Station 19 – S01E06

Épisode 6 – Stronger Together – 14/20
De cet épisode, je retiens surtout l’impression qu’il traînait en longueur sur chacune de ses intrigues. Ce n’était pas mauvais, puisqu’il mettait la priorité sur les personnages et leurs dynamiques, tout en avançant un peu des intrigues entamées depuis plusieurs épisodes, mais il manquait d’une bonne dose d’adrénaline pour sortir du lot. Et une série qui commence à traîner en longueur si tôt dans sa courte saison 1, ce n’est pas très bon signe pour la suite. On verra, en tout cas, une chose est sûre : ABC a renouvelée Grey’s Anatomy cette nuit, mais pas encore Station 19…

> Saison 1


Spoilers

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How neighborly of you.

La série commence de manière sympathique avec un couple lesbien qui passe devant le problème de notre épisode qui se concentre simplement  sur… un trou dans une route ?

Andy se prépare à passer un test important pour prouver qu’elle peut être capitaine. C’est un test physique et elle s’y rend avec Jack, ce qui est un choix d’autant plus stupide qu’il la surprend à tenir la main de Ryan qui a eu la bonne idée de lui ramener le porte-bonheur de leur enfance. C’est mignon comme tout, en théorie. En pratique, c’est un peu angoissant cet amour de jeunesse, mais bon.

Comme Jack est clairement jaloux, il décide de faire le trajet en voiture silencieusement, ce qui est particulièrement gênant pour Andy. Certes, elle pensait s’en sortir et l’avait affirmé à Maya et son père le matin même, mais c’était se leurrer : Jack n’a pas envie de lui parler (tu m’étonnes).

Malheureusement pour lui, quand il arrive sur le lieu du test, il découvre que ça se fait par 4 et qu’il est forcé de faire équipe avec Andy, parce que ça s’est fait par ordre alphabétique. Ah lala, ça les arrange bien les scénaristes, surtout qu’ils se retrouvent aussi avec Charlotte, qui venait de commencer à sympathiser avec Andy. Et pour compléter le groupe, on a Cole. C’est d’autant plus rigolo qu’il n’y a qu’un seul poste de capitaine dispo, celui de la Station 19, donc le stress est à son comble car un total inconnu peut très bien prendre le poste de capitaine à la Station 19, redéfinissant ainsi tout l’équilibre de la caserne, qui s’avère évidemment être une caserne légendaire pour ses interventions. Forcément.

Le teste commence avec Cole en capitaine, et c’est ridicule car il est un habitué du test. Ce n’est pas la première fois qu’il le passe et qu’il est totalement macho avec Andy et Charlotte. Clairement, Andy n’en veut pas comme capitaine, et c’est compliqué car il fait un bon temps au chrono. Le test ? Sauver une poupée des flammes, un classique.

C’est ensuite au tour de Charlotte de passer et de diviser les pompiers. C’est problématique car elle fait tout ce qui est contraire au protocole. Et le vrai problème, c’est qu’elle réussit le test plus vite que tous les autres grâce à ça, même si elle s’est mise Andy à dos. Bon, franchement, ces deux premiers, là, je n’en voudrais pas pour me sauver d’un feu, mais bon.

Forcément, Andy et Charlotte enchaînent sur un désaccord houleux, surveillé par Jack. J’aime vraiment beaucoup Charlotte qui remet un peu Andy à sa place, même s’il est sûr que Charlotte a tort. On passe ensuite au test de Jack qu’on ne voit pas vraiment, mais qui comprend qu’il n’y a pas de poupées à sauver dans le feu, après avoir fait deux fois le tour du protocole. Et c’est lui le premier en cinq ans à se rendre compte si vite que le test inclut cette variation.

C’est un peu ridicule que la rumeur ne se répande pas en cinq ans, vu que certains candidats passent plusieurs fois le test (comme Cole) et ça met Andy dans la merde car Jack est carrément complimenté par le big boss. Du côté de Charlotte, ça sent surtout la jalousie.

On passe enfin à Andy dans un épisode qui finit par être un peu long autour de ce test. Bien sûr, tout se passe mal pour Andy : elle passe en fin de journée, quand le building du test est tellement plein de fumée que plus personne n’a la moindre visibilité. Elle suit le protocole à la lettre, mais un bout du toit s’effondre sur Cole et Charlotte en profite pour ruiner son test et appeler du secours. Toute l’équipe doit alors sortir.

