Vus cette semaine #32

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Westworld – S04E07 – Metanoia – 19/20
C’est bien simple, cet épisode ressemble déjà énormément à une fin de saison. Pourtant, il nous reste encore un épisode (un seul, malheureusement) la semaine prochaine, ce qui fait que j’ai été bien surpris du rythme, des révélations et des avancées dans les intrigues. Parfois, ça semblait presque être trop rapide, mais en même temps, c’est tant mieux, car la dernière partie de cet épisode est ainsi incroyablement cool. Curieux de voir ce que proposera le dernier épisode maintenant.

Mercredi

High School Musical The Musical The Series – S03E03 – The Woman in the Woods – 16/20
Je me suis fait surprendre par une des révélations de l’épisode, et je me demande si ce n’est pas la première fois que la série le fait ? C’est bien la preuve que j’ai laissé mon cerveau de côté avant de partir en vacances, je crois. Ou alors, c’est juste que je me laisse bercer par les chansons originales de la série qui sont toujours aussi chouettes à écouter, même si l’une d’entre elles était spéciale tout de même cette semaine.

Jeudi

Resident Alien – S02E09 – Autopsy – 16/20
Si l’épisode n’a pas la qualité du précédent, il offre une bonne reprise en lançant cette deuxième partie de saison vers de nouvelles pistes. C’est un peu abusé d’oublier certains personnages après une pause si longue, mais comme pour moi la pause n’a été que d’une semaine, tout va bien. Pour le reste, l’épisode me donne envie de rester à jour et me rend impatient de voir le prochain épisode. Tout va bien, donc.

Dimanche

Evil – S03E10 – The Demon of the End – 19/20
Je pensais que la saison durait treize épisodes, alors je n’étais vraiment pas prêt à voir un épisode final. Et pourtant, c’est bien ce que propose la série, et son titre aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Je suis trop endormi en ce moment, ce n’est pas possible autrement. C’est un épisode de conclusion très efficace, en tout cas, au point que c’en est incroyable tant il met tout en place par lui-même. J’ai adoré, tout simplement, et je suis tellement impatient de découvrir la suite à présent !
Tales of the Walking Dead – S01E01 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.
Tales of The Walking Dead – S01E02 – Blair/Gina – 20/20
Cet épisode va diviser et sera soit adoré, soit détesté. Moi, il est tout à fait mon genre de bon gros délire, donc je l’ai adoré, vous l’aurez compris. Les scénaristes sont en roue libre et tentent des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire dans aucune des séries de la franchise, pour un rendu qui aura réussi à me faire rire – sans être pour autant entièrement de la comédie. C’est particulier, d’accord, mais c’était l’éclate cet épisode !
 

Walker

Walker – S02E18 –  Search and Rescue – 14/20
Certains personnages sont tellement débiles que l’épisode a pris une tournure comique en cours de route à laquelle je ne m’attendais pas… Les scénaristes non plus ne s’y attendaient pas, ce n’était absolument pas volontaire, les pauvres. Par contre, l’ensemble reste assez intéressant et le fil rouge se développe enfin, yay ! On approche de la fin de saison. Très doucement, mais en brûlant les étapes quand même. Ils sont forts.
Walker – S02E19 – A Matter of Miles – 15/20
La fin de saison se met en place et ce n’est pas toujours fait avec subtilité, mais il faut reconnaître que les scénaristes s’en sortent plutôt bien puisqu’ils ont forcément dû réécrire une partie de la saison après ce qu’il s’est passé en coulisses (le départ dans le casting). J’imagine que ça aurait pu être bien pire, et j’ai quand même un peu hâte que certaines intrigues prennent fin pour lancer une nouvelle saison dans un mois et demi.
Walker – S02E20 – Something’s Missing – 16/20
Rien de bien surprenant dans les « révélations » de l’épisode, car il était facile de tout deviner depuis plusieurs épisodes, mais j’ai bien aimé la manière dont tout se dénouait dans l’épisode. Tout ? Bien sûr que non, évidemment, la série a quelques pistes ouvertes pour la saison suivante. Je n’en attendais pas moins, je suis content de ne pas avoir eu plus : l’attente de deux mois (ça a du bon d’être en retard) sera parfaitement gérable. Une bonne fin de saison, donc, avec juste ce qu’il fallait où il fallait.

Rattrapage

9-1-1 – S05E10 – Wrapped in Red – 15/20
Beaucoup d’interventions pour l’épisode, mais tout de même des avancées et des surprises dans l’intrigue. Toute la saison semble aller dans le même sens et c’est assez clair à présent. Je me demande ce que donnera la deuxième partie après tout ça, mais le cliffhanger de mi-saison est assez efficace, en vrai, même si très différent de ce que fait la série habituellement.
9-1-1 Lone Star – S03E09 – The Bird – 14/20
La série continue sur sa lancée, et je finis par me demander si la saison 2 était un accident de parcours à proposer des épisodes aussi bien écrits avec des développements intéressants pour les personnages. Là, on a bien une intrigue intéressante, mais elle va à toute vitesse, contrairement à l’intrigue principale de l’épisode qui est, elle, particulièrement longue et peu intéressante à suivre.
Manifest – S03E05 – Water Landing – 14/20
C’est légèrement moins pire que dans mon souvenir, même si les personnages sont toujours pas mal débiles, à commencer par une certaine scientifique. Franchement, la moitié de ce qui arrive aux personnages pourrait ne pas leur arriver s’ils réfléchissaient tous dix minutes avant d’agir, mais cet épisode était un peu plus convaincant que dans mon souvenir en ce qui concerne le rythme. En plus, j’avoue que je ne m’attendais pas à cette fin.
Manifest – S03E06 – Graveyard Spiral – 15/20
Je vais finir par regretter de ne pas avoir vu la saison plus tôt : j’ai bien aimé cet épisode. Il y a toujours les moments un peu débile où les personnages font des trucs qui n’ont pas de sens et des facilités scénaristiques énormes, évidemment, mais l’épisode était divertissant. En plus, pour une fois, on sent une vraie avancée concernant l’intrigue globale de la série, avec quelques questions supplémentaires. J’aime bien quand ils proposent des épisodes comme ça, où toutes les intrigues sont vraiment liées entre elles.

