Riverdale (S02)

Synopsis : Qui a bien pu tuer Fred ? Personne, parce qu’il n’est pas mort, je le sais déjà. Cela n’empêche que la fin de saison 1 nous abandonnait sur un cliffhanger qui nous laisse bien songeur.

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Pour commencer, j’ai juré d’avancer plus vite dans la série maintenant que j’étais en vacances, mais pour l’instant, ce n’est toujours pas le cas. Ce n’est pas grave, on va faire comme si, et puis c’est tout. Je continue mon visionnage à la fois pour mon échec au Challenge Séries et pour le podcast  42 minutes, où l’on me demande toujours d’avancer pour faire le point à chaque épisode sur le nombre de fois que j’ai vu les abdos d’Archie – et autres réflexions gentilles sur la qualité de la série qui est vraiment brillante.

Inévitablement, j’ai un peu peur, parce que tout le monde m’a averti que la première saison était la meilleure de la série, or, elle n’était déjà pas bien excellente. Je suis curieux de voir tout de même ce qu’ils vont faire des cliffhangers, des relations amoureuses et j’espère inévitablement de nouveaux personnages pour faire un bon milkshake de tous ces éléments. Après tout, nos héros adorent les milkshakes, moi aussi j’y ai droit, non ?

Allez, je me lance dans l’épisode, j’ai hâte de voir des adolescents jouer les parents, ça fait longtemps, ils me manquent. Presque… Pour mon avis sur les deux premiers épisodes, je vous donne rendez-vous à 21h sur la chaîne de Geeleek, où à la fin du podcast sur le blog, pour des critiques plus complètes…

