The Punisher – S01E01-03

Épisode 1 – 3 AM – 16/20
Si l’introduction de cette saison est un peu longue pour un personnage qu’on connaît déjà, elle est diablement efficace en imposant tout de suite un univers beaucoup plus sombre et violent. Je ne regrette pas de commencer la série de nuit, du coup, car elle semble calibrée pour ça. Oh, oui, calibrée, c’est un chouette mot pour la décrire aussi : ce premier épisode contient déjà un bon nombre de coups de feu et sa dose de scènes sanglantes à la violence gratuite.

> Saison 1


Spoilers

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I’m not looking for a pal, yeah? Whatever you’re looking for, I’m not it.

La série commence par une introduction un peu longue sur Frank apprenant à jouer de la guitare avec sa fille, en parallèle de Frank jouant de la guitare tout seul, puis enchaîne avec Frank s’amusant à tuer un à un tous les membres d’un cartel, à moto ou avec son sniper. C’est efficace et ça met dans l’ambiance sanglante que j’attendais. On enchaîne avec le tout dernier membre du cartel, un homme d’affaire a priori propre sur lui qui se fait tuer dans les toilettes d’un aéroport alors qu’il se croyait tiré d’affaires. C’était marrant, écrit avec humour et sur un ton plus sombre que ce que font habituellement les super-héros Marvel.

Le générique est lui aussi beaucoup plus sombre que d’habitude, même si visuellement classique pour la franchise Marvel/Netflix, et je l’aime énormément.

Six mois plus tard, la série nous présente un chantier en ville sur lequel bosse un Frank désormais barbu, mais toujours aussi énervé par la vie. Il choisit de détruire un mur par lui-même et de ne pas se la jouer sociable avec les autres membres de l’équipe du chantier. Admettons. Il est suggéré que chaque coup dans le mur lui rappelle sa fille et la rage de l’avoir perdu. Difficile d’écrire un scénario vraiment prenant sur ce personnage hyper solitaire et torturé qui lit Moby Dick dans une chambre misérable… Il est touchant avec ses problèmes, hallucinations et tout, je ne dis pas, mais ce n’est pas bien intéressant.

Heureusement, le lendemain, Donny, le nouveau du chantier tente de sympathiser avec lui quand les autres membres de l’équipe (menés par Lance) s’en prennent à lui, parce qu’il travaille trop vite et parce que c’est marrant, comme ils le pensent handicapés.

Donny est hyper bavard et assez insupportable, mais je l’aime instantanément rien que parce qu’il ouvre le dialogue avec Frank. Il était temps que ça commence à parler dans la série, on va dire, parce que ça fait déjà un bon quart d’heure qu’on est dans le silence de la solitude de Frank. Donny a toutefois la mauvaise idée de parler de sa grand-mère et de sa famille en général, donc Frank se referme et l’envoie chier, pour parler poliment (mais si).

Par la suite, Frank se rend à un rendez-vous d’anciens combattants anonymes, mais il reste en retrait et, très franchement, moi aussi : rien de fou dans ces scènes. On nous introduit le personnage de Lewis, un ancien combattant qui se sent abandonné maintenant qu’il est rentré au pays, et celui de Curt, qui organise la réunion et est plein de bons conseils. C’est donc Curt que Frank vient voir pour lui rendre Moby Dick et parler un peu du monde en général, et de l’identité changée de Frank qui s’appelle donc Pete désormais. Je vais continuer à l’appeler Frank malgré tout.

Si le duo est assez sympathique, on n’est pas encore dans une série capable de me passionner. C’est malheureusement souvent le cas des premiers épisodes de ces séries nous introduisant lentement tous les personnages. Une nouvelle scène nous présente maintenant une policière, Dinah Madani, enquêtant sur le meurtre d’Ahmad Zubair en Afghanistan. Zubair est un policier afghan ayant découvert que les soldats américains trafiquaient de l’héroïne, ce qui lui a valu de se faire tuer. Bien sûr, son commandant, Wolf, refuse de lui laisser traiter l’affaire qu’elle voudrait.

Ce n’est pas suffisant pour qu’elle s’arrête et on découvre donc qu’elle s’intéresse de près à Frank Castle, qu’elle soupçonne d’être encore en vie. Bien vu ! Elle en parle donc à Sam, son nouveau partenaire, qui accepte de l’aider, parce que les partenaires sont là pour ça.

