NCIS S19E13 (express)

Épisode 13 – The Helpers – 17/20
Je sais bien que je surnote cet épisode, mais je m’attendais vraiment à un épisode tout pépère pour la reprise et c’est exactement le contraire que l’on a eu. J’ai l’impression en fait d’avoir ici la suite d’un épisode que j’avais beaucoup aimé il y a deux saisons et même s’il n’est pas très original dans son intrigue, je trouve qu’il a une jolie force de frappe dans certaines scènes et que ça marquera assez durablement le NCIS par la suite.

Spoilers

Jimmy et Kasie inhalent une substance toxique.

On ne va pas se mentir, quand j’ai lancé l’épisode, j’étais sûr de pouvoir manger en étant pépère devant, et ce n’est pas exactement ce que les scénaristes m’avaient réservé. J’ai peu apprécié le début de l’épisode, parce que je suis toujours un peu excédé par la vision des séries qui est que quand on tombe dans le coma, on peut converser tranquillement avec nos morts.

Cependant, j’ai aimé la thématique de l’épisode, et ça, je l’ai su dès le départ. Cela fait quelques épisodes que l’on voit Kasie douter de son avenir au sein du NCIS et que l’on sait Jimmy en difficultés en tant que père célibataire. L’épisode tourne clairement autour de ce duo de personnages, une fois de plus mis en danger. Et c’est une bonne idée. L’action est complètement mise de côté, avec une enquête que l’on suit, certes, mais qui n’est pas l’essentiel de l’épisode.

Concrètement, Parker, Knight, McGee et même Vance font tout ce qu’ils peuvent dans une course contre la montre qui ne parvient jamais à se faire ressentir à fond. Je ne voyais pas la série prendre le risque de perdre deux personnages centraux si peu de temps après les départs précédents. Il n’empêche que l’épisode a réussi à mettre en avant les bons sentiments dont on avait besoin pour que ça fonctionne : Jimmy vient aussi au travail avec sa petite fille.

On ne l’a plus vue depuis plusieurs saisons, mais la gamine est évidemment pote avec tout le NCIS. Elle trouve assez naturellement sa place dans l’équipe, à défaut d’en avoir une dans l’épisode (peu crédible tout de même qu’elle passe sa journée là). Etonnamment, son duo avec Nick fonctionne à merveille. Elle est un peu la solution qu’on attendait pour le personnage de Nick, d’ailleurs : son mal-être est vite remis de côté après son combat sur le ring, mais ça marche de le voir comme ça s’attacher à une enfant et lui venir en aide. J’ai beaucoup aimé ses scènes dans l’épisode.

Je sauve tout ce qu’il y a à sauver du point de vue des personnages, donc, car l’intrigue est on ne peut plus classique : la toxine que l’on voit venir à 10 000 km grâce à la première scène, l’attentat terroriste, les scientifiques peu prudents… Classique, vraiment, mais pas inefficace pour autant. Il y a tout de même un problème avec ce genre d’épisode aujourd’hui, c’est qu’on nous parle d’une toxine qui n’est pas sans nous rappeler le Covid et qu’on voit les personnages continuer de mener l’enquête sans la moindre protection.

Genre, je ne sais pas les gars, avant de défoncer une porte, mettez peut-être un masque ? Déjà, ça vous protégera du covid, et ensuite, ça vous protégera d’une éventuelle toxine ? C’est pas si difficile ? Après, c’est un peu pareil pour Kasie et Jimmy. On a du mal à comprendre certains des réflexes qu’ils ont dans l’épisode, surtout quand on sait qu’ils sont scientifiques et qu’ils savent très bien ce que c’est qu’une toxine mortelle et contagieuse. Bon, cela dit, j’ai écrit que je voulais sauver le positif sur les personnages, et il y en a.

C’est un peu dommage que ça finisse comme ça finisse, en revanche. J’espérais vraiment un épisode mieux géré dans son timing, car le montage final nous rushe les émotions qui étaient pourtant là, confirmant au passage que l’essentiel n’était pas l’action, mais bien le duo Kasie/Jimmy. Tout au long de l’épisode, on voit Jimmy grandir l’air de rien, apprenant que sa fille a bien surmonté son deuil et a réussi à avancer en tant qu’adolescente dans le monde. Maintenant, elle a besoin de retrouver son papa, elle a besoin qu’il dépasse son deuil lui aussi.

