Teyonah Parris (#124)

Salut les sériephiles,

Même avec toute la bonne volonté du monde, difficile de ne pas revenir cette semaine sur une série déjà évoquée il y a peu de temps dans les articles performances de la semaine… C’est à croire qu’il y a peu de séries en ce moment, parce que je n’arrête pas de tourner en boucle sur les mêmes séries, mais en même temps, la qualité était vraiment là dans le jeu de l’actrice, je n’y peux rien, moi ! Ma performance de cette interminable semaine fut donc…

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La performance de la semaine :
Teyonah Parris

La série concernée : WandaVision
L’épisode : S01E04 – We Interrupt This Program – 17/20


monica rambeau | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirPourquoi ? C’est l’évidence même tant son jeu d’actrice est bluffant et largement au-dessus du niveau de tout ce que j’ai vu cette semaine – en même temps, j’ai vu Riverdale cette semaine, ça ne veut donc pas dire grand-chose car le niveau n’est pas fulgurant, n’est-ce pas ?

Teyonah Parris interprétait dans les premiers épisodes le rôle de Géraldine, une voisine de Wanda et Vision, mais dans l’épisode que j’ai pris le temps de regarder hier, on découvrait qu’elle était un tout autre personnage : celui de Monica Rambeau, l’adorable Lieutenant Trouble de Captain Marvel. On savait bien qu’elle avait de fortes chances d’être développée comme un personnage marquant du MCU après ce film, mais le choix de l’interprète est excellent pour la développer.

TEYONAH PARRIS as Monica Rambeau “Geraldine” in... @ sersi Phase Four (2021 - )
Et il faut noter qu’elle cartonnait aussi dans l’humour et le côté sitcom des années 50 à 70. Excellente actrice, quoi.

En effet, dès la première scène de l’épisode, elle m’a laissé sur les fesses, parce qu’elle a totalement géré une scène que j’attendais depuis la diffusion d’Endgame dans les cinémas. Je voulais voir la panique du retour de la moitié de l’humanité à l’existence, et c’est désormais chose faite. L’actrice porte sur ses épaules le poids d’une attente interminable, mais elle s’en tire à merveille pour nous faire comprendre les émotions qui lui passent par la tête – le chaos de la situation, la confusion, la peur, la tristesse du décès de sa mère, l’incompréhension de ces cinq ans où elle a disparu… C’était merveilleux, et bouleversant.

J’ai depuis revu la scène quatre ou cinq fois, je dois bien vous l’avouer, et rien qu’avec ça, elle était déjà ma performance de la semaine. Ce ne fut pas tout pour autant : elle a aussi géré le reste de l’épisode en tant que Monica Rambeau, une agent du S.W.O.R.D très attachante dans sa détresse face à la paperasse et à la punition imposée par sa mère décédée.

En tant qu’agent de terrain, elle est crédible. En tant que voisine des années 70, elle est crédible. En tant qu’agent apeurée par Wanda qui était supposée être sa voisine, elle est crédible. Et son « it’s all Wanda » final est tellement convaincant… Elle nous a régalé cette semaine, et le scénario aussi !


 Collandrea “Coco” Conners in movie Dear White People (2014) #dear white people #dwpedit#colandrea conners#colandreaconners edit#teyonah parris #teyonah parris edit #gifsedit#hc*Vue aussi dans : Je savais bien que je l’avais vue ailleurs, mais il a fallu que je cherche pour trouver ! Elle interprétait évidemment le film de Coco dans le film Dear White People ! Pas étonnant qu’elle soit bonne actrice du coup… Elle a autrement eu plein de petits rôles, notamment dans Les Experts, et des rôles récurrents dans des séries comme Empire.

