High School Musical: The Musical: The Series – S03E04

Épisode 4 – No Drama – 17/20
Avec deux chansons que j’adore revisitées et beaucoup d’humour, cet épisode ne pouvait que bien s’en tirer auprès de moi. L’intrigue avance certes un peu plus lentement maintenant que la saison est mise en place et certains personnages commencent à manquer, mais j’aime bien que les scénaristes se tiennent à leur idée avec cohérence pour le moment. La cohérence fait aussi tout l’humour avec des ados qui crisent sans raison, et ça, j’approuve pour l’humour.

Spoilers

Corbin Bleu revient pour tourner son documentaire, ce qui stresse les Wildcats.

Point is: if things don’t heat up soon, the only thing that’s gonna be frozen is our ratings.

C’est Ashlyn qui nous fait le résumé de l’épisode précédent, et c’est marrant de voir que les scénaristes ont laissé Ricky errer dans les bois pour qu’il ressemble plus à son personnage dans le spectacle. Je n’avais pas fait le lien, hein. Et on nous fait attendre Corbin Bleu autant que les personnages à force, alors qu’on sent bien que les scénaristes ne font que s’amuser avec l’idée de sa présence.

Tout le monde attend ainsi Corbin Bleu au début de cet épisode, et j’avoue que moi aussi si ça signifie que Carlos nous finira une de mes chansons préférées des High School Musical : Fabulous. Il faut dire que Sharpay était mon personnage préféré et que ça lui va très bien à Carlos, même si son absence de maillot de bain pour cette chanson, reste étonnante.

La version revisitée de la chanson ? Il a fallu que je m’y fasse, car c’est un peu trop rythmé et Carlos n’est pas insultant dans sa voix pour être une parfaite Sharpay (une bonne partie de l’humour d’origine tombe à plat ; ça marchait mieux avec Kourtney par exemple). Le stress de tous les personnages est top, en tout cas, et ça apporte de bonnes tensions sous-jacentes, même si personne ne veut les remarquer. Ainsi, EJ envoie clairement des tacles à Ricky. On se doute bien dès le début que ça ne sera pas traité dans l’épisode, car c’est un fil rouge pour la saison ce triangle amoureux, mais j’aime que ce soit toujours là.

De son côté, Gina apprend que sa mère décide de revenir vivre à Salt Lake pour l’année suivante. Elle en est super heureuse parce que ça signifie qu’elle vivra à proximité d’EJ l’année suivante, celui-ci ayant décidé de se faire une année sabbatique. Le problème ? Le père d’EJ n’est pas à l’aise avec l’idée d’une année sabbatique. Cela rajoute un peu de drama à l’épisode, ironiquement nommé « no drama » parce que personne n’a envie de reconnaître et d’évoquer les problèmes qui les touchent tous.

En parallèle, Corbin Bleu revient donc enfin dans cet épisode, mais il n’arrive pas seul. Il a désormais un assistant qui a pour but… de foutre la merde dans le groupe, parce qu’il a filmé le Bachelor avant et que là c’est trop plat. Les scénaristes passent l’épisode à s’en amuser : on voit bien où est le drama, mais eux, non, pas du tout. Pourtant, les wildcats en font tous beaucoup trop : Kourtney change de look pour tenter de lui plaire, Ashlyn se cherche quelque chose à faire pour que quelqu’un la remarque (Val ayant décidé de ne pas l’aimer selon elle), Ricky espère un câlin de Corbin Bleu : en effet, il a une bucket list à accomplir avant son anniversaire. Cette dernière partie fait un petit running gag qui m’a fait sourire cela dit, on ne va pas se mentir, et qui se termine bien pour Ricky. Pépère le Ricky.

Le plus dramatique que Corbin Bleu parvienne à trouver ? L’absence de Jet. Ce n’est que pendant les répétitions qu’ils s’en rendent compte, alors ça fait de lui un excellent personnage principal… s’il revenait. Ce n’est pas le cas, pas de bol.

Bien sûr, Maddox tente de détourner l’attention et j’aime que ça permette à Carlos d’être sûr qu’elle kiffe Jet, parce que, oui, moi aussi je voyais ça comme ça avant. Pourtant, désormais, je la vois totalement renvoyer des vibes romantiques avec Ashlyn, qui la colle de plus en plus elle aussi. Certes, Ashlyn le fait en parlant de Big Red (il reviendra probablement quand elles s’embrasseront à ce stade ; et il manque à l’humour de la série contrairement à ce que je pensais), mais bon, Maddox a pour ex Madison et le dit dans cet épisode.

C’est un nom principalement féminin, non ? Et puis, Maddox remarque bien qu’Ashlyn se met à détester Val pour de mauvaises raisons exactement comme elle détestait Madison avant de se mettre en couple avec. Non, vraiment, elles sont choupies ensemble Maddox et Ashlyn, ça commence à être dur de ne pas les shipper. Je suis trop bon public, c’est terrible.

Pour en revenir à la critique de l’épisode, la caméra stresse tout le monde, et j’ai bien aimé le petit humour que ça ajoutait, surtout avec le caméraman cherchant absolument du drama (et apportant les meilleures blagues de l’épisode, franchement que ce soit le jeu de mots sur les audiences Frozen ou Big Brother). Pas de bol pour lui, la disparition de Jet n’est donc pas si intéressante car Val le retrouve, chez ses parents, tout simplement.

