9-1-1 – S03E05

Épisode 5 – Rage – 15/20
Les choses avancent tellement vite dans cette série que mes dix épisodes de retard me promettent des avancées de folie, probablement. Je n’ai pas eu beaucoup de mal à raccrocher les wagons malgré quelques mois d’écart pour moi entre cet épisode et le précédent, mais j’ai eu du mal en revanche à accrocher à certaines évolutions de personnages. Elles me paraissaient… contre-instinctives ? C’était étonnant, en tout cas.

> Saison 3


Spoilers

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So much anger in the world these days.

Allez, en ce mardi soir, je me dis qu’il faut bien que je reprenne un peu mes séries laissées de côté depuis quelques mois et celle-ci à ma primeur uniquement parce que je n’ai pas encore vu son épisode d’Halloween (le 6) et que j’ai encore besoin d’une citrouille pour le Bingo Séries. Mais non, ce n’est pas de la triche, juste de la stratégie, voilà tout. En plus, j’ai bien envie de savoir comment Buck a évolué après les derniers épisodes regardés…

Malheureusement pour moi, ma connexion internet n’est pas trop de cet avis et voir l’épisode a été un calvaire, comme les Emergence hier soir. Au moins, j’étais dans le thème de l’épisode : la rage. Et croyez-moi, c’est rageant quand ça bug toutes les dix secondes. La première intervention de l’épisode concerne deux meilleures amies dans une salle om elles sont supposées laisser éclater toute leur rage contre des objets. Le seul problème, c’est qu’il y en a une qui couche avec le copain de l’autre, alors hop, ça part en dispute et en coups portés à l’autre. C’était rigolo, mais pas exceptionnel.

Du côté de l’intrigue Buck, on reprend avec les premiers entretiens pour le procès qui se prépare contre la ville. Athena en parle à son ex et dit tout le bien qu’elle pense de Buck. Après, j’ai adoré les entretiens en question. Au moins, je retrouve tous les personnages et c’est excellent, parce que j’ai l’impression d’avoir un début de saison.

C’est juteux le procès à venir : Buck a vraiment un cas, en fait. Chimney revient régulièrement moins d’un mois après des blessures graves – un truc que j’ai toujours trouvé ridicule -, Hen est interrogée sur son ancien job (j’ai adoré) et même Diaz est critiqué parce qu’il est revenu très vite en service à la mort de sa femme. Ah oui, j’avais oublié, ça. Le tout se termine par l’alcoolisme de Nash, histoire de vraiment enfoncer le clou. Ouep, Buck a raison finalement, il pourrait tout à fait retourner sur le terrain quand on voit les conditions médicales et personnelles de chacun des pompiers de cette série.

C’est une bonne intrigue, mais malheureusement, ce n’est pas celle qui intéresse le plus les scénaristes dans cet épisode. Comme toujours, on a un milliards de petites intrigues disséminées dans tous les sens. Ainsi, la deuxième intervention est à nouveau un live instagram de protestants anti-abattoirs. Je dis à nouveau parce qu’on y a eu droit dans un précédent épisode de la série, je m’en souviens très bien. Par contre, c’est la première fois de cet épisode, et ça m’aura bien fait rire : les militants se retrouvent à la place du bétail à cause d’une action complètement conne de leur part. Le tout finit en trachéotomie pour évacuer une clé avalée par un protestant.

Durant la nuit, Michael, l’ex d’Athena ramène ses enfants chez Athena, mais comme on les voit en voiture, ça ne sent pas bon pour eux. Ils sont seulement arrêtés par des flics, ce qui est toujours rassurant quand on est l’ex d’Athena, mais jamais rassurant quand on est noir. En fait, j’ai vu la même scène dans Station 19 il n’y a pas longtemps (diffusée bien après donc) : les policiers sont un brin racistes et traitent bien mal ces personnages noirs.

Michael conteste poliment certaines décisions et se fait violenter, ce qui fait que May les filme. Quand Harry se réveille de sa sieste, les flics ont donc peur et sortent leur flingue. Allez, une jolie bavure évitée de justesse, qu’Athena va tout de même défendre à coup de « not all men ». Euh non, pardon « not all cops ». Allez, la série nous fait de la politique de base, là, nous rappelle que ce n’est pas un « les noirs contre la police » et propose un début de réflexion sur le sujet.

D’ailleurs, ils creusent même la piste plus que bien des fois : Athena se rend ensuite au commissariat et insiste pour que des mesures disciplinaires soient prises contre ses collègues racistes, ayant eu peur de Michael juste parce qu’il était un grand homme noir. C’est toujours intéressant de voir ce sujet traité dans une série, mais je regrette que ce soit si répétitif depuis quelques années. Après, le vrai problème, c’est qu’il y ait tant besoin d’insister et répéter pour que ce soit entendu, je sais bien.

J’ai bien aimé aussi la scène entre Michael et Bobby : c’est bien d’avoir le point de vue de Michael expliqué comme ça. Dans d’autres séries, c’est zappé ou juste confié à un psy qui n’en a pas grand-chose à carrer. Là, la relation entre les deux fonctionnent. Plus attendue était la scène entre Harry et Michael. Il aurait fallu que May soit là aussi, mais eh, ça ne fait jamais de mal de réentendre la procédure à suivre en cas de contrôle policier. Les conseils qu’il donne sont bons pour tout le monde de toute manière, même si on sait bien que ça l’est encore plus pour des noirs, malheureusement. Moins à Los Angeles que dans d’autres Etats, j’espère (enfin, j’espère moins partout, hein).

Dans tout ça, Athena finit par se venger des flics en question en leur faisant un contrôle policier un peu humiliant à leur tour, tout en obtenant des excuses de leur part. Mouais. C’était moyen.

Du côté d’Eddie, on le retrouve à s’occuper de Christopher et se prendre la tête avec quelqu’un lui reprochant de s’être garé sur une place handicapé. Bizarrement, Eddie perd ses nerfs, ce qui me paraît loin du personnage dont je me souvenais. Eh, l’épisode s’appelle rage après tout. Et ça mène donc à un Eddie qui doit être sorti de prison par Lena dont j’avais oublié l’existnece et qui l’emmène ensuite assister à des combats de rue ?? Hein ? D’où Eddie est ce genre de personnage ? J’ai vraiment raté quelque chose…

On en revient enfin à Buck qui apprend une bonne nouvelle : la ville a fourni une réponse rapide pour éviter le procès… Il lui est proposé des millions de dollars. Le seul problème, c’est que ça n’intéresse pas du tout Buck, vexé de voir que son avocat a en plus utilisé des informations qu’ils n’imaginaient pas voir utiliser contre ses collègues et, accessoirement, ceux qu’ils considèrent comme sa famille. Fallait peut-être réfléchir avant de lancer un procès contre eux, je ne sais pas ?

