Mes derniers coups de… #28

Salut les sériephiles,

Nous voilà en milieu de mois, ce qui signifie qu’il est temps de marquer le retour de cet article mensuel que vous aimez toujours bien si j’en crois vos réactions à chaque fois. Le déconfinement bat son plein depuis quelques jours et les upfronts traînent à venir, j’ai donc plein de choses à vous raconter alors trêve de blabla, à présent, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Gentleman Jack S1:E01 I Was Just Passing Recap – Ginges Be Cray

Coup de Cœur : Je me sens presque forcé de le dire parce que je tiens à la vie et que Poluss me tuerait si ce n’était pas le cas, mais eh, Gentleman Jack me plaît énormément. Ce n’est pas du tout mon genre de série, les photos me faisaient peur… et en fait c’est une série super fun que je ne regrette pas d’avoir (re)commencé cette semaine. Je vous la conseille, pour son humour, ses répliques et son rythme qui arrive à nous donner l’impression que ça va vite, alors même qu’il y a des longueurs. Unique !

Season 2 Nbc GIF by Manifest - Find & Share on GIPHY
Moi aussi, je croyais en toi, Olive, mais tu peux pas tout sauver apparemment.

Coup de Mou : Je suis hésitant sur ce coup-là, parce que j’ai deux saisons que je suis en train de rattraper qui pourraient se qualifier ici. Comme il paraît que la fin de saison de l’une est géniale, je vais opter pour l’autre : Manifest, qui était un bon divertissement l’an dernier, a tendance sur sa saison 2 à patiner dans la semoule. L’accent est mis sur les intrigues plutôt que les personnages, mais les intrigues sont médiocres et les personnages le deviennent aussi ! Dommage…

 

Coup de Poing : J’entends d’ici les plaintes de la majorité d’entre vous qui la déteste, mais le meilleur coup de poing du mois, pour moi, vient de Blindspot.

tasha zapata | Tumblr
Rassurez-vous, elle continue de me gonfler quand même, et c’est triste, parce que je l’adorais à l’origine !

On le doit à Tasha qui m’a fait prendre conscience que les séries d’action comme celle-ci me manquaient beaucoup en ce moment. Une jolie chorégraphie dans le 5×01 m’a donné très envie de retrouver plus de scènes de ce genre… Allez, encore une dizaine de jours à attendre avant d’avoir deux autres séries comme ça qui débarquent !

 

 

Coup de Blues : Cette semaine devait être celle des upfronts… et ce fut un énorme fail : ABC a annoncé qu’elle décalait ses annonces à la fin du mois et la CW ne ramènera aucune de ses séries avant 2021. Merci bien ! J’en ai parlé mardi, mais vraiment, cette rentrée promet d’être super fade, et ça me rend triste de savoir qu’on aura peu de choses à se mettre sous la dent dans les prochains mois… en plus, c’est pareil du côté du cinéma !

Voir aussi : Upfronts 2020 (#1) : une rentrée bien fade

Coup de Vieux : J’ai une amie qui vient de commencer Agents of S.H.I.E.L.D pour la première fois, et quand elle m’en parle, ça me rappelle la saison 1 qui est si loin. La série a commencé en septembre 2013 ; je connaissais à peine cette amie à l’époque ! Bref, elle n’aime pas tellement Fitzsimmons pour le moment, ni la série, et ça m’a rappelé que sur les premiers épisodes, je n’étais pas convaincu non plus. Je l’avais oublié, mais une conversation téléphonique plus tard, ce n’est plus le cas, et ça me fout un coup de vieux de me souvenir de cette période il y a sept ans où il me restait tant de très bons épisodes et personnages à découvrir et apprécier.

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Espérons que la décennie 2020 nous en apportera d’aussi bonnes !

Coup de Barre : Je ne lui ai pas donné le coup de mou, mais je lui donne le coup de barre, qui lui correspond mieux… Et je parle évidemment de la saison 3 de 9-1-1. Vraiment, elle me fatigue cette série en ce moment.

Improbable mais addictive : 9-1-1, le récap saison 1 | Just One ...
Non, Hen, c’est le scénario qui l’est. T’y es pour rien toi, tu fais comme tu peux avec ce qu’on te donne…

C’est peut-être le bingewatch qui veut ça et je suis clairement le seul à le penser puisqu’elle fait un carton dans les audiences américaines, mais j’ai l’impression de me prendre des shoots d’adrénaline jusqu’à overdose à chaque épisode et ne pas avoir le temps de creuser les personnages. Elle a toujours été comme ça, je le sais… Sauf que la saison 3 semble en faire encore plus et passer d’un drama à l’autre sans développer vraiment ses personnages. Et ça me fatigue !

 

Coup de Bol : Le #WESéries m’a remis le pied à l’étrier et m’a débloqué de ma panne séries, même si je n’ai vu que six épisodes la semaine dernière. En prévision de ce week-end, j’avais publié un tableau de rattrapage de mes séries et depuis, je m’y tiens, je suis plutôt content que ce soit le cas et les séries parviennent à me remotiver !

Coup de Gueule : Alors, ça n’a rien à voir avec les séries, mais sérieusement, mes fenêtres donnent sur une rue piétonne (enfin, elle est piétonne en ce moment en tout cas) et putain, qu’est-ce que j’ai envie de hurler aux gens d’apprendre à se servir d’un masque et de respecter les gestes barrières.

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Pas en France, désolé !

Je vois des gens qui, pour parler à quelqu’un, décident que le mieux à faire est de…. Retirer son masque ?! Mais ? On n’est pas sorti de cette épidémie, je vois tellement de gens faire n’importe quoi, c’est insupportable. Ah, on se moquait de la porte-parole du gouvernement disant qu’elle ne savait pas se servir d’un masque, mais quand je vois les gens dans la rue, je comprends mieux !

 

Coup de Tête : Reprendre le Challenge Séries 2020 avec à la fois Riverdale, puis Gentleman Jack alors que ce n’était pas du tout sur mon planning à l’origine. J’en profite maintenant que je suis sorti de la panne de séries pour m’y remettre, même si c’est sacrément mal barré pour que le challenge en lui-même soit une réussite cette année. De toute manière, l’essentiel, c’est de participer et d’avancer. Dans tout ça, il me reste à mettre à jour ma liste de séries à voir et mon tableau de rattrapage, mais bon.