Clairement, son rôle de Monica Rambeau va faire décoller sa carrière plus haut que n’allait sa mère fictive en tant que pilote : outre la série dans laquelle elle à présent un rôle d’importance, nous la verrons immanquablement dans Captain Marvel 2 et probablement dans d’autres productions de la franchise. Une fois qu’on met un pied dans le MCU, on n’en sort plus après tout…


L’info en + : J’espère que Teyonah Parris a vraiment savouré son casting dans la série comme il se doit, parce qu’elle a bien failli ne jamais en faire partie. La co-productrice de WandaVision a en effet révélé il y a un peu moins d’un moins que le personnage de Monica a bien failli pas être de la partie pour la série : elle n’était pas dans les premières versions de celle-ci… https://media.melty.fr/article-4308379-raw/media.gifPourtant, difficile d’imaginer le renversement de situation sans son personnage aujourd’hui.

Reste à voir désormais si elle rejoindra son homologue des comics : Monica Rambeau est un personnage surpuissant dans ceux-ci et elle a des pouvoirs, ce qui ne semble pas encore être le cas de cette version du personnage, bien humaine et perdue face à tous les mystères auxquels elle est confrontée. Ça ne devrait pas durer, surtout que Mary Livanos a révélé qu’elle avait rendu la série plus riche. Rien que ça… mais difficile de ne pas être d’accord, non ?


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Le #WESéries 17… pour occuper le re-reconfinement ?

Salut les sériephiles !

Le dernier #WESéries avait eu lieu pour le reconfinement de fin octobre… Est-ce que la dix-septième édition qui approche à grands pas peut être vue comme un signe annonciateur d’une nouvelle période enfermés chez nous ? Peut-être bien. On peut l’espérer en tout cas, parce que les chiffres de la contamination s’emballent et les mesures annoncées font l’effet d’un pétard mouillé pour l’instant.

Histoire d’avoir de quoi faire péter un vrai pétard, sachez donc que le prochain week-end à consacrer à vos séries préférées aura lieu dès vendredi prochain, à 19h. Oui, nous sommes un brin en retard pour l’annoncer, mais en fait, avec la période plus qu’incertaine, nous attendions d’être certains de notre date avec Ludo, qui co-organise toujours le week-end, pour vous l’annoncer.

« Occuper le re-reconfinement » ? Avouez que ça sonne toujours aussi bien que la dernière fois ! Pas de changement particulièrement notable à retenir pour cette nouvelle édition, finalement, puisque nous sommes dans la continuité du précédent jusque dans le contexte historique que nous vivons. Vous êtes les bienvenus pour participer avec nous sur Twitter ou sur le groupe Facebook du #WESéries puisque que tous les amateurs de séries sont invités à participer à ce challenge avec nous – les amateurs, et les autres qui veulent découvrir un peu l’univers des séries aussi, d’ailleurs ! Que vous soyez un régulier ou un petit nouveau, cet article propose un récapitulatif des règles et de nouveaux défis, alors c’est parti !

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».

Quand ? Dès vendredi prochain, c’est-à-dire le 5 février, à 19h jusqu’au dimanche 7 février à minuit. C’est l’occasion pour moi de frôler le burn-out, d’ailleurs, puisque ça veut dire qu’en plein milieu de ce week-end chargé en épisode, il faudra que je me débrouille pour pondre la prochaine grille de Bingo Séries qui paraîtra, si tout va bien, samedi soir prochain à 20h ! Oui, ça ne laissera que la journée du dimanche pour trouver des points, hasard du calendrier…

Pour qui ? Comme je le disais en introduction, c’est toujours ouvert à tous ceux qui le souhaitent. Ainsi, n’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag  #WESéries sur Twitter ou Instagram et sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Comme d’habitude et comme tout le monde n’est pas aussi dingue que nous, on vous propose quatre niveaux, plus ou moins simples selon vos habitudes et votre emploi du temps du WE. Essayez quand même de vous surpasser, compliquez-vous la tâche si vous avez déjà l’habitude de voir plein de séries en prenant un niveau plus compliqué ! Chacun peut faire selon son niveau et son emploi du temps, finalement.