La dernière intervention de la semaine voit les pompiers se rendre faire des courses, au cours desquelles on apprend qu’Eddie ne sera pas poursuivi en justice et surtout pendant lesquelles, Hen et Chimney tombent sur Buck. Ca attire aussitôt tous les pompiers présents qui cherchent à comprendre ce que Buck peut bien faire là. Il est évidemment là pour s’excuser, mais ce n’est pas gagné, surtout quand c’est Eddy qui finit par être le plus énervé de tous après son ex meilleur ami.

Oh, j’ai décroché de sa colère – j’aimais le personnage jusque-là, mais c’était vraiment caricatural de le voir s’énerver comme ça contre Buck. Il a des raisons d’être en colère, mais il y a des limites, c’est tout. Heureusement, ils sont interrompus par un accident à l’arrière-plan, qui était bien plus rigolo à voir.

Pendant ce temps, Hen et Karen apprennent une bonne nouvelle : elles vont pouvoir être mamans. Bon, elles ont aussi une mauvaise nouvelle quand les embryons ne prennent pas et les laissent sans bébé. Oups. C’était vraiment expéditif comme intrigue, et on finit avec Karen qui envisage carrément d’abandonner.

Du coup, Hen est motivée à se rendre au team building où on revient à la Rage Room du début d’épisode. Il était rigolo de voir tous les personnages s’amuser à détruire des objets et créer des liens. C’était d’autant plus cool qu’on apprend au passage que Buck va être réintégré à l’équipe, parce que Bobby a insisté pour le garder quand la ville a décidé de lui redonner son job. Le seul problème en fin d’épisode, c’est qu’Eddie continue à filer un mauvais coton et se rend finalement dans les combats de rue plutôt qu’au team building. Dans tout ça, c’est finalement la sœur de Buck qui me manque à la fin de cet épisode, surtout que je suis passé à côté d’un truc : en fin d’épisode, on la voit en train de pleurer… mais je ne vois pas trop pourquoi. J’aurais peut-être pas dû attendre des mois avant de continuer la série !

> Saison 3

Sept clichés TV sur… L’ennui (du confinement ?)

Salut les sériephiles confinés,

Le mois dernier, j’avais réécrit à la dernière minute mon planning d’article pour consacrer un « sept clichés tv » au confinement, de manière générale. À le relire, il était surtout question d’une pandémie plus que du confinement pur et dur, alors je pense qu’il y a de quoi recommencer un nouvel article dessus. Pour éviter de me répéter du point de vue du titre, j’ai eu la bonne idée à présent de consacrer cet article à l’ennui dans les séries.

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Voir aussi : 7 clichés TV sur… le confinement

Il n’y a pas à dire, pendant le confinement, il y a des périodes d’ennui par rapport à nos quotidiens pré-confinement. Cela varie pour chacun d’entre nous, je le sais bien, mais dans l’ensemble, les témoignages se suivent et se ressemblent : après 36 jours, l’ennui commence à s’emparer de certains d’entre nous. Et ça tombe bien, nos personnages préférés aussi connaissent parfois ça… Petit tour des clichés sur l’ennui – et sur la manière de le vaincre.

Charmed Re-boot – The Mind of a Gemini

1. Appeler ses ancêtres à minuit un soir de pleine lune comme les sœurs Halliwell

L’ennui, c’est parfois la base de certaines séries : on commence par une période d’ennui et on en sort d’un seul coup grâce à une idée de génie. Si à l’origine, j’ai surtout pensé à Girlboss pour illustrer ce point, il y a une réplique du premier épisode de Charmed qui a raisonné à mes oreilles : c’est Phoebe qui déclare à Prue qu’elles ne s’ennuieront plus jamais dans leurs vies. Ah ben ça, c’est clair ! Mortes plusieurs fois, toujours occupées à battre les démons et à souhaiter une vie normale pleine d’ennui, les sœurs Halliwell ont trouvé la solution pour se sortir de leur oisiveté qui poussait tout de même Phoebe à s’amuser avec une planche ouija largement après son adolescence. Malheureusement pour nous, ce cliché qui veut que l’ennui nous donne une idée changeant radicalement notre vie n’est pas si simple à mettre en place. Et en période de confinement où l’on est assailli par le télétravail et des désirs d’évasion plus grands que ceux de Michael Scofield, il faut bien reconnaître que c’est un cliché plutôt FAUX.

Buffy the Vampire Slayer S07 E05 – Sometimes it be's that way.

2. Tourner encore et encore sur sa chaise – et tout un tas d’autres trucs débiles, comme Buffy au travail

Pas besoin de confinement pour se sentir comme Buffy lorsqu’elle travaille. C’est bien simple, de l’adolescence à la fin de la série, elle n’a jamais aimé les jobs de mortels. Autant sortir la nuit pour aller patrouiller, elle avait l’air de trouver ça fun, autant travailler, c’était compliqué. Buffy the Vampire Slayer S07 E05 – Sometimes it be's that way.Difficile de ne pas se souvenir des merveilleux montages de la saison 6 où elle bossait en fast food ou son travail de conseillère en saison 7 qui la voit faire ce que plein d’employés de bureau ont sûrement fait s’ils n’étaient pas en open box. Ou pas. Dans tous les cas, je suis sûr que des petits jeux comme ça, il y a plein de confinés qui les ont tentés dernièrement. Bref, c’est plutôt VRAI comme cliché.