Andy nous fait alors du Andy, et six épisodes suffisent largement à affirmer ce genre de choses : elle décide de rester dans le bâtiment, suivi par Jack : si c’était un vrai feu, ils n’abandonneraient pas une victime. Leur travail d’équipe est parfait et hyper efficace, ce qui n’est pas une surprise. Ils parviennent à stopper le feu et sauver la victime. Tous les autres candidats la complimentent… mais pas ses supérieurs qui notent qu’elle a brisé le protocole en ne sortant pas du bâtiment.

Ce serait donc un échec pour l’héroïne de la série, mais restons sceptiques pour le moment : les tests ne sont pas terminés, elle a encore un entretien à passer et clairement, ça a l’air d’être un examen sur du long terme. Bon, ça s’annonce en tout cas mal barré pour elle et plutôt bien pour Jack qui, sur la route du retour, est évidemment décidé à parler à Andy cette fois. Elle, non.

Montgomery est celui qui prend la direction de la caserne en l’absence de Jack et Andy. Hughes en profite pour changer son poste avec lui, lui laissant le camion (plus susceptible d’être appelé pour un feu) pour prendre à la place la voiture médicale (plus susceptible de finir… dans une maison de retraite). Ben l’entend et lui fait savoir ce qu’il en pense.

Il passe l’épisode à tenter de la convaincre qu’elle a un vrai problème et qu’elle ferait mieux d’en parler plutôt que d’éviter les feux, et c’est clair que vu son boulot (et surtout vu la série), c’est la galère.

La Station 19 est appelée pour porter secours à Piper, une des femmes du couple du début d’épisode, qui a la jambe coincée dans la route : le trou s’est aggrandi quand elle a marché dessus. C’est con, mais pas très crédible qu’un attroupement ne se forme pas naturellement autour d’elle en attendant l’arrivée des pompiers. Cela permet toutefois à Hughes de jouer les héros et se précipiter sur Piper pour la… protéger d’un camion. Heureusement que le camion change de chemin au passage, parce que sinon, ça aurait fait de la jolie compote.

Il faut alors sortir Piper de son trou, ce qui n’est bien sûr pas facile et permet à Piper de se confier : elle n’est pas encore en couple avec son amie en fait, parce qu’elle ne sait comment lui dire qu’elle l’aime. Elle en parle à Maya et Vic (Hughes, mais maintenant qu’elle a un prénom depuis quelques épisodes, autant l’utiliser) qui lui conseillent de simplement se lancer. C’est ironique parce qu’elle le fait devant une Vic qui comprend que sa rescapée est capable d’affronter sa peur, d’en parler et de terminer en couple avec son amie.

Par conséquent, elle comprend qu’elle ferait mieux d’affronter sa propre peur. Mouais. C’est un peu gros comme intrigue et développement, mais ça passe bien. Dès le baiser fait, Piper peut sortir de son trou et tout se passe à merveille.

De retour à la caserne, Vic finit par parler aux autres de sa peur du feu : elle se sent dans sa famille, mais elle a aussi peur du feu, au point d’être paralysée face à lui. C’est quelque chose de lourd à porter et Vic se confie enfin aux autres, mais Montgomery paraît sacrément froid vis-à-vis d’elle qui les a tous mis en danger. Là aussi, c’est une série de Shonda Rhimes, on sait bien qu’on peut être sceptique et qu’il faut l’être. Ce n’est pas spécialement qu’il la charrie, mais juste qu’il lui fait prendre conscience des dangers qu’elle a pris, avant de lui affirmer son soutien.

Ils sont une famille : ils sont donc tous prêts à l’écouter et à la soutenir. Ils décident de ne rien dire à Andy et Jack pour prendre sur leur temps libre afin d’aider Vic à aller mieux. C’est un peu gros, et en même temps, c’est sympathique de réaffirmer l’unité de la caserne. Ce sera nécessaire s’ils ont droit à un capitaine sorti de nulle part.

Une dernière sous-intrigue inutile voit Miller s’inquiéter pour son ancien capitaine qui est toujours malade, y compris sur son lieu de travail. Ça aussi ça traine en longueur… et quand Ryan vient voir Andy chez elle et lui dit que son père n’a pas répondu, c’est une énorme alerte pour le cliffhanger.

