130 critiques plus tard, au revoir à ce personnage de Grey’s Anatomy

Salut les sériephiles,

Il y a sept ans (et donc environ 130 épisodes répartis sur huit saisons), Grey’s Anatomy accueillait un personnage maladroit et attachant, et personne ne se doutait qu’il marquerait la série… et mon propre parcours de sériephile ? Aujourd’hui, j’ai envie de vous en parler. Si vous n’êtes pas à jour de la diffusion américaine (saison 21, épisode 7), fermez vite cette page parce que je compte bien spoiler et dire au revoir à un personnage qui a grandi sous nos yeux et a quitté la série dans l’épisode de vendredi dernier. J’avais beau le savoir, ça m’a dépité et j’ai passé une partie de ma nuit de samedi à dimanche à rédiger ce bien trop long article. J’imagine que ça m’apprendra à vouloir retrouver ma passion pour les séries.

Un début maladroit

Quand Levi Schmitt est arrivé, c’était en septembre 2017, dans la saison 14, à la suite du départ de Stéphanie Edwards. Et oui. Moi, je rentrais dans ma dernière année d’étude avec mes concours et j’étais encore loin d’être installé, dans ma carrière ou dans ma vie personnelle. Levi, lui, était l’incarnation de la maladresse, un interne un peu gauche, toujours sur la défensive, avec ces fameuses lunettes qui lui ont valu son surnom.

Dans mon article sur ses débuts, je notais à peine sa présence. Comme beaucoup, et peut-être même comme les scénaristes, je l’ai d’abord perçu comme un élément comique, un figurant un peu plus développé. Mais très vite, Levi a prouvé qu’il avait bien plus à offrir, tout comme Grey’s a souvent su le faire avec ses personnages en apparence secondaires.

Très vite, d’accord, mais la première photo de lui sur le blog, c’était pour l’épisode 13 de la saison et… il a un joli dos ?

Un personnage qui a su évoluer

Levi m’a ensuite surpris. Je n’ai pas pu relire tous mes articles, bien sûr, mais pendant longtemps, il est resté cantonné au rang de boulet, interne avec qui Jo a couché, « glasses »…

Et puis, petit à petit, par sa capacité à s’affirmer, à se remettre en question, à s’adapter, il a tracé une évolution naturelle vraiment réussie.

Son coming out dans la saison 15 et toute l’intrigue qui va avec en ont fait un personnage un peu plus étoffé. Je n’ai jamais vraiment aimé Nico, mais faut bien avouer que c’était une intrigue sympa de le voir débarquer et draguer Glasses jusqu’à ce que celui-ci comprenne qu’en fait, il était attiré par lui bien plus que par les femmes – ce qui explique aussi pourquoi sa relation avec Jo a fini en grande amitié plutôt qu’autre chose.

Coming-out

C’est là qu’il a commencé à avoir un nom dans mes critiques – même si je ne savais jamais si c’était Schmitt ou Schmidt. Et c’est cette saison aussi que je me retrouvais à adorer Hellmouth, qui faisait une excellente amie pour lui.

Bien sûr, la saison 15 et le coming-out, c’est surtout un premier baiser raté (que je commente ici). Ce baiser avec Nico Kim a marqué une étape importante pour la série, mais aussi pour Levi, qui lui demandait à apprendre ce qu’était l’homosexualité grâce à lui, lui demandant plus de temps. C’était le début d’une vraie acceptation de soi qui a résonné bien au-delà de l’écran : l’acteur en a profité pour faire son propre coming-out et les scénaristes ont vraiment décidé de jouer à fond la carte de cette intrigue, montrant les débuts de sa relation (franchement chaotique et toxique) autant que le coming-out à répétition qu’il devait faire. Et puis, il y a eu sa première fois dans l’ambulance avec Nico. C’était… un grand moment ? Une belle affirmation, en tout cas.

Ils sont ensuite surpris par Alex qui vient juste d’être nommé chef et leur conseille juste de trouver des salles de l’hôpital avec des verrous. WTF. Qu’importe, voilà Schmitt qui prend confiance en lui et décide peu de temps après d’abandonner ses lunettes (oui, je vous ai retrouvé l’article où j’en parle). Qu’est-ce que j’ai aimé cette évolution où le fait de faire son coming-out l’a fait se sentir mieux dans sa vie pro. Le voir prendre confiance en lui quand même… C’est exactement l’effet que peut faire un coming-out ; cette grande respiration du « ah, c’était ça le problème ? ».

Bon, après, de là à mettre des lentilles juste parce qu’on est gay, je ne pense pas. M’enfin, la métaphore pas trop subtile fonctionnait bien. Malheureusement, Nico n’a fait que continuer d’être toxique ensuite (comme ici, quand il cherche en plein coït à parler à sa belle-mère qui n’est même pas au courant de son existence – après, sérieux, Levi, pourquoi tu décroches ton téléphone ? – ou alors ici quand son job passe tellement en priorité sur son couple qu’il est un connard fini avec son mec). Eh, je vous ai déjà dit que je n’aimais pas du tout Nico ?

De Schmitt à Levi

Ce qui est certain, c’est que c’est au cours de la saison 15 que Schmitt a pris de l’importance dans la série, plus que les autres internes de sa génération (Quadri, Rory, même Parker… on les a oubliés, il ne reste vraiment plus que lui et Helm). Pas étonnant qu’il soit finalement celui désigné pour faire le lien avec Station 19. C’était pratique : il pouvait s’absenter d’un épisode de la série-mère pour aller tourner le crossover et acheter des fleurs

Après tout ça, je dois dire que Schmitt est devenu Levi à mes yeux et qu’il a été un personnage que j’aimais vraiment. Comme il y a un milliard de personnages dans la série, il a évolué lentement par la suite, avec une saison 16 où il n’avait pas grand-chose à faire et s’enterrait avec Nico, encore et toujours. Au moins, ça lui permettait de continuer de s’affirmer – en découvrant que sa mère ne voulait pas partager des photos de son mec à la famille. Ah, super. Sinon, qui se souvient encore aujourd’hui que Levi avait trahi Meredith dans le 350e épisode de la série parce qu’il était trop honnête, hein ? Personne, une voiture est rentrée dans le bar et tout le monde s’est réconcilié dans les deux séries encore en cours, surtout quand Levi s’est évanoui une fois de plus au bloc…

Et oui, oui, toutes ces phrases soulignées en couleur sont bien des liens vers des critiques. J‘aimais vraiment Levi à ce stade de la série et ça n’a pas changé depuis, alors j’ai pris du temps avec cet article, que voulez-vous ?

