Vus cette semaine #52

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Outpost – S03E11 – The Hardest Part of Being Queen – 16/20
La saison aurait pu se terminer plus tôt, mais les scénaristes continuent de prendre des détours pour la mener à son terme. Pourquoi pas ? C’est un épisode sympathique à suivre et à la qualité toujours constante. Le temps est pris pour construire les personnages et nous les faire apprécier à leur juste valeur, quelque chose qui n’était pas toujours évident dans les premières saisons. Bref, ça continue de me plaire, sans être aussi efficace que lors des twists du début de saison.

Mercredi

neXt – S01E07 – FILE #7 – 14/20
C’est très classique. Sans être mauvaise, la série enchaîne comme elle peut ses rebondissements, et disons qu’elle peine à convaincre. Quand je pense qu’elle commençait bien ! Il y a toujours assez d’action pour que ça reste divertissant, mais disons que je ne suis pas mécontent de voir la fin de série approcher. Après, j’aurais préféré ne pas avoir quatre épisodes à rattraper d’un coup, mais bon, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.
neXt – S01E08 – FILE #8 – 12/20
Difficile de revenir après de mauvais choix, et cet épisode nous le confirme. La série avait un bon potentiel, mais elle est difficile à supporter dans sa manière d’énoncer des informations et de monter des plans tous plus improbables les uns que les autres. S’il n’y avait que ça, ça passerait encore… mais le problème, c’est aussi qu’il y a des trous béants dans la logique de la série et qu’on nous demande d’ignorer des éléments qui seraient suffisants pour faire perdre les héros. Dommage, donc.
neXt – S01E09 – FILE #9 – 13/20
L’avantage de cet épisode est que l’on sent bien qu’il mène progressivement vers la fin de saison. Il devrait rester assez peu de pistes ouvertes dans le dernier de la série, et c’est une bonne chose, parce que ça m’aurait énervé de me retrouver avec quinze mille questions supplémentaires. Pour le reste, c’est un épisode plutôt sympathique, sans plus, mais assez fluide dans l’ensemble.
neXt – S01E10 – FILE #10 – 11/20
L’épisode final manque assez clairement de tensions et de vrais rebondissements. Tout est prévisible, jusqu’au cliffhanger tout à fait dispensable qui fait d’une fin en demi-teinte agréable une fin inutilement ouverte, puisque la série est annulée. Parfois, ça donne envie d’être dans la boucle de post-prod de l’épisode tout ça, franchement. Je suis déçu par cette série – elle commençait bien, mais elle n’a fait que sombrer ensuite et c’est bien dommage.

Jeudi

The Stand – S01E01 – The End – 08/20
Je vais finir par croire que Stephen King est vraiment un mauvais auteur. Comment des romans sympas comme les siens peuvent-ils tous finir aussi mal adaptés à l’écran ? Je pense que la version série (ou film) permet de voir davantage de défauts que la version écrite – avec les pensées des personnages en plus – n’en offre. En tout cas, pour en revenir à cet épisode, les acteurs sont mal dirigés, les figurants sont mauvais et l’ensemble est plutôt mauvais, avec une construction pas bien linéaire. On verra si je reviens pour l’épisode 2, mais ce n’est pas gagné, même si j’aime bien deux acteurs.
The Stand – S01E02 – Pocket Savior – 13/20
Ah, c’était beaucoup mieux pour ce second épisode, qui ressemble davantage à ce que j’attendais de la série – comme quoi, ça vaut parfois la peine de persister. Ce n’est toujours pas exceptionnel avec une chronologie sans dessus dessous, des pistes ouvertes dans le premier épisode pour mieux être oubliées ici, un rythme trop lent et des personnages inégalement intéressants vivant des situations… romanesques ? Vraiment, ce qui passe bien en roman passe moins à l’écran que sur le papier, et ça donne des moments quelque peu perchés ou manquant sérieusement de crédibilité.