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3. Faire du sport (et appuyer sur un bouton toutes les 108 minutes) comme Desmond dans LOST

Avis à tous les joggeurs de France qui viennent de se découvrir une passion, je vous invite à regarder le premier épisode de la seconde saison de cette série. Vous verrez que l’on peut vivre confiné sans mettre le nez dehors, et pas que pour quelques jours, mais bien pour plusieurs années. Après, l’alarme toutes les 108 minutes, elle est vraiment optionnelle, parce que je ne pense pas que tout le monde souhaite être réveillé comme ça… Dans tous les cas, Desmond lit sa meilleure vie de confinés, notamment en faisant du sport avec ce qu’il a – et pas qu’avec une machine. On devrait tous s’en inspirer de ce cliché… Il est ni vrai, ni faux : CA DEPEND de vous !

troy-and-abed-in-the-morning | Tumblr

4. Partir dans de grands délires spontanés et plus ou moins brefs comme Troy et Abed de Community

Je n’arrête pas de parler d’eux pendant ce confinement, mais vraiment, des forteresses en coussin au Dreamatorium, en passant par le « Christmas Troy » et la fameuse émission « Troy & Abed in the mooooooorning (nights) », les deux meilleurs amis de Community ont prouvé plus d’une fois que l’ennui était parfaitement relatif et qu’on pouvait s’en sortir avec un peu d’imagination et d’envie. Sans dire que l’on a besoin d’aller jusqu’à leurs plus gros délires pendant notre confinement, j’ai envie de croire que tout ça est VRAI : oui, on peut laisser libre cours à son imagination pendant cette période. Libre à vous d’en profiter ou non.

She's perfect. I don't know if I want to be her, or be on top of ...

5. Se déhancher en étant plus ou moins habillé, comme Callie ou Addison dans Grey’s Anatomy et Private Practice

Inoubliables scènes d’introduction de ces deux personnages dans ces séries, la danse est un truc qu’on sous-estime en cette période où tout le monde nous dit de faire du sport de chez nous. Pas besoin d’être un pro de la choré comme dans Glee pour se déhancher, pas besoin de vêtement non plus pour ça. Une bonne chanson, un peu de bonne humeur et hop, c’est parti pour une excellente journée de confinement où vous montrez vos plus beaux mouvements insoupçonnés à vos murs – ou vos colocs, conjoints, enfants, etc. Perso, croyez-moi, mon confinement ressemble parfois à ça, c’est VRAI.

The 100 - John Murphy | Richard Harmon #16: "Come on, take my mind ...

6. Se servir un verre, et puis une bouteille, et puis une autre comme dans The 100

Il y a plein de personnages de cette série qui ont connu une période de confinement et ils n’ont pas tous forcément céder à cette tentation de l’alcool, mais j’ai en tête le personnage de Murphy qui se retrouve seul dans un bunker. Et ça ne fait pas du bien à sa santé, ni à son physique, mais il adore l’alcool. À l’origine, j’avais aussi pensé à Margo et Eliot de The Magicians, mais eux, c’est encore autre chose : tous les personnages de cette série s’ennuient en permanence, finalement. Forcément, quand on a autant de savoir, comment céder aux activités les plus distrayantes ? Ils s’ennuient, ils boivent, ils font l’amour. J’ai l’art de vous parler de mes séries préférées sous leur meilleur jour, vraiment. Bref, là encore, CA DEPEND de vous !

Spoilers Clément dans Les bracelets rouges saison 2 : les ...

7. Établir une liste de tout ce qu’on pourra faire après l’ennui, comme Clément des Bracelets rouges

N’ayant pas réussi à trouver de personnages se lançant dans un grand ménage lorsqu’il s’ennuie (à part peut-être Piper de Charmed ou Bree de Desperate Housewives, mais c’est dans leur ADN), je me suis dit que la meilleure conclusion possible pour cet article était de commencer à envisager l’après. Avec un article « sept clichés » par mois, j’ai bon espoir de ne plus être confiné la prochaine fois que je réfléchirai à un thème pour cet article, alors il faut bien l’envisager. Lorsqu’il s’ennuyait vraiment à l’hôpital, Clément avait conseillé à Thomas de faire la liste de tout ce qu’il pourrait faire une fois sorti de l’hôpital. Dans l’épisode d’hier soir, on a eu un bon aperçu de la liste du personnage principal de la série, de même qu’on a pu apprendre que Thomas, lui, avait eu pour grand plaisir de sortir les poubelles. Et le pire, c’est que ça a résonné en moi, parce que ouais, je ne mets pas le pied dehors depuis 36 jours, sauf pour sortir les poubelles, alors je vois ce qu’il veut dire. De là à faire la liste de ce que j’ai envie de faire après le confinement… Eh, ça finira bien par être un article du blog, ça, alors c’est VRAI !

 

Emergence – S01E12-13

Épisode 12 – Killshot (1) – 13/20
Eh bien, ce n’est pas glorieux pour une fin de saison. Cet épisode laisse de côté tous les aspects de la série qui me plaisait le plus pour se concentrer sur son intrigue, inévitablement et logiquement. Le problème, c’est que cette première partie aurait gagné à être divisée par deux : franchement, cet épisode est non seulement prévisible, mais extrêmement répétitif dans sa construction, avec Jo avançant lentement vers ce qu’il est évident qu’elle fera. Dommage !

> Saison 1


Spoilers

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It’s starting.

Mieux vaut tard que jamais, je me suis dit qu’il était temps pour moi de voir cet épisode final de saison, surtout qu’il s’agit d’un épisode en deux parties et que c’est justement un point de ce Bingo Séries d’avril. Et puis, ça ne me fera pas de mal d’évacuer une série de ma liste de choses à regarder en ce moment où tout s’accumule un peu trop à mon goût.

Loin d’être maltraitée après son enlèvement, Emily est emmenée dans un restaurant avec des affaires de luxe. Il s’avère que nos méchants ont en fait besoin d’elle pour être transformé à leur tour et obtenir les mêmes capacités que Piper. Voilà qui promet, surtout que la grande méchante est déjà capable de se régénérer toute seule, comme elle en fait la démonstration à Emily tentant de l’égorger.

Puisqu’elle rate donc ce test, Emily est invitée à travailler à rendre plus fort un certain Justin, un acteur que j’étais content de retrouver. En revanche, cette intrigue Helen/Emily/Justin ne m’a pas passionné. Pourtant, j’aime bien Emily d’habitude, mais là, ses monologues, c’était too much pour moi. A priori, elle semble échouer… mais alors que Justin tente d’utiliser de potentielles capacités, une espèce de boule de matière se forme dans son dos et bouge toute seule, réagissant à l’énervement et à la douleur de Justin. Si Emily n’a aucune idée de ce qu’elle est en train de créer, ça a un impact sur les autres intrigues de l’épisode.