Une relation plus que toxique

Comme si tout ça ne suffisait pas, Levi traverse ensuite une période de remise en question quand il découvre que sa mère a vraiment déconné concernant l’homosexualité, notamment en étant aveugle à celle de son frère. Il semble faire une vraie crise d’ado quand il quitte le domicile de sa mère, excédé par la disparition de son oncle dont il apprend l’homosexualité de manière posthume… et ça n’a fait que renforcer mon appréciation du personnage, surtout quand on enchaîne sur Nico qui le vire de chez lui (la veille de mon anniversaire, wesh, il a vraiment tout fait pour que je le déteste ce Nico, alors que Levi commençait à comprendre, alléluia, qu’il était avec un connard qui n’accepterait pas de « danser avec lui » et qui, en plus, était encore dans le placard avec ses parents !). Reste que Nico est son premier copain, et Levi fait vraiment tout pour le garder… par amour. Qu’il a pu être con.

Par chance, il finit par prendre conscience des nombreux problèmes de son mec – Nico décidant d’accepter une mutation sans même lui en parler ou lui annoncer après plus d’un an de relation – et s’installe finalement avec Jo, parce qu’entre temps, c’est Karev qui a été un connard et s’est barré sans prévenir avec Izzie. Il s’en passe des choses… Et c’est marrant parce que ça, je m’en souviens super bien : j’avais été tellement énervé par ces deux intrigues ! Mais quel plaisir de retrouver l’amitié Jo/Levi, y compris au boulot.

Tous ces rebondissements sont toutefois coupés court avec l’irruption du covid dans nos vies. L’interruption est visible dans la production de la série autant que dans la vie des personnages : Levi commence alors à disparaître un peu de nos écrans. Il est toujours là, hein, mais il est surtout cantonné à des intrigues médicales et assez peu à du développement à long terme. OK, il a du sexe avec Nico (on est à ça du viol conjugal quand Nico le convainc de coucher pour relâcher la pression…) et des crushs, mais ça ne débouche sur rien de sérieux ensuite. Il se remet un peu en question, mais ça commence à patiner, et je ne parle même pas du couple avec Nico qui aurait dû rompre au moins deux saisons plus tôt. Vraiment l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire ce couple ; même si bon, rester ensemble pendant le confinement et tout, ça peut se comprendre.

Finalement, Levi fait les bons choix : il s’affirme en tant que chirurgien grâce à Meredith (allongée sur son lit de covidée toute la saison, mais eh, il l’entend dans sa tête) et dans sa vie perso en fuyant Nico qui croit l’aimer. Merveilleux. Il emménage avec Jo, puis Helm. La vie est parfois simple… et il se fait ensuite draguer par le médecin qui le vaccine, parce que pourquoi pas oublier Nico après tout ?

Contre toute attente, ils finissent pourtant la saison en couple. Vraiment, Nico aura pourri le personnage de Levi.

La traversée du désert

Le temps passe, le covid s’en va, Levi devient un peu plus chirurgien chaque saison – et maintenant, il peut même faire des chirurgies solo ou être le chouchou d’Adison. Côté vie privée, il continue de voir Nico, tout en bossant non stop pour être chef des résidents (menant à un Thanksgiving étrange, par exemple). Et après tout un début de saison où il ne se passe rien, on arrive assez vite au drama qui a fait que le personnage s’est trop éloigné de nos écrans. En une image comme en cent mots :

Pu-tain. Ils nous ont refait le coup du chirurgien meurtrier malgré lui… et du PTSD qui va avec.

Certes, cette intrigue permet de développer à nouveau le personnage de Levi sur plusieurs épisodes, mais je trouve que ça a participé à pourrir un peu ce qu’il était moi.

On le renvoie dans ses doutes, c’est bien, mais ça l’a mis de côté pendant un long temps et ça n’a pas apporté beaucoup d’épaisseurs par la suite : il est redevenu ce qu’il était et c’est tout. C’est un drama qui n’a pas franchement laissé de traces (on ne l’a même pas revu lors des flashbacks de départ du personnage, tout de même !). Pourtant, il passe par une grande dépression et retourne même chez sa mère. C’était d’un frustrant ! Il a fallu que Richard aille le chercher plusieurs fois pour qu’il accepte de revenir, en plus – enfin, Richard + sa mère qui critique l’hôpital et a un accident dans les escaliers, le forçant à agir. Nico ? Il ignore totalement Levi à son retour à l’hôpital. On en a enfin fini avec cette histoire !

Nico continue donc d’ignorer Levi pour les épisodes suivants et la vie reprend son cours – avec le personnage de Levi servant à rappeler qu’il est stupide d’interdire le don du sang aux hommes homosexuels. Ce n’est pas grandiose comme fin de saison.

Quand la série ne sait plus quoi faire de Levi

En saison 19, il est toutefois chef des résidents, alors que tous les autres ont été virés – Helm y compris. L’arrivée des nouveaux internes le fait quelque peu disparaître de l’écran, même si côté médical, il bosse une troisième fois avec Addison et qu’on sent bien que la pédiatrie et l’obstétrique lui correspondent bien… même s’il prend aussi la grosse tête tout en craignant d’avoir un nouvel incident avec un patient.

Comme trop souvent avec cette série, le personnage est mis de côté et est devenu moins intéressant avec ce nouveau poste dans l’hôpital, où il en arrive même à critiquer Helm et ne retrouver le sourire qu’en couchant avec le premier venu. J’aurais tellement aimé que la série parvienne à lui redonner un vrai ship.

Lucas, ça aurait été parfait, comme dans leur film

Et pourtant, non. La relation avec Carlos n’est tellement pas marquante que deux ans après, j’ai déjà oublié à quoi il ressemblait ! Ils restent ensemble quelques épisodes pourtant, avant que Carlos ne soit muté et ne fasse le reproche à Levi de n’être avec lui que pour le sexe. Bref, Levi est devenu Nico – même au taf, il est odieux avec les internes, mais ça n’est pas vraiment développé non plus parce que parfois il est sympa aussi. Vraiment, on sent que les scénaristes ont patiné. Ils ramènent donc ensuite Helm dans la vie de Levi, mais ça ne suffit pas non plus. Il termine la saison 19 en véritable figurant.

En saison 20, il n’y a donc rien à lui donner et trop peu d’épisodes pour lui donner une vraie intrigue. Il a donc droit au classique des intrigues LGBT : un flirt avec un homme qui a le HIV (et qui est un patient, en plus). Cela ne dure même pas vraiment, en plus, c’est interrompu par le retour de Nico, désormais en couple avec un autre et prêt à être père de famille. Jusqu’au bout du bout, ce personnage m’aura soulé. Et le changement radical est si peu cohérent que c’est presque rassurant de voir qu’il n’a rien dit de l’existence de Levi : il continue d’être un connard avec ses autres mecs. Su-per. Au moins, tout ça le conforte dans son choix de vouloir être chirurgien pédiatrique, il n’a plus qu’à convaincre Beltran… ce qu’il ne parvient pas à faire faute de notes suffisantes dans le dernier épisode de la saison.