Challenge Séries 2020

Le challenge sera un échec, c’est désormais certain, mais ce n’est pas grave, je me suis donné quand même :’)

Home for Christmas – S02E02 – Sweet Revenge – 18/20
La série revient avec exactement l’épisode que j’attendais. Sans perdre de temps, on découvre donc pas mal de changement et on retrouve tous les éléments qui me plaisaient tant avec la saison 1. Ce devrait donc être une nouvelle réussite pour cette saison 2, c’est chouette. Hâte de découvrir la suite de cette saison, mais vraiment, je vais tenter de résister et de ne pas trop me précipiter.
Home for Christmas – S02E03 – Stuck in the Past – 18/20
Égale à elle-même, la série développe le personnage de Johanne sans oublier la galerie de personnages autour d’elle. Tout se fait de manière fluide, avec de l’humour et des surprises à chaque fois. À ce stade, la série est exactement ce que j’attends d’elle à chaque épisode, alors je suis heureux d’y revenir. Voir un épisode par jour est aussi un bon choix pour rester dans l’ambiance de Noël (un peu) et pour savourer vraiment chaque épisode.
Home for Christmas – S02E04 – Christmas Speed Dating – 17/20
J’ai trouvé l’épisode un peu plus lent que les précédents, mais on est loin du coup de mou qu’il y avait eu en saison 1. Au contraire, tout continue de se développer avec quelques surprises en chemin, et j’aime beaucoup la fluidité de l’ensemble, malgré quelques coïncidences. Johanne habite clairement la ville la plus petite de son pays, mais ça fait le charme de cette série de Noël, en même temps.
Home for Christmas – S02E05 – The Perfect Date – 20/20
C’est Noël ou c’est pas Noël ? Bon, on n’y est pas encore, mais je passe tellement un bon moment devant cette série à chaque fois que je lance un épisode que je me sens presque forcé de la surnoter un chouilla. Cet épisode est très chouette pour tout un tas de raison, et j’aime l’équilibre fragile mais quasi-constant de la série qui réussit à faire osciller son héroïne entre tout un tas de sentiments positifs et négatifs. C’est un voyage agréable à faire avec elle !
Home for Christmas – S02E06 – Christmas Chaos – 20/20
Pfiou. En s’inspirant de sentiments universels et de l’amplification des émotions permise par les fêtes de fin d’année, la série parvient à proposer un épisode très juste, une fois de plus. Je ne peux pas trop en dire sans spoiler, mais j’aime les conclusions apportées dans cet épisode. Si j’espère que Netflix nous fera le plaisir de nous régaler avec une saison 3, j’ai conscience également qu’elle n’est pas forcément nécessaire… On verra bien. En attendant, joyeux Noël – ou plutôt, god Jul.

Are you afraid of the Dark ? – S01E01 – Submitted for Approval – 17/20
Si elle n’invente pas forcément grand-chose, la série est un reboot efficace qui sait tirer profit de la nouvelle époque à laquelle elle se déroule, sans pour autant en faire des caisses. Les personnages sont stéréotypés, inévitablement, mais pas ridicules pour autant, donc c’est plutôt chouette à suivre. Et pour une série Nickelodeon, ma foi, il y a ce qu’il faut d’horreur. C’était très chouette !
Are you afraid of the dark ? – S01E02 – Opening Night – 19/20
Je m’attendais à continuer de suivre les aventures toutes sympathiques de la Midnight Society comme dans le premier épisode, mais cet épisode passe un cap. Forcément. Il n’y a que trois épisodes pour cette saison 1, alors il n’y a pas de temps à perdre. Tant mieux : ça fonctionne totalement et ça me prend un peu par surprise. J’ai sursauté à deux reprises quand même. Je suis un public facile, c’est officiel.
Are you afraid of the dark ? – S01E03 – Destroy All Tophats – 18/20
Un peu plus prévisible, cet épisode parvient bien à conclure la saison agréablement en apportant des réponses à tous les éléments introduits au cours de la saison. J’aime particulièrement la manière dont les détails de l’histoire rythment l’ensemble, malgré quelques petits soucis de cohérence et un peu de bons sentiments par moment. C’est une série pour enfants, je ne peux pas lui reprocher ça. Par contre, elle est trop courte !