Là-dessus, ça marche bien, avec un discours tout bateau sur l’importance de vivre et de trouver les protecteurs qui nous aideront à vivre. Difficile de ne pas voir un certain américanisme dans la manière dont tout est mis en scène, mais il ne faut pas trop en attendre de la série. Kasie est un peu trop muette durant toute la scène par contre, et elle est clairement mise de côté par choix quand Jimmy fait son discours, pour qu’une part de mystère persiste.

Les derniers mots de Jimmy pour sa fille sont vraiment très beaux, confirment que le personnage n’abandonnera jamais son éternel optimisme (c’est déjà ça) et permettent un regard plutôt fort échangé entre lui et Tony. Tout se termine évidemment très bien, mais je n’en ai jamais douté non plus : la scientifique que tout le monde connaît sauf moi (ils doivent la sortir d’une ancienne saison ?) arrive à temps avec l’antidote récupéré par McGee juste avant – de manière pas bien crédible non plus, mais l’essentiel, c’est que tout aille bien et que le scientifique avec l’antidote ne soit pas mort non plus.

J’imagine que l’humanité aura encore besoin de lui : sa toxine est dans la nature à présent, et le terroriste qui comptait l’utiliser aussi. Parce que oui, bizarrement, la série décide de nous offrir un nouveau fil rouge ! Je suis plutôt content, même si j’ai appris à ne pas en attendre trop avec eux. J’ai très hâte d’en savoir plus sur le Corbeau qui viendra menacer le groupe pour les épisodes à venir – mais pas tous les épisodes, je pense. Après la Grenouille, c’est bien logique de passer au Corbeau.

Bon, cela dit, il n’est pas question du tout de Jean de La Fontaine, évidemment. Côté États-Unis, le Corbeau, c’est Poe et son « nevermore ». Les références à ce poème sont hyper lourdes, parce que vraiment, j’ai l’impression que ça revient dans plein de productions… Mais bon, on va faire comme si c’était original ? J’aime vraiment bien l’idée de toute manière. Hâte que la toxine revienne dans la série, ça nous fera probablement de bons épisodes.

En plus, on gardera Kasie pour analyser tout ça. Ah oui, après avoir fait face à ses doutes et une nouvelle menace mortelle qui devrait la faire fuir pour de bon, Kasie fait le choix de rester au NCIS. Bien, chacun ses délires ? Si ça l’amuse de risquer sa peau tout le temps, écoutez…

 

 

Et si je quittais WordPress ?

Salut les sériephiles,

C’est totalement un titre putaclic, ne vous inquiétez pas. Bien sûr que le blog va continuer et que je ne vais pas arrêter sans prévenir du jour au lendemain, mais tout de même, je voulais garder une trace d’à quel point WordPress me saoule, pour m’en souvenir dans quelques mois quand tout sera revenu à la normale. 

Je ne vois pas d’autres gens s’en plaindre, mais je ne suis plus tellement de blogs en ce moment, et encore moins des blogs aussi bavards que les miens, alors peut-être que le problème vient du fait que j’ai trop d’articles ? Je ne sais pas trop. Plus j’avance, plus j’ai l’impression que ça plante. Je mets trois plombes à arriver à la page d’édition des articles, les planifications foirent, le partage sur Facebook n’existe plus et celui sur Twitter déconne complètement.

Bref, WordPress, je ne suis PAS CONTENT.

Non, ça ne fait pas 500 mots, mais je veux être sûr que ça se publie avant minuit. Je m’étais prévu vingt minutes pour écrire et publier l’article, je suis venu sur mon éditeur à 23h45 et impossible d’écrire avant 23h56. Comment voulez-vous que je publie 500 mots à temps dans ces conditions. Tant pis, j’écris donc l’article en direct – on va voir à quelle heure je le termine.

Je tiens peut-être un nouveau concept : je vais lancer une chaîne Youtube où on me verra taper mes articles, tiens. Ce sera à déconseiller aux enfants parce qu’autant vous dire que c’est ponctué d’un certain nombre d’insultes envers WordPress. 