La conclusion

Et après deux longues saisons d’errance, il est annoncé que Levi va quitter la série en amont de la saison 21. C’est hyper frustrant, surtout que comme toujours avec la série (je n’ai pas oublié qu’ils ont fait pareil avec Lexie ou Stephanie), cela a été synonyme de beaucoup de temps passé avec le personnage dès le début de saison et pour quelques épisodes afin de marquer son départ. Quel dommage que les scénaristes ne se soient pas réveillés avant.

Côté amour, je ne suis pas convaincu du tout par ce qui a été proposé : Levi se retrouve à avoir un crush pour un révérend de l’hôpital. Cela sort de nulle part et il fallait vite développer la relation : on passe de la rencontre à la coucherie, on a vite fait une frayeur (non) quand Levi pense que James est marié alors qu’il est juste veuf et hop, James accepte de tout plaquer pour partir à l’autre bout du pays avec Levi. Ben voyons.

À l’autre bout du pays ? Grâce à Beltran (elle ne fait pas grand-chose pour que je l’aime, elle aussi !), Levi se voit en effet proposer un poste au Texas. Et après une hésitation d’un épisode, il prend conscience qu’il a envie de continuer à sauver des vies d’enfants, parce qu’il sauve alors des vies entières. Mouais. Ca sonne mieux en anglais. Un adieu à Helm, un adieu à Bailey, un adieu à Jo, et voilà Levi qui s’en va vers de nouvelles aventures, enfin heureux en couple après des années de galère, enfin sûr de lui après des années à construire sa confiance en lui.

Et tant pis s’il laisse derrière lui une de ses internes dans le coma, hein, fallait rusher son départ avec une double intrigue pro et sentimentale d’un coup.

Un parallèle inattendu

Je me répète un peu, mais quand Levi est apparu pour la première fois, maladroit, avec ses fameuses lunettes et son air un peu gauche, je ne pensais pas qu’il deviendrait l’un des personnages les plus marquants pour moi – et encore moins qu’il serait l’un de mes préférés dans la série. Dans mon premier article sur lui, je ne faisais que l’effleurer, tout comme la série. À cette époque, il n’était qu’un interne parmi d’autres, et les internes dans cette série, on en a connu des générations entières qui ont disparu. Mais rapidement, Levi s’est affirmé. Ce surnom moqueur de « Glasses » a laissé place à un personnage beaucoup plus riche, avec des intrigues qui m’ont souvent touché. Et à mesure qu’il évoluait, je me retrouvais dans ses doutes, ses maladresses, et sa manière de s’accrocher à ce qui compte pour lui, même si ce n’était pas toujours parfait.

Quand Levi débutait comme interne, je terminais mes études. Quand il faisait son coming-out et prenais confiance en lui, ben, ma foi, je m’affirmai davantage dans mon job et je commençais activement à essayer de me mettre en couple. Deux déménagements, quatre établissements, et une pandémie plus tard, je suis maintenant bien installé, dans mon travail comme dans ma vie personnelle. Mon couple fête bientôt cinq ans – et mon blog ses dix ans. Gloups.

Vous vous rendez compte que cet article me fait prendre conscience que je n’ai posté aucune photo sur le blog de l’amitié Jo/Levi ?

C’est con, mais pour moi, c’est ça aussi une série : on grandit avec les personnage. Alors certes, ça fait deux ans que le personnage ne me parle plus autant, mais les trois premières saisons de Levi sont vraiment très importantes pour moi. J’imagine que c’est ça l’importance de la représentation Ce parallèle n’est pas franchement une nouveauté, mais il me frappe d’autant plus aujourd’hui, au moment de lui dire au revoir.

Dans son dernier épisode, « If You Leave », Levi fait un choix qui reflète parfaitement son évolution. Quitter Seattle pour un poste en recherche pédiatrique au Texas, là où, d’ailleurs, Stéphanie Edwards (qu’il remplace plus ou moins dans la série) s’était reconstruite sept ans plus tôt, boucle la boucle de manière émouvante et subtile. Pas de grandes déclarations, pas de larmes exagérées. Juste un départ logique, naturel, à l’image de ce qu’il est devenu.

Jake Borelli (#76)

Salut les sériephiles, Nous revoilà déjà dimanche après-midi (en tout cas au moment où je commence à écrire cet article) et qui dit dimanche après-midi dit aussitôt « Article performance de la semaine », pas vrai ? En plus, cette fois, j’ai réussi à voir un tout petit peu plus d’épisodes que ces dernières semaines, donc ma palette…

La fin d’une ère

Pour moi, ce départ marque plus qu’une étape dans la série. Il symbolise aussi la fin d’une ère que j’ai suivie avec passion. Levi et Carina sont arrivés dans le même épisode et se sont rapidement imposés comme deux de mes personnages préférés de la série – puis du Shondaland – ces sept dernières années. Ils s’en vont à quelques mois d’écart à peine, me laissant un peu sans mes chouchous – et sans représentation digne de ce nom, en plus (surtout que ça semble mal parti pour Jules et Mika aussi et que Teddy, merci, non merci, elle retournera avec Owen quoiqu’il arrive…).

Bref, comment conclure après tout ça ? Ils ne le liront jamais, mais merci aux scénaristes pour Levi Schmitt. Merci Jake Borelli, pour avoir incarné ce personnage avec tant de sincérité. Ce départ me rappelle pourquoi je regarde des séries : pour ces histoires qui résonnent, ces personnages qui grandissent, et ces adieux qui nous rendent tristes et heureux à la fois. Je suis heureux qu’il reste en vie et puisse évoluer et grandir encore hors écran. La série n’aura donc pas foiré tous les départs…


Grey’s Anatomy – S21E07 – If You Leave – 19/20

Il y a un gros problème dans cet épisode : il traite en parallèle deux intrigues qui devraient bien plus se croiser que ce qu’elles ne font. C’est un trop gros morceau, donc, il se passe bien trop de choses. En revanche, l’épisode a réussi tout de même à me prendre par surprise sur les émotions. Je pensais être prêt, mais non, les cinq dernières minutes, même si on les voit arriver, frappent comme la série a toujours su le faire. Tss.

Spoilers

Levi quitte l’hôpital, Mika et Chloe sont entre la vie et la mort.


She really couldn’t be on better hands.

L’épisode commence par un étonnant cours d’histoire de la part de Meredith sur la gratuité des urgences alors que Kwan est en train de se chercher des chaussettes. Ce n’est pas bien rassurant tout ça, parce que ça l’amène dans la chambre de Yasuda qui n’est pas encore rentrée chez elle, et pour cause. L’épisode précédent se terminait sur un cliffhanger bien énervant, avec Mika qui avait un putain d’accident.

