Sept clichés TV sur… la télévision !

Salut les sériephiles,

Mieux vaut tard (et nocturne ?) que jamais : voici l’article du jour du vendredi 29 avril. Et comme on approche à toute vitesse de la fin du mois, je me suis dit que ça serait pas mal de publier un autre article mensuel, celui des sept clichés, qui me confirme en plus que je n’ai pas vu le mois filer, une fois de plus.

Quoi de mieux pour boucler ce mois que d’enfin parler des clichés TV concernant… la télévision ? Il y a de quoi faire !

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  1. Quelque chose empêche toujours de regarder tranquillement la télévision comme dans This is us

C’est le premier point qui me vient en tête quand on parle de télévision au sein de la télévision : un peu comme avec le cinéma, s’il y a un personnage qui essaie de regarder la télévision dans une série, vous pouvez être sûr que quelqu’un ou quelque chose va essayer de l’en empêcher. Les enfants qui se lèvent toute la nuit et empêchent le père de regarder son match, c’est une chose. La cassette VHS sur laquelle le film était enregistré a été effacé en est une autre. Le tremblement de terre, l’apocalypse ou l’incapacité à retrouver la télécommande aussi. Bref, il y a toujours quelque chose pour empêcher un personnage de regarder tranquillement la télévision. Et vous savez quoi ? J’ai de plus en plus l’impression que ce cliché est VRAI parce que j’ai parfois du mal aussi à pouvoir regarder ce que j’ai envie !

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  1. La télévision est un fond sonore comme dans Charmed

C’est plus rare, mais il y a quelques épisodes de cette série dans laquelle la télévision est allumée pour servir de fond sonore. Que ce soit les informations pour accuser Phoebe de meurtre, la météo pour la boucle temporelle ou simplement de la neige à l’écran pour que le démon de l’électricité attaque les sœurs Halliwell, la série a prouvé maintes fois que la télévision pouvait être un fond sonore. Difficile ici de ne pas reconnaître que oui, c’est une possibilité, ce cliché est VRAI. Je suis bien du genre à me faire un rewatch en bossant ou à lancer une série procédurale en mangeant, après tout.

Les binge-watchings entre amis – Just One More Episode

  1. Les soirées TV sont traditionnelles comme dans How I met your mother

Tous les ans, les personnages se regroupent pour le Super Bowl ou pour une soirée Star Wars. C’est régulier, c’est un rituel, ils n’ont aucun mal à le faire apparemment et tout s’y déroule toujours comme attendu – ou quand ce n’est pas le cas, ça termine bien. Et ça, pour le coup, c’est un cliché que je trouve hyper frustrant, parce qu’il est FAUX. C’est mission impossible d’avoir ce genre de tradition une fois adulte, parce que tout le monde a ses impératifs et galère. Ou alors c’est juste moi… J’ai bien tenté, mais ça a toujours été un échec.

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  1. Les personnages sont fans de séries TV comme dans Community

Abed évidemment ! Comment ne pas le citer dans un article sur la télévision ? Cela fait toujours plaisir d’être représenté à la télévision ; alors voilà, ce cliché est VRAI. Bien sûr qu’il existe des fans de séries télévisées qui se font des bingewatchs assez régulièrement et qui parlent de télévision non stop. Vous avez vu sur quel blog vous êtes ? Je ne pouvais pas y couper, pour une fois qu’un personnage me ressemblait vraiment. Cela dit, il n’y a pas qu’Abed pour être fan de séries, je n’oublie pas Rebecca, Kate ou Kevin Pearson…

  1. 8 Things To Know About American Horror Story: Cult, From Killer Clowns To Crippling Paranoia - MTVLes personnages regardent la télévision pour les informations comme dans American Horror Story Cult

Allez, il était facile celui-ci si peu de temps après les résultats d’une élection présidentielle française (qu’est-ce que cette saison était naze), mais c’est assez VRAI aussi que la télévision est un médium privilégié pour avoir des informations. De mon côté, c’est plutôt FAUX en revanche : je ne regarde plus du tout la télévision… Après, j’avoue avoir eu tendance à retrouver des lives TV lorsqu’il y avait des annonces concernant la pandémie, ou avant ça quand Notre-Dame a brûlé tout simplement. La télévision reste un moyen de se tenir au courant, après tout.

