The Mandalorian and Grogu : le récap de la série (en gros) avant le film

Salut les sériephiles,

Ça fait quoi, deux ans ? Trois ? … Quatre, peut-être ? Non, quand même pas, là, je commence à exagérer, mais franchement la série The Mandalorian a proposé sa saison 3 dans ce qui me semble être une autre vie. Trois ans, c’est rien ? Il y a suffisamment de temps en tout cas pour que j’ai l’impression de ne me souvenir de rien, à commencer par trois quarts des noms propres et probablement 90% des subtilités politiques autour du… Euh… Sabre Noir ?

Heureusement, il y a Grogu. Lui, on ne l’oublie pas trop. Il est mignon, on voit sa tronche partout à Disneyland et je n’arrête pas de le manger. En burger, hein. Il y a d’abord eu le burger de Disneyland à l’occasion du 4 mai, puis j’ai fini par craquer et faire un tour à Burger King (en vrai, c’était une bonne option sur une journée loin de chez moi) où, à deux, nous avons évidemment récolté les deux mugs.

Il y avait un peu trop d’ail à mon goût, mais gros coup de cœur quand même pour le burger Mando, c’est pas impossible, si je repasse devant un Burger King, que je m’arrête pour m’en racheter un… même si c’est un peu con de devoir repayer le mug à chaque fois, parce que même s’ils sont superbes, bon, je ne vois pas trop quoi faire des doublons (déjà que je ne m’en sers que comme décoration pour l’instant).

Oui, la présentation fait pas rêver, on est dans un fast-food, mais le coup de cœur a même été suffisant pour que j’y retourne ensuite histoire d’aller récupérer quelques goodies du menu enfant. Le puzzle, c’est fun, la casquette mériterait d’être proposée en taille adulte pour tous les adultes qui sont restés des enfants et Burger King a peut-être quand même gagné un client ou deux dans l’opération.

Promis, mon article n’est pas sponso pour autant… C’est juste un marketing efficace quand on n’est pas un fan absolu de Star Wars. Ce qui, rappelons-le, est mon cas à la base. Cela dit, cet article ressemble un peu trop à un encart pub, il est peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet :

Un bon gros recap de la série.

Avec la sortie de The Mandalorian and Grogu le 20 mai, il est en effet temps de se rafraîchir un peu la mémoire, surtout que je compte aller voir le film à la première séance possible pour éviter les spoilers. Bien sûr, ça signifie aussi sans avoir vu la bande-annonce, sans avoir lu le résumé, sans avoir ouvert la moindre théorie, bref, vous me connaissez, j’en suis au stade où je ferme les yeux et me bouche les oreilles au ciné.

Saison 1

Au départ, The Mandalorian, c’est l’histoire de Din Djarin, un chasseur de primes solitaire qui traverse les territoires pas vraiment contrôlés par la Nouvelle République. En gros, un western spatial, et j’aime bien le vendre comme ça en précisant que si c’est un genre qui fait envie, alors mieux vaut regarder Firefly.

Ouais, pardon mais j’ai eu un peu trop de mal à entrer dedans au tout début pour la vendre avec enthousiasme, Grogu ou pas. La saison 1 était belle, très belle même, mais elle donnait aussi l’impression d’être un long film étiré sans raison en épisodes, avec beaucoup d’exposition et pas toujours énormément de dialogues. Disons que Mando n’est pas le personnage le plus bavard de l’univers, ce qui est pratique quand on porte un casque, mais qui est vite chiant quand il passe la moitié de l’épisode à marcher en silence d’un point A à un point B, sans vrai enjeu.

En cherchant bien, on en trouve un peu avec “l’Enfant”, que tout le monde continue aujourd’hui de surnommer Baby Yoda même si on sait enfin son vrai nom : Grogu. La mission de Mando (pas de jaloux pour les surnoms) devait être simple : récupérer la cible (Grogu), la livrer, toucher la récompense. Sauf qu’il fallait bien que notre chasseur de primes ait un cœur quelque part sous l’armure, et Din finit par trahir ses employeurs pour protéger ce petit être beaucoup trop mignon, mais aussi beaucoup trop puissant. En gros.

La saison 1 pose donc les bases : Din Djarin n’est pas seulement un homme en armure qui accepte des contrats, c’est un homme en armure qui se retrouve à devoir protéger un enfant. En fin de saison 1, Din reçoit enfin un objectif clair : retrouver les semblables de Grogu pour le ramener auprès des siens. Enfin, un objectif. Il était temps.

Saison 2

Ainsi, la saison 2 fonctionne beaucoup mieux pour moi, justement parce qu’elle transforme tout ce qui ressemblait à une longue introduction en vraie aventure. Les épisodes restent souvent indépendants, mais l’intrigue avance davantage, les dialogues existent un peu plus, Din devient plus attachant et Grogu continue à faire n’importe quoi avec l’innocence d’un bébé capable de déplacer des objets avec la Force. Baby Yoda est mal élevé, clairement, mais bon, il est mignon, alors on lui pardonne en rigolant et voilà.