Celui-ci ne traîne pas trop à nous donner des nouvelles de Mika et sa sœur. Ce n’est pas rassurant du tout : elles sont toutes les deux très blessées et très inconsciente lorsque les pompiers viennent s’occuper d’elles.

Mika

Très clairement, l’épisode n’arrive pas à me convaincre quand il préfère se concentrer sur Teddy et Owen que Mika au départ. Je sais bien qu’il faut faire monter la tension avant la très longue pause, mais tout de même, je tiens à le redire pour une énième fois : on s’en fout. J’étais content que Teddy soit rapidement accaparée par l’arrivée de Mika et Chloe. C’est ce pauvre Lucas qui est le premier à comprendre que sa pote est dans une des ambulances.

Chloe finit dans les mains de Weber et Ben, tandis que Bailey décide de ne pas rentrer chez elle pour s’occuper de Mika avec Lucas et Teddy. Je crois que c’est l’une des premières fois que je me suis fait la réflexion aussi que, pour une fois, quand l’une et l’autre demandent des nouvelles de leur sœur, ça n’était pas parfaitement insupportable. C’est probablement parce qu’on connaît les deux personnages et qu’on les veut en vie toutes les deux.

Mika fait rapidement un arrêt cardiaque, toutefois. J’admire la capacité de Lucas à passer rapidement à autre chose : il ne reste même pas pour voir si ses collègues parviennent à la ranimer ? Je veux bien que Mika lui demande d’aller s’occuper de Chloe, mais tout de même, il se barre en plein moment critique sans même se retourner. Quand il arrive dans la salle où on s’occupe de Chloe, Richard cherche aussi à le virer, en vain.

Je trouve ça vraiment hypocrite de sa part et je trouve ça bien que Lucas souligne à quel point c’est ridicule. La règle est logique, je ne dis pas, mais tout de même, c’est abusé que ça vienne des médecins qui se sont tous opérés entre eux ! Bailey envoie donc bouler Kwan, Simone et Jules quand ils arrivent – avant de s’occuper d’eux quand Mika est envoyée au bloc.

Les internes doivent donc faire avec, et ça mène étrangement à des bonnes scènes. Jules se retrouve ainsi à culpabiliser d’avoir offert sa chirurgie à Mika et quand Kwan essaie de l’arrêter dans ce guilt trip, Jules finit par s’énerver contre lui. C’est Simone qui se retrouve à la réconforter et découvrir la relation bien compliquée et pas vraiment existante de Mika et Jules. Quel enfer, ça va nous laisser Jules dans un état catastrophique, tout ça. Et puis franchement, avoir Simone pour lui remonter le moral… La pauvre. Elle l’emmène voir les bébés, dans une longue tradition bien oubliée de la série. Jules finit par vraiment se confier à Simone.

Bon, d’accord, Jules reste dans un état moins catastrophique que Yasuda : nos chirurgiens-phare ne savent pas quoi faire de son cas, alors ils décident de temporiser autant que possible. Cela laisse l’occasion à Kwan d’être plus humain que d’habitude : il vient se confier à Mika pour mieux lui reprocher d’avoir mal fait la lessive. Bordel. Je n’ai vraiment pas envie qu’ils la tuent, parce que c’est vraiment la meilleure des internes de cette génération. C’est nul qu’elle quitte la série, franchement.

Les chirurgiens qui ne savent pas quoi faire ? Ecoutez, ça mène les scénaristes à nous proposer une nouvelle idée un peu déconnante : il y a désormais des machines de sport dans l’hôpital ? C’est plutôt logique, mais de là à voir Bailey et Ndugu dessus, il y avait vraiment un fossé que je n’étais pas prêt à franchir. Mais bon, ce qui est fait est fait, je suppose. Cela donne à Bailey une idée de génie, en tout cas : elle propose une idée complètement folle pour la sauver – une chirurgie qui fait froid dans ma propre colonne vertébrale.

Finalement, tout ça mène à une scène où les internes sont tous ensemble à attendre des nouvelles de l’opération. Bailey les informe que tout s’est bien passé mais qu’elle est désormais en salle de réveil. Ce n’est pas gagné, tout ça – mais eh, les scénaristes arrivent à nous faire rire quand Jules finit par révéler un peu malgré elle qu’elle a couché avec Lincoln. C’est si loin, tout ça.

Chloe

Pendant ce temps, Lucas doit vraiment lutter contre Richard qui refuse son aide non-stop. En vrai, il ne connaît pas vraiment Chloe, autant le laisser aider, non ? Cela me semble un beau gâchis d’énergie. Le cas de Chloe, outre le cancer et la chimio, se complique largement avec un gros problème au niveau des jambes à présent. Bordel, elle n’a vraiment pas une vie simple devant elle. En plus, elle a pour chirurgien Teddy ET Owen, c’est vraiment pas glorieux.

Lucas continue de faire tout ce qu’il peut pour elle, restant pour toutes les consultations et pour aider autant qu’il le peut – et c’est compliqué avec Richard qui ne souhaite pas le voir sur le cas. Et bien sûr, Teddy se retrouve à devoir changer d’opération en cours de route juste alors que l’opération de l’impossible commençait pour Mika : Lucas vient la chercher pour tenter de sauver la jambe de Chloe. C’est vraiment une journée de l’impossible pour eux tous franchement. Et après, j’ose me plaindre de mes journées de taf ?

Et quand tout semble terminé et que tout le monde va mieux, voilà Chloe qui se retrouve à faire un arrêt cardiaque sorti de nulle part. Les internes font tout ce qu’ils peuvent pour la sauver parce qu’il n’y a plus personne dans le service – Teddy et Owen étant trop occupés à se réconcilier là, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? Lucas embarque les autres, bien décidé à tenir sa promesse muette à Mika. C’est malheureusement un échec : un quart d’heure d’arrêt cardiaque, c’est beaucoup. Beaucoup trop.

Voilà donc Chloe qui meure dans les mains de Lucas, forcé de déclarer l’heure du décès, puis dans celle de Jules qui ne voulait pas s’annoncer vaincue non plus après avoir tout observé. Rien d’autre n’aurait pu être fait, mais cette mort bouleverse tout l’ordre établi. Lucas ne va probablement pas se remettre de ne pas avoir su la sauver – ni assumer face à Mika. Et ça semble même compliquer sa relation avec Simone, cheh pour elle.

Si au moment de la mort de Chloe, Jules se barre sans qu’on ne sache ce qu’elle devient, on la retrouve ensuite au chevet de Mika. Le réveil de celle-ci n’est pas garanti, ce qui déprime bien Bailey quand elle découvre qu’en plus sa sœur est morte – par l’intermédiaire de Ben. Je n’aime pas Ben, mais dans cet épisode, j’ai trouvé que c’était un personnage qui fonctionnait sacrément bien. C’est rare.

