Vus cette semaine #15

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. Une fois de plus, mes concours ont fait tombé à l’eau un planning séries qui devrait être bien plus chargé que ça, et il n’y a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent sur le blog.

Lundi

The Last Man on Earth – S04E13 – Release the Hounds – 17/20
Un excellent épisode qui fait avancer bien trop vite les choses, mais offre de nouvelles perspectives amusantes pour le reste de la saison. Je suis vraiment curieux de voir la suite après les décisions scénaristiques ambitieuses de ces 20 minutes. Ambitieuses et inattendues : la série continue de surprendre à chaque épisode.
The Last Man on Earth – S04E14 – Special Delivery – 18/20
On poursuit sur la même lancée cette saison avec un nouvel épisode qui avance bien trop vite mais le fait bien, avec un cliffhanger qui remet sérieusement en cause énormément de choses. Et c’est tant mieux. Comme l’an dernier, tout se passe beaucoup trop bien dans cette saison qui pond des idées intéressantes à chaque épisode, recommence à me faire rire quand je ne m’y attends pas malgré quelques personnages insupportables et, tout simplement, me donne l’impression de ne jamais savoir à quoi m’attendre quand je fais play.
Here and Now – S01E09 – Dream Logic – 16/20
Non, mais non. Le problème quand tu t’attaches aux personnages de ce genre de séries à l’avenir incertain, c’est que tu te mets à flipper à chaque cliffhanger te rapprochant de la fin, et cet épisode ne déroge pas à la règle. L’épisode était aussi bavard que d’habitude et offrait de jolies avancées dans chaque intrigue, l’air de rien, avec des pistes de réflexion sympathiques, comme toujours. Plus qu’un épisode de longs bavardages après celui-ci et je ne sais pas si je suis prêt à dire au revoir à cette série, mais j’espère vraiment qu’ils feront en sorte de la conclure de manière satisfaisante. Cela me paraît quasi-impossible après cet épisode.
The Walking Dead – S08E15 – Worth – 14/20
Pour changer, il ne se passe rien pendant 48 minutes sur 51, mais les trois minutes restantes sont assez cool pour donner envie de revenir la semaine prochaine pour l’épisode final. Il y a une ou deux scènes qui valaient leur pesant de cacahuète, offrant au moins de quoi rire au milieu d’une intrigue hyper prévisible. Et puis, l’air de rien, on a suffisamment avancé pour en revenir au même point qu’avant les fins de saisons 6 et 7. Chapeau bas.

Mardi

Unreal – S03E07 – Projection – 17/20
Si tous les épisodes de cette saison sont bons, la série commence à tourner en rond je crois car je n’arrive plus à retrouver l’adrénaline des débuts. Tout est toujours aussi brillant qu’avant, mais ça ne parvient plus forcément à monter en tension et les enjeux sont finalement assez similaires d’une saison à l’autre, malgré des fils rouges passionnants. Bref, c’est excellent, mais pour perdurer, il faudrait que la série parvienne à se renouveler et, peut-être, à changer d’émission. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer de se renouveler avec de nouvelles configurations pour chaque saison, mais dans l’ensemble, on a de plus en plus fait le tour. Est-ce que cela me prive de l’envie de revenir ? Certainement pas, car c’est top. C’est juste que c’est un peu frustrant car il manque une toute petite étincelle à laquelle j’étais habitué jusqu’ici !
The Crossing – S01E01 – Pilot – 16/20
Malgré un casting tout juste passable dans l’ensemble, la série a beaucoup d’éléments qui me plaisent énormément : ce n’est pas nouveau, je suis fan de science-fiction et de ce genre d’histoires. Si ce n’est pas la série de l’année, elle est pour le moment suffisamment engageante pour me donner envie d’en savoir plus. Je ne la vois pas devenir mon obsession des prochains mois, surtout que ce pilot avait des aspects extrêmement prévisibles qui m’ont fait lever les yeux au ciel, mais elle est juste assez cool pour que je me plonge dedans, sans mauvais jeu de mots. J’espère juste qu’elle s’améliorera avec le temps, plutôt que de devenir une déception digne de The Mist.
The Crossing – S01E02 – A Shadow Out of Time – 16/20
Eh bien, ce deuxième épisode est dans la lignée du premier. On ne perd pas trop de temps dans la mise en place de l’intrigue qui propose de bonnes situations. Sans être révolutionnaire, la série propose un bon divertissement. Je pourrais y mettre une moins bonne note si je n’étais pas si accroché à la science-fiction mais voilà, c’est un de mes points faibles et la série joue à merveille dessus. Cette histoire est prenante aussi parce que j’ai l’impression de l’avoir vue 50 fois avant puisqu’elle est une énième variation de network sur un schéma qui fonctionne. Finalement, elle n’est pas incontournable, donc, mais pas non plus optionnelle pour les fans du genre qui auront ce qu’ils cherchent.