La saison 2 permet aussi d’agrandir l’univers. Din croise d’autres Mandaloriens, et comprend que son credo (This is the waaay) n’est pas forcément la seule manière d’être mandalorien. La série devient plus riche, plus rythmée, plus connectée aussi à l’univers Star Wars, pour le meilleur et parfois pour le “ah oui, là, il faut avoir les références et je ne comprends rien, mais OK, d’accord”.

Le point culminant, évidemment, c’est la séparation entre Din et Grogu à la fin de la saison 2. Din accepte de retirer son casque pour lui dire au revoir, ce qui est quand même énorme pour lui, et Grogu part avec Luke Skywalker (rien que ça ! Les effets spéciaux ensuite étaient si dingues qu’il a fallu que j’en écrive un article) pour être formé. Le genre de fin qui donne l’impression qu’une page se tourne vraiment.

Sauf que non.

Entre la saison 2 et la saison 3, il y a eu la saison 1 de The Book of Boba Fett. Et si vous n’avez pas vu The Book of Boba Fett, eh bien, tant pis pour vous, apparemment, parce qu’une partie importante de l’intrigue de The Mandalorian s’y déroule. La saison est bien sûr critiquée sur le blog, mais en bref, Grogu choisit finalement de revenir auprès de Din plutôt que de poursuivre son entraînement avec Luke, ce qui explique pourquoi il est de retour dès le début de la saison 3.

C’est tout de même un choix narratif assez fou : séparer les deux personnages dans un final de saison très marquant, puis régler leur réunion dans une autre série. J’ai encore du mal à savoir si c’est brillant, idiot ou juste très Disney+. J’ai tendance à penser que c’est idiot, je crois.

Saison 3

La saison 3 démarre donc avec Din et Grogu déjà réunis, sans explication pour qui n’a pas tout suivi à l’univers Star Wars étendu. Din, lui, a un nouveau problème : il n’est plus considéré comme un vrai Mandalorien parce qu’il a retiré son casque. Pour obtenir sa rédemption, il doit se rendre dans les eaux vivantes des mines de Mandalore. Oui, oui, il doit aller se baigner sur une planète supposée détruite pour retrouver le droit de porter un casque à vie. C’est qu’il faut se faire chier pour rester dans une secte, dis donc.

J’ai l’air de me moquer ? En vrai, cette saison 3 développe beaucoup Mandalore, Bo-Katan, les différents clans mandaloriens, leur histoire, leurs tensions, leur volonté de reconquérir leur planète… Et ça m’a plutôt plu. Sur le papier, il y a plein de bonnes idées. En pratique, j’ai souvent eu l’impression que la série ne savait pas totalement ce qu’elle voulait raconter, mais au moins je ne m’ennuyais pas.

Après, l’intrigue se déplace vers Bo-Katan et la réunification des Mandaloriens et ce n’est pas toujours ce que j’attendais d’une série supposée être centrée sur The Mandalorian.

Après, il n’y a pas que Din qui fasse la série. Il faut dire aussi qu’il y a un antagoniste central que je n’ai pas encore cité : Moff Gideon. Ancien officier impérial très intéressé par Grogu dès le départ, il passe son temps à revenir alors qu’on le croit plus ou moins hors jeu, avec toujours un nouveau plan derrière la tête et une armée de soldats encore plus menaçants que les précédents.

C’est aussi lui qui récupère le Sabre Noir pendant un temps. Cette arme très particulière, créée par le premier Mandalorien Jedi, représente en gros le pouvoir sur Mandalore : celui qui le possède peut prétendre diriger les différents clans. Le problème, évidemment, c’est que personne n’est jamais d’accord sur la manière de l’obtenir ou sur qui mérite réellement de le porter.

Din récupère donc le sabre un peu malgré lui après son combat contre Moff Gideon, ce qui crée immédiatement des tensions avec Bo-Katan, qui espérait le récupérer pour réunifier Mandalore. Et honnêtement, c’est aussi à partir de là que la série devient parfois beaucoup plus centrée sur la politique mandalorienne. Beaucoup trop ? En vrai, l’Empire est peut-être officiellement tombé, mais ses restes continuent de pourrir la galaxie un peu partout, et il me manque parfois des réf.

Du coup, la fin de saison enchaîne beaucoup d’action, de beaux plans, des Mandaloriens qui tombent du ciel, Grogu qui fait de son mieux, Din qui se bat comme il peut et Bo-Katan qui assume son rôle… C’est spectaculaire, c’est efficace, c’est parfois très beau, mais ça va vite. Trop vite, même, pour tout capter.

Comme dirait l’autre :

Et maintenant?

