J’avais prévu de publier cet article hier, mais la neige a détourné mon attention et ma productivité. Bref, le voici : on ne parle pas de série télé mais de comics, et pas n’importe lesquels ! Exceptional X-Men, une nouvelle série lancée en septembre 2024, est celle qui a attiré mon attention pour cet article.
Mais qui lit les X-Men ?
Et bien… Moi. Les X-Men, c’est une longue histoire d’amour pour moi. Enfant, je dévorais Days of Future Past ou La Saga du Phénix – bon, OK, j’avais 10 ans et je lisais des VF plus ou moins bien traduites sur Internet, mais vous voyez l’idée ? Avant les comics, je regardais X-Men Evolution et les films, je ne suis pas tombé dedans par pur hasard, hein.
Puis j’ai un peu mis les comics de côté une fois au lycée, avant de replonger… en master, à la fac, parce que pourquoi pas ? Pour ma défense, il y avait un super arc où les jeunes X-Men débarquent dans le présent auprès des adultes – et puis, aussi, j’avais fini les comics Buffy entre temps. Ça provoquait des situations intéressantes l’arrivée des jeunes – Bobby qui fait son coming out, par exemple, c’était incroyable au sens propre même si j’en veux encore à Jean de lui avoir forcé la main comme ça (voir ci-contre).
Comme souvent, j’ai fini néanmoins par me perdre dans la multitude de titres qui sortaient en parallèle et tous les crossovers qu’il fallait bien raccorder. Je me suis fait une pause, j’ai perdu le fil et je me suis perdu définitivement. Mais bon, arrêter de lire définitivement les comics avec moi, ça sonnait bien… jusqu’à 2024, donc, où j’ai décidé de m’y remettre avec cette nouvelle série.
Des nouveaux X-Men ?
Exceptional X-Men, c’est écrit par Eve L. Ewing et dessiné par Carmen Carnero. On y retrouve Kitty Pryde, qui revient à Chicago en voulant tourner la page de son passé mutant. Sauf qu’évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu, on ne renie pas son identité comme ça. Bref, elle va se retrouver rapidement (enfin en cinq numéros j’imagine, donc cinq mois quand même, hein) à la tête d’une toute nouvelle équipe de jeunes mutants. Parmi eux, on découvre des personnages inédits comme Bronze, Axo ou Melee, chacun apportant leurs pouvoirs et leurs particularités. Et ça, j’adore. Bon, il y a aussi assez vite Emma Frost, dont la présence est, comme toujours, sujette à débat (et pour ma part, j’ai du mal avec elle).
Le premier numéro m’a vraiment plu. Il pose les bases de l’équipe, introduit les nouveaux personnages, et surtout, donne l’impression de regarder le pilote d’une série télé. Comme je regarde un peu moins de séries en ce moment, je trouve ça sympa de retrouver ce feeling dans un autre format.
Cela dit, le deuxième numéro m’a un peu laissé sur ma faim. Les introductions des nouveaux personnages y sont poussées un peu trop loin, et on sent que ça ralentit l’intrigue. Les nouveaux mutants sont attachants, et j’aime toujours autant cette dynamique d’équipe où chacun doit s’adapter et combiner ses capacités avec celles des autres… mais là, on est plutôt sur des présentations un peu trop rapide. C’est inévitable : il n’y a qu’un numéro par mois, alors si on veut que ça raconte quelque chose à un moment, faut y aller, quoi.
Heureusement, le numéro 3, sorti avant-hier, relance parfaitement la série. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai eu l’impression de lire un comic des X-Men comme à leurs débuts : une équipe en formation, des enjeux clairs, et surtout un cliffhanger qui frappe fort. Je ne vais pas spoiler, mais un de mes personnages préférés fait son grand retour, et son lien avec Kitty me promet beaucoup pour la suite. Je me demande encore qui servira de vrais méchants pour la série – la haine générale des mutants est un bon moteur, mais ça ne fait pas de gros dangers, non plus.
Et ce n’est pas tout !