Bref, je n’ai vraiment rien à raconter dans cet article, je voulais juste me plaindre et le site l’a senti apparemment parce qu’il a voulu me censurer. Je ne me l’explique que comme ça, c’est forcément ce qu’il s’est passé. Une chose est certaine : les stats vont vite chuter entre ça et le fait que je n’arrive plus à voir de séries. Malgré tout, j’essaie de poster mon article quotidien, mais vraiment, les conditions sont contre moi.

Après, dans les conditions contre moi, il y a aussi les vacances scolaires qui font que bon, je prends un peu du temps pour moi aussi à faire d’autres choses qu’écrire ici. Tout de même, WordPress pourrait me pardonner plutôt que de me bouder comme ça. C’est vraiment bien trop injuste.

Vous êtes encore à me lire là ? Eh, je vais réussir à atteindre les 500 mots avant minuit cinq, ce n’est pas si mal, un article en moins de dix minutes. Ce n’est pas le plus intéressant du blog, mais il a le mérite d’exister et de me rassurer sur mes statistiques personnelles – et surtout sur la satisfaction d’avoir écrit quelque chose. Sachez d’ailleurs que ce genre d’article est hyper positif pour le moral, j’ai commencé en coup de gueule avant de me rendre compte qu’en fait je n’avais rien à dire dans ce coup de gueule, donc vous voyez ça décompresse. Le reste ? Du pur kiff d’écrire sans sujet. 

Voir aussi : Page blanche : recherches, fanfic, série inexistante…

Bon, maintenant que j’ai 500 mots, dites voir : et vous, comment ça va ? Laissez-moi des commentaires que je n’aurais pas le temps de valider immédiatement, ce sera rigolo ! Bonne nuit 🙂

Ces séries vues en février 2022

Salut les sériephiles,

L’heure du bilan mensuel est déjà arrivée. On a connu bien mieux, mais eh, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, et ce que j’avais, c’était surtout Plus belle la vie.

60 épisodes vus

Bien sûr, le mois de février est plus court que les autres, alors ça limite les possibilités, mais le binge-watching de la saga d’été de France 3 le week-end dernier m’a quand même bien aidé ! C’est bien simple, j’ai vu moins de vingt épisodes sur les trois premières semaines du mois et plus de quarante sur la dernière. Les calculs sont pas bons, Kevin.

Bref, ce sont douze séries (à retrouver en fin d’articles) qui peuplent ce deuxième mois de l’année, ce qui n’est tout de même pas super glorieux par rapport à janvier. Je suis un peu en pleine panne de séries – et beaucoup occupé ailleurs que sur le blog, il faut bien le reconnaître.

Du côté des nouveautés, je n’ai rien commencé ce mois-ci (ah, si, Reacher, mais autant ça se regarde tout seul, autant je la regarde pas ?), mais j’ai pu reprendre The Walking Dead pendant que je snobbais d’autres séries pourtant attendues un moment – genre la saison 2 de Resident Alien. J’ai aussi terminé dans The Book of Boba Fett, dans… l’indifférence, je crois.

Avec un petit 17/20, je choisis cet épisode…

Meilleur épisode vu : 
9-1-1 Lone Star – S03E04

Bon, c’est un ex-aequo avec beaucoup d’autres séries !

Aucun épisode ne s’est vraiment détaché du lot ce mois-ci, mais j’ai fini par choisir celui-ci parmi les quelques 17/20 que j’avais en stock, pour la bonne et simple raison que je ne suis pas objectif quand il s’agit de Tarlos. Je crois que tout est dit avec ce mot-clé ? J’aime tous les personnages de ce spin-off, cependant, ce serait un mensonge de ne dire que ça.

La série s’est aussi démarquée avec un très bon arc de reprise à vrai dire.

Pire épisode vu
How I met your father – S01E07

Est-ce que ça surprend vraiment quelqu’un ?

