Ce que c’est qu’un sériephile

Salut les sériephiles,

Deuxième jour de concours pour moi, mais j’ai planifié cet article il y a un moment déjà ; et pour m’assurer de ne pas me planter dans l’actualité, je vous propose aujourd’hui le terme le plus général qui soit : celui par lequel je commence tous mes articles, parce que la définition varie trop d’une personne à l’autre !

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Essayons de nous mettre d’accord… ou en tout cas, sachez comment je le vois quand je vous appelle comme ça !

Alors c’est quoi au juste un sériephile ? Vaste question, pas vrai ? Simplifié à l’extrême, ce terme désigne simplement un « amateur de série télévisée », c’est-à-dire donc « quelqu’un qui aime les séries ». Eh oui, c’est un terme générique qui englobe un peu tout le monde, en fait, du simple spectateur de séries policières passant à la télé aux tarés comme moi qui regarde grand minimum un épisode par jour pour ne pas se sentir en manque (comment ça, une maladie ? Mais non, regardez, je me sèvre parfois : je n’ai rien regardé hier !).

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Je trouve que ça résume bien les choses. Bon, cela dit, je n’aime pas spécialement Girls.

C’est quoi ce nom ? C’est un néologisme, c’est-à-dire un nom inventé et créé de toutes pièces, probablement par des sériephiles eux-même, à partir du terme « série » et du suffixe « phile ». Ouais, je sais, vous ne l’auriez jamais deviné par vous-même. Le suffixe « phile » sert à former un nom correspondant à une notion de passionné, d’amateur ou d’attirance, et vous devez connaître tout un tas de mots qui finisse par lui. On notera qu’en psychiatrie et psychologique, il désigne une attirance pathologique (voire un goût pervers) et on se dira que eh, peut-être que j’ai simplement une pathologie à en regarder autant. Auquel cas, merci, mais non merci pour le traitement, ça se passe bien pour moi.

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Quelle origine ? De manière à peu près évidente, le terme a été calqué sur celui de cinéphile. Ce dernier est apparu dans les années 80 en France, alors que sériephiles date plutôt de la fin des années 90/début 2000. Ben oui, c’est assez logique : c’est là que les séries ont connu un essor, à la fois aux USA et dans la diffusion française. On se souvient ainsi de La Trilogie du Samedi et de la production américaine qui s’est emballée sur sa saison 2004-05 avec un vrai âge d’or : LOST, Desperate Housewives, Dr House, Battlestar Galactica, Grey’s Anatomy La télévision s’est renouvelée, les séries ont commencé à être un vrai sujet de discussion, avec une meilleure considération, et paf, ça fait des chocapic sériephiles.

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Image rare de moi tout content de ma vanne pourrie (et pourtant, je déteste ce personnage).

Et aujourd’hui ? De plus en plus de gens se proclament sériephiles, rien que parce qu’il regarde des grosses productions populaires type Game of Thrones ou Stranger Things. Si ça peut paraître frustrant au premier abord pour des gens comme moi qui en regardent bien plus, ce n’est pourtant pas faux, et c’est simplement à nous de préciser dans le conversation notre degré d’implication dans la sériephilie. Un autre terme a eu tendance à se développer, celui de sérievore (série + dévore, donc), mais je l’aime moins, parce que je trouve l’image moins jolie : ça donne vraiment l’impression du vorace qui ne prend pas le temps de savourer ce qu’il dévore trop rapidement ! Et du coup, ça me fait développer la notion de sériephile vers une définition plus précise encore.

Pour moi, être un sérievore (ou même parfois un sériephage, avec un suffixe désignant vraiment l’idée de nourriture), c’est être passif dans sa consommation (excessive) de séries : c’est regarder pour regarder, et ça me donne l’image de quelqu’un qui s’empiffre en plus. Genre :

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Et ça correspond à plein de gens, et c’est très bien comme ça ; mais ce n’est pas (plus) comme ça que je me vois, malgré les points du Bingo Séries faisant bouffer, promis.

 

En revanche, être sériephile, ça suppose (toujours selon moi, hein) un peu plus de passion et donc d’action, en prolongeant son visionnage par d’autres aspects : achat de goodies, recherche d’infos, lecture de critiques… Oh ben dis donc, serait-ce pour ça que tous mes articles commencent par le mot sériephile ? Parfaitement, mon cher Watson !