Note moyenne de la saison : 14,5/20

S02E01 – A Kiss Before Dying – 17/20
Allez, je suis de bonne humeur et j’étais content de retrouver les personnages pour une nouvelle saison. Si l’épisode propose une reprise toute classique, je trouve que les intrigues parviennent à être intéressante, à une exception fantasmée près, parce qu’on sent bien qu’on nous plante des graines pour cette saison 2. Quant au nouveau fil rouge, il promet quelques surprises en revenant quelque peu en arrière au niveau des sujets traités. Ce n’est pas toujours gage de qualité, mais allez, ça fonctionne bien !
S02E02 – Nighthawks – 15/20
Ben, je croyais que la meilleure saison était la première ? Je suis plutôt pris dans l’intrigue cette fois et ça m’a embêté de devoir m’arrêter pour enregistrer le 42 minutes, figurez-vous. Le fil rouge m’intrigue, même si les évolutions des personnages ne sont pas exceptionnelles. Enfin, pour ces dernières, le problème est surtout que ça ne mène nulle part pour l’instant. C’est quand même plus qualitatif que la saison 1 pour l’instant… Je suis surpris, et en bien. Gageons que ça ne durera pas !
S02E03 – The Watcher in the Woods – 14/20
C’est reparti pour de belles tranches de fou rire avec le développement de l’intrigue fil rouge qui part totalement en vrille en moins de trois quarts d’heure. Ce fut du rapide… mais je ne peux pas me dire très surpris, tout le monde m’avait mis en garde. Malgré tout, le divertissement reste réel et bien présent, donc ça fonctionne bien, on va dire. Plus pour longtemps, je sais.
S02E04 – The Town that Dreaded Sundown – 13/20
Les acteurs eux-mêmes ne croient plus à leurs répliques écrites par un enfant de cinq ans et la réalisation est tellement mauvaise qu’on ne peut même pas l’accuser de vouloir être parodique. Pour une saison qui commençait bien, on tombe vite dans le grand n’importe quoi. Heureusement, ça reste pour le moment agréable à regarder en passe-temps pour l’été. Pas beaucoup plus.
S02E05 – When a Stranger Calls – 14/20
Les ficelles sont trop grosses pour qu’on ne les devine pas de manière bien trop évidentes, mais en même temps, ça se regarde tout seul et j’ai pris un malin plaisir à voir certains personnages souffrir. OK, je passe officiellement pour un psychopathe avec ce résumé, mais je pense sincèrement que c’est le but de la série, non ? On ne peut plus la prendre au sérieux, alors le but, c’est une petite catharsis où se moque bien de ce qui arrive à chacun des personnages ? Si c’est ça, c’est réussi. Si ça ne l’est pas… Eh bien, que voulez-vous, c’est tout l’effet que ça me fait.
S02E06 – Death Proof – 11/20
Avec autant d’épisodes dans la saison, on pourrait croire qu’ils auraient le temps de gérer toutes les ramifications des changements de décision des personnages toutes les deux minutes, mais même pas. Si les répliques sont moins prévisibles que dans les épisodes précédents, celui-ci continue honnêtement sur la même lancée. Le scénario est médiocre, au mieux, et les événements pas du tout crédibles. Non, de cet épisode, il ne reste pas grand-chose à tirer, même si je continue de bien me marrer.
S02E07 – Tales from the Darkside – 15/20
J’ai beaucoup aimé la structure de l’épisode qui évite de trop se perdre en chemin devant cet épisode et qui permet surtout de savourer l’épisode en devinant dès le départ vers où il se dirige. Malgré tout, ça permet de développer un peu plus certains personnages et de proposer de bonnes surprises en cours de route, à chacun des segments qu’il propose. Ca épice un peu cette saison !
S02E08 – House of the Devil – 14/20
La série était apparemment en mal d’audience à ce stade-là, ou la proximité de la mi-saison faisait qu’ils voulaient marquer les esprits. On avance assez bien dans cet épisode qui est fait de quelques surprises et m’a plutôt bien plu dans l’ensemble. Tout est en place pour la mi-saison à présent, alors comment résister ? Evidemment que j’enchaîne pour voir vers quoi on se dirige comme révélations toutes pétées et nazes (je n’attends rien, vraiment) !
S02E09 – Silent Night, Deadly Night – 13/20
À l’image de la série, la mi-saison est plutôt décevante dans ses révélations auxquelles je ne crois que moyennement et ses rebondissements qui sont loin d’être convaincants. Au moins, ça donne le sentiment d’avancer assez vite et de conclure une partie de l’intrigue. On verra la suite plus tard, mais cette avancée me prouve que la série se bingewatche plutôt bien. Suffit juste que je me décide, donc.
S02E10 – THE BLACKBOARD JUNGLE – 14/20
De scène ridicule en scène encore plus ridicule, cet épisode m’aura fait plus rire que bien des comédies que je regarde dans le but de rire… La deuxième partie de saison se lance dans de nouvelles intrigues plus ou moins bien senties, mais ça devrait occuper agréablement la douzaine d’épisodes. De toute manière, je suis là pour me marrer désormais, pas pour la qualité de l’histoire.
S02E11 – THE WRESTLER – 13/20
Cet épisode était clairement moins prenant, principalement parce qu’il n’enchaînait pas assez les moments drôles malgré lui. A part le look d’Archie qui prend un sacré coup dans son sex-appeal avec cet épisode, il n’y a pas grand-chose pour rigoler… et du coup, ça m’ennuie. Ce n’est pas comme si le fil rouge pouvait vraiment m’aider à accrocher, en plus, puisque bon… zzzzzz.
S02E12 – The Wicked and the Divine – 16/20
C’est tellement n’importe quoi que c’en est jouissif, surtout quand j’accélère le rythme de l’épisode comme je l’ai fait et que la série enchaîne les cliffhangers de fifou. Au moins, ça me donne envie de continuer pour découvrir jusqu’où ils oseront aller, et je me marre bien. C’est l’essentiel, et un peu tout ce que je demande dans cette série !
S02E13 – The Tell-Tale Heart – 14/20
La révélation finale me fait me rendre compte que ma vigilance est bien trop endormie : j’aurais dû me douter de tout ce qu’il se passe du côté d’une intrigue de la série, mais non… Du côté de l’autre intrigue de l’épisode, c’est intéressant à suivre malgré l’absence totale de crédibilité, là aussi. La crédibilité, on n’est pas là pour ça. En même temps, je ne sais pas trop pourquoi je suis là, à part peut-être pour avoir quelque chose à dire dans le podcast de ce soir. Dure, la vie de podcasteur !
S02E14 – The Hills Have Eyes – 15/20
La série continue de partir toujours un peu plus en vrille, mais c’est quand elle assume de ne pas se prendre au sérieux qu’elle est le plus drôle. Dans ce chapitre de la série, il se passe encore un truc qui n’arrivera jamais à personne dans la vraie vie et dont personne ne se remettra jamais aussi vite que les personnages, mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est que les couples avancent enfin et évoluent dans cet épisode. Il était temps, honnêtement, c’est l’ingrédient de base des séries ado, non ?
S02E15 – There Will Be Blood – 15/20
Je pensais que la série ne pouvait pas tomber plus bas, mais c’était franchement la sous-estimer. Genre, vraiment beaucoup la sous-estimer. Au moins, j’ai bien ri, c’est toujours ça de pris. Ils ne savent plus quoi inventer, c’est clair, mais c’est ce qui fait que l’épisode est une petite partie de plaisir. Vraiment, une partie de moi doit être totalement masochiste à ce stade-là, mais à chaque fois que j’y reviens, je me marre.
s02e16 – Primary Colors – 13/20
Si ça se regarde tout seul et se bingewatche extrêmement bien, ça n’empêche que c’est trop gros comment tout s’enchaîne sans la moindre crédibilité. Et dans cet épisode, en plus, on attend durant quarante minutes les cliffhangers qui étaient prévisibles dès la première minute, si ce n’est depuis un ou deux épisodes. Bref, un épisode bouche-trou.
S02E17 – The Noose Tightens – 13/20
J’ai mal aux abdos tellement je ris devant cette saison, et cet épisode est de loin le plus drôle de tous, jusque-là. En plus, il prépare l’épisode suivant dans le cliffhanger le plus pété de l’histoire et je suis totalement pour. Vive Antoinette, vive les idées débiles d’Archie et merci les scénaristes d’être si mauvais. Que ferais-je sans eux ?
S02E18 – A Night to Remember – 15/20
Allez ! Petit podcast sur les épisodes musicaux prévu, évidemment que j’ai organisé un bon gros bingewatch durant mon après-midi pour réussir à en arriver à cet épisode dont j’avais entendu parler de réputation. Le cliffhanger précédent m’a même motivé à regarder bien vite cet épisode, c’est dire ! Et mon avis ? Il est cool, ça va, mais le côté documentaire… Pfiou, c’était compliqué. L’épisode tente d’en faire trop d’un coup, à faire avancer aussi bien les personnages que certaines intrigues, et ça donne une impression de chaos… Comme le reste de la saison.
S02E19 – Prisoners – 14/20
Une double intrigue qui fait basculer la série dans le grand n’importe quoi comme on en a l’habitude. C’est si drôle à voir : je suis venu regarder une série pour adolescents nous présentant la vie d’ados, moi, et je me retrouve embarqué dans des scènes sanglantes et glauques et… absolument pas crédibles, toujours. C’est une constante, et ça n’arrive pas toujours à être drôle !
S02E20 – Shadow of a Doubt – 15/20
Il y a du mieux dans cet épisode qui a l’avantage d’offrir des pistes concrètes et de revenir un peu plus à son fil rouge, sans pour autant être exceptionnellement intéressant. Certains masques tombent on va dire, mais si vite que ça n’a pas trop de sens. Après avoir pris son temps pendant tout un moment, la saison accélère donc son rythme.
S02E21 – Judgement Night – 17/20
Oula. Il y a tant d’aller-retours dans cet épisode, c’est une sacrée prise de tête de faire la critique sans rien oublier. Les scénaristes ont complexifié autant que possible l’ensemble de la série, et ça donne un résultat quelque peu brouillon par moments. L’avantage ? L’épisode est interminable et enchaîne les surprises… Je me suis vraiment bien marré face à ce qui ressemblait parfois à de la parodie, tout en dégustant tout ce qu’il se passait !
S02E22 – Brave New World – 13/20
Euh… La fin de saison est pourrie, franchement, avec très peu de suspense, des intrigues qui sont déjà terminées et des conséquences peu passionnantes. L’épisode 21 faisait bien mieux office de fin de saison et son cliffhanger final était plus intéressant que celui choisi pour nous faire patienter en attendant la saison 3. Du coup, je vais patienter avant de la commencer moi aussi !