Voir aussi : Le fail du Challenge Séries 2020 et mes envies de rattrapage improbables

13 Reasons Why : bonne ou mauvaise saison 2 ? -

Coup Tordu : Alors que tout les diffuseurs de séries retardent au maximum les diffusions de leurs derniers inédits, on a Netflix qui a débarqué cette semaine pour annoncer la saison 4 de 13 Reasons Why dès le mois de juin, là où tout le monde l’attendait pour la fin d’année, comme les trois premières saisons. Mais non, Netflix en a décidé autrement et la série se finira beaucoup plus tôt que prévu. Elle aurait pourtant eu du succès en septembre/octobre où la rentrée sera vide de séries à déguster ! Bizarre…

Coup de Pub : Pas d’autres blogueurs ou youtubeurs aujourd’hui, je vais faire l’égoïste et vous parler en fait d’une série que j’adore et qu’apparemment personne ne regarde : In the Dark, version US. Elle a débarqué discrètement il y a un an sur la CW, elle est déjà renouvelée pour une saison 3 et j’en adore les personnages comme les intrigues ! Il faut la voir, vraiment, elle est géniale !

5 BONNES RAISONS DE REGARDER HOW TO GET AWAY WITH MURDER ...

Coup de Grâce : Ce matin, j’ai décidé de mettre de côté le télétravail (oups) et les réponses aux mails pour mon concentrer sur l’épisode final d’une série commencée il y a six ans déjà : How To Get Away With Murder. Vraiment, une page de mon histoire d’amour avec les séries se tourne en 2020… Et mon dieu, les dernières scènes de cet épisode ont été un crève-cœur. Dire adieu à ces personnages, je n’étais pas prêt du tout ! Écrasant d’émotions !

Station 19 – S03E16

Épisode 16 – Louder Than a Bomb – 17/20
Je me suis mis devant cet épisode en m’attendant à totalement autre chose que ce qu’il proposait. C’est un très bon épisode, mais il n’a pas du tout la carrure d’un épisode final, je trouve. En fait, il ressemble à ce que devraient être tous les épisodes de cette série, à peu de choses près. Etonnant pour une fin de saison, mais au moins, ce n’est pas mauvais et ça fait plaisir de les quitter sur une bonne note !
> Saison 3

Spoilers

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The explosion, they’re a Bravo Tango.

J’étais plutôt serein face à cet épisode, jusqu’à ce que je découvre hier que, de manière parfaitement logique et prévisible, il s’agissait d’un crossover avec un épisode non tourné de Grey’s Anatomy. J’ai aussitôt compris que j’étais mal barré et j’ai hésité à le voir avant que la série-mère ne se mette à jour aussi (puisqu’il y aura trois épisodes à la rentrée avant de voir la suite de ce cross-over normalement…), mais la peur du spoiler m’a fait venir ici. De toute manière, la fin d’How to get away with murder m’a déjà ravagé, je ne suis plus à ça près.

L’épisode commence tranquillement à Seattle par une fête joyeuse pour toute la caserne, mais pas pour Andy. L’alcool coule à flot et ils semblent avoir plein d’amis, même si on ne les a jamais vus avant. Notons que Vic a toujours de bons mouvements de danse, que Maya a rompu avec Carina, que Dean est prêt à embrasser une femme qui n’est pas Vic ou que ça y est Travis et le fils Dixon assument leur couple.

Andy est bourrée, et Jack en profite pour faire la comparaison entre la colère qu’elle ressent pour son mari et son père qui est la même dans tous les cas. Qu’importe, on dirait une soirée réussie tout ça, avec pas mal de dans pour eux tous. Franchement, ça m’a soudain fait prendre conscience que le confinement, c’est cool, mais il y a des choses qui me manquent vraiment beaucoup. Pourtant, ça fait fort longtemps que je n’ai pas vécu ce genre de fête.

Le lendemain, tous les téléphones des pompiers sonnent malgré la gueule de bois. C’est marrant à voir, puisqu’ils se comportent soudainement comme des adolescents. Pourtant, la journée promet d’être longue avec une cinquième alarme pour le même feu et une longue nuit à revivre : Vic se retrouve dans le lit de Dean sans coucher avec, ce qui le dérange tout de même vis-à-vis de sa nouvelle copine inutile, Travis et Emmett ont dormi ensemble dans le lit de Vic (mais la nouvelle recrue n’est plus là), Andy a ignoré les appels de Sullivan toute la nuit… Pourtant, Sullivan se fait opérer le jour-même.

Tout le monde quitte finalement l’appartement bien vite. À la caserne, Maya découvre que son père l’attend. Il va l’attendre encore un peu clairement, puisque l’alarme est trop importante. Ce n’est qu’à ce moment de l’épisode que je me suis rendu compte que Ben était absent jusque-là… S’il me fallait encore une preuve que je n’en ai rien à faire de lui !

L’incendie ? Une fuite de gaz à Pack North ! C’est donc à ça que servait cet hôpital depuis le début ? Eviter que la catastrophe ne soit encore et toujours au Grey Sloan ? Admettons. Deux explosions plutôt qu’une marquent le début de cet épisode final qui promet d’être riches en événements dès le départ. Pourtant, ça comment lentement, avec un patient coincé dans la machine à IRM. Comme il raconte sa vie peu passionnante, Travis en profite pour déclarer qu’il a couché avec Emmett, et plutôt plein de fois qu’une, y compris le matin même. Il le fait devant Ben qui juge aussitôt, surtout que Travis prétend ne pas être amoureux d’Emmett. Merveilleux.

Ailleurs dans l’hôpital, une chirurgienne refuse d’évacuer l’hôpital sans ses recherches révolutionnaires sur le point d’aboutir. Le seul problème étant qu’elle est cul-de-jatte et que ça ralentit beaucoup l’évacuation, Dean, Jack et Vic sont forcés de se mettre à la tâche de tout sauver eux aussi, suivi de Travis et Ben. Une nouvelle explosion intervient alors que Maya leur somme une fois de plus de quitter les lieux au plus vite.

Miller se prend ainsi une étagère sur la tronche alors que tout le monde tombe à terre… y compris le plafond dans le couloir à côté d’eux. Ils sont donc coincés et ne peuvent plus sortir, ce qui inquiète légèrement Maya s’en confiant à un Dixon qui lui n’en à rien foutre : la presse est là, c’est tout de même plus important. Moi, je suis surtout surpris de voir que Dixon soit encore en poste, mais bon. Le pire est encore l’arrivée du père de Maya sur la scène, après l’avoir vu la télévision.