Après, le français est une langue vivante et une seule perception ne veut pas dire grand-chose, en contexte, certains sériephiles se disent sérievores et y mettent les idées que je réserve à la notion de « sériephile ». Chacun fait comme il le sent, en définitive, mais le point positif de toute cette affaire, c’est qu’on entend de plus en plus parler de nous ! Et ça, ça donne envie d’aller danser dans une fontaine.

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Ou pas, parce que ça doit être sacrément froid, et puis, le haut blanc, il doit vite être transparent, et puis, ça glisse, et puis…

À propos du #WESéries

Salut les sériephiles !

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Grand jour aujourd’hui (ou pas me direz-vous) parce que le blog souffle une nouvelle bougie. Non, le blog ne se prend pas encore un an dans la tronche, on va y aller mollo, mais il y a un an tout pile je vous parlais pour la toute première fois (toute, toute première fois) du Week-End en Séries, ce RDV où l’on vous propose de regarder un maximum d’épisodes de séries en un week-end avec Ludo, suite à une bonne idée de sa part qu’on avait travaillée ensuite ensemble pour vous fournir un challenge marrant et créer de bons moments entre sériephiles sur les réseaux sociaux.

Vous ne nous avez jamais déçu depuis, avec un groupe Facebook très actif tous les trois mois, une bonne ambiance et le hashtag #WESéries. Et une certaine impatience de certains d’entre vous entre les différentes éditions, également.

Si Ludo a pris hier après-midi la très triste et frustrante (ainsi qu’un peu énervante sur le moment, on ne va pas se mentir) décision de fermer son blog et sa chaîne Youtube, il va de soi que ce rendez-vous ne disparaît pas pour autant, même s’il a pu vous paraître pessimiste dans ses lignes d’au revoir. On vous a donné rendez-vous du 4 au 6 mai 2018 pour une nouvelle édition et on va s’y tenir, c’est évident, il prenait juste ses précautions comme on ne s’était pas encore parlé quand il est finalement passé à l’acte d’une réflexion de plusieurs mois et a fermé son blog. J’ai tenté de le retenir pourtant, mais bon, je comprends totalement sa décision et ses arguments !

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Bon, ça n’ a pas suffit.

Comme je n’ai personnellement pas encore l’intention de quitter la blogosphère, vous retrouverez les règles de la sixième édition sur le blog d’ici un mois. Et j’ai parlé longuement au téléphone hier avec Ludo, ne vous inquiétez pas, malgré sa décision, on continue de gérer ça ensemble, tant que je ne modifie pas trop les règles de base. Je trouve que c’est une demande raisonnable de sa part, mais je n’avais de toute manière pas l’intention de changer une formule qui gagne ! J’espère donc que vous serez au rendez-vous pour cette sixième édition, parce qu’il a même déjà de bonnes idées de défis pour le prochain ! On s’est bien amusé à envisager tout plein de choses pour le mois de mai, mais je vais arrêter de vous teaser pour ne pas trop survendre la prochaine édition : je n’ai rien de prêt pour l’instant et j’ai un mois d’avril chargé (le contraire vous aurait étonné, en même temps), donc je vais encore poster ça au dernier moment – surtout que c’était l’impatience de Ludo qui me forçait parfois à être plus rapide que la musique dans la rédaction et les rendus graphiques, il faut dire ce qui est !

Image result for 13 reasons whyRDV pour la sixième édition le 4 mai, donc, et je sais bien que j’ai déjà remarqué qu’on passait sur la 2e année de Week-end en séries avec celui de février, mais là c’est la date qui est symbolique. C’est difficile de croire qu’il n’y a qu’un an depuis que j’ai découvert 13 reasons why, mais pourtant c’est le cas.

Ben oui, le #WESéries, ça a surtout pour moi été l’occasion de découvrir de très bonnes séries et c’est bien pour ça que je veux le continuer et célébrer sa première année ! Saison 1 de 13 Reasons Why en avril (et un samedi avec mes meilleurs amis), découverte de 24 en juillet (avec un déménagement au passage), soirée pop-corn devant 3% avec Laura en septembre/octobre – et Club de Cuervos tout seul ensuite, gros rattrapage séries en décembre… Évidemment que j’ai plein de bons souvenirs avec ce challenge ! Et  comme avec l’édition de février qui m’a permis de découvrir Altered Carbon tout en préparant une interview des acteurs de The Magicians, ça va continuer en 2018 et dès le mois de mai, comptez sur moi !

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Trop de souvenirs et d’émotions ce challenge ! 

Quant à Ludo, vous pouvez continuer de le suivre pour le meilleur (surtout) et pour le pire de son humour sur Twitter et Instagram, où il continuera à parler de ses SP restants et de ses coups de cœur lecture/séries. Oui, il va me forcer à me remettre à Insta, c’est malin !