> Vus en 2020 

Ida Elise Broch (#119)

Salut les sériephiles,

La performance de la semaine ne surprendra absolument personne cette semaine, parce qu’elle aurait déjà pu être celle de la semaine dernière. Avec douze épisodes de Home for Christmas vus ces derniers jours, ça ne pouvait qu’être mon choix de ce dernier dimanche de l’année, non ? Voilà ainsi que pour cette ultime performance de l’année, je vais parler de…

Live The Life You Want GIF - LiveTheLife YouWant Smile - Discover & Share GIFs

La performance de la semaine :
Ida Elise Broch

La série concernée : Home for Christmas
L’épisode : S02E06 – Christmas Chaos – 20/20


Thursday Movie Picks Television Edition: Non-English « Mettel Ray %Pourquoi ? Une fois de plus, je pense que la question n’appelle pas vraiment de réponse tant c’est évident : sans avoir un rôle très compliqué à jouer, Ida Elise Broch maîtrise parfaitement les nuances nécessaires pour nous présenter une Johanne convaincante. Elle est convaincante dans son amour de Noël comme dans ses peines, particulièrement nombreuses en saison 2, et sa solitude. Elle maîtrise les changements d’émotions, comme ça se voit bien dans le gif ci-contre, d’ailleurs. Tout se lit toujours dans son regard, c’est dingue !

L’actrice s’en tire à merveille pour transmettre toutes les émotions du scénario et pour rendre son personnage attachant. C’est d’ailleurs le point le plus important ici à mes yeux : Ida Elise Broch porte la série sur ses épaules et c’est loin d’être évident. Trop souvent, je déteste les personnages principaux pour leur préférer des personnages secondaires s’imposant peu à peu… Pourtant, avec Johanne, c’est loin d’être le cas : j’adore le personnage, tout simplement.

lies.com » ida elise brochCertaines scènes furent plus marquantes que d’autres en deux saisons – je pense notamment à ce moment où elle apprend la trahison de son père en saison 1 ou sa colère dans le dernier épisode de la saison 2 – mais très franchement, c’est l’ensemble de sa prestation sur les deux saisons qui me décide à la choisir comme performance de cette semaine, parce que Johanne… Pfiou. Elle donne envie d’être de ses amis, et c’est ce qui explique le succès de la série !

Bon, ça, et la diffusion pour Noël avec un message universel concernant la solitude qui peut parfois être ressentie pendant cette période.


Vue aussi dans : Plusieurs séries norvégiennes, et un ou deux films aussi… Bon, par contre, vous comprendrez bien que moi, je n’ai rien vu de tout ça. Cela dit, j’aime vraiment beaucoup cette actrice, alors pourquoi pas tenter un jour ou l’autre ? En attendant, je peux difficilement vous en dire quelque chose. J’espère que sa popularité après cette série de Noël lui permettra de viser quelques autres grands rôles ensuite – si c’est ce qu’elle souhaite aussi, évidemment. Elle a démontré en tout cas qu’elle était excellente en tant que nana bourrée :’)

Awkward Dance Johanne GIF - AwkwardDance Johanne HomeForChristmas - Discover & Share GIFs


L’info en + : Difficile de trouver quelque chose à vous donner en plus ici, parce que ce qui nous intéresse tous, c’est de savoir si Netflix donnera le feu vert pour une éventuelle saison 3 de sa série-phare de Noël… Le problème, c’est que celle-ci est loin d’être essentielle, puisque la saison 2 concluait assez bien la série dans son ensemble.

Hes Generous Johanne GIF - HesGenerous Johanne HomeForChristmas - Discover & Share GIFsL’avenir nous le dira… Je pense toutefois que oui : la série rencontre un bon succès international et permet à Netflix de s’installer plus confortablement en Europe, où la plateforme doit continuer de produire, normalement. S’ils gèrent bien la chose, ils peuvent tout à fait proposer un nouveau personnage principal en saison 3, si possible en gardant Johanne pour dire bonjour de temps à autres. Ce n’est jamais que mon point de vue – et un peu mon envie aussi, donc ce n’est pas à prendre pour argent comptant, hein !

