin-offs, d’ailleurs. Pour la dernière saison, les scénaristes font donc le choix du recyclage de ce qu’ils ont déjà écrit plutôt que de la nouveauté, et je trouve ça dommage parce que ça m’a semblé super fade et prévisible tout du long.
S11E05 – Out of the Ashes – 16/20
Enfin un épisode qui ne donne pas l’impression de perdre son temps avec une avancée dans presque toutes les intrigues et des perspectives vraiment intéressantes pour la suite de la saison. Pour la première fois, je trouve qu’on se sent dans une dernière saison, avec des rappels plus ou moins habiles des saisons précédentes. Je n’ai pas vu le temps passer, et c’est tant mieux : c’est un peu le but devant une série normalement, ça n’a pas toujours été le cas avec celle-ci !
S11E06 – On the Inside – 17/20
Cela faisait longtemps qu’un épisode de la franchise n’avait pas réussi à me faire sursauter autant. J’étais à fond dans toute une partie de l’intrigue, spécifique à cet épisode, quand la partie concernant le fil rouge de la saison se développait de manière intéressante elle aussi, sans parvenir pour autant à être aussi prenante. Un excellent épisode en tout cas, il aurait fallu que je me le regarde plus tôt, quand même.
S11E07 – Promises Broken – 15/20
Si ça reste un épisode plutôt intéressant à bien des égards, je dois reconnaître que j’ai eu du mal à cerner tous les enjeux de chaque intrigue. Les évolutions de certains personnages sont assez prenantes pour que je reste plutôt sur une bonne impression face à l’épisode, mais je trouve que pour des épisodes aussi longs parfois, on manque franchement de moments explicitant des détails de l’intrigue. Ou alors, c’est moi qui décroche. M’enfin, même ça, ce serait de la faute de la série si ça arrivait, non ?
S11E08 – For Blood – 18/20
L’épisode prend peut-être un peu trop son temps au début, mais assez vite, on comprend vers quoi on se dirige et c’est vers une fin de mi-saison franchement efficace. Les cliffhangers donnent envie d’avoir la suite au plus vite, et avant d’y arriver, on a des évolutions parfaitement logiques. Les scénaristes prennent le temps de développer correctement les personnages pour que chaque décision soit cohérente, et c’est loin d’avoir été toujours le cas dans cette série. Un très bon épisode, donc.
S11E09 – No Other Way – 17/20
Si j’ai une petite déception du côté de la résolution des cliffhangers et de l’avancée trop rapide de l’intrigue, je suis tout à fait satisfait de retrouver la série. Elle me manquait vraiment, et c’est quand même frustrant de se retrouver à écrire ça alors qu’elle revient pour sa dernière mi-saison. L’épisode est plutôt réussi et j’aime comment toutes les pièces du puzzle se mettent en place.
S11E10 – New Haunts – 16/20
C’est… intéressant ? D’une certaine manière, la série va plus loin que les comics et s’en sépare avec une intrigue qui risque de mettre en place un nouveau fil rouge vraiment inédit. Je ne doute pas que l’idée soit la bonne pour une dernière saison : ils vont juste nous prouver que ça peut s’arrêter car ils auront raconté tout ce qu’ils ont à raconter. Et c’est très bien comme ça.
S11E11 – Rogue Element – 12/20
Aïe, il se passe dans cet épisode ce que je craignais à la fin du précédent, à savoir qu’on s’éloigne des intrigues m’intéressant vraiment quand je regarde cette série pour se concentrer sur des trucs moins prenants et des personnages que j’aime moins. Ce n’était pas glorieux comme épisode et ça donne envie que la série se termine vite, honnêtement. Ils peuvent faire tellement mieux que ça !
S11E12 – The Lucky Ones – 15/20
C’était bien mieux que l’épisode précédent, heureusement, mais ça reste un épisode trop prévisible. Depuis la mi-saison, j’ai l’impression de voir les pions être déplacés sur un échiquier, mais sans que ce ne soit jamais surprenant. Si c’est intéressant à voir, cette dernière saison manque donc de quelques surprises et retournements inattendus pour le moment. Peut-être qu’il fallait combler avant la fin de saison, cependant.
S11E13 – Warlords – 17/20
J’ai l’impression de retrouver la série en bien plus grande forme avec cet épisode qui propose une narration éclatée à reconstituer. Cela fonctionne bien pour ménager quelques effets de surprises et nous balader, et c’est rare que la série y parvienne, alors ça se souligne ici. C’est un très bon épisode, ça m’a raccroché en cours de route alors que je pensais que ça n’allait plus arriver à force.
S11E14 – The Rotten Core – 17/20
C’est peut-être parce que je sais que la série touche à sa fin dans une dizaine d’épisodes, mais je trouve que cet épisode cherche vraiment à résoudre ce qui était resté jusque-là sans conclusion, quitte à ce que ce soit parfois schématique ou juste effleuré. Il s’agit d’une excellente idée : cela rend l’épisode vraiment intéressant. L’action est diffuse, le rythme plutôt lent, mais les personnages évoluent et la situation prend une tournure différente, pour mener à une vraie fin tout bientôt.
S11E15 – Trust – 15/20