Le soir, Madani se confie à sa mère, parce qu’elle vit désormais chez ses parents. Sa mère est psy, son père chirurgien et croyant, donc la conversation est un peu cryptique, mais grosso modo sa mère est effrayée de voir Dinah prendre trop de risques sur cette enquête.

Pendant ce temps, Donny se débrouille pour que Lance l’accepte dans le groupe du chantier. Il l’accepte au bar juste pour qu’il paye les verres detout le monde. La série en profite pour nous expliquer que Lance a des dettes avec la famille Gnucci, qui qu’ils soient. Il s’en plaint à un autre employé du chantier, capable de lui fournir un « job » pas très légal.

Effectivement, le lendemain, Frank les entend parler d’aller voler l’argent d’une partie de poker illégale organisée par les Gnuccis eux-mêmes. Et ils recrutent Donny dans le coup. Pauvre, gentil Donny.

Bien évidemment, le soir venu, Frank lit tranquillement dans sa chambre alors que le braquage a lieu et n’est pas si évident à gérer pour Donny qui est chargé de récupérer l’argent sur la table. Il fait de la peine à se sentir si peu en confiance et son amateurisme est une vraie catastrophe. Il finit par renverser le sac de billets et il ne nous reste plus qu’à attendre que ça parte en vrille, car on sait que ça va partir en vrille, il ne peut en être autrement.

Et ça ne manque pas : alors qu’il ramasse l’argent, c’est ensuite son portefeuille qui tombe de sa poche et révèle qu’il s’appelle Donald Chavez en s’ouvrant directement sur son permis de conduire. Il est doué lui, mais ça me rassure : il n’y a pas que moi qui suis pas doué comme ça.

Les braqueurs s’enfuient et, forcément, ils s’en prennent directement à Donald. Celui-ci est capable de les identifier. Du coup, c’est sans surprise qu’ils tentent de le tuer une fois revenu au chantier, mais ils font ça de manière vraiment horrible en voulant le couler dans du béton après l’avoir tabassé ; pour ne pas laisser trop de traces du meurtre. C’est horrible, mais ce n’est que le début.

On entre enfin dans l’action : Frank refuse de voir Donny mourir comme ça et il s’en prend à Lance et ses deux accolytes. Ceux-ci tentent d’abord de neutraliser Frank, avant de comprendre qu’ils l’ont sous-estimé. Il est toutefois trop tard : celui-ci est lancé dans sa rage et les tue les uns après les autres, avant de sauver Donny à qui il laisse l’argent pour quitter la ville.

Il sait toutefois que le travail n’est pas terminé : il lui faut encore aller tuer tous les membres de la partie de poker. Voilà qui devrait réveiller la mafia et intéresser les policiers… mais aussi un geek qui le reconnaît sur les caméras de surveillance et lui souhaite un bon retour.

Et autrement, pendant tout l’épisode, Frank rêve de sa femme et ses enfants, et ça commence déjà à être redondant alors qu’on en est qu’au premier épisode. Par contre, la manière dont sa femme est tuée sous ses yeux au réveil, c’est violent. Et je vais terminer ma critique de ce pilot sur ce mot, parce que c’est on ne peut plus juste pour décrire ce que je viens de voir : violent.


Épisode 2 – Two Dead Men – 16/20
Le premier épisode ne servait donc à rien d’autre que mettre dans l’ambiance sanglante de cette saison, et il le faisait tellement bien que ce deuxième épisode paraît presque trop gentil en comparaison. Cette fois, les scénaristes lancent vraiment l’intrigue de la saison, et c’est donc beaucoup plus intéressant à suivre : les premières pièces d’un puzzle complexe se mettent en place à la manière des séries de super-héros Marvel ; et c’est tout ce que j’en attendais… mais par conséquent, ça manque de surprises.

> Saison 1


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Somebody knows I’m alive.

 Frank fait un petit tour de ferry et se souvient qu’il avait eu la chance d’en faire avec ses enfants en rentrant de la guerre. Cela ne nous avance pas plus que ça sur l’intrigue de la série, surtout qu’il découvre que le massacre qu’il a fait la veille est considéré comme un massacre, certes, mais perpétré par sa dernière victime qu’il a, si je puis dire, « suicidé » sans trop de mal.