Je l’ai attendue pendant des années cette série et je n’en finis plus d’être déçu…

Le casting est pourtant idéal, jusque dans les guest-stars, mais la série n’arrive vraiment pas à trouver un équilibre et à mettre marrante ! C’est dingue : tout est là pour que ce soit bien, mais ça semble toujours trop forcé et même les acteurs sont loin d’être au meilleur de leur forme. L’impression de voir quelque chose écrit en 2000, mais avec des thèmes de 2020. Très étrange, mais pas drôle du tout.

Episode le plus attendu :

The Walking Dead – S11E09

Croyez-le ou non : la franchise me manquait. C’est entièrement de ma faute parce que j’ai un sacré stock d’épisodes à voir encore avec les deux spin-offs, mais j’ai laissé les épisodes s’accumuler et je sais qu’une fois que je vais me lancer, je vais avoir envie de tous les enchaîner. C’est catastrophique cette affaire.

En attendant, je suis ravi d’avoir retrouvé la série de zombies le week-end dernier. C’est en lançant l’épisode que je me suis rendu compte que ça me manquait vraiment d’avoir quelques bonnes scènes d’action à me mettre sous la dent. Cette dernière partie de dernière saison ne sera pas forcément la meilleure de la série, mais elle a le mérite d’exister et de nous mener vers une vraie fin, alors j’approuve.

Voir aussi : Vus en 2022

Personnage préféré
Cassie – Euphoria

Non seulement l’actrice fait un super boulot avec ce personnage, mais en plus l’écriture est vraiment au point. Je trouve Cassie extrêmement attachante dans son intrigue de la saison 2 où elle se retrouve presque malgré elle en position de traîtresse. Pas évident à assumer.

J’ai hâte de trouver le temps de voir le dernier épisode – une heure encore – parce que l’avant-dernier m’a laissé sur un sacré cliffhanger la concernant.

Bien sûr, j’adore aussi Lexi… il est possible que le dernier épisode de la saison me fasse donc changer d’avis quand Cassie va se venger méchamment.

Personnage détesté :
Owen – Grey’s Anatomy

Il est possible que je sois de mauvaise foi et que ce ne soit pas du tout le pire personnage que j’ai eu à fréquenter ce mois-ci. Seulement voilà, il en fallait bien un, et c’est le premier qui m’est venu en tête.

C’est loin d’être un choix par défaut cependant. Spoilers pour la suite : je me dis juste que ce n’est pas normal d’avoir été déçu de découvrir que les scénaristes faisaient le choix de le garder en vie. Genre, j’aurais aimé me débarrasser du personnage. Et ce n’est pas la première fois !

Je n’accroche pas du tout à son intrigue cette saison, comme pour les saisons précédentes. 

Personnage le plus surprenant :

Vic de Station 19

J’ai hésité à parler de nouveau de la série mère avec le dernier twist concernant le personnage de Cormac Hayes, mais la vérité, c’est que Vic est le personnage qui m’a provoqué le plus de surprises dernièrement. Spoilers.

On la retrouve dans cette deuxième partie de saison toujours pleine de problèmes médicaux concernant son coeur, et ça, je ne m’y attendais pas forcément. Elle a toujours son stress à gérer, elle ne semble pas trouver son équilibre sentimental… et elle fait la pire connerie du monde en ne se remettant pas au plus vite avec Théo ?

Après, la vraie surprise vient évidemment du cliffhanger, mais je suis sûr que je vais avoir l’occasion d’en reparler. Très curieux de comment ça va être géré par la suite !

 

J’ai vu 60 épisodes parmi les saisons suivantes :

Je n’ai pas fait d’article de saison pour Plus belle la vie et Law & Order Special victims unit.

La suite en mars…

Interminable The Batman (2022)

Salut les cinéphiles,

Evidemment, aujourd’hui, j’avais prévu de faire le bilan des films vus en février, mais puisque c’est toujours les vacances scolaires, j’ai pris le temps d’aller voir Batman au cinéma ce matin. Oui, vraiment, j’ai pris le temps, parce que les trois heures que ça représente, on les sent passer tout de même. J’avais quand même envie de me faire une idée sur le film avant de me faire spoiler.