Mika ? Elle finit par se réveiller, mais après plusieurs jours où tous les médecins de l’hôpital ont pris la peine de se relayer à son chevet (enfin, tous les médecins… juste ceux interprétés par les acteurs payés pour cet épisode ; ça commence à se voir vraiment qu’ils ne sont pas tous présents toutes les semaines dans ces épisodes où il se passe des choses importantes). On ne sait pas exactement combien de temps s’est écoulé lorsqu’elle se réveille enfin et que Bailey lui apprend la mort de sa sœur. C’était une manière horriblement dure de finir l’épisode, franchement – et incroyablement bien joué par les deux actrices, bordel.

Au revoir, Levi

De son côté, Levi est prêt pour sa mutation apparemment. C’est arrivé bien plus vite que je ne l’imaginais : il est déjà prêt pour sa dernière journée de travail. Je suis plutôt content qu’on le retrouve dans les bras de James, cependant, j’imaginais déjà le vieux twist à la George où on apprenait que c’était lui qui était impliqué dans l’accident avec Mika.

La série ne nous dit finalement pas qui était dans l’accident à part elle et sa sœur. À la place, Levi peut envisager sa relation longue distance et en papoter avec Jo, avant d’apprendre pour Mika au pire moment possible : quand le bébé dont il s’occupe tourne bleu. Super, un épisode des Schtroumphs, ce n’est pas ce dont j’avais besoin.

Tout finit par bien se passer pour ce bébé, parce qu’il faut bien quelques bonnes nouvelles dans l’épisode. Il n’est qu’un prétexte à de jolies scènes entre Jo et Levi : j’ai aimé les voir bosser ensemble à nouveau. D’ailleurs, j’ai aussi aimé que la série nous souligne une fois de plus que Levi était à l’époque un boulet qui faisait tomber ses lunettes dans les patients. C’était sûr que ça allait revenir dans la série pour son départ et c’est fait d’une belle manière, avec une Jo vraiment fière de lui.

Elle est sûre qu’il aura tout ce qu’il veut dans la vie, et elle lui conseille même de tenter le coup de la longue distance si c’est ce qu’il veut : elle sait qu’il y arrivera. Il se rend compte tout de même que c’est une idée de merde en en parlant avec elle ; il propose donc à James de déménager avec lui parce qu’il est en train de tomber amoureux. Roh, Levi, c’est bien trop tôt pour tomber amoureux. Et comment tu peux penser à ton avenir comme ça quand ton élève est entre la vie et la mort ?

Les scènes en parallèle ne sont pas franchement bien foutues. On le voit à la fois s’inquiéter pour Mika avec Jules, Simone et Kwan… et parler avec Jo qui lui propose d’être le parrain des jumeaux parce que eh, quand même, Levi est son nouveau meilleur ami maintenant qu’elle couche avec Levi. C’est une belle scène pour mettre fin à leur amitié la plus étrange, je ne dis pas, mais son timing est étrange. Cela permet toutefois de dire adieu à Levi de la meilleure des manières : il a conclu son amitié avec Helm la semaine dernière, voilà la conclusion avec Jo à présent. J’espère sincèrement qu’on ne le reverra pas la semaine prochaine. J’adore ce personnage, mais cette fois ses intrigues sont terminées pour de bon.

Il s’en va donc de l’hôpital après un dernier jour mouvementé, accompagné d’un James qui démissionne pour partir avec lui. Joli happy end, ponctué de flashbacks des quoi, dix dernières années ? Qu’est-ce que j’ai aimé suivre ce personnage, qu’est-ce que j’ai aimé le voir grandir, s’assumer, faire son coming-out, prendre confiance, survivre à cette tempête de merde dont j’avais oublié l’existence avant de revoir la scène. Ce montage m’a beaucoup trop fait mal – plus que la mort de Chloe à vrai dire. On vieillit avec Grey’s, l’air de rien. J’adorais Schmitt à ses débuts. On a clairement perdu Levi depuis deux ou trois saisons et il ne faisait plus rien de passionnant, mais c’était vraiment un de mes préférés à son arrivée.

Oh, je sais que Grey’s sans lui continuera d’être Grey’s, hein, il y a eu trop de départs pour que je pense sincèrement qu’il me manquera plus d’une saison. N’empêche que ! C’était une belle représentation, et la représentation, ça compte. Les happy end aussi. Et rien que pour ça, je suis content d’avoir eu un montage sur toute l’évolution de son personnage. Plein d’autres personnages le mériteraient, mais j’ai trouvé ça très raccord avec ce qu’il représente et le caractère qu’il avait. Et puis, ça me fout un énorme coup de me dire qu’il est resté aussi longtemps (ou presque) que Mark, plus longtemps que George, Izzie ou même… Lexie. Non, je ne pardonnerai jamais aux scénaristes Lexie, même s’ils me laissent Levi en vie avec une porte ouverte pour un retour un jour – si la série continue ad vitam eternam.

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Grey’s Anatomy – S21E06 – Night Moves – 17/20

C’est un épisode qui est écrit pour mener à une mi-saison qui va être dévastatrice (ou au moins rebattre les cartes), et ça se sent. Les arcs entamés cette année mène à une conclusion qui ne va pas me plaire parce qu’on va clairement perdre des personnages que j’adore. C’est fort dommage. En attendant, ça fait tout de même de très bons épisodes. Je comprends les acteurs qui demandent à se barrer dans le fond, ça leur permet d’avoir de bons épisodes et des choses chouettes à jouer… Mais je suis triste de sentir les départs à venir.

Spoilers

Que quelqu’un prévienne les scénaristes que tout le monde s’en tape d’Owen ? Levi a un choix à faire ; Mika surveille sa sœur ; les internes font de la merde sur le plan sentimental.


I’m not just saving a life. I’m saving a lifetime.

Faut bien le dire, j’ai la flemme de tout et particulièrement de regarder des séries en ce moment. J’ai préféré lire hier soir alors que j’avais tous mes hebdos de la semaine à rattraper, par exemple. La semaine à venir s’annonce à peu près aussi chargée que la précédente cela dit, alors c’est peut-être bien d’occuper mon dimanche à voir au moins un épisode, non ?

C’est ce qui m’a motivé à regarder Grey’s aujourd’hui. Ce n’est pas exactement un vrai argument, alors qu’il y en avait pourtant un de taille dès la première minute de l’épisode : Sophia Bush a rejoint le casting de la série pour de vrai. Et en plus, elle est rousse ? Merveilleux. Cela va nous distraire des élections américaines particulièrement déprimantes pour tous les fans de la série, je suppose.

Teddy

L’épisode commence par un dîner foireux pour Teddy et Owen, un de plus. Je ne sais pas pourquoi ils se font encore chier à réserver des restaurants à ce stade. Pour cette fois-ci, leur dîner est interrompu par Teddy qui gère une patiente, puis par Owen qui reçoit une alerte sur son téléphone. Il y a un trauma à gérer.