Pour l’instant, Exceptional X-Men réussit son pari : elle mélange habilement la nostalgie des classiques des X-Men avec une modernité bienvenue. Découvrir ces nouveaux mutants tout en retrouvant des figures emblématiques, c’est exactement ce dont j’avais besoin pour replonger dans cet univers. À noter que je lis aussi Uncanny X-Men version 2024 en parallèle, parce qu’il y a presque tous mes favoris dedans – Gambit, Malicia, Diablo… et Wolverine, erk. Cette couverture à droite, regardez-moi comment elle est magnifique !!
Bon, ça, je vous en parlerai dans un autre article en revanche. Chaque chose en son temps.
En attendant, si vous cherchez une série de comics qui capture l’essence des X-Men tout en apportant un souffle neuf, Exceptional X-Men est un excellent choix.
Je n’ai absolument pas le temps pour les séries en ce moment, alors je me tourne logiquement vers le cinéma en ce mercredi pour vous proposer un article. Tout. va. bien.
Recyclez aujourd’hui, économisez demain ?
Je vais être honnête : quand l’annonce d’un remake live-action de Dragons est tombée, j’ai levé les yeux au ciel (et je n’y ai pas vu passer le moindre dragon). Vraiment, ça m’a laissé le sentiment habituel de « À quoi bon ? », l’énervement de voir Hollywood s’empêtrer dans une absence incroyable d’idées originales. Pour le coup, le film d’animation original était ORIGINAL. C’est un chef-d’œuvre, ses suites et la série télévisée ont brillamment enrichi l’univers avec toujours autant de qualité, alors pourquoi remuer le passé ?
Cette tendance des studios à recycler des œuvres qui n’en ont pas besoin est agaçante. Dragons fait partie de ces franchises intemporelles, déjà parfaites dans leur format initial. Pourquoi courir le risque de ternir cette image avec une version qui ne pourra pas rivaliser avec l’original ? Bref, mon premier réflexe a donc été – et est toujours, en fait – de râler contre l’industrie et ses reboots sans fin. Recyclez aujourd’hui, faites de la thune demain. Après tout, ça marche pour Disney, je comprends que Dreamworks tente le coup…
Des bonnes nouvelles tout de même
Pourtant… je suis faible. Certains détails ont attiré mon attention. D’abord, Dean DeBlois, déjà aux commandes de la trilogie animée, est de retour pour diriger cette adaptation. C’est souvent bon signe quand un réalisateur emblématique reste impliqué : cela promet a minima une certaine fidélité à l’œuvre originale. Ensuite, j’ai appris que Gerard Butler reprenait son rôle de Stoïk la Brute. C’est déjà ça, non ? La nostalgie peut commencer à faire son petit effet. Ce genre de décision, c’est au moins celles qu’on a envie de lire, je trouve.
Et puis, bien sûr, il y a eu ce moment. Un premier aperçu, un leak sur Twitter (une fuite calculée ? Mystère !), a fait basculer mon scepticisme. Un peu. Je ne suis pas 100% vendu au concept, mais quand j’ai vu l’œil de Krokmou s’ouvrir en version live-action, mon cœur a fondu. Il n’est pas totalement réaliste – forcément, c’est un dragon, ça se saurait si ça pouvait être réaliste (mais à nouveau : pourquoi faire un live-action bordel ?) – mais il est à… croquer. Le jeu de mot est facile, je sais. En une seule scène, j’ai ressenti toute la tendresse que ce personnage inspire depuis le premier film et j’ai maintenant un peu plus envie d’y croire.
Ca n’a toujours aucun intérêt, je sais, le trailer semble confirmer qu’on va juste avoir droit au même film en live-action, sans le moindre changement ; mais au moins, ça ne me paraît pas raté. Faut dire que y a rien de pire qu’un live-action qui change l’histoire et se plante dans les grandes lignes (coucou Mulan, t’es un bon film, mais t’es pas Mulan de Disney, sérieux).