Station 19 Season 4 Episode 11 Review: Here It Comes Again - TV Fanatic

  1. Les personnages sont captivés par la télévision comme dans Station 19

C’est dans le même ordre d’idée que le point précédent, mais lorsque les nouvelles sont vraiment mauvaises, il y a cette tendance à se taire d’un coup et observer ce qu’il se passe sans même oser parler. L’épisode auquel je fais référence ici était atroce, puisqu’il était question de George Floyd. Cependant, il y a bien d’autres cas d’épisodes ou séries où les personnages s’interrompent de parler pour regarder ce qu’il se passe. Je pense notamment à 9-1-1 Lone Star et son éruption volcanique (ou alors, c’était la tempête de sable ?)… On sait bien que c’est un cliché VRAI : quand on tombe sur un truc intéressant, on va vite être happé silencieusement par le programme.

Scandal Parody in Netflix's Dear White People | POPSUGAR Celebrity UK

  1. Les personnages débattent de ce qu’ils regardent comme dans Dear White People

Cette parodie de Scandal est inoubliable et il faut vraiment que je termine cette série, mais reconnaissons que c’est quand même un des grands plaisirs de regarder la télévision avec d’autres personnes… On peut en parler, débattre, théoriser ; et c’est quand même beaucoup trop génial. Après, ce cliché est VRAI, mais souligne un autre petit truc FAUX que l’on voit souvent : il est rare d’avoir un personnage seul devant sa télévision, à moins que ce ne soit pour qu’il soit interrompu comme dans le premier cliché évoqué ci-dessus. Après, c’est bien logique : c’est infernal de se poser chez soi pour regarder à la télévision un personnage qui serait en train de regarder la télévision sans que rien ne se passe.

Pfiou, quelle conclusion !

Riverdale – S06E11

Épisode 11 – Angels in America – 11/20
J’a-do-re. C’est complètement pété et ça n’a aucun sens, je n’ai pas arrêté de rire devant cet épisode qui enchaîne les énormités et nous révèle que l’intrigue de cette saison est encore plus paumée et perchée que d’habitude. Seulement, en parallèle de tout ce ridicule, la série joue avec des éléments que je peux aimer ailleurs – en le faisant mal, certes. Le message de paix que l’épisode souhaite faire penser m’empêche d’être trop sévère dans la critique, m’enfin quand même, tout ça n’a aucun sens ? Finalement, dans les saisons précédentes, les scénaristes n’avaient pas franchi toutes les limites et ils nous prouvent cette fois qu’ils ont la liberté de faire ce qu’ils veulent, pour le meilleur et pour le pire.

Spoilers

Tabitha veut sauver son business de Percival, quitte à s’appuyer sur le passé pour le faire.

And also I’m not Jughead, I’m an angel.

Au secours. L’épisode se centre sur le Pop’s et il est assez clair dès le départ qu’on va nous faire des flashbacks au passage. Eh oui, le sort de Pop’s est en danger cette fois-ci. Le diner serait selon Percival un excellent emplacement de gare, et il souhaite donc raser le business de Tabitha pour en faire le lieu de passage d’un train… mais sans fermer le bar en-dessous. Toni ne le croit pas, mais elle n’est pas d’une grande aide à Tabitha.

En fait, Tabitha est laissée seule face à ce grand-méchant : Archie guérit encore de ses blessures, Betty a peur de lui, et quand elle trouve finalement de l’aide chez Cheryl… Cheryl a d’abord besoin de contrôler son pouvoir de pyromanie qui explique qu’elle mette la clim à fond. Super. Au moins, elle est assez maligne pour ENFIN découvrir les pouvoirs de son mec. Il serait temps de se mettre à jour sur ce qu’il se passe, franchement. Elle semble en tout cas n’avoir aucun mal à se faire à l’idée des pouvoirs de tout le monde.