Une intrigue classique ?The Batman - film 2022 - AlloCiné

Côté synopsis, le film sert à introduire une nouvelle version du personnage : on oublie donc les films précédents… mais les scénaristes semblent partir du fait que l’on connaît déjà bien le personnage et sa double identité. Nous suivons donc Batman deux ans après ses débuts de justicier quand Gotham est en pleine période d’élections (ça nous rappelle des choses), troublée par The Riddler. Pourquoi pas.

Attention, spoilers pour la suite de l’article.

Je ne sais pas trop par où continuer mon article, car j’ai énormément de choses à en dire. Forcément, ça dure trois heures.

Bon, si on commence par le début, sachez que les premières vingt minutes du film nous font bien comprendre pourquoi ça va durer trois heures. Les plans sont pour beaucoup plus longs que nécessaires et l’introduction retardée du personnage a beau être intéressante, elle n’était absolument pas nécessaire.

Un Batman trop… plat ?

Si l’introduction de Batman en tant que justicier est ainsi marquante, ça n’empêche que celle de Bruce Wayne est bâclée, voire ratée.

The Batman : le film avec Robert Pattinson réussi ? L'avis des critiquesC’est embêtant car c’est le héros derrière le masque, et on ne le voit que peu en tant que Bruce. Le peu de fois où on le voit, on peine à s’attacher à lui, parce que le côté misanthrope de Bruce ressort énormément et on a peu l’occasion de percer cette carapace. C’est bien dommage : on peine à comprendre pourquoi il est comme ça, car rien ne vient nous l’expliquer, si ce n’est notre connaissance préalable du personnage. Cela doit arranger les affaires de Robert Pattinson après.

Je l’ai déjà dit plus d’une fois, avec cet acteur, j’ai l’impression que c’est pile ou face : il y a des films où je l’ai adoré, d’autres où je l’ai détesté. Ici, on est plutôt sur la deuxième partie de la phrase, malheureusement.

Le tournage n’a pas dû être drôle tous les jours parce que Robert Pattinson passe son film à tirer la gueule.

Bien sûr, ça fait partie du personnage, mais ça fait que j’ai eu du mal à accrocher à son interprétation. Quand il était sans masque, j’ai aussi eu une forte envie de prendre une paire de ciseaux (oui, ça vient de moi, ironique je sais) et une bouteille de shampoing. Bref, cette version du personnage n’est pas des plus convaincantes. En revanche, quand je dis qu’il est plat dans mon titre plus haut, soyons d’accord : l’acteur a bien bossé pour avoir la carrure de son personnage, hein.

Des personnages secondaires pas assez osés

The Batman avec Robert Pattinson est à couper le souffle - NumeramaDans le même genre, j’ai eu la bonne surprise de voir débarquer Catwoman. N’ayant rien suivi de la promo du film, je ne savais pas qu’elle serait là et j’ai bien aimé la manière dont c’était amenée. Je l’ai trouvée mieux introduite que le personnage de Batman… mais j’ai tout de même regretté la timidité du studio concernant sa sexualité. Et partant de là, je n’ai pas réussi à accrocher à son « couple » avec Batman, parce que ça semble venir trop vite, de nulle part pour aller… vers son propre film, probablement. Hâte de la revoir à l’écran donc, mais dans un rôle plus conséquent.

Je regrette l’absence de personnages féminins (enfin, on en a deux quoi, de quoi je me plains ?) dans un monde peuplé d’hommes blancs, mais des efforts sont faits dans le scénario pour tenter un peu plus de diversité et féminisme. On se croirait parfois sur CBS tellement c’est fait avec bien-pensance mais sans jamais être efficace.

The Batman : plus fort et plus sombre que The Dark Knight ? (Critique sans  spoilers) - Superpouvoir.comDans le même genre, j’ai adoré l’antagoniste de ce film. The Riddler fait un excellent méchant pour un film d’introduction, et j’ai aimé les nombreuses devinettes qui peuplaient le film. Rien de trop compliqué, mais une bonne construction avec quelques moments pour nous aveugler sur la suite. J’aurais aimé qu’ils aillent au bout de ce qu’ils teasaient et je ne vois pas comment Batman s’en sort avec une identité secrète alors qu’il était inconscient dans une salle pleine de flics, mais bon, si je me concentre uniquement sur le méchant, il était brillamment écrit.