Du côté du casting, Mason Thames et Nico Parker incarneront Harold et Astrid, et ils ont l’air chouette. Ils ne me paraissent pas être des copies parfaites de la version animée, mais de toute manière, je ne les connaissais pas avant cette bande-annonce (enfin, j’ai vu Black Phone mais je n’ai pas reconnu l’acteur parce que je ne suis pas physionomiste), alors on verra bien. Dans tous les cas, le trailer m’a rassuré sur les intentions du film : rester fidèle à l’esprit de la saga tout en lui offrant un souffle nouveau.
C’est très tôt, une décennie après, pour donner un souffle nouveau, mais bon, il y a du fric à se faire pour eux, je suppose. La sortie du film est prévue pour le 11 juin 2025, et je sais déjà que je serai en salle dès le premier jour, voire même en avant-première si j’en ai l’occasion. En attendant, je reste curieux de voir comment cet univers prendra vie dans un format différent. Les paysages spectaculaires, les dragons majestueux, l’émotion des relations humaines et animales : tout cela promet d’être immersif et magnifique AUSSI en live-action.
C’est fou comme quelques minutes de trailer peuvent changer une perspective.
On s’éloigne à nouveau des séries, mais pas tellement du contenu habituel du blog, puisque je viens vous parler de Nuit Incolore, un artiste que j’écoute de plus en plus souvent. Et que je lis, désormais.
De son vrai nom Théo Marclay, ce jeune chanteur suisse d’origine vietnamienne s’est imposé rapidement dans mes écoutes Spotify depuis qu’il m’a été proposé dans le Radar des sorties. J’avoue que je ne regarde pas trop la télé et que je n’écoute pas la radio, c’est donc toujours via Spotify que je découvre de nouveaux artistes. J’écoute chaque semaine le radar pour voir s’il n’y a pas de quoi se mettre sous la dent.
L’album
Et grand bien m’a fait lorsque je suis tombé sur Nuit Incolore. J’adore tout simplement son album La Loi du Papillon. Non seulement, je l’écoute souvent, mais en plus, c’est un vrai plaisir de le voir (enfin, l’entendre) chanter avec d’autres artistes – Kyo, toute mon enfance, déso pas déso.
La semaine dernière, il a ainsi sorti une réédition de son album. Sobrement intitulé La Note noire, c’est une petite pépite qui pousse encore plus loin l’exploration des tourments intérieurs. Avec huit nouveaux titres inédits et deux bonus, l’album reste fidèle à son style introspectif, où chaque morceau semble une confession mise en musique.
Si vous aimez les ambiances sombres mais poétiques, cet album est une immersion totale dans l’univers de Nuit Incolore – et plus encore que l’ambiance, c’est sa voix que j’adore, toujours bien sublimé par le piano. Faut dire qu’il a reçu une formation classique au piano si j’en crois Google, et je pense que c’est vrai, car ça transparaît dans ses compositions.
Le webtoon
Mais ce qui m’a vraiment surpris la semaine dernière et qui me pousse à faire un article aujourd’hui, c’est son webtoon, également intitulé La Note noire. Présenté lors de la Japan Expo 2024, ce projet est une extension de son univers musical. Oui, oui, en plus d’un album, il sort un webtoon. Je me sens vieux : qu’est-ce que c’est un webtoon même ?
Si vous aussi vous êtes vieux (déso, pas déso, de nouveau) : un webtoon, c’est une BD en ligne. Oui, j’imagine que les puristes du webtoon vont me tuer car je fais l’impasse sur certaines caractéristiques, mais simplifions-nous la vie.
Et ça raconte quoi ? L’histoire d’un jeune artiste qui fait un pacte avec un démon pour atteindre la gloire. Je sais ce que vous allez me dire (à raison) : c’est hyper classique, certes, mais ici, c’est revisité ambiance webtoon avec des thématiques qui résonnent avec le parcours musical de Nuit Incolore… et avec des extraits de ses chansons bien sûr. C’est agréable de lire une BD et d’entendre soudainement les notes de chansons qu’on adore venir nous raconter l’histoire.