Mercredi

Rise – S01E04 – Victory Party – 14/20
Ah, ça y est, ils ont enfin chanté Glorious, et c’était moins bien que dans la bande-annonce ! Un épisode tout classique, une série qui se laisse regarder et dans laquelle il se passe plein de choses, mais toujours pas une série incontournable pour ma part. C’est un bon moment, rien de plus, rien de moins.
Rise – S01E05 – We’ve Got All Our Junk – 16/20
Ah ! Avec cet episode, j’ai l’impression que la série trouve enfin ce qui lui manquait jusque-là pour se démarquer. Cela paraissait pourtant facile vu les talents dans le casting, mais ça a tardé à venir. Les intrigues sont intéressantes, même si toujours assez prévisibles malheureusement. J’ai terminé l’épisode avec l’envie d’en voir plus, comme quoi tout finit par arriver.
Shadowhunters – S03E04 – Thy Soul Instructed – 14/20
On ne tourne pas exactement en rond et certaines intrigues avancent, mais on reste sur des choses assez classiques et ça manquait de scènes vraiment hilarantes malgré elles par rapport à d’habitude. La série est tout de même meilleure quand elle ne se prend pas trop au sérieux parce qu’on peut s’en moquer pour un tas de raisons. Là, c’est juste un épisode pas très bien écrit et pas très bien joué, mais qui se regarde. Pas assez catastrophique pour que je m’en moque, pas assez bon pour que je sois à fond dedans, juste moyen finalement. Et la note moyenne du blog, c’est 14, oui.

Vendredi

Grey’s Anatomy – S14E18 – Hold Back the River – 16/20
Encore un bon épisode qui ne marquera pas les esprits sur le long terme, mais qui s’en sort relativement bien dans le développement des personnages. C’est fou comme la série a une capacité à s’adapter chaque année et à fournir des épisodes qui semblent s’écrire d’eux-mêmes. Bien évidemment, comme toujours, les scénaristes s’appuient énormément sur les personnages qui quitteront prochainement la série, et c’est frustrant car je les aime beaucoup, mais bon.
Grey’s Anatomy – S14E19 – Beautiful Dreamer – 17/20
Pas besoin d’une saison complète pour me faire accrocher à certains personnages alors que d’autres intrigues sont clairement en train de tisser la toile qui constituera la fin de saison. Celle-ci n’est que dans un mois, mais elle approche déjà beaucoup trop vite avec cet épisode qui semble vouloir commencer à accélérer le rythme. Il y a de toute façon beaucoup de choses en cours qui permettront à ce final d’être explosif. En attendant, Grey’s continue de se politiser et d’être résolument anti-Trump, ce qui n’est pas une surprise.
Station 19 – S01E04 – Reignited – 16/20
S’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent en termes de romance et soap, Shonda Rhimes sait comment pimenter les dynamiques déjà mises en place et ajouter quelques couches supplémentaires aux portraits rapidement brossés des personnages secondaires. C’est efficace et ça fait s’attacher plus vite à ces personnages. Bref, la formule est efficace à défaut d’être originale ou surprenante, mais c’est déjà pas mal.
Station 19 – S01E05 – Shock To The System – 15/20
La série souffrira toujours de la comparaison avec sa grande sœur, surtout qu’elle passe son temps à l’inviter, et c’est bien dommage. Il y avait définitivement un petit sentiment Grey’s tout au long de l’épisode et rien de bien surprenant dans les différentes intrigues de l’épisode. C’était bien quand même, mais ça aurait probablement pu être mieux et plus surprenant si on ne connaissait pas tant l’univers.
Scandal – S07E16 – People Like Me – 14/20
Un épisode très bavard qui avance pour mieux reculer et ne pas apporter de réponses satisfaisantes. J’aime cette dernière intrigue pour la série, mais elle pourrait être tellement mieux gérée que c’est frustrant. Et puis aussi, j’aurais aimé en revenir à de temps plus simples, évoqués dans cet épisode, où la série n’essayait pas de tenir un improbable fil rouge de complots politiques emboités les uns dans les autres. Une petite affaire de rien du tout pour conclure la série, ça aurait été sympa. Là, on continue de sous-exploiter certains persos et on tourne en rond. Dommage.
Scandal – S07E17 – Standing in the Sun – 17/20
Quatre ans plus tard, la série se décide enfin à faire ce que j’attendais d’elle et je me sens presque récompensé de cette longue (et souvent douloureuse) attente. Cet épisode arrive beaucoup trop tard pour être vraiment crédible, mais il remonte une pente que je pensais que les scénaristes avaient choisi de contourner indéfiniment. J’ai eu quelques frissons devant l’épisode, c’est dire, et j’ai désormais l’espoir que la fin sera à la hauteur. C’est quitte ou double, ils ont de sacrés choix à faire et si je suis honnête, je ne sais pas trop comment ça va se terminer, ce qui me rend d’autant plus impatient d’être vendredi prochain !