Chez Jo, Piper annonce qu’elle se sent différente depuis qu’elle a le bracelet de Benny. Elle tente de défendre ce dernier aux yeux de Piper, d’ailleurs, lui promettant qu’il ne leur veut plus que du bien, mais il va en falloir un peu plus que ça à cette mère adoptive. Tu m’étonnes. Jo s’éclipse donc pour recontacter son bel agent Brooks, mais c’est un échec : elle tombe en fait sur un autre agent du FBI, ce qui l’inquiète.

Elle appelle donc Chris pour qu’il se renseigne, parce qu’elle se doute bien qu’il lui est arrivé problème. Quand Chris lui confirme qu’Emily n’est jamais arrivée à destination, elle se met à stresser d’autant plus. Elle passe ses nerfs en allant interroger Benny sur les actions d’Helen, la grande méchante. Evidemment, il ne sait pas grand-chose, mais il offre une jolie piste à Jo : il existe un interrupteur qui pourrait éteindre absolument tous les robots selon lui. Jo n’y croit pas, parce que Jo ne croit pas les traîtres. Ben du coup, pourquoi tu l’interroges ?

Alors qu’elle apprend que son appartement est fouillé, Jo retrouve la piste de Brooks. Contre toute attente et logique, il n’est pas mort : il s’est fait admettre comme John Doe à l’hôpital. Comme il ne peut être question de le voir être récupéré par le FBI, Jo se débrouille pour le récupérer de là juste à temps. C’était plutôt rigolo à voir, surtout qu’ils sont aidés dans leur fuite par un infirmier qui cache l’agent derrière lui. J’ai bien ri de voir cette scène.

De retour au commissariat, Brooks explique qu’il pense qu’il a eu affaire à Helen. Il n’en faut pas plus pour qu’on retourne à une scène d’interrogation de Benny qui ne sait toujours rien, mais qui a toujours des informations à donner. Cela permet à notre duo de héros d’avoir une nouvelle mission à mener… mais Brooks ne l’entend pas de cette oreille quand il comprend que cela signifie aussi de continuer à fuir le FBI. Il se rend donc et tant pis s’il risque des poursuites judiciaires : il a perdu une prisonnière, tout de même.

Le truc, c’est qu’en plein milieu de son interrogation, il y a un marshall du département de justice qui débarque pour prendre les rennes, et ça semble craindre pour lui. Pourtant, c’est tout le contraire finalement : il obtient un nouveau badge, une nouvelle arme de service et même une nouvelle voiture. Ouep, le cas est clos, ce qui n’a aucun sens. Evidemment, dès qu’il sort, il est suivi…

Sans savoir tout ça, Jo rentre donc une nouvelle fois dépitée chez elle, mais au moins, les informations de Benny lui permettent de retirer le bracelet qui dérangeait Piper jusque-là. Une fois de plus, on la retrouve à bosser tard, et ça tombe bien car Brooks revient évidemment directement chez elle une fois libéré. Finalement, son arrestation n’est qu’un petit contre-temps.

Bien qu’il se sait suivi, il est venu là quand même pour la voir, ce qu’il lui révèle après une petite bière et surtout après avoir parlé d’autres choses et de l’enquête pendant un bon moment. Oh, et après avoir vu son beau-père aussi.

Oui, oui, son beau-père : j’oublie légèrement de mentionner qu’il a embrassé Jo au commissariat et qu’il le fait encore une fois lorsqu’il est dans son garage. C’est un couple qui fonctionne vraiment bien, mais ça me fait tout de même regretter l’absence d’Alex, qui était un personnage que j’aimais beaucoup et qui manque à cet épisode.

Oh, il est là quand même Alex, mais très peu. J’y reviens juste après. Avant ça, il est révélé que Brooks est suivi par un personnage qui ressemble trait pour trait à Helen, mais qui n’est pas elle. Il la découvre grâce à l’aide de Jo qui le prend en filature sans que cette sosie de la méchante ne la voit. Cette dernière annonce être Loretta, la créatrice d’Helen et, pour le prouver, n’hésite pas à se faire une entaille au visage. Bien, c’est une idée comme une autre ma foi. Il est alors révélé que Loretta bossait pour le gouvernement et que toute son équipe a fini par se faire tuer quand l’intelligence artificielle – et arme ! – qu’elle devait créer s’est avérée efficace.

Loretta annonce ensuite être celle qui a sauvé le job de Brooks – mais comment, c’est un détail qu’on n’aura pas le droit de connaître. Elle est prête à les aider à stopper Helen, un truc qu’elle n’a jamais réussi à faire seule, en échange du code source de Piper. Elle ne veut pas Piper, en fait, elle s’en fiche de la petite. Elle veut juste de quoi arrêter Helen… Mais ça n’a aucun sens : si c’est vraiment ce qu’elle veut, elle peut bien se passer du code de Piper et aider Jo et Brooks sans contrepartie.

C’est probablement ce que dit Jo car elle refuse d’accepter son aide. Bon, on se doute qu’elle n’aura pas le choix de le faire de toute manière. D’ailleurs, l’épisode enchaîne ensuite avec la fameuse scène étrange de la boule de matière qui se forme suite aux expérimentations d’Emily. Cette scène a plusieurs conséquences : d’abord, elle permet à Chris de localiser le portable d’Emily sur l’île Plum. Ensuite, elle nous fait flotter dans les airs Benny et Piper – l’occasion de voir Alex s’inquiéter pour elle avec le reste de la famille de Jo, sous-exploitée dans cet épisode final.

Flotter dans les airs ? Oh, apparemment, la boule de matière est le fameux truc qui pourrait venir à bout des robots et qui est le dessein d’Helen. En tout cas, Jo accepte d’interroger à nouveau Benny dès qu’il est en état pour en savoir plus sur l’île Plum. Comme d’habitude et pour la troisième fois de l’épisode, Benny jure qu’il ne sait rien et de manière tout aussi répétitive, Jo assure qu’elle aimerait le croire… mais ne le croit pas.

Pourtant, il semble n’avoir pas menti de l’épisode et elle fait plus ou moins tout ce qu’il lui dit de faire, hein. Elle monte donc une opération pour se rendre sur l’île Plum, mais elle compte le faire… en acceptant l’aide de Loretta. Bon, c’était prévisible, ça, de même que le fait que Loretta reste dans l’ombre était évidemment un signe pour moi que notre duo de héros parlait en fait à Helen… Ce n’est pourtant pas le cas, preuve qu’il faut que j’arrête de dire que tout est prévisible dans cette série.