Dans l’hôpital, tout ne se passe pas si bien par contre : le Dr Ava, qui refusait d’abandonner ses recherches est blessée et semble sur le point de perdre un bras en plus de ses jambes, alors que Miller découvre soudainement dans la pièce… une bombe. Il ne mentionne même pas Prue et se met aussitôt au travail : il fait désactiver toutes les radios et portables, parce qu’ayant bossé pour intégrer l’équipe de déminage un moment, il en connaît assez pour faire les premiers gestes sur la bombe. Et il comprend aussi qu’avec les trois explosions précédentes, ils ont un à peu près onze minutes avant la prochaine explosion.

Onze minutes, c’est peu, alors le docteur Alba décide de se sacrifier et demande aux pompiers d’arrêter de s’occuper d’elle. Les minutes défilent, et en-dehors de l’hôpital, le père de Maya se comporte enfin comme le salopard qu’il est, puisqu’il devient agressif envers sa fille qui ne prend pas le temps de s’occuper de sa famille en plein drama, préférant jouant les capitaines de pompiers. Quel jeu. Il va loin, allant jusqu’à l’attraper par les cheveux, preuve de plus qu’il est violent.

C’est d’une tristesse. Les autres pompiers et l’équipe de déminage interviennent alors que Maya reprend à peu près le contrôle, mais j’espère vraiment qu’elle arrêtera de s’aveugler sur son père cette fois. Dixon, lui, continue de faire sa conférence de presse pépère… avant d’être arrêté devant tous les journalistes, ce qui est plutôt une bonne chose. Cela fait même sourire Maya.

Dans l’hôpital, le docteur Alba finit par mourir et le temps passe. Il ne reste plus qu’une minute pour désactiver la bombe, ce qu’ils ne peuvent pas faire. Le stress est palpable : Miller veut isoler la bombe, mais c’est dangereux. C’est finalement Jack qui s’y colle, sans faire exploser la bombe heureusement. Quand celle-ci éclate enfin, les pompiers s’en sortent donc sans dégât et en ayant sauvé les recherches du docteur Alba, son seul souhait dans la vie.

C’est au même moment qu’ils sont libérés de la pièce et peuvent enfin sortir pour observer Dixon se faire embarquer pour la prison et rejoindre une Maya heureuse de les voir en vie. Après tout ça, Ben veut aller faire la bête et boire, ce qui n’est toutefois pas le cas de son équipe évidemment. Ils sont encore en gueule de bois après tout. Maya, elle, prend une décision complètement dingue : son père l’ayant attrapée par les cheveux, elle décide de se les couper. Elle a aussi enfin pris conscience que son père n’était pas un homme recommandable et lui a fait briser sa meilleure relation. Oh lala, la scène était puissante et j’ai même eu de la peine pour l’actrice.

Peut-être même plus que pour le personnage, d’ailleurs. Elle s’excuse toutefois auprès de Jack avant de s’en aller, pour se rendre à l’hôpital où elle s’excuse auprès de Carina. La scène était merveilleuse, mais j’étais fort déçu d’y revoir Teddy. Je la préférais dans son cliffhanger où elle ne savait pas si elle allait se marier que dans cette scène où elle supplie Carina de pardonner à Maya. Difficile de ne pas imaginer qu’Owen a choisi de la larguer, du coup. En tout cas, Maya et Carina finissent ensemble, et c’est tant mieux !

En parallèle, tous les autres retournent donc faire la fête aussi, en critiquant le père Dixon devant son fils. Ce dernier a toutefois envie de parler à Travis pendant que toute l’équipe apprend à Jack comment danser. Franchement, ce genre de scènes, c’est parfait : il devrait y en avoir tellement d’autres dans cette série ! Emmett ? Oh, il veut simplement dire à Travis qu’il est amoureux de lui. C’est si triste, parce que ce n’est pas réciproque.

Travis lui dit toutefois, en s’excusant, et… bizarrement, il l’embrasse avant de se barrer. Je pensais qu’il resterait, moi, il n’est pas obligé d’être aimé en retour pour en profiter sérieusement. Jack enchaîne ensuite en retournant auprès de sa nouvelle famille, constituée de toutes pièces des gens qu’il a sauvés en tant que pompier. C’est beau.

La fête étant finie, il reste à gérer l’intrigue Vic/Dean. Vic est impressionnée par les réflexes de Dean face à la bombe et prend ses aises, pour mieux être virée par Dean qui n’a pas envie de la voir rester vivre chez lui. Vic est lente à la détente, parce qu’elle est persuadée qu’ils sont simplement amis, mais ce n’est pas le cas pour lui, le pauvre.

Autrement, Andy débarque au Grey Sloan où Sullivan est sur le point de se faire opérer, obtenant le droit de ne pas s’occuper de l’incendie puisqu’il s’agit de soutenir son mari. La vérité, c’est qu’ils passent plutôt pas mal de temps à s’engueuler, parce qu’elle est obsédée par sa tante et la vérité sur son passé familial.

Elle est totalement perchée, et Amelia le remarque aussitôt quand elle arrive. J’adore tellement Amelia ! Je suis heureux de la retrouver, même si son happy end récent me convenait bien. Elle a sa vie bien en main et est perturbée de voir que face à une chirurgie d’importance, Andy semble préoccupée par totalement autre chose. Elle force donc Sullivan à faire une réunion d’alcooliques anonymes avant l’opération, parce que sa vie est en train de prendre l’eau et qu’elle ne veut pas le voir faire une rechute. Elle est si parfaite.

L’opération commence alors qu’Andy est supposée être emmenée dans une salle pour se détendre. Pourtant, elle est abandonnée en cours de route dans un couloir. En flashback, nous découvrons une fois de plus le père Herrera en intervention pour éteindre l’incendie de la maison de ce qui semble être la tante d’Andy. SI le premier souvenir d’Andy est plutôt positif avec sa tante heureuse de voir le père arriver, elle réécrit finalement le souvenir avec une tante qui le déteste.

D’autres souvenirs de dispute entre ses parents reviennent aussi à Andy dans l’épisode, alors elle est heureuse de savoir que sa tante est prête à venir la voir, refusant de parler au téléphone de ce qu’il s’est passé. Cela sent le lourd secret de famille. Lorsqu’elle tombe par hasard sur Meredith (yaaay ! je ne pensais pas la revoir avant tellement de temps !), elle lui confie soudainement toute sa vie – oubliant l’opération de son mari par contre – et sa théorie atroce : elle pense que sa mère s’est suicidée.