Allez, bonne fin de week-end.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

The Stand – S01E02

Épisode 2 – Pocket Savior – 13/20
Ah, c’était beaucoup mieux pour ce second épisode, qui ressemble davantage à ce que j’attendais de la série – comme quoi, ça vaut parfois la peine de persister. Ce n’est toujours pas exceptionnel avec une chronologie sans dessus dessous, des pistes ouvertes dans le premier épisode pour mieux être oubliées ici, un rythme trop lent et des personnages inégalement intéressants vivant des situations… romanesques ? Vraiment, ce qui passe bien en roman passe moins à l’écran que sur le papier, et ça donne des moments quelque peu perchés ou manquant sérieusement de crédibilité.

> Saison 1


Spoilers

Hey, listen, just pretend we’re Ninja Turtles

Une heure d’épisode, vraiment ? Je ne sais pas si je vais pouvoir tenir ça, même si j’aime le casting. On reprend avec un nouveau trio de personnage installé dans une toile de tente au milieu d’un magasin. Je les aime davantage, ne serait-ce que pour ce sens de la survie. Après, on nous introduit un couple sympathique et leur gamin que j’envisage directement comme insupportable.

Larry – c’est le nom de ce nouveau héros – emmène finalement sa copine, le gamin et toute une communauté du magasin jusqu’au refuge que l’on a découvert en fin d’épisode précédent, où ils rencontrent le héros de l’épisode précédent. Chouette, on va pouvoir avancer dans l’intrigue !

Ou pas. La série reprend en effet avec sa chronologie décousue, malheureusement. On suit donc le personnage de Larry cinq mois plus tôt. Il est une rockstar qui sombre peu à peu dans l’alcool, fait des caprices et déçoit beaucoup sa mère. Inévitablement. Il boit même sur scène le verre d’une des personnes du public, ça promet.

Le concert est interrompu par Wayne, son ancien colocataire, qui décide de lui sauter dessus pour se battre avec, parce qu’il y a d’anciennes querelles entre eux. Soit. Le lendemain, Larry se réveille dans le lit de la serveuse du bar, bien déçue de voir qu’elle ne peut pas faire confiance en Larry. Il faut bien dire qu’elle ne vend pas du rêve à avoir de la morve plein le nez.

Il s’agit évidemment des symptômes du virus qui va ravager les États-Unis, à commencer par la mère de Larry. Bon, la scène où il se rend la voir à l’hôpital passe assez mal en cette fin d’année 2020, parce qu’elle rappelle des scènes que l’on a tous vu, au moins aux infos. L’avantage, c’est qu’on voit qu’ils ne se sont pas trop planqués sur la panique et les surcharges des urgences… En revanche, voir Larry se déplacer sans masque et sans geste barrière, c’est énervant. En plus, faut arrêter, on connaissait les bases avant 2020, donc il pourrait faire attention.

Bref, la mère de Larry meurt rapidement et il se retrouve une fois de plus confronté à Wayne, qui lui reproche en fait d’avoir volé sa chanson. OK. Il le laisse tout de même mourir devant chez lui et sous la pluie, parce que c’est bien plus drôle comme ça. Bien sûr, on apprend assez vite dans l’épisode que Larry fait des rêves d’Abagail depuis un moment. Abagail ? Whoopie Goldberg. Le problème, c’est qu’il est tellement drogué qu’il doit mettre ça sur le compte de ses bad trips.

Disons ce qui est, ses cauchemars sont hyper bizarres, donc on peut le comprendre. S’il se trimballe avec plein de drogue dans un sac et dort au beau milieu de Central Park, c’est parce que l’épidémie a éclaté et que tout le monde peut désormais faire ce qu’il veut. C’est chouette ça, les petits vieux peuvent aller se branler dans leur stade préféré tout en se trimballant à poil toute la journée. Vraiment, ça donne envie de vivre une pandémie… Hum, pardon.