Pour un avant-dernier épisode avant une longue pause, j’ai trouvé qu’une bonne partie de l’épisode manquait d’enjeux. Le casting est tellement large qu’il est difficile de faire le tour des personnages et d’apporter une conclusion à tous, j’imagine, mais il aurait peut-être fallu éviter de perdre du temps dans des intrigues inutiles lors des épisodes précédents (je n’ai pas oublié l’épisode 11, non) pour avoir le temps nécessaire de tout résoudre – et pour accentuer les tensions de manière plus efficace dès cet épisode.
S11E16 – Acts of God – 17/20
Il ne reste plus que huit épisodes avant la fin de la série ! Et on sait désormais ce qui risque de s’y jouer. Après un tiers de saison qui a eu du mal à trouver son rythme et à rester pleinement intéressant dans les enjeux qu’il proposait chaque épisode, la fin promet d’être plus intéressante. En attendant, cet épisode met en place les jalons de ce qui mènera à la conclusion de la série, et c’est plutôt rassurant de voir qu’il le fait avec succès.
S11E17 – Lockdown – 14/20
Je suis peut-être fatigué, mais j’ai trouvé que l’épisode mettait trop de temps à réussir à mettre en place ce qu’il souhaitait faire, alors même qu’une ellipse temporelle en début d’épisode permettait autrement d’accélérer le tout. Cela donne un rythme haché un peu difficile à suivre. Bref, ce dernier arc de saison est entamé de manière moins solide que prévue. Ca m’embête, j’espère de bons moments pour terminer ces douze années, quand même !
S11E18 – A New Deal – 16/20
Me voilà rassuré : cet épisode était bien plus prenant que le précédent, avec un retour à une géopolitique de base plutôt efficace. Les retrouvailles et les adieux se succèdent à un bon rythme et les longueurs de l’épisode finissent par être oubliés quand la série en revient à ce qu’elle sait faire de mieux (en théorie). Et ouais, ça fait que je termine l’épisode avec la satisfaction d’avoir eu ma dose d’action et de zombies. Il était temps.
S11E19 – Variant – 14/20
J’ai vraiment envie d’y croire et de me dire que la série ne foire pas son dernier arc, mais elle ne fait rien pour m’aider, avec une intrigue qui manque sérieusement de logique et qui laisse apparaître en creux des failles scénaristiques importantes, au profit d’un développement pseudo-psychologique beaucoup trop bavard des personnages. C’est dommage, surtout que j’accroche encore à certains autres aspects de la série et que les cliffhangers restent bons !
S11E20 – What’s Been Lost – 16/20
Je n’attendais pas grand-chose de l’épisode en le lançant, mais assez vite, je me suis dit que je n’allais pas aimer la direction qu’il allait prendre. Pourtant, c’est tout l’inverse qui s’est produit : s’il manque inévitablement d’action en se concentrant une fois de plus sur de la politique et des développements psychologiques, il s’intéresse à un personnage que j’aime bien et l’envoie dans une nouvelle direction ; tout en nous montrant que les évolutions de certains peuvent avoir un impact utile – et heureusement quand ça fait sept ou huit saisons que ça stagne !
S11E21 – Outpost 22 – 18/20
Ce dernier arc de la saison, et de la série (on y arrive !), me plaît beaucoup parce qu’il permet de faire avancer en même temps bon nombre de personnages dans des directions qui se rejoignent. En revanche, ça avance assez vite pour que je m’attende à un ou deux dernier(s) épisode(s) de saison encore différent(s) de là où nous en sommes. Pour l’instant, peu importe : j’ai vraiment bien savouré cet épisode qui, s’il n’invente rien à ce stade, parvient à surprendre par sa fluidité.
S11E22 – Faith – 17/20
La série semble vouloir me plaire pour ses derniers épisodes, en donnant exactement à cette fin de saison les twists que j’avais envie de voir pour certains personnages, histoire de pouvoir leur dire au revoir au sommet de leur gloire. Après, comme la fin approche, je ne suis pas tout à fait serein pour la survie de tous, et cet épisode me l’a rappelé : il y a encore des personnages auxquels je suis attaché. Et d’autres, pas du tout. C’est rarement ces derniers qui sont le plus en danger, cependant. Bref, plus que deux épisodes…
S11E23 – Family – 19/20
Il n’y a plus de doute, on se dirige à grands pas vers une fin de saison avec un épisode qui était franchement réussi. Cette saison a réussi à plusieurs reprises à me rappeler ce que j’avais pu aimer pendant ces onze saisons, et cet épisode le fait très bien aussi, avec quelques rebondissements et une situation qui se complexifie au fur et à mesure que les intrigues se croisent. Franchement, ils sont capables de réussir la fin à ce stade. Et je n’aurais pas parié dessus il y a quatre ans.
S11E24 – Rest In Peace – 17/20
Il est possible que cette fin de saison manque vraiment de surprises, parce que tout se met en place à peu près comme je l’attendais, avec quelques petits bonus en clins d’œil à des situations plus vues depuis un moment, on va dire. On ne remerciera pas les annonces de spin-off depuis plus d’un an ayant retiré une grande part du suspense et rendant insipide certains passages, on dit tout de même au revoir à une bonne partie du casting et des personnages que je préférais. Reste en paix, mais pas trop, t’es une série de zombies et toi non plus, tu ne crèves pas, The Walking Dead.