Frank passe donc un petit déjeuner tranquille jusqu’à ce qu’il soit contacté par « Micro » qui lui a laissé un DVD chez lui et qui le surveille de loin. Grâce à quelques repères audio, il est capable de savoir précisément d’où il l’appelle, et en toute logique, il tente de le retrouver, mais il est déjà trop tard.

Le lendemain, Frank se réveille après un énième cauchemar et regarde le DVD de Micro, Bingo, qui nous montre un soldat être torturé puis tué. En vrai, Frank est totalement perturbé par le coup de fil de micro qui sous-entend qu’il a déconné à Kandahar et que c’est pour ça que Maria et les enfants sont morts. Frank contacte Curt pour savoir s’il n’a pas parlé à quelqu’un de sa nouvelle identité, mais bien sûr ce n’est pas le cas.

Frank Castle recontacte Karen comme elle aussi connaît son identité, et ça, c’est une excellente chose. Je suis mitigé sur ce personnage et sur leur relation, mais après tout, ça fait un personnage à qui Frank peut parler, donc on avance. Il se fait passer pour un SDF pour la contacter discrètement, puis il lui demande son aide pour enquêter sur Micro.

Sans trop de raison autre que son amour pour lui, elle accepte et entame les recherches après un câlin avec. Grâce à son travail, elle trouve rapidement une piste auprès de son éditeur, parce qu’elle est journaliste. Elle n’approuve pas spécialement les méthodes de son boss, mais elle obtient ce qu’elle veut comme information assez rapidement.

Karen recontacte Frank, mais elle est pleine de doutes malgré tout car elle ne veut pas être mêlée à un énième meurtre. Bon, c’est surtout pour combler un peu de temps d’épisode car elle finit par lui raconter ce qu’elle sait sur Micro, dont le vrai nom est David Lieberman. Son histoire est assez sombre, il est considéré comme mort et le papier du boss de Karen sur cette affaire n’est jamais sorti à cause d’un certain Wolf, qui n’est autre que le chef de Dinah. Eh ! La saison se met en place !

La saison, et l’intrigue sentimentale entre ces deux-là aussi, avec une Karen qui assure s’inquiéter pour lui et son devenir. Si ce n’est pas chou !

De son côté, Micro observe une famille monoparentale qui s’avère assez évidemment être la sienne. Mieux : sa femme est au courant des caméras qu’il a placé partout dans la maison pour les surveiller. On l’imagine assez facilement lui aussi au cœur d’une histoire lui attirant quelques ennuis et l’obligeant à rester loin de sa famille, pour leur sécurité.

Et leur sécurité, il y a besoin de l’assurer quand Frank se pointe chez eux et fait en sorte d’être renversé par Sarah, la femme, pour s’infiltrer sans mal chez eux. Micro l’aperçoit et se précipite à leur rescousse, alors que Frank se renseigne de manière sympathique auprès de Sarah. Celle-ci est vraiment un personnage sympathique, dévastée par la mort de son époux : quand elle regardait la caméra, elle regardait en fait une photo de lui.

Micro n’ose pas intervenir auprès de Frank qui s’assure d’être vu comme un ami par Sarah avant de rentrer chez lui et se raser. C’est con, le look « hipster » comme ils disent lui allait beaucoup mieux.

Pendant ce temps, Dinah et Sam continuent leur enquête, et Dinah est sûre qu’il ne s’agit pas que d’un suicide concernant le massacre de Little Italy. Elle soupçonne Frank Castle et décide de contacter Billy Russo pour obtenir plus d’informations. C’est décidément un bon épisode : après le retour de Karen, voici donc l’introduction de Billy Russo, joué par Ben Barnes. Comme j’aime beaucoup cet acteur depuis Westworld, c’est motivant.

Billy Russo organise quelques sessions d’entraînements pour les policiers, et Dinah entre facilement en contact avec, flirtant pour obtenir ce qu’elle veut, sous le regard méfiant de son patron.

Quand Wolf rentre chez lui, c’est pour mieux tomber dans une embuscade et être mis en danger de mort par un homme cagoulé. Heureusement pour lui, Wolf sait très bien se défendre… mais pas assez pour mettre K.O Frank Castle. Celui-ci profite d’avoir le dessus pour l’interroger et obtenir des informations sur David Lieberman, en le liant à un certain Schoonover et au Kandahar.