Samedi

Once Upon a Time – S07E16 – Breadcrumbs – 15/20
La série continue de remonter la pente cette semaine avec une intrigue à Seattle qui oscille entre le niais et le très intéressant. Bref, l’équilibre habituel de la série qui s’en sort toutefois bien avec une intrigue qui tient vraiment la route. J’aimerais en dire autant des flashbacks qui ne sont là que pour combler une grosse partie de l’épisode et me rappeler pourquoi j’ai tant détesté la série pendant trop longtemps. En plus, les deux histoires n’étaient pas trop connectées, et c’est vraiment dommage !
Once Upon a Time – S07E17 – Chosen – 17/20
Eh bien, la série continue de se séparer de personnages que j’aime bien à un rythme qui fait qu’il n’y aura bientôt plus personne, mais je continue de trouver cette saison carrément mieux écrite que les précédentes. Je suis frustré de l’annulation du coup, parce que cette deuxième moulure tient beaucoup plus la route que la première et aurait pu tenir deux ou trois ans. Au moins, nous n’aurons pas à voir la qualité décliner de nouveau désormais et la fin se rapproche.
Agents of S.H.I.E.L.D – S05E17 – The Honeymoon – 16/20
Si l’épisode était bien, il hurle à la transition et la mise en place assez lente de la fin de saison, peut-être fin de série. Plus que l’intrigue, ce sont finalement les personnages qui évoluent cette semaine, afin qu’on puisse les quitter à leur apogée et sans le moindre regret. Cela avait du bon, mais ça manquait à certains moments d’enjeux. Ils savent faire mieux sans partir dans certaines extrémités de cet épisode…

Dimanche

Future Man – S01E09 – Operation : Fatal Attraction – 20/20
Et si on ajoutait un vaudeville délirant à cette comédie de science-fiction déjà perchée de base ? Yep, c’est ce qu’ont dû se dire les scénaristes avant d’écrire cet épisode, et franchement, c’est une excellente idée qui porte les trois quarts de l’épisode en allant de quiproquos en quiproquos. Aussi vu et revu que ça puisse être, ça fonctionne à fond et ça me fera toujours rire, surtout quand c’est bien mené comme ça. Gros coup de cœur pour cet épisode, qui prend aussi le temps de développer une intrigue secondaire qui devrait avoir des répercussions pour l’épisode suivant.
Future Man – S01E10 – Natal Attraction – 16/20
Après l’épisode 9, celui-ci paraît drôlement plus faible : je m’attendais à plus d’humour et d’action, peut-être aussi à plus de bonnes musiques des années 80. Dans l’ensemble, c’était un très bon épisode, mais ça n’avait pas autant de classe que le précédent. Malgré des répliques excellentes, il était assez prévisible dans ses grandes lignes et c’est dommage car ça m’a un peu cassé dans mon élan.

Challenge Arrowverse

On connaît la chanson à force… mais bon, c’était soit ça, soit continuer de revoir la saison 4 de The 100 avant le retour de la série, et le choix a été vite fait, oups ! J’ai ainsi avancé de quatre épisodes dans cette saison et eu l’occasion de constater que je n’étais pas toujours d’accord avec moi-même du côté des notes en rewatch (l’épisode 4 m’a paru moins bon et le 5 meilleur que l’an dernier… mais c’est uniquement parce que je savais à quoi m’attendre !).

> Vus en 2018

Ce que c’est qu’un « Jumping the shark »

Salut les sériephiles !

