NCIS Hawai’i S01E11 (express)

Épisode 11 – The Game – 15/20
L’épisode a la bonne idée de se concentrer sur un personnage que j’aime, ce qui lui vaut de récupérer quelques points, mais bon, il n’en reste pas moins extrêmement prévisible dans ses twists et sa construction – une construction que je n’aime pas particulièrement, en plus, surtout qu’elle n’apporte rien de particulier à l’épisode.

Spoilers

Lucy travaille sous couverture… mais se fait griller.

Je ne comprends pas pourquoi les scénaristes aiment tant cette construction en mode « 16h plus tôt ». C’est un truc qui a tendance à me frustrer dans les séries, surtout quand c’est fait comme ici et qu’il n’y a vraiment aucune question que l’on se pose. Dès que l’on voit Lucy en train de jouer au poker, on comprend qu’il s’agit d’une mission sous couverture. Alors oui, il était haletant de la voir être grillée comme une bleue parce qu’elle ne s’enferme pas dans les toilettes pour vérifier l’état du transfert (mais putain, c’est la base ???), mais bon, on savait déjà de quoi il en retournait, franchement.

Pourtant, voilà que les scénaristes nous proposent un flashback de seize heures pour mieux comprendre comment elle se retrouve dans cette situation. Pour ne rien vous cacher, je n’ai pas prêté spécialement attention à l’intrigue de fond de l’épisode : il est rapidement évident que le but est de se concentrer sur Lucy, un personnage que tout le monde adore, alors les raisons derrière la couverture, bon, on s’en fiche un peu.

Un peu, mais pas totalement : elles permettent le retour de Dalia dans la série. Si je n’avais pas tellement aimé ce personnage qui flirte sur son lieu de travail avec Ernie dans son premier épisode, je l’ai trouvée plus intéressante cette semaine. Cela dit, ça reste assez peu passionnant de les voir se tourner autour comme des lycéens. J’ai ri de leur scène finale avec le « time of my life », mais c’est vite gâché avec la suggestion qu’ils font l’amour directement dans le NCIS – ou en tout cas qu’ils s’y comportent comme des animaux. Ils sont au travail, merde.

Là-dessus, je trouve que NCIS Hawai’i est assez surprenante d’ailleurs : contrairement à la série-mère, nous avons des couples clairement établis entre les collègues – Jane et son militaire pour un temps, Dalia et Ernie maintenant, Lucy et Whistler évidemment. C’est assez déroutant et ça explique peut-être pourquoi ça paraît si forcé par moments : les équipes de CBS n’ont pas l’habitude de gérer tant de romances. On se croirait presque chez ABC.

Presque seulement, cela dit, parce que l’évolution des relations est trop prévisible. Je veux dire, tout commence à aller super bien entre Whistler et Lucy en début d’épisode, alors forcément, il fallait un drama en cours de route. Le drama, c’est que Whistler a encore une petite amie – Cara. J’ai trouvé ça tellement abusé ! Les explications qu’elle fournit en fin d’épisode à Lucy sont plutôt crédibles… mais pas vraiment rassurantes pour autant : concrètement, elle est incapable de rompre et préfère ghoster son ex ? Et quand elle reçoit un message de sa part lui annonçant son arrivée, elle ne prévient pas Lucy ?

Eh, je comprends que Lucy la dégage, au moins pour un temps. Il ne faudra pas que ça dure trop longtemps, surtout qu’on sait bien que Whistler est là pour rester dans la série. Autant que les deux se remettent assez vite ensemble pour que ce soit intéressant de nous révéler que finalement Whistler est une méchante. Désolé, mais je ne la sens pas : soit elle sera une vraie méchante, soit elle sera forcée d’enquêter contre le NCIS, mais il y a trop un potentiel de drama pour que les scénaristes le mettent de côté. C’est peut-être la seule surprise de cet épisode d’ailleurs : ils ont retardé le moment où ça arrivera grâce à l’existence de Cara.