Meredith prend le temps de lui expliquer que même si tout le monde la pense folle, ce ne serait pas étonnant que ce soit le cas : son cerveau se rappelle de toute évidence d’un trauma qu’il voulait oublier, et c’est douloureux. Andy prend donc la décision d’abandonner Sullivan à ses douleurs pour aller voir sa tante et découvrir ce que je m’attendais à découvrir depuis deux épisodes : sa mère est encore en vie. Bon dieu. Soulagé par ce cliffhanger : je m’attendais à pire quand ils ont annoncé des liens avec Grey’s. Là, ça va franchement, on quitte les pompiers sur des petits cliff. Outre Andy, on a donc Maya qui a encore du travail à faire sur elle et Vic virée de chez elle, mais les autres, ça va : Jack est heureux pour la première fois depuis longtemps, Travis se remettra vite de la rupture, Dixon est en prison. Ben ? Ben, on s’en fout apparemment. Et Sullivan souffre à l’hôpital, mais ça aussi, le montage s’attarde peu dessus. Peut-être que le but était de poursuivre cette intrigue dans la série-mère… On verra bien.

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EN BREF – Je suis sceptique face à cette série. Depuis le temps, je suis attaché à certains de ses personnages, mais la moitié d’entre eux a tendance à être soit inintéressant, soit relou, ce qui n’aide pas à apprécier la série à sa juste valeur, honnêtement. L’autre chose qui n’aide pas, ce sont les fréquents crossovers avec Grey’s. Si je les voulais, je trouve que c’est souvent malhabile, donnant l’impression d’avoir raté plein de choses dans l’une ou l’autre des séries pour les gens ne les regardant pas, alors que ce n’est pas le cas.

Souvent, il s’agit d’un lien superficiel et artificiel entre les séries, et ça se concentre trop sur les personnages qui ont des interactions entre séries plutôt que sur les patients de l’hôpital – où ça pourrait avoir une sacrée force. Dans l’ensemble, la saison 3 avait ses bons moments, mais elle capitalise trop souvent sur des dramas et sur la mort de tous ses personnages, sans prendre la peine de vraiment explorer le deuil.

Et puis, avec la révélation finale, j’imagine que nous ne sommes pas encore débarrassés de Pruitt qui reviendra en flashbacks, c’est quasi-certain désormais !

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> Saison 3

HTGAWM – S06E15

Épisode 15 – Stay – 20/20
L’épisode n’était pas leur meilleur, la crédibilité n’est peut-être pas tout à fait au rendez-vous, mais pour une fois, je peux dire que j’ai adoré une fin de série de Shonda Rhimes. Comme toujours avec cette série, l’écriture est percutante, avec une formule qui a su faire ses preuves en six ans et qui mène à une fin écrasante tant tout s’y enchaîne et tant le poids des émotions fonctionne. Il faut dire adieu à des personnages qu’on aime, après tout. La conclusion est réussie de ce point de vue-là, et c’est tout ce que j’en attendais.

> Saison 6


Spoilers

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You decide : am I a bad person?

Je ne suis absolument pas prêt à voir la série se terminer, ce que j’ai capté hier quand j’ai vu qu’il s’agissait du dernier épisode. Ce n’est pourtant pas faute de le savoir et de l’avoir redouté un moment, mais il reste encore tellement de questions à venir que je suis perplexe sur la manière de boucler tout ça. Et à vrai dire, il est devenu tellement improbable que la série nous ramène Wes de manière efficace que j’en suis arrivé à espérer que ce soit juste un flashforward où Christopher adulte vient à l’enterrement de tata Annalise. Anyway, let’s go !

Cet épisode final commence par un attentat à 16h58 devant le palais de justice, avec un ou une blessée par balle. Pour changer, on nous fait croire que c’est Annalise, sans nous le confirmer, évidemment. Et selon la tradition de cette série, on repart trois jours en arrière avec la réaction d’Annalise à la nouvelle du « suicide » d’Hannah. Quelle tristesse. De son côté, Frank braque l’avocat d’Hannah avec une arme à feu, pour avoir la vérité et pour savoir tout ce qu’Hannah avait contre Annalise. Frank fait de la peine à voir, parce qu’il est tout fatigué, clairement.

Bonnie passe son début d’épisode à chercher Frank, se rendant chez Laurel dont la protection de témoins est vraiment naze. Pour ne pas changer, Bonnie a l’air d’un chien battu à nouveau dans cet épisode, et elle m’aura donc fait de la peine pendant six saisons. Pourtant, Laurel est bien gentille avec elle, reconnaissant enfin que le groupe ne tient que grâce à elle.

Pendant ce temps, le procès continue avec l’interrogatoire du père Castillo. Je le déteste, mais il faut bien en revenir à cette intrigue et à la Gouverneur, parce que ça aussi est à boucler en simplement quarante minutes. Quarante-trois, c’est si peu. Le père Castillo accuse donc Annalise et Tegan et finit par se faire museler par la juge qui se rend compte qu’il est en train de raconter de la merde pour enfoncer Annalise.

Il est question ensuite d’un témoin surprise qui inquiète Tegan. Tu m’étonnes. Elle envisage Gabriel alors qu’Annalise est assez dépitée pour envisager Frank, mais nous, ça nous rappelle que Wes est possiblement toujours dans la nature. Annalise elle-même finit par l’envisager, parce qu’un enregistrement audio est toujours possible…

En parallèle, Connor annonce à Oliver, Michaela et Laurel que dire toute la vérité ne leur ferait peut-être pas de mal pour enfin laisser s’envoler leur culpabilité qui les ronge. Ah, bébé Connor, que je t’aime, que tu vas me manquer. Michaela a raison de lui dire de se la fermer et d’arrêter de regretter d’avoir eu un moins bon deal qu’elle et Laurel, mais en définitive, même si ce n’est pas la voie que peuvent privilégier les scénaristes avec un tel titre de série, c’est lui qui a raison.

Je suis en tout cas heureux d’avoir eu une scène entre Michaela et Connor dans cet épisode, même si l’enfance de Michaela qui surgit comme un cheveu sur la soupe dans scène était bien bizarre et pas forcément utile. On l’aime déjà, pas la peine de nous apitoyer.

Au procès, on enchaîne ensuite avec le témoignage de la Gouverneur qui est toujours aussi insupportable. C’est à ce moment-là qu’Annalise voit débarquer Frank. Elle a le temps de lui parler un peu et de découvrir que ce n’est pas lui qui a tué Hannah. Franchement, je reste sceptique. En tout cas, la bonne nouvelle, c’est que l’avocat d’Hannah lui a donné une clé USB avec tous les éléments de la victoire.