Ryan se fait envoyer paître, Andy rentre chez elle et ne le trouve pas. Et pour cause, il est au Seattle Grace Hospital. Je m’attendais à une crise cardiaque ou à ce qu’elle le trouve mort, mais c’était trop d’espoir pour un épisode : il demande simplement à parler à Miranda Bailey. Décidément, ça y va les faux crossovers pour cette première saison !

> Saison 1

Grey’s Anatomy – S14E20

Épisode 20 – Judgement Day – 17/20
Un épisode plutôt marrant qui part sur une intrigue assez classique de pas mal de séries, surtout du côté des soaps. Même si Grey’s n’en est pas un, ça fonctionne bien malgré tout. Ces quarante minutes étaient donc plutôt humoristiques, et c’est tant mieux : ça fait un moment qu’ils n’avaient pas fait ce genre d’épisodes. En plus, la suite sera forcément moins marrante avec les révélations apportées par cet épisode : sous le couvert de l’humour, il s’en passe des choses dans cet épisode !

> Saison 14


Spoilers

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Dr Bailey had a cookie.

Allez, maintenant que j’ai vu et digéré la fin de Scandal, qui valait ce qu’elle valait et que j’ai un peu surnoté, il est temps de me consacrer au reste des épisodes du TGIT, à commencer par un Grey’s Anatomy qui commence bien avec une scène Jo/Meredith qui nous révèlent que le concours entre les chirurgiens aura lieu aujourd’hui même. Il était temps en effet d’accélérer cette intrigue à l’approche de la fin de saison, et ça se fait avec la journée « Grey Sloan Surgical Innovation Prototypes ». C’est bien, on peut difficilement faire plus long, quand même.

Un concours au sein de l’hôpital, c’est toujours assez marrant car ça réunit tout le monde et ça remet en perspective l’esprit ultra-compétitif de tout le monde. C’est une bien joli scène d’introduction en tout cas qui nous remet tout le casting dans la même pièce, et niveau écriture, c’est quand même une jolie performance de réunir tout ce monde et de réintroduire le projet de chacun de manière assez claire ; avec aussi la problématique des cas médicaux et des patients de chacun.

Quand cette scène passe son temps à nous montrer Arizona distribuer ses cookies à l’ensemble de l’hôpital, il est rapidement évident que ça va virer au problème collectif. Sans surprise, Arizona découvre donc que ses patientes lui ont offert des space-cookies, autrement dit des cookies avec de la drogue dedans.

Ma foi, je crois Grey’s n’avait encore jamais viré là-dedans, c’est une intrigue extrêmement habituelle pour plein de séries, et ça permet un bon humour au milieu des intrigues sérieuses. On commence par le projet de Weber, la baguette magique pour savoir si une cellule à le cancer ou pas, et il est chanceux de commencer car ça lui évite les cookies et lui permet d’aller à l’enterrement d’Ollie sans être drogué, ce qui est un plus quand même.

Sans trop de surprise, Katherine révèle que son père était accusé d’harcèlement sexuel par le médecin contacté par Amelia. Cela se sentait venir à des kilomètres, et je suis surtout heureux qu’Amelia ne soit pas dans la pièce avec les cookies, par rapport à son passé d’addict.

Heureusement, Arizona apprend vite la vérité sur les cookies et ça permet à Meredith d’isoler tous ceux qui en ont mangé, à savoir Maggie, April, Jackson, Catherine, Arizona et Andrew. Tous ? Pas vraiment : Arizona a déjà oublié qu’elle en a aussi donné à Bailey, et à un interne, et à Alex, et possiblement à d’autres n’étant pas restés dans la pièce.

Meredith fait tellement bien les choses qu’elle pense à confisquer les portables de tout le monde, mais pas à les enfermer ou les laisser sous surveillance. Il ne leur faut que quinze secondes pour tous se répartir dans l’hôpital.

Le harcèlement sexuel d’Harper Avery ? 13 femmes. Et bien sûr, April entend l’information, ce qui la perturbe surtout avec l’influence du cannabis. Le vrai problème, c’est que cela va remettre en question tout l’héritage du nom Avery, et donc possiblement les ruiner. Jackson se rend compte que c’est sa mère qui a passé sa vie à couvrir les actions de son père, et il est flippé.

Katherine se justifie comme elle peut, expliquant que l’argent qu’elle donnait aux victimes était une manière de leur donner quelque chose à quoi se raccrocher : si elles se plaignaient, elles étaient bonnes pour perdre leur job après tout.