Le basique : 520 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Cela représente 13 épisodes de 40 minutes ou 26 de 20 minutes ou encore, si on le convertit, 8h30 (un peu moins de 3h par jour, si je pousse les statistiques à l’extrême, c’est franchement faisable et dans la moyenne nationale de temps de TV par jour !). 520 minutes et absolument aucune contrainte : vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! Je n’ai plus tellement de retard en cette année affectée par le covid19, mais j’ai toujours sur le feu la saison 2 de God Friended Me, comme lors des deux précédentes éditions. Je n’ai pas spécialement envie de la regarder en ce moment cela dit, alors je vais peut-être plutôt miser sur le Challenge Séries 2021. On verra.

Vous trouvez ça trop simple ? OK, alors on vous propose de valider le niveau basique avec la mention « défi » ! Keskecé ? C’est tout à fait optionnel, mais si vous voulez la mention, il va vous falloir… (suspeeeeeense) regarder un épisode qu’un autre participant du week-end en séries aura regardé durant cette dix-septième édition. Vous pouvez évidemment choisir de regarder ensemble – en visio, hein, on respecte la distanciation et les gestes barrières, de le commenter ensemble, ou juste fouiner pour voir ce que les autres regardent.

Le moyen : 720 minutes ! Vous avez compris le principe je pense, il s’agit de regarder 12h de séries entre vendredi et dimanche (ça veut dire 18 épisodes de 40 minutes). Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez.

Je vous conseille : de continuer votre Challenge Séries 2021 si vous y participez ? 18 épisodes, c’est un bon moyen de savourer certaines séries en enchaînant plusieurs épisodes, ou carrément de rattraper toute une saison comme je l’avais fait lors d’une précédente édition avec The Rain et American Horror Story. C’est aussi le bon plan pour rattraper des séries partageant un même univers sans forcément faire une overdose ?

Vous trouvez ça trop simple ? Validez le niveau moyen, mention « défi » en regardant deux épisodes en commun avec un autre participant. C’est encore faisable rien qu’avec les épisodes hebdomadaires, ça, en plus !

Le difficile : 880 minutes de séries à voir pour le valider. Cela représente 14h50 de séries. 14h50, c’est environ une saison de 22 épisodes de 40 min (ouille !). Cela ne représente qu’un tiers du week-end, hein, vous avez largement l’occasion de manger et dormir, et même d’avoir une vie sociale ! Même pas drôle ce challenge, il n’est pas une vraie excuse pour être associable…

Je vous conseille : de vous empiffrer une saison d’un coup d’une série que vous souhaitez rattraper depuis un moment ; ou d’une que vous n’avez jamais commencé ! Moi, j’aurais toujours Supergirl, mais la flemme est totale, ou carrément une nouvelle série, histoire de, parce que j’en ai un certain nombre dans mon planning de challenge (vous l’aurez compris à force !). D’ailleurs, j’ai dix-neuf épisodes de retard dans Riverdale !

Vous trouvez ça trop simple ? Je suis bien d’accord avec vous ! Tentez donc de caser dans votre planning quatre épisodes vus par un ou plusieurs autres participants de ce week-end… Oui, quatre épisodes, ça peut se diviser tout de même : deux épisodes vus par Ludo, deux par moi, ça vous en fait quatre et c’est bon. Je cite nos noms juste parce que je suis sûr qu’on participe, mais ça peut être n’importe quel autre participant, hein !

