Scream (Halloween Special)

Avis : C’est un peu à reculons que je me lance dans ce double épisode spécial que Netflix nous présente comme un final de saison 2, alors qu’on sait bien que c’était surtout censé être une fin de série. Bizarrement, MTV a pourtant annoncé une saison 3. Personnellement, je n’avais pas été tendre avec la saison 2, blindée d’épisodes très moyens malgré tout rattrapée par une fin travaillée et plutôt réussie dans son ensemble.

Du coup, je me dis que réduire ce qui aurait pu être une saison 3 en une heure et demi est probablement une bonne idée. L’intrigue devrait être recentrée et donc permettre d’être sanglante assez vite. Techniquement, ça peut frapper fort et proposer quelque chose de génial. L’annonce de cette 3e année réduit un peu à néant les espoirs d’un massacre total du casting (ça ferait du bien de voir Emma certains y passer), mais j’ai décidé de partir sur du positif et d’ignorer l’instinct de WTF qui s’est éveillé en moi à l’idée de la prolongation de cette série.

Après tout, le cliffhanger de la saison 2 était sympa, laissant le sort de Kieran en suspend. Ce double-épisode règle assez vite la question, ce qui me fait plutôt plaisir car j’avais peur que ça traîne avec une intro un peu plus longue sur les huit mois qui passent. Je ne spoile pas plus que ça, ce spécial Halloween tient évidemment ses promesses : nouveaux personnages, nouveaux meurtres, nouveau scénario écrit avec les pieds. J’y reviens un peu plus bas.

C’est parti pour la critique avec spoilers :

01.pngÉpisode 1 – Halloween I – 12/20
Just another day in Murderville

Tout simplement brillant : l’introduction est une vraie réussite qui surprend par sa violence (et son mannequin à tête retournée) et qui donne pas mal d’espoir pour la suite. Huit mois ont passé et nos adolescents détestés de Lakewood sont devenus encore un peu plus cons : pour Halloween, ils décident de tous aller ensemble sur une île isolée du reste du monde. Sur cette île, évidemment, il y a une maison dans laquelle des meurtres se sont déroulés. Voilà, voilà, c’est le pitch de base de ce double-épisode d’Halloween diffusé beaucoup trop tôt, mais bon. Tous les clichés du genre y sont respectés, jusqu’à la blague du faux-tueur pendant la soirée épouvante au coin du feu. Bref, le premier épisode traîne vraiment en longueur et j’y fais les mêmes reproches qu’à la saison 2 : il se passe bien trop de temps pendant lequel les héros ne savent pas qu’un tueur rôde après eux et celui-ci s’en prend à des personnages secondaires sur le front desquels il était écrit « victime » depuis leur première réplique. Sérieusement. Malgré cette critique, force est de constater que le « divertissement » est là, on a tout ce qu’il nous faut là où il faut… Ca manque un peu de surprise quoi. En plus, la série garde son ambiance et ses décors estivaux (un peu moites), ce qui est dommage pour un special Halloween. La fête n’est qu’un prétexte qui n’est pas même mis en avant dans l’épisode, à l’exception d’une citrouille ou deux. Et cette fin d’épisode m’a fait décoller les yeux au ciel, gentiment accompagné d’un sonore « Sérieusement ?! » que j’avais déjà tweeté dix minutes plus tôt.

02.pngÉpisode 2 – Halloween II – 14/20
That’s a little cliché, don’t you think?

Les choses sérieuses ont commencé à la fin de l’épisode précédent et il est désormais temps d’en arriver au second épisode plein de stress, de faux raccords et de petite-amie sortant de nulle part au milieu d’une tempête sans être trempée d’une goutte d’eau. Tout ça amène nos Lakewood 6 dans la maison hantée où ils décident 1) de se séparer en envoyant Noah et Stavo réparer une radio et 2) de boire du vin et manger des fruits parce que eh, seize the day, ce sont les deux actions les plus intelligentes à faire. OK, OK. C’est marrant comment ces personnages font tout le contraire de ce que quelqu’un avec un cerveau ferait, mais pour une fois, c’est tellement prévisible que j’ai dit « coupure d’électricité » au bon moment quand même. C’est donc d’autant plus savoureux que j’en arrive à avoir peur, oui, peur… de me tromper. L’identité du tueur ? Prévisible, jusqu’au moment de la révélation. Les jump scares ? Efficaces, même si je les sentais venir. La musique d’ambiance et le générique ? Toujours aussi géniaux. Bon, disons que ce n’était pas brillant, mais qu’on a eu un tel défilé de clichés (la bibliothèque, SÉRIEUSEMENT ?) que c’était un bon exercice en tant que spectateur. J’adore deviner les choses à l’avance après tout, et c’est pour ça que je suis encore là après deux années à critiquer. C’est fun, mais pas horrifique, c’est très cliché, mais les clichés existent pour une raison. Quant à la saison 3, et bien, on en revient au cliffhanger de la saison 2, alors le mystère reste plus ou moins entier. Assurément, je serais là pour cracher sur la saison 3, car ils ont ce petit truc qui me fait rester – et à part la musique du générique, je vois pas quoi. Probablement la satisfaction d’avoir raison quand je devine des choses à l’avance.