C’est alors qu’Annalise interroge que Bonnie se rend compte que Frank est de retour, mais l’interrogatoire est tellement bon qu’elle a autre chose à faire : Annalise a en effet un enregistrement d’Hannah, qu’elle a déjà eu le temps d’écouter ?, en train de demander à Xavier Castillo si la Gouverneur est bien responsable de la mort du père de Nate. Ah, quel dommage que cette intrigue soit encore là. Nate accepte en tout cas de l’argent de la part du FBI, alors Annalise se prépare à le détruire à la barre le lendemain. C’est la première fois qu’on la voit se préparer comme ça à un procès, et après six saisons, il serait temps. Pourtant, ça marche bien, comme scène, ils auraient pu y songer avant.

Ah, notons aussi que Gabriel est là dans le palais de Justice, donc qu’il est possiblement le témoin surprise. Cela fait beaucoup pour Annalise. De son côté, Laurel revient auprès de Tegan dans cet épisode, pour lui parler… ce qu’elle n’apprécie pas tellement. Tu m’étonnes, Laurel lui a juste planté un couteau dans le dos.

La soirée se termine aussi par Frank décidant de se barrer. Pardon ? Après tout ça, il prend donc la fuite, prenant le temps d’un dernier adieu avec Bonnie. Il lui pardonne, mais il n’est pas prêt à vivre avec le poids de tout ce qu’il y a entre eux. Je suis si triste de ce départ… mais ça ne dure pas : on découvre en effet que sa valise est pleine d’argent servant à corrompre Gabriel. La scène entre les deux frères est sympathique, avec Frank lui faisant comprendre à quel point Sam était un connard, sans même lui dire que c’est son père aussi.

Le lendemain, c’est reparti pour le procès, avec le témoignage de Nate, dont on nous rappelle qu’il avait été accusé du meurtre de Sam. Pourtant, il change soudainement d’envie à la barre et refuse les 20 millions de dollars pour faire triompher la vérité. Il informe donc les jurés que le FBI a payé cher pour que la vérité reste cachée, et aussi pour que personne n’apprenne qu’un agent avait tué Asher. Oups pour eux, mais ça fait un bon rebondissement dans le procès.

Annalise n’a donc pas besoin de le tuer sur place à la barre et ils peuvent même enfin se reparler en paix le soir même. Tant mieux, parce que ça permet de dire adieu à Nate. C’est un personnage que je n’aimais pas de toute manière, alors ça ne m’a pas fait pleurer.

La veille, Oliver a pété un câble contre son mari en pleine dépression, parce qu’il ne comprenait pas son souhait d’aller en prison malgré leur mariage. Si Oliver est encore amoureux de Connor, il vit mal les cinq ans de séparation à venir et il fait tout pour le garder auprès de lui. Quel couple ! Quand le FBI propose un nouveau deal et une immunité totale pour Connor, sans la moindre contrepartie, ce dernier comprend immédiatement que son mari a accepté d’aller témoigner à son tour contre Annalise. La pauvre n’est pas sortie de l’auberge, même si elle brûle le témoignage de Wes.

Annalise voit alors sa famille débarquer alors que j’aurais largement pu m’en passer et la série m’achève plus tôt que prévu avec Connor demandant le divorce à Oliver. Il a refusé l’immunité, parce qu’il ne veut pas qu’Oli mente ou que Laurel finisse en prison laissant Christopher orphelin. Tout ça pourrait aller quand même, mais ça part tellement en vrille quand Connor finit par dire à Oliver qu’il ne l’aime plus, pour s’assurer qu’il accepte le divorce. Non. Non. Non. Je refuse. OK, ils sont en crise, OK, j’ai eu du mal avec leur couple depuis un an, mais si même Coliver n’ont pas une fin heureuse dans cette série, c’est foutu. Raisonnablement, nous n’en étions qu’à la moitié de l’épisode, alors je m’en suis remis… mais quelle scène magistrale !

Le lendemain, jour de la fusillade attendue, on reprend avec le gouvernement qui accuse Annalise des meurtres d’à peu près tous les gens morts dans cette série, à l’exception de son propre bébé. Celui qui est à blâmer pour ça, c’est Frank, son grand demi-frère. Je savais bien qu’il y avait des conséquences que je ratais avec la révélation que Frank était le fils de Sam. Il a eu tellement d’enfants lui aussi.

Annalise, elle, se défend comme elle peut, assurant qu’elle ne porte pas de masque (et le Corona alors ?) quand bien même elle a passé cinq heures au moins sur son make-up. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Annalise a donc 53 ans, qu’elle se considère comme une mauvaise personne, mais aussi comme tout un tas d’autres choses. On sent bien que Viola Davies délivre là son dernier grand monologue d’anthologie de la série, et ça me rend tout nostalgique, surtout que l’actrice est toujours excellente… Au point que Tegan finisse par lui déclarer son amour.

Elles sont malheureusement interrompues par le verdict du procès, alors qu’Annalise expliquait calmement qu’elle n’était pas celle qu’il fallait pour Tegan. Le verdict du procès ? Il est long à venir, et sacrément stressant. Jamais un juge n’aura fait autant de suspense dans une Cour américaine, mais en tout cas, Annalise est bien acquittée. Elle n’est pas coupable de quoi que ce soit.

Gabriel prend donc son argent pour se barrer au plus vite, alors que Connor dit adieu à Oliver. Il lui rend sa bague et part en prison pour cinq ans, le remerciant de lui avoir appris à aimer. Et j’ai ressenti tellement de haine pour Michaela à ce moment-là. Oui, elle est en larmes, oui c’est logique, mais non, je n’ai pas eu autant de peine que ce que j’aurais dû avoir pour elle. La scène où elle se retrouve seule est géniale. Il est magistral de voir Oliver s’énerver après elle, et de voir que Laurel ne décroche pas le téléphone. Pauvre Michaela, elle se retrouve bien seule.

On en arrive alors à la fusillade teasée à la fin de chaque acte de cet épisode : Tegan hurle à Annalise de se coucher au sol, alors que Laurel est bien saine et sauve. Elle monte dans ton taxi au moment de la fusillade et, forcément, elle préfère se barrer directement que rester pour voir ce qu’il se passe : il faut protéger Christopher… surtout que pendant ce temps, en prison, Xavier se fait tuer. Cool !