J’ai tout oublié de Kaamelott, bordel

Salut les sériephiles,

Il faudrait théoriquement que je profite de l’article du jour pour faire le point sur mes derniers coups, comme en chaque milieu de mois, mais la vérité, c’est que sur un coup de tête, j’ai réservé une place pour aller voir Kaamelott au cinéma en avant-première. C’est l’avantage de vivre à deux minutes à pied d’un cinéma qui ne passe que de la VF – quand un film en VF sort, on peut aller le voir sans que ce ne soit trop prise de tête.

Sticker de sablier sur risitas kaamelott arthur mais sablier generique - Sticker ID : 193137

Cela dit, réserver à moins d’une heure de la séance, c’est bien, se remettre en tête la série, c’est mieux. Non parce qu’il va sans dire que la série a marqué toute une génération de fans à coup de « c’est pas faux » et d’humour graveleux et potache, à coup de trompettes aussi, mais c’est finalement un peu tout ce qu’il reste à la surface (du lac) quand j’y pense.

Par chance, je n’ai pas perdu de vue la mythologie avec mes études et mon boulot, mais les saisons de la série sont un peu loin pour moi comme pour vous. Bref, besoin d’un résumé avant de voir le film ? Voilà ce dont je me souviens de la série, assez fidèle à la mythologie : Arthur est marié à Aconia quand il est forcé d’épouser la mythique Guenièvre, fille de Léodagan. Pourquoi il faut voir « Kaamelott » en entier ? – Idées de filmSi je dis qu’elle est mythique, c’est juste parce que j’adore cette actrice et ce qu’ils ont fait du personnage on ne peut plus bêbête, mais toujours bien capable de me faire rire.

En tout cas, Aconia a vu d’un mauvais œil ce mariage et a décidé de se barrer avec son autre époux, faisant d’Arthur un roi de Bretagne malheureux en amour. Il a promis de ne pas toucher Guenièvre, alors il ne la touche pas ; lui préférant les maîtresses à qui il fait parfois des bâtards.

Kaamelott Premier Volet : le film est encore repoussé...

Le pauvre roi est aussi malheureux en politique, avec une quête interminable confiée par la Dame du lac : comme il est capable de porter Excalibur et de la retirer de son rocher, il doit retrouver le Saint Graal. Là-dessus, on rejoint le point le plus connu de la mythologie : Arthur réunit autour de la table ronde des chevaliers ayant pour mission de retrouver le Graal.