Dans le parc, il tombe finalement sur une certaine Rita Blakemoor, une femme remarquable en tout point : elle est belle, toute de blanc vêtue et… un peu dingue ? Elle a pour but de tirer au flingue dans des maisons pour oiseaux, tout en soulignant qu’elle est heureuse de ne pas tomber sur un fou. Et juste comme ça, les deux se comportent comme un vrai petit couple. C’est expéditif, ma foi. Il semble s’en rendre compte lui-même quand il voit un corbeau manger un œil de cheval dans les rues de New-York, mais il aime bien le fait d’être embarqué chez elle par Rita qui lui sert un joli petit dîner.

Tout ça dérape vite vers une scène de sexe, avec du Sigur Ros en fond sonore. Bon choix musical, c’est à souligner. Si tout semble se dérouler à merveille pour leur couple, on apprend tout de même que la ville pue de plus en plus. C’est inévitable : il y a des cadavres partout, mais aussi des incendies dans les immeubles et, très clairement, la ville est en train de se transformer en ville fantôme.

Fantôme ? Oh non, le crime s’organise vite à New-York. Le lendemain, ils tombent donc sur un homme qui veut louer pour 15 minutes Rita en échange d’un bon paquet de fric. Comme si le fric pouvait faire quoique ce soit dans le monde d’après, hein ! L’homme a évidemment des acolytes pour faire peur à Larry et Rita, obligés de fuir la ville par les égouts. Rita n’apprécie pas l’idée par contre, parce que les égouts sont plein de rats qui lui font peur. Je peux la comprendre, hein, mais c’est triste de voir comment tout ça termine.

Elle ne se raisonne pas et s’enfuit par la ville, au risque de se faire violer. Larry refuse de la suivre, préférant survivre dans les égouts… et regrettant de ne pas avoir pris l’argent ?? C’est tellement abusé. Il s’enfuit donc dans les égouts où il a quelques hallucinations de sa mère en train de cracher des rats, notamment. La série est douée pour les effets spéciaux, c’est déjà ça.

En sortant des égouts, paniqué, il retombe de manière improbable sur Rita, qui assure avoir suivi la direction indiquée par Larry dans les égouts, expliquant pourquoi et comment elle se retrouve au même endroit que lui. Dans une ville comme New-York, surtout New-York en flammes, j’ai du mal à y croire. De toute manière, pendant la nuit, on la voit regretter d’avoir fait le choix de rester avec lui et pleurer longuement. Bien trop longuement. Est-ce que j’ai accéléré certaines scènes pour mieux supporter l’épisode ? Bien sûr que oui.

La série nous emmène alors… Ailleurs ? Dans une prison, le virus commence à se faire sentir à l’incarcération d’un certain Lloyd Henry qui jure qu’il n’a rien fait, alors qu’un autre flashback confirme que si, il a fait un braquage où son coéquipier a eu la bonne idée d’éternuer et tuer une pauvre victime qui n’avait rien demandé.

J’ai ri, j’avoue. L’excellente bande-son de la série continue, ce qui n’est pas négligeable, et ça permet une bonne scène avec quelques coups de feu et une arrestation amusante. On va être honnête, ça me plait déjà plus que le premier épisode, tout ça. Le truc, c’est qu’on enchaîne trop rapidement sur autre chose, avec une prison pleine de malades et un Lloyd qui essaie de survivre comme il peut en demandant à être relocalisé.

Ce n’est pas si évident en revanche : il est là parce qu’il a tué un flic, et on lui fait payer : un gardien essaie même de le contaminer, rien que ça. Quelques jours plus tard, il n’y a plus de gardien et Lloyd, immunisé, se retrouve à devoir envisager de manger son co-détenu mort du virus. Et il le fait, bouffant ensuite des rats quand il le peut. Contre toute attente, il est finalement sauvé par « Flagg », aka Skarsgaard. Celui-ci a enfin quelques lignes de dialogue, mais ça ne clarifie pas son rôle dans tout ça.