Il faut donc un nouveau Hans pour tenter de proposer un documentaire intéressant avec la chanson Love is an open door. Ricky souhaite évidemment prendre la place de Jet (pour chanter avec Gina), mais il est vite rembarré par Corbin Bleu, contrairement à Kourt qui lui amène son biscuit préféré ou Ashlyn qui est si needy qu’elle réussit à jouer au piano. Cela dit, elle est le bon genre de needy, celui qui fait rire, pas qui tape sur le système comme Miss Jen là.

La chanson ? C’est EJ, avec son look de méchant des années 80 (j’ai ri autant que Ricky), qui peut la chanter avec Gina. C’est une excellente idée : ça reste une chanson d’amour après tout, puisque le dessin-animé a trahi tous les fans avec une chanson ne révélant pas les intentions de Hans vis-à-vis d’Anna de manière bien explicite. L’alchimie entre Gina et EJ est réelle – ou en tout cas, celle entre les acteurs crève l’écran – et j’ai beaucoup aimé cette reprise. C’est l’une de mes chansons préférées du dessin animé, celle qui m’a fait adorer le personnage d’Anna, alors je suis content que ce ne soit pas raté.

En plus, vraiment, Gina fait une excellente Anna ; elle reprend ses mimiques et la « choré », avec un costume qui lui va bien (contrairement à EJ, mon dieu ?). Malheureusement, les scénaristes mettent trop rapidement de côté cette perfection de Gina/EJ. Ricky continue d’en faire bien trop quand Corbin lui demande son avis sur la prestation, et les scénaristes aussi par conséquent. C’est dommage : ils imposent ce triangle qui n’était pas forcément nécessaire. No drama, c’est bien aussi.

Dans le même genre, Gina finit par trouver la bucket list de Ricky. Les deux se marrent bien quand Gina la lit contre son avis, et ça énerve clairement EJ quand il les aperçoit. Ah, cette jalousie ridicule d’adolescent, c’est chiant. Il a toutefois besoin de s’en confier à Val, mais celle-ci l’interroge plutôt sur la lettre du père lui refusant de faire son année sabbatique. EJ espère en tout cas pouvoir convaincre son père qu’il peut faire de grandes choses sans aller à l’école et le documentaire télévisé est son opportunité.

Pas de bol pour lui, en fin d’épisode, il découvre que Corbin Bleu les a trouvés tellement parfaits qu’il ne continuera pas le documentaire. Pour avoir des audiences, il faut du drama de télé-réalité, pas juste un groupe d’amis. EJ… se propose alors de trouver le drama pour que tous ses amis puissent réaliser leur rêve de ce documentaire. Ah, EJ. Toujours dans le rôle du méchant, au fond.

Le drama ? Facile à trouver avec la lettre de son père dont Gina n’est pas au courant. Elle finit toutefois par la trouver en fin d’épisode, et elle décide de s’en prendre à Val plutôt qu’à EJ, comprenant que Val était au courant de l’existence de la lettre – et de l’inscription d’EJ dans une école loin de la ville où Gina passera l’année. Le problème, c’est aussi que Val a menti plus tôt à Gina en lui disant qu’elle est une excellente petite amie. Je ne comprends pas pourquoi elle a fait ça, en même temps.

C’est en tout cas déjà la fin de la journée, et ça se fait avec High School Musical 3 – ou Camp Rock quand Gina le demande pour faire plaisir à Kourtney. La série prépare en effet les prochains épisodes : Kourt va jouer Elsa, il fallait bien une intrigue pour qu’elle puisse chanter Let it go. J’aime bien ce que ça donne : les scénaristes insistent beaucoup sur le stress vécu par Kourt. On l’a toujours connue hyper stressée, et ça a toujours été source d’humour dans la série. Il est temps à présent de voir l’autre versant de ce stress, avec les problèmes que ça peut poser au quotidien. Elle n’en parle pas à ses amis, mais parvient à s’isoler pour téléphoner avec sa mère. La scène était mignonne et montrait des blessures en elle qui devraient rendre le personnage encore plus intéressant. Je suis content qu’elle soit développée comme ça et qu’on nous donne de nouvelles raisons de l’adorer.

Quant à la fin d’épisode, elle voit le retour de Jet évidemment. Val décide de lui faire la morale, ce qui est plutôt raccord avec son rôle sans que je n’aime vraiment la scène. Après, il est aussi engueulé par Ricky, qui est complètement à la ramasse sur ce coup franchement. Je ne vois pas trop pourquoi il ferait ça ? S’il veut vraiment être son pote, qu’il lui demande comment il va plutôt. Bref, c’est bien fait pour Ricky : Jet l’envoie bouler en lui parlant de Gina qui est plus qu’une amie pour lui. Bon, cela commence donc à se voir pour tout le monde, on devrait avancer sur cette intrigue d’ici deux épisodes.

Sinon, sachez que j’ai du mal à croire que des ados puissent autant aimer Camp Rock aujourd’hui et rire de blagues qu’ils connaissent déjà, hein. Peut-être que je me plante : après tout, j’ai kiffé entendre Carlos reprendre une simple phrase d’une chanson d’HSM3… Jamais vu par Corbin Bleu d’après la série. J’ai bien ri, ce qui me fait pardonner la lourdeur de l’intrigue EJ/Gina/Ricky.