Après, la série prend le parti de l’humour et de chevaliers tous plus boulets les uns que les autres, surtout quand il est question de Perceval. Kaamelott Premier Volet : le film est encore repoussé...Si la série nous amusait bien, elle s’est complexifiée au fil des saisons, avec des épisodes plus longs et des avancées dans la quête, alors que le château faisait face à de nombreux envahisseurs. Heureusement, Arthur et Lancelot étaient assez malins pour déjouer ses invasions – car ne ‘est pas Merlin ou Karadoc qui allaient leur venir en aide. Pas faute d’essayer.

Le problème, c’est que Lancelot prend la confiance peu à peu. Il séduit ainsi Guenièvre et découvre grâce à Excalibur qu’il est promis à un avenir encore plus grandiose que celui d’Arthur. Ah. Cela le pousse à partir en exil – et c’est là que je commence à ne plus trop me souvenir de l’histoire, parce qu’on atteint les saisons que j’ai moins revues. Guenièvre finit par le suivre, en tout cas.

Je me souviens à peu près d’une histoire entre Arthur et la femme de Karadoc, qui remplace ainsi Guenièvre. Tout cela part en vrille vite : Arthur récupère Guenièvre, menacée par Lancelot, et abandonne la femme de Karadoc, qui mettait trop son nez partout. Seulement, tout cela provoque trop de scission au château et tout le monde laisse tomber Arthur. Ce dernier décide alors de replanter Excalibur dans le rocher et d’abandonner son rôle de roi. Adieu Kaamelott.

H vs Kaamelott : quelle est la meilleure série française ? - Purebreak

Ou pas. Guenièvre est encore reine et elle fait de son père le roi à son tour, en attendant un retour d’Arthur, comptant sur un de ses bâtards pour reprendre le trône. Pas de bol, finalement, il n’a pas de bâtard : il est stérile. La dépression le frappe tellement de plein fouet, avec toujours plus de trahisons au château, qu’il finit par tenter de se suicider.

Ouais, on a un peu quitté l’humour avec le temps, je vous avais prévenu. Arthur est sauvé par Lancelot, qui venait pourtant avec une envie de se venger de la perte de Guenièvre. Il est aussi manipulé par Méléagant, alors il prend le pouvoir et devient un roi peu apprécié : il terrorise toute la Bretagne et met fin à la quête du Graal. Arthur n’a d’autres choix que de fuir en Bretagne, d’où il prépare son retour… Qui aura donc lieu dix ans plus tard avec ce film.

Franchement, la fin, merci Wikipedia, je n’en ai que de très vagues souvenirs. Je n’ai rien vu de la bande-annonce du « premier volet » qui sort en salle demain et, à vrai dire, je n’étais même pas convaincu d’avoir envie d’y aller. Voir tout le monde en parler m’a motivé !

Kaamelott, un livre d'histoire. C'est pas faux !

Finalement, ce que j’aimais avec Kaamelott, c’était bien plus l’humour que la légende scénarisée par la série. Pour ça, je préfère la légende, justement. Je n’ai jamais voué un culte total à la série non plus, contrairement à de nombreux fans. J’aime beaucoup, mais je ne connais pas les épisodes par cœur et je ne suis pas du genre à en revenir toujours aux citations dans toutes les situations. D’ailleurs, une fois sur deux, je ne capte pas la référence… Bref, j’ai regardé sans être un fan inconditionnel, ne me tombez pas tous dessus, svp.

Kaamelott Premier Volet : le film est encore repoussé...

J’espère en tout cas ne pas être trop déçu par le film… Je ne me souviens plus bien de certains événements et je ne sais pas s’ils feront un résumé. J’ai envie de venir surtout pour l’humour, mais je me souviens du virage qui avait été fait au profit de l’histoire… Bon, on verra bien ce que ça donnera !

Kaamelott le film, 5 choses qu'on veut absolument voir ! | meltyJe vous en parlerai demain, je pense ; puisque je vais le voir à la séance de 20h30. Il s’agirait de me dépêcher à m’habiller, maintenant, parce que ça veut donc dire que j’ai 15 minutes pour rejoindre le cinéma.