J’ai aussi vu un épisode de New-York Unité Spéciale et cinq épisodes de I am Groot. Enfin, si on peut appeler ça des épisodes, quinze minutes en tout, sérieusement ?

> Vus en 2022 

 

Westworld – S04E08

Épisode 8 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

Spoilers

Dolores découvre (encore) la vérité sur sa réalité, William impose la loi du plus fort.

You’ve turned my world into a game.

La série n’étant toujours pas renouvelée, je crains vraiment le pire pour cet épisode qui est possiblement le dernier. Je ne suis psychologiquement pas prêt et j’espère vraiment une saison de plus, même si je ne sais pas ce qu’elle pourra raconter : l’épisode de la semaine dernière offrait la possibilité de servir une vraie conclusion cette semaine.

Nous verrons bien ce qu’il en est, en attendant, il faut reprendre cet épisode qui commence par le massacre provoqué par William en ville. Tout le monde essaye de s’entretuer parmi les humains, et ça craint beaucoup d’avoir survécu à tout ça pour finir comme ça. Même les robots se retrouvent terrifiés par ce qu’il se passe… mais ils aiment bien l’idée malgré tout – jusqu’à ce qu’ils soient tués eux aussi.

C’est un peu comme les humains le jour où le parc est parti en vrille, sauf qu’aucun humain n’a vraiment envie de tuer les robots en particulier. Ils ne font aucune distinction entre humains et robots, enfin, ce qui est forcément gênant. Franchement, ça part dans tous les sens, et nous suivons un tas de gens se faire exterminer les uns après les autres.

C’est une bonne première scène chaotique qui se termine sur un sniper plus malin que les autres, dernier survivant de la rue. Du moins, en apparence. En pratique, on se doute que ça risque de finir autrement. Le gamin – parce que c’est à peine un adolescent en vrai ce sniper – sort finalement de son immeuble pour aller voler un flingue et une voiture. Le pauvre se fait toutefois tuer à son tour. Je pensais qu’il allait pouvoir résister et être un personnage intéressant de l’épisode, mais non. Une fois n’est pas coutume, son meurtrier n’est autre que William. Encore et toujours lui.

On pourrait dire un peu la même chose de Charlotte : alors que William l’avait tué la semaine dernière d’une balle dans la tête, deux robots viennent récupérer son corps et nous la ressuscitent en deux temps trois mouvements. Plus concrètement, ils la réinitialisent et lui fournissent un nouveau corps. En bonne hypocrite, Charlotte demande qu’on lui conserve sa forme humaine, ses cicatrices et son visage, soi-disant pour que William puisse la reconnaître. La vérité est ailleurs : elle est aussi attachée à son apparence humaine que les autres, même si elle veut nous transcender.

Une fois ressuscitée, elle doit encore faire le point sur ce qu’il s’est passé dans sa cité. Elle découvre rapidement que William a décidé de l’exclure de la gestion de la ville : elle ne peut rien faire pour stopper le massacre qui, de toute manière, est déjà bien en place. Tout ce qu’il lui reste, c’est une vidéo de Bernard pour lui demander ce qu’elle compte faire ensuite. Il lui vend ainsi un dernier jeu avant la fin de tous les hosts, un jeu qui ne sera pas le sien. J’ai presque eu de la peine pour Charlotte, et pourtant, on sait à quel point elle est méchante. Et énervée, dans cet épisode.

Pendant ce temps, Dolores en arrive à comprendre qu’elle n’est qu’un programme parmi la réalité. Elle n’a donc pas vraiment de corps. Teddy tente bien de la convaincre qu’elle est réelle parce qu’elle a des pensées affectant le monde, mais la vérité est donc que Dolores n’est plus qu’un programme. A quoi bon se faire passer pour Christina dans ce cas ? J’ai du mal à suivre la logique, surtout que Teddy révèle finalement qu’il n’est pas celui qui a lui fait voir le labyrinthe.

Rapidement, Dolores comprend donc que quelqu’un d’autre joue avec elle : pas Teddy et, selon elle, pas Charlotte non plus. Il ne reste pas 36 possibilités, mais j’ai quand même eu peur qu’on nous sorte encore William. Ce n’est pas le cas, évidemment : c’est Dolores elle-même qui a décidé de se créer une vie dans ce monde digital. Il y a bien eu quelques indices au cours de la saison, notamment quand la coloc était imblairable à gérer en permanence la vie de Dolores/Christina, mais c’est un peu léger, je trouve.