Avant de partir, Jo a laissé un dernier cadeau à Chris, au cas où. Comme sur l’enveloppe, il est indiqué qu’il faut garder l’objet en sécurité, Chris ne trouve rien de mieux à faire que de le montrer à Benny. Ce dernier révèle qu’il s’agit du code de Piper, ce qui permet à Chris de comprendre que Jo ne l’a donc pas donné à Loretta comme il le supposait – et nous avec ?

De son côté, Alex se laisse convaincre par Piper de l’emmener auprès de Benny. Ca n’a aucun sens qu’il se laisse manipuler par cette gamine, mais admettons, c’est la fin de saison, il faut bien de l’action pour la deuxième partie.

Enfin, sur l’île Plum, Emily et Justin s’enfuient ensemble, effrayés de ce que pourrait leur faire Helen… Seulement, Emily se rend compte que c’est trop dangereux pour elle : elle préfère se débarrasser de Justin, le laissant dans une simulation lui faisant croire qu’ils s’enfuient. Les scénaristes vont loin avec ce personnage qui vient juste d’arriver : Emily le quitte sur un baiser d’adieu alors qu’elle le connaît à peine. Nous aussi, on le connaît à peine, et ça restera comme ça : il se fait tuer par Helen.

Son cadavre est retrouvé rapidement par Jo et Brooks qui tombent ensuite sur Helen. Cette dernière est surpuissante et les effets spéciaux sont bien mauvais : Brooks et Jo lui tirent dessus et ça suffit à ce qu’elle tombe en poussière… pour mieux se reconstituer ensuite. L’épisode se termine donc sur un drôle de cliffhanger où Jo et Brooks sont coincés avec un disque dur qu’Helen veut récupérer, quitte à ce qu’ils le paient de leur vie. Bien.


Épisode 13 – Killshot (2) – 16/20
Les scénaristes usent et abusent d’inventivité pour créer un final satisfaisant en ajoutant quelques éléments au dernier moment pour s’assurer des instants de grandes émotions et des twists bienvenus pour mener à une conclusion qui, dans l’ensemble, me paraît à la fois réussie et satisfaisante. Ce n’était pas gagné après la première partie de l’épisode pourtant !

> Saison 1


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I’m just glad I’m me now.

Bon, comme prévu, Helen s’est décomposée à nouveau pour passer la porte blindée qui la séparait de nos deux personnages. Ceux-ci parviennent malgré tout à s’échapper, mais ils se savent poursuivis. Et en plus, Brooks est blessé, encore. Il s’est remis tellement vite de sa blessure de l’épisode 11, cela dit, je ne m’inquiète pas encore pour lui. Ils sont finalement surpris par un insecte qui s’avère être un nanorobot. Charmant.

Jo profite de ce répit pour révéler à Brooks qu’elle n’a pas donné le code source de Piper à Loretta, et il semble trouver ça plutôt malin. Malheureusement pour elle, elle est attaquée par l’insecte robotique qui rentre dans sa peau. C’est un faux moment dramatique : elle s’en sort bien vite et ça finit même par un super câlin avec Brooks, encore et toujours.

Au commissariat, l’épisode reprend avec Daphné et Chris inquiets pour Jo et l’arrivée de Piper et Alex. Chris, décidément très malin, décide de montrer le disque dur de Piper à Alex et cette dernière. Il laisse donc Piper en possession du disque quand elle demande à se rendre aux toilettes. What the actual fuck ? Sans aucune surprise de la part des téléspectateurs, Piper en profite pour aller libérer Penny et convaincre Chris et son père de partir à leur tour à la recherche de Jo.

Ben oui, OK, écoutons tous la gamine robot ! Ils arrivent hyper vite sur l’île Plum – ça n’a aucun sens – et tombent tout aussi rapidement sur Brooks et Jo. Au moins, les choses avancent vite. L’ensemble du groupe se terre alors dans une salle blindée où ils cherchent une solution pour s’attaquer aux nanorobots.

Tout ça finit par un chouette jeu où Piper demande à Brooks s’il préfère savoir comment ou quand il va mourir. Fun time ! Bien sûr, il y aussi pas mal d’engueulades dans la pièce, avec Jo qui ne supporte pas Benny, Alex qui ne supporte pas Brooks et Benny qui s’amuse à créer des diversions pour voler le disque dur volé par Jo à Helen et qui est, évidemment, le « killshot » tant discuté depuis l’épisode précédent : il contient une sorte de seringue à planter dans le robot qu’on veut désactiver.

Finalement, Benny s’évade donc avec le killshot et est poursuivi aussitôt par Jo… et Chris. Purée, je ne le sens toujours pas, le pauvre. Il a trop le rôle possible du traitre… Surtout quand il disparaît lorsque Jo se retrouve face à face avec Benny et n’a pas le cran de le tuer. Bon, je la comprends : même si c’est un traître, c’est aussi un ami qu’elle a soigné. Elle décide finalement de lui faire confiance pour le laisser parler à Helen et la distraire.

Il lui ment donc en affirmant que Piper et les autres sont sur le toit, mais c’est uniquement fait pour mieux tenter de venir à bout d’Helen. Pas de bol, l’arme qu’il avait et dont il comptait se servir pour se débarrasser d’elle n’est pas efficace du tout. Au contraire, même, Helen se remet sans mal et se retourne vers Benny pour le tuer.

Yep, on perd le personnage de Benny bien vite et c’est pendant qu’il agonise que Chris décide de redébarquer pour dire à Jo de se barrer parce que les lieux ne sont pas sûrs. Adieu cadavre de Benny le robot. Allez, je ne vais pas faire semblant, j’ai trouvé ça triste malgré tout. À croire que j’étais plus attaché que prévu au personnage de Benny.

Pendant ce temps, Alex, Brooks et Piper sont confinés ensemble. Oups, pardon pour le terme, le confinement n’était pas encore à la mode quand tout ça a été tourné. La tension entre les mâles est palpable, franchement, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Jo. Celle-ci révèle que le killshot de Benny n’a pas marché contre Helen, mais qu’elle est là pour récupérer ce qu’elle a confié à Brooks et dont elle a besoin pour stopper Helen.