Manifest – S03E05

Épisode 5 – Water Landing – 14/20
C’est légèrement moins pire que dans mon souvenir, même si les personnages sont toujours pas mal débiles, à commencer par une certaine scientifique. Franchement, la moitié de ce qui arrive aux personnages pourrait ne pas leur arriver s’ils réfléchissaient tous dix minutes avant d’agir, mais cet épisode était un peu plus convaincant que dans mon souvenir en ce qui concerne le rythme. En plus, j’avoue que je ne m’attendais pas à cette fin.

Spoilers

Michaela tente de retrouver la trace de Jace, Jared celle de la Major.

Unicorns need to be studied for the greater good.

Quel meilleur moyen pour terminer mon #WESéries que de reprendre Manifest après huit mois sans voir un seul épisode ? La hype autour de la série commence à retomber sur le blog après son arrivée sur Netflix, mais je sais que la saison 4 – qui comportera le double d’épisodes – approche, alors il serait temps de m’y remettre. Je sais aussi que la qualité n’est pas dingue, mais bon, il faut ce qu’il faut ! C’était ça ou Riverdale de toute manière, et j’ai un peu moins d’épisodes à rattraper sur cette saison qui s’est terminée il y a si longtemps qu’il est temps de m’y mettre.

J’ai bien sûr tout oublié alors j’étais content d’avoir un résumé assez complet au début de l’épisode. Au moins, je me remets en tête les différentes intrigues. L’épisode reprend également cinq mois plus tôt, alors ça aide toujours un peu aussi pour gagner du temps. Cinq mois plus tôt, donc, un cadavre est récupéré par un éboueur qui manque de se faire verbaliser parce qu’il est en retard et devrait avoir quitté la zone résidentielle avant 23h.

Cool sa vie ? Eh, c’est directement lié à l’épisode, puisqu’on voit ensuite Jared enquêter sur lui. Le cadavre n’est pas n’importe qui, c’est celui de la Major, évidemment. Comme n’importe quel enquêteur de police, Jared fait ensuite un rapport détaillé de ses trouvailles à la fille de la femme qu’il recherche, c’est bien logique.

C’est bien con en tout cas, parce qu’il le fait avant de suivre sa piste qui le mène tout droit dans une impasse : il découvre que le camion a été loué par une sorte d’agent du gouvernement, puisque ses traces sont bien couvertes. Jared fait toutefois des remous qui remonte jusqu’à Vance, et donc jusqu’à Saanvi.

Celle-ci commence à se rendre compte qu’elle fait confiance aux mauvaises personnes, comme d’hab, et elle a peur surtout pour Jared. Elle tente donc de le contacter, pour mieux le voir être embarqué par des agents fédéraux. C’est con. Elle s’en prend donc à Vance, après avoir fait part de ses soupçons à Ben, et celui-ci lui révèle qu’il a couvert ses traces au point que personne ne sait que la Major a été tuée par elle.

On ordonne à Jared d’arrêter son enquête car elle a été tuée par un espion et que le tout est classé confidentiel. J’ai du mal à croire qu’il se laisse embobiner comme ça, mais il raconte toute l’histoire à sa fille, donc on dirait bien que si, il y croit. Il présente même la Major comme une véritable héroïne.

Pendant ce temps, Michaela essaie de remonter la piste du frère manquant, Jace, qui était dans une caravane d’après les indications qu’elle avait reçues. Pas de bol, il s’est barré entre temps et tout ce que Michaela retrouve sur place, ce sont des menaces imagées envers sa famille et un Appel qui lui fait voir une ombre venant l’attaquer au couteau.

Michaela ne peut pas ne pas réagir face à cette vision flippante, ce qui la force finalement à tout révéler à sa coéquipière. C’est toujours un plaisir de retrouver cette actrice d’ailleurs, par contre, elle est vraiment confrontée à des scénarios pourris la pauvre : Michaela lui explique quand même que les Appels viennent probablement de Dieu.

La coéquipière prend ça presque trop bien et laisse Michaela se barrer comme si de rien n’était. Elle veut effectivement aller se plaindre auprès de Ben pour qu’ils se bougent à retrouver Jace au plus vite, le trouvant flippant suite à son Appel.

En parallèle, en prison, Angelina (heureusement, ils redonnent son nom) rend visite au frère de Jace, Pete, qui est terrifié parce qu’il sait que son procès approche. Angelina le rassure autant qu’elle peut, et j’avais oublié à quel point je ne supportais ni l’un ni l’autre. Elle est insupportable cette gamine, non ? Leur conversation est finalement interrompue quand le prisonnier est transféré vers une autre prison. Allez comprendre, ça n’arrive jamais comme ça, je sais, mais bon, c’est rare de tomber sur des agents du FBI pour transférer un prisonnier.

Comme Michaela ne peut plus compter sur Pete pour savoir exactement ce que Jace a pu voir dans son Appel, elle se tourne vers le troisième frère, Kory, pour obtenir plus d’informations. Elle le fait avec Zeke, pour profiter des nouveaux pouvoirs de celui-ci dans l’interrogatoire, et ce n’est pas passionnant. J’ai vraiment du mal avec l’arrivée de ces trois frères dans la série, là, ils sont d’un chiant, c’est fou.

Vous savez qui d’autre est chiant ? Ben ! Il débarque dans la base secrète de Vance et Saanvi pour en savoir plus de la part de Pete. Il a à peu près les mêmes questions que Michaela, mais il est énervé de voir que Saanvi laisse le FBI (et la NSA) faire ce qu’ils veulent malgré les droits américains. C’est sûr, elle peut vachement y faire quelque chose. En plus, je la soupçonne d’être très contente de ce qu’il se passe : Pete a été kidnappé pour mener quelques expériences sur lui, afin de mieux comprendre ce qu’il se passe pour les rescapés du 828.