Au bout du compte, Mandalore est reconquise, Gideon est vaincu, les Mandaloriens peuvent commencer à reconstruire quelque chose et…  Din adopte officiellement Grogu. C’est la fête, yeah, Grogu devient Din Grogu. Bon, le nom sonne moins bien que Baby Yoda, je sais… Din accepte ensuite de travailler plus ou moins pour la Nouvelle République, avec l’idée de traquer les restes de l’Empire, et il s’installe avec Grogu dans une petite maison sur Nevarro.

Voilà donc où on en est avant le film : Din Djarin est redevenu Mandalorien, Grogu est officiellement son fils/apprenti/mini colocataire capable de faire des bêtises avec la Force, Mandalore n’est plus seulement une planète morte à reconstruire et les restes de l’Empire sont encore assez présents pour fournir du travail à tout le monde.

En gros (c’est le dernier de l’article promis !), tout est prêt pour retrouver Din et Grogu dans une nouvelle aventure. Après, si le film décide de m’expliquer pendant deux heures les subtilités administratives de la reconstruction de Mandalore comme la série a parfois su le faire quand elle dérivait, je vais pleurer, même si c’est de bonne guerre (des étoiles). Verdict mercredi, je suppose !

Mise à jour : Le film est sorti, le résumé et ma critique sont dispo sur le blog

The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film

Salut les sériephiles, Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est…

Euphoria va-t-elle (vraiment) trop loin ?

Salut les sériephiles,

Attention spoilers jusqu’au 3×05 d’Euphoria (dont la critique est ici d’ailleurs),

C’est la question qui semble brûler pas mal de lèvres depuis quelques semaines et peut-être encore plus depuis lundi dernier. En vrai, depuis le retour d’Euphoria pour sa saison 3, j’ai l’impression qu’on redécouvre chaque semaine que la série n’a jamais été exactement One Tree Hill

Je vois passer plein de tweets qui insistent pour dire que la série est en roue libre et sincèrement, je ne comprends pas pourquoi certains ont l’air de croire qu’HBO vient d’inventer les scènes de sexe ou d’ajouter la drogue pour la première fois dans la série. Putain, l’épisode 2 commence par de longues minutes sur Nate avec plein de full frontal de penis de personnages dans les vestiaires d’un lycée. Techniquement, ces acteurs jouent des mineurs. N’est-ce pas mille fois plus choquant que les prothèses mammaires représentant les seins de Sydney Sweeney en gros plan de lundi dernier (je suis sûr et certain que ce ne sont pas ses seins, franchement) ?

Je ne sais pas, on parle tout de même d’une série qui, dès sa première saison, nous vendait tranquillement des lycéens impliqués dans des histoires de trafic de drogue et de porno. Ce n’était pas caché dans les petites lignes du contrat, quoi.

Et le plus étrange, dans tout ça, c’est donc que je ne trouve pas du tous que cette saison 3 aille plus loin que les précédentes. Je trouve même que c’est plutôt l’inverse en fait. Elle va moins loin, mais elle le fait peut-être plus bêtement et gratuitement, alors ça se voit davantage.

La saison 1 me mettait bien plus mal à l’aise, parce qu’elle donnait vraiment l’impression de regarder des ados partir en vrille sans rien pour les arrêter ou les retenir. Rue était drôle, parfois, évidemment, parce que la voix off de Zendaya faisait beaucoup pour rendre le tout digeste, mais elle était surtout en permanence en train de se détruire. Et Nate, Cassie, Jules ou Maddy n’étaient pas exactement là pour ramener de la bonne humeur.

Quand on me dit qu’Euphoria va trop loin, je pense notamment à l’épisode 5 de la saison 1, que j’avais déjà trouvé violent à l’époque, avec cette scène où Maddy est déshabillée de force par la police après la plainte de sa famille. C’était glauque, c’était dur, et ce n’était pas juste là pour que les gens hurlent sur Twitter pendant douze heures. La scène racontait quelque chose de Nate, de Maddy, de leur relation, de la manière dont il la manipule jusque dans un moment où elle est déjà humiliée. Je pense à Jules qui couche avec le père de Nate, je pense à Nate qui tabasse gratuitement un homosexuel. Putain, oui, Euphoria allait trop loin. Évidemment.

Seulement, si la série allait loin, elle savait à peu près pourquoi elle y allait et c’est clairement ce qu’il manque à cette saison 3 où j’ai beaucoup plus souvent l’impression qu’Euphoria se regarde être Euphoria.

Les scénaristes savent qu’on attend la scène de la semaine, le moment WTF, le truc qui va faire dire “non mais là, Sam Levinson a vraiment abusé”. Dans l’épisode de lundi dernier, ce serait la scène où Nate se fait (encore) couper le doigt de pied par exemple. Ça sort de nulle part (ou presque), ça n’apporte rien de nouveau, c’est répétitif et… Du coup, la série donne l’impression de forcer.

Bien sûr, ce n’est pas tout le temps le cas, heureusement, et il reste encore de très bonnes scènes, mais c’est assez souvent pour que le malaise change de nature. Avant, j’étais mal à l’aise pour les personnages, j’étais mal à l’aise parce qu’il y avait le côté plaisir coupable très exacerbé, l’envie d’en voir certains souffrir et l’espoir que d’autres s’en sortent.