Assez vite, Wolf reprend le dessus sur Castle en lui subtilisant son pistolet, mais il est évident qu’il s’agit d’une ruse du Punisher : ça ne rate pas. Il fait parler le méchant monsieur pour obtenir les informations qu’il veut, découvrant que le meurtre de sa famille est loin d’être un hasard. Puis, il tue Wolf, comme ça. OK, voilà qui est fait.

Alors que son boss est en train de se faire tuer, Dinah continue de draguer Billy Russo dans un bar, avant de griller sa couverture avec ses questions. Elle veut des infos sur Frank, et Billy était son meilleur ami – du coup, je le soupçonne immédiatement d’être l’un des grands méchants de cette saison, mais bon, on verra bien. Ils ont tué Wolf, Micro est un gentil, il en faut bien un.

Malgré l’interrogatoire, Billy fait comprendre à Dinah qu’il aimerait beaucoup la revoir quand elle s’en va pour… enquêter sur le meurtre de son patron. « Holy shit » comme elle dit.

Frank, lui, se laisse recontacter par Micro/David et lui explique que, désormais, c’est lui qui sera en charge. C’est assez excellent de le voir très simplement renverser la tendance hiérarchique entre eux. Il balade ensuite David dans toute la ville pour s’assurer qu’il vienne bien seul, en le faisant surveiller par Curt. David est finalement invité à venir sur sa propre tombe pour recevoir un message de Curt assez clair : il doit arrêter de chercher Frank immédiatement, où Frank rendra une nouvelle visite à Sarah, moins amicale cette fois. C’était une mauvaise idée de vouloir forcer le Punisher à faire des choses.

C’était d’autant plus une mauvaise idée que Frank se planque dans son coffre pour le trouver plus vite et l’assommer. Bien.


Épisode 3 – Kandahar – 17/20
Voici assez clairement le dernier acte d’une introduction un peu longue en trois épisodes : après cet épisode, on connaît précisément l’intrigue de la saison. On sait en tout cas plus précisément vers quoi elle se dirige, ça change, et la majorité des personnages importants sont sur le devant de la scène, je crois. Les dynamiques et relations entre chacun commencent aussi à être plus claires, et ça nous laisse avec un épisode bien plus prenant que les deux premiers qui nous parachutaient dans un monde violent sans la moindre explication.

> Saison 1


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Guys like us, paranoia is kind of a second nature.

 Et hop, nouvelle scène de torture perpétrée par Frank, ça va commencer à devenir une habitude, même si cette fois, allez savoir pourquoi, il décide de commencer par déshabiller sa victime. Il s’agit bien sûr de David et on reprend donc quelques minutes après l’épisode précédent. David l’implore de le libérer, surtout qu’il veut justement tout lui raconter. Comme c’est trop simple, les scénaristes nous rajoute une petite pression : David a tellement bien sécurisé son QG qu’une bombe explosera trois minutes plus tard s’il ne fait pas un scan rétinien. Merveilleux.

Frank s’en contrefiche et y voit l’occasion d’en savoir bien plus sur lui beaucoup plus rapidement : il le laisse finalement désactiver son alarme, puis le rattache, toujours à poil pour le faire parler en lui expliquant à quel point il sait bien torturer les gens. OK, OK, David se laisse plus ou moins faire et lui apprend qu’il bossait pour la NSA. Cela nous lance quelques flashbacks sur la famille de David, mais ce n’est pas aussi passionnant que ce que je l’espérais au premier abord.

Sarah était une femme aimante, même lorsqu’elle n’était pas en accord avec ses décisions de contourner le gouvernement : on le voit ainsi envoyer la vidéo du DVD de l’épisode 2 à Dinah, et c’est une vidéo du meurtre d’Ahmad Zubair évidemment, contre l’avis de Sarah. Le lendemain, il est pris au piège par les autorités qui l’abattent devant Sarah. En vérité, il s’en tire grâce à son portable qui prend la balle pour lui – quant à l’absence de son corps, apparemment, elle n’a choqué personne comme il est tombé dans l’eau.

Même s’il a tout raconté, Frank continue de le torturer et de l’empêcher de dormir, surtout qu’il est persuadé qu’il a un complice – il faut bien quelqu’un pour payer les factures, j’imagine. Il comprend surtout que les bombes dont parlent David n’existent pas, ce à quoi il répond que la bombe est surtout une métaphore : ce QG est filmé, et s’il ne rentre pas le code, alors toutes les images sont envoyées à plusieurs médias, qui pourraient donc révéler que le Punisher est encore en vie.