Il ne se laisse toutefois pas faire le Pete. Ben y voit ainsi un moyen d’avancer : il propose d’interroger lui-même Pete sur ce qui l’intéresse, avant de le convaincre d’aider les scientifiques. Le pire, c’est que le plan fonctionne ? Pete affirme ainsi que l’Appel souhaite que les trois frères s’attaquent à Michaela, ce qui n’a pas trop de sens. Jace l’interprète en tout cas de la même manière : il s’attaque à une femme qui vit dans l’ancien appartement de Michaela. La pauvre. La pauvre VICTIME, pas la pauvre Michaela qui en fait aussitôt un problème pour elle, comme si elle était la première concernée. Insupportable.

Le temps passe, mais Olive a toujours des goûts de merde en ce qui concerne les mecs. Dans la fac de son père, elle retrouve donc Levi et le remet à sa place en se prenant pour meilleure que lui alors qu’elle a besoin de lui pour l’aider à déchiffrer l’Appel des trois frères ? C’est n’importe quoi. Bref, sur les dessins de l’Appel, il y a des symboles que Levi reconnaît comme étant les mêmes que ceux d’un papyrus vieux de 2000 ans… Blasant.

Le papyrus décrirait un ancien rituel égyptien, le dernier procès. Cela concernait trois frères devant faire un choix, et cette leçon sur le libre-arbitre indique que le troisième frère a choisi de se venger et est donc mort. S’il avait décidé d’être gentil, il aurait survécu : ses deux frères avaient fait des choix différents, le premier préférant l’amour (Pete et Angelina), le second souhaitant la paix.

Même si Olive n’avait pas le droit d’aller à la fac, elle est forcée d’appeler son père : elle comprend en effet que Jace a un choix et n’est pas obligé de tuer Michaela malgré l’Appel. Olive prévient donc Ben, qui prévient aussitôt Michaela. Il n’en faut pas plus pour que Michaela et Zeke se rendent au lac où ils devraient retrouver Jace voulant la tuer – certes, ils sont armés, mais c’est peu malin comme attitude.

Dans le même genre, Ben passe un deal avec les scientifiques et Vance : il leur demande d’emmener Pete au lac et accepte qu’en échange on fasse des tests sur lui si jamais Pete devait mourir. Mouais. C’est très con comme deal, mais la scène suivante était encore plus lourde en réunissant encore Pete et Angelina. Je n’accroche pas du tout, surtout que je ne peux m’empêcher d’y voir une énorme différence d’âge à chaque fois.

Au lac, Michaela et Zeke cherchent à retrouver la piste de Jace, sans avoir de certitude sur le fait de lui expliquer ce qu’il en est du choix qu’il a à faire. C’est très con, ça continue de mettre en avant les pouvoirs de Zeke et ça créé du suspense quand Zeke se fait assommer dans les bois.

Dans tout ça, j’en oubliais l’existence de Grace. Elle est toujours chez son frère qui se comporte dans cet épisode comme un adolescent. Bizarre comme idée. Il est tellement débile qu’il se rend ensuite dans un bar et parle bien fort de Grace qu’il héberge et du vol 828 ? Hallucinant d’être aussi débile. Il n’en faut pas plus pour qu’un paparazzi l’entende et prenne en photo Grace et son bébé avant de les mettre sur son blog. Comme quoi, ça existe encore les blogs.

 

Vus cette semaine #32

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Westworld – S04E07 – Metanoia – 19/20
C’est bien simple, cet épisode ressemble déjà énormément à une fin de saison. Pourtant, il nous reste encore un épisode (un seul, malheureusement) la semaine prochaine, ce qui fait que j’ai été bien surpris du rythme, des révélations et des avancées dans les intrigues. Parfois, ça semblait presque être trop rapide, mais en même temps, c’est tant mieux, car la dernière partie de cet épisode est ainsi incroyablement cool. Curieux de voir ce que proposera le dernier épisode maintenant.

Mercredi

High School Musical The Musical The Series – S03E03 – The Woman in the Woods – 16/20
Je me suis fait surprendre par une des révélations de l’épisode, et je me demande si ce n’est pas la première fois que la série le fait ? C’est bien la preuve que j’ai laissé mon cerveau de côté avant de partir en vacances, je crois. Ou alors, c’est juste que je me laisse bercer par les chansons originales de la série qui sont toujours aussi chouettes à écouter, même si l’une d’entre elles était spéciale tout de même cette semaine.

Jeudi

Resident Alien – S02E09 – Autopsy – 16/20
Si l’épisode n’a pas la qualité du précédent, il offre une bonne reprise en lançant cette deuxième partie de saison vers de nouvelles pistes. C’est un peu abusé d’oublier certains personnages après une pause si longue, mais comme pour moi la pause n’a été que d’une semaine, tout va bien. Pour le reste, l’épisode me donne envie de rester à jour et me rend impatient de voir le prochain épisode. Tout va bien, donc.