Il a un smiley sur sa veste et un scorpion sur sa ceinture, et c’est important à savoir vu l’insistance de la série sur ces éléments. Il est très mystérieux en tout cas : il s’amuse de la situation de Lloyd, puis réussit à transformer une pièce en clé, avant que la clé ne devienne une étrange pierre comme déjà vu dans le premier épisode.

L’épisode se termine ainsi sur un Lloyd libéré par Flagg qui envisage d’en faire son bras droit. C’est… mystérieux, mais pas forcément dans le bon sens du terme !

Dans le présent, on reprend donc avec l’arrivée de Larry et Nadine à la communauté. Larry se retrouve dans la voiture de Redman pour parler des rêves qu’ils font. Toute la communauté est donc remplie de gens rêvant d’Abagail. Commencer par là, ça aurait déjà bien mieux fonctionné pour le premier épisode. On comprend assez vite qu’Abagail a un rôle-clé dans la construction de cette communauté, mais ça, on s’en doutait déjà. Redman et Larry aussi : ils font partie d’une liste de cinq noms écrite par Abagail, qui leur donne un rôle de commandement dans sa communauté.

Finalement, Redman emmène Larry voir Ray qui lui affirme qu’il est dangereux d’être prophète. Si elle fait ça, c’est pour justifier la présence d’un flingue à sa ceinture. En fait, le but est ici pour Larry de rencontrer enfin Abagail. Avant de la rencontrer, il doit d’abord tomber sur Nick Andros (ça c’est fort de fruit), qui ne lui parle pas, mais signe son plaisir de la rencontrer. Il a aussi un œil de moins, apparemment… C’est finalement lui qui le mène finalement à Abagail, mais on ne verra rien de cette scène.

Du côté de Nadine, l’intégration à la communauté se fait par l’intermédiaire de Frannie qui nous apprend que certaines familles vivent dans des maisons d’un quartier résidentiel sans électricité, là où d’autres choisissent de vivre dans l’université, avec du courant. D’autres villes ont pourtant le courant, mais Abagail leur dit de venir à cet endroit dans leurs rêves, alors à quoi bon faire autrement.

On sent que ça vire à la secte, tout de même, avec Frannie insistant pour savoir si Nadine et l’enfant ont des rêves eux aussi. Hmm. Je ne suis pas convaincu par la réponse de Nadine affirmant que oui. Quant à l’enfant, il est sur le spectre de l’autisme apparemment : il ne parle pas, ne signe pas, alors impossible de savoir. En tout cas, Frannie demande à Nadine de devenir la mère de l’enfant, au moins temporairement, et d’accepter d’être maîtresse pour la communauté, puisque c’est son ancien boulot. Pff. Si on ne peut même pas compter sur la fin du monde pour changer de boulot ! Obligée de rester prof, Nadine, bim, dans les dents.

Elle se retrouve embarquée à vivre dans une maison sans électricité, mais avec Joe, le gamin, et Larry qui refuse de lui révéler ce qu’Abagail lui a dit. Bon, ben on ne saura pas non plus, et c’est frustrant de voir ensuite Larry se rendre auprès d’Harold quand on sait qu’Harold est cinglé. Celui-ci explique à Larry que, non, Fran ne vit pas avec lui. En effet, Larry a suivi les signes laissés par Harold à travers le pays pour trouver la communauté, et il s’imaginait forcément des choses entre Harold et Fran. Ce n’était pas le seul, puisque c’est exactement ce que Larry faisait aussi.

En tout cas, il est à souligner que Joe ne semble pas beaucoup aimer Harold, puisqu’il refuse même de lui adresser un regard… Et ça embête Harold, non ?

> Saison 1

Le cinéma à la maison dans le monde d’après

Salut les sériephiles,

J’espère que vous vous remettez du réveillon et du jour de Noël hier, on y mange tellement – et tellement bien. Enfin, encore aujourd’hui je mange bien, j’ai des restes pour tout le week-end ! Je vous rassure toutefois : le contenu de mon assiette n’est pas le sujet de l’article du jour, évidemment. À la place, j’ai envie de faire le point sur un détail du fameux « nouveau monde » que l’on n’avait pas forcément vu arriver : le concept de cinéma à la maison, si décrié, a pris un gros coup d’accélération avec le confinement.