Avant la rupture, il fallait tout de même un moment pour qu’on accroche enfin vraiment au personnage de Whistler, et on l’a quand elle s’inquiète comme jamais pour Lucy. Elle débarque en effet au NCIS pile au moment où la couverture de Lucy tourne mal. C’est un peu gros quand même de débarquer sur son lieu de travail, mais ça marchait bien de la voir s’inquiéter pour elle puis tout faire pour lui venir en aide à sa manière.

La couverture en elle-même était sympathique à suivre, avec tout un tas de nouvelles informations sur Lucy. Voici donc qu’elle est capable de proposer un accent texan et de jouer au poker. Le discours était un peu double tout au long de l’épisode, parce que sa grande confiance en elle nous montre qu’elle est capable de bluffer, mais ça semble être du bluff par moments, vraiment. Genre la première manche qu’elle perd, on ne sait pas si c’était intentionnel pour gagner leur confiance ou non. C’est dommage !

Pour le reste, le message féministe ne fait jamais de mal sur CBS et on avait toujours les mêmes très bonnes scènes d’action. J’ai adoré la chorégraphie du combat contre le juge, même si je me doutais de la conclusion fracassante pour lui. D’ailleurs, je me doutais aussi, vu le choix de l’acteur, qu’il n’allait pas rester gentil tout du long. Niveau écriture, c’était en revanche bien mené. Bref, la série fournit un bon divertissement cette semaine : c’était un bon choix de se concentrer sur Lucy, même si ça éclipse peut-être un peu trop les autres.

Ah, et je n’ai pas accroché à la scène finale aussi, mais ça, ce n’est jamais que moi qui commence à ne pas aimer Jane.

The Book of Boba Fett – S01E03

Chapter 3 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.

Spoilers

Boba doit se faire respecter des petites frappes de Mos Espa.

Keep an eye on them. Sorry, it’s an expression.

Oh, c’est reparti pour un épisode de seulement trente-neuf minutes, moins le générique de fin, moins le bien long résumé de l’épisode précédent. Si j’avais su, je me serais sûrement lancé plus tôt dans le visionnage, mais c’est tout le problème de Disney + dont les épisodes sont toujours de durée variable.

En tout cas, me voilà parti pour un épisode 3 qui commence par une araignée peu réjouissante à voir. Nous sommes de retour dans le présent où un droïd explique à Boba la répartition du pouvoir de la région. Oui, oui, nous sommes en pleine géopolitique et Boba comprend que Jabba ne tenait position que partiellement en tant que leader : il y a des clans et des familles qui veulent à présent le tester.

Ce devrait m’intéresser tout ça, mais franchement, j’ai trouvé la manière d’introduire tout ça franchement peu prenante. C’était bien mieux quand un simple habitant vient faire remarquer à Boba qu’il n’a aucune autorité et que personne ne le respecte. J’ai trouvé que ça apportait un bon humour à la scène, avant d’introduire l’intrigue de l’épisode : des mi-hommes, mi-robots mettent au défi l’autorité de Boba en embêtant un des hommes vivant sur les terres qu’il est supposé contrôler, lui volant son eau, qu’il produit.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour donner à Boba l’envie d’enquêter, mais apprendre que l’homme lui paiera le double de son tribut si le problème se règle vite semble le motiver tout de même encore plus. Il se retrouve assez vite à fréquenter les quartiers mal famés du district ouvrier de la ville et à trouver les voleurs d’eau. Ce n’est pas bien compliqué et ils n’ont effectivement aucun respect pour lui, l’appelant le vieux et ayant bien du cran face à lui.