De toute manière, David est sûr que Frank ne le tuera pas, parce que c’est quelqu’un de bien. Oui, peut-être, mais Frank n’en est pas si sûr : après tout, il fait du groupe qui a tué Ahmad Zubair au Kandahar. Pire, c’est lui qui a retiré la balle de son crâne avant de l’enterrer, malgré les doutes d’un autre homme.

Pendant ce temps, Dinah et Sam enquêtent sur la mort de Wolf, alors que Dinah est désormais en charge des choses. Le soir, sa mère la rassure sur sa future promotion et approfondit un peu sa relation avec, mais ce n’est pas passionnant. C’est mieux le lendemain quand Sam découvre beaucoup trop d’argent sur les comptes de Wolf et que Dinah lui demande de garder ça pour lui, même si elle n’a pas encore gagné toute sa confiance.

Par ailleurs, Curt reçoit la visite de Billy qui a une livraison spéciale pour lui, un chèque pour s’assurer que le groupe de « vétérans anonymes » continue. Billy avoue culpabiliser d’être parti à temps de la guerre, parce qu’il n’a pas de traumatisme et a pu se refaire une chouette vie en parallèle. J’ai envie qu’il soit un gentil, surtout quand il propose un boulot à Curtis, mais je continue de le soupçonner, c’est plus fort que moi.

Billy refuse donc de rester pour la réunion où Lewis recommence à monopoliser la parole et expliquer ses traumatismes. Je l’avais oublié le Lewis, et je me demande vraiment où ils vont avec cette intrigue. Ses remords sont accueillis avec bienveillance par Curt et avec intérêt par un autre vétéran qui lui propose de s’armer…

Curt et Billy se retrouvent ensuite au cimetière pour l’anniversaire de Frank : ils boivent un peu de whisky sur sa tombe et partagent quelques regrets. Le lendemain, Lewis a donc réussi à s’armer bien rapidement, parce que nous sommes aux États-Unis après tout ! Il est réveillé par son père alors qu’il est en plein cauchemar, et il se débrouille pour lui tirer dessus – enfin à côté. Bref, ça craint un peu ce personnage, on nous le construit petit à petit comme un futur mercenaire.

Quelques flashbacks nous montrent aussi des moments du passé de Billy et Frank dans l’armée. C’est surtout l’occasion de nous expliquer qu’ils sont vraiment amis et que Billy ne mentait pas, parce que sinon, aucun intérêt. Enfin, ça nous permet de voir Billy comme un tombeur, Frank comme un bon père de famille et l’armée comme des cons n’écoutant pas les intuitions bonnes de Frank quand il a l’impression de foncer tête baissée dans un piège.

Malgré le piège, Frank parvient à s’en tirer avec juste une balle dans l’épaule après avoir tué plein de gens. La balle le met un peu KO, mais pas assez pour l’empêcher de donner tout un tas de coups de poings. C’est intéressant également parce que Billy disait être parti avant un désastre, mais c’est en fait un désastre qui l’a poussé à demander à rentrer au pays.

Enfin, Frank fait aussi un énième cauchemar où il s’avère être l’homme qui tue Maria. À son réveil, il finit par baisser sa garde alors que David lui souhaite son anniversaire et rentre le code pour la troisième fois de l’épisode. Ce code, il le rentrait à chaque fois avec un crayon, ce qui n’avait pas trop de sens jusqu’à ce qu’il soit révélé que le crayon contenait assez de somnifère pour prendre Frank par surprise.

Il ne le tue pas, il ne déshabille même pas et lui laisse un flingue à portée de main pour son réveil, histoire que Frank comprenne qu’ils sont amis. Il serait temps.

Frank est encore bien affaibli, donc il se laisse conduire par David qui lui révèle que toute l’opération sur laquelle il a travaillé a disparu des rapports officiels. Frank accepte donc de travailler avec David, à condition que tous les coupables qu’ils visent soient tués, sans le moindre procès. Et la réponse de David qui assure pouvoir vivre avec ça sur la conscience fait un excellent cliffhanger à cet épisode : on sait clairement vers quoi se dirige la série.

> Saison 1

Ce que c’est qu’un spin-off

Salut les sériephiles !