L’ambition artistique, les luttes intérieures, et le poids des choix forment le cœur de ce récit, et j’ai bien aimé les trois premiers numéros. Bref, Nuit Incolore est en train de me transformer en lecteur de webtoon, rien que pour la cohérence entre écrit et musique. Vous allez me perdre à force que je me perde moi-même dans tout un tas de trucs, je sais.
Après, c’est pas nouveau que j’aime le transmédia, c’était même un bout de mes études à la fac (par choix, évidemment). Ici, l’album et le webtoon se répondent mutuellement, enrichissant l’expérience : les morceaux deviennent la bande-son idéale pour lire le webtoon, et les images du récit éclairent d’un nouveau jour les paroles des chansons. Cette double démarche montre bien que Nuit Incolore cherche à construire son univers avec ses fans… et clairement, c’est immersif.
Alors oui, l’intrigue du webtoon ne révolutionne pas le genre et est pour l’instant plutôt simple, mais sa profondeur émotionnelle et ses visuels magnifiques compensent. Je ne cherchais pas un truc exceptionnel en plus, l’album, lui, était déjà une bonne petite claque musicale pour ma part.
Il y a sept ans (et donc environ 130 épisodes répartis sur huit saisons), Grey’s Anatomy accueillait un personnage maladroit et attachant, et personne ne se doutait qu’il marquerait la série… et mon propre parcours de sériephile ? Aujourd’hui, j’ai envie de vous en parler. Si vous n’êtes pas à jour de la diffusion américaine (saison 21, épisode 7), fermez vite cette page parce que je compte bien spoiler et dire au revoir à un personnage qui a grandi sous nos yeux et a quitté la série dans l’épisode de vendredi dernier. J’avais beau le savoir, ça m’a dépité et j’ai passé une partie de ma nuit de samedi à dimanche à rédiger ce bien trop long article. J’imagine que ça m’apprendra à vouloir retrouver ma passion pour les séries.
Quand Levi Schmitt est arrivé, c’était en septembre 2017, dans la saison 14, à la suite du départ de Stéphanie Edwards. Et oui. Moi, je rentrais dans ma dernière année d’étude avec mes concours et j’étais encore loin d’être installé, dans ma carrière ou dans ma vie personnelle. Levi, lui, était l’incarnation de la maladresse, un interne un peu gauche, toujours sur la défensive, avec ces fameuses lunettes qui lui ont valu son surnom.
Dans mon article sur ses débuts, je notais à peine sa présence. Comme beaucoup, et peut-être même comme les scénaristes, je l’ai d’abord perçu comme un élément comique, un figurant un peu plus développé. Mais très vite, Levi a prouvé qu’il avait bien plus à offrir, tout comme Grey’s a souvent su le faire avec ses personnages en apparence secondaires.
Très vite, d’accord, mais la première photo de lui sur le blog, c’était pour l’épisode 13 de la saison et… il a un joli dos ?
Un personnage qui a su évoluer
Levi m’a ensuite surpris. Je n’ai pas pu relire tous mes articles, bien sûr, mais pendant longtemps, il est resté cantonné au rang de boulet, interne avec qui Jo a couché, « glasses »…
Et puis, petit à petit, par sa capacité à s’affirmer, à se remettre en question, à s’adapter, il a tracé une évolution naturelle vraiment réussie.
Son coming out dans la saison 15 et toute l’intrigue qui va avec en ont fait un personnage un peu plus étoffé. Je n’ai jamais vraiment aimé Nico, mais faut bien avouer que c’était une intrigue sympa de le voir débarquer et draguer Glasses jusqu’à ce que celui-ci comprenne qu’en fait, il était attiré par lui bien plus que par les femmes – ce qui explique aussi pourquoi sa relation avec Jo a fini en grande amitié plutôt qu’autre chose.
Coming-out
C’est là qu’il a commencé à avoir un nom dans mes critiques – même si je ne savais jamais si c’était Schmitt ou Schmidt. Et c’est cette saison aussi que je me retrouvais à adorer Hellmouth, qui faisait une excellente amie pour lui.