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Perry Mason – S01E04

Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…

> Saison 1


Spoilers

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And that may be your name, but those associates, that’s me.

La série est loin d’être mauvaise, mais si je suis honnête avec moi-même, je n’ai pas spécialement envie de la regarder ce soir… Pourquoi la lancer alors ? Parce que je sais que je n’en aurais jamais vraiment envie, mais que j’ai envie de savoir comment elle finira quand même du point de vue l’enquête. En plus, je ne peux pas dire que la qualité n’est pas là. Et puis, parfois, le fait de se relancer donne envie de continuer pour plus longtemps. On verra bien d’ici… une heure. Ah. Oui, c’est aussi ça qui me freine, il faut bien l’avouer !

Alors, Alice va-t-elle ressusciter le bébé ? J’en doute fort tout de même, mais l’essentiel, c’est qu’elle en soit sûre. Elle finit donc en retraite pour se reposer, mais tout ce qu’elle y gagne, c’est un joli attentat contre sa personne avec un serpent qui lui est offert par une petite fille adorable qui était en fait l’enfant de personnes n’aimant pas vraiment la religion.

Voilà qui n’aide pas sa guérison, la pauvre. Elle est en tout cas entourée par tout un tas d’hommes religieux de bonne foi qui se mettent aussitôt à faire de l’ingérence dans sa vie, même si elle l’a confiée à sa mère. Autant dire que ça commence à être trop pour moi, là !

Patriarcat
J’ai renommé cette capture sur mon ordinateur « Le patriarcat ».

Malgré tout, Alice a droit à une jolie chorale de croyants chantant pour son bien-être. C’est tellement flippant et stressant. Le repos, elle n’en a pas vraiment, avec ensuite sa mère qui essaie de la convaincre qu’elle n’a pas entendu Dieu lui dire une aberration pareille et qu’elle se trompe forcément. Alice finit par sortir du lit le lendemain en acceptant de lire un communiqué de presse disant justement qu’elle avait tort, qu’elle était fière et arrogante de penser que Dieu voulait ça pour elle. Malheureusement, ses fidèles ne l’entendent pas…

Elle s’approche donc d’eux pour leur répandre sa bonne parole et change d’avis aussitôt que le père de Charlie se jette à ses genoux pour la supplier. Bien que ramenée chez elle par sa mère dépitée, Alice a le temps d’annoncer qu’elle compte bien ressusciter Charlie malgré tout.

De son côté, Della est toujours maltraitée par son patron qui refuse d’écouter absolument tous ses conseils qui sont pourtant de manière évidente les bons conseils. Il est en tout cas facile pour lui de défendre Emily après ce qu’il s’est passé au commissariat lors de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur un fâcheux rebondissement : un témoin qui est prêt à l’accuser.

Par conséquent, sa caution de libération ne change pas et elle peut rester en prison un peu plus longtemps. EB enchaîne donc sa journée avec encore une déclaration pour la presse… qui est en fait plus intéressée par son régime alimentaire ? Non, vraiment, c’est trop pour moi cette série. Bien sûr, on continue aussi sur les problèmes qui s’accumulent dans la vie d’EB, pour s’assurer qu’il ne finisse pas la saison en vie. Ce n’est qu’un pressentiment, mais il semble vraiment se retrouver acculé.