Non, vraiment, c’est cool d’habiter à deux minutes d’un cinéma. Et c’est cool aussi d’être capable d’entendre dans ma tête chacun des gifs de cet article. Comme quoi, ça a vraiment marqué toute une génération. J’aurais dû en parler dans le dernier 42 minutes, ça a changé la vie, bordel !

J’ai testé une série ramadanesque (El Foundou)

Salut les sériephiles,

Étrange titre, n’est-ce pas ? Tout d’abord, eid mubarak à tous vu le sujet, bon jeudi de l’Ascension également, parce qu’il y a des hasards qui font bien les choses. Tellement d’ailleurs que c’est aussi le jour où je me suis fait vacciner, yeah. Cela n’a rien à voir avec la choucroute, par contre. Ou plutôt le couscous.

Les séries ramadanesques, donc. J’ai découvert leur existence seulement l’an dernier, c’est bien la peine de se dire sériephile accompli ! Concrètement, comme leur nom l’indique, il s’agit de séries diffusées pendant tout ou une partie du ramadan. Il s’agit de production maghrébines pour les pays du Maghreb uniquement et c’est bien dommage !

En effet, à l’origine, il s’agissait de produits religieux principalement, alors je vois pourquoi ça n’a pas passé les frontières européennes comme phénomène. Seulement, aujourd’hui, on trouve aussi des histoires qui sont le reflet d’une société en pleine évolution à l’écran, et c’est dommage que ce ne soit pas plus exporté. Je compte sur Netflix pour le faire un jour, ce serait un bon créneau pour eux qui se tournent beaucoup vers la production internationale.

En plus, la production maghrébine n’a rien à envier aux américains du côté du rythme de tournage : les saisons font entre 20 et 31 épisodes, produits en un peu moins d’un an ! La diffusion est concentrée sur un seul mois, mais dans le fond, certaines séries produisent autant, si ce n’est plus, que les networks.

D’accord, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup de s’y intéresser ? On ne va pas se mentir, le rythme et les intrigues sont inhabituelles pour nous européens, mais ça rejoint dans l’ensemble ce qu’on attendrait de certains soap opéra très dramatiques. J’ai eu la chance cette année d’avoir un traducteur avec moi pour regarder El Foundou, dont la première saison fait 21 épisodes.

Plainte contre la chaîne El Hiwar et El Foundou pour atteinte aux LGBTQ

21 soirs de suite, je me suis donc pris à cette histoire dont le synopsis ne spoilait rien : “un reflet de la société tunisienne”, débrouille toi avec ça pour faire ton article. La série raconte plus concrètement l’histoire d’un meurtre qui envoie son coupable idéal en prison. Vingt ans plus tard, le désigne coupable qui a toujours clamé son innocence sort de prison et doit se réinsérer dans la société, et surtout dans sa famille et auprès de ses amis. Évidemment, la recherche du vrai coupable est aussi dans ses préoccupations.

J’ai beaucoup aimé de nombreux aspects de la série, à commencer par cette intrigue, souvent perdue de vue, et ses personnages attachants (Joseph et Dorra en tête). Je suis comme beaucoup déçu de la fin, parce que j’avais bien deviné l’identité du coupable, mais il faudra attendre une éventuelle saison 2 pour savoir la suite. Et puis, on nous a résolu le meurtre sur un flash-back quelque peu précipité et peu convaincant en ce qui me concerne. Tant pis, ça aura été sympa de se prendre la tête pour le résoudre, tout en s’attachant aux personnages et en étant tristes de certains twists (la scène à la plage, par exemple) !

Les principaux acteurs de la série ramadanesque «El Foundou»

Si les personnages sont attachants, d’autres points sont plus difficiles à avaler. Je le disais, cette production tunisienne se veut reflet d’une société en pleine évolution, et elle est même clairement progressiste (avec des plaintes de certains organismes officiels par exemple, considérant la représentation faite comme dégradante). Malgré tout, un certain nombre d’intrigues et encore plus de répliques m’ont mis mal à l’aise, parce que le décalage de pensées sur un certain nombre de sujets est important (à commencer, bien sûr, par la place de la femme).

C’est bien normal, en tout cas, et je savais à quoi m’attendre, mais c’est aussi pour ça que c’est intéressant à regarder, surtout que les scénaristes militent assez clairement pour une évolution dans le même sens que la notre. C’est intéressant à regarder, donc !