Quand une femme lui fait remarquer qu’ils ne risquent pas de trouver du boulot pour payer leur eau, Boba décide de les embaucher. Cela ne plaît pas tellement à l’homme qui lui avait demandé d’enquêter, mais il va devoir apprendre à s’en contenter. De manière autoritaire, Boba lui fait en effet remarquer que ses prix de vente de l’eau sont trop élevés et que c’est intenable. Il ne rembourse que partiellement le vol, le force à baisser ses prix et recrute donc les voleurs d’eau.

Boba peut donc rentrer tranquillement chez lui et dans son pod à souvenir… mais sa nuit est interrompue : il se réveille pour faire face à une sorte de Chewbacca un brin plus balèze et plus armé. En flashback, cet épisode insiste pour nous montrer l’enfance de Boba. On en a eu des images à chaque épisode, mais c’est encore trop flou pour savoir quoi en tirer. L’enfant qu’il était avait une sacrée vue sur une ville futuriste et regardait des vaisseaux partir régulièrement. Allez savoir.

Une fois adulte, mais toujours en flashbacks, on retrouve Boba dans sa nouvelle position de petit lord du désert, là. A dos de mammouths (écoutez, je ne connais pas les noms des créatures de Star Wars, j’avoue), il se rend donc en ville pour s’assurer que l’on paie bien les Tusken pour la protection qu’ils fournissent sur leur territoire. Le problème, c’est que l’extra-terrestre à qui il a affaire lui fait remarquer qu’il paie déjà une protection à un autre groupe pour les mêmes terres.

Voilà qui donne rapidement un objectif à Boba du coup : il est bon pour aller s’attaquer à ce second groupe qui empiète sur le territoire de ses amis. Pas de bol, alors qu’il rentre au bercail, il aperçoit au loin de la fumée et comprend bien vite qu’il est trop tard. Pendant son absence, tout son village a été ravagé. Et dire qu’il se pensait plus fort que l’autre groupe… Les cadavres jonchent le sol là, c’est terrible.

Et ça l’est d’autant plus que le crime est signé : les hommes que Boba avait vu piller une maison il y a deux épisodes semblent derrière ce massacre. Nous voilà donc probablement parti pour une histoire de vengeance, mais avant ça, il nous faut un montage longuet nous montrant Boba brûler les derniers souvenirs possibles de ses amis.

C’est donc là que le Chewbacca (qui n’en est pas un, je sais) débarque pour réveiller Boba. Et autant dire qu’il ne fait qu’une bouchée de Boba en slip, même si celui-ci se défend plutôt pas mal. Au moment où il est sur le point de mourir, il peut s’avérer heureux d’avoir recruté du nouveau personnel. Si Fennec est introuvable, ce sont en effet les nouveaux qui débarquent pour sauver de justesse Boba.

A eux tous, ils ne sont encore pas tout à fait suffisants, et même les gardes habituels prennent cher à se faire bouffer par ce Chewbacca enragé – désolé, mais je ne peux trouver de meilleurs termes là. Par chance, Fennec finit par redébarquer et emprisonner ce nouvel assassin – Krrsantan ? – sous le trône de son maître.

Bien que non signé, le message vient clairement des jumeaux et Fennec le fait remarquer. Elle conseille aussi à Boba d’attendre sagement la suite pour voir si le jeu de leurs ennemis sera plus visible ensuite. Et il l’est rapidement : les jumeaux débarquent pour s’excuser d’avoir envoyé un assassin, offre un tribut bien à eux et expliquent à Boba qu’ils ne restent pas sur Tatooine, un caillou sans valeur.

En effet, ils ont appris que le maire, Mok Shaiz, avait promis le territoire à un autre syndicat. Les jumeaux n’étant pas trop guerriers, ils décident de se barrer en laissant aussi le Krrsantan à Boba. Ce dernier décide de le libérer vite avant d’arranger un rendez-vous avec le maire, pour savoir ce qu’il en est. Avant d’en arriver là, il doit toutefois encore gérer son rancor, l’énorme monstre offert par les Hutt.