Cela ne l’aide pas vraiment à sauver Pop’s pour autant. Pour ça, elle peut heureusement compter sur son grand-père qui lui fournit une boîte à souvenirs prouvant l’importance du diner pour la ville. Il est même dans le Green book, c’est dire (pour rappel, le green book c’est une sorte d’annuaire de références des boutiques et adresses pour Afro-américains, de manière à ce que tout le monde puisse avoir un lieu où aller).

Kevin est de retour dans cet épisode autrement, et il fait son retour pour venir en aide à Percival et espionner Tabitha pour lui. Il indique ainsi que Tabitha est en train de se rebeller contre Percival, et ça ne lui plaît pas du tout. Forcément. Il lui envoie donc… un type armé d’un pistolet, pour la flinguer en plein milieu de Pop’s. C’est problématique.

Alors que Tabitha finit à l’hôpital, avec Jug à son chevet, elle plonge dans un coma bien particulier. On nous fournit alors un épisode de Noël (je crois ?) en 1944. C’est super, franchement, c’est vraiment ce dont j’avais besoin, hein. J’espérais avoir un épisode centré sur Tabitha, car j’aime le personnage et l’actrice, mais… Pas comme ça. Quel enfer, franchement.

La voilà donc plongée dans un flashback qui n’a rien à voir avec la réalité, où elle interprète un rôle différent, Teresa, et se retrouve à parler à nouveau Raphael, l’ange qui était venu lui rendre visite dans la dimension parallèle. Elle semble s’en souvenir, allez comprendre pourquoi, et fait donc entièrement confiance à l’ange qui, de toute manière, a désormais l’apparence de Jughead. Cela aide bien.

Il lui explique rapidement les règles de l’épisode : elle seule peut voir l’ange, mais personne ne se soucie de la voir parler seule, et elle doit à présent remplir une mission pour… Pour quoi au juste ? Pour revenir à la vie dans la réalité ? Mystère. En tout cas, elle se donne corps et âme dans sa mission quand elle la découvre : Riverdale est sur le point de devenir une ville du coucher de soleil, avec une loi qui empêcherait les personnes noires de sortir une fois la nuit tombée.

Il est hors de question pour elle que ça arrive, et elle fait tout ce qu’elle peut pour l’empêcher, s’opposant à un Percival du passé qui est évidemment raciste. En fait, ça sort un peu de nulle part dans l’épisode, mais le voilà raciste et prêt à tout pour que la ville soit débarrassée des personnes noires. Heureusement, elle peut compter pour ça sur l’aide d’Artie, avec un t, oui. Je ne cherche même pas à savoir qui il est censé être à ce stade.

De toute manière, peu importe : l’intrigue est ailleurs, avec une ville de Noël où Tabitha et Pops reçoivent une famille pourchassée pour avoir osé sortir de nuit. Cette famille est interprétée par Toni, Fangs et baby Annie (ça change de nom, ma foi). Concrètement, Percival et Kevin veulent s’en prendre à cette famille, mais Tabitha réussit à utiliser ses connaissances du futur, du droit et un miracle de Noël, provoqué par un Raphaël d’abord réticent, pour empêcher une arrestation de justesse.

Mieux, en présentant cette famille au maire de la ville, elle parvient à le convaincre de ne pas faire de Riverdale une ville du coucher de soleil. Malheureusement pour elle, cela énerve grandement Percival qui décide de s’en prendre à elle en lui tirant dessus.

Suite à cette nouvelle fusillade, voilà donc Tabitha qui se retrouve en 1968 dans le rôle de Tina. Il n’en faut pas plus pour qu’elle essaie d’empêcher le meurtre de Martin Luther King. Rien que ça ? Cette fois-ci, c’est Toni qui joue le rôle de l’ange dans cette intrigue. Il essaie donc de lui expliquer qu’il ne s’agit pas de sa mission et qu’elle ne peut rien faire pour changer l’Histoire.