J’espère que vous allez bien en ce dimanche matin où je suis probablement en train de roupiller, il faut bien se le dire. On se retrouve aujourd’hui pour analyser et expliquer une expression que je sais que j’ai déjà employée plusieurs fois sur le blog sans jamais prendre le temps de développer plus que ça : « Jumping the shark ». C’est parti !

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Oui, Olivia, tu fais bien de boire…

Alors ça veut dire quoi exactement « Jumping the shark » ? C’est lorsque les scénaristes commencent à ajouter des éléments hyper tirés par les cheveux à leurs intrigues, juste pour renouveler tant bien que mal les choses et au détriment de la qualité. Ouep, c’est une expression qui sert à marquer autant que possible le moment où une série est partie à la dérive. Le plus souvent, après ce genre de scènes, plus rien ne paraît crédible et c’est juste une souffrance de continuer à suivre la série tellement ça n’a plus aucune crédibilité.

Autrement dit, c’est le moment où les scénaristes à court d’idées font tout ce qu’ils peuvent pour se renouveler, au point que c’en est visible et souvent gênant.

Concrètement, ça peut se trouver dans n’importe quelle série, mais aussi dans n’importe quel dessin-animé ou même film, même si dans ce dernier cas, c’est souvent signe qu’il vaut mieux ne pas perdre son temps à le regarder parce que ne pas réussir à rester cohérent durant deux heures sans passer par un moment tiré par les cheveux, c’est plutôt mauvais signe. Pourtant, c’est souvent fait avec l’intention de récupérer les fans en leur proposant des scènes susceptibles de leur plaire, autant par le stress qu’elles procurent que par le plaisir de les voir.

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Yep, c’est étrange, mais c’est pourtant hyper cohérent quand on y réfléchit.

C’est quoi ce nom ? Il se traduit littéralement par « sauter le requin ». Bon, avant que vous ayez des images bizarres en tête, on parle bien de « sauter par-dessus le requin », hein ! C’est une expression assez imagée : vous vous imaginez bien que quelqu’un qui saute par-dessus un requin, que ce soit dans un film ou une série, c’est plutôt signe d’une qualité qui part en vrille.

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Quelle origine ? C’est un spoiler pour tous les fans de Happy Days, mais l’expression est tiré de l’épisode 3 de la saison 5 de cette série. Comme ça date de 1977, je pense que le côté spoilers est un peu éclipsé et qu’on peut en parler librement : Fonzie fait du surf dans cet épisode et malheureusement il y a un requin qui passe par là. Contre toute attente, il réussit à sauter par-dessus le requin, avec la musique bien dramatique qui va bien en arrière-plan.

Au visionnage de cette scène, les fans ont levé les yeux au ciel et compris que la qualité de la série n’était plus spécialement présente dans la série. Les audiences déclinaient depuis un moment et les scénaristes ont écrit cet épisode pour faire parler de la série et pour reconquérir leurs fans. Pas une grande réussite, mais au moins ils ont réussi à faire parler d’eux pour longtemps : c’était il y a quarante ans !

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Bien joué les gars !

Et aujourd’hui ? L’expression est connue de beaucoup de sériephiles et revient régulièrement dans la bouche des fans, malheureusement. Oui, malheureusement, puisqu’il est souvent question de séries dont la qualité a disparu en cours de route. Les exemples sont légions et le plus souvent les fans utilisent l’expression pour essayer de déterminer où exactement c’est parti en vrille. Personnellement, je pense souvent à Scandal quand je cherche un bon exemple pour expliquer cette série. C’est somme toute personnel, mais pour moi, la série est partie en vrille en fin de saison 2, ou au début de la 3 ; mais j’aurais probablement l’occasion d’en reparler.

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Grey’s a eu affaire à son requin dès l’épisode de la bombe en saison 2 pour certains ; pour moi, ça a tenu jusqu’à l’accident de ferry en saison 3 (puis c’est revenu, puis il y a eu la biche du début de saison 5, puis… en fait, je ne la regarde pas pour la cohérence, c’est tout). Station 19 n’a pas attendu plus de deux épisodes avant de proposer un épisode qui disait clairement qu’il ne fallait pas attendre quelque chose de cohérent alors que 9-1-1 m’a perdu avec son épisode de St Valentin.