Owen plante donc Teddy au restaurant, et elle reste donc profiter d’un dîner avec la femme d’un collègue, qui s’avère être Sophia Bush donc. Le collègue, lui, repart au boulot avec Owen et les deux femmes restent ensemble pour manger des « pommes frites » au lieu de vraies frites. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elles se rendent compte que ce restaurant guindé n’est pas vraiment ce dont elles ont envie. Mais qui es-tu Sophia ?

C’est la femme d’un chirurgien et elle est chirurgienne elle-même, au Seattle Pres. Tous les chirurgiens ne sont donc en couple qu’avec des chirurgiens dans cette série, c’est fou. On note qu’elle passe une excellente soirée avec Teddy, à lui parler de son mariage ouvert – l’ouverture étant ce qui l’a sauvé. C’est magique : elle est littéralement en train de proposer à Teddy de faire la même chose, non ? Et ça va être clairement avec elle, en plus. Elles passent une soirée très fun à se raconter leur vie et ça termine par le personnage de Sophia Bush qui a envie d’embrasser Teddy.

Ma foi. Je suis un peu déçu que Sophia Bush débarque dans la série pour être lié à Teddy et Owen, mais bon. Il est possible qu’elle rende le personnage de Teddy plus cool à nouveau. Cela me tue comment ils sont tous bi dans cette série, tout de même. Quant à la réaction de jalousie hyper mal placée d’Owen en fin d’épisode là… Vas-y mais il pourrait pas quitter la série bordel ?

Jo

Vivre ensemble a parfois ses désavantages. Jo et Link sont clairement énervés l’un après l’autre, ce qui peut se comprendre, mais dans cet épisode, c’est une fois de plus Jo qui est insupportable. Qui débranche un truc en train de charger pour son bien sans au moins prévenir l’autre ? C’est odieux d’être aussi égoïste.

Je peux nuancer, je le veux bien : elle est après tout enceinte à gérer déjà deux gamins, dont un qui n’est pas le sien et qui est malade. Il y a de quoi être à bout. Ne pas reconnaître qu’elle l’est, en revanche, c’est insupportable. Elle l’est, même si je l’adore. Elle prend très mal de voir Amelia débarquer pour récupérer Scout, alors que ça devrait un peu lui faire plaisir d’avoir un gosse de moins à gérer tout de même.

Bon, certes, elle comprend que c’est Link qui l’envoie, mais tout de même. Finalement, la raison pour laquelle Jo est hyper énervée est inattendue : sa fille, malade aussi, a demandé à voir sa prof quand elle allait mal plutôt que de voir sa mère. Et elle le vit mal. C’est une sacrée douleur, pour elle. Evidemment qu’elle le vit mal ! Jo comprend qu’elle préfère la personne qui s’occupe d’elle toute la journée, mais ça veut dire aussi qu’elle n’est pas la mère qu’elle aimerait être.

Et que se passera-t-il avec deux gamins de plus, en plus ? Parce que oui, elle est sur le point d’en avoir deux de plus et c’est comme ça qu’elle l’annonce à Amelia. J’adore. Loin d’être déstabilisée, Amelia a les meilleures réactions et passe le reste de l’épisode à rassurer Jo comme elle peut, notamment en lui faisant prendre conscience que Link a toujours été là pour elle – et qu’il a toujours été amoureux de Jo. Mouais. Soit.

Finalement, Jo explique à Link qu’elle a juste peur de se retrouver seule avec les enfants, parce que bon, tout le monde la dégage tout le temps. Mouais, ils sont en boucle sur le scénario là.

Mika

En parallèle du reste, Jules continue de s’occuper de Mika pendant que celle-ci veille sur sa sœur. Tout est donc bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que la situation ne dégénère hyper rapidement : un patient a besoin d’une nouvelle pompe, mais elles sont inaccessibles dans le service à cause d’un problème de clé. Par conséquent, Mika se retrouve à devoir gérer la manivelle qui permet de pomper le patient pendant que Jules se barre faire d’autres choses et s’occuper d’autres patients. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Ce n’est pas comme si elle risquait de regretter de ne pas être avec sa sœur qu’elle devait surveiller. Ce n’est pas ce qui arrive cependant : bien au contraire, tout se passe à merveille. Elle peut sauver le patient à deux reprises, et elle le fait tellement bien que Jules finit par lui céder sa place au bloc opératoire, bien consciente que sans Mika le patient serait probablement mort. Il faut dire aussi que s’appuyer sur des appels en visio pour tenter de savoir comment sauver des vies quand tout le monde, ce n’est pas grandiose.

L’épisode se termine à merveille pour Mika en tout cas. Sa sœur passe la nuit et survit, elle bosse toute la nuit et passe un super moment, et Jules a très envie de l’embrasser. Ouais, le couple va clairement se former… Sauf que Mika s’endort au volant de son van, alors que sa sœur est passagère. Petit accident pour le cliffhanger de cet épisode. Bordel, ils vont donc tuer Mika ?

Levi

On retrouve aussi Levi dans cet épisode. Il faut en profiter, j’imagine, c’est assez clair que les scénaristes préparent sa sortie avec sa promotion. Il a la possibilité d’aller continuer ses études dans le Texas pour un an. Il n’y pas de garantie pour la suite, cependant, c’est donc un choix qui ne se prend pas à la légère. Beltran s’en rend compte elle-même.

Alors que Levi hésite encore, Weber et Bailey le convoquent pour le prévenir qu’ils sont au courant de ce que le Texas lui propose. Ils ont envie de le garder toutefois, alors ils lui promettent des merveilles : un poste fixe à la fin de ses années d’étude. Bailey est prête à tout pour le garder : elle lui propose donc une soirée dans ses baskets. C’est sympa de voir Levi dans une tenue bleu foncée pour une fois.

Ce n’est toutefois pas l’avis d’Helm quand elle le voit : elle est clairement jalouse. Elle a passé un an à bosser comme barmaid, elle compte vraiment avoir sa promotion avant lui ? Cela ne tient pas trop…

Après, je suis surpris de voir Levi prendre si bien sa promotion : on sait qu’il gère mal le stress tout de même. Il se retrouve donc à devoir gérer une opération d’urgence et il est évident que celle-ci a son lot de complications en cours de route, forçant Levi à faire des choix.

Il fait les bons choix cependant, ce qui le pousse même à penser que rester à Seattle serait une bonne idée. Le problème ? Ce serait pour de la chirurgie générale alors que lui, il aime vraiment bosser pour les enfants – et pour sauver des vies d’enfants. Il décide donc de prendre son job au Texas et de quitter l’hôpital. Je suis dégoûté. Il termine l’épisode en faisant ses adieux à Helm – c’est au moins ce qu’il fallait pour son dernier épisode (je suppose), mais c’est tellement décevant qu’il se barre. Je comprends qu’elle pleure. Il reste possiblement un épisode pour Levi.