On suit enfin Della dans sa vie personnelle, et c’est un peu mieux, même si une fois chez elle, elle se retrouve à… servir un homme et se faire réprimer par sa mère. Quelle époque de merde, honnêtement. On note tout de même que la photo du premier épisode est sortie dans la presse, enfin, et ça provoque forcément des remous, notamment une petite agression de Perry alors qu’il était pépère dans sa cabine téléphonique. Vaut mieux pas être claustrophobe.

Pendant ce temps, on reprend sur l’équipe de bras cassés que sont Perry et ses associés (l’autre privé et le légiste) dont je ne connais pas le nom. Je n’arrive pas du tout à m’attacher à tous ces personnages, c’est vraiment problématique. Perry les emmène en tout cas chez lui pour… leur montrer un corps mort, celui de George, évidemment.

Oui, il a volé le corps et il le conserve dans sa cave non réfrigérée au beau milieu du désert. Eh, ça doit sentir bon. Le but est désormais de s’assurer que son pote légiste ausculte le cadavre pour lui donner de bonnes preuves, cette fois. Comme le légiste refuse, Perry s’assure qu’il lui revienne tout de même en laissant le cadavre sur un terrain de golf où il ne manque pas d’être vite retrouvé. Charmant. Le légiste est ravi.

EB l’est beaucoup moins, en revanche, parce que ce n’est pas exactement ce qu’il espérait comme enchaînement d’actions. Malgré tout, il espère que ça permettra à Emily de sortir. Il essaie donc une fois de plus de faire son job correctement, mais c’est compliqué quand tout le monde se retourne contre lui et qu’on en arrive à le menacer de perdre son job : son interlocuteur a un dossier sur lui. Si tout est fait pour qu’Emily ne soit pas relâchée, c’est parce que les vrais coupables sont probablement parmi nos méchants flics.

Or, il s’agit de leur supérieur. II les engueule donc dans l’espoir d’obtenir des informations, mais ce n’est pas bien efficace. De son côté, EB rentre au bureau particulièrement énervé, ce qui fait qu’il s’énerve une fois de trop contre Della qui le remet à sa place. La scène est géniale, mais je sens que ça va juste être un moyen de la faire culpabiliser s’il arrive quoique ce soit au boss à qui elle fait comprendre qu’il n’est rien sans elle. Elle rentre chez elle énervée, sans ramener son boss évidemment , et explique qu’elle est énervée à celle que je pensais être sa sœur mais qui est peut-être sa belle-sœur à ce stade, vu comment elle la mate et passe la nuit avec elle à l’embrasser. AH.

Est-ce que ça renforce encore mon amour de Della ? Probablement. Mais ça ne renforce pas celui de la série par contre… Bien évidemment, Perry continue de vivre sa relation amoureuse en parallèle, à base de sexe et clopes (parce que là, ouais, il y a de la nudité par contre ; mais pas pour l’acteur principal, hein), mais à ce stade-là, il faut bien que j’avoue que j’étais plus sur Twitter qu’autre chose. C’est embêtant tout de même, mais je n’arrive pas à rester accroché à la série sur ses moments plus lents, qui sont très nombreux et ralentissent le rythme pour pas grand-chose dans une enquête qui pourrait être bien plus intéressante et qui obsède toujours Perry, incapable de dormir.

Il arrive donc tôt au bureau le lendemain matin et il réveille EB dont il peut s’occuper. Quel vieux croulant, dis-donc. Il arrive encore à réunir assez d’énergie pour se rendre auprès d’Emily et lui expliquer qu’il n’arrivera pas à la faire libérer même si elle est innocente. Il craque de lui annoncer une telle nouvelle et finit par retrouver son envie de se battre, l’entraînant à faire de même. Je reconnais déjà un peu plus l’actrice que j’adore dans Glow avec cette scène qui la voit plus combattante, mais j’ai quand même hâte de retrouver la série Netflix, parce que ce n’est pas aussi bien. J’ai bien aimé ce développement d’EB, cela dit, même si j’en aimerais bien plus.

Pendant ce temps, Perry continue son enquête sur la mort de Charlie et possiblement de George en fouillant l’immeuble. Ils découvrent la cour arrière et son architecture qui est d’un coup très intéressante car elle pourrait recéler quelques secrets utiles pour eux. Ils se rendent aussitôt dans une aile entre deux bâtiments pour se faire une idée de ce qu’elle cache. Elle cache un concert de petits enfants, où Perry reconnaît comme par hasard l’un des flics véreux des épisodes précédents. AH.

Il se rend aussitôt à ses côtés pour le confronter et comprendre un peu mieux cette coïncidence.  Cela ne fait que provoquer quelques remous supplémentaires, et ça nous laisse sur un cliffhanger un peu raté, à moins que je ne sois passé à côté de quelque chose. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi peu attentif devant une série. C’est super frustrant, parce que j’aime bien l’intrigue et une bonne partie des acteurs, c’est juste que le rythme n’est pas convaincant et que le passé m’énerve. Je ne vais pas repartir dans mes monologues, juste insister une fois de plus sur la lenteur et l’inutilité des morning routine d’EB.