De son côté, Bailey a donc eu l’occasion de manger un cookie ET de commencer à opérer un patient, ce qui est censé occuper Meredith… Jusqu’à ce que Bailey lui détruise par accident la main et que Jo soit forcée d’opérer à leur place à toutes les deux. Meredith en profite pour jouer les profs avec Jo qui n’est pas assez sûre d’elle et n’arrête pas de lui poser des tas de questions.

Elle finit par comprendre qu’elle a besoin du stylo de Weber, parce que ça l’aiderait bien à sauver la vie du patient. Forcément. Le stylo est bien utile et leur permet de sauver la vie du patient, avec une Jo se sentant digne d’une déesse.

Bien sûr, Meredith lui explique après coup qu’elle a été une superbe chirurgienne et pris toutes les bonnes décisions au bloc pour non seulement sauver son patient, mais en plus lui améliorer la vie.

Pendant ce temps, Bailey se retrouve coincée avec April qui lui révèle l’information sur Harper Avery, tout en prenant le temps d’écouter Bailey lui expliquer qu’elle a eu l’idée de son projet de concours grâce à un sextoy. Amusant. Quand Meredith les retrouve, elles sont parties loin, très loin, et ça marche bien côté humour.

Il n’empêche que c’est par elles que Meredith apprend la vérité sur Harper Avery et interroge immédiatement Jackson et Catherine. Ceux-ci ont justement des révélations à lui faire : pour gagner l’Harper Avery, Ellis a bien retiré le nom de sa meilleure amie du brevet, car celle-ci avait été harcelée par Harper. Autrement dit, si elle avait mis le nom, elles auraient été disqualifiées.

Alors que Jackson et sa mère espère contenir les choses, le scandale finit par éclater dans les médias, et ça remet en cause le nom Avery, et donc l’ensemble de la Fondation, des prix et de l’hôpital. Bref, les scénaristes surfent sans surprise sur la tendance Weinstein, parce que c’est ce que Shonda fait dans toutes ses séries désormais.

Plus les années passent, plus elle se politise, et ce n’est pas la fin de Scandal qui nous dira le contraire, d’ailleurs. Là au moins, je trouve que ça fonctionne bien et apporte une bonne dose de drama supplémentaire, même si les réactions paraissent extrêmes. La fin d’une ère ? Je ne sais pas si ça changerait grand-chose sur le long terme dans la vraie vie, surtout parce qu’il est mort.

Bon, autrement, Maggie n’a bien sûr jamais pris de drogue avant et elle le vit mal, ce qui permet quelques scènes comiques avec Arizona… Jusqu’à ce que cette dernière parle de Callie au lieu de Carina. Quant à Maggie, elle pense avoir perdu un foie de patient quand c’est celui d’un écran pour s’entraîner.

Tout aussi comique au premier abord est Andrew, qui a mangé plein de cookies et plus que les autres. Le problème, c’est qu’il finit par voir Bello et s’allonger dans une contemplation presque mignonne si ce n’était pas si flippant. Quand Maggie et Arizona déclare morte la « patiente » ayant perdu son foie, Andrew craque et pense Bello morte. Finalement, il aura droit de dormir sur le canapé de Meredith et Maggie le soir même, parce qu’il faut bien quelqu’un pour s’occuper de lui.

Weber revient de l’enterrement et découvre tout ce qui arrive, juste à temps : l’un des internes qui s’est pensé plus fort que la drogue des cookies se retrouve impliqué dans un bête accident qui mène évidemment à une blessure. C’est l’occasion pour que Roy finisse torse nu, parce que toutes les excuses sont bonnes pour ça en salle des scénaristes. Une fois un peu plus sobre, Roy se fait engueuler par Weber qui décide carrément de le virer car il a voulu s’occuper de patients en sachant qu’il était drogué.

Le simple fait qu’il soit drogué quand il prend la décision devrait pourtant jouer en sa faveur, car clairement, il n’était pas en état de prendre les bonnes décisions. Comme souvent dans la série, on vire pour de mauvaises raisons (et on garde ceux qui devraient être blâmés à de multiples occasions – et d’ailleurs, Arizona aussi devrait normalement être sanctionnée même si elle n’y est techniquement pour rien).