Maintenant, je suis parfois mal à l’aise parce que je vois trop bien la main du scénariste en train de me dire : “Regarde comme c’est malsain, regarde comme c’est pas bien, regarde comme c’est violent.”… Sauf qu’il n’y a pas d’intention autre que celle de (tenter de) choquer. Et non, ce n’est pas toujours réussi.

Toute l’intrigue autour de Cassie résume assez bien le problème. Sur le papier, il y a quelque chose à raconter : son rapport au regard des autres, sa manière de chercher encore et toujours à exister par le désir qu’elle provoque, le piège d’Internet qui transforme tout en contenu, même l’humiliation. Surtout l’humiliation, en fait.

Et franchement, ça pourrait fonctionner, surtout avec Cassie. Le personnage a toujours été écrit autour de ce besoin d’être aimée à n’importe quel prix et c’est pour ça qu’on l’aime (ou qu’on la déteste je suppose). Sauf qu’à force, la série finit par donner l’impression de faire exactement ce qu’elle prétend dénoncer. On ne sait plus très bien si elle critique le voyeurisme ou si elle a juste trouvé une nouvelle excuse pour le prolonger. Bref, ça ne choque pas plus qu’avant, ça choque moins bien.

Cela dit, s’il y a autant de réactions et qu’on lit partout que la série va trop loin, c’est peut-être aussi parce qu’Internet n’est plus le même qu’en 2019. Du côté des États-Unis, on est devenu beaucoup plus puritain dans la manière de commenter les œuvres – et dans la manière de les produire. Le poids de la présidence de Trump se sent, désolé. Pas désolé, en fait. Énervé, plutôt.

Vraiment, quand je lis que la scène de Cassie choque, je ne comprends pas. C’est tellement moins choquant que bien d’autres moments de la série (ou que la dernière scène de Jules dans cet épisode, d’ailleurs, la violence psychologique y étaient particulièrement dure). Désolé, mais si ça, c’est choquant alors je ne vois pas comment on peut attendre une saison 4 derrière.

C’est épuisant ces réactions, surtout pour une série qui a toujours fonctionné sur des personnages incapables de prendre une bonne décision plus de cinq minutes. En plus, ça détourne complètement le débat du vrai problème en ce qui me concerne.

Non, parce que je comprends qu’on trouve cette saison gratuite, entre Cassie transformée en phénomène de foire, Nate qui n’est que l’ombre de l’horrible salopard qu’il était et Rue coincée dans une intrigue qui vire au thriller sordide et particulièrement inintéressant. Là encore, sur le papier, pourquoi pas. Euphoria n’a jamais été une série réaliste, mais… Il y a une différence entre styliser l’adolescence jusqu’au cauchemar et empiler des idées folles en espérant que le tout ressemble encore à quelque chose.

C’est là que je trouve la série beaucoup moins pertinente qu’avant. La saison 1 ne représentait pas les adolescents de manière réaliste, évidemment. Personne n’a jamais pensé que tous les lycéens vivaient dans des néons violets en expliquant leurs traumas comme s’ils avaient déjà lu trois mémoires de psychologie. Enfin, j’espère que personne n’a pris ça pour argent comptant sinon je vais pleurer.

Cependant, la série captait quelque chose de l’adolescence dans ce qu’elle a de plus excessif : les émotions trop grandes, les humiliations qui prennent toute la place, les désirs qui détruisent, la solitude, le besoin d’être vu, aimé, choisi. C’était extrême, mais l’extrême avait une logique, il y avait un message pertinent et des choix de réal absolument incroyables pour soutenir tout ça.

La saison 3, elle, parle de jeunes adultes avec les vieux réflexes qu’elle avait d’aller dans l’extrême. Ça ne marche plus. Ce qui pouvait passer comme une vision volontairement amplifiée de l’adolescence devient maintenant une caricature absolument pas crédible de jeunes adultes coincés dans des intrigues faites pour choquer. Ce n’est pas que personne ne vit comme ça — encore une fois, personne ne vivait comme en saison 1 non plus — c’est que la série paraît moins sûre de ce qu’elle veut raconter derrière ses excès.

Et pourtant, je continue à regarder. Évidemment que je continue à regarder. Déjà parce que je suis faible et que le casting est incroyable. Ensuite, parce que j’ai commencé et j’ai envie d’aller au bout, probablement un peu aussi par voyeurisme. Même quand elle m’agace, même quand je trouve qu’elle force, même quand elle donne l’impression de vouloir devenir le sujet tendance du lundi matin, cette série reste plus originale et unique que beaucoup d’autres oubliées aussitôt vues. Il y a encore des scènes, des images, des moments avec Rue ou Cassie qui rappellent pourquoi la série avait autant marqué au départ (rien que le début de la saison, c’était du jamais vu et j’aime ça).