Si Brooks est prêt à se laisser berner comme ça, Alex est loin d’être dupe. Comme Piper, il comprend qu’il n’a pas affaire à Jo et il empêche Brooks de faire une connerie juste à temps. En effet, il s’agissait bien d’Helen sous la forme de Jo, parce que pourquoi pas. Helen récupère donc ce dont elle a besoin pour lancer son opération…

Mais elle est arrêtée hyper rapidement par Piper qui la distrait juste assez pour que Jo lui foute un coup de poing qui s’avère mortel quand elle tombe sur la boule de matière étrange. Ce faisant, elle meurt donc, mais elle casse aussi le cube qui la contenait et qui se transforme alors en ce que Piper pense être l’équivalent d’une bombe nucléaire.

Le disque dur de Piper ? Il finit dans les mains du grand-père qui le planque dans un placard de la maison. Très mauvais menteur, le grand-père finit par révéler la vérité en trois secondes et demi à sa petite-fille et à la meilleure amie de sa fille. C’est n’importe quoi. Il fait bien de les prévenir en tout cas, parce qu’ils sont aussitôt confrontés à Michael Denman, l’agent qui a libéré Brooks dans l’épisode précédent et qui débarque avec un mandat pour retrouver ce que Jo a volé au gouvernement.

Soit. Au passage, il en profite pour annoncer sans pression que le grand-père a un cancer, hein. Finalement, il ne réussit pas à obtenir le disque dur de Piper : elle est assez maligne pour avoir remplacé le disque par le collier que sa sœur lui avait donné, histoire de lui dire adieu. Oui, oui, adieu : Piper a décidé de se sacrifier pour sauver le monde. C’est gros, mais si on laisse de côté l’intrigue un peu bâclée, c’est très touchant.

Les personnages sont ce qui a toujours le mieux fonctionné dans cette série. Ainsi, voir Piper se sacrifier et dire adieu à Jo en lui rendant son disque dur, ce n’était pas rien. C’était beaucoup plus émouvant que la mort de Benny et si je n’avais pas mis autant de temps à voir cette saison, il est possible que j’aurais été assez investi pour pleurer. Ca n’a donc pas été le cas.

Finalement, Piper disparaît donc avec la boule de matière, laissant uniquement derrière elle le cadavre d’Helen, Jo et les trois hommes de la vie de Jo. Une fois de plus, le plus utile des trois s’avère être Alex, parce qu’il a l’idée du siècle : il propose à Jo de retirer le bracelet d’Helen. Comme elle n’est jamais qu’une coquille, il est possible qu’elle puisse être remplacée avec le disque dur de Piper et comme elle a la capacité de changer d’apparence, il est aussi possible qu’elle prenne l’apparence de Piper.

Allez, c’est un twist vraiment sympathique de la part des scénaristes, même si c’est gros car tous les éléments permettant de le réaliser sont introduits dans cet épisode. Malgré tout, c’est chouette à voir. Tout ? Ben disons que ça manque un peu de cohérence, avec Piper qui semble savoir où elle est… alors que son disque dur a été retiré il y a un moment maintenant. Si encore elle l’avait retirée de son bras juste avant.

On en arrive alors aux dix dernières minutes de la saison – et possiblement la série : tout le groupe rentre chez Jo, ce qui permet à cette dernière de faire examiner sa blessure, et à Piper de révéler qu’elle pense avoir la solution pour soigner le cancer de son grand-père. Cool. On en revient en tout cas à ce que je préfère dans cette série : une bonne scène de famille, avec les deux sœurs parlant des pouvoirs de Piper et Jo qui est forcée d’établir des règles strictes pour les pouvoirs de Piper.

Ces derniers laissent une véritable porte ouverte pour la saison 2, de même que la fouille du département de Justice intéressé par le code source de Piper. Ce sont des pistes qui pourront être dégrossies en cas de renouvellement (de même que le destin d’Emily), mais celui-ci tarde vraiment à venir. Peut-être que le confinement ralentissant le tournage des pilot sera bénéfique pour la série, on ne sait jamais !

En attendant, on termine la saison avec Alex décrochant le téléphone pour parler de son futur emploi et Brooks qui s’éclipse, tout en étant clairement amoureux de Jo. Celle-ci est radieuse pour ses dernières scènes, c’est la preuve que tout était bien géré dans cette saison pour qu’on voit sa fatigue s’imposer de plus en plus. Aussi radieuse soit-elle, elle prend mal d’entendre Alex lui avouer qu’il a choisi de prendre un job bien loin d’elle, avec également déjà un nouvel appartement qui l’attend.

Oh, elle lui demande de ne pas partir, mais elle abuse totalement. Il ne peut pas rester juste parce qu’elle le demande, surtout qu’elle ne l’aime pas alors que lui est toujours clairement amoureux d’elle. J’ai adoré cette scène de confrontation entre eux, parce qu’elle est hyper tendre et sincère. C’est bien joué et ça fait évoluer le personnage d’Alex dans le bon sens. Même si c’est un sens que je n’aime pas parce que ça veut dire qu’il sera absent ou moins présent pour l’hypothétique saison 2. Il ne pouvait pas rester là indéfiniment !

Bon, et sinon, pour conclure tout ça, on se retrouve une dernière fois sur l’île Plum avec Denman et Loretta qui bossent bien ensemble, comme cette dernière l’avait dit, à faire le ménage du laboratoire de l’île et à récupérer le corps de Benny. Pour la science, comme dirait Mia. Finalement, Loretta est tout aussi méchante que l’était Helen : elle révèle que le killshot a été utilisé en vain contre sa création, mais aussi qu’Helen est désormais Piper. Qu’elle le sache, c’est pire que tout, elle a donc une télécommande qui permet de diriger et réveiller Piper à distance…

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EN BREF – J’aurais mis autant de temps qu’il faut à voir 22 épisodes pour venir à bout de ces 13 épisodes, mais je suis content de l’avoir fait. Concrètement, la série est sympathique et se laisse suivre avec plaisir, principalement grâce à son casting et à ses personnages très attachants. Etonamment, ce qui me plaît le plus dans cette série de science-fiction est donc le lien familial qui se dégage du tout et qui permet de vraiment accrocher au destin de chacun.