De son côté, Owen est paniqué car il va passer un test : on va lui confier un bébé pour la première fois. Il demande à Amelia de venir l’aider et tout ce qu’elle trouve à faire est de venir chez lui avec Alex qu’elle a trouvé totalement drogué en cours de route. Owen voit bien que c’est une idée terrible, mais bon, il la laisse faire quand même.

Bref, tout mène à la recréation de leur couple à un moment ou autre, à ce stade. Alex réussit à se présenter malgré tout à l’assistante sociale sans se planter, et il trouve même moyen de réconforter Owen dans son futur rôle de papa. Dans l’affaire, heureusement qu’Amelia est là pour faire tout ce qu’il faut.

Owen s’en rend compte et Amelia aussi : plutôt que de partir, elle décide de rester avec Owen et son nouveau fils. Ils forment une jolie famille et on voit bien où les scénaristes veulent en venir. La fin de saison devrait continuer de les rapprocher (ou les séparer définitivement) et s’attardait plus longuement sur Harper Avery.

> Saison 14

Ce que c’est que la mythologie d’une série

Salut les sériephiles !

S’il y a bien un terme qui parcourt une grande partie de mes critiques, c’est celui de « mythologie ». C’est un peu honteux que je n’ai jamais pensé plus tôt à écrire cet article du coup, parce que bien évidemment, il y a énormément de choses à dire. Comme je suis sûr de faire encore beaucoup plus de 500 mots, je vous propose de passer directement au cœur du sujet. L’article a une forme (et un ordre surtout) un peu différente de d’habitude, pour la clarté des choses et avec des exemples assez cool (‘fin je pense) à la fin.

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Non, je ne regarde pas Vikings, mais j’ai tapé mythologie sur Google… et je me sens prêt à partir au combat moi aussi !

C’est quoi ce nom ? Si on s’en fie à Google, une mythologie c’est un ensemble de mythes (ah ben merci bien) et de légendes propres à un peuple, une civilisation, une religion. Un mythe ? Un « récit fabuleux, souvent d’origine populaire, qui met en scène des êtres symbolisant des énergies, des puissances, des aspects de la condition humaine ». Ou alors une « chose imaginaire ». Merci Google, on avance à grande vitesse là (ou pas). Je pensais que Google avait une réponse précise à tout, mais ce n’était qu’un mythe !

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Je ne me lasserais jamais de ce gif, non.

Abandonnons la facilité et concentrons-nous plutôt sur ce qu’en dit Roland Barthes (et donc l’acception du sens plus large qu’on lui donne aujourd’hui) : un mythe est à la fois « un mode de signification et la forme », un « jeu de cache-cache incessant entre sens et forme », un « système de communication ». Mais qu’est-ce qu’il raconte lui encore ? Simplifions : le mythe est un message qui se suffit à lui-même et qui évoque quelque chose (la même chose) à un groupe de personnes. Genre, vous savez tous ce que c’est qu’un Dom Juan, même si vous n’avez jamais lu Molière (et vous devriez pourtant). Ce n’est pas une idéologie ni un concept, il peut être écrit, verbal ou pas du tout, et se distingue par la manière dont il se propage. Lui il s’en sert surtout pour analyser la pub et la mode, et c’est passionnant.

Bon. C’est passionnant, ça me fait réviser et simplifier grossièrement (il y aurait beaucoup à préciser et redire), mais ça nous éloigne du sujet de base.

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J’arrête de me prendre pour un prof, on repasse aux séries !

Alors c’est quoi exactement la « mythologie d’une série » ? Facile. Chaque série met en place sa propre mythologie : les personnages ont leur manière propre de communiquer et d’évoluer dans l’univers de la série, qui est lui-même régi par un ensemble de règles plus ou moins bien définies et immuables (pour le plus, regardez Buffy, pour le moins, regardez Charmed à partir de la saison 5).

La mythologie d’une série, c’est ce qui permet de ne pas être surpris de voir un cadavre se relever dans The Walking Dead quand ça n’aurait aucun sens dans The Last Man on Earth (quoique) ou qui permet à LOST de tout se permettre en se fondant toujours sur la science, la philosophie ou la croyance quand Younger n’est pas là pour nous prendre la tête. La mythologie assure donc les règles de l’univers, régit les relations entre les personnages, la chronologie. C’est tout ce qui fait le fond de la série et c’est souvent ce qui permet de faire la distinction entre les séries impeccablement gérées (LOST, toujours, mais aussi Wrecked par exemple) et les autres (OUAT, qui est incapable d’assurer la moindre cohérence chronologique dans le passé des trois quarts de son casting).