Dimanche

Evil – S03E10 – The Demon of the End – 19/20
Je pensais que la saison durait treize épisodes, alors je n’étais vraiment pas prêt à voir un épisode final. Et pourtant, c’est bien ce que propose la série, et son titre aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Je suis trop endormi en ce moment, ce n’est pas possible autrement. C’est un épisode de conclusion très efficace, en tout cas, au point que c’en est incroyable tant il met tout en place par lui-même. J’ai adoré, tout simplement, et je suis tellement impatient de découvrir la suite à présent !
Tales of the Walking Dead – S01E01 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.
Tales of The Walking Dead – S01E02 – Blair/Gina – 20/20
Cet épisode va diviser et sera soit adoré, soit détesté. Moi, il est tout à fait mon genre de bon gros délire, donc je l’ai adoré, vous l’aurez compris. Les scénaristes sont en roue libre et tentent des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire dans aucune des séries de la franchise, pour un rendu qui aura réussi à me faire rire – sans être pour autant entièrement de la comédie. C’est particulier, d’accord, mais c’était l’éclate cet épisode !
 

Walker

Walker – S02E18 –  Search and Rescue – 14/20
Certains personnages sont tellement débiles que l’épisode a pris une tournure comique en cours de route à laquelle je ne m’attendais pas… Les scénaristes non plus ne s’y attendaient pas, ce n’était absolument pas volontaire, les pauvres. Par contre, l’ensemble reste assez intéressant et le fil rouge se développe enfin, yay ! On approche de la fin de saison. Très doucement, mais en brûlant les étapes quand même. Ils sont forts.
Walker – S02E19 – A Matter of Miles – 15/20
La fin de saison se met en place et ce n’est pas toujours fait avec subtilité, mais il faut reconnaître que les scénaristes s’en sortent plutôt bien puisqu’ils ont forcément dû réécrire une partie de la saison après ce qu’il s’est passé en coulisses (le départ dans le casting). J’imagine que ça aurait pu être bien pire, et j’ai quand même un peu hâte que certaines intrigues prennent fin pour lancer une nouvelle saison dans un mois et demi.
Walker – S02E20 – Something’s Missing – 16/20
Rien de bien surprenant dans les « révélations » de l’épisode, car il était facile de tout deviner depuis plusieurs épisodes, mais j’ai bien aimé la manière dont tout se dénouait dans l’épisode. Tout ? Bien sûr que non, évidemment, la série a quelques pistes ouvertes pour la saison suivante. Je n’en attendais pas moins, je suis content de ne pas avoir eu plus : l’attente de deux mois (ça a du bon d’être en retard) sera parfaitement gérable. Une bonne fin de saison, donc, avec juste ce qu’il fallait où il fallait.

Rattrapage

9-1-1 – S05E10 – Wrapped in Red – 15/20
Beaucoup d’interventions pour l’épisode, mais tout de même des avancées et des surprises dans l’intrigue. Toute la saison semble aller dans le même sens et c’est assez clair à présent. Je me demande ce que donnera la deuxième partie après tout ça, mais le cliffhanger de mi-saison est assez efficace, en vrai, même si très différent de ce que fait la série habituellement.
9-1-1 Lone Star – S03E09 – The Bird – 14/20
La série continue sur sa lancée, et je finis par me demander si la saison 2 était un accident de parcours à proposer des épisodes aussi bien écrits avec des développements intéressants pour les personnages. Là, on a bien une intrigue intéressante, mais elle va à toute vitesse, contrairement à l’intrigue principale de l’épisode qui est, elle, particulièrement longue et peu intéressante à suivre.
Manifest – S03E05 – Water Landing – 14/20
C’est légèrement moins pire que dans mon souvenir, même si les personnages sont toujours pas mal débiles, à commencer par une certaine scientifique. Franchement, la moitié de ce qui arrive aux personnages pourrait ne pas leur arriver s’ils réfléchissaient tous dix minutes avant d’agir, mais cet épisode était un peu plus convaincant que dans mon souvenir en ce qui concerne le rythme. En plus, j’avoue que je ne m’attendais pas à cette fin.
Manifest – S03E06 – Graveyard Spiral – 15/20
Je vais finir par regretter de ne pas avoir vu la saison plus tôt : j’ai bien aimé cet épisode. Il y a toujours les moments un peu débile où les personnages font des trucs qui n’ont pas de sens et des facilités scénaristiques énormes, évidemment, mais l’épisode était divertissant. En plus, pour une fois, on sent une vraie avancée concernant l’intrigue globale de la série, avec quelques questions supplémentaires. J’aime bien quand ils proposent des épisodes comme ça, où toutes les intrigues sont vraiment liées entre elles.

J’ai aussi vu un épisode de New-York Unité Spéciale et cinq épisodes de I am Groot. Enfin, si on peut appeler ça des épisodes, quinze minutes en tout, sérieusement ?

> Vus en 2022 

 

Westworld – S04E08

Épisode 8 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

Spoilers

Dolores découvre (encore) la vérité sur sa réalité, William impose la loi du plus fort.

You’ve turned my world into a game.

La série n’étant toujours pas renouvelée, je crains vraiment le pire pour cet épisode qui est possiblement le dernier. Je ne suis psychologiquement pas prêt et j’espère vraiment une saison de plus, même si je ne sais pas ce qu’elle pourra raconter : l’épisode de la semaine dernière offrait la possibilité de servir une vraie conclusion cette semaine.