La fusillade ? C’est donc Frank qui en est le coupable, et je dois dire que je m’y attendais. Bonnie le voit arriver et tente de l’empêcher de faire une bêtise, mais c’est trop tard. Il décide donc d’assassiner la Gouverneur, se faisant alors tirer dessus par la police. Laurel se casse en sachant exactement ce qu’il s’est passé.

Ou du moins c’est ce qu’elle croit. Alors que Bonnie voit Frank mourir dans ses bras sans pouvoir faire quoique ce soit, alors qu’Annalise se précipite vers eux, alors qu’il y avait du sang partout et alors que Frank expirait, pas une seconde, je ne me suis dit que Bonnie aussi s’était prise une balle. C’est pourtant on ne peut plus logique. La révélation, une demi-seconde après la mort de Frank m’a brisé.

Pourtant, je n’aime pas spécialement son personnage, mais c’est très bien amené dans cet épisode où elle prend une fois de plus cher tout du long pour être encore celle qui tente jusqu’au bout d’arranger les choses. La victoire d’Annalise a soudainement un arrière-goût terrible. Bonnie meurt dans les bras d’Annalise juste après Frank, et devant une Tegan tout aussi impuissante. Quelle horreur. Je n’étais pas prêt. Vraiment. Et je les félicite parce que cette fois, ils m’ont fait pleurer, et pas qu’un peu.

Le retour de Wes ? Bon, ben, j’avais bien cerné les choses : évidemment que c’était Christopher. Je trouve ça complètement naze, honnêtement, parce que le cliffhanger était bon en mi-saison, mais il perd tout sens. Et en même temps, c’est mieux qu’une résurrection improbable. Je suis mitigé, donc. On assiste donc à l’enterrement d’Annalise des années plus tard, avec Christopher et Laurel, cette dernière étant mal vieillie. J’ai préféré voir Eve vieillie, parce que c’était réussi. C’était réussi aussi pour Annalise.

C’est donc Eve qui assure l’éloge funèbre d’Annalise et le montage final, mais ça marche. Comme souvent, on a droit alors à un aperçu du futur pour régler toutes les intrigues. La mère d’Annalise meurt, Nate ouvre un centre de justice, Annalise et Tegan finissent ensemble et heureuses (j’ai adoré cette fin, mais quelle horreur de ne pas nous laisser le temps de se remettre de la mort de Frank et Bonnie). Heureuses, oui, jusqu’à la mort de Tegan, puis celle d’Annalise, qui finit sa vie seule, sans être revenue vers Eve, donc.

Nos étudiants préférés ? Wes et Asher ne ressuscitent pas, et Asher n’a même pas le moindre hommage dans cet épisode, ce qui est un peu dommage. Laurel assiste donc à l’enterrement avec son fils, mais ce n’est pas la seule. Connor aussi est là, et la vieillesse lui va carrément bien au teint honnêtement. Il est drôlement souriant pour un enterrement, mais il retrouve Laurel après tout, c’est logique qu’il lui fasse un sourire, surtout qu’il est avec Oliver et qu’ils aperçoivent Christopher pour la première fois depuis le procès, de toute évidence.

AH ! Ils ont perdu le contact, non, c’est terrible comme fin. Oui, je suis heureux qu’Oliver et Connor finissent donc ensemble, surtout qu’ils font un couple sacrément mignon de petits vieux, mais… mais… C’est terrible. En plus, Michaela n’est pas là. OK, elle semble finir présidente – manquait plus que le tableau d’Olivia Pope franchement – ou alors simplement juge (je reste plutôt sur présidente, au point où en est), mais je suis tellement triste que Michaela et Connor n’échangent pas le moindre mot dans le script après le verdict d’Annalise. Triste, c’est le mot. Cette fin de série m’a écrasée.

La toute fin ? Christopher Castillo sur son vélo, se rendant à la fac de droit de Middleton où il enseigne le même cours qu’Annalise dans le pilot, avec le même speech de début d’année, puisqu’Annalise était son mentor pendant toute ses années. How to get away with murder ? Let’s begin.

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EN BREF – La série a probablement dépassé son espérance de vie il y a bien longtemps. Je lui donnais une saison, elle en a eu six. Autour de la trois, c’est parti un peu trop en vrille à mon goût, mais je suis resté parce que l’écriture percutante qui était sa marque de fabrique est géniale et que je n’étais pas prêt à m’en passer.

Je ne suis toujours pas prêt à m’en passer après cette fin de saison. La saison en elle-même n’était pas la meilleure et il y a eu beaucoup de moments un peu hasardeux et de révélations qui avaient un goût de soap, mais l’ensemble reste cohérent et boucle bien la boucle de ces six années. Le dernier acte de l’épisode final est on ne peut plus banal pour une fin de série, mais la double mort surprise de Frank et Bonnie et la fin heureuse de Coliver m’ont mis à terre plus que beaucoup d’autres fins de série n’ont su le faire.

Une jolie conclusion qui aura su me plaire, pour une série qui m’aura plu et tenu en haleine pendant six ans. Ils vont me manquer. Beaucoup.

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Gentleman Jack – S01E03

Épisode 3 – Oh Is That What You Call It? – 18/20
Le truc, c’est qu’avec un épisode qui dure une heure, il y a forcément des longueurs, beaucoup, et que ça rend compliqué de mettre la note la plus optimale à la série. Pourtant, elle est vraiment attachante et dans cet épisode, même ses intrigues moins convaincantes jusque-là ont pris une tournure inattendue les rendant plus intéressantes. Bref, j’accroche vraiment bien et j’aime la petite touche d’humour un brin méta qui ne manque jamais de surgir.

> Saison 1


Spoilers

03

It’s not often I’m speechless, John.

C’est parti pour un nouvel épisode de cette série. J’ai beau l’adorer, 58 minutes, c’est toujours toute une aventure et c’est épuisant à regarder je trouve. Pourtant, chaque scène est chouette… Heureusement d’ailleurs, ça aide à tenir.

L’épisode reprend au retour d’Anne et Miss Walker de Lake District, et les rumeurs vont clairement bon train cette fois concernant les deux femmes. Mrs et Miss Rawson sont donc là pour raisonner Miss Walker, mais elles sont accueillies par le duo. Elles ont beau tenter de se débarrasser d’Anne et d’être aussi impolies avec elle que possible en restant polies, parce qu’on est en Angleterre. Anne est toujours aussi géniale et prend clairement son pied dans cette scène.