Enfin, il faut bien que j’assume que je dois être naïf, mais j’ai encore espoir que cette saison 3 se réveille et révèle où elle veut en venir. Peut-être que tout n’est pas gratuit… Mais probablement que si, parce que la saison 2 était déjà moins efficace que la une à plein d’égards.

Alors pour répondre au titre de mon article, non, je ne crois pas qu’Euphoria aille trop loin. Elle est même probablement moins dérangeante qu’avant. Le vrai problème, c’est qu’elle donne plus souvent l’impression d’aller loin pour qu’on remarque qu’elle y va. Et forcément, ça marche moins bien quand c’est fait aussi grossièrement et que ça n’amène aucune réflexion.

Je garde les doigts croisés pour la fin de saison, parce que moi, j’ai encore tous mes doigts, pas comme Nate.

Euphoria – S03E05 – This Little Piggy – 12/20

Je regarde cet épisode avec du retard parce que je suis bien moins passionné par la série que ce que j’aimerais. C’est bien simple, cette saison est loin d’être aussi impertinente et efficace que ne l’était le début de la série. Ils essaient, mais ils essaient trop et ça se sent. Et puis autant les dérives des adolescents poussées à l’extrême, ça apportait un commentaire social et satirique en creux, autant la réalisation ne suffit pas à rendre incontournable les réflexions sur ce que ces jeunes adultes sont devenus – la pire version de ce qu’ils auraient pu être, finalement.

Spoilers 

Cassie veut devenir une star, coûte que coûte.

Are you jerking off to me again ?

Le malheur des uns fait le bonheur des autres ? Apparemment, c’est le crédo préféré de Cassie désormais. Elle sait bien que Nate étant fauché, il ne peut plus l’empêcher de se faire son fric de son côté. Le début de cet épisode a fait beaucoup de bruit cette semaine, et pour cause : on y voit Cassie représenter tous les fantasmes imaginables qui n’avaient pas encore été faits dans la série.

Pour devenir célèbre, elle est prête à tout et suit tous les conseils de Maddy. À tout ? Non, pas à péter dans un pot en verre, ça, elle laisse Maddy le faire. Euh… OK ? J’avoue que de mon côté ce début d’épisode m’a plus stressé qu’autre chose : l’ASMR ne me passionne pas du tout, et ça ne me calme pas non plus, ça me stresse, voilà, c’est dit. Quant aux fantasmes… C’est tellement dans l’excès et limite la déshumanisation que ça ne peut pas me plaire, pardon.

Par contre, que ça fasse le buzz et qu’on dise que ce n’est pas normal, que la série va trop loin ou que sais-je encore, je trouve ça ridicule par rapport à ce qu’étaient les premières saisons. Cassie est en tout cas une vraie célébrité, désormais. Les hommes la paient pour dire leur prénom et être sexy, et c’est effectivement comme ça qu’elle se fait un vrai salaire – et un nom. Au milieu de tout ça, Maddy ne comprend pas, tout de même, pourquoi Cassie continue d’envoyer de l’argent à Nate. Pourtant, contrairement à ce qu’on pourrait croire, Cassie tient encore à Nate.

Pour Maddy, son association avec Nate est la pire des idées : si elle continue à gagner de l’argent en étant mariée avec lui, elle devra continuer à lui verser de l’argent. Pire, elle lui devra. Pourtant, Cassie s’entête tout l’épisode.

Pour ne pas faire dans la dentelle, l’épisode nous montre ensuite à quel point l’ascension de Cassie est énorme : Cassie devient ainsi une géante qui écrase toute la ville, qui tue quelques SDF et qui fait beaucoup de dégâts. Sa poitrine peut même éclater des baies vitrées, yeah. La métaphore est loin d’être subtile, la série va un peu loin dans son délire et j’étais content que ça s’arrête enfin quand le titre est apparu.

Ben oui, ce fut un long délire sur Cassie tout de même. Tout ça ne doit pas nous faire oublier que Cassie devient si grandiose grâce à Maddy. La pauvre continue d’être le larbin de sa boss de son côté et elle n’obtient même pas tout ce que Cassie devrait lui apporter. C’est bien simple : Cassie est fidèle à son ancienne meilleure amie et suit tous ses conseils… jusqu’à ce que Brandon lui fasse prendre conscience qu’elle n’a pas besoin de Maddy pour mener à bien sa carrière. Elle n’est jamais qu’une assistante.

Cassie finit par parler des propositions de Brandon à Nate. Loin d’être aussi jaloux qu’il devrait l’être, Nate assure à Cassie que ce sont des bonnes idées : elle devrait emménager au plus vite avec Brandon, faire quelques vidéos érotiques et récupérer un max de thunes. On est loin du Nate qui écrasait tout le monde au lycée et je crois que je commence à comprendre pourquoi Cassie va si mal – elle a perdu son mari en bien peu de temps.