Comme il n’y avait pas vraiment de quoi deviner qu’elle n’existait pas, la révélation tombe quelque peu à plat. J’aime bien l’idée que Christina se soit créée son monde après, et qu’elle embrasse Teddy comme ça.

Malheureusement pour elle, dans la réalité, Charlotte s’énerve sur le plan 3D de la ville détruite par William. Elle détruit ainsi la ville et nous révèle que sous celle-ci, il y avait… la perle de Dolores ! D’accord, ça devient un peu plus logique d’un coup, et j’aime beaucoup cette révélation – même si ça ne nous dit pas exactement ce que Teddy vient faire ici ou quel est le plan précis de Charlotte face à tant de chaos.

Elle est toujours bien badass en tout cas, et je l’adore. J’aurais aimé qu’elle ressuscite Maeve au passage, même si elle n’avait aucun intérêt à le faire. À la place, elle se balade en ville, toujours au son entêtant des ondes de la Tour, tue un humain et retourne voir son William dans une roue. Malheureusement, celui-ci est mort. Il lui reste heureusement Clémentine pour lui reprocher d’avoir voulu faire de William son animal de compagnie, parce que ça ne pouvait que déraper.

Clémentine reste une host clairement conçue pour venir en aide aux autres, alors elle propose son aide à Charlotte, avant de partir pour sa propre intrigue : elle souhaite retrouver les outliers, mais pas pour cohabiter avec eux. Ben super, cette apocalypse est vraiment peu rassurante pour les humains. En tout cas, Charlotte récupère enfin quelques accès informatiques depuis cette salle : elle peut ainsi localiser William.

Elle compte bien le ralentir avec le peu de pouvoir qu’il lui reste. C’est la loi du plus fort ? Très bien ! Elle lui envoie quelques hosts pour lui tirer dessus. Ils ne sont pas assez forts pour venir à bout de lui, évidemment, parce que c’est William, mais ils le ralentissent comme prévu. Ils détruisent sa voiture avant de se faire tuer.

Ils permettent aussi de donner des lunettes à William, lunettes qui permettent à William de voir un petit hologramme de Charlotte. Celle-ci a bien compris le but de William : il souhaite s’en prendre au Sublime et y propager la même violence que dans notre monde, où les hosts risquent même de se faire tuer par les humains tant ils sont dépassés par le nombre d’entre eux.

Cela craint un peu, et on comprend qu’ils sont désormais en train de mener une course pour arriver en premier sur place : Charlotte en jet privé, William en remontant sur un cheval. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu dessus. Cela lui permet d’atteindre le barrage du Sublime, sous un ciel sans nuage cette fois (merci pour le Bingo Séries). Il n’arrive que quelques moments avant que Charlotte ne fasse de même avec son hélico-jet privé.

C’est toutefois assez de temps pour qu’il lance la destruction du barrage. La conversation qui suit entre William et Charlotte est intéressante, parce qu’elle ne fait que confirmer ce qu’on soupçonnait depuis le début avec le personnage de Charlotte : William n’est jamais vraiment mort à ses yeux, il a évolué en devenant un robot. C’est plutôt logique : il vit toute la vie de William en agissant comme lui, évidemment qu’il est encore un William, évidemment qu’il a sa loi du plus fort inscrit dans son ADN de robot là (comment ça, il n’a pas d’ADN ?).

C’est pareil pour Charlotte : humaine, elle avait soif de pouvoir et de contrôle, une fois robot, elle n’est pas bien différente, même si elle est censée être construite à partir de Dolores. J’aime bien l’idée, même si ça ne me donne pas envie de devenir un robot pour autant. Après, Charlotte a quelques extensions intéressantes – non, je ne parle pas de ses cheveux : sa mise à jour du début d’épisode fait qu’elle a désormais un corps métallique capable de résister au poignard de William.

C’est un bon plan. Le combat entre les deux tournent alors à la partie de cache-cache et Charlotte finit par manquer de munition pour tuer William. C’est bien dommage. Cela permet à William de la chercher pour lui indiquer qu’elle a perdu à son jeu. Cela lui convient : elle considère qu’ils ont perdu tous les deux. Elle réussit toutefois à tuer William (YES) en utilisant un flingue laissé dans le tunnel du barrage par… Bernard, bien sûr.

Il propose en effet à Charlotte de se sauver en la laissant choisir de lancer un test. Et quand je dis que Charlotte tue William, c’est vraiment pour de vrai cette fois. Alléluia. Elle lui arrache la perle de son crâne et la réduit en miettes. Il n’y a plus trop de doute.

 

En parallèle, en ville, Frankie, Ashley et Caleb tentent toujours de s’enfuir de la ville. Ce n’est pas si évident – il est apparemment plus facile pour Caleb d’avoir des billets pour payer un manteau après une captivité durant toute sa vie que de sortir de la ville. Même si Caleb est persuadé d’avoir le temps d’emmener sa fille jusqu’au bateau qui l’éloignera de ce merdier, Ashley nous fait rapidement un petit check-up de réalité : ce n’est pas le cas.

Les anciennes expériences de Delos rejetaient souvent le corps, et c’est clairement ce qui est en train de lui arriver. Le but est d’arriver au plus vite sur un bateau ? Très bien, prenons le temps de s’arrêter dans un supermarché dévasté alors. Ce n’est pas la meilleure des idées franchement. Frankie prend aussi le temps de papoter avec son papa comme ça, lui expliquant que sa mère est morte d’un cancer. Pauvre Caleb.