Voillans, village du Doubs, site officiel: Stella Cinéma

Ainsi, hier pour Noël, deux films prévus pour une sortie au mois de juin 2020 dans les salles de cinéma ont été diffusés directement en streaming : Soul sur Disney + et Wonder Woman 1984 aux États-Unis sur HBO Max. Comme c’était à prévoir, ce dernier film est déjà disponible un peu partout en streaming désormais, hein, et avec sous-titres dans toutes les langues. Je ne vais pas revenir aujourd’hui sur ce que j’ai pensé de ces films – je ne pense pas que j’aurais consacré un article au premier et pour le deuxième, je me tâte encore à attendre la sortie dans les salles françaises pour publier l’article – mais simplement vous parler de mon ressenti sur le cinéma à la maison… Si tant est que ce soit vraiment un nouveau concept alors que j’ai passé mon année et mon premier confinement à regarder des films en streaming (j’en suis à 263 en tout en 2020 là, hein).

Voir aussi : Films

Soul, le prochain film des studios Pixar, ne sortira pas au cinéma mais sur  Disney+ | MOMES.netDéjà, il faut bien souligner que les planètes s’alignent bien en ce qui me concerne : j’ai un écran relativement large depuis quelques années, parce que je voulais pouvoir regarder mes séries dessus en bonne qualité ; j’ai un abonnement à Disney + donc je n’ai pas eu à chercher bien longtemps pour avoir accès à Soul en bonne qualité, et j’ai un salon que je considère plutôt cool avec une guirlande LED derrière mon écran. Autrement dit, niveau ambiance, j’étais à fond pour ce dessin animé avec une lumière bleutée derrière l’écran, les volets fermés pendant la nuit, tout ça, tout ça.

Mieux encore, quelqu’un a eu l’excellente idée de m’offrir une enceinte Bluetooth pour Noël. Aussitôt ouverte, aussitôt testée et approuvée : ce n’est pas un home-cinema, certes, mais avoir le son qui vient de juste derrière moi (et qui peut être monté bien plus fort que ma télévision, d’ailleurs), ça change pas mal de choses et ça met un peu plus dans l’ambiance cinéma… le chocolat chaud à portée de main en plus sans avoir à déverser un quart de salaire à la boutique du cinéma pour du pop-corn (jamais dans l’excès… mais je n’ai aucune idée des prix ; c’est cher, donc je n’achète pas). Du coup, mon ressenti fut plutôt positif sur ce concept de cinéma à la maison : voir le film dans son salon, allongé pépère sur le canapé déplié et en pouvant manger ou, au pire du pire, faire pause pour aller aux toilettes, désolé, mais c’est un luxe agréable aussi. Et ça m’embête un peu de l’écrire comme ça, mais je le pense.

Ben oui, l’opinion populaire à en avoir est apparemment que l’on ne doit pas aimer ça, parce que le cinéma est une expérience unique avec son écran géant et son son incomparable. Je ne vais pas remettre ces arguments en question, et même je vais les approuver… avec nuances toutefois : le coup du son, je le cherche encore avec Tenet, l’un des seuls films vus en salle en 2020 (super investissement ma carte UGC !) auquel je n’ai rien pu entendre des dialogues.

Tenet : "J'ai cru que j'avais compris mais non" se marre John David  Washington

Voir aussi : Tenet – avis sans spoiler, explications à chaud (Films vus #35)

Ce qui me manque le plus est définitivement l’écran, la qualité de l’image. Ce ne sont pas les bandes-annonces, puisque je n’aime plus celles-ci depuis qu’elles ont tendance à montrer des images de l’ensemble du film, ce ne sont certainement pas les gens bavardant dans la salle – ou pire, les gens sur les téléphones là – et ce ne sont pas non plus les sièges de cinéma, parfois inconfortable.