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Si seulement ils écoutaient leurs propres lignes de dialogue !

Quelle origine ? Comme beaucoup de choses quand il s’agit de raconter une histoire, il faut remonter à l’Antiquité et aux mythologies gréco-romaines, tout simplement. Les divinités grecques, les divinités romaines, ça formait quand même un ensemble sacrément cohérent ! Donc voilà, depuis toujours, les hommes racontent des histoires en se fixant des règles (oh la mauvaise introduction de copie d’élèves) et les scénaristes copient l’idée, tout simplement.

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Et aujourd’hui ? Forcément, toutes les séries ont une mythologie, mais celle-ci est plus ou moins complexe : elle peut s’appuyer sur des éléments mythologiques venus d’ailleurs (non, pas de l’espace, mais d’autres séries, films, livres, récits d’Antiquité, etc.), se contenter du grand minimum (les séries procédurales, bien souvent) ou viser quelque chose de plus complexe (allez, je ne résiste pas : Here & Now !… mais aussi Agents of S.H.I.E.L.D ou même Shadowhunters).

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Et pour gérer toute cette mythologie, comment on fait ? On écrit ce qu’on appelle la Bible de la série. C’est un document plus ou moins volumineux avec tout l’ADN de la série : le concept, la structure narrative (avec les arcs s’il y en a), le ton, les thématiques et l’atmosphère, les lieux de tournage, la biographie des personnages, les résumés des épisodes, etc. Bref, tout est réuni dans un énorme livre qui permet à chaque scénariste et à n’importe qui bossant sur la série de savoir dans quel univers il met les pieds… même quand les personnages ne le savent pas eux-mêmes.

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Comme rien ne vaut l’exemple, voici pour les anglophones parmi vous, un extrait de celle de la saison 1 de Grey’s, de celle – juste passionnante car très personnelle – de LOST (avec les auteurs avouant que c’est la première fois qu’ils font ça et surtout mentant outrageusement en promettant que la série sera facile à suivre grâce à une… mythologie simple, et même plus simple que celle d’Alias et Rambaldi, qui se fait tacler au passage !) et de celle plus romancée de Stranger Things.

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Tout ça donnerait envie d’une publication systématique des Bibles de séries franchement, mais bon. Je n’ai pas le temps de tout traduire, mais même si vous ne comprenez pas l’anglais, je pense que ça reste intéressant à parcourir car on voit quand même comment tout s’est construit à l’origine…

Et ça, c’est passionnant à découvrir !

Mes derniers coups de… #3

Salut les sériephiles,

Image result for supergirlComme chaque milieu de mois désormais, je vous propose de faire un rapide tour de mes derniers « coups de… », parce que c’est un article qui, après tout, s’écrit plutôt rapidement et tout seul, et qui plaît à tout le monde. Faut juste prendre le temps de réfléchir à certaines catégories quand même, surtout que ce n’est pas toujours évident de ne pas répondre la même chose que le mois dernier. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais arrêté l’idée de le faire de manière hebdomadaire, pour être tout à fait transparent avec vous. Ne m’en voulez pas pour si peu, on ne va pas se battre.

Allez, une fois de plus, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de Cœur : C’est difficile de l’affirmer à 100%, mais je pense que Here and Now est la série la plus qualifiée pour se placer ici. J’ai beau en dire qu’elle est épuisante, mon article d’hier était presque une lettre d’amour à la série. Ce n’est pas la série en elle-même que j’aime, mais la réflexion qu’elle permettait, et certaines intrigues internes, ou certaines scènes plus précisément. L’originalité qu’elle proposait me donnait vraiment envie de revenir chaque semaine découvrir les épisodes en sachant que j’allais être surpris, ou au moins complètement embarqué dedans. Et c’est le genre de sentiment qui me manque de plus en plus devant les séries !

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Coup de Mou : Je vais l’adresser à Unreal, même si là aussi ce n’est pas hyper simple de me décider. La saison 3 est très sympathique, mais je trouve qu’elle a un peu erré ces dernières semaines. Si elle reste excellente, elle manquait parfois de surprises tellement on connaît désormais la critique qu’elle souhaite faire ; et elle manquait cruellement de manipulation des images et des candidats, or c’est pour ça qu’on est là, sinon on se contenterait de regarder le Bachelor. Bon, l’épisode d’hier est reparti de plus belle, mais dans l’ensemble, il y a eu un vrai coup de mou en cours de saison, je trouve.