La scène suivante voit les deux femmes faire une promenade en forêt en parlant d’amis de Miss Walker supposés venir bientôt chez elle, ce qui l’embête quelque peu vis-à-vis d’Anne. Cette fois-ci, cependant, Anne est rassurée : clairement, Lake District s’est très bien passé pour elles, même si on n’a pas eu le droit de le voir. C’est dommage, il nous manque de bonnes scènes, c’est évident. En attendant, Anne emmène tout de même Miss Walker dans un superbe chalet dans la forêt, où elles peuvent toutes les deux parler un peu plus à cœur ouvert.

Rah, mais sautez-vous dessus, nom de dieu, qu’on en finisse ! Avant ça, Anne prend tout de même la peine de fermer les volets, signe que nous ne sommes pas dans une série américaine – ils se font toujours surprendre par la fenêtre, non ?

Loin de se sauter dessus, les deux femmes s’avèrent très douces l’une envers l’autre, malgré un désir qui a eu le temps de grimper en trois épisodes. J’aime beaucoup cette scène de premier baiser entre elles, mais le désir finit par les consumer quand elles rentrent chez Miss Walker et que cette dernière lui propose de rester dormir chez elle le lendemain. Yep, là, les baisers sont d’un coup bien plus passionnés, hein.

En rentrant chez elle, Anne se fait à nouveau engueuler par Marian qui était morte d’inquiétude pour elle, mais aussi pour leur tante, qui a eu de nouvelles crampes d’estomac dans la journée. Anne ne répond pas à Marian, comme d’habitude, pour se précipiter auprès de sa tante et lui raconter sa journée, puis ses rêves d’une vie en commun avec Miss Walker.

Oh, les douze ans d’écart entre elles (29 ans pour Miss Walker, donc 41 pour Anne Lister) embêtent un peu la tante, mais pas autant que le fait qu’elles soient deux femmes. Enfin, la tante n’en a rien à faire de ça, mais elle est bien forcée de faire redescendre sa nièce sur Terre, parce qu’elle rêve un peu trop d’une vie qui ne peut arriver.

Le lendemain, Anne doit faire face à sa sœur insistant auprès de son père et de sa tante pour qu’Anne s’excuse auprès des servants qu’elle a forcé à rester réveillés et auprès d’elle, et auprès de sa famille et auprès du monde entier finalement. L’attitude d’Anne ne plaît pas à Marian, pas plus que la manière dont leur père laisse tout passer en permanence (sympathique flashback, une fois de plus, pour voir Anne jouer aux cartes dans une taverne). C’était bien drôle à voir comme scène, parce que Marian s’énerve bien rapidement et prophétise la naissance de son futur fils quand elle sera mariée, un fils qui viendra reprendre les affaires familiales à la place d’Anne.

Ce n’est pourtant pas gagné pour Marian le mariage, puisqu’elle ne sort jamais de Shibden Hall. En parlant de mariage, John débarque une nouvelle fois avec un bouquet pour demander la main d’Eugénie, toujours en passant par Elizabeth. Contre toute attente, Eugénie est prête à considérer son offre et dit oui immédiatement. En même temps, elle est enceinte, elle n’a pas tellement le choix. Les deux fiancés demandent alors à Marian d’annoncer la nouvelle à Anne Lister, puisqu’ils ont besoin de son accord…

Le seul problème, c’est que Marian préfère donc se disputer avec Anne le lendemain matin, alors qu’Eugénie était en train d’apprendre des informations sur son futur époux, et se barrer chez les Dyson, qui qu’ils soient.

En tout cas, c’est énervée qu’Anne se rend sur le chantier du charbon, où elle trouve Sam Sowden complètement bourré en plein travail. Elle demande ainsi à Thomas de s’occuper de son père et de le ramener chez lui, mais ce n’est pas exactement quelque chose que Sam prend bien. Il insulte donc Anne, ce qui est la pire des idées puisqu’elle lui propose aussitôt un rendez-vous, le lendemain, pour parler de son contrat de location, oups.

Toujours aussi dure en affaire, Anne se rend ensuite en négociation avec un des frères Rawson. Soyons honnêtes, j’ai déjà oublié lequel était lequel, mais je pense qu’on a affaire ici à Jeremiah. Quoiqu’il en soit, le prénom n’a que peu d’importance, et je pense qu’il en a même peu pour Anne qui veut juste être un requin dans sa négociation. Elle en demande toujours plus et fixe des conditions bien compliquées pour Rawson qui se trouve évidemment forcé de ralentir la négociation pour en parler à son frère. C’était sympathique.

C’était bien plus sympathique que ce qu’elle doit ensuite annoncer à Miss Walker, dans leur cabane (la fameuse chaumière de l’épisode précédent) où elles s’embrassent. Si elle a bien envie de rester au dîner qu’elle lui a préparé, elle ne pourra pas rester beaucoup plus longtemps ensuite : sa dispute avec Marian fait mauvais genre et elle ne veut pas rester trop loin des servants durant la nuit, ainsi que de sa tante d’ailleurs. Surtout de sa tante si vous voulez tout savoir. En plus, Marian a donc pris la décision de partir, annonçant tout de même à sa tante qu’elle a bien un début de quelque chose de romantique avec un certain John Abbott. Génial, encore un John !

Anne, elle, apprend que Miss Walker a reçu une lettre la concernant, et la critiquant vivement. Miss Walker veut toutefois lui montrer pour lui assurer qu’elle n’en a rien à faire de sa réputation. Chouette. Anne s’en remet bien vite et se barre avec la lettre, pour aller prendre des nouvelles de sa tante avant le dîner. En partant, elle interroge le portier de Miss Walker sur l’accident de la scène d’ouverture de la série. L’occasion pour nous d’apprendre qu’apparemment Mister Rawson est celui qui conduisait et est responsable de l’accident. Reste à savoir de quel Mister Rawson il est question hein.

En tout cas, les frères Rawson sont encore ensemble au même moment, pour découvrir qu’Anne est encore et toujours plus dure en affaire : alors qu’ils pensaient acquérir au prix incroyable qu’elle demande l’ensemble du terrain d’Anne, ils découvrent que le contrat qu’elle a fait rédiger ne concerne en fait que la moitié de celui-ci.

Pas étonnant qu’Anne se fasse des ennemis et que Miss Walker reçoive des lettres lui disant de se méfier d’elle parce qu’on ne peut pas lui faire confiance en compagnie d’une femme après tout ça. La lettre affecte bien plus Anne qu’elle ne l’a laissé paraître, parce qu’elle la brûle aussitôt qu’elle est de retour à Shibden Hall. La pauvre.