Avant de suivre sa carrière sans Maddy, Cassie tient quand même à la confronter. Elle commence par la griller sur son mensonge le plus évident : Maddy n’est qu’une assistante. Maddy ne se donne pas la peine de contredire et accepte facilement le moment où Cassie la vire, parce qu’elle a ce qu’il faut pour la convaincre de rester. Bien sûr, Maddy ne fait que bluffer pour que Cassie signe un contrat avec elle.

Une fois le contrat signé, elle se débrouille tout de même pour faire chantage à Lexi afin que Cassie puisse avoir une grande audition. Je ne suis pas convaincu par ce que je vois – mais bon, Cassie passe vraiment l’épisode à incarner tous les fantasmes de base, les uns après les autres. L’avantage, c’est qu’elle obtient le rôle quelle souhaitait avoir en faisant une audition improbable sur du Shakespeare.

Lexi est énervée comme tout de savoir que sa sœur lui pourrit la vie en donnant son nom de jeune fille et en mettant en avant leur lien de parenté, mais Cassie est tellement heureuse d’avoir une chance de passer à la télévision que c’est surtout drôle.

Elle ferait mieux de s’inquiéter de son mari. Certes, elle lui envoie régulièrement de l’argent, mais il n’empêche qu’apparemment, ça ne suffit pas à Nate qui oublie de payer une fois de plus une de ses dettes. Heureux d’avoir enfin l’argent de Cassie, il danse seul chez lui plutôt que de payer tout de suite. Grossière erreur : un homme de main débarque pour réclamer le paiement – et surtout lui rappeler qu’il y a des conséquences à son retard. Ainsi, Nate perd à nouveau son doigt de pied, mais également un de ses doigts – celui de son alliance. Cette fois, il est seul dans la baraque : est-ce qu’il réussira à sauver les deux ?

Loin de tout ça, la série reprend l’intrigue autour de Rue et… Je me rends compte que si j’ai mis tant de temps à voir l’épisode, ce n’est pas pour rien. Cela ne m’intéresse plus du tout de suivre la guerre Alamo/Laurie. C’était le cas dès le début, mais maintenant, la série paraît juste être la parodie de ce qu’elle a pu être par le passé. C’est dingue. Le casting est exceptionnel, bien sûr, la réalisation est plutôt sympa, même si elle manque d’audace (Cassie géante, ça avait de la gueule, d’accord), mais… Je m’ennuie ?

Après le braquage, Alamo est passablement énervé et cherche à se venger des traîtres, n’hésitant pas non plus à torturer par la peur, histoire d’être sûr de savoir à qui il a affaire. Tout ça commence à faire flipper Rue, bien sûr, surtout qu’elle est au cœur de la dispute entre Alamo et Laurie, qu’elle le veuille ou non. Elle indique ainsi à Alamo où il pourra retrouver l’argent que Laurie a volé – mais Alamo lui explique que ce n’est pas de l’argent, sans en dire beaucoup plus. Je sens que ça devrait m’intriguer, mais la vérité, c’est que ça me passe au-dessus.

Bien sûr, la DEA ne lâche pas Rue pour autant : ils arrivent à convaincre notre héroïne de s’incruster au meeting Laurie/Alamo. Elle fait tout ce qu’on lui dit… et en oublie qu’elle a essayé de piéger Magick aussi, la danseuse d’Alamo. Le problème est que la danseuse en fait assez pour que Rue paraisse suspecte aux yeux d’Alamo.

En parallèle, Rue a encore le temps de passer du temps avec Jules. Faudra m’expliquer pourquoi dans un loft aussi gigantesque que celui de Jules, le meilleur endroit pour manger est apparemment le sol ? Jules allongée au sol pour manger, ça n’avait aucun sens et ça m’a empêché de suivre une grosse partie de la scène – jusqu’à ce que Jules dise très clairement à Rue que si elle voulait être avec elle, elle n’avait qu’à demander. Facile.

Cependant, la présence de Rue ne plaît pas trop au sugar daddy de Jules. Il lui fait bien comprendre quand il trouve un des caleçons de Rue chez elle. Il apparaît que Jules commence à regretter son mode de vie, finalement, mais je ne comprends pas bien pourquoi car rien n’a changé.

Pour en revenir à Rue et surtout aux soupçons d’Alamo, les choses commencent à déraper assez vite alors qu’elle dîne avec Maddy. Rue comprend soudainement qu’elles sont entourées par les hommes de main d’Alamo, puis découvre que celui-ci débarque en personne pour interrompre leur repas.

Rue essaie de faire comprendre à Maddy qu’elle ferait mieux de partir, mais c’est en vain. Alamo lui demande de rejoindre ses hommes de main et reste finalement seul avec Maddy. Putain, mais que fait Maddy ? Elle parle business avec Alamo, évidemment, parce qu’il faut bien reconnaître qu’ils ont quelques points communs. C’est tellement flippant.

