Year of Yes – Shonda Rhimes

Salut les sériephiles – et surtout les lecteurs,

Year of Yes: Amazon.fr: Rhimes, Shonda: Livres anglais et étrangersBon, la soirée est un peu particulière en France avec une surenchère des sites de news pour tenter de deviner ce que nous dira Macron demain soir, alors que lui-même n’en sait probablement rien à l’heure qu’il est. C’est compliqué et ça bouleverse un peu le planning. Je voulais à l’origine vous proposer cet article jeudi, mais ça me paraît bien de le sortir maintenant histoire de me libérer un emplacement jeudi aha ! Bref, je vais donc vous parler de Year of Yes, le livre de Shonda Rhimes sorti il y a un peu plus de cinq ans.

Pour rappel, Shonda Rhimes, c’est la créatrice de tout un tas de séries – et à l’époque de Grey’s, Private Practice, Scandal et How to get away with murder, principalement. Elle n’est plus à présenter dans le monde des séries, et si elle a rédigé ce livre, c’est pour deux raisons. D’abord, c’est parce qu’elle s’est lancée un pari fou : dire oui à toutes les propositions qu’on lui ferait, pendant un an, alors qu’elle avait l’habitude de dire non à tout et de ne jamais sortir de sa zone de confort. Ensuite, parce que ça lui a clairement réussi, à tous les points de vue, ou presque.

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Voir aussi : Ce que c’est que le #TGIT

Moi, j’ai voulu lire ce livre pour deux raisons aussi. D’abord, parce que c’est Shonda Rhimes et qu’elle me divertit depuis plus de quinze ans avec ses séries. Bon, un peu moins au moment où Laura m’a acheté le livre, OK, mais j’ai mis tellement de temps à lire ce livre… J’y reviens après. La deuxième raison, c’est que ce pari m’a paru dingue et trop génial à la fois. De ce point de vue-là, je n’ai pas été déçu d’ailleurs, Shonda Rhimes nous embarque dans un an de sa vie où elle a commencé à mettre de côté ses peurs intimes et à s’exposer davantage au monde.

S’exposer davantage, c’est accepter les interviews, les galas, les cérémonies de remise de prix, les talkshows, les photoshoots… et c’est super intéressant de découvrir tout ça du point de vue de quelqu’un le vivant. Côté développement personnel, le livre est intéressant à proposer un projet de vie sympa où il faut chaque fois considérer ses peurs les plus personnelles et les surmonter en se forçant à y aller. « Fake it until you make it », c’est un proverbe que l’on connaît : faire comme si jusqu’à ce que ça ne soit plus un « comme si » mais ce qu’on est.

If you love Shonda Rhimes shows, you're really going to love The Catch
C’est un peu un spoiler du livre et du