Nous verrons bien ce qu’il en est, en attendant, il faut reprendre cet épisode qui commence par le massacre provoqué par William en ville. Tout le monde essaye de s’entretuer parmi les humains, et ça craint beaucoup d’avoir survécu à tout ça pour finir comme ça. Même les robots se retrouvent terrifiés par ce qu’il se passe… mais ils aiment bien l’idée malgré tout – jusqu’à ce qu’ils soient tués eux aussi.

C’est un peu comme les humains le jour où le parc est parti en vrille, sauf qu’aucun humain n’a vraiment envie de tuer les robots en particulier. Ils ne font aucune distinction entre humains et robots, enfin, ce qui est forcément gênant. Franchement, ça part dans tous les sens, et nous suivons un tas de gens se faire exterminer les uns après les autres.

C’est une bonne première scène chaotique qui se termine sur un sniper plus malin que les autres, dernier survivant de la rue. Du moins, en apparence. En pratique, on se doute que ça risque de finir autrement. Le gamin – parce que c’est à peine un adolescent en vrai ce sniper – sort finalement de son immeuble pour aller voler un flingue et une voiture. Le pauvre se fait toutefois tuer à son tour. Je pensais qu’il allait pouvoir résister et être un personnage intéressant de l’épisode, mais non. Une fois n’est pas coutume, son meurtrier n’est autre que William. Encore et toujours lui.

On pourrait dire un peu la même chose de Charlotte : alors que William l’avait tué la semaine dernière d’une balle dans la tête, deux robots viennent récupérer son corps et nous la ressuscitent en deux temps trois mouvements. Plus concrètement, ils la réinitialisent et lui fournissent un nouveau corps. En bonne hypocrite, Charlotte demande qu’on lui conserve sa forme humaine, ses cicatrices et son visage, soi-disant pour que William puisse la reconnaître. La vérité est ailleurs : elle est aussi attachée à son apparence humaine que les autres, même si elle veut nous transcender.

Une fois ressuscitée, elle doit encore faire le point sur ce qu’il s’est passé dans sa cité. Elle découvre rapidement que William a décidé de l’exclure de la gestion de la ville : elle ne peut rien faire pour stopper le massacre qui, de toute manière, est déjà bien en place. Tout ce qu’il lui reste, c’est une vidéo de Bernard pour lui demander ce qu’elle compte faire ensuite. Il lui vend ainsi un dernier jeu avant la fin de tous les hosts, un jeu qui ne sera pas le sien. J’ai presque eu de la peine pour Charlotte, et pourtant, on sait à quel point elle est méchante. Et énervée, dans cet épisode.

Pendant ce temps, Dolores en arrive à comprendre qu’elle n’est qu’un programme parmi la réalité. Elle n’a donc pas vraiment de corps. Teddy tente bien de la convaincre qu’elle est réelle parce qu’elle a des pensées affectant le monde, mais la vérité est donc que Dolores n’est plus qu’un programme. A quoi bon se faire passer pour Christina dans ce cas ? J’ai du mal à suivre la logique, surtout que Teddy révèle finalement qu’il n’est pas celui qui a lui fait voir le labyrinthe.

Rapidement, Dolores comprend donc que quelqu’un d’autre joue avec elle : pas Teddy et, selon elle, pas Charlotte non plus. Il ne reste pas 36 possibilités, mais j’ai quand même eu peur qu’on nous sorte encore William. Ce n’est pas le cas, évidemment : c’est Dolores elle-même qui a décidé de se créer une vie dans ce monde digital. Il y a bien eu quelques indices au cours de la saison, notamment quand la coloc était imblairable à gérer en permanence la vie de Dolores/Christina, mais c’est un peu léger, je trouve.

Comme il n’y avait pas vraiment de quoi deviner qu’elle n’existait pas, la révélation tombe quelque peu à plat. J’aime bien l’idée que Christina se soit créée son monde après, et qu’elle embrasse Teddy comme ça.

Malheureusement pour elle, dans la réalité, Charlotte s’énerve sur le plan 3D de la ville détruite par William. Elle détruit ainsi la ville et nous révèle que sous celle-ci, il y avait… la perle de Dolores ! D’accord, ça devient un peu plus logique d’un coup, et j’aime beaucoup cette révélation – même si ça ne nous dit pas exactement ce que Teddy vient faire ici ou quel est le plan précis de Charlotte face à tant de chaos.

Elle est toujours bien badass en tout cas, et je l’adore. J’aurais aimé qu’elle ressuscite Maeve au passage, même si elle n’avait aucun intérêt à le faire. À la place, elle se balade en ville, toujours au son entêtant des ondes de la Tour, tue un humain et retourne voir son William dans une roue. Malheureusement, celui-ci est mort. Il lui reste heureusement Clémentine pour lui reprocher d’avoir voulu faire de William son animal de compagnie, parce que ça ne pouvait que déraper.

Clémentine reste une host clairement conçue pour venir en aide aux autres, alors elle propose son aide à Charlotte, avant de partir pour sa propre intrigue : elle souhaite retrouver les outliers, mais pas pour cohabiter avec eux. Ben super, cette apocalypse est vraiment peu rassurante pour les humains. En tout cas, Charlotte récupère enfin quelques accès informatiques depuis cette salle : elle peut ainsi localiser William.

Elle compte bien le ralentir avec le peu de pouvoir qu’il lui reste. C’est la loi du plus fort ? Très bien ! Elle lui envoie quelques hosts pour lui tirer dessus. Ils ne sont pas assez forts pour venir à bout de lui, évidemment, parce que c’est William, mais ils le ralentissent comme prévu. Ils détruisent sa voiture avant de se faire tuer.