Je dis monstre, mais c’est une bestiole toute affective et touchante : elle est en pleine dépression et son gardien nous explique que c’est le genre de bête qui peut former un lien fort avec son propriétaire. Aussitôt, Boba envisage de faire de ce rancor sa monture. C’est original comme idée, mais ça pourrait effectivement asseoir assez vite son autorité. Et ça donnera une certaine classe au personnage, aussi. La bestiole semble se laisser assez vite apprivoiser et regretter le départ de son nouveau maître.

En effet, Boba, Fennec et leurs nouveaux hommes de main se rendent en ville pour aller voir le maire. Celui-ci tente bien de les faire patienter une vingtaine de jours, affirmant qu’il n’a pas de possibilités de rendez-vous avant. Ce n’est pas le genre de Boba d’attendre si longtemps, par contre. Quelques menaces de Fennec à la mairie suffisent à ce que leur réceptionniste préféré accepte d’envisager un rendez-vous avec le maire.

La vérité est toutefois que le type préfère s’enfuir et être poursuivi par les nouveaux hommes de main de Boba. On a droit au passage à un faux raccord vraiment grossier, puisqu’ils montent deux fois sur les engins leur servant à se lancer dans cette course poursuite. Et puis, avec les espèces de scooters volants de différentes couleurs, ils ressemblaient franchement à des Power Rangers. J’ai trouvé que le montage de l’épisode et les effets spéciaux n’étaient pas tellement à la hauteur cette semaine par rapport à d’habitude.

Tout faisait sacrément faux. Heureusement la musique était assez bonne pour que je reste concentré, mais il y avait trop d’amateurisme dans certains plans. Cela fait mal à dire par rapport à la qualité des épisodes précédents. En vérité, j’ai peu accroché au jeu de l’actrice censée être une badass recrutée par Boba.

Bon, sans trop de surprise, la course poursuite se finit par le réceptionniste de la mairie forcé de parler à Boba et d’expliquer que le maire est avec les Pykes – à qui il a vendu le territoire. L’épisode peut donc se terminer sur un faux-raccord dans les regards de Fennec (décidément) et la promesse d’une guerre contre les Pykes.

Walker – S02E07 (express)

Épisode 7 – Where Do We Go From Here ? – 14/20
On sent bien que les scénaristes eux-mêmes tatonnent pour trouver la réponse à la question servant de titre à cet épisode, mais ce n’est pas forcément pour le pire. Au milieu d’un mélange d’intrigues fades, il y a quelques personnages et moments qui sortent du lot – et j’ai eu un fou rire devant l’épisode, c’est toujours ça de pris. Après, ce n’était pas forcément leur intention première.

Spoilers

Liam fait face aux conséquences de ses actions – parce que Cordell provoque un tas de conséquences.

Je pense que ça se sent dans le résumé que je propose de cet épisode, mais… je ne comprends pas le personnage de Cordell. Le type en fait des caisses pour nous dire qu’il veut protéger sa famille et qu’elle est plus importante que tout, et à la première occasion, il plante un couteau dans le dos de son frère et le balance. L’appel que Liam a passé dans l’épisode précédent était ANONYME. Ils reviennent plusieurs fois dessus dans cet épisode… alors pourquoi tout le monde est-il au courant que Liam l’a passé ?

Il en a parlé uniquement à son frère. Quand cet épisode commence, une semaine après le précédent, Cordell est toujours énervé après son frère. Si ça peut se comprendre, je l’ai trouvé bien lourd d’en parler à un repas de famille et d’en informer ses gosses. Il s’agit d’histoire d’adultes, je ne vois vraiment pas l’intérêt que les ados sachent ça. La mère était déjà au courant (le père a disparu ?), et voilà donc que toute la famille est au courant. Deux semaines plus tard, l’appel anonyme n’a plus rien d’anonyme.