Il n’a pas la meilleure des vies robotiques, à échapper à l’enfer pour se retrouver dans un autre enfer. La scène est énervante pour la perte de temps qu’elle représente, mais elle permet au moins aux personnages de converser – et dans le fond, c’est tout ce qu’ils ont toujours voulu, non ? La scène est presque touchante, à parler des souvenirs d’enfance de Frankie qui n’étaient qu’il n’y a quelques jours pour Caleb. Non, vraiment, le pauvre, il prend cher. Il arrive toutefois à s’ajuster assez bien à la réalité, en chantant Que sera, sera. Ca leur correspond bien.

Ashley ? On ne sait pas trop ce qu’il fait en attendant, mais heureusement, il les protège d’un homme qui voulait les tuer… avant de se faire dégommer à son tour par Clémentine. J’ai cru qu’elle allait prendre le temps de lui parler, mais non, pas du tout : elle lui tire une fois dessus et l’achève en lui crevant l’œil. C’était expéditif comme mort, je ne m’y attendais pas, surtout que c’est possiblement la dernière pour lui (si jamais la série n’est pas renouvelée).

Clémentine retrouve finalement Frankie et lui fait le meilleur des doigts d’honneur quand elle sait d’avance qu’elle n’a pas de munition dans son flingue. J’aime bien ce point de Bingo Séries, franchement, et j’aime que Clémentine prenne enfin de l’importance avec sa propre intrigue dans cet épisode. Mieux vaut tard que jamais ? Elle a toujours été un personnage que j’aimais, après tout.

Son intrigue est donc de retrouver les outliers et il est clair qu’interroger Frankie sur le lieu où se planque la Résistance est le meilleur moyen d’y arriver. Elle oublie un petit trop Caleb, en revanche. Il met trois plombes à se pointer, mais quand il revient, il lui fait perdre pas mal de temps pour en gagner autant que possible à Frankie.

Celle-ci révèle finalement qu’elle a encore une balle dans son flingue, et elle la réserve bien comme il se doit pour le crâne de Clémentine. Bon, ben, elle aura eu son heure de gloire, mais ça n’aura pas durer longtemps. Tout ça permet à Frankie et Caleb d’arriver à temps au bateau. Frankie peut y retrouver sa copine, Odina, lui présenter son père… et y dire adieu à son père. Il refuse en effet de monter sur le bateau, parce qu’il se sait condamner.

Frankie a donc passé sa vie à chercher son père, pour mieux apprendre qu’il était mort et qu’elle avait un ersatz pas foutu de survivre plus d’une journée avec lui. Au moins, Caleb a une belle conclusion puisqu’il voit sa fille « grandir » et Frankie a l’occasion d’avoir une vraie conclusion avec lui, en lui disant qu’elle l’aime. Bon, ça sent un peu trop la fin pour moi tout ça. Leur séparation est un peu triste, mais je pense pouvoir m’en remettre.

En parallèle de tout ça, il ne faut pas oublier que Dolores est toujours… nulle part. N’étant plus connectée à la ville de Charlotte, elle n’a plus rien qu’elle-même, et elle-même, ça la fait s’auto-parler à sa colocataire. Ce n’était pas la meilleure des scènes de la série, même si elle décidait de porter un message d’espoir : au milieu du chaos qui règne partout, il existe un sens de l’ordre et une vraie paix. Il suffit de rester immobile dans le désordre pour le voir – pour voir la beauté dans ce monde.

On retrouve ici la philosophie de la série, et elle reste efficace, même atténuée de cette manière. C’est une jolie conclusion pour Dolores après quatre ans. Merde, est-ce que ça va vraiment être une fin de série alors ? Cela y ressemble grandement, même s’il y aura toujours le prochain monde à explorer.

C’est Charlotte qui nous prépare ce prochain monde. De manière inattendue, Charlotte se fait en effet à l’idée qu’elle a perdu. Elle décide de sauver le barrage puis d’utiliser la perle de Dolores pour qu’elle puisse lancer un test : c’est le plan de Bernard depuis le début. La porte du Sublime se referme.

Dans le Sublime, Dolores se réveille et se retrouve à nouveau avec Teddy, son plus grand amour. Le Sublime reprend la forme de la ville de cette saison 4, Dolores comprend que Teddy n’est pas vraiment là non plus et qu’elle l’a recréé de toutes pièces. Je m’y attendais : Teddy est dans le Sublime après tout, pas dans la perle de Dolores. Cette dernière a désormais un but clair : retrouver Teddy dans le Sublime, tout en laissant de côté les défauts des humains. Ce n’est pas évident quand Dolores/Christina se confronte aussi à la Dolores de la saison 1 lui rappelant qu’elles sont à l’image de leur créateur.

La conclusion ? Les humains ne peuvent pas changer précisément parce que nous avons des cellules et de l’ADN, ça ne peut pas se réécrire comme le code de Teddy. Voilà alors l’ouverture attendue pour une possible saison 5 : Dolores décide de laisser une chance à l’humanité en lui offrant un dernier test, un jeu très dangereux. Elle veut créer tout un monde à partir de ses souvenirs – pour voir si ça vaut la peine de sauver l’humanité.