La liste des séries qui perdent en qualité est longue comme le bras. Il faut toutefois noter qu’une scène farfelue et tirée par les cheveux n’est pas toujours synonyme d’un déclin qualitatif : The Magicians est composée à 90% de scènes de ce genre, et c’est ce qui fait son succès en ce qui me concerne. D’une certaine manière, je pourrais dire à peu près la même chose de Community ou Another Period. Parfois, ça fait du bien de sauter par-dessus le requin.

Et parfois, les séries parviennent à surfer sur la vague sans problème, un peu comme Agents of S.H.I.E.L.D qui malgré quelques scènes parfois moins bonnes a tout de même une qualité constante !

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Allez, bon dimanche à tous ! #ShakeItOff

Station 19 – S01E05

Épisode 5 – Shock To The System – 15/20
La série souffrira toujours de la comparaison avec sa grande sœur, surtout qu’elle passe son temps à l’inviter, et c’est bien dommage. Il y avait définitivement un petit sentiment Grey’s tout au long de l’épisode et rien de bien surprenant dans les différentes intrigues de l’épisode. C’était bien quand même, mais ça aurait probablement pu être mieux et plus surprenant si on ne connaissait pas tant l’univers.

> Saison 1


Spoilers

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Are you 80 ? Banging stuff doesn’t fix it.

Bien. À défaut de vrais crossovers, la série persiste à nous faire de faux crossovers et nous ramener Miranda Bailey dans chaque épisode. Quoiqu’il en soit, dès le début de l’épisode, il est clair que l’on aura droit à quelques chocs électriques par la suite, grâce à la voix-off d’Andy et grâce à la première scène inutile de l’épisode. Oh et on ne l’oubliera pas de l’épisode avec chaque fin d’acte qui nousle rappelle à coups d’extraits de la suite qui sont autant de coups de jus.

Toujours pour nous dire où en est chacun le matin, Miller se rend comme prévu chez JJ et réussit à se faire inviter pour un rencard. Andy et Jack sont quant à eux convoqués par le père de celle-ci très tôt à la caserne, deux jours après les avoir surpris. Cela tombe bien, ça fait deux jours que j’ai vu le dernier épisode, j’ai l’impression d’être dans la série dis donc (non, pas du tout). Il veut les obliger à dire la vérité sur leur relation maintenant qu’elle est terminée, et c’est une idée tellement mauvaise que ça paraît ridicule de sa part, mais bon.

Andy et Maya se retrouvent à bosser avec Ryan dans cet épisode, ce qui est totalement forcé par les scénaristes mais est plutôt amusant : Andy découvre les liens entre Maya et Ryan, les deux femmes sont coincées dans le camion pendant que la police effectue une intervention à risque, et forcément, la tension est électrique, sans vouloir filer la métaphore du choc annoncé dès le départ. Les deux s’engueulent sur les problèmes des deux derniers épisodes. C’est ridicule, mais on sent tout de même une jolie tension entre elles et des réconciliations qui arrivent rapidement, à la Cristina/Meredith, finalement.

Non, la série n’échappera définitivement jamais à la comparaison, mais ici ça se passe bien : la conversation à huis-clos entre les deux amies permet de mieux appréhender le point de vue de chacune, et comme j’aime bien les deux pour le moment, tout va bien.

Elles sont tout de même là pour travailler, donc elles ont le droit à un live feed d’une interpellation policière qui se fait sous couverture et qui tourne plutôt mal. Comme Ryan fait partie des potentiels blessés des coups de feu qu’elles entendent, Andy pète un câble et décide de se rendre sur place. Bien jouée la couverture, bien joué le professionnalisme inexistant. Elle n’en a jamais été un modèle, mais jusque-là, ça passait plutôt bien quand même.

Heureusement, Maya réussit à l’arrêter et elles attendent alors l’appel du central pour se rendre sur place et s’occuper d’un officier à terre. C’est plutôt bien joué de la part de la série qui essaye de nous faire croire que ça peut être Ryan, quand on se doute bien que c’est encore trop tôt dans la série pour ça. Andy en revanche est complétement bouleversée par la possibilité et soulagée de découvrir que ce n’est pas lui.

De retour dans le camion, Maya finit par enfin tout raconter de la situation de son frère à sa meilleure amie, lui reproche d’avoir fichu en l’air ses chances d’être capitaine à cause de sa liaison avec Jack et lui affirme qu’elle ferait mieux d’assumer ses sentiments pour Ryan, parce qu’ils sont clairement visibles. Certes… mais j’aimais bien Maya/Ryan, moi !