Bien sûr, la saison 15 et le coming-out, c’est surtout un premier baiser raté (que je commente ici). Ce baiser avec Nico Kim a marqué une étape importante pour la série, mais aussi pour Levi, qui lui demandait à apprendre ce qu’était l’homosexualité grâce à lui, lui demandant plus de temps. C’était le début d’une vraie acceptation de soi qui a résonné bien au-delà de l’écran : l’acteur en a profité pour faire son propre coming-out et les scénaristes ont vraiment décidé de jouer à fond la carte de cette intrigue, montrant les débuts de sa relation (franchement chaotique et toxique) autant que le coming-out à répétition qu’il devait faire. Et puis, il y a eu sa première fois dans l’ambulance avec Nico. C’était… un grand moment ? Une belle affirmation, en tout cas.
Ils sont ensuite surpris par Alex qui vient juste d’être nommé chef et leur conseille juste de trouver des salles de l’hôpital avec des verrous. WTF. Qu’importe, voilà Schmitt qui prend confiance en lui et décide peu de temps après d’abandonner ses lunettes (oui, je vous ai retrouvé l’article où j’en parle). Qu’est-ce que j’ai aimé cette évolution où le fait de faire son coming-out l’a fait se sentir mieux dans sa vie pro. Le voir prendre confiance en lui quand même… C’est exactement l’effet que peut faire un coming-out ; cette grande respiration du « ah, c’était ça le problème ? ».
Ce qui est certain, c’est que c’est au cours de la saison 15 que Schmitt a pris de l’importance dans la série, plus que les autres internes de sa génération (Quadri, Rory, même Parker… on les a oubliés, il ne reste vraiment plus que lui et Helm). Pas étonnant qu’il soit finalement celui désigné pour faire le lien avec Station 19. C’était pratique : il pouvait s’absenter d’un épisode de la série-mère pour aller tourner le crossover et acheter des fleurs…
Et oui, oui, toutes ces phrases soulignées en couleur sont bien des liens vers des critiques. J‘aimais vraiment Levi à ce stade de la série et ça n’a pas changé depuis, alors j’ai pris du temps avec cet article, que voulez-vous ?
Contre toute attente, ils finissent pourtant la saison en couple. Vraiment, Nico aura pourri le personnage de Levi.
La traversée du désert
Le temps passe, le covid s’en va, Levi devient un peu plus chirurgien chaque saison – et maintenant, il peut même faire des chirurgies solo ou être le chouchou d’Adison. Côté vie privée, il continue de voir Nico, tout en bossant non stop pour être chef des résidents (menant à un Thanksgiving étrange, par exemple). Et après tout un début de saison où il ne se passe rien, on arrive assez vite au drama qui a fait que le personnage s’est trop éloigné de nos écrans. En une image comme en cent mots :
Certes, cette intrigue permet de développer à nouveau le personnage de Levi sur plusieurs épisodes, mais je trouve que ça a participé à pourrir un peu ce qu’il était moi.
On le renvoie dans ses doutes, c’est bien, mais ça l’a mis de côté pendant un long temps et ça n’a pas apporté beaucoup d’épaisseurs par la suite : il est redevenu ce qu’il était et c’est tout. C’est un drama qui n’a pas franchement laissé de traces (on ne l’a même pas revu lors des flashbacks de départ du personnage, tout de même !). Pourtant, il passe par une grande dépression et retourne même chez sa mère. C’était d’un frustrant ! Il a fallu que Richard aille le chercher plusieurs fois pour qu’il accepte de revenir, en plus – enfin, Richard + sa mère qui critique l’hôpital et a un accident dans les escaliers, le forçant à agir. Nico ? Il ignore totalement Levi à son retour à l’hôpital. On en a enfin fini avec cette histoire !
Et après deux longues saisons d’errance, il est annoncé que Levi va quitter la série en amont de la saison 21. C’est hyper frustrant, surtout que comme toujours avec la série (je n’ai pas oublié qu’ils ont fait pareil avec Lexie ou Stephanie), cela a été synonyme de beaucoup de temps passé avec le personnage dès le début de saison et pour quelques épisodes afin de marquer son départ. Quel dommage que les scénaristes ne se soient pas réveillés avant.