Le niveau ultime : 1040 minutes ! Cela paraît inatteignable ? Vous vous trompez, ce n’est que 26 épisodes de 40 minutes environ (17h gloups !). Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais je l’ai déjà fait aussi, vous savez ? Lors de la dixième édition, j’y suis même arrivé en commençant le samedi après-midi, alors c’est faisable pour de vrai. Je l’ai aussi fait en étant un peu aidé par le premier confinement. C’est donc possible, mais c’est vrai qu’il faut se prévoir pas mal de temps libre. Après, c’est un challenge, mais c’est le but de ce week-end aussi : se challenger et dépasser nos limites…

Je vous conseille : dans l’idéal, deux saisons de type Netflix ou Prime Video avec 13 épisodes… parce qu’autant d’épisodes d’une seule série, ça risque d’être lourd – même si c’est jouable. C’est un gros défi de voir 1040 minutes, donc il faut aussi se ménager et se préparer : l’excès est dangereux, il faut bien penser à manger, dormir, bouger, tout ça, tout ça. Je ne suis pas votre maman, vous vous connaissez mieux que moi, pensez simplement à consommer avec modération, on n’est pas là pour se faire du mal, mais plutôt du bien. Puis, il y a la saison de The Haunting of Bly House qui attend toujours que je la commence… et cette fois-ci, ça risque d’arriver pour de bon. Je ne devrais pas dire ça, je me porte la poisse tout seul !

Vous trouvez ça trop simple ? Vous êtes donc partis pour… huit épisodes vus par d’autres participants du challenge. Et là encore, ça peut être divisé ; personne n’est forcé de voir exactement les huit mêmes qu’un seul autre participant, ça peut être un épisode pris chez huit participants différents par exemple. Au moins, avec ça, vous pourrez peut-être découvrir de nouvelles séries…

ET VOILÀ ! Cette fois encore, je suis très incertain de ce que je vais viser comme niveau et/ou défi, mais je ne pense pas réussir à aller jusqu’à l’ultime. En fait, comme d’habitude si je fais le basique, je serais déjà bien content, surtout que je n’ai aucune idée d’où je vais passer le week-end prochain, qu’il y aura reconfinement et bingo en cours… Ca fait beaucoup d’un coup, non ?

On verra bien, et de toute manière, j’ai plein d’épisodes potentiels pour passer un très bon week-end, comme vous l’aurez lu dans les différentes rubriques « je vous conseille » de cet article. Qu’est-ce que je vais regarder, du coup ? Soit ce sera un rattrapage de mes hebdos (si je ne suis pas à jour d’ici là), soit un rattrapage d’une série que je devrais avoir déjà terminé, soit une toute nouvelle. Bref, j’en sais rien du tout… mais ce serait bien d’avancer mon Challenge Séries 2021, puisqu’il a déjà meilleure allure que l’an dernier !

Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions et qu’on a des nouveaux à chaque édition, je les redonne ; et ça reste du copier coller malgré quelques modifications à chaque fois… comme une bonne partie de l’article, ce que je rabâche à chaque fois de toute manière… Franchement, il n’y a plus que les nouveaux pour lire cette rubrique, j’imagine. Et moi pour la relire (et y trouver encore des fautes parfois) 😉

La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer !

Une deuxième bonne raison de participer est de se frotter à la communauté des sériephiles connectés ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée, un peu comme pour le Bingo Sérieset c’est génial aussi quand on rencontre des nouveaux qui se lancent dans l’aventure !

D’ailleurs, une troisième raison de participer est de cartonner dans la grille du Bingo Séries qui débutera justement samedi à minuit… C’est l’idéal pour commencer en marquant un grand coup avec plein d’épisodes vus le dimanche ! Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec : ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »

RDV VENDREDI 5 À 19h !

Wynd : la fuite du prince (Livre 1)

Salut les sériephiles,

Pour aujourd’hui, je vais décaler un article prévu pour demain, parce que je n’ai plus le temps d’écrire celui que je voulais ce soir. Ca, c’est pour vous introduire ma tambouille interne de conception du blog. Maintenant que c’est dit, laissez-moi vous parler d’un comic lu il y a un moment maintenant : Wynd. La suite ne paraîtra qu’en mai 2021, alors j’ai pris le temps d’attendre avant d’en parler, mais… J’ai vraiment accroché, donc autant l’évoquer sur le blog.