J’exagère un peu, cela dit, parce que sa dernière morning routine est l’occasion de nous dire qu’il a l’intention de se suicider avec son four à gaz. On nous laisse là-dessus cette semaine et je félicite le personnage : je n’en avais pas grand-chose à faire de lui jusque-là, au mieux, je le détestais. Là, il semble redonner de l’espoir à Emily en lui disant de se battre, alors j’étais prêt à l’aimer… Mais le voir décider de se suicider finalement, c’est juste parfaitement abusé et trop pour moi. Je suis à nouveau énervé. Vraiment, quelle série !

> Saison 1

Perry Mason – S01E03

Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…

> Saison 1


Spoilers

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God’s with you whether you acknowledge Him or not.

J’essaie vraiment d’accrocher à cette série, mais je la trouve vraiment ingrate avec ses épisodes d’une heure qui ne nous aide pas, tout de même. Enfin, moi, ça ne m’aide pas. On reprend par une conférence de presse de la police pour accuser encore la famille du bébé mort. Cette fois, c’est donc Emily qui y passe avec un joli travail de détective… Mais un travail bien bâclé, avec des raccourcis peu efficaces…

Emily Dodson n’est toutefois pas une meurtrière d’après son avocat, EB. Il est aidé par Della qui le regarde se faire raser et raconter comme il peut la meilleure défense possible, en s’assurant qu’il ne raconte pas trop de connerie. J’ai bien aimé la scène qui enchaîne en parallèle les déclarations à la presse pour nous montrer comment l’étau se resserre autour d’Emily, malgré tout ce que peut bien dire EB.

Une fois que c’est fait on retrouve DB et son assistante en prison où ils organisent une confrontation entre Emily et son mari, légèrement vexé d’avoir été trompé tout de même. Sans surprise, ça part en vrille avec Matthew accusant sa femme des pires horreurs, y compris d’avoir tué leur fils. Ce n’est évidemment pas le cas, car ce serait trop rapide au sein de ces huit épisodes d’avoir déjà la vraie coupable, mais ça permet d’ajouter du drama à l’épisode et ça fonctionne plutôt bien.

Avant le procès, le système américain suppose qu’Emily passe tout de même devant le juge afin de déterminer si elle doit ou non aller en prison en attendant le procès, et si oui, à combien s’élève la caution. Le problème, c’est qu’Emily en prend tellement plein la tronche qu’elle culpabilise énormément et se déclare coupable.

Il s’ensuit pas mal de bordel dans la salle d’audience, inévitablement, mais finalement, avec l’aide d’EB elle finit par se dire non coupable. Malgré tout, les charges pesant sont sur elle sont lourdes et on n’hésite pas à la charger, avec une caution à 25 000 dollars. Rien que ça. Une caution aussi élevée, c’est l’assurance toutefois qu’Emiliy restera en prison pour bien longtemps en attendant le procès. Perry commence alors à avoir des doutes sur Emily, mais on peut compter sur Della pour le remettre encore et toujours dans le droit chemin.

De son côté, Sœur Alice en est encore à ses sermons, qui continue de partir en-dehors du script qu’on lui impose. Elle nous raconte ainsi que Dieu est parti, dans un discours qui semble presque tout droit sorti de Preacher du coup. Ce n’est pas bien passionnant, mais la série insiste sur la présence de Perry à ce sermon. Je ne vois pas trop ce qu’il vient faire là par rapport à l’intrigue en cours.

Cela nous est finalement révélé dans une réunion qui suit et qui permet de savoir qu’il est là parce que George Gannon est un employé de cette communauté religieuse. Il cherche donc à obtenir des informations, se confrontant toutefois à sœur Alice et tout son staff, surtout que celle-ci insiste pour dire que Dieu est dans sa vie. Oui, bien sûr. Perry se rend ensuite à la morgue pour l’autopsie de George, dont la mort n’est pas aussi simple qu’il ne paraissait au premier abord, avec d’étranges traces au niveau du coup.

Au commissariat, Perry se montre tout sympa avec une assistante, histoire de pouvoir obtenir son aide, alors que l’on comprend bien qu’il est sur la bonne piste, puis qu’il demande à parler à Drake. Il n’est évidement pas au commissariat, mais Perry réussit enfin à aller parler à Drake que je suis bien content de retrouver dans la série. Malheureusement, celui-ci n’est pas bête : il refuse de parler à Perry, craignant des représailles. Cela ne fait toutefois qu’éveiller des soupçons pour Perry, qui enchaîne avec un dîner d’affaires.

Pourtant, Drake fait bien de ne pas parler puisqu’il est aussitôt menacé par le détective bâtard qui n’hésite pas à venir le voir au marché quand il est avec sa femme enceinte, parlant évidemment du bébé.

Perry Mason, lui, passe une très bonne soirée avec toujours la même femme, avec qui il fait un petit tour en avion (pourquoi, à part perdre du temps dans l’épisode ?) et un peu de danse. Il se rend avec elle à une soirée où il espère bien obtenir des informations sur George. Bon, on ne sait pas bien qui est le prétexte dans l’affaire, puisqu’il finit par être à embrasser la femme dans une fontaine, tout de même. Au moins, sa vie romantique se porte bien, à défaut de réussir à avancer dans son affaire au rythme où il le souhaite.