Lucas

La série nous refait tout un plat, encore, d’un personnage qui dit « je t’aime » un peu par réflexe. Je ne vois vraiment pas où est le mal à ce stade : Simone et Lucas sont en couple on et off depuis près de deux ans, elle lui balance clairement ça de manière automatique en faisant autre chose… C’est bon, quoi. Ce n’est pas comme s’ils n’étaient pas amoureux l’un de l’autre en plus ; on le sait.

Cela dit, Lucas n’ose pas lui répondre pour autant. Il faut dire aussi qu’il est dans un ascenseur, ça n’aide pas. Mais tout de même. Simone a la bonne idée de faire ça devant Kwan en plus, alors elle se prend quelques blagues pendant tout l’épisode. Les patients du jour posent problème aussi, bien sûr, en faisant un bon écho à tout ça : l’urgence concerne un festival de musique (enfin d’air guitar) qui tourne mal et ça fait que Beltran est ravie de voir des gens oser s’affirmer autant, malgré les risques. OK.

Cela mène aussi à une scène un brin ridicule d’air guitar en visio, mais on s’amuse bien à voir Kwan se sentir con avec le téléphone en main. Et on termine l’épisode avec Simone qui répète à Lucas qu’elle est amoureuse de lui. Elle gagne un baiser de sa part, mais toujours pas un « je t’aime » en réponse. Jusqu’à ce qu’il s’en souvienne. Enfin une scène où on le voit son TDA, franchement.

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Grey’s Anatomy – S21E05 – You Make My Heart Explode – 16/20

Est-ce que la série est vraiment partie en pause entre deux saisons ? C’est fou comme on retrouve chaque personnage et comme on a l’impression de ne pas les avoir quittés. La routine est plus qu’ancrée à ce stade de la série, et pourtant, plein de nouveautés ont été intégrées il y a deux ans. Oui, mais, deux ans, ça passe vite et ce n’est pas grand-chose par rapport à vingt-et-une années. Bref. C’est sympa cette série, je veux qu’elle continue à vie.

Spoilers

Levi évite James, Jo digère la nouvelle du cliffhanger, Kwan se trouve un patient de manière inattendue.


Will this be a bad time to tell you that I have to reschedule ?

Ce n’est pas parce que je suis en retard pour visionner cet épisode que je vais oublier de le faire. Je suis surpris de voir que nous en sommes déjà à l’épisode 5. Il y a tellement de personnages et d’intrigues en parallèle qu’on ne peut pas dire qu’il se soit passé grand-chose de marquant cette saison pour l’instant.

Levi

Bon, tout de même, Jo est enceinte de jumeaux et elle est en pleine dépression. De son côté, Levi se sent con d’avoir couché avec un homme marié. Ce n’est clairement pas un problème : il ferait mieux d’en parler avec James pour apprendre que son mari est décédé ou une histoire comme ça, sérieusement. Je ne comprends pas cette manie de fuir les problèmes et de ne pas communiquer du tout.

Ce qui est top, c’est qu’au moins, il retrouve son amitié avec Jo. J’ai beaucoup ri de la scène on ne peut plus cliché où les deux se retrouvent dans la même voiture à éviter James et Link de manière aussi peu discrète que possible. Après, Link le cherche un peu à dire à Jo que sa mère peut aménager chez eux. Qui aurait envie d’entendre ça ? Il y avait du rythme, ils m’ont fait rire. Simple et efficace.

La journée de travail peut malgré tout commencer, même s’ils s’enfuient initialement du parking. J’aime bien voir Levi ensuite en duo avec Lucas. Ils ont fait un film ensemble où ils avaient une alchimie de dingue et j’aurais envie de les revoir en couple, et même si je sais que ça n’arrivera pas dans la série, c’est chouette.

Bref, pour cet épisode, ils bossent en duo sur le cas d’une petite fille à aller chercher en hélicoptère pour la ramener à Seattle. Oui, bon, en hélicoptère, tout est dit. Levi déteste ça et panique, et il a bien raison parce que les vols organisés par le Grey Sloan Memorial Hospital, on sait ce que ça donne. Bordel, l’hôpital s’appelle « Memorial » quand même, et c’est à cause d’un crash d’avion que c’est le cas, hein.

Du coup, c’est vraiment sans surprise que le vol en hélicoptère se déroule de manière catastrophique : un orage provoque des turbulences qui force nos médecins à intervenir en plein vol pour ne pas perdre la jambe de la patiente. Les pauvres. Ce que j’aime au milieu de tout ça, cependant, c’est que Lucas et Levi prennent le temps de sympathiser l’air de rien. Lucas donne son avis sur la vie romantique de son supérieur ; considérant que ça n’est jamais une erreur de coucher avec quelqu’un. Mouais.

Les deux médecins se retrouvent ensuite à opérer en plein vol, malgré les turbulences. Et sans la moindre crédibilité, tout se passe bien, en plus ! Enfin, l’opération se passe bien. En revanche, l’hélicoptère va beaucoup moins bien que prévu : les parents de la patiente font trois heures de route et arrivent avant celui-ci, qui ne donne même plus de nouvelles. Ah super, un hélicoptère et plus de contact avec l’hôpital ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Plein de choses, mais finalement, rien. L’hélicoptère peut se poser loin de l’hôpital et le trajet se termine en ambulance. En attendant, Beltran a eu le temps de stresser d’envoyer Lucas et Levi à sa place dans un hélicoptère risquant de se crasher. L’avantage, aussi, c’est que ça lui permet de parler un temps avec Amelia. Mais bon, on en reparle ailleurs dans la critique de ça.

Ici, je me concentre sur Levi et sur les scénaristes qui se débrouillent pour lui trouver une porte de sortie de la série. Comme toujours dans ces cas-là, c’est hyper énervant : ils rendent le personnage à nouveau bien plus intéressant avant de s’en débarrasser. C’est sa vocation de chirurgien pédiatrique qui va permettre ça : Beltran lui propose un job au Texas quand elle est persuadée à 100% qu’il fera un excellent chirurgien pédiatrique. C’est bien, elle ne change pas du tout d’avis du tout au tout elle.

Bien sûr, en fin d’épisode, il apprend que le mari de James est bien mort, ce qui a été littéralement ma première pensée quand il a trouvé l’album photo la semaine dernière, mais bon. Pour Levi, c’est une surprise. On verra ce que ça donnera avec le temps. De son côté, Lucas rentre chez lui, prépare une superbe soirée romantique et la passe avec Simone. Incroyable, ils sont donc vraiment en couple désormais ? Tout va bien pour eux ? OK, vu, dommage d’avoir tant gâché leur relation l’an passé.