Image result for the walking dead rositaCoup de Poing : Il n’y en a pas un en particulier qui me revienne, du coup, je vais parler du final de saison 8 de The Walking Dead, donc passez votre chemin si vous n’êtes pas à jour ! Bien évidemment, ce final m’a principalement déçu, mais s’il y a bien un poing positif (avec un g, parfaitement), c’est celui de Rosita qui n’a pas hésité à frapper Eugene. Je crois que c’était franchement mon seul moment de joie de tout l’épisode (bon, ça et Negan, même si c’était super mal écrit comme choix final). Je ne supporte plus la tronche d’Eugene, et ça ne m’aurait pas dérangé qu’il soit la seule victime collatérale de cet épisode…

Coup de Blues : Je crois qu’il n’y a que moi pour être qualifié dans ce coup-là. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis février, j’ai complétement laissé tomber mes comédies, à l’exception de The Last Man on Earth. Je ne me l’explique pas trop, ça n’aide pas à gonfler mes stats de nombre d’épisodes, mais voilà, j’ai du mal à trouver les comédies qui me font vraiment rire en ce moment (Superstore n’est plus aussi fun) ; ou alors à avoir envie de les continuer (Life in Pieces m’attend). Je sais que ça finira par me revenir et que ce sera alors un énorme bingewatch, mais en attendant… je n’en regarde pas !

Coup de Vieux : Quand je me suis rendu compte que Scandal arrivait vraiment à sa fin (ce vendredi) et que cela faisait six ans et demi que je la regardais, quand même. Le vrai coup de vieux est arrivé quand je me suis mis à noter quelques idées pour un article faisant une grosse synthèse de mon avis sur la série ; mais en même temps, cet article n’a pas avancé d’un poil depuis samedi, alors je ferais peut-être mieux de ne pas vous en parler, car je ne sais pas si je le publierai un jour ! En tout cas, ça me fait d’avance bizarre de me dire qu’elle ne sera plus là le vendredi.

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Coup de Gueule : Le crossover The Walking Dead/Fear the Walking Dead était tout ce que je craignais qu’il soit, et pire encore. Pour sa « reprise », la saison 4 du spin-off a donc proposé 47 minutes sans son casting, mais avec celui de la série-mère et de nouveaux personnages. Le tout paraissait plutôt être un pilot d’un nouveau spin-off, et ça m’énerve. Je sais que c’est fait pour remonter les audiences (et en plus, ça devrait le faire car les gens ont eu l’air d’aimer ??), mais je trouve ça tout pourri de trahir les trois premières saisons en repartant sur une nouvelle histoire avec un personnage venu d’une autre série – et en plus, je n’aime pas l’évolution du dit personnage, ça n’aide pas. Bref, Fear revient avec un saut temporel (ou une incohérence chronologique énorme), se déroule désormais en parallèle et pas si loin de la série-mère (donc on perd pas mal d’intérêt et on ouvre la porte à toutes les fenêtres pour de futurs crossovers) et se concentre sur un personnage qui prend clairement la place de lead et éclipse le reste du casting. Forcément, comme je préférais jusqu’ici Fear, je le sens mal. Image result for fear the walking deadJ’aurais préféré une troisième série, ou à vrai dire le même épisode avec un personnage inédit ; mais là, ça fait trop « oups, les audiences suivent pas, ramenons un autre personnage et faisons comme si ». Et pourtant, habituellement, je suis pour les séries capables de se réinventer. J’attends de voir la suite pour être vraiment déçu, mais cette reprise était ratée parce que je me suis fait encore plus chier que devant The Walking Dead, alors que Fear parvenait jusque-là à garder mon intérêt.

Coup de Barre : L’arrivée tant espérée du soleil est accompagnée d’une vague de pollen dont je me serai bien passé et qui m’a mis quelque peu K.O hier soir (même si ça ne se voit pas à la longueur de cet article, je sais).

Coup de Bol :  C’est super rare, mais j’ai déjà des idées pour les visuels du prochain Week-end en séries. Peut-être que pour une fois tout ne sera pas improvisé à l’arrache au dernier moment. Ou peut-être pas. Il y aura eu un tout petit de réflexion quinze jours avant en tout cas, ça change !