L’introduction du Joker en fin de film est un peu lourde, en revanche. C’était bien de faire un film sans lui – et l’annoncer comme ça pour la suite, je ne sais pas, ça tombe à plat après le récent et excellent film sur le personnage (qui ne sera pas à rattacher à ce Batman apparemment ?).

Un monde en carton-pâte ?

La bande-annonce de Batman se retient de révéler le Riddler de Paul Dano  alors que les fans demandent pourquoi - ThePressFreeBon, allez, si je fais le point sur les derniers défauts qui me viennent spontanément, il y a aussi certains accessoires et costumes qui faisaient un peu cheap. Je sais bien que c’est souvent le cas avec les costumes de super-héros, mais là, il y a des moments où j’ai eu du mal. L’introduction qui n’en finit pas de la batmobile – jamais nommée – ou les bottes sur lesquelles on insiste comme si le caméraman était fétichiste, c’était dérangeant.

L’écriture du Riddler, ses enveloppes, ses énigmes et ses machinations… ce n’était jamais tout à fait convaincant, avec un côté parfois enfantin, un peu amateur et trop souvent une impression que ce n’était pas tout à fait réel. Même sa manière de se filmer en zoomant au maximum ne permettait pas de nous éblouir vraiment.

Et puis, bien souvent, l’obscurité faisait qu’on ne voyait pas les détails.

Fortement aidée par la musique, cette ambiance sombre est certes celle que l’on attend d’un Batman. Elle a ses défauts (la course poursuite en voiture sous la pluie est parfaitement illisible), mais c’est aussi un point positif je trouve. Oui parce qu’à me relire, j’ai l’impression que je n’ai rien aimé. Ce n’est pourtant pas le cas du tout, bien au contraire.

Une ambiance tout de même prenante

https://sf2.autoplus.fr/wp-content/uploads/autoplus/2022/02/1-87.jpgDans les points positifs du film, il y a donc cette ambiance qui se met en place assez subtilement, toujours rythmée par la même musique. Il y a tout un tas de petits détails bien sentis aussi, juste ce qu’il faut pour nous faire comprendre qu’on entre dans un nouvel univers étendu (il y aura une trilogie Batman, déjà) et un scénario vraiment bien ficelé.

C’est prenant : il y a des longueurs dans le film, je ne vais certainement pas dire le contraire après trois heures, mais en même temps, on ne s’ennuie jamais vraiment à fond. Il y a de quoi s’occuper pendant le film, de l’action comme on aime, des twists qui viennent au bon moment et une construction complexe qui fonctionne bien dans l’ensemble. Bref, je ne regrette pas du tout de l’avoir vu, je pense que j’irai voir la suite – mais je n’irai pas le revoir tout de suite pour autant car c’était long. Ouais, je suis tiraillé.

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Ah, j’ai d’ailleurs mon dernier point positif : autant je déteste dire ça en général, autant j’ai eu l’impression que ce film de trois heures était juste une compilation de plusieurs épisodes d’une mini-série. Je ne sais pas si c’est positif pour le grand public, mais ça l’est pour moi : la multiplication des personnages secondaires, les intrigues qui s’emboîtent, les scènes d’action régulières mais jamais interminables, tout criait la série devant ce film.

Un pari raté, mais un essai à confirmer

Poster, affiche The Batman 2022 | Cadeaux et merch | EuropostersA mon sens, le film rate son pari et n’arrive pas à être l’incontournable que DC voudrait qu’il soit. On aurait pu se contenter de la dernière trilogie. Ce Batman essaie bien d’apporter une touche moins manichéenne, notamment concernant les parents de Bruce, mais il est très long dans sa mise en place, interminable dans ces twists et peu mémorable dans la technique (allez, cette scène de fusillade dans le noir, à la rigueur). Bref, pas grand-chose de nouveau, mais un énième reboot de la franchise DC malgré tout, reboot déjà plus convaincant, mais ayant encore besoin de se trouver… Peut mieux faire, définitivement, parce qu’il y a le matériel pour. On se détache des habitudes DC du manichéisme trop gentil peu à peu, cependant, alors j’ai envie d’y croire.

Un essai à confirmer avec la suite de la franchise, donc.