Jo

Loin de travailler, Jo se retrouve à devoir faire une échographie de plus pour confirmer que tout va bien. C’est l’occasion de papoter avec Link qui envisage déjà d’acheter un mini-van pour les quatre enfants dont ils vont devoir s’occuper. Finalement, Jo préfère donc faire son écho toute seule sans lui. Quand elle le renvoie bosser parce qu’elle n’a pas besoin de sa bonne humeur, on ne peut que deviner que ça va mal se passer.

J’adore Jo, mais ce ne serait pas forcément une mauvaise chose : eh, si ça permet de revoir Carina parce qu’il y a besoin d’une experte pour gérer la catastrophe… ou même si ça peut donner quelque chose à faire à Amelia pour qu’elle reparle de son horrible grossesse lui faisant donner naissance à un mort-né.

Finalement, tout va bien pour Jo, sauf qu’elle est parfaitement insupportable avec son mec. Link est terrifié par la grossesse à risque de Jo et n’apprécie pas du tout de ne pas se sentir comme son partenaire sur ce coup-là. Il termine donc l’épisode en reprochant à Jo son égoïsme et sa manière de le dégager trop régulièrement sa vie. Ma foi. Il n’y a que la vérité qui fait mal, je suppose.

Teddy & Owen

Teddy et Owen sont en thérapie de couple, pour changer, et ont désormais pour problème de ne pas savoir s’il faut ou non planifier une session de sexe. On en est là, c’est vraiment passionnant comme série. Heureusement qu’il y a un peu d’humour pour saupoudrer le tout, parce que je me ferais bien chier sinon.

Pour ne rien arranger, le couple se charge aussi du même patient, lui-même marié depuis des années et des années. Nous en voilà à devoir supporter des dialogues sur le compromis et des engueulades de couple qui empiètent sur le travail. Ceci étant dit, ce n’est pas mal de voir ENFIN quelque chose comme ça : ils bossent tous en famille tout le temps, mais on sait ce que ça donne en vrai non ? J’en serais bien incapable ; c’est bien d’avoir un espace séparé entre vie pro et vie perso.

Finalement, c’est à Richard de donner des conseils à Teddy, ça en dit long. Médicalement parlant, les problèmes du couple finissent par se ressentir, bien sûr : leur patient a le torse qui explose avec plein de sang qui gicle tellement ils ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la marche à suivre. Cependant, tout finit bien, avec un patient qui va mieux sans la pression sur sa poitrine. Avoir un cœur qui explose est une bonne chose, apparemment. Vous ne le verrez que dans Grey’s.

La pression est relâchée aussi pour Teddy et Owen, qui finissent par éclater de rire et se réconcilier à peu près.

Ndugu & Ben

Beltran et Ndugu continuent-ils de coucher ensemble ? Difficile à dire. Beltran est de retour dans cet épisode et c’est pour que Ndugu lui redonne de la lingerie qu’elle aurait oublié chez lui. On aurait tendance à penser qu’ils couchent encore ensemble, mais en fait non : ce n’est pas à elle. Avec qui donc a-t-il couché dans ce cas ?

Ils sont interrompus par Amelia qui remarque bien sûr la lingerie fine, ce qui fout une ambiance particulière au taf entre les deux femmes. Après tout, Amelia espérait coucher avec la nouvelle à la base. Elle a beau dire que ce ne sont pas ses affaires… on sait ce que ça donne. Elles ont toutefois l’occasion de passer du temps ensemble dans cet épisode, Beltran se justifie à deux reprises de coucher avec Ndugu, ça semble convenir à Amelia… Qui sait, ça donnera peut-être quelque chose quand même à la fin ?

De son côté, Ben continue de tenter de reprendre ses marques avec les internes. Ce n’est pas glorieux, il tente même d’appliquer ses habitudes de pompier à l’hôpital et qu’il est chiant sérieusement. Je suis presque content qu’on le mette en équipe avec Ndugu dans cet épisode, parce que ce dernier est de plus en plus chiant avec les épisodes aussi. Du coup, le mettre avec un personnage que je déteste encore plus et le voir être chiant avec, ça me fait plaisir : je peux à nouveau avoir l’impression que je l’apprécie.

Ben essaie donc de se faire respecter en rappelant à son supérieur qu’il est en quatrième année d’internat, mais il ne fait qu’empirer les choses. En vrai, Ndugu passe ses nerfs sur lui à cause de Bailey et de l’épisode précédent, donc c’est totalement injuste… mais je n’aime pas Ben, alors ça me fait rire et ça me va bien. Jules assiste à tout ça, et ça me fait rire, même si elle ne sert à rien dans l’intrigue – Mika me manque dans cet épisode.

Finalement, Ben et Ndugu trouvent un terrain d’entente quand il est question du bien-être du patient. Ils deviennent même besties pour aller voir un match ensemble au bar d’à côté, et ça, ça ne me rassure pas pour la suite. Cela fait plaisir à Bailey de voir que son mari se réintègre bien à l’équipe ; m’enfin, si c’est pour pourrir encore un peu plus le personnage de Ndugu, ça va me frustrer de fou.

Kwan

Kwan est supposé rattraper son retard administratif pour la journée, mais au lieu de ça, il se retrouve à devoir s’occuper d’un des hommes de ménage de l’hôpital qui s’effondre devant lui – et sous une étagère tant qu’à faire. Vraiment, il faut rester à bonne distance de ces chirurgiens, c’est fou. Bon, après il est pris en charge par Bailey puis Link. Il n’a pas envie de l’être, mais bon, tout le monde s’en fiche, sa santé est la priorité de Bailey.

Et sa santé n’est pas terrible, avec une nécrose à supporter. Par chance, il a de bons médecins : Kwan essaie donc de l’aider autant qu’il peut à faire le bon choix. En parallèle du reste, la série profite aussi du personnage de Kwan pour faire un peu de politique. C’est une année électorale aux US et il faut s’enregistrer pour voter. Seulement voilà, Kwan dit que ce n’est pas son truc. Simone ne le lâche plus. C’est horrible parce que je suis d’accord avec Simone, mais je la trouve tellement chiante.

Elle finit par entendre ses arguments sur le système pourri lorsqu’il en parle avec le patient qui est obligé d’attendre que son état s’aggrave pour espérer avoir une prise en charge de ses frais. Cela révolte Simone et Kwan qui débarquent dans le bureau de Richard pour raconter l’histoire de ce patient et leur révolte interne. Ils le font malgré eux et sans le savoir devant certains décisionnaires qui, aussitôt, prennent en charge le cas de ce travailleur de l’hôpital.

Même s’ils trouvent une solution efficace, il reste un problème : il y en a pour des semaines et des semaines de traitement à l’hôpital. Cependant, il a un fils… Bref, le système est pourri ; l’intrigue s’étalera sur plusieurs épisodes et, malgré tout, Kwan se décide à aller s’enregistrer pour voter aux élections.

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