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Coup de Tête : J’ai écrit cet article hier vers 17h et à défaut d’avoir une idée de coup de tête ; je me décide à rattraper enfin la fin de saison de 9-1-1 dans la soirée (4 épisodes) alors qu’il me reste encore à voir Supergirl et The Crossing. Ce n’est pas gagné. Si je l’ai regardée, vous serez vite au courant avec un article dessus ; si je me suis foiré, eh bien… ce sera un coup de tête qui n’aura pas eu lieu, et puis c’est tout. Je cherche à vaincre la procrastination comme je peux !

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Coup de Théâtre : C’en est un sans en être un, mais je m’étais persuadé que pour la première fois, je n’aurais pas revu la dernière saison de The 100 avant l’arrivée de la prochaine (mercredi prochain). La tradition veut en effet que je la regarde avec mon père pour me remettre en tête toute la géopolitique complexe et les rebondissements de la série, ou juste parce que j’adore, allez savoir. En tout cas, ça me paraissait impossible, mais finalement, nous avons vu sept épisodes dimanche et lundi soir, donc il ne nous en reste plus que quatre ; et clairement ce sera bouclé d’ici mercredi (reste plus qu’à se mettre d’accord sur une soirée). C’est très cool et ça permet de calmer l’impatience vis-à-vis de la saison 5 !

Coup Tordu : Le dernier épisode de The Last Man on Earth a revisité une énorme partie de son intrigue passée en la modifiant l’air de rien, et c’est passé comme une lettre à la poste (et même mieux qu’une lettre à la poste, si je considère mes problèmes fréquents de courrier). Entre ça et l’épisode se moquant de la manière dont ils ont caché la grossesse d’une de leur actrice, je crois que je tiens là l’une des séries les plus tordues du moment, mais ça lui fait du bien d’être si tordue, car sans ça, on commencerait à s’ennuyer. J’espère donc une saison 5, comme j’ai bien compris que nous n’aurons de toute manière jamais de conclusion fermée lors de la presque-annulation de l’an dernier… Allez, je veux une saison de plus, c’est pas grand-chose !

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Coup de Pub : Il sera aujourd’hui pour un blog, et j’ai choisi celui d’Enid, Une vie devant l’écran ! J’adore tout bonnement son blog : les articles y sont hyper longs (oui, c’est moi qui dis ça, ça vous donne une idée !) et détaillés, mais jamais inintéressants. Au contraire, j’aime beaucoup la manière dont c’est écrit, les analyses et la diversité des sujets (bon, c’est principalement séries/films, mais l’angle d’attaque change beaucoup de ce qui peut se lire ailleurs). Franchement, c’est captivant à lire et pourtant, je ne suis souvent pas d’accord avec son avis ; mais comme en plus Enid répond aux commentaires, ça permet le dialogue, donc c’est un point positif de plus !

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Coup de Grâce : Je suis en retard dans mes séries ? On remercie tous bien fort Laura qui m’a offert les trois tomes de The Magicians. Oui, je sais j’en ai déjà parlé plusieurs fois, mais je change l’optique pour vous expliquer en quoi c’est vraiment un coup de grâce. Inutile de dire que je suis en pleine lecture du premier tome (j’arrive à sa fin dans une centaine de pages) et que même si c’est en anglais, même si je prends tout mon temps (ça fait une semaine), ben… ça bouffe du temps de cerveau disponible pour les séries ; et ça m’empêche encore plus de rattraper mon retard. Vous voyez ? Un coup de grâce ! Cela dit, c’est sans regret, car j’accroche encore plus que ce que je pensais. Bon, ça me donne même envie de revoir la saison 1, puisque j’en suis à la fin de celle-ci dans ce que je viens de lire (sans l’intrigue de Julia) et que je me dis que je suis passé à côté de dizaines de trucs dans l’adaptation. Et aussi que c’est sympa de voir comment la série adapte le style d’écriture en prenant malgré tout énormément de liberté. Yep, ça me donne l’impression que l’adaptation est aussi bien que le livre, même si elle est totalement différente (en revanche, si j’avais commencé par les livres, j’aurais sûrement eu du mal avec la série).

Et voilà, c’est tout pour cette nouvelle édition des coups, j’espère que ça vous plaît toujours autant ; moi, ça m’éclate en tout cas 🙂