Alamo emmène donc Maddy dans son club de stripteasse pour qu’elle puisse repérer un peu ses filles – et le business plaît à Maddy qui sélectionne Magick et une autre. Maddy en oublie totalement qu’elle était avec Rue, et c’est bien dommage parce qu’en parallèle, les hommes de main de Rue lui demande de creuser un trou à proximité de la maison d’Alamo. Il est assez vite évident qu’elle creuse sa propre tombe, mais elle a le culot d’être surprise quand les hommes commencent à lui balancer de la terre dessus.

Le cliffhanger de l’épisode voit donc Rue faire face à ce qu’elle croit être une mort certaine : elle n’a que la tête qui sort de la terre où elle s’est enterrée toute seule, et Alamo lui fonce dessus en cheval pour la frapper dans la tête. Aïe ? Il est évident qu’il frappera à côté, ce n’est même pas vraiment un cliffhanger ça.

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9-1-1 – S09E18 – Hearts and Flowers – 18/20

Sincèrement, cet épisode frôlait le 20/20 parfois, mais je n’ai aimé ni son premier quart, ni sa résolution. C’est toutefois une excellente fin de saison, qui sait faire monter le stress et l’adrénaline, en proposant de bonnes intrigues et de bons rebondissements. Non, ce n’est pas crédible, non, les pistes pour l’an prochain ne me paraissent pas assez fortes pour relancer la série, mais oui, c’était un excellent épisode tout de même, parce qu’il parvient à faire ressentir ce qu’on est supposé ressentir face à 911. Allez, à l’année prochaine !

Spoilers

Athena est admise à l’hôpital, entre la vie et la mort.


That’s my mom!

Bien sûr, on a le droit de retourner 30h en arrière pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé. On le sait déjà, mais c’est pas grave, faut nous prendre par la main et nous montrer que Hooks était aussi corrompu que ce qu’on imaginait. Cette intrigue ne me convainc toujours pas, par contre, et on voit Hooks accepter de devoir tirer sur Athena pour protéger les riches qu’il protège.

Dans le présent, Hooks a inventé toute une histoire pour se couvrir, assurant qu’Athena a raté le suspect sur lequel elle a tiré. Ben voyons. Il a inversé les flingues apparemment (je ne comprends pas trop comment, mais soit) et les empreintes correspondent à son mensonge. Cela ne tiendra pas de toute manière, on le sait déjà. En plus, Hooks ment à la police, c’est une chose, mais quand il doit mentir à ses riches amis, ça marche moins. Il a tué le père d’un d’eux, après tout. Et le fils veut sa revanche, ce qui va nous mener à un excellent épisode. C’est fou, ça.

Évidemment, on veut nous stresser sur le sort d’Athena et on sait comment faire avec un début d’épisode dans le camion de nos pompiers. Ils sauvent une femme noire… qui n’est pas Athena. Par contre, une fois à l’hôpital, Harry voit sa mère sur un brancard et est aussitôt paniqué. Bien sûr, Athena survit, ça va de soi. Elle est toutefois dans un coma qui lui permet de faire des gens morts. Et pas Bobby ? Comment ça, ça ne commence pas par une scène où elle voit Bobby ? Cela n’a aucun sens de proposer autre chose.

En tout cas, elle reste dans le coma pour un moment, histoire d’avoir le temps de se reposer et de laisser son corps être en état pour toutes les chirurgies dont elle a besoin. Quand il est possible d’aller la voir, c’est évidemment May qui a la priorité et elle décide d’y aller avec… Ravi ? Faut pas déconner comme ça, y a Hen juste à côté, comment ça tu privilégies ton crush ?

C’est une chance inouïe pour l’homme qui est sur le point de se faire tirer dessus cela dit. C’est un père de famille inquiet pour son enfant qui est à l’hôpital. Il se rapproche au mauvais moment de l’agent d’accueil des urgences qui fait face au riche gamin voulant sa revanche. Il la veut tellement qu’il est venu incognito à l’hôpital observer nos pompiers et prendre des nouvelles d’Athena.

Pour en avoir, il suit Eddie qui s’isole pour prier. C’est terrible parce qu’Eddie lui explique, sans savoir à qui il a affaire, que l’amie pour qui il prie est sortie du bloc opératoire. Il n’en faut pas plus pour que l’homme poignarde Eddie, puis cherche à atteindre Athena. Il est surpris par le père qui s’inquiète pour son gamin, qui hurle qu’il a un flingue. Il n’en faut pas plus pour que le père se fasse tirer dessus. Tout l’hôpital passe presque aussitôt en lockdown.

Le tireur a le temps, malheureusement, de passer du côté où est Athena. En plus, cet arrêt de tout l’hôpital pose un problème de taille : Eddie avait réussi à monter dans un ascenseur à la recherche de soins. Il se retrouve dans un ascenseur en panne, à agoniser seul pour le reste de l’épisode. Oh non c’est si triste. Je n’aime pas le personnage, mais lui faire traverser ça, c’est violent.