Autrement dit, cette saison m’a plu. La série n’est pas un coup de cœur, mais elle était un divertissement efficace que je serais heureux de retrouver si saison 2 il devait y avoir. Si ce n’est pas le cas, eh bien, je me contente assez bien de ces treize épisodes. C’était chouette, et il faut parfois se contenter de la simplicité ! La fin ouverte fonctionne bien : les intrigues sont résolues, la dernière scène n’est pas un cliffhanger insurmontable.

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> Saison 1

Les Bracelets rouges – S03E08

Épisode 8 – 20/20
Fin de saison réussie pour les Bracelets, même si l’épisode paraissait presque trop simple et trop routinier pour être une fin de saison pendant une bonne partie du temps. Le problème aussi, c’est qu’il y a tellement de personnages et d’intrigues que ça devient compliqué de tous les gérer. Pourtant les conclusions trouvées sont habiles et mènent à ce qui peut servir de bonne fin de saison autant que bonne fin de série… En tout cas, il est évident qu’une page se tourne, même en cas de saison 4.

> Saison 3


Spoilers

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Tu crois vraiment que j’aurais raté le premier soir du reste de ta vie ?

Bon, il fallait bien que ça arrive, nous voilà donc au dernier épisode de cette saison, malgré le ralentissement de la diffusion permis par le confinement. C’est triste comme tout, surtout que ça reprend par Mehdi ayant évidemment arrivant aux urgences sur un brancard. Bien évidemment, le docteur Catalan est appelé pour s’occuper de lui, mais ça craint bien, car il n’a pas de petites blessures… pour changer.

Pendant ce temps, Clément fait ses bagages et se prépare à quitter enfin l’hôpital, au bout de cinq ans. Après, il garde quand même les photos au mur, surtout celles de Sarah, pour son dernier petit déjeuner, histoire que ce soit bien déprimant pour nous.

De son côté, Roxane se rend chez Thomas pour mieux que la vérité lui explose une fois de plus à la face : il a une nouvelle copine. Elle n’ose même pas frapper à sa porte pour lui dire qu’elle a fugué, mais elle ne répond pas non plus aux appels de sa mère. Elle préfère se rendre au garage de Mehdi dans l’espoir de l’y trouver… Si elle savait. Bien évidemment, le garage est resté ouvert après sa fuite, en plus, donc elle peut dormir.

Chez lui, Thomas a droit à un petit déjeuner de roi… mais non, son père n’est pas tombé sur la tête. Ce n’est pas pour son fils qu’il fait tout ça, c’est pour le retour d’Aurore. Ouep alors pour le coup, j’ai des sentiments partagés. Je suis très heureux de retrouver le personnage de Camille Lou parce que je l’adore, mais je suis dépité de voir Aurore s’enfermer dans sa relation avec ce type. Au moins, ça aide Thomas à obtenir ce qu’il veut : son père ne voulait pas lui prêter la voiture pour aller chercher Clément, mais quand c’est Aurore qui demande, ça change tout.

Malheureusement, quand il arrive à l’hôpital, Thomas trouve un lit vide – enfin, il ne reste que le sac de Clément. Celui-ci est sorti prendre l’air et déprimer un coup à se souvenir des bons moments passés à l’extérieur de l’hôpital avec les Bracelets. À croire que ses cinq ans d’hospitalisation ont commencé avec l’arrivée de Thomas ! Ce dernier retrouve sans mal son meilleur ami pour partager avec lui la liste des choses à faire en sortant de l’hôpital, notamment sortir les poubelles.

Malheureusement bis, ils découvrent vite ce qui est arrivé à Mehdi. Ca fout un froid. Roxane est elle aussi aussitôt prévenue. Les trois anciens bracelets rouges débarquent donc tous à l’hôpital pour se présenter comme la famille de Mehdi… forcément. De toute manière, il est à passer une IRM, alors pas de news pour eux.

Ailleurs dans l’hôpital, Nour obtient de bonnes nouvelles : elle pourra bientôt envisager la reconstruction mammaire. Deux mois et demi suffiront à ce qu’elle puisse espérer récupérer la vie qu’elle veut. Elle se précipite auprès de Clément pour lui annoncer la bonne nouvelle, ce qui lui permet de rencontrer Roxane et Thomas. La scène était plutôt marrante à voir.

Dans le même genre, le retour de Louise est bien drôle aussi : elle revient pour un check-up médical qu’elle a avancé pour pouvoir voir Clément avant sa sortie. C’est un peu inquiétant puisqu’elle a eu une grippe et qu’elle tousse encore (coronaaaa – mais merci pour le Bingo Séries), mais au moins Louise motive les Bracelets à parler à Lucien pour qu’il puisse leur faire accéder à Mehdi.

Contre toute crédibilité, cela fonctionne : les quatre peuvent donc parler à Mehdi, l’occasion pour Clément de voir qu’il n’a plus son bracelet et pour Mehdi de dire que ce sont les urgenciers qui le lui ont retiré. Hum, hum, sympa le mensonge. Les bracelets découvrent donc la nouvelle réalité compliquée de Mehdi, et surtout sa dépression qui couve. Ce n’est pas le seul : Clément est attaqué par la nostalgie quand il voit une infirmière en train de défaire son lit. Il se rappelle son arrivée à l’hôpital, « juste pour un mois » cinq ans plus tôt, avec ses deux parents encore ensemble. Ses deux parents, justement, sont ceux qui arrivent pile à ce moment de nostalgie.

C’était vraiment nécessaire comme scène. On sent bien que les parents sont pressés de quitter la chambre, mais ce n’est pas le cas de Clément. Il est pressé, oui, mais il est triste aussi… surtout quand ses infirmiers préférés sont absents. Le docteur Riffier non plus n’étant pas là, il est évident qu’un pot de départ se prépare pour lui. Cinq ans, ce n’est pas rien non plus pour le personnel médical : le service lui fait même cadeau de baskets. Eh, les remerciements de Clément sont touchants, surtout en cette période où on a tous envie de remercier le personnel médical. La scène résonne un peu différemment de ce qui était prévu, j’imagine, mais ça ne fait que lui donner un peu plus de force.

Après tout ça, Clément demande à passer encore un peu de temps avec ses amis, hors de l’hôpital. Il s’inquiète aussi pour ses parents et l’avenir, mais eh, tout ce qu’ils veulent, c’est vivre pleinement – quitte à faire un roadtrip vers Saint Sebastien ensemble (étonnante réconciliation et happy end là). C’est un tout petit peu le crédo de l’épisode.