Euh… OK ? Voilà Tabitha forcée de faire face à la mort de Martin Luther King et aux réactions de la communauté de Riverdale. Le problème ? Le FBI, interprété à nouveau par Percival et Kevin, veulent s’en prendre à cette communauté et interdire les rassemblements – ce qui provoquerait des émeutes. À quel moment a-t-il été décidé que Kevin serait aussi un antagoniste de la saison ? Mystère. Cela ne semble jamais perturber Tabitha qui ne se concentre que sur Percival de toute manière.

Un appel au FBI plus tard, Tabitha est capable de parler directement au directeur (allons savoir comment) et de lui expliquer qu’elle connaît ses documents secrets. Le cours d’Histoire est appréciable et fonctionne plutôt bien, même si les données évoquées le sont trop rapidement. En tout cas, ça permet de faire virer l’agent Percival. Manque de bol pour Tabitha, Percival devine d’où vient le problème et se démerde pour mettre une bombe chez Pop’s.

Tabitha se rend compte à temps de la présence de la bombe et la sort en vitesse du diner. Apparemment, la mettre dans une poubelle suffit à limiter les dégâts sur le restaurant, mais elle meurt tout de même. Suite à l’explosion la voilà devenue Tina, une serveuse du bar dans les années 90. Enfin… En 1999, quoi. Il est temps de passer aux années 2000, oui. J’aime le fait que le look de l’actrice s’adapte à chaque époque et qu’il soit question à chaque fois de questions de droits des personnes noires, parce que ça nous fait un cours d’histoire rapide, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être sacrément mauvais.

Dans ce nouvel acte, Tabitha/Tina se retrouve à devoir percer un nouveau mystère : un jeune tague un grand 88 sur Pop’s, et c’est un symbole raciste. Bien sûr, sa haine vient du pouvoir de persuasion de Percival qui tient une boutique en ville. Allez comprendre. Quand Raphael se pointe sous les traits de Betty, il nous annonce que Tabitha a réussi à voyager dans le temps plus rapidement que les fois précédentes – donc avant d’être touchée par l’explosion. Il lui explique aussi que la haine est instinctive chez certaines personnes.

Mais alors qu’il fait ça, il observe les photos prises par Tabitha dans la boutique de Percival et reconnaît des objets mythologiques importants, notamment le Graal. Selon Raphael, le Graal serait carrément un talisman qui permettrait à Tabitha de revenir à son époque, rien que ça. Ils vont loin encore cette année les scénaristes, mais de toute manière, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent désormais.

Genre, tout ce qu’ils veulent, même de faire de Tabitha une championne d’escrime (????) capable de se battre en duel contre Legion, parce que c’est lui que représente Percival. OK. Elle le bat, mais ne parvient pas à le tuer : Legion s’enfuit avant, ce qui laisse Tabitha seule avec le saint Graal. Un milkshake dans le St Graal plus tard, voilà Tabitha de retour dans le présent, prête à utiliser une boîte de conserve pour ne pas se faire tirer dessus.

Elle n’a plus qu’à expliquer à Jug qu’elle a aussi un pouvoir : elle peut remonter le temps à l’aide d’un ange. Ils en fument vraiment de la bonne dans la salle des scénaristes. Ce n’est que le début pourtant, parce que maintenant qu’elle est de retour, elle peut maîtriser bien mieux son pouvoir et se déplacer aussi dans le futur.

La conclusion de l’épisode ? Elle explique à Jug, Cheryl, Betty et Archie (sorry Veronica ??) qu’ils sont en train de se battre contre un Percival qui n’est probablement pas humain et se battent dans une guerre qui les dépasse complètement. A tel point d’ailleurs que quand elle se rend dans le futur à l’aide de son talisman – qui est finalement Pop’s et non le Graal – pour voir ce que devient la ville, elle se rend compte qu’il n’en reste plus que Pop’s, complètement abandonné. Partout autour, la ville n’est plus que cendre. Il n’en faut pas plus pour qu’elle en arrive à la conclusion que nos héros sont en train de se battre pour éviter l’Apocalypse, dont Riverdale serait l’épicentre.