S’il avait voulu protéger sa famille, peut-être que Cordell aurait pu faire le choix de ne rien dire ? Je veux bien qu’il y ait des obligations et tout, mais là, personne n’aurait même pu prouver qu’il était au courant si jamais l’anonymat avait été révélé plus tard. Bref, ça me semble complétement perché et c’est malheureusement le moteur de l’épisode : Cordell en veut à Liam, et Liam finit par s’isoler.

Bon, Liam n’est pas un personnage que j’aime, ce n’est pas nouveau. Le voir tomber en déchéance comme ça n’a rien arrangé. Une fois de plus, on nous annonce qu’au Texas, quand on est énervé, on va s’isoler pour couper du bois à la hache. Cela m’a bien fait rire puisque 9-1-1 Lone Star ne disait pas autre chose la semaine dernière. Et plutôt que de rester planqué dans sa petite retraite comme il voulait le faire, on ne sait pas trop pourquoi, Liam se laisse convaincre de revenir en ville.

L’avantage, c’est qu’il y retrouve son mec qui a désormais décidé de l’attendre sagement après avoir pourtant refait sa vie la saison passée ? L’inconvénient, c’est qu’il s’y bourre la gueule et n’arrange pas ses affaires au moment de faire une déposition officielle. L’épisode peut malgré tout se terminer sur un Liam qui reprend pied, ce qui renforce encore plus le sentiment d’inutilité de l’épisode : les scénaristes le forcent dans une situation où il n’avait pas trop de raison d’être avant de l’en sortir vite fait. Je ne sais pas, je crois que je ne vois pas trop les conséquences de cet appel anonyme et pourquoi c’est si mal.

En parallèle, nous apprenons qu’il n’y a pas que Liam qui est bien relou dans la famille Walker. Il y a aussi Stella ! Celle-ci doit en effet faire des choix d’orientation, parce qu’après tout, elle n’est que lycéenne. Je ne sais pas pourquoi la série s’obstine à vouloir avoir ce côté teen. J’ai bien aimé la bande-son que ça donnait à l’épisode, mais niveau intérêt, on était proche du néant. Et tout a terminé en fou rire quand pour s’en remettre elle demande à passer une journée solo avec son père comme elle le faisait avec sa mère avant. Qui fait ça, sérieusement ?

Et pire que tout : qui considère que faire une partie de pétanque, c’est le meilleur plan pour oublier ses soucis d’orientation ? J’ai tellement ri de les voir nous expliquer les règles de la pétanque. Purée, je n’aurais pas cru possible de voir un jour une partie de pétanque dans un épisode de série américaine. Tout finit par arriver, j’imagine ? Ils semblent super mauvais en pétanque les acteurs en plus, je crois qu’ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils faisaient.

Pour en revenir à l’épisode, Stella a donc besoin une fois de plus d’attirer toute l’attention sur elle, mais les scénaristes nous affirment que c’est tout l’inverse : en fait, elle ne sait pas ce qu’elle veut faire car elle est trop occupée à se préoccuper des autres. MOUAIS. Et ça se termine évidemment par un choix qui sort de nulle part : comme sa mère, elle postule pour une université dans le Maine. Eh, cela permet aux scénaristes de caser leur obsession hollywoodienne du yoga avec des chèvres qu’on voit dans un tas de séries et peut-être, peut-être !, de nous débarrasser d’elle en saison 3. Je ne dis pas non.

À l’inverse, j’aurais dit non au départ de Micki si j’avais pu. Alors que son départ était tout doux-amer la semaine dernière et laissait envisager un retour peu de temps après tout de même, voilà donc que tout le monde considère qu’elle est partie pour de bon. Tray se retrouve dans une maison pleine de cartons… Pourquoi ? Genre, elle a juste dit qu’elle avait besoin de temps pour se remettre en question, mais ça ne fait que trois semaines et il en est déjà à envisager qu’elle ne reviendra jamais ? À l’inverse, son bureau au boulot n’était pas encore débarrassé de ses affaires et elle n’est pas encore remplacée ? Trois semaines, c’est pourtant long.