Le lendemain, Perry essaie à nouveau de presser Drake pour obtenir des informations, mais c’est toujours en vain : suite aux menaces de son supérieur, Drake se montre juste plus énervé et silencieux. Il n’hésite pas à donner quelques coups à Perry, pour faire bonne mesure et pour lui expliquer que puisqu’il est flic, il a tous les droits sur Perry qui est donc le noir de la situation. Mer-veil-leux, surtout en cette période. Drake prend tout de même mal que son supérieur le menace et l’achète, leur payant à lui et sa femme des légumes trop chers pour eux. On voit bien que la situation le travaille, et on dirait bien qu’il n’a encore parlé à personne des dents trouvées en fin d’épisode précédent.

Pendant ce temps, flic-connard se rend dans une maison close asiatique, parce qu’on manquait vraiment de stéréotypes et clichés, là. Le problème, c’est que la gérante informe le flic que Perry Mason continue de fouiller et de parler d’eux, y compris dans les casinos. Il fait trop de remous ce Mason, ça va forcément mal se passer pour lui s’il continue comme ça…

On suit également la routine matinale d’EB, ce qui semble être là aussi juste l’occasion de perdre une bonne minute complète. Vraiment, on se croirait dans une série française à force… Bon, il retourne au travail où ils sont débordés par les appels de la presse et où ils finissent par apprendre qu’ils sont virés. Cela ne va pas améliorer l’état de santé d’EB qui semble avoir bien du mal avec son cœur dans cet épisode. Finalement, ils sont virés pour des raisons politiques, parce qu’il y a des secrets à déterrer sur eux, ce qui ne me passionne que moyennement : je préfère qu’on s’en tienne à l’affaire de Charlie pour l’instant, il y a déjà assez à faire, non ?

De manière surprenante, Sœur Alice décide de venir apporter son soutien à Emily directement en prison. Elle fait bien cela dit, puisqu’elle lui fait prendre conscience qu’elle n’est pas coupable du tout de ce qui est arrivé à son bébé. Bon, elle est un peu clichée à dire que ce sont les hommes qui sont responsable, mais ça marche bien d’avoir quelqu’un remettant Emily face à la réalité des choses. Et puis il était temps que la série parvienne à peu près à passer le Bechdel Test (même si bien sûr, elles parlent aussi de Matthew, mais pas pour de la romance).

Selon la mère d’Alice, Emily est probablement coupable quand même, donc au moins on voit Alice s’affirmer contre sa mère, ce qui est plutôt intéressant, mais je ne suis pas sûr de bien comprendre l’intérêt non plus, pas plus que je ne comprends l’intérêt de suivre ses spectacles religieux en permanence, même s’il est évident que ça lui monte à la tête et que ça part en vrille quand elle se met à entendre des voix et avoir une attaque.

En tout cas, ça permet de mieux comprendre le choix de Tatiana Maslany pour ce rôle qui s’avère d’un coup plus complexe que prévu, surtout lorsqu’à son réveil de ce qui ressemble à une crise d’épilepsie, elle annonce à sa mère – et à tout un parterre de journalistes – que Dieu lui a dit qu’elle allait ressusciter bébé Charlie. Bon courage, hein !

Cela dit, ça ferait du bien à Emily. Ben oui, la vie n’est pas simple pour Emily depuis qu’elle a perdu son fils. Ainsi, Della débarque au commissariat et se rend compte que la femme censée la surveiller à tous les instants n’est pas avec elle. Les flics sont en fait en train de « l’interroger », en la frappant, de manière à obtenir des aveux. Vive la police !

Enfin, on suit également Matthew reprendre sa vie, mais j’avoue ne pas avoir encore bien saisi l’intérêt de cette scène. Perry provoque quant à lui bien des troubles à ne pas croire la version officielle de la mort de George par suicide, mais il fait bien : Drake finit par le recontacter en fin d’épisode pour lui donner la mâchoire retrouvée dans l’épisode précédent, mais aussi pour accuser ses supérieurs, évidemment.

Avant toute chose, Perry souhaite d’abord confirmer ses soupçons – et les nôtres : le bout de mâchoire que lui donne Drake correspond bel et bien à celui de George, sur son cadavre à la morgue. Ah, on avance, c’est donc l’heure de boucler l’épisode ! Chapeau bas à Drake qui conserve une mâchoire chez lui, l’air de rien, tout de même.

> Saison 1

Gentleman Jack – S01E08

Épisode 8 – Are You Still Talking ? – 18/20
La série propose une fin de saison très solide, mais je n’en attendais pas moins. Elle aura su rester de qualité constante tout au long de ses huit épisodes et aura su me charmer grâce à sa qualité d’écriture sur laquelle je ne suis pas près de manquer d’éloges. Concrètement, le style incisif d’Anne Lister fait tout le charme de la série, mais il est très clair que tout repose sur ses épaules de toute manière. Et c’est tant mieux !

> Saison 1


Spoilers

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Sometimes, often, a good friendship is better than a marriage.

Ce dernier épisode repart sur une heure complète d’épisode, mais nous fait comprendre dès le départ qu’il n’a pas pour autant l’intention de trainer en route. Fidèle à elle-même, la série poursuit son rythme insoutenable et ses multiples scènes voyant Anne mener une vie tout de même sacrément épuisante.

Ainsi, Anne commence l’épisode par une lettre écrite à sa tante, qui permet de nous resituer chronologiquement bien après l’épisode précédent. On ignore complètement le cliffhanger, ce qui est plus que frustrant, pour savoir que finalement Anne passe son voyage avec Miss Ferrall, qu’elle ramène à Copenhague une fois que celle-ci a refusé de se marier à un russe de vingt ans son ainé.