EN BREF – Pas de surprise, que ce soit en terme de qualité ou d’intrigue, tout était 100% prévisible et conforme à mes attentes (excepté la partie où j’espérais que ce soit un massacre de pur adrénaline). Bref, comme pour la saison 2 : long à mettre en place, bourré des mêmes défauts (mais à quoi bon changer à ce stade puisque ça fonctionne ?), de manque de crédibilité (cette fois carrément soulignée par les scénaristes à travers des répliques de Noah, Brooke et Emma) et, malgré tout, un bon moment passé à avoir peur sur le sort de certains (et espérer une issue fatale pour d’autres). Comme toujours avec Scream, le début et la fin sont réussies, c’est l’entre-deux qui ne va pas et finalement, tout le monde survit (contrairement à la première saison qui avait eu de vraies victimes ou au sacrifice de Jake en saison 2).

Semaine 33 : du 15 au 21 août

Retour à la maison de courte durée cette semaine, je suis retourné chez ma meilleure amie parce qu’on avait des séries à terminer. Si, c’est tout à fait une excuse valable pour squatter chez les gens. De toute manière, je suis en grande diète d’épisodes inédits.

00Les inédits de la semaine

En effet, il n’y a pas beaucoup d’inédits car nous sommes entre deux périodes chargées du calendrier américain. Qu’à cela ne tienne, j’ai pu cette fois réellement avancer dans mon challenge (mais alors vraiment, vraiment, j’en reparle très vite). En attendant, revenons sur les articles que j’ai complété cette semaine :

Braindead (1×08), 15/20
Roadies (1×08), 11/20
Scream (2×12), 18/20
Suits (6×06), 13/20
Another Period (2×10), 18/20
Superstore (2×00), 16/20

MV5BMTY0NDE4OTcyMF5BMl5BanBnXkFtZTgwNzQ0OTA1OTE@._V1_.jpgLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Et cette semaine, ce sera pour… Natasha Leggero ! Ça ne surprendront pas ceux qui ont lu mon article sur la saison 1 de Superstore, je suppose, il fallait bien que je parle d’elle et de sa tête qui est parfaite pour transmettre l’humour.

Je ne l’ai jamais vue que dans Superstore et Another Period, je reconnais, mais elle déchire dedans et cette semaine n’a pas dérogé à la règle ! Spoiler : après avoir lutté toute la saison pour se retrouver un riche mari, les choses tournent vinaigre pour elle quand c’est sa sœur qui se marie à sa place le grand jour et que son propre nouveau mari meure quelques secondes avant de dire « oui ».

Et jouer l’alcoolique dépressive, ça lui va à merveille : elle n’a jamais été si convaincante dans son rôle, c’était parfait.

Comme c’est un peu court, j’ai jeté un œil à son CV interminable et OUPS, elle a aussi joué dans Community, où je l’ai évidemment vue aussi, ce n’est jamais que ma sitcom préférée. Impressionnant CV qu’il faudra que je décortique un peu, on sait jamais, il y réside peut-être ma future nouvelle série du moment.

00Les autres actus du blog

Cette fois, j’ai des choses à dire dans ces lignes !

Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’enfin publier mon article sur la première saison de Superstore ! Pendant ce temps, j’ai également poursuivi mon bingewatching de Club de Cuervos pour le Challenge Séries 2016 et, oui, je l’ai terminée à temps pour vous en proposer un article.

Dans le courant de la semaine, je publierai aussi en rapport avec le challenge un article sur One Tree Hill. Oui, vous voyez, j’ai décidé d’avancer vraiment ! En attendant, je vous propose de (re)lire l’article sur la saison 2 de Fear the Walking Dead qui recommence demain avec le 2×08. Demain est d’ailleurs chargé en séries, contrairement au reste de la semaine qui continue à être un peu en diète. Tant mieux : j’ai des tas de choses à rattraper !