La série parvient à trouver son équilibre sans Micki pendant l’épisode. C’en est même frustrant : elle est totalement zappée de l’épisode ; on a peu de répliques la concernant et c’est bizarre. Cordell la cite à peine une fois et Tray comme le capitaine font comme si rien ne s’était passé, n’en parlant pas parce qu’ils ne savent pas quoi dire. Moi je sais dire qu’elle me manque, ce n’est pas si compliqué, les gars !

En tout cas, il faut bien justifier la présence de Tray encore dans la série, et ça se fait avec son rôle de coach pour ados et les hommes de Serrano qui le surveillent. Parce que oui, il en a encore finalement, et il a tellement de connexions haut placées (??) qu’il envisage déjà d’être remis en liberté suite à l’erreur de Liam qui remet en cause tout ce qu’il a pu faire avant. MOUAIS. L’épisode termine sacrément bien, du coup, avec un homme de Serrano qui vient s’attaquer à Tray devant chez lui.

Par contre, allez savoir pourquoi, l’homme ouvre le feu sur le capitaine sans le moindre espoir de toucher Tray. Et le capitaine qui était bien à l’abri derrière sa voiture s’expose soudainement et se prend immanquablement une balle. C’est un sacré cliffhanger, et il me fait presque perdre de vue l’idiotie permanente d’August. Non, je n’ai pas oublié que ce boulet fini a encore révélé à une personne de plus qu’il a trouvé une lampe de sa famille dans les ruines de la grange des voisins. À ce stade, on dirait vraiment qu’il veut que ça foute la merde entre les familles, intentionnellement. Les scénaristes ne savent plus comment retarder l’inévitable.

C’est quand ils veulent pour leur épisode flashback chiant qui nous révèlera ce qu’il s’est passé et qui nous donnera des conséquences intéressantes sur le présent. En attendant, on se contente des flashbacks de Stella et Emily… bordel, que ça ne servait à rien !


À propos du Challenge Séries…

Salut les sériephiles,

Pour terminer dans ma lancée des bilans, il faut bien revenir sur ce qui s’est avéré un échec cuisant : le Challenge Séries 2021. Honnêtement, c’est bien simple, ce fut catastrophique à partir du mois de mars. Avant, tout allait tellement bien que j’ai même cru que j’allais cartonner : j’ai pu rattraper 9-1-1 Lone Star et La Légende de Korra, j’ai regardé régulièrement du Riverdale et j’ai même enfilé toute la saison 1 de The Wilds. Bref, c’était envisageable.

J'ai regardé la saison 1 de The Wilds (et je le regrette) – Just One More Episode

Malheureusement, j’ai ensuite pris du retard dans mes hebdos, et j’ai mis la priorité dessus, et voilà comment ça s’est terminé : je suis à peine à la moitié du Challenge qu’on est déjà en janvier 2022. Bon. Je me suis fait une raison assez vite, en vrai, mais comme ça fait deux ans que j’échoue sur le challenge faute d’investissement de ma part, j’ai pris à nouveau la décision d’arrêter de le faire.

Yep, pas de Challenge Séries 2022

Netflix You Love Gif - Rwanda 24Pour être plus juste, je me dis que peut-être en fin d’année, je ferais le point sur les séries vues qui peuvent entrer dans le cadre du Challenge Séries 2022 : à ce moment-là, on verra ce qu’il en est. J’ai tout de même un certain nombre de saisons non vues dans ce qui est sorti en 2021 : Lucifer, Dear White People, Emily in Paris, You Netflix a vraiment un système de diffusion qui ne me convient pas. Je sais bien que je veux plus d’épisodes à chaque fois, mais laissez-moi du temps pour les regarder quoi. Faites comme Disney +.