En effet, Louise annonce quant à elle à son médecin qu’elle veut partir à présent en Amazonie… et cette fois, ça ne passe pas pour le médecin qui préfère lui briser tout de suite son rêve : elle est encore trop fragile pour s’exposer à de tels voyages, surtout dans un pays humide. C’est violent, surtout qu’elle avait prévu de repartir déjà sur son bateau, une semaine plus tard.

Sa mère la voit tellement désespérée qu’elle décide de lui rendre son sourire en lui disant qu’elle est prête à la laisser repartir, malgré les risques. Il faut vivre à fond paraît-il. Vous voyez, crédo de l’épisode. Dans cet épisode, on retrouve aussi Jessica – après un certain temps quand même. Tout va bien pour elle et elle peut même retrouver Nour pour lui annoncer que son frère lui organise un voyage à Bali. Tranquille, quoi.

Pendant ce temps, Mehdi est toujours dans l’hôpital où on lui rend ses affaires et où il sait bien qu’il va avoir des ennuis avec la police. Il a aussi peur des ennuis qu’il peut avoir côté santé, mais heureusement, il n’y a rien de grave. C’est le docteur Catalan qui lui annonce ça, avant de lui balancer qu’il a décidé d’être son tuteur légal. Ah, c’est bien pratique de vivre dans une série, on trouve des solutions bien facilement. Son nouveau tuteur lui annonce ainsi qu’il n’aura pas besoin d’aller en foyer : il peut même rester vivre au garage s’il le souhaite. Merveilleux. Mehdi peut même quitter l’hôpital bien rapidement, en apprenant que Clément vient lui-même de partir, avec tous les autres bracelets.

Avant ça, Roxane s’éclipse d’une partie de l’épisode pour laisser une lettre à sa mère et sa sœur. Elle s’excuse de son comportement et leur dit qu’elle va bien, mais aussi qu’elle ne veut plus vivre avec elles. Joli cri d’indépendance, mais ce n’est pas toujours si simple la vie. Au moins, sa mère est heureuse d’avoir des nouvelles.

Autrement – et trop loin de toutes les autres intrigues de l’épisode, Nathalie retrouve bien Côme et lui passe un sermon. C’est bien beau de lui offrir plus d’autonomie, ça ne l’empêche pas de s’inquiéter cette pauvre Nathalie. Elle prend cher avec Côme, et lui prend cher avec l’hôpital, puisque Mehdi ne répond pas à… ses textos. Hop, toute l’inquiétude de Nathalie s’envole quand elle le voit capable d’écrire un texto. J’ai tellement ri de la réaction du caissier.

Par contre, pauvre Côme, s’il continue à faire des progrès si vite, il va pouvoir retourner plus vite à l’école. Oups. Pour ne rien arranger à la crise d’adolescence qui couve, on découvre que son beau-père est sur le point d’emménager avec lui et Nathalie. Aïe. Romain étant ce qu’il est, il galère à faire l’annonce, mais Côme avait déjà tout deviné et est évidemment heureux de la nouvelle.

Franchement, tout ça sent bon la fin de série : il n’y a que des happy ends qui couvent. Ainsi, Côme finit par lâcher sa mère et son beau-père pour rejoindre Clément et les autres, qui passent le chercher. Cela commence à faire beaucoup de monde dans la même voiture. Certes, on n’avait que des happy ends, mais tant de personnages dans une voiture, ça fait toujours peur.

Leur but est de remplir peu à peu toute la liste de Clément et des choses qu’il veut faire en sortant de l’hôpital : avoir de nouvelles baskets (merci l’équipe médicale), manger un burger et… surprise. Thomas les emmène donc dans un camping où ils retrouvent Mehdi s’excusant pour ce qu’il leur a fait subir.

La vraie surprise de Thomas ? La dune du Pilla, évidemment. C’est déjà compliqué sans béquille et plâtre (Mehdi), je n’imagine pas ce que ça peut donner ça. Le plan des scénaristes est bien calculé en tout : ça fait de merveilleuses images. Vivement la fin du confinement les amis ! Tous les Bracelets – y compris Nour – escaladent la dune et nous offrent un joli au revoir.

Malgré tout, la vie reprend après cette journée parfaite : Clément intègre donc le même lycée que Thomas. C’est gros, tout de même : après cinq ans déscolarisé, ça doit être compliqué. Il est très clair que Mehdi poursuit ses études pour être kiné, alors Nour et Louise passent du bon temps entre amies ou que Roxane réussit à exposer ses photos de son séjour à l’hôpital, faisant bonne impression auprès du public… et de sa mère. Bim.

On a de jolis sourires pour tout conclure cette année, y compris, possiblement, la série. C’est une jolie surprise, mais les derniers mots sont ceux qui résument tout, évidemment : « Ce qui est horriblement triste, c’est de ne pas vivre sa vie avec intensité. »

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EN BREF – Cette saison a eu du mal à ne pas s’éparpiller dans tous les sens, mais j’ai du mal à lui en tenir rigueur, parce que les scénaristes ont fait d’habiles pirouettes pour réussir à tout concilier dans un épisode final très puissant, qui n’hésite pas à conclure la série et les intrigues de la majorité des personnages que l’on suit depuis trois ans…

Maintenant, vu le succès d’audience que représente la série, je doute qu’on s’arrêtera là. Il a été décidé au dernier moment que Nour ne ferait pas de rechute et que Jessica survivrait, alors que ce n’était pas ce qui était prévu… J’imagine bien une saison 4 reprendre quelques années plus tard avec l’arrivée de Mehdi en tant que kiné dans l’hôpital, tout en suivant un autre groupe de personnages. J’aime bien les séries qui reprennent sur de nouveaux personnages de toute manière. Il y a plein de maladies possibles, tout comme il y a plein de retours de personnages possibles (j’imagine parfaitement Clément ou Nathalie continuer de revenir à l’hôpital en tant que bénévoles d’une association par exemple).

Je suis un peu frustré de ne pas avoir eu le fin mot de l’histoire Olivia/Iris, autrement… mais bon, la série se conclue de très belle manière ce soir, avec une vraie fin à l’ensemble des très nombreuses intrigues. Qu’importe ce que décide TF1 pour la suite, ce fut une très belle aventure !

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> Saison 3