Jack casse l’ambiance matinale de la caserne en forçant tout le monde à faire les corvées qu’il voulait qu’ils fassent quand ils veulent. C’est du beau. Il semble clairement être affecté par l’ancien chef qui continue de vouloir le voir dire tout de sa relation avec Andy quand Jack voit de toute évidence les choses différemment. Très vite, toute la caserne s’imagine que leur ex-boss a fait le choix de soutenir Andy plutôt que Jack, ce qui permet à Travis Montgomery (oui, j’apprends les prénoms, je progresse) de découvrir sur un quiproquo la relation avec Andy.

C’est plutôt une situation classique, mais ça passait bien. Il apprend tout cela en chemin vers la première grosse situation de crise de l’épisode avec une ligne électrique qui s’est effondrée sur la voiture de Marshall, coincé dedans. Grâce aux conseils de Jack et Ben, celui-ci parvient à en sortir sans mourir, ce qui est déjà un bon début. Pourquoi sortir de la voiture ? Oh, parce que celle-ci laissait évidemment s’échapper de l’essence et risquait donc d’exploser à la moindre étincelle.

Il s’en sort bien pendant quelques sauts, mais malheureusement il perd l’équilibre et tombe sur un sol hautement électrique. Bon, le courant est coupé quelques secondes après donc il aurait peut-être mieux fait d’attendre. S’ils arrivent à le ranimer, Ben comprend qu’il est cuit de l’intérieur et que la décharge est loin d’avoir suffi à en assurer la sécurité. Ils essayent encore et encore de le sauver, mais finissent par abandonner et lui laisse téléphoner à sa femme…

Autrement, Ben ramène Bailey à la caserne, sans vraie raison apparente et parce qu’elle n’a que ça à faire de sa journée, mais ça permet des scènes sympas entre elle et le chef, dont l’état de santé s’est dégradé sans qu’on ne nous le dise. Elle nous fait donc du Bailey et l’engueule, avant de s’occuper d’une femme enceinte de triplés. Elle voit rapidement tous les pompiers, mais ça ne nous avance pas plus que ça surtout qu’elle ne fait que les croiser. Si c’était vraiment juste pour mettre un nom sur un visage, elle aurait pu utiliser Facebook et puis c’est tout.

Lynn, la femme enceinte de triplés, finit par recevoir un appel de son mari, qui est évidemment Marshall, l’homme en train de mourir dans les mains de Ben. Cela se sentait venir à des kilomètres, surtout dans le Shondaland, mais ça n’empêchait en rien la scène d’être super touchante. C’était du Shonda, du déjà vu 150 fois dans Grey’s, mais de l’efficace. Il était temps d’avoir quelques pertes dans la série, en plus.

La fin d’épisode s’éloigne de tout ça avec Travis qui se sent forcé d’avouer que Jack et Andy couchaient ensemble à Hughes et Miller. Il le fait quelques minuttes avant qu’ils l’annoncent à tout le monde. Il n’y a que Ben pour être encore surpris : Miller prétend que ça ne lui fait rien quand il est dégoûté de voir sa confiance brisée, Hughes est complétement énervée par la situation, Travis demande si l’un d’eux va démissionner, mais Andy leur assure qu’ils ont rompu et voilà.

Drôle de fin d’épisode. Ce n’est pas tout à fait terminé, puisque Miller se rend chez JJ à qui il avoue qu’il aime bien parler (celle-ci l’embrasse donc et pour un épisode centré sur les chocs électriques, j’ai trouvé que ça manquait cruellement d’étincelles entre eux), que Ben fait le choix de mentir sur sa journée à Miranda (juste pourquoi ?) et qu’Andy se rend chez Ryan… pour mieux se barrer après avoir frappé faute d’assumer ses sentiments. Et tout ça, ce sont de bien mauvais cliffhangers relouds après un épisode qui était plutôt bon dans l’ensemble.

> Saison 1

Grey’s Anatomy – S14E19

Épisode 19 – Beautiful Dreamer – 17/20
Pas besoin d’une saison complète pour me faire accrocher à certains personnages alors que d’autres intrigues sont clairement en train de tisser la toile qui constituera la fin de saison. Celle-ci n’est que dans un mois, mais elle approche déjà beaucoup trop vite avec cet épisode qui semble vouloir commencer à accélérer le rythme. Il y a de toute façon beaucoup de choses en cours qui permettront à ce final d’être explosif. En attendant, Grey’s continue de se politiser et d’être résolument anti-Trump, ce qui n’est pas une surprise.