Rien que ça !!!

Compteur d’Archie à poil : Nope, pas d’Artie dénudé, pas d’importance de l’acteur dans cet épisode.

Riverdale – S06E10

Épisode 10 – Folk Heroes – 08/20
J’avais un peu trop d’espoir en lançant cet épisode, mais finalement, la série est toujours aussi médiocre. Lors des épisodes précédents, je m’attendais à une intrigue naze donc je m’étais laisser embarquer par de la mauvaise SF… mais là, j’espérais retrouver cette même sensation et c’est juste un énorme non, beaucoup trop de choses n’allaient pas. Au moins, le compteur repart, c’est déjà ça.

Spoilers

Percival continue d’avoir les plein pouvoirs sur la ville. Cette fois, il s’attaque au cas des commerces de la ville, espérant bien pouvoir les gérer tous.

SET HER ASS on fire !

Pickens veut maintenant se faire bien voir de Veronica, alors il demande de pouvoir résider dans son casino, parce qu’évidemment le casino fait aussi hôtel de luxe. Il n’a même pas besoin d’utiliser son pouvoir pour la convaincre : le fait qu’il sache chanter suffit apparemment. Il en faut moins que ça pour qu’il soit détesté de Tabitha : il décide de proposer la réinstauration d’une statue à l’image de son ancêtre raciste et la suppression de la mention de Pop’s sur le panneau de la ville.

Ah, on ne peut pas arrêter le progrès. On peut en revanche, assez facilement, décider de monter l’une contre l’autre Tabitha et Veronica. C’est donc ce qu’il décide de faire dans cet épisode, parce que pourquoi pas. Assez rapidement, Tabitha est donc dégoûtée de voir que le Babylonium obtient les faveurs du conseil des quatre et est de plus en plus fréquenté.

Tabitha et Toni décident donc d’aller observer la concurrence directement sur place et découvrent que Veronica fait servir gratuitement des burgers et des milkshakes alcoolisés dans son casino. GRATUITEMENT. Logique ? Il faut dire qu’elle doit être riche avec trois ans de paiement cash de la part de Percival pour simplement loger chez elle.

Enfin, ça, c’est le départ de son plan. La suite est d’aller convaincre Veronica qu’il est capable de remplacer Reggie et qu’elle ferait mieux de se débarrasser de lui. En effet, Reggie détourne tranquillement de l’argent et des machines du Babylonium. Bref, il est rapide pour Veronica de rompre avec Reggie et de l’exclure du casino comme si de rien n’était, avant de faire de Percival son conseiller.

Pfiou. C’est n’importe quoi ? Il y a pire après. Tabitha et Toni font équipe pour rameuter un max de gens dans le bar de Toni (quel intérêt pour Tabitha ?) : elles décident de monter sur scène pour nous faire des stripteases. Cela ne plaît pas à Veronica qui vient observer incognito ce qu’il se passe (par incognito, j’entends qu’elle met sa perruque blonde), ni à Fangs qui voit Toni faire des stripteases alors qu’elle devrait se battre pour récupérer Bébé Anthony (j’avais déjà oublié tiens), ni à Pops qui voit Tabitha servir de la bière à ses clients. Bien sûr, les clients se mettent aussitôt à pisser derrière Pops plutôt que dans les toilettes, car c’est ce que provoque la bière. OF COURSE.