Wynd (Volume) - Comic VineAvant toute chose, il faut que je retrace la raison qui m’a poussé à lire ce comic aux éditions BOOM! Studios… Et c’est tout simplement la couverture du tome 1, qui était affichée en publicité à la fin d’un des comics Buffy (il faudra que j’en parle aussi, d’ailleurs). Une pleine page avec cette illustration, et hop, l’envie de lire cette histoire était née. Cela faisait bien longtemps que ça ne m’était plus arrivé : la simple vue de la couverture a réussi à m’intriguer au point que je me motive à faire quelques recherches dessus, et ça m’a rendu encore plus perplexe quand j’ai trouvé des informations dessus.

En effet, Wynd nous présente un héros éponyme vivant dans un univers fantasy moyenâgeux où la magie est bannie. Certains êtres sont toutefois touchés par la magie et possède des dons ou différences physiques particulières… sauf que tout cela est très mal vu par la population, et on comprend bien rapidement qu’il y a un vrai danger à être de ces êtres magiques – même si personne ne choisit vraiment de l’être.

Vous l’aurez deviné facilement, Wynd fait partie de ces êtres qui doivent cacher leur identité, ce qui n’est pas si facile quand on a des oreilles pointues comme les siennes. Et bien sûr, il se retrouve rapidement embarquer dans une quête qui va lui permettre peu à peu de s’accepter plus facilement. Le tout permet aussi une métaphore assez peu subtile de l’homosexualité, parce qu’il est un ado touché par un changement physique qui le rend différent dans un monde qui n’accepte pas la différence, et parce que la BD est très LGBT+, mais je ne veux pas trop en dire ; juste vous donner envie de découvrir cette très bonne histoire.

Wynd (Volume) - Comic VineJ’ai vraiment beaucoup aimé les dessins de cette aventure et les quelques surprises du royaume que l’on découvre au cours des premiers numéros parus pour le moment. Le niveau d’anglais à avoir pour lire ce comics n’est pas si élevé, et ça fonctionne bien comme histoire. Par contre, si j’ai immédiatement accroché au personnage de Wynd et à l’antagoniste principal des premiers numéros, un homme qui masque son visage avec des bandelettes (et est aussi intrigant que flippant), j’ai eu beaucoup plus de mal avec les autres personnages du premier livre, en cinq numéros, appelés la fuite du prince (j’aime le prince en question, cela dit).

Le crush de Wynd, par exemple, n’est pas du tout le genre de personnages qui peut m’intéresser habituellement, pas plus que tous ceux qui l’entourent. Et pourtant, quand il est question de perdre un personnage en cours de route, je me suis rendu compte que ça me faisait chier de perdre quelqu’un dans l’équilibre de ce comic. Autrement dit, j’ai vraiment accroché, et j’ai même trouvé intéressante la mythologie développée au cours des premiers numéros, même si c’était lourd : le monde de Wynd est régi par… des vents. Wind. On a connu plus subtil, mais ça apporte l’explication de la magie (et de son absence dans une partie du monde) de manière simple et logique.

En tout cas, j’ai tout lu assez rapidement sur la fin 2020 et j’ai fini ces premiers numéros avec un sourire, parce que j’ai aimé le dernier numéro lu. J’ai hâte de découvrir la suite de l’histoire, le mois de mai me paraît super loin, j’espère qu’il n’y aura pas de décalage à cause du covid, encore. Quant au fait que j’ai tout dévoré, c’est la preuve que, peut-être, la fantasy peut être faite pour moi, finalement. Tout serait une affaire de personnages et répliques ? Ou alors en grandissant, je m’améliore ? Vous me direz si vous me trouvez moins chiant qu’avant, maintenant, j’attends juste le mois de mai :

Ce que c’est que le méta

Salut les sériephiles,

Il est plus que temps pour moi de rouvrir un peu le lexique du sériephile pour y ajouter un nouvel article de définition. Et cette fois, il va être question d’un terme que j’utilise beaucoup depuis cinq ou six ans, et donc que j’utilise beaucoup sur le blog, sans toujours bien le définir : méta. Ah. C’est un peu complexe, pour le coup.