Ce n’est pas bien clair tout de même. Pourtant, la saison se termine sur Dolores, dans son costume de la saison 1, parcourant la ville de cette saison 4, pleine de corps et de cadavres. En voix off, elle nous reproche d’avoir utilisé le don de l’intelligence pour mettre fin à notre espèce, mais elle le reproche aussi aux robots. C’est un peu nouveau comme discours : les robots ne valent pas mieux que les humains à ses yeux.

Elle seule se rappelle des deux toutefois, et nous vivrons tous tant qu’elle se souviendra de nous. La vie sur Terre est terminée selon Dolores, et effectivement Charlotte se suicide carrément (je ne m’y attendais tellement pas à la voir en version robotique détruire sa perle… Je sais bien qu’elle a perdu, mais je suis dégoûté de la voir se détruire quand même).

Dolores veut donc un dernier jeu pour l’humanité, afin de décider si nous survivrons ou si l’extinction nous attendra. Pour cela, son jeu propose une dernière itération qui revient au début de la boucle : elle recréé Westworld en espérant pouvoir se libérer cette fois.

EN BREF – Cette saison 4 revient aux sources après une saison 3 qui avait trop eu tendance à nous perdre dans un futur de science-fiction moins agréable que le parc, mais surtout moins original également. En effet, la saison 3 reprenait trop les thèmes chers aux créateurs pour vraiment surprendre, et c’était une redite moins efficace.

Cette fois-ci, en revanche, la saison nous a mené tout du long sur la piste d’une intrigue cohérente, facile à suivre malgré sa complexité et ses révélations renversant parfois ce qu’on pensait acquis. C’était agréable et ça mène à un final réussi – qui peut servir de fin de série ouverte si jamais la série venait à ne pas être renouvelée, qui prépare parfaitement le terrain pour une saison 5 si elle l’était.

Et franchement, j’espère qu’elle le sera. Un retour à Westworld, même pour une saison encore plus courte, ça me conviendrait très bien. Cependant, le tournage ne commencerait pas avant le printemps 2023… On a le temps de voir venir.

9-1-1 Lone Star – S03E09

Épisode 9 – The Bird – 14/20
La série continue sur sa lancée, et je finis par me demander si la saison 2 était un accident de parcours à proposer des épisodes aussi bien écrits avec des développements intéressants pour les personnages. Là, on a bien une intrigue intéressante, mais elle va à toute vitesse, contrairement à l’intrigue principale de l’épisode qui est, elle, particulièrement longue et peu intéressante à suivre.

Spoilers

D’après son testament, Gwynn laisse à Owen son perroquet et il n’est pas exactement ravi.

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Paul, what are you doing?

L’épisode reprend alors que l’équipe revient d’une intervention où un rencard avec une hache s’est mal déroulé. Vraiment, c’est surprenant. C’est l’occasion pour Mateo de balancer à tout le monde qu’Owen a un rencard le lendemain avec Catherine. Je devrais n’en avoir rien à faire, vraiment, mais comme je sais qu’il s’agit d’Amy Acker, je suis tout content. Owen l’est un peu moins quand toute la caserne est sur son dos à lui donner des conseils pour qu’il soit moins chiant en rencard (vraiment, qu’ils se mêlent de leurs affaires ?).

Cela dit, ce n’est rien par rapport à ce qui l’attend dans la caserne. Il découvre en effet que Gwyn lui a laissé dans son testament son perroquet qui balance des insultes à tout va. Owen fait tout ce qu’il peut pour s’en débarrasser, contactant l’avocate de Gwyn… en vain. C’est vraiment son testament. Dingue. C’est très marrant comme ce genre d’intrigue ne semblent exister que dans des séries, franchement.

Je veux dire ? Gwyn lui lègue l’oiseau, je veux bien, mais il peut toujours le revendre ou le donner à des fans d’oiseaux, non ? C’est assez dingue, mais bon, il s’obstine à se faire à l’idée de ce nouveau colocataire. Allez comprendre pourquoi. Bien sûr, Mateo est fan de l’oiseau et tout se passe très bien quand c’est lui qui s’en occupe, hein. Tout se passe très bien aussi quand c’est Catherine qui le fait.

Ben oui, bien évidemment, elle est fan d’oiseaux et elle en connaît un rayon sur l’oiseau spécifique d’Owen, lui expliquant qu’il est réputé pour sa bonne mémoire et ses relations sociales – autrement dit s’il critique Owen, c’est parce qu’Owen le déteste lui aussi. Après, sincèrement, c’était une intrigue particulièrement chiante de voir Owen parler à un oiseau tout du long là. Déjà que j’ai du mal à accrocher quand ils parlent à des chiens, alors des perroquets ?

Heureusement, l’animal est plutôt joli et fait passer quelques messages de Gwynn au passage, surtout quand il s’arrête avec les insultes et passe au « je t’aime chéri ». C’est mignon comme tout. Parler du testament de Gwynn et du deuil d’Owen, c’est bien, mais bon, Tommy s’inquiète surtout de savoir comment va TK. C’est un de ses collègues les plus proches après tout, et elle aimerait lui parler du groupe qu’elle fréquente pour gérer le deuil de son mari, histoire qu’il puisse le faire lui aussi.

Il est hyper motivé à cette idée et se rend donc au même groupe que sa boss pour parler de sa mère décédée. C’est important d’en parler, je ne dis pas, mais en parler de cette manière devant sa boss ? C’est juste bizarre, désolé. Quant à la fin de l’épisode, j’ai juste halluciné : Owen et Catherine retrouvent l’oiseau mort dans la cage alors qu’Owen venait de se décider à le garder. Non mais sérieusement ?