Le truc, c’est que si je ne fais pas de liste du tout, il faut atteindre quinze séries entièrement rattrapées au 31 décembre 2022. Collected Quotes & .Gifs For The Month: May 2018C’est mal barré cette affaire, tout de même. Voilà donc le pourquoi de cet article au titre un brin putaclic : je ne vais pas le faire en 2022. Je préfère ne pas me fixer une liste, parce que j’ai bien compris que ça finissait par me poser problème et me restreindre. J’essayais de la voir comme un objectif motivant, mais ces dernières années, j’ai toujours tout switché, alors à quoi bon ?

Non, ce n’est plus fun, en fait ?

En réalité, je trouve que le challenge en lui-même a perdu de sa dimension fun quand j’ai arrêté de le voir comme tel et que je me suis dit que si je le perdais, ce n’était pas grave. Oui, ça, c’est de ma faute, j’ai lâché du lest pour ne plus me mettre la rate au court-bouillon juste parce que je me foirais sur un défi entre amis… et forcément, ça a perdu de son intérêt au passage, parce qu’il n’y avait plus vraiment d’enjeux.

1 – Reconnaître ses travers comme Sawyer – Just One More EpisodeL’autre réalité, c’est que ça a perdu de son charme avec le temps, parce que je n’en parle plus tellement avec les gens qui le font en parallèle.

Déjà, je n’arrive pas à trouver le temps de rattraper tous les articles de blog des amis – donc ça limite les occasions d’en parler. De plus, le fait qu’on regarde tous nos séries dans nos coins et que ce ne soit plus une liste avec des saisons communes comme ça a pu l’être à une époque a petit à petit eu raison des conversations sympathiques que ça pouvait engendrer de faire ce challenge. Je ne suis même plus vraiment sur le groupe Facebook, parce qu’en même temps, rien de pire que de rattraper la même série que quelqu’un d’autre qui est en avance sur vous et vous spoile forcément à un moment ou un autre – surtout que je considère le moindre avis comme un spoil potentiel.

Bref, voilà toutes les raisons pour lesquelles il n’y aura pas de Challenge Séries 2022 sur le blog cette année. Je sais que ça va me manquer, mais ça me paraît plus raisonnable.

D’accord, mais… bonjour l’ennui ?

Funny Gifs : the magicians GIF - VSGIF.com Pas de challenge, c’est un brin tue-l’amour, je sais, surtout que les séries restent mon hobby même si je ne prends plus le temps de les regarder.

Pour compenser, il est donc possible que de mon côté, je réfléchisse de plus en plus à une nouvelle forme de défi qui convienne mieux à mon emploi du temps que ce challenge ou que les Week-end en séries que j’ai bien du mal à organiser (mais que je n’abandonne pas).

La piste à laquelle je pense de plus en plus est celle du rewatch, mais c’est probablement parce qu’on a proposé un bon gros rewatch de The Magicians (je vais essayer de me finir la série d’ici le premier week-end de février perso) avec l’équipe de 42 minutes et que je suis en pleine Lecture Commune. Je trouve que ça motive d’être à plusieurs sur le même défi… jusqu’à ce que je l’abandonne et que je culpabilise et que je m’enterre dans la honte parce que j’ai encore perdu un défi en le rendant moins fun au passage. Tiens, et si j’avais trouvé le vrai problème que j’avais avec le Challenge ?

Veronica Mars Logan Echolls GIF - Veronica Mars Logan Echolls Love - Discover & Share GIFs

Je veux dire, la dernière fois que j’ai voulu faire un rewatch en commun, il y a sept ou huit ans, Pauline a regardé Veronica Mars quasi toute seule parce que j’ai abandonné en cours de route, alors il faut quand même que je ne fasse pas n’importe quoi si je vous propose à un moment un rewatch en commun. Quant à la série, elle ne plaira pas à tout le monde car pour le moment, j’en ai une bien particulière en tête… Même qu’elle se déroule sur une île.

On verra.