Ils permettent aussi de donner des lunettes à William, lunettes qui permettent à William de voir un petit hologramme de Charlotte. Celle-ci a bien compris le but de William : il souhaite s’en prendre au Sublime et y propager la même violence que dans notre monde, où les hosts risquent même de se faire tuer par les humains tant ils sont dépassés par le nombre d’entre eux.

Cela craint un peu, et on comprend qu’ils sont désormais en train de mener une course pour arriver en premier sur place : Charlotte en jet privé, William en remontant sur un cheval. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu dessus. Cela lui permet d’atteindre le barrage du Sublime, sous un ciel sans nuage cette fois (merci pour le Bingo Séries). Il n’arrive que quelques moments avant que Charlotte ne fasse de même avec son hélico-jet privé.

C’est toutefois assez de temps pour qu’il lance la destruction du barrage. La conversation qui suit entre William et Charlotte est intéressante, parce qu’elle ne fait que confirmer ce qu’on soupçonnait depuis le début avec le personnage de Charlotte : William n’est jamais vraiment mort à ses yeux, il a évolué en devenant un robot. C’est plutôt logique : il vit toute la vie de William en agissant comme lui, évidemment qu’il est encore un William, évidemment qu’il a sa loi du plus fort inscrit dans son ADN de robot là (comment ça, il n’a pas d’ADN ?).

C’est pareil pour Charlotte : humaine, elle avait soif de pouvoir et de contrôle, une fois robot, elle n’est pas bien différente, même si elle est censée être construite à partir de Dolores. J’aime bien l’idée, même si ça ne me donne pas envie de devenir un robot pour autant. Après, Charlotte a quelques extensions intéressantes – non, je ne parle pas de ses cheveux : sa mise à jour du début d’épisode fait qu’elle a désormais un corps métallique capable de résister au poignard de William.

C’est un bon plan. Le combat entre les deux tournent alors à la partie de cache-cache et Charlotte finit par manquer de munition pour tuer William. C’est bien dommage. Cela permet à William de la chercher pour lui indiquer qu’elle a perdu à son jeu. Cela lui convient : elle considère qu’ils ont perdu tous les deux. Elle réussit toutefois à tuer William (YES) en utilisant un flingue laissé dans le tunnel du barrage par… Bernard, bien sûr.

Il propose en effet à Charlotte de se sauver en la laissant choisir de lancer un test. Et quand je dis que Charlotte tue William, c’est vraiment pour de vrai cette fois. Alléluia. Elle lui arrache la perle de son crâne et la réduit en miettes. Il n’y a plus trop de doute.

 

En parallèle, en ville, Frankie, Ashley et Caleb tentent toujours de s’enfuir de la ville. Ce n’est pas si évident – il est apparemment plus facile pour Caleb d’avoir des billets pour payer un manteau après une captivité durant toute sa vie que de sortir de la ville. Même si Caleb est persuadé d’avoir le temps d’emmener sa fille jusqu’au bateau qui l’éloignera de ce merdier, Ashley nous fait rapidement un petit check-up de réalité : ce n’est pas le cas.

Les anciennes expériences de Delos rejetaient souvent le corps, et c’est clairement ce qui est en train de lui arriver. Le but est d’arriver au plus vite sur un bateau ? Très bien, prenons le temps de s’arrêter dans un supermarché dévasté alors. Ce n’est pas la meilleure des idées franchement. Frankie prend aussi le temps de papoter avec son papa comme ça, lui expliquant que sa mère est morte d’un cancer. Pauvre Caleb.

Il n’a pas la meilleure des vies robotiques, à échapper à l’enfer pour se retrouver dans un autre enfer. La scène est énervante pour la perte de temps qu’elle représente, mais elle permet au moins aux personnages de converser – et dans le fond, c’est tout ce qu’ils ont toujours voulu, non ? La scène est presque touchante, à parler des souvenirs d’enfance de Frankie qui n’étaient qu’il n’y a quelques jours pour Caleb. Non, vraiment, le pauvre, il prend cher. Il arrive toutefois à s’ajuster assez bien à la réalité, en chantant Que sera, sera. Ca leur correspond bien.

Ashley ? On ne sait pas trop ce qu’il fait en attendant, mais heureusement, il les protège d’un homme qui voulait les tuer… avant de se faire dégommer à son tour par Clémentine. J’ai cru qu’elle allait prendre le temps de lui parler, mais non, pas du tout : elle lui tire une fois dessus et l’achève en lui crevant l’œil. C’était expéditif comme mort, je ne m’y attendais pas, surtout que c’est possiblement la dernière pour lui (si jamais la série n’est pas renouvelée).

Clémentine retrouve finalement Frankie et lui fait le meilleur des doigts d’honneur quand elle sait d’avance qu’elle n’a pas de munition dans son flingue. J’aime bien ce point de Bingo Séries, franchement, et j’aime que Clémentine prenne enfin de l’importance avec sa propre intrigue dans cet épisode. Mieux vaut tard que jamais ? Elle a toujours été un personnage que j’aimais, après tout.

Son intrigue est donc de retrouver les outliers et il est clair qu’interroger Frankie sur le lieu où se planque la Résistance est le meilleur moyen d’y arriver. Elle oublie un petit trop Caleb, en revanche. Il met trois plombes à se pointer, mais quand il revient, il lui fait perdre pas mal de temps pour en gagner autant que possible à Frankie.