Un peu plus d’une semaine que je n’arrête pas de parler de spin-off avec le TFSA de vendredi dernier sur les spin-off dont on rêve, puis le débarquement de Station 19 sur le blog. Il est donc largement temps que je prenne le temps de me poser et d’en faire un vrai article explicatif comme j’ai l’habitude de faire pour tout un tas de termes plus ou moins techniques. Ce n’est pas spécialement une surprise, je pense alors sans plus de blabla introductif, lançons-nous dans le feu de l’action !

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Avouez que c’était un joli jeu de mots introductif !

Qu’est-ce que c’est qu’un spin-off ? Comme son nom ne nous le dit pas forcément si on ne parle pas anglais, le spin-off consiste à développer de manière indépendante une partie d’un univers fictif. On le retrouve surtout dans les séries, en toute logique : il s’agit alors de développer la série, souvent en se concentrant sur un personnage qui vole de ses propres ailes, ou sur un bout de la mythologie de la série qui a le potentiel de proposer une nouvelle histoire.

Le spin-off peut être une suite d’une série à succès (c’est le cas de la très ratée Joey), s’amuser au contraire à explorer son passé (Young Sheldon) ou tout simplement se dérouler en même temps, pour la compléter en offrant un nouveau point de vue ou en élargissant l’univers avec un nouvel angle de vue (les puristes parlant même de sidequel, mais bon, ce n’est pas le terme le plus populaire du monde).

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Et très souvent quand c’est le cas, le spin-off a la bonne idée de proposer des crossovers plus ou moins régulièrement ; dans le cas des séries, c’est souvent une fois par an. Le but ? Faire encore plus de profits avec des soirées spéciales attirant les fans, bien évidemment !

Bien sûr, ce n’est pas une pratique limitée à la télévision, ça se retrouve dans les comics (beaucoup), les bandes dessinées (un peu), les animés (parfois), les jeux vidéo (souvent), les films (de temps en temps) et la littérature (régulièrement). Oh et la radio aussi, parce que cette liste n’était pas assez longue.

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La rédaction de cet article m’a rappelé que ces deux-là s’étaient rencontrées 😥

Quelle origine ? Et bien, justement, la radio (à croire que c’était fait exprès pour la transition dis donc !). C’est en tout cas ce qu’affirment les anglophones avec l’exemple d’une série radiophonique dont un personnage est devenu le héros de sa propre série en 1941… Ce à quoi les français répondront que La Comédie Humaine et Les Rougon-Macquart l’avaient fait bien avant, merci Balzac et Zola. Et c’est là que n’importe quel 6e un peu attentif dans la salle lève la main pour remarquer que, dis-donc, l’Odyssée, c’est un peu un spin-off de l’Iliade quand même. Bien vu.

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C’est quoi ce nom ? « to spin », c’est l’idée de faire tourner, pivoter, assez rapidement (genre le jeu de la bouteille est appelé « spin the bottle » par exemple) et « off » c’est une préposition qui permet d’exprimer l’idée d’extérieur en général. Du coup, « spin-off », c’est quelque chose qui tourne en dehors. Si on ajoute que « to spin » peut parfois être synonyme de « raconter », on comprend que c’est donc une histoire racontée en-dehors de son cadre d’origine, qui tourne en-dehors de celui-ci, etc. Sinon, comme on est français, on pourrait très bien se contenter du terme « série dérivée » (en plus, ça me rappelle la dérive d’Ulysse maintenant).

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Et aujourd’hui ? Le spin-off ne s’est jamais aussi bien porté que ces dernières années avec le développement de véritables franchises depuis que les CSI sont passés par là. On a donc une triple franchise NCIS, on a les séries Chicago, on a tout l’Arrowverse (ou presque : Supergirl s’y est greffée après et n’est pas un spin-off !), on a (Fear) The Walking Dead, on a The Punisher spin-off de Daredevil, on a Grey’s qui s’y remet après Private Practice… et il est temps que je m’y mette également. Enfin, techniquement, dans une moindre mesure, Stargate Origins n’était pas autre chose qu’un énième spin-off de Stargate SG-1. Bref, Hollywood n’hésite pas à développer des projets à partir de n’importe quelle série à succès, histoire de récupérer encore plus de succès. C’est rare, mais ça arrive : NCIS est elle-même un spin-off de JAG, ce que tout le monde a tendance à oublier.

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72 épisodes de retard : j’y crois encore à tout jamais encore plus fort ??