Au rang des décalages culturels, il y avait aussi la tendance incroyable aux monologues de personnages développant des sentiments si possible dramatiques et la longueur des scènes sur les personnages pleurant. C’est déstabilisant, mais raccord avec les quelques tunisiens que je connais.

Enfin, pour conclure sur les aventures de Yahia, Slim, Rim et Mariem, il faut que je souligne que j’adore le générique (ci-dessus donc). En Tunisie, les génériques durent le temps de la chanson, ils sont hyper stylés et comme on les entend chaque jour ils vous rentrent en tête super vite. Surtout que bien sûr, on l’entend aussi dans la pub ou dans des émissions de divertissement ensuite. Vous saviez qu’en Tunisie, c’était Dimanche tout est permis ?

Maintenant, oui. Tout est dispo sur YouTube si vous maîtrisez l’arabe (et le tunisien surtout) ou si vous avez quelqu’un d’assez patient pour vous le traduire. Sinon, ça vaut le coup d’œil curieux pour vous faire un avis sur la belle qualité des images et sur la musique entêtante. Enfin, difficile de ne pas terminer cet article sur l’exceptionnelle pub Orange qui m’est restée tout autant en tête (même pas besoin de parler la langue pour la comprendre) :

PS : demandez à Netflix d’ajouter des séries ramadanesque, c’est hyper prenant, ça vaut le coup et eux, ils nous mettront des sous-titres ! Y a un créneau de diffusion internationale à prendre…

Un peu plus qu’un banal procédural ce Caméléon (The Pretender, #02)

The Pretender (TV series) - WikipediaSalut les sériephiles,

Comme promis, j’ai continué mon visionnage du Caméléon, et ça avance plutôt bien parce que la série se laisse regarder toute seule. Pour le moment, j’ai décidé d’aborder cet énorme rattrapage épisode par épisode, et je n’ai pas vu grand-chose au cours de la semaine… mais c’est toujours mieux qu’un seul épisode, alors ça devrait tenir facilement le format 500 mots !

Voir aussi : Je n’ai jamais regardé Le Caméléon avant (The Pretender, #01)

Le Caméléon : saison 1 épisode 2, Chaque tableau a son histoire - TéléObsÉpisode 2 – Every Picture Tells a Story – 16/20
Dans cet épisode, Jarod est principalement garde-côte, donc on laisse tomber la promesse de le voir pilote d’avion, et c’est un peu dommage tout de même. Pendant l’épisode, Jarod répare plusieurs injustices dont une un brin féministe avec une femme enceinte. La série oscille entre féminisme et machisme, what a decade to be alive ! C’est particulièrement marquant dans cet épisode, mais c’est une réflexion que j’ai continué à me faire par la suite.

Bien sûr, le Centre est encore flou (Jarod apprend à nager, des jumelles savent compter des allumettes… OK et ?) dans ses vraies intentions, j’espère que ce sera développé un jour. Je sais toutefois que c’est encore trop tôt  dans la série pour m’en plaindre. Comme dans le pilot, l’épisode construit un puzzle sympa avec plusieurs personnages secondaires qui ont une utilité à jouer. Ça fonctionne, même si je n’accroche pas du tout à ces personnages qui ne reviendront pas.

Le fil rouge développe l’histoire familiale de Miss Parker, c’est un peu trop rapide avec déjà un mystère sur sa mère qui se dessine et un cliffhanger qui révèle que Jarod a entendu ce qu’il s’est passé. C’est le bon dosage pour créer le suspense et l’envie de revenir, mais comme nous ne sommes qu’au deuxième épisode, je suis déjà à peu près sûr et blasé que nous n’apprendrons pas plus sur le sujet avant au moins la mi-saison. Les secrets de Sydney, en plus, ont le potentiel de vite être blasants, car c’est un personnage toujours dans l’entre-deux, entre allié et ennemi. Bizarrement, cette nuance me soule.

En revanche, Miss Parker a les meilleures répliques, c’est un perso sassy vraiment cool au look incroyable. J’aime ce côté dominateur dans toutes ses relations alors qu’elle perd constamment face à Jarod. Elle sait se faire respecter de tous, sauf lui, mais ils ont une relation sympa au cours de l’épisode. Le jeu de chat et la souris est prenant pour le moment, mais sur quatre saisons ça va être lassant, je pense. Enfin, ça évoluera probablement, pour l’instant la série se définit elle-même et il faut que j’arrête d’essayer d’envisager le long terme. À quand le remake ou reboot ? Elle semble presque en avance sur son temps.