Celle-ci révèle finalement qu’elle a encore une balle dans son flingue, et elle la réserve bien comme il se doit pour le crâne de Clémentine. Bon, ben, elle aura eu son heure de gloire, mais ça n’aura pas durer longtemps. Tout ça permet à Frankie et Caleb d’arriver à temps au bateau. Frankie peut y retrouver sa copine, Odina, lui présenter son père… et y dire adieu à son père. Il refuse en effet de monter sur le bateau, parce qu’il se sait condamner.

Frankie a donc passé sa vie à chercher son père, pour mieux apprendre qu’il était mort et qu’elle avait un ersatz pas foutu de survivre plus d’une journée avec lui. Au moins, Caleb a une belle conclusion puisqu’il voit sa fille « grandir » et Frankie a l’occasion d’avoir une vraie conclusion avec lui, en lui disant qu’elle l’aime. Bon, ça sent un peu trop la fin pour moi tout ça. Leur séparation est un peu triste, mais je pense pouvoir m’en remettre.

En parallèle de tout ça, il ne faut pas oublier que Dolores est toujours… nulle part. N’étant plus connectée à la ville de Charlotte, elle n’a plus rien qu’elle-même, et elle-même, ça la fait s’auto-parler à sa colocataire. Ce n’était pas la meilleure des scènes de la série, même si elle décidait de porter un message d’espoir : au milieu du chaos qui règne partout, il existe un sens de l’ordre et une vraie paix. Il suffit de rester immobile dans le désordre pour le voir – pour voir la beauté dans ce monde.

On retrouve ici la philosophie de la série, et elle reste efficace, même atténuée de cette manière. C’est une jolie conclusion pour Dolores après quatre ans. Merde, est-ce que ça va vraiment être une fin de série alors ? Cela y ressemble grandement, même s’il y aura toujours le prochain monde à explorer.

C’est Charlotte qui nous prépare ce prochain monde. De manière inattendue, Charlotte se fait en effet à l’idée qu’elle a perdu. Elle décide de sauver le barrage puis d’utiliser la perle de Dolores pour qu’elle puisse lancer un test : c’est le plan de Bernard depuis le début. La porte du Sublime se referme.

Dans le Sublime, Dolores se réveille et se retrouve à nouveau avec Teddy, son plus grand amour. Le Sublime reprend la forme de la ville de cette saison 4, Dolores comprend que Teddy n’est pas vraiment là non plus et qu’elle l’a recréé de toutes pièces. Je m’y attendais : Teddy est dans le Sublime après tout, pas dans la perle de Dolores. Cette dernière a désormais un but clair : retrouver Teddy dans le Sublime, tout en laissant de côté les défauts des humains. Ce n’est pas évident quand Dolores/Christina se confronte aussi à la Dolores de la saison 1 lui rappelant qu’elles sont à l’image de leur créateur.

La conclusion ? Les humains ne peuvent pas changer précisément parce que nous avons des cellules et de l’ADN, ça ne peut pas se réécrire comme le code de Teddy. Voilà alors l’ouverture attendue pour une possible saison 5 : Dolores décide de laisser une chance à l’humanité en lui offrant un dernier test, un jeu très dangereux. Elle veut créer tout un monde à partir de ses souvenirs – pour voir si ça vaut la peine de sauver l’humanité.

Ce n’est pas bien clair tout de même. Pourtant, la saison se termine sur Dolores, dans son costume de la saison 1, parcourant la ville de cette saison 4, pleine de corps et de cadavres. En voix off, elle nous reproche d’avoir utilisé le don de l’intelligence pour mettre fin à notre espèce, mais elle le reproche aussi aux robots. C’est un peu nouveau comme discours : les robots ne valent pas mieux que les humains à ses yeux.

Elle seule se rappelle des deux toutefois, et nous vivrons tous tant qu’elle se souviendra de nous. La vie sur Terre est terminée selon Dolores, et effectivement Charlotte se suicide carrément (je ne m’y attendais tellement pas à la voir en version robotique détruire sa perle… Je sais bien qu’elle a perdu, mais je suis dégoûté de la voir se détruire quand même).

Dolores veut donc un dernier jeu pour l’humanité, afin de décider si nous survivrons ou si l’extinction nous attendra. Pour cela, son jeu propose une dernière itération qui revient au début de la boucle : elle recréé Westworld en espérant pouvoir se libérer cette fois.

EN BREF – Cette saison 4 revient aux sources après une saison 3 qui avait trop eu tendance à nous perdre dans un futur de science-fiction moins agréable que le parc, mais surtout moins original également. En effet, la saison 3 reprenait trop les thèmes chers aux créateurs pour vraiment surprendre, et c’était une redite moins efficace.

Cette fois-ci, en revanche, la saison nous a mené tout du long sur la piste d’une intrigue cohérente, facile à suivre malgré sa complexité et ses révélations renversant parfois ce qu’on pensait acquis. C’était agréable et ça mène à un final réussi – qui peut servir de fin de série ouverte si jamais la série venait à ne pas être renouvelée, qui prépare parfaitement le terrain pour une saison 5 si elle l’était.

Et franchement, j’espère qu’elle le sera. Un retour à Westworld, même pour une saison encore plus courte, ça me conviendrait très bien. Cependant, le tournage ne commencerait pas avant le printemps 2023… On a le temps de voir venir.