Même si nous n’avons pas de vraie introduction pour elle – elle fut mentionnée rapidement dans l’épisode précédent – Miss Ferrall semble bien plaire à Anne, d’autant qu’elle cerne bien vite la personnalité de notre héroïne, ainsi que ses problèmes sentimentaux. La tante est toute heureuse d’avoir des nouvelles de sa nièce, cela dit, et la lecture de la lettre permet à la série d’enchaîner bien vite tout en nous faisant découvrir une fois de plus le style incisif, particulier et si appréciable d’Anne.

Malgré son voyage d’exception – et ses déceptions touristiques – Anne n’en reste pas moins inquiète de l’état d’Ann, dont elle sait uniquement qu’il a empiré.

Elle a en effet reçu une lettre de sa sœur (celle d’Ann) à Paris avant de partir. Un mois plus tard, quand elle arrive à Copenhague, elle espère donc de meilleures nouvelles de son amante, en vain. Il faut dire que Miss Walker passe désormais tout son temps à contempler l’océan. La pauvre n’a pas de chance aussi, avec son beau-frère qui est odieux à continuer d’inviter encore et encore Alexandre dans l’espoir qu’elle l’épouse.

Il faut dire qu’il n’est pas dupe le beau-frère, et qu’il a bien compris qu’elle était obsédée par Anne. Il refuse de suivre les conseils d’Anne et s’est clairement débarrassé de la lettre avec son adresse à Copenhague, tout en faisant en sorte que sa femme n’écoute pas les conseils qu’elle donnait. L’avantage, c’est au moins qu’Ann ne tente plus de se suicider, préférant désormais brûler son dessin d’Anne, pour mieux l’oublier, j’imagine.

Ce n’est pas gagné cette affaire ! L’avantage, c’est toutefois que sa sœur n’a pas envie qu’elle se marie avec Alexandre, parce qu’il est clair qu’il n’est pas ce qu’il prétend être et qu’il n’est pas parfait pour elle. J’ai un tel élan d’affection pour sa sœur : elle est géniale à avouer enfin à Miss Walker qu’Anne a écrit il y a plus de six semaines avec de bons conseils que son mari ne veut pas prendre en compte.

Mieux encore, elle propose aussitôt à Ann de retourner à Crow Nest au plus vite, avant d’être forcée à accepter un mariage qu’elle ne veut pas. Pour Ann, ces informations changent tout, en plus, puisqu’elle imaginait être abandonnée par Anne depuis tout ce temps. Elle cherche donc un moyen de rentrer chez elle, et envoie une lettre expliquant qu’elle a peur que le Capitaine Sutherland en veuille simplement à son héritage.

Anne étant à Copenhague, les Priestley organisent aussitôt son retour, évidemment. Ils essaient de le faire en l’absence de Sutherland, mais ce n’est pas si simple. Ou alors si : même quand il arrive, Ann prend la décision de le confronter et de lui expliquer clairement et aussi calmement que possible qu’elle a décidé de rentrer chez elle. C’est excellent de la voir s’affirmer enfin avec des décisions claires et un regain d’énergie clairement provoqué par le fait qu’elle sache qu’Anne tient encore à elle, malgré tout.

Ah, ça donne presque envie de vivre une relation aussi forte. Presque, parce que merci mais non merci la distance et les mois sans nouvelle, hein. Quelle horreur, le passé ! Je m’éloigne de la critique, là, cela dit. Pour y revenir, donc, Ann peut ainsi dire au revoir à sa sœur et demander à revoir au plus vite le docteur Belcombe, alors que les Priestley découvrent sa tentative de suicide, tout en insistant pour dire que ce soit une bonne chose qu’Anne soit si loin en Europe. S’ils savaient, pendant qu’ils jouent au meilleur jeu du monde (avec le meilleur mot, possible, franchement), ce qu’il en était en fait d’Anne !

De son côté, Anne passe un joli voyage, c’est déjà ça, et elle a des looks absolument sublimes et splendides. Elle passe aussi une bonne partie de son temps à écrire à Shibden, pas qu’à sa tante – dont la santé se dégrade, mais elle se dit juste fatiguée de toute l’énergie d’Anne, mais aussi à son père, histoire de le tenir au courant des différentes affaires en cours à Halifax. D’ailleurs, Mr Washington galère un peu et tout se passe plutôt mal pour les puits de Charbon.

Quand je parle de joli voyage, je tiens à dire tout de même qu’Anne rencontre la reine et est invitée à un bal d’anniversaire tout en blanc. Oui, elle quitte enfin son deuil de la rupture qui date d’il y a 17 ans parce que la reine le lui demande. Si tout n’est pas rose pour autant dans la vie d’Anne, surtout qu’on lui demande si elle a eu des nouvelles de son amie en Ecosse, elle prend tout de même le temps de danser au bal, avec une femme. Ah, Anne Lister, toujours les c… ovaires de se faire remarquer partout où elle passe !