 

Ce que c’est qu’un spin-off

Salut les sériephiles !

Un peu plus d’une semaine que je n’arrête pas de parler de spin-off avec le TFSA de vendredi dernier sur les spin-off dont on rêve, puis le débarquement de Station 19 sur le blog. Il est donc largement temps que je prenne le temps de me poser et d’en faire un vrai article explicatif comme j’ai l’habitude de faire pour tout un tas de termes plus ou moins techniques. Ce n’est pas spécialement une surprise, je pense alors sans plus de blabla introductif, lançons-nous dans le feu de l’action !

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Avouez que c’était un joli jeu de mots introductif !

Qu’est-ce que c’est qu’un spin-off ? Comme son nom ne nous le dit pas forcément si on ne parle pas anglais, le spin-off consiste à développer de manière indépendante une partie d’un univers fictif. On le retrouve surtout dans les séries, en toute logique : il s’agit alors de développer la série, souvent en se concentrant sur un personnage qui vole de ses propres ailes, ou sur un bout de la mythologie de la série qui a le potentiel de proposer une nouvelle histoire.

Le spin-off peut être une suite d’une série à succès (c’est le cas de la très ratée Joey), s’amuser au contraire à explorer son passé (Young Sheldon) ou tout simplement se dérouler en même temps, pour la compléter en offrant un nouveau point de vue ou en élargissant l’univers avec un nouvel angle de vue (les puristes parlant même de sidequel, mais bon, ce n’est pas le terme le plus populaire du monde).

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Et très souvent quand c’est le cas, le spin-off a la bonne idée de proposer des crossovers plus ou moins régulièrement ; dans le cas des séries, c’est souvent une fois par an. Le but ? Faire encore plus de profits avec des soirées spéciales attirant les fans, bien évidemment !

Bien sûr, ce n’est pas une pratique limitée à la télévision, ça se retrouve dans les comics (beaucoup), les bandes dessinées (un peu), les animés (parfois), les jeux vidéo (souvent), les films (de temps en temps) et la littérature (régulièrement). Oh et la radio aussi, parce que cette liste n’était pas assez longue.

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La rédaction de cet article m’a rappelé que ces deux-là s’étaient rencontrées 😥

Quelle origine ? Et bien, justement, la radio (à croire que c’était fait exprès pour la transition dis donc !). C’est en tout cas ce qu’affirment les anglophones avec l’exemple d’une série radiophonique dont un personnage est devenu le héros de sa propre série en 1941… Ce à quoi les français répondront que La Comédie Humaine et Les Rougon-Macquart l’avaient fait bien avant, merci Balzac et Zola. Et c’est là que n’importe quel 6e un peu attentif dans la salle lève la main pour remarquer que, dis-donc, l’Odyssée, c’est un peu un spin-off de l’Iliade quand même. Bien vu.

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C’est quoi ce nom ? « to spin », c’est l’idée de faire tourner, pivoter, assez rapidement (genre le jeu de la bouteille est appelé « spin the bottle » par exemple) et « off » c’est une préposition qui permet d’exprimer l’idée d’extérieur en général. Du coup, « spin-off », c’est quelque chose qui tourne en dehors. Si on ajoute que « to spin » peut parfois être synonyme de « raconter », on comprend que c’est donc une histoire racontée en-dehors de son cadre d’origine, qui tourne en-dehors de celui-ci, etc. Sinon, comme on est français, on pourrait très bien se contenter du terme « série dérivée » (en plus, ça me rappelle la dérive d’Ulysse maintenant).

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Et aujourd’hui ? Le spin-off ne s’est jamais aussi bien porté que ces dernières années avec le développement de véritables franchises depuis que les CSI sont passés par là. On a donc une triple franchise NCIS, on a les séries Chicago, on a tout l’Arrowverse (ou presque : Supergirl s’y est greffée après et n’est pas un spin-off !), on a (Fear) The Walking Dead, on a The Punisher spin-off de Daredevil, on a Grey’s qui s’y remet après Private Practice… et il est temps que je m’y mette également. Enfin, techniquement, dans une moindre mesure, Stargate Origins n’était pas autre chose qu’un énième spin-off de Stargate SG-1. Bref, Hollywood n’hésite pas à développer des projets à partir de n’importe quelle série à succès, histoire de récupérer encore plus de succès. C’est rare, mais ça arrive : NCIS est elle-même un spin-off de JAG, ce que tout le monde a tendance à oublier.