Zut, mais alors qu’apportait l’expérience en salle pour que je l’aime tant ? Clairement : l’assurance d’y aller avec des amis pour voir un bon film et en parler. Ca, le cinéma à la maison ne le remplacera jamais : oui, vous pouvez inviter des amis chez vous, mais les conditions ne sont pas les mêmes, ça suppose d’avoir un appartement nickel, d’avoir un canapé assez grand (ça, ça va pour moi) et d’habiter tous à proximité les uns des autres… Si j’allais tant au cinéma à Paris, c’est bien parce que la capitale était à mi-chemin, quoi.

Un autre argument certain réside dans les conditions de visionnage qui sont difficiles à recréer… la salle de cinéma nous plonge dans le noir et dans un silence relatif (si son public est discipliné), alors que bon, j’habite en centre-ville – donc merci le bruit – avec des volets plus ou moins efficaces selon le moment de la journée pour filtrer la lumière. Wonder Woman 1984 : Photos et affiches - AlloCinéUn autre truc que j’aime tout de même avec le cinéma, c’est l’assurance de voir le film d’une traite, sans être perturbé par des éléments extérieurs. Outre le téléphone (j’ai tendance de toute manière à le poser en mode silencieux et face caché quand je regarde un film, je n’ai pas envie d’être dérangé), je pense là aux livreurs, aux voisins et à tout un tas de choses qui nous forcent parfois à faire pause pendant les films qu’on regarde tout au long de l’année. En même temps, ça peut être pratique aussi de faire pause ou de revenir en arrière pour mieux comprendre quelques dialogues desquels on a décroché, non ?

Finalement, là, ce que ça va remettre le plus en question ce « cinéma à la maison », c’est notre mode de vie et de consommation des films. Au cinéma, quoiqu’on en dise, on est forcé de se déconnecter du reste pour plonger dans le film… C’est un peu plus dur à faire de chez soi. Et surtout, ça ne marque plus aucune différence de voir Wonder Woman 1984 et de voir un film sorti il y a dix ans… L’expérience cinéma reste toujours un peu plus en tête que les films que l’on regarde chez soi dans son train train en rentrant du boulot (ou en corrigeant des copies, pour le cliché du blog de prof aha).

Voir aussi : Critique express du premier Wonder Woman

Bref, je ne pense pas que l’un remplacera l’autre, mais ça va vraiment m’embêter si les gros films qui m’intéressent ne sortent pas du tout au cinéma. J’aime la solution proposée de faire une sortie en salle et à la maison, mais on ne va pas se leurrer : économiquement, ça ne va pas être viable longtemps pour les cinémas de rester ouverts dans ces conditions ; et s’ils augmentent encore les prix, bonjour le luxe que ça représentera (déjà que… bon). 

8 Details from the 'Wonder Woman 1984' Official Main Trailer We Can't Get  Over | Fangirlish

En plus, le téléchargement illégal et le streaming hors plateforme officiel vont être des concurrents beaucoup trop sérieux, et je n’imagine pas les pertes financières que ça va représenter, ne serait-ce que pour Wonder Woman 1984… Je m’inquiète un peu pour le streaming, la répression va forcément finir par voir vraiment le jour avec force par rapport à ce qui se fait aujourd’hui !

En attendant, on peut en profiter, j’imagine ? Et puis, il faut bien reconnaître que ça m’a fait plaisir de découvrir des gros films attendus depuis juin pour Noël, après l’année qu’on vient de passer côté divertissement, même si mon écran ne remplace pas l’écran de cinéma pour certaines scènes qui mériteraient vraiment le grand écran. De là à aller en salle revoir ce que j’ai déjà vu ? Humph, on verra si l’occasion se présente.

En tout cas, vous aurez bien compris avec cet article que je suis vraiment partagé, mais que j’ai l’impression que ça va se retourner contre nous avec une augmentation des tarifs pour le cinéma comme pour les plateformes de streaming (+2€ annoncés pour D+ déjà). On verra bien en 2021, tâchons déjà de survivre aux cinq derniers jours de 2020 !

Et vous, vous en pensez quoi ? Bavardons-en dans les commentaires, sur Twitter ou Instagram.