Bonne semaine à tous et à dimanche prochain !

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Semaine 32 : du 8 au 14 août

Bim, c’est reparti pour une semaine en vadrouille avec une cousinade en Vendée et des séries en pagaille à voir. Enfin, c’est un peu un mensonge : il y en a de moins en moins et la fin de l’été pointe déjà le bout de son nez, ce qui est super, super triste car je ne l’ai pas vu passer. Cela dit, je ne vais pas me morfondre déjà, il reste encore un peu de temps pour ça – et surtout, je n’ai pas fini mes interminables aller-retours un peu partout.

20160810142352Les inédits de la semaine

Comme je le disais, ça se réduit drastiquement côté inédit en ce moment, mais allez, sur un malentendu, ça devrait me permettre d’avancer un peu mon challenge. Non, je déconne, même de ce côté-là, c’était pas ça. Tout ce que ça m’a aidé à faire, c’est profiter de mes vacances.

Bref, cette semaine, j’en ai moins vu que d’habitude :

Braindead (1×08), 15/20
Roadies (1×08), 11/20
Unreal (2×10), 20/20
Scream (2×11), 18/20
Suits (6×05), 13/20
Another Period (2×09), 18/20
Outcast (1×10), 12/20

bj-britt-promos-3d96b08b-e53a-4509-88dc-d3bbabe06f40.jpgLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Il y avait peu d’inédit cette semaine, c’était du coup difficile de faire un choix et je m’attarde une fois de plus (et pour la dernière fois cette année normalement) sur UnReal qui concluait sa saison. J’avais prévu d’écrire sur Shiri Appleby avant de voir l’épisode, parce qu’elle a fait une superbe saison… Oui, mais finalement, l’épisode a beau mettre en valeur son personnage, ce n’était pas une performance plus remarquable qu’à l’ordinaire. Par conséquent, je vais me concentrer sur un acteur qui malheureusement ne sera pas de la partie pour la saison 3 : B.J. Britt.

Son CV est assez long et débute en 2003 dans un épisode de One Tree Hill (merde, je viens de me spoiler son existence dans la série), puis reprend en 2006 avec un épisode de Veronica Mars et de là, il enchaîne les rôles secondaires dans les séries et quelques films peu connus. Il décroche un rôle régulier dans Being Mary Jane en 2013, mais ce n’est que l’année suivante que je le découvre en tant qu’agent Tripplet dans Agents of S.H.I.E.L.D.

Son rôle est une fois de plus secondaire, bien qu’il prenne peu à peu de l’importance en fin de saison 1 après l’épisode qui retourne toute la série. Les scénaristes nous font découvrir un personnage pour que nous l’apprécions de plus en plus.

Cela dit, je suis là pour parler d’Unreal et son rôle de Darius Hill. Ainsi donc, le bachelor était noir cette année et toute l’idée était de vendre un Everlasting différent, qui se termine en happy end. Et ils réussissent, c’est dingue. Si je choisis BJ Britt en performance de la semaine, c’est avant tout pour cette saison complète où il a réussi à développer un vrai personnage à partir du cliché (un sportif blessé qui se reconvertit) que lui ont donné les scénaristes. Les nuances de jeu étaient toujours là où il fallait.

Cette semaine encore, c’était parfaitement joué et le pauvre était franchement malmené par les événements : deux mariés à plaquer, une demande en mariage à se ravaler et un happy ending malgré tout. L’air de rien, ce sont de sacrés scènes à jouer : il faut faire passer la colère autant que les sentiments nécessaires pour rester crédible. Et la série part tellement dans tous les sens que cette crédibilité n’est pas évidente à garder, mais il y parvient. Alors, je voulais que ça soit écrit sur ce blog.

20160810212416Les autres actus du blog

Pas grand-chose cette semaine du côté des autres actus. Il faut noter que cette fois ça y est Outcast et Unreal se terminent. C’est donc l’occasion de faire un bilan que vous pouvez déjà retrouver sur les pages consacrées à ces deux saisons-là, qui sont déjà complétées, de même que le seront bientôt celles de Scream et Another Period.

Je vais donc refaire mon annonce de la semaine dernière : j’ai un tas d’articles à écrire qui ne vont plus tarder à arriver. Celui-ci en faisait partie, j’ai quelques jours de retard pour le publier déjà. Oups.

Bonne semaine à tous et à dimanche prochain !

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