Et tant pis s’il laisse derrière lui une de ses internes dans le coma, hein, fallait rusher son départ avec une double intrigue pro et sentimentale d’un coup.
Un parallèle inattendu
Je me répète un peu, mais quand Levi est apparu pour la première fois, maladroit, avec ses fameuses lunettes et son air un peu gauche, je ne pensais pas qu’il deviendrait l’un des personnages les plus marquants pour moi – et encore moins qu’il serait l’un de mes préférés dans la série. Dansmon premier article sur lui, je ne faisais que l’effleurer, tout comme la série. À cette époque, il n’était qu’un interne parmi d’autres, et les internes dans cette série, on en a connu des générations entières qui ont disparu. Mais rapidement, Levi s’est affirmé. Ce surnom moqueur de « Glasses » a laissé place à un personnage beaucoup plus riche, avec des intrigues qui m’ont souvent touché. Et à mesure qu’il évoluait, je me retrouvais dans ses doutes, ses maladresses, et sa manière de s’accrocher à ce qui compte pour lui, même si ce n’était pas toujours parfait.
Quand Levi débutait comme interne, je terminais mes études. Quand il faisait son coming-out et prenais confiance en lui, ben, ma foi, je m’affirmai davantage dans mon job et je commençais activement à essayer de me mettre en couple. Deux déménagements, quatre établissements, et une pandémie plus tard, je suis maintenant bien installé, dans mon travail comme dans ma vie personnelle. Mon couple fête bientôt cinq ans – et mon blog ses dix ans. Gloups.
Vous vous rendez compte que cet article me fait prendre conscience que je n’ai posté aucune photo sur le blog de l’amitié Jo/Levi ?
C’est con, mais pour moi, c’est ça aussi une série : on grandit avec les personnage. Alors certes, ça fait deux ans que le personnage ne me parle plus autant, mais les trois premières saisons de Levi sont vraiment très importantes pour moi. J’imagine que c’est ça l’importance de la représentation Ce parallèle n’est pas franchement une nouveauté, mais il me frappe d’autant plus aujourd’hui, au moment de lui dire au revoir.
Dans son dernier épisode, « If You Leave », Levi fait un choix qui reflète parfaitement son évolution. Quitter Seattle pour un poste en recherche pédiatrique au Texas, là où, d’ailleurs, Stéphanie Edwards (qu’il remplace plus ou moins dans la série) s’était reconstruite sept ans plus tôt, boucle la boucle de manière émouvante et subtile. Pas de grandes déclarations, pas de larmes exagérées. Juste un départ logique, naturel, à l’image de ce qu’il est devenu.
Salut les sériephiles, Nous revoilà déjà dimanche après-midi (en tout cas au moment où je commence à écrire cet article) et qui dit dimanche après-midi dit aussitôt « Article performance de la semaine », pas vrai ? En plus, cette fois, j’ai réussi à voir un tout petit peu plus d’épisodes que ces dernières semaines, donc ma palette…
Pour moi, ce départ marque plus qu’une étape dans la série. Il symbolise aussi la fin d’une ère que j’ai suivie avec passion. Levi et Carina sont arrivés dans le même épisode et se sont rapidement imposés comme deux de mes personnages préférés de la série – puis du Shondaland – ces sept dernières années. Ils s’en vont à quelques mois d’écart à peine, me laissant un peu sans mes chouchous – et sans représentation digne de ce nom, en plus (surtout que ça semble mal parti pour Jules et Mika aussi et que Teddy, merci, non merci, elle retournera avec Owen quoiqu’il arrive…).
Bref, comment conclure après tout ça ? Ils ne le liront jamais, mais merci aux scénaristes pour Levi Schmitt. Merci Jake Borelli, pour avoir incarné ce personnage avec tant de sincérité. Ce départ me rappelle pourquoi je regarde des séries : pour ces histoires qui résonnent, ces personnages qui grandissent, et ces adieux qui nous rendent tristes et heureux à la fois. Je suis heureux qu’il reste en vie et puisse évoluer et grandir encore hors écran. La série n’aura donc pas foiré tous les départs…