Buffythevampireslayer Mustbetuesday GIF - Buffythevampireslayer Mustbetuesday Tuesday - Discover & Share GIFsAlors, c’est quoi le méta dans une série ? Le « méta », c’est lorsqu’une série (ou un film, un livre, etc.) nous montre que ses personnages ont soudainement conscience d’être dans une série (ou un film, un livre, etc.). Tout simplement. Avec le temps, ça s’est tout de même un peu complexifié : le méta désigne aussi la mise en abîme, ou tout simplement la référence plus ou moins subtile aux coulisses de la série : lorsqu’un personnage cite le nom du projet d’un autre acteur, ou fait une blague qui est drôle quand on connaît la vie personnelle de l’acteur à qui il parle, ou quand il y a un jeu de mots qui permet à tout le monde de comprendre une référence au monde réel ; ou quand il y a un commentaire sur l’écriture même du programme, ou sur sa diffusion (ci-dessus)… Tant d’exemples possibles !

Meta GIF | GfycatBref, il y a plein de moments où l’on parle de méta, mais c’est bien souvent lorsque le quatrième mur théâtral finit par être brisé – le quatrième mur, c’est lorsqu’un comédien au théâtre parle directement aux spectateurs. Tout ça est lié, c’est fait plus subtilement parfois, notamment lorsque les personnages ne semblent pas avoir conscience qu’ils sont en train de faire référence au projet d’un acteur. En tout cas, le méta, c’est toujours génial.

C’est quoi ce nom ? Il s’agit en fait d’une abréviation, celle de méta-référence (dans le cas où les personnages savent qu’ils sont dans une fiction)… ou parfois de métafiction (lorsque nous sommes face à une fiction dans la fiction – la mise en abîme de vos études au collège ou lycée). Comme c’est une abréviation, ce n’est pas toujours clair, ce « meta », c’est un fourre-tout bien pratique, tout simplement.

Spartacus: Vengeance - Justine Béa

Quelle origine ? Ce préfixe, c’est du grec, et ça veut dire « au-delà », tout simplement. Nous sommes donc « au-delà » de la référence, « au-delà » de la fiction, et c’est bien logique. Lorsque les personnages ont conscience d’être dans une fiction, ils ne sont plus tout à fait dedans, quoi. C’est important d’en prendre conscience, je pense.

Why “Community” was a work of terrorism | by IdeasAtTheHouse | MediumEt aujourd’hui ? Les séries en font de plus en plus, j’ai l’impression. Bien sûr, j’ai pris conscience du phénomène surtout grâce à Community qui en jouait absolument tout le temps, avec beaucoup d’inside joke destiné aux téléspectateurs les plus attentifs et de références aux autres projets des acteurs, des scénaristes, etc. C’était facile à faire avec un personnage comme Abed, persuadé de vivre dans une série télévisée et voyant des références méta absolument partout.

Pourtant, ça existait déjà avant – vous voyez bien l’exemple de Buffy ci-dessus, faisant référence au jour de diffusion de la série. Et ça continue dans les séries aujourd’hui : Agents of S.H.I.E.L.D en faisait parfois aussi par exemple. Une chose est sûre, j’adore ça, surtout quand l’idée est de faire de l’humour. De ce point de vue-là, je ne peux que vous citer WandaVision d’ailleurs : la série est ultra-méta avec ses références constantes au format télévisée de la sitcom, affichant son amour pour la télévision de chacune des décennies depuis les années 50. C’est si parfait à regarder, je suis fan, tout simplement.

Searching for 'Scarlet Witch'