> Saison 14


Spoilers

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There are protocols. When you break them, you’re Meredith Grey. When I break them, I get a write-up.

L’épisode commence sur une scène sympathique entre Arizona et Carina, avec l’arrivée à l’hôpital de Bello et Andrew au même moment. J’en oublierai presque qu’ils sont frères et sœurs ces deux-là, donc il était temps de les retrouver en train de se chamailler, même si l’idée était clairement d’avoir un moment de répit pour Bello et DeLuca avant cet épisode qui aborde un problème de casting évident pour Bello, puisqu’elle est engagée sur une autre série à la rentrée.

C’est un agent de l’immigration qui se présente comme le gros problème de l’épisode pour Bello. Même si a priori tout est en règle pour elle, elle flippe car l’une de ses amies a été reconduite à la frontière alors qu’elle n’avait rien fait non plus. Sans trop de surprise, Bailey et Meredith décident de mettre au point un plan pour la protéger.

Le plan ? Marier DeLuca et Bello. Oui, sauf que ce ne serait pas possible vu les papiers qu’elle a : elle est une Dreamer. Et là, on rentre dans la politique américaine, mais pour simplifier, Obama a mis en place des lois protégeant les jeunes immigrés pour les empêcher d’être déportés et pour qu’ils puissent travailler sur le sol américain. Le problème, c’est que Trump ne l’entend pas trop comme ça et le statut des Dreamers est désormais compromis, avec un grand nombre d’eux déportés dans leur ville d’origine qu’ils ne connaissent pas forcément.

Ce n’est pas la première fois que Grey’s Anatomy se montre radicalement anti-Trump, il n’est pas étonnant de voir les scénaristes s’emparer de ce sujet plutôt à la mode cette année aux États-Unis (tellement d’ailleurs que l’épisode ne fournit aucune explication). Bref, Meredith et Bailey se montrent protective de leur employée et le fan lambda de Grey’s aussi : le message politique est clair, nous n’avions aucune idée auparavant qu’elle était une Dreamer, donc nous ne voulons pas qu’elle quitte la série ; et le but est de faire changer d’avis sur le sujet des républicains soutenant Trump qui seraient contre.

Les séries ont toujours eu un versant politique, mais quand même, depuis Trump, on voit de plus en plus d’épisodes se lançant dans le message politique. Ici, ça se fait avec Bailey retenant l’agent fédéral comme elle peut (jouant la carte de sa santé, en plus, pour balancer un rappel sur l’importance des check-ups médicaux) et Meredith cherchant une solution pour retenir Bello aux États-Unis par tous les moyens.

Tous les moyens, même Jo et ses solutions parfaitement illégales pour changer d’identité, puis Amelia demandant à Owen l’aide de l’armée. De son côté, Deluca accuse sa sœur d’avoir balancé Bello aux autorités comme elle la déteste, ce qui était clairement montré en début d’épisode. Carina en est bouleversée, mais il faut bien que quelqu’un soit s’en pris à Bello pour que ça fasse du bon drama.

L’agent fédéral de l’ICE s’avère évidement avoir vraiment un cœur en mauvais état qui nécessite une opération cardiaque urgente, mais il finit par briser le protocole pour remercier Bailey et lui apprend ainsi que Bello a grillé un feu rouge, ce qui signifie qu’elle n’a pas respecté la loi, ce qui est assez pour la déporter. On notera Meredith qui affirme griller au moins un feu rouge par mois pour les bienfaits de la sécurité routière ; le tout avant de convaincre Bello de ne surtout pas fuir au Canada pour ne pas être vue comme une criminelle. Moui, fin quand même quoi.

L’agent fédéral se fait opérer sans anesthésie générale et évoque des regrets sur la situation politique actuelle et sur son job qui ne lui plaît pas du tout (tu m’étonnes) alors que Meredith trouve la solution parfaite pour Bello. Si elle quitte bien la série, c’est pour… aller bosser à Zurich avec Cristina. Que fait-on d’un interne dont on ne veut plus ? On l’envoie chez Cristina pour nous dire en plus que Meredith continue d’être en contact avec.