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La série préférée de…. Matthieu : Scrubs

Salut les sériephiles !

Oui je sais, j’arrive, ce n’est pas mon blog et je copie l’introduction de Shiplisso mais hey, il faut bien s’adapter quand on n’est pas chez soi non ? Au moment où vous découvrez cet article, il a déjà dû vous expliquer le pourquoi du comment de son absence et de ma présence donc je ne vais pas m’étendre trop longuement sur ce point histoire d’économiser des mots. Car suis un grand bavard et pourtant la rubrique s’appelle « 500 mots sur… », ce qui en fait un vrai défi pour moi (dit-il en gâchant de nombreux mots pour raconter sa vie).

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Et maintenant vous devez être comme ça, en train de vous demander ce qui se passe Je dois avouer que quand il m’a proposé de parler d’une série, le mot « Buffy » a immédiatement résonné dans ma tête. Mais je me suis dit que ça ne serait pas raisonnable parce qu’il en parle déjà beaucoup et que le but de mon intervention est de vous faire (re)découvrir des séries dont il a peu ou pas parlé. J’imagine qu’en 2018, et encore plus sur ce blog, tout le monde sait déjà que Buffy est la meilleure série du monde.

C’est pourquoi j’ai finalement opté pour Scrubs. Vous connaissez tous Grey’s Anatomy je suppose ? La génialissime série médicale de Shonda Rhimes où tout le monde sort avec tout le monde et où tout le monde crève les uns après les autres ? (je sais, c’est très réducteur, mais avouez que c’est un résumé efficace tout de même).

Et bien Scrubs, c’est la version sitcom que l’on doit à Bill Lawrence (Cougar Town). On y suit les aventures du personnel de l’hôpital du Sacré-Cœur à travers le regard de J.D. (l’équivalent de Meredith, quoi), un médecin complètement déluré dont l’esprit se perd toujours dans des délires complètement perchés et à mourir de rire. À l’image de Grey’s Anatomy, les épisodes sont ponctués de diverses thématiques qui donnent lieu à une morale, en voix off, à la fin.

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Voilà qui résume plutôt bien la série, et en deux phrases. 

Croyez-moi, si vous n’avez jamais regardé (je ne dirai pas que c’est un sacrilège – mais je le pense), je vous conseille de foncer les yeux fermés. Vous ne vous lasserez plus de suivre les aventures de ce brave J.D. et de son meilleur ami, tout aussi débile que lui, Turk, accompagnés de la naïve et touchante Elliot, de l’autoritaire mais adorable Carla, des délicieusement cinglants Perry et Bob, du siphonné Concierge, et de tellement d’autres personnages encore.

En plus vous avez de quoi faire, il y en a pour 172 épisodes répartis sur 9 saisons, de quoi faire un bon binge-watching des familles avant la fin de l’hiver ! Par ailleurs, sachez que ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un sitcom que tous les thèmes abordés (et ils sont au moins aussi nombreux que ceux de Grey’s Anatomy) le sont avec dérision et second degré. Certains épisodes parviendront sans difficulté à vous mettre la larme à l’œil par leur intensité, histoire de reposer vos abdos quelques minutes entre deux tranches d’intense rigolade.

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EAGLEEEE ! Une fois la lecture de l’article terminée, foncez rattraper votre retard tel un aigle !

Les 500 mots étant atteints et même légèrement dépassés (oups), il est temps pour moi de passer à la conclusion. J’espère avoir réussi à donner envie à certains de se lancer dans Scrubs, ou au moins l’envie de s’y remettre, parce que cette série en vaut clairement la peine. Moins connue et réputée que des sitcoms tels que Friends ou How I Met Your Mother, elle a pourtant tout ce qu’il faut pour plaire et elle mériterait d’être plus reconnue.

Merci encore à toi, Shiplisso, de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer sur ton blog que je prends plaisir à suivre quotidiennement. Je t’envoie le maximum de bonnes ondes pour tes concours, j’espère que cette année sera la tienne. Défonce les tous !

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Hum, je fais de mon mieux, promis ; mais ça va, je suis normalement sur ma dernière épreuve, l’anglais ; la plus simple. Je prends les bonnes ondes quand même ! Merci à Matthieu d’avoir bien voulu participer, et avec beaucoup d’enthousiasme en plus. Vous pouvez le retrouver sur Twitter, mais surtout sur Break Culture, son blog. Il y poste des articles encore plus longs que moi sur de très bons sujets culturels divers (je l’ai découvert parce qu’il parlait même de Bigflo et Oli, c’est quelqu’un de bien !).