De toute manière, malgré tous les efforts de Percival, il n’est pas si simple de se mettre en travers des chemins de Veronica, Toni et Tabitha à la fois. Les filles trouvent donc un arrangement pour que les business de chacune coopèrent et permettent de se partager les profits de manière équitable. Au passage, elles s’enrichissent et font chier Percival avec un girl power tout fun. Le seul problème ? Cela énerve Percival qui décide en fin d’épisode qu’il est temps de mettre un terme à la carrière de Tabitha…

En parallèle, Betty se remet à porter des lunettes de soleil noires. C’est une bonne chose pour se rappeler que le trio de héros est censé avoir des pouvoirs cette saison. D’accord, Jug avait déjà fait un résumé en début d’épisode, mais bon, on oublie vite avec eux. Comme les scénaristes, au fond.

Betty, Archie et Jug continuent donc la bataille contre Pickens, et elle passe désormais par la volonté de redevenir un exemple pour la ville, exactement comme le fait Pickens. Jug teste une théorie selon laquelle on peut résister au pouvoir de persuasion de Pickens en réfléchissant et en se concentrant sur ce qu’on est, puis une autre selon laquelle Archie pourrait devenir un héros de la ville.

C’est facile : il suffit de le faire devenir homme le plus fort du monde. Pour ça, ils peuvent compter sur son pouvoir et sur le livre des records Guiness. Allez, c’est une facilité scénaristique, mais ça m’a fait rire ; de même que ça m’a fait rire qu’Archie vire tout le monde de l’El Royale pour retransformer son projet en gymnase. Après tout, c’est ce qu’il était censé être – et certainement pas une caserne de pompiers n’est-ce pas ?

Avant de devenir un gymnase, ça devient une sorte d’attraction touristique cependant. C’est donc au sein d’El Royale qu’Archie décide de devenir l’homme le plus fort du monde en s’enfermant dans un congélateur ou en se faisant frapper par plein de types de la ville. Le but ? Jug veut faire d’Archie une légende vivante. Il en est même prêt à lui construire une statue, rien que ça.

Il est aussi prêt à nous ramener Kelly KO, le fameux pote de Katy Keene. Veronica n’a pas la chance d’en parler malheureusement, mais bon, le type gère ça très bien tout seul… jusqu’à ce qu’il se fasse avoir par Percival. Percival arrive en effet à le convaincre de traverser devant des voitures, histoire qu’il se fasse opérer. Le pauvre. Il faut dire que Percival n’avait pas réussi à faire en sorte qu’Archie se suicide, parce que le cutter qui trainait par là. C’est bien normal, non, tout le monde laisse traîner des cutter dans les gymnases.

Bref, on s’en fout, l’essentiel est que Percival obtient ce qu’il veut, une fois de plus : il décide de se battre contre Archie sur le ring à la place de Kelly KO. Je ne vois pas trop l’intérêt de cette intrigue ou de ce match, mais bon, on l’a. Et pendant le combat, Percival nous fout une sacrée droite qui… fait saigner Archie. AH.

Si Archie parvient à ignorer le pouvoir de persuasion de Percival, il redevient apparemment humain à son contact. C’est problématique et ça attaque sa confiance. Il ne peut pas perdre de toute manière : s’il perd, il devra inaugurer lui-même la statue de l’ancêtre Pickens. Pas idéal comme plan… Et ça explique qu’Archie se relève autant de fois que possible avant d’être mis KO super rapidement. Bon, ben, c’est con pour l’homme le plus fort du monde. En plus, le type du Guiness Book est dans la salle aussi, alors il perd son rôle quoi.

Cela nous mène à une scène débile dans le vestiaire où Archie est mis face à sa statue et où Betty dit avoir entendu parler du match avant, mais demande quand même à Archie ce qu’il s’est passé. C’est drôle. Le trio trouve assez rapidement l’origine de la toute puissance de Percival : il a trouvé le Palladium et l’a récupéré. C’était facile pour lui : il suffisait de charmer Alice pour qu’elle l’emmène dans la chambre de Betty, puis de charmer Betty pour qu’elle donne toutes les infos juteuses. Ma foi, c’est rare que les scénaristes trouvent des explications si logiques et rationnelles, bravo à eux, hein.