Salut les sériephiles,

Comme dimanche dernier, je propose de faire un point sur mon retard car l’article a eu l’air de vous intéresser, ce qui est logique comme il s’agit plus ou moins d’un planning des articles à venir sur le blog. Je ne me suis pas spécialement avancé cette semaine, mais comme les séries entrent en pause grâce aux sweeps, je ne cumule pas plus de retard que ça puisque les épisodes vont enfin s’arrêter de s’accumuler. Y a plus qu’à s’y mettre donc.

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Lundi

Toujours à jour dans TWD, j’ai conservé mes retards dans les autres séries. Pas de changement dans ce que j’ai envie de rattraper donc, mais ce n’est pas toujours facile !

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Mardi

Idem, très peu de changements par rapport à la semaine dernière. Comme je n’ai pas envie de me répéter inutilement, parce que c’est chiant pour tout le monde, je vais me contenter de redire que je suis à jour dans Supergirl parce que j’adore (et que si je prends du retard, Poluss me tue).

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Mercredi

Je suis enfin à jour de manière définitive dans American Horror Story Cult ! Ce n’était pas qu’une partie de plaisir de voir cette saison, mais maintenant que c’est terminé, je peux me concentrer sur les autres épisodes diffusés le mercredi. Cela risque fort d’être This is us parce que j’adore la série et que ça va faire un mois que je n’ai pas avancé. Un mois, c’est long !

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Jeudi

La journée miracle vis-à-vis des rattrapages de séries : Channel Zero et You’re the Worst sont terminées, j’ai donc quartier libre pour regarder un épisode d’une autre série. À vue de nez, ce sera probablement The Gifted, parce que le début me plaisait bien, donc je suis curieux de la suite. Comme le mardi, c’est compliqué, je compte en profiter.

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Vendredi

Même son de cloche avec toutes les séries qui passent en pause ou presque. Cela devrait me permettre de me mettre rapidement à Life in Pieces avec les épisodes de Noël des comédies. Oui, cette année, les séries squizzent Thanksgiving au profit de Noël, n’en déplaise à mon Bingo qui va être compliqué à terminer ! Enfin, dans tout ça, je ne suis malgré tout pas encore à jour dans Grey’s et Scandal, et je ne suis pas sûr d’avoir le temps aujourd’hui – certes, je prends le RER deux fois (deux épisodes ehe), mais est-ce que c’est vraiment une bonne idée de regarder Grey’s dans le train ? Pas sûr !

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Samedi

Là, on continue sur la lancée catastrophique : quatre Inhumans à voir, tout autant de Once Upon a Time et Blindspot dont les épisodes s’accumulent. C’est plus fort que moi, le samedi, je me repose trop ailleurs que devant les séries.

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Dimanche

Toujours rien, mais Netflix ayant sorti Punisher cette semaine, il va bien falloir que je m’y mette ! Une fois que ce sera fait, je pourrais me concentrer sur d’autres séries, et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Je n’abandonne donc pas le combat, malgré le cumul de Punisher et Future Man cette semaine, j’y crois encore comme dirait l’autre. En revanche, le calcul du nombre d’épisodes à voir fait mal, parce qu’il a bien augmenter pour passer à… 72. Outch.

 

SDCC 2017 – Jour 1

Salut les sériephiles !

Non, bien sûr que non, je ne suis pas à San Diego, mais ce n’est pas grave, ça ne m’empêche pas de m’armer de Youtube et de vous partager mes trouvailles de la journée concernant le comic con le plus important de l’année. Oui, ça se fait totalement au détriment de la rédaction de mon article sur Suits, mais je me rattraperais, promis !

Bon, en vrai, comme tout le monde, j’ai vu pas mal de vidéos sur Twitter, Instagram et Snapchat, mais celles-ci sont moins pratiques à exporter. De même, on a tous vu la vidéo d’Halle Berry en train de s’enfiler une pinte de whisky pour éviter de répondre à une question, alors je n’ai pas pris la peine de la mettre ici. J’ai surtout décidé de me consacrer à ce qui m’avait franchement plu, moi, donc bienvenue au royaume de la subjectivité… et dans mon point 17 largement validé du Bingo Séries !