Le Caméléon S01E03 : infos, avis et bande-annonce de l'épisodeÉpisode 3 – Flyer – 13/20
Ce qui devait arriver arriva, j’ai beaucoup moins accroché à cet épisode où Jarod joue les pilotes d’avion de chasse dans l’espoir de résoudre la mort mystérieuse d’un pilote. On dit de lui qu’il avait bu la veille de son accident, empêchant la veuve et son fils de toucher l’argent de l’assurance. Jarod n’a aucun mal à prouver qu’il s’agissait finalement d’un accident qui aurait pu être évité si tout le monde assurait le rôle qu’il avait à jouer plutôt que de vouloir faire du profit. Sans surprise.

Le capitalisme, c’est mal. L’armée américaine, ce sont des gentils, ils n’y sont pour rien. Et l’épisode s’entête à faire évoluer Jarod à nouveau dans un monde pleinement masculin où une femme sort du lot en étant hyper cool et meilleure que le reste des hommes qui l’entourent… On sent un schéma répétitif en seulement trois épisodes, ça m’inquiète pour que j’accroche jusqu’au bout.

Si ça doit devenir la formule de la série, ça va me lasser très vite… Et le problème, c’est qu’il y a de fortes chances que ce soit le cas. Ces épisodes sont ceux d’une série sur du long terme, ce n’est pas étonnant. Il y a 22 épisodes à occuper, certains sont voués à être prenants et les autres à se répéter.

Du côté du fil rouge, Jarod avance tout doucement sur l’enquête concernant ses parents, tentant de trouver des infos sur son père. Miss Parker continue d’avoir des looks tous plus incroyablement 90 les uns que les autres, tout en étant badass à souhait. Cela ne lui permet pas de battre Jarod malgré tous les moyens à sa disposition, et même si elle est capable de faire face à Sydney tentant de la doubler une fois de plus.

La fin d’épisode nous fait découvrir son boss et révèle que Miss Parker n’a pas tous les pouvoirs, même quand elle débarque en limousine au milieu du désert. Bien, on en apprendra plus sur le Centre… Un jour.

Le Caméléon S01E04 : infos, avis et bande-annonce de l'épisodeÉpisode 4- Curious Jarod – 14/20
Je sens que selon les épisodes, les notes vont vraiment varier et nous montrer que la série est plus ou moins capable de me passionner. Genre, avec cet épisode, on a clairement ce qui s’appelle un filler qui ne fait rien avancer, mais en même temps, j’ai passé un bon moment parce qu’il était sympa de voir Jarod faire un détour par Las Vegas en tant que croupier – ou en tant que joueur qui compte les cartes, bien sûr. Un vrai génie, quoi.

Parmi les meilleurs moments de l’épisode, il y a le jeu de chat et la souris qui mène à Miss Parker arrêtant enfin Jarod, avant que celui-ci ne révèle qu’il a encore une carte dans son sac en tant que chef de la sécurité. Le gag sur le fait de la fouiller en lui faisant retirer ses vêtements, en revanche, c’était bien moins cool en 2021 qu’en 1996 comme humour potache. C’est difficile de voir la série avec un regard neuf en 2021, je suis constamment partagé, surtout qu’elle a des côtés modernes… comme toutes les séries de cette époque !

L’épisode ne m’a pas marqué outre mesure autrement, avec une intrigue plutôt simple, multipliant la corruption des personnels du casino et le féminisme à deux vitesses de la série. Quant au fil rouge, les éléments sont disséminés d’épisode en épisode, mais il n’y a pas encore de quoi savoir où l’on va pour cette saison 1, avec un rythme de micro-avancée à chaque épisode. Au moins, ça tient en haleine et ça fait revenir.

Et voilà donc ce que j’avais vu de la série la semaine dernière. J’avance progressivement, mais je ne suis pas prêt d’en arriver au bout, je crois, surtout que pour l’instant, je n’ai vu qu’un seul autre épisode ! Il faut que je me motive ce week-end, de toute évidence !