Pendant ce temps, les scénaristes n’ont plus rien à faire de Britannia. Ils décident donc de se séparer de son personnage : maintenant que ses parents savent qu’elle est prête à être adoptée par Cheryl, ils changent d’avis et veulent à nouveau d’elle ?? Le départ de Britannia nous laisse en tout cas Cheryl seule et fiévreuse, et ça suffit à ce qu’elle nous fasse des cauchemars où elle brûle vive. Au moins, comme c’est un cauchemar, ça explique la médiocrité des effets spéciaux.

La médiocrité de l’intrigue, elle, n’a pas d’excuse : on retrouve ainsi Darius, l’infirmier de nuit de Cheryl, pour une courte scène où elle le drague à dire que son corps à elle est chaud. Tellement chaud, en fait, qu’à son réveil, son infirmier a brûlé de la tête aux chevilles. Pas plus que ça. Le type se retrouve en combustion humaine spontanée, ce symptôme très connu et très répandu qui est facilement expliqué par le médecin légiste, blasé de ce qu’il voit.

Vous me direz, il en a vu d’autres à Riverdale. En tout cas, l’information devrait faire peur à Cheryl, mais sa panique est dénuée de logique : elle est heureuse de savoir que Betty va rester veiller sur elle pour s’assurer qu’elle ne brûle pas elle aussi. Euh ? La dernière personne qui la regardait dormir a brûlée vive ?

Finalement, ce n’est pas ce que fait Betty. Elle plonge Cheryl dans un bain de glaçon qui permet d’atténuer sa température, puis appelle une division spéciale du FBI qui s’intéresse aux cas paranormaux. Allez, j’écrivais hier dans un article que Fringe me manquait, j’aurais dû faire attention à ce que je demandais apparemment (entre ça et le téléphone de Percival tout droit sorti du passé et me rappelant l’épisode en noir et blanc de la série…). L’agent Drake débarque donc à Riverdale (d’où je la connais elle ?) pour rappeler que la combustion humaine spontanée est très rare.

Et si Betty connaît bien la combustion humaine spontanée, elle n’a jamais entendu parler de pyrokinésie, figurez-vous. L’agent du FBI lui explique en effet que quelqu’un est peut-être en train de développer ce nouveau pouvoir. Ah top, je veux bien un pouvoir pour Cheryl, et ensuite pour Veronica. Bon, on commence par Cheryl en tout cas, et elle doit donc apprendre à allumer le feu de cheminée à distance.

Cela paraît super simple. Il suffit d’énerver un peu Cheryl et de lui mettre une photo de sa mère pour qu’elle nous lance des flammes et s’évanouisse. Cela paraît super difficile à gérer… mais en fin d’épisode, elle n’a aucun mal à nous allumer des bougies, simplement parce qu’elle est en train de lire Charlie. C’est un bon bouquin, d’accord, mais bon, je n’ai pas appris à lancer du feu mentalement grâce à lui, croyez-moi.

 

Compteur d’Archie à poil : +3. Yes, c’est le retour des intrigues de boxe, alors forcément, le nombre augmente. Il va falloir rattraper le retard de cette saison, après tout.

Eh, j’ai soif de connaissances ?

Salut les sériephiles,

C’est à croire que j’aime me faire du mal et me stresser, mais voilà, il est 23h48 et l’article du jour n’est toujours pas commencé. J’ai eu un énorme coup de barre tout à l’heure et je me suis donc autorisé une soirée de procrastination totale, ce qui fait que je n’ai clairement pas le temps pour les sept clichés TV… On fera ça demain ?

De l’importance de la télévision

J’ai envie de les écrire sur la télévision dans les séries, mais il faut une fois de plus que je vérifie demain la liste des articles clichés déjà écrits pour ne pas trop me répéter. Et en attendant, je suis coincé sur une absence de sujet pour cet article. Par conséquent, je me suis mis à lire un article sur les bienfaits et les inconvénients de la télévision sur les enfants, et ça m’a donné envie de papoter sur le sujet.