Côté goodies

Ce n’est pas ma partie préférée du Comic Con, mais il est indéniable qu’elle en fait partie. J’ai donc regardé cette vidéo sur les différents « jouets » de la marque Hot Toys et franchement, ça fait rêver ! Non pas au sens que j’aimerais les posséder, parce que franchement je ne saurais pas quoi en faire (et puis Emma Watson est un peu ratée), mais plutôt au sens que sur place, ça claque de tomber dessus au détour d’une allée. Déjà le Comic Con Paris nous propose des trucs sympas chaque année, mais là, il y a la masse quoi !

Dans le même genre, la vidéo de « Sideshow » nous montre des statuettes qui hurlent le réalisme. J’adore, tout simplement, je veux un Baby Groot ! *qui va finir par craquer pour la funko pop Baby Groot ?*

Les stands

Clairement, il y en a qui mettent les petits plats dans les grands de ce côté-là. J’adorerais pouvoir mettre les pieds à San Diego rien que pour me balader dans ces décors plus vrais que ceux utilisés dans les séries en question. Cette année, il y en a deux qui m’ont particulièrement plu.

D’abord, celui de The Walking Dead que j’avais déjà vu en photo hier, lorsqu’ils ont annoncé aussi que la saison 8 reprendrait le 22 octobre (le 23 chez nous, donc). Ils y sont allés à coups de figurants, histoire d’être sûr de bien plonger dans l’ambiance (encore que, des zombies, on en voit de moins en moins en vrai). Je n’ai trouvé qu’une vidéo du stand intérieur, mais il y en a aussi un à l’extérieur qui a l’air chouette (vu sur Twitter).

Dans le même genre, le stand Stranger Things m’a vendu du rêve en envoyant du lourd pâté, je vous laisse admirer par vous-même :

Trailers

Vous commencez à le savoir maintenant, je ne suis pas un féru des trailers qui sont souvent propices aux spoilers. Pourtant, le Comic Con a tendance à me prendre en traître. Comme je passe pas mal de temps à chercher des nouveautés sympas dans les vidéos, je finis toujours par tomber sur les trailers, et parfois, je regarde.

C’est ce qui s’est produit avec ce trailer Netflix un peu spécial, clairement pour promouvoir The Defenders/The Punisher, en présence de Stan Lee (excusez du peu) et en rappelant que, eh, y a quatre séries déjà dispo : Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist que je n’ai toujours pas vue.

Un trailer que j’ai beaucoup hésité à regarder car j’étais sûr qu’il allait spoiler les quatre épisodes à venir est celui de Shadowhunters ! Tant pis, je l’ai fait quand même, et je ne regrette pas trop. On me promet de nombreuses larmes de Clary et surtout la bande-annonce se termine sur un gros spoiler, parce qu’il faut au moins ça pour convaincre les gens de continuer à regarder :

En vrai, j’ai vraiment bien aimé cette bande-annonce, je sens que je vais m’éclater à critiquer la fin de saison !

Les interviews

Quelques déceptions de ce côté avec des micros franchement pas au point ou des qualités vidéos à se crever un oeil à la petite cuillère. Ouais, la transition vers le casting de Fear the Walking Dead est du coup beaucoup trop facile. Ils se sont déplacés en masse, mais ça ne valait pas trop le coup aujourd’hui :

Dans le genre, j’ai préféré cette beaucoup plus courte vidéo qui nous tease un ship Troy/Nick, ça a suffi à me faire rire :

De toute évidence, ils aiment tous mettre leur main sur l’épaule d’un Frank Dillane qui a l’air totalement bourré sur l’ensemble des vidéos du jour. Je croyais que son personnage ne se droguait plus ?

 

Un autre casting à être venu en masse est celui de Shadowhunters. Ils ont réussi à se rendre encore moins intéressants que celui de FTWD en ayant la manie merveilleuse de tous parler crier en même temps tout en spoilant malgré tout ce qui sera je pense le cliffhanger de fin de saison. Merci, non merci, je n’ai pas dépassé la 4e minute de cette vidéo en 360p (et ouais, qualité médiocre jusque dans les interviews du Comic Con !) :

 

Et voilà, c’est tout pour moi pour aujourd’hui… enfin pour hier, parce que je vais publier cet article de bon matin demain !  Je vous souhaite donc une bonne journée et on se retrouve très vite (je vais essayer d’en publier un autre demain, mais j’ai un vendredi  et samedi chargés, alors ça attendra peut-être un peu plus).

EDIT : ou peut-être pas. La partie 2 de ce premier jour est dispo par ici !