La première intervention de l’épisode voit ENCORE une idiote au téléphone alors qu’elle conduit, mais là on touche vraiment au sublime : la nana est en vision avec son bébé A L’ARRIERE de la voiture, FACE à la route. Limite, le bébé regarde plus la route qu’elle. Du coup, ce qui devait arriver arriva : elle fait un écart à cause d’une voiture… et écrase son mari mdr.

Pardon, ça n’a rien de drôle parce que son mari est un militaire qui allait rencontrer son bébé pour la première fois et tout, mais bon, sérieusement, c’est complètement mérité ce qui leur arrive. Il est au téléphone avec elle alors qu’elle est au volant et ne lui dit rien ? PUTAIN MAIS BIEN FAIT. Pardon. Il y a des moments, hein, où on n’a pas le choix d’être au téléphone, je peux à peu près l’entendre (même si perso, ça m’est jamais arrivé ?), mais là, ce n’en était pas un.

Et puis, lui faire la surprise de son retour alors qu’elle conduisait ? Evidemment que ça n’allait pas fonctionner. Bon, bien sûr, la série joue énormément du faux suspense : l’homme fait un arrêt cardiaque et meurt… jusqu’à ce que sa femme lui présente sa fille et que les cloches de l’Eglise sonnent. Si ce n’est pas un joli petit miracle, tout ça.

La deuxième intervention est moins intéressante à mon sens : une vieille femme aigrie en fauteuil roulant s’en prend à un vendeur qui draguait une autre cliente, présente avant elle. Genre, tu n’as qu’à attendre ton tour, hein. Insupportable, la vieille, et hyper énervée. Finalement, les scénaristes la dédouanent de tout ce qu’elle a fait : ce n’est pas de sa faute, mais de celle de ses chats qui lui refilent une maladie la faisant être rageuse comme ça. Finalement, elle est toute gentille une fois dans les mains de Tommy qui la diagnostique correctement.

Allez, je vais lui pardonner, donc, mais on connaît tous des personnes aussi désagréables que ça dans la vie, non ? En tout cas, elle a de la chance, elle a eu une bonne excuse pour détruire tout un magasin, et c’est un peu le rêve quand même. On ne va pas se mentir. Finalement, tout est bien qui finit bien, youpi !

Une autre intrigue de l’épisode s’intéresse de nouveau au personnage de Paul. Cela faisait longtemps que ça n’avait plus été le cas, et ça reprend avec un étrange cauchemar où il se fait écraser par le camion de Judd. Pourquoi pas ?

Les cauchemars sont finalement le signe d’un problème cardiaque, avec également une arythmie violente qui aurait dû être détectée bien avant. Que Marjan s’occupe de lui la nuit à la caserne, je veux bien, c’est logique, ils dorment ensemble. Qu’elle l’emmène chez le médecin ? Pourquoi pas. Qu’elle soit dans le bureau du médecin avec lui ensuite ? C’est du grand n’importe quoi. C’est toutefois nécessaire vu le caractère de Paul.

Il apprend qu’il risque de mourir avant 40 ans s’il ne se fait pas opérer, mais l’opération lui laisserait ensuite un pacemaker, et ce n’est pas évident de rester pompier avec un pacemaker. C’est ce qui fait que Paul s’obstine à ne pas avoir d’opération : il indique à Marjan qu’il est hors de question pour lui de ne pas rester pompier. Il est prêt à mourir comme son père (à 36 ans ??) s’il le faut. Et il ne fait absolument pas attention sur les interventions de l’épisode, n’hésitant pas à soulever un des rayonnages du magasin.

Heureusement, Marjan ne lâche pas Paul pour autant. Si lui refuse de lui parler pendant une partie de la soirée, elle ne lâche pas l’affaire et elle fait bien : il fait un malaise cardiaque dans son appartement et c’est elle qui le retrouve, en arrêt cardiaque. Elle réussit heureusement à le retrouver à temps, lui sauve la vie en appelant le 911 et les médecins lui mettent évidemment un pacemaker pour le sauver.

Le problème, c’est qu’il ne voulait pas. A son réveil, il est apparemment suffisamment en forme pour en vouloir à Marjan de ce choix : il lui reproche de ne pas avoir été capable d’arrêter les médecins pour respecter ses vœux. N’importe quoi, franchement.

Tales of the Walking Dead – S01E02

Épisode 2 – Blair/Gina – 20/20
Cet épisode va diviser et sera soit adoré, soit détesté. Moi, il est tout à fait mon genre de bon gros délire, donc je l’ai adoré, vous l’aurez compris. Les scénaristes sont en roue libre et tentent des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire dans aucune des séries de la franchise, pour un rendu qui aura réussi à me faire rire – sans être pour autant entièrement de la comédie. C’est particulier, d’accord, mais c’était l’éclate cet épisode !

Spoilers

Gina travaille pour une bosse qu’elle ne peut pas Blair-er. J’ai tout donné sur le jeu de mots, tant pis pour le résumé de l’épisode.

I just wanted a snack.

Eh beh voilà, c’est enfin ce que j’espérais de la série : un épisode qui nous présente un personnage avant que le monde ne parte en vrille. Très vite, nous savons qui sont les deux héroïnes du titre de l’épisode : une patronne et sa secrétaire qui la déteste. La patronne est Blair, la secrétaire qui la déteste est Gina.