Bello en profite au passage pour avouer à Andrew qu’elle l’a bien suivi à Seattle et pour lui demander de ne pas la suivre à Zurich. C’est la fin de leur relation – décidément Andrew a une bonne VDM côté cœur ; surtout que cette rupture est vue par Maggie qui lui dit être désolée pour lui (alors qu’elle a participé à ce plan pour envoyer Bello là-bas).

Si j’aime beaucoup la chanson sur laquelle elle se fait (qui m’avait déjà marqué dans le final de Dollhouse), je suis bien dégoûté : j’aimais beaucoup Bello et j’aurais aimé la voir rester plus longtemps dans la série. Il y avait du potentiel avec cette interne, et ce sont finalement les autres qui risquent de rester un moment ; les autres qu’on connaît moins pour l’instant (non, je n’ai pas regardé la websérie sur eux). Dommage.

Pendant ce temps, Matthew est de retour à l’hôpital car Ruby, sa fille, ne prends pas assez de poids. April entend bien sûr Arizona en parler, et aussitôt, elle recommence à s’inquiéter. Matthew demande à Arizona un nouveau médecin car il n’arrive pas à la regarder en face. Logique : il a perdu sa femme ici il n’y a pas si longtemps.

S’il est flippé d’être à l’hôpital, il n’est pas le seul : Arizona se met à stresser pour toutes ses patientes. Elle ne veut plus en voir mourir aucune et fait en sorte d’avoir tout ce qu’il faut sous la main pour la sauver, quitte à rater son accouchement. Cependant, elle prépare ainsi un chariot de secours qui s’avère finalement efficace sur une autre patiente qu’elle peut sauver bien plus rapidement grâce à l’interne à lunettes qui lui ramène son charriot à temps.

Et c’est suffisant pour Arizona qui comprend aussitôt qu’elle en a fini avec le concours : il suffit d’un charriot similaire pour éviter le pire. Reste alors à gérer son angoisse de voir Carina la quitter, mais ça se termine sur un baiser alors tout va bien. Quant à Matthew, il apprend qu’April est celle qui finit par trouver la solution parfaite pour sauver Ruby. Du coup, il accepte qu’elle vienne prier avec lui à la chapelle de l’hôpital… Tiens, tiens, intéressant ce nouveau rapprochement.

De son côté, Maggie continue de faire la tronche à Jacskon sans lui expliquer pourquoi, parce que c’est Maggie et que pourquoi faire les choses simplement quand on peut être hyper chiante, hein ? Attention, dans le fond, elle a raison d’être énervée, c’est juste la manière de s’y prendre qui est irritante. Bon, elle finit par le confronter et ils se réconcilient beaucoup trop simplement : il suffit de la complimenter pour s’en tirer.

Catherine est de retour auprès de Richard cette semaine pour le soutenir dans la mort d’Ollie à venir (en attendant l’actrice est payée à ronfler). Oui, c’est décidément l’épisode de tous les retours. C’est l’état de Richard qui inquiète Meredith, Maggie et Amelia, même si cette dernière s’inquiète aussi d’Alex par rapport à Kimmie toujours pas très en forme avec sa chimio et sans chance de survivre.

Kimmie a fait son choix : elle ne veut pas rester à l’hôpital pour enfin vivre sa vie. Pour l’aider, Amelia contacte Rebecca Froy, une autre chirurgienne qui mène des recherches similaires aux siennes mais qui refuse de l’aider quand elle apprend que l’hôpital est lié aux Avery.

Cela énerve Jackson qui souhaite comprendre pourquoi alors que Kimmie prend la décision de quitter l’hôpital quand Alex a le dos tourné. Et ce n’est pas l’idée de préparer son mariage qui va changer quoi que ce soit à sa frustration. Cette frustration permet à Jo de comprendre qu’elle veut des enfants d’Alex, et aussi son nom de famille. Sacré épisode pour elle : elle le commence à tenter désespérément de faire le tour des chambres (avec une Bello qui brille pendant la visite d’ailleurs) où tous les docteurs la refusent un à un pour le finir à parler bébés avec Karev. Pas mal comme évolution.

Sinon, ça sortirait presque de nulle part, mais Owen finit par remplir des papiers pour adopter. Cependant, ce qui sort vraiment de nulle part, c’est le cliffhanger de l’épisode qui nous apprend que Jackson a ruiné sa famille en cherchant plus d’infos sur Rebecca Froy. Euuh ? OK. On sentait bien que Catherine en savait plus que ce qu’elle disait, mais ça a l’air violent le secret de famille qui s’apprête à être déterré.

> Saison 14