C’est l’épisode de toutes les lettres : elle en reçoit ensuite une de Jeremiah à propos de leur désaccord, et la série en profite pour instiller un peu d’humour. En effet, Anne lit la lettre bien plus vite que John ne nous la lit à voix haute. C’était marrant, ça instaure un brin de folie qui colle bien à leur représentation d’Anne Lister, je trouve.

Après tout ça, Anne est donc prête à repartir pour son dîner, mais pas avant d’apprendre que John, le serviteur, va se marier, mais sans savoir à qui ; de même que Marian, qui a demandé à sa tante de ne pas révéler quoique ce soit à Anne. On se marre bien de ces quiproquos, mais qu’importe, Anne a eu une super soirée qui l’attend.

Yep, Miss Walker lui annonce qu’elle sera disponible plus tôt que prévu pour aller voyager finalement. Le voyage est un sujet de conversation entre elles, mais pas autant que la nouvelle idée fixe d’Anne qui propose carrément à Miss Walker de vivre ensemble après leur voyage. Oui, oui, après si peu de temps, Anne lui propose d’abandonner toute idée de mariage et d’enfant pour ne vivre qu’avec elle et détruire à jamais sa réputation, vu l’époque.

Ce n’est pas gagné, mais pourtant, Miss Walker considère vraiment la proposition, qu’elle voit comme des fiançailles. Elle demande ainsi à Anne un délai de six mois avant de donner sa réponse. C’est donc pour la date du 3 avril qu’Anne aura sa réponse, le jour de son anniversaire. Moi, je suis bien content de cette scène, mais pour de mauvaises raisons : Anne s’amuse à jouer avec la boucle d’oreille de Miss Walker, et ça me fait un point du Bingo Séries, yes !

Par contre, l’ambiance est rapidement refroidie entre elles quand Miss Walker interrompt une main baladeuse d’Anne. Tout ça est bien compliqué, mais voilà, Miss Walker a peur de décevoir Anne comme elle n’a jamais fait ça avant.

Elles sont finalement interrompues par l’arrivée de John qui vient chercher Anne pour la ramener à la maison – et il interrompt un nouveau moment où Anne brise le quatrième mur qui était bien trop drôle. Le problème, c’est qu’avant ça, il passe chez les voisins de Miss Walker (qui sont de sa famille, sinon ce n’est pas drôle) parce que les indications n’étaient pas claires. Les rumeurs vont aller bon train, c’est top, surtout qu’il leur dit que ça fait plusieurs soirs qu’Anne Lister y passe. Evidemment, John profite de sa promenade nocturne avec Anne pour lui expliquer ça, mais aussi pour lui demander officiellement la main d’Eugénie.

Anne en reste sans voix, ne sachant quoi décider : ils ne parlent pas la même langue, tout de même. Evidemment, elle ne veut pas gâcher le bonheur de qui que ce soit, mais elle veut tout de même en parler à Eugénie avant de prendre une décision. Bien.

Le lendemain matin, Anne apprend de sa tante que Marian envisage de se marier avec John Abbott. Aussitôt, Anne envisage immédiatement de faire des recherches sur lui, parce qu’elle a peur de ce que ça pourrait donner.

Pendant ce temps, sous l’ordre d’Anne, Thomas ramène son père bourré chez lui auprès de sa mère, et les choses tournent super mal dans leur ferme. Thomas souhaite retourner travailler, mais Sam ne le voit pas exactement comme ça. Il n’en faut pas plus pour que les choses s’enveniment : Sam s’en prend à son plus jeune fils, le battant sans vraie raison.

Aussitôt, Thomas défend son frère en attaquant leur père, mais il ne fait pas le poids. La mère est alors forcée d’intervenir à coup de seau, puis alors qu’il s’apprête clairement à la tuer, ses deux fils le maîtrisent enfin, l’accrochant avec une corde donnée par un certain Alfie. C’est que je commence à vraiment m’attacher aux Sowden à force, et particulièrement à Thomas qui n’hésite pas à enfermer son père avec les cochons et lui balancer des seaux d’eau à la tronche devant sa sœur, Amy.

Ce n’est que le lendemain matin après une nuit compliquée pour son père que Thomas revient auprès de lui, espérant le trouver dans de meilleures dispositions et prêt à parler. C’est peine perdue. C’est d’autant plus problématique qu’Anne refuse de négocier avec Thomas quand elle passe au chantier et qu’il espère la convaincre qu’il peut bien faire le travail de son père à sa place. C’est dommage pour les Sowden, ça, parce qu’Anne impose au père de passer la voir dans la journée. Or, vu la nuit qu’il a passé, c’est tout de même mal barré.

Avant ce rendez-vous, Anne retourne auprès de Miss Walker pour mieux la trouver en larmes et bouleversée, apeurée parce qu’elle n’a pas pu donner à Anne ce qu’elle voulait. Oh lala, c’est si exagéré les sentiments à cette époque dis-donc. Entre Anne blessée dans l’épisode précédent d’un refus de Miss Walker et ça, on n’est pas sorti de l’auberge. Tout semble multiplié par cent. C’est bien normal, vu l’époque, mais voilà, c’est énervant.

Dans le même genre, il est énervant de voir la voisine de Miss Walker venir prendre des nouvelles pour avoir les derniers potins… et aussi pour recadrer Miss Walker autant qu’elle peut. Elle est servie : les rideaux sont fermés, alors elle comprend que rien ne va plus pour Miss Walker. Avec l’aide de James, le majordome, elle entre sans frapper dans le salon où les deux femmes prenaient du bon temps. Ses remontrances n’ont pas vraiment l’effet escompté sur Miss Walker, par contre. Elle finit en effet par éclater de rire et proposer à Anne de se rendre dans la chambre pour faire l’amour, parce que oui, elle lui a dit qu’elle l’aimait.

C’est une bonne fin d’épisode, mais ce n’est rien par rapport à l’excellent cliffhanger du côté de Thomas. Il envoie sa mère et les plus petits se promener loin de leur ferme avant qu’il ne libère son père… sauf que lorsqu’il essaie de le faire, le père recommence à s’attaquer à lui. Ni une, ni deux, Thomas décide donc de lui trancher la gorge et de le laisser à manger au cochon. La scène est super violente et fait que toute cette intrigue des Sowden devient bien plus intéressante dans cet épisode !

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