C’était plutôt marrant à voir franchement. En quelques répliques, on déteste à notre tour Blair, parce qu’elle est écrite pour qu’on la déteste. C’est une patronne insupportable qui est plutôt contente d’entendre tout le malheur qui arrive dans le monde parce que cela va lui permettre de faire plus de profit : elle dirige une compagnie d’assurance. J’aime sa manière d’être détachée de tout le mal qui pourrait arriver autant que sa secrétaire qui fait la liste de ses défauts sur son ordinateur.

C’était efficace de voir la franchise s’aventurer dans l’humour comme ça, même si c’était un peu lourd par moments. Et c’est dingue de se dire que cette apocalypse était prévue pour 2010 à l’origine. C’est vraiment passé vite ces douze ans. La pauvre Blair avait pour intention de partir en vacances, par contre, parce que même si elle dit que tout va bien dans le monde, elle refuse de rester aux Etats-Unis alors qu’elle a l’argent pour s’enfuir. C’est toutefois compliqué pour elle de pouvoir partir : il n’y a plus d’essence parce que l’apocalypse zombie commence à se mettre en place.

Elle se retrouve donc coincée à la station essence avec son mari, et c’est là que ça va partir en vrille. Alors qu’elle est prise dans ses problèmes et inquiète de savoir si Gina lui vole ses mugs ou non, elle voit alors Gina débarquer à la station essence. Ce n’est pas cool : Blair lui avait demandé de rester jusqu’à la fermeture. Cette faute professionnelle de Gina, c’est trop pour Blair : elle sort de sa voiture pour aller la virer sur le parking directement.

Oui parce qu’entre temps, Gina a fait demi-tour en constatant que la boutique de la station-service était en pénurie d’à peu près tout. Elle voulait juste se prendre un snack, mais c’est en vain. Une fois virée, Gina décide de se barrer bien vite quand elle voit passer une voiture avec ce qui ressemble fort, sur le siège passager, au cadavre d’un homme, mordu au cou. Il y a de quoi paniquer, surtout que sa voiture à elle est coincée par une autre, garée derrière elle.

Comme nous sommes aux Etats-Unis, Gina décide de prendre dans son coffre un flingue pour aller tirer sur le camion-citerne venant juste d’arriver pour refaire le stock des pompes à essence. Un flingue dans une station-service ? Pas la meilleure des idées. Très rapidement, Blair essaie de raisonner Gina, en vain : elle veut juste voler le camion.

C’est loin d’être une décision logique, mais bon, admettons. Le problème, c’est que le camion était justement en train de remplir les pompes, donc c’est trop risqué. Un officier de la police d’Atlanta (décidément, toujours Atlanta) débarque alors pour essayer de l’arrêter, mais sans succès. La situation se tend et dure un peu trop longtemps : le passager mort que Gina avait vu se réveille et mord alors sa femme, sur le parking derrière eux.

La distraction est effrayante, mais suffisante pour que la situation se tende et parte en vrille. Le flic tente de récupérer à son tour le camion après avoir pris le flingue des mains de Gina, le chauffeur du camion ne se laisse pas faire, un coup est tiré et… la citerne explose.

Alors par contre, ce n’est vraiment pas un épisode que j’imaginais possible pour la série – et pour la franchise – ce qui suit. Après cette explosion et le générique, on revient en effet en arrière pour suivre à nouveau Gina et Blair dans la première scène de l’épisode. Clairement, elle se souvienne de ce qu’il s’est passé ? Une boucle temporelle ? Avec une visée humoristique dans les personnages mis en avant ? Mais ? J’adore ?

Pardon, trop de questions, mais vraiment, je ne m’y attendais pas du tout. L’épisode est absolument génial à partir dans un délire de boucle temporelle. Cela n’a pas trop de sens, mais j’imagine que le format de l’anthologie libère totalement les vannes créatives et que les scénaristes peuvent désormais faire ce qu’ils veulent. Partant de là, ils proposent donc une boucle temporelle amusante, avec une Gina beaucoup moins radicale et excessive auprès de ses employés.

Elle tente, malgré son déjà vu, de partir en vacances avec son mec quand même. Pas de chance pour elle, malgré son avertissement en quittant le boulot, Gina débarque à nouveau à la station-service. Avant de rentrer dans le magasin, toutefois, elle se retourne pour constater que Blair est bien là. Ce n’est pas qu’un déjà vu, mais bien une boucle temporelle.

Très vite, ça part en vrille à nouveau, Gina décidant de s’y prendre un peu plus tôt pour voler le camion. Cela permet à Blair de remarquer que le policier est mordu au poignet, mais aussi d’apprendre de sa part qu’ils n’ont pas beaucoup de temps. C’est bizarre. Bon, le plan de Gina fonctionne en tout cas : elle réussit à voler le camion cette fois-ci, mais elle laisse Blair derrière elle.

On remarque que Blair n’en a rien à faire de son mec : elle préfère courir après Gina pour l’empêcher de partir avec le seul camion capable encore de quitter la ville. Pas de bol, en se mettant en travers du chemin de Gina, elle la force à braquer et à provoquer un accident.

La troisième boucle peut alors commencer. Cette fois, les deux femmes se souviennent très bien de ce qu’il s’est passé, et Gina ne compte pas rester au travail, du tout. Elle démissionne bien vite, les deux femmes s’engueulent sur le parking, Gina assure qu’elle n’ira pas à la station-service, Blair s’y rend malgré tout et… elle y voit Gina débarquer.

Ayant crevé son pneu, celle-ci reprend son plan habituel, mais en étant encore plus rapide. Blair quitte son mec bien vite pour s’approcher et voir ce qu’il se passe, menant à une scène où cette fois-ci, c’est le chauffeur du camion qui parvient à s’enfuir et le conduire. Pas de bol pour lui, le flic et Gina en viennent aux mains en même temps et un coup est tiré. Bien sûr, c’est le chauffeur qui se prend la balle et meurt sur le coup.

Il reste tout de même un enfant, celui du flic, dans le camion, et ça fait réagir Gina qui part aussitôt en courant pour l’aider à conduire le camion depuis l’extérieur du camion, s’accrochant comme elle peut à la portière. Blair, elle, réussit à sauter à l’arrière du camion, à monter dessus, à tomber sur le capot avant, et tout ça sans le moindre accident. C’est complètement barré comme scénario, ça m’a bien fait rire malgré de mauvais effets spéciaux.

Et bien sûr, ça ne fonctionne toujours pas : Gina parvient à monter dans le camion et prendre le volant… mais elle se fait mordre par le conducteur du camion, transformé en zombie. Sans avoir été mordu avant. Dire qu’il a fallu deux saisons pour en arriver là dans The Walking Dead. Dans la boucle suivante, Blair a du mal à s’en remettre et le raconte comme si de rien n’était face à tous les employés, bouche bée.

Il y a de quoi l’être, parce qu’ensuite Gina remet une fois pour toute Blair à sa place, lui indiquant qu’elle est beaucoup trop égoïste pour connaître le monde qui l’entoure. Tout ce qu’elle reproche en boucle à Gina ? Il y a une explication logique quand on connaît un peu les employés de la boîte, et j’ai trouvé ça cool à voir. Bon, par contre, cette dispute entre les deux mène à une nouvelle séparation qui leur fait perdre du temps.

Blair décide donc d’appeler la police pour prévenir de l’attaque de Gina, et c’était hilarant à voir. Cela mène à une scène où les deux femmes se battent en en venant aux mains alors que Gina est menottée et à… un accident quand une voiture le percute. C’était marrant et ça mène à un montage encore plus marrant où l’on suit plein de morts des deux femmes. Il y a même une fois où Gina est un zombie, ce serait intéressant de savoir ce qui lui reste comme souvenirs après tout ça.

En tout cas, ça mène aussi à une scène où les deux laissent les employés complètement dévastés par ce qu’il se passe : Gina et Blair paraissent être amies, Blair n’engueule pas Gina qui détruit la machine à snacks de la boîte, rien ne paraît normal. Elles s’enferment dans les toilettes, juste ce qu’il faut pour savoir qu’elles ne pourront pas être amies de toute manière.

J’ai bien aimé l’idée de Blair qui insiste pour dire que Gina a besoin d’elle afin de quitter la ville, de même que j’ai aimé voir Gina lui demander de la laisser partir seule pour une fois, parce qu’elle veut aller sauver ses neveux dans un parc du centre-ville. Bien sûr, Gina n’atteint pas le centre-ville et est morte avant, tandis que Blair en arrive à un point où elle décide de se rattraper auprès de ses employés, de larguer son mec et de se suicider en se faisant bouffer par un zombie.

Apparemment, cela fait beaucoup trop mal et est la pire des manières de mourir. Bon à savoir ? On s’en doutait un peu tout de même. En tout cas, reprendre une nouvelle fois la boucle alors qu’elles étaient seules jusque-là ça les mène à la conclusion évidente depuis le début de l’épisode qu’elles devraient peut-être travailler ensemble pour réussir.

Malheureusement pour elles, ça suppose de laisser Wendell, l’enfant du flic, mourir. C’est un peu triste pour lui, mais bon, admettons. Elles s’en remettent assez vite, décidant d’aller en ville ensemble pour récupérer les neveux de Gina, et tant pis pour le reste. C’est tout de même une occasion pour elles d’apprendre à se connaître mieux. Gina découvre ainsi que Blair a perdu son père moins d’un an avant.

Ensemble, elles parviennent ensuite à sauver tout un tas de gens qui couraient face à une des toutes premières hordes de zombies sur les routes d’Atlanta. Elles le font en faisant exploser des voitures avec de l’essence de leur camion-citerne. Bordel, l’essence va devenir une denrée si rare et précieuse si vite dans la série-mère, c’est frustrant de voir ça.

Surtout que, de manière prévisible, ça finit par faire exploser aussi leur camion. Toutefois, cette fois-ci, elles survivent. Elles cherchent alors à expliquer comme elles peuvent la boucle temporelle, avec le syndrome de « folie à deux » que Gina découvrait en début d’épisode sur son ordinateur (et qui fonctionne probablement avec la mise en scène de l’écran divisé en deux quand elles voient la première fois un zombie manger quelqu’un ?), puis se relèvent, contente de voir qu’elles ont réussi à vivre au-delà de 17h. C’en est presque frustrant que ce soit une anthologie, parce que je les aime bien.

Je ne sais pas trop quoi faire de l’épisode au sein même de la franchise, mais j’ai passé un super moment devant.