Après tout, j’ai eu une télévision dans ma chambre dès mes 12 ans, avec pour but de me responsabiliser et de me la retirer si ça dérapait à l’école. Comme ça n’a pas dérapé, j’ai pu la garder et ouais, j’ai cassé souvent mon couvre-feu pour me faire des soirées ALIAS/The Inside ou, au pire, Sex & the City. C’est vrai. Je ne m’en suis pas si mal sorti qu’on essaie parfois de nous le faire croire avec les risques d’inactivité, d’obésité ou de gros soucis cognitifs.

Comment je me l’explique alors que je suis le premier à constater que des élèves au collège ont parfois des nuits trop courtes et une tendance à zapper même le contenu d’un cours comme s’ils étaient devant la télévision ? Je crois que j’ai eu de la chance d’avoir développé très vite un intérêt pour l’écriture même des télévisions, pour les références culturelles, pour les effets spéciaux, pour, en fait, la critique.

Les séries pour apprendre

Eh oui, déjà petit, j’étais embarqué dans la critique des épisodes de Charmed que je regardais. Je me suis fait tout Buffy sur ma 3e et Angel sur ma 2nde. J’ai eu des soirées entières de visionnage de LOST en lieu et place de révisions du Bac. Eh, la veille d’une épreuve orale de bac, j’ai préféré me mater les deux derniers épisodes de LOST enfin disponibles pour être sûr de ne pas être spoilé. Vous savez ce qui fait que je n’ai pas fini avec des troubles cognitifs majeurs ensuite ?

Voir aussi : J’ai besoin d’une nouvelle série préférée

L’apprentissage. Je reliais ce que je regardais à ce que j’apprenais, et je ne parle pas ici simplement de la langue anglaise. Concrètement, je regardais ces séries, mais je faisais le lien entre le Drame romantique d’Hernani et la saison 6 de Buffy, je cherchais les références culturelles cachées dans LOST, qu’elles soient philosophiques ou scientifiques…  Combien de fois ai-je fini sur Wikipedia (au pire) ou dans des manuels pour me renseigner sur points précis évoqués dans des épisodes ? Pas étonnant que je finisse en bac de littérature après ça, mais le vrai propos de cet article, c’est de me rendre compte que je n’ai plus tout ça récemment ?

Du surplace dans l’apprentissage ?

Autant avec The 100, j’arrivais encore à dresser des parallèles, autant plus on avance dans le temps, moins les séries ne m’apportent la satisfaction qu’elles m’apportaient. Est-ce que je vieillis mal ? Est-ce que les séries sont écrites avec moins de références ? Est-ce que les références sont moins poussées ? Est-ce que je ne prends plus le temps de me faire ce plaisir, de la même manière que je me prends moins de temps pour lire ?

Je ne sais pas trop, mais il est clair que j’apprenais beaucoup avec les séries à une époque, et que c’est de moins en moins le cas. Et ce n’est pas avec les superproductions grand public que ça va changer, j’imagine ?

À la recherche des séries perdues ?

Voilà, cette dérive blabla est courte, mais elle mène à un point important : je me suis rendu compte que c’est ma soif de savoir qui n’est plus tellement satisfaite avec les séries ces derniers temps. Si Grey’s me plaît à nouveau, c’est parce qu’elle parle de questions sociales de manière intéressante et percutante. C’est original et ça permet de réfléchir ; et c’est ce que j’aime quand je regarde la télévision finalement.

Voir aussi : De l’importance de Station 19 et Grey’s Anatomy

Maintenant, il me faudrait des séries à la Fringe, à la Orphan Black, des séries capables de faire réfléchir et d’enrichir ma culture. Ce n’est pas gagné, surtout quand j’ai prévu de me voir deux épisodes de Riverdale demain avant le prochain podcast. SOS. Après, vous verrez que le prochain podcast de demain surfe aussi sur cette problématique… Oui, c’est de la pub déguisée tout ça (non, c’est un hasard heureux, promis).