Elle envoie donc une autre jolie lettre sur ce bal royal où elle était invitée, mais la réponse qu’elle reçoit en retour n’est pas celle qu’elle attendait. À Shibden Hall, sa tante adorée approche de sa dernière heure. Bien sûr, elle ne voulait pas l’inquiéter, mais Marian et le médecin ne le voient pas de cet œil. Ils envoient donc une lettre aussitôt à Anne, avec tout le jargon médical comme il faut. C’est tout aussi rapidement qu’Anne décide donc de rentrer chez elle à Halifax au plus vite, traversant pour cela une tempête maritime peu réjouissante et pas mal de nausées.

Elle refuse de s’arrêter en chemin, malgré tout, prenant bien des risques pour rentrer au plus vite auprès de sa tante qui… se porte comme un charme, parce que son état s’est amélioré. Elle s’énerve donc après le médecin qui n’y est pour rien, le pauvre, parce qu’elle a risqué sa vie, et celle de ses serviteurs. D’ailleurs, la série ajoute encore et toujours de l’humour, avec Eugénie vomissant en arrivant à Shibden Hall, sans être enceinte pour autant.

Une fois de retour, Anne n’a donc pas le temps de voir sa tante qu’elle est de nouveau confrontée à bien des problèmes : il y a donc l’histoire du médecin à engueuler, mais aussi celle des puits de charbon, avec des travaux se passant mal et un accident qui met sa situation financière en péril. En effet, elle risque fort de perdre Shibden, comme elle a fait son prêt dessus, et son père qui a tout compris n’est pas ravi du tout à la perspective de devenir SDF.

Anne enchaîne les mauvaises nouvelles, se rendant même sur place sans prendre le temps de se changer. La bonne nouvelle, c’est toutefois qu’Ann est retour à Crow Nest. À peine arrivée, et ravie d’y être, elle décide de se rendre elle-même à Shibden Hall pour obtenir l’adresse d’Anne à Copenhague et mieux découvrir qu’elle est de retour elle aussi à Halifax.

Ann se rend donc aussitôt auprès d’Anne, lui racontant le mariage misérable de sa sœur pour justifier son silence. Très vite, Anne lui ment en disant avoir passé tout son temps à penser à elle, chaque fois qu’elle fermait les yeux. OK, c’est une exagération plus qu’un mensonge, mais bon, on l’a vue coucher avec d’autres quoi.

Qu’importe, je viens gâcher le romantisme d’une jolie scène où Ann avoue à Anne qu’elle est enfin prête à se marier avec elle, à lui dire oui, mais un vrai oui cette fois, avec tout ce que ça engage, y compris vis-à-vis d’un détour par l’Eglise. C’est chouette, non ? Alors qu’Anne raconte avoir rencontré la reine du Danemark et rend enfin le sourire à Miss Walker, la série nous propose un très joli baiser entre les deux femmes. Concrètement, je doute que ce genre de baiser soit possible historiquement parlant, parce qu’elles sont quand même en extérieur et prennent un risque fou, mais le plan est superbe, alors ça me va bien !

L’épisode n’oublie pas pour autant l’intrigue des Sowden, avec le frère du père qui débarque. L’oncle Ben est surpris d’apprendre que son père est parti aux États-Unis. OK, d’accord : l’épisode oublie complètement cette intrigue, mais à ce stade, on s’en fout tous, non ? Je ne comprends pas ce que c’est venu faire là pour ce que ça apportant. La saison se termine en tout cas par le mariage entre Thomas et Suzanah, alors qu’Anne et Ann décident de se marier, en prêtant serment à l’église et en enfilant une bague chacune.

C’est une bien jolie fin pour la saison, qui aurait même pu être une fin de série : on assiste à ce double mariage, même si je cherche vraiment l’intérêt de celui de Thomas, commençant à culpabiliser du meurtre de son père là. Et son beau-père découvre que l’oncle n’a jamais écrit que son frère partait aux Etats-Unis, alors c’est la galère, là. On suivra ça en saison 2, j’imagine.

La dernière scène est toutefois réservée à Anne et Ann qui n’ont jamais paru aussi amoureuses qu’après leur mariage où elles ont la meilleure scène et les meilleures répliques, particulièrement quand Ann demande à Anne de ranger sa montre. Ah, l’amour est dans les petits détails et les sourires, clairement.

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EN BREF – J’ai enfin terminé la série ! Je l’aime beaucoup et ça se voit dans mes notes, mais j’ai eu énormément de mal à la regarder, parce que son rythme est vif, haché, parfois un peu étrange à insister sur des intrigues aussi vite oubliées… Oui, mais ! Les répliques sont géniales, le style d’Anne Lister porte la série vers le meilleur à chaque fois et ça permet d’oublier bien vite les défauts de la série pour se laisser conduire par elle.

Finalement, c’est donc un petit coup de cœur, surtout pour un drama historique – tout ce que je déteste, donc ! Un truc que je trouve dommage sur cette saison 1, c’est que les carnets du personnage principal, et donc son style et son code, sont un peu laissés de côté alors qu’ils auraient pu faire l’objet d’une intrigue plus passionnante que celle d’Eugénie.

Cela dit, mieux vaut que j’arrête de critiquer alors que j’ai passé de bons moments devant la série, chaque fois que j’arrivais à me plonger dedans. C’est une série qui demande de l’énergie et qui peut rapidement épuiser, surtout quand on fait de longues critiques comme moi, mais eh, j’ai hâte de découvrir la saison 2 quand elle verra le jour !

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> Saison 1