L’épisode est vraiment excellent au niveau de la montée en tension, par contre. Je trouvais ça naze à la base, avec Buck et Harry qui s’isolent pour parler de Theo et de généralités de fou. Je ne doute pas que quand on attend dans un hôpital pendant si longtemps, c’est ce qu’il se passe… mais tout de même, ce n’était pas si intéressant à suivre.

Buck finit par apprendre ce qu’il se passe par Maddie. Je ne comprends pas, ils n’ont pas des SMS d’urgences en cas de tireur fou comme ça ? Il faut croire que non. En attendant, Maddie se sent impuissante. Par chance, Josh a une idée de ce qu’ils peuvent faire pour venir en aide à nos pompiers. Il leur explique comment descendre de quelques étages malgré le confinement et comment couper l’électricité pour rouvrir les portes.

Il y en a bien besoin, parce qu’en attendant, Ravi et May se retrouvent à devoir jouer à cache-cache avec le tireur dans l’hôpital. Cela peut paraître simple, mais ils doivent aussi cacher Athena avec eux, et avec les perfusions, et le risque de voir son rythme cardiaque s’arrêter. Entre ça, Hen et Chimney qui se débrouillent pour opérer le papa qui s’est fait tirer dessus et Buck et Harry qui font équipe avec Josh/Maddie, on ne voit pas le temps passer.

Tout est bien qui finit bien, avec Harry qui intervient juste à temps pour s’en prendre au tireur qui allait tuer Ravi, puis Athena. Le SWAT débarque pile à temps pour arrêter le dangereux homme qui n’est pas assassin et tous nos personnages peuvent se retrouver, soulagés de l’absence de victimes graves et décédées grâce à leurs interventions – le corps d’Athena étant en bon état.

Dans tout ça, personne ne remarque l’absence d’Eddie, tout le monde est heureux de faire la fête et tout… et puis Buck voit bien que son mec n’est pas là. Je pensais vraiment que la série allait nous débarrasser d’Eddie comme ça. Ce n’est finalement pas le cas et c’est très contre-intuitif comme fin : après tant de suspense, les pompiers le retrouvent dans l’ascenseur et puis… On passe à autre chose. Trois jours plus tard, Eddie est sur son lit d’hôpital, en pleine forme, à plaisanter avec Buck et Chris. Non, franchement, fallait pas nous vendre comme ça.

Bien évidemment, Hooks semble s’en sortir et on se doute que ça ne peut pas se passer comme ça. Il passe pourtant en toute liberté à l’hôpital, avec la très claire impression qu’il est là pour se débarrasser d’Athena. Pourtant, dans son coma, Athena se croit sortie d’affaire. Elle a bien raison : elle se réveille vite, mais Hooks n’était pas au courant.

Elle profite donc d’être sur son lit d’hôpital pour jouer encore une fois les appâts : elle est parfaitement consciente quand Hooks débarque dans sa chambre et chercher à la tuer. Il y aussi sa capitaine bien cachée dans un coin pour arrêter Hooks. C’est un peu expéditif, mais bon, admettons. Il faut conclure la saison, après tout.

Pour cela nous suivons ce que chaque personnage va faire pendant la pause de quelques mois. Nous voyons donc May commencer sa première année à l’hôpital (pardon, mais à quel moment elle a fait des études pour ça ?), Eddie aide les immigrés à échapper à l’ICE en les envoyant chez ses parents (expéditif aussi, mais c’est sympa), Athena est remise sur pied et quitte enfin l’uniforme pour devenir détective (il était temps après neuf ans !), Buck et Harry deviennent vraiment potes parce que ce sont les seuls sans enfants… donc Buck demande à adopter Theo. Non mais pardon, mais non, je refuse. Il vient de passer deux épisodes à se droguer, comment c’est possible que le cliffhanger soit de le voir devenir papa ?!

En bref

C’est une saison franchement incompréhensible, avec un début catastrophique qui a fait tomber la série au plus bas de ce qu’elle n’avait jamais été. Le reste a eu du mal à s’en relever, parce que le voyage dans l’espace, c’était n’importe quoi. La série a souvent proposé n’importe quoi, mais cette année, ce fut quand même à un autre niveau.

Et pourtant, comme d’hab, la série a su proposer aussi des évolutions et quelques épisodes sortant du panier. Le dernier épisode est un bon exemple de ce qu’ils sont encore capables de proposer parfois, même si ça n’a pas eu le cran d’aller au bout du bout – et je crois que j’aurais aimé ça, mais c’est aussi parce que je n’aime pas le perso qui était le plus en danger.

Comme toujours donc, le danger n’en est pas vraiment, tout est vite expédié et les intrigues sont vite résolues. Il y a des pistes à explorer pour la saison 10 (déjà ?) et je ne doute pas qu’on saura nous proposer de bonnes intrigues… à défaut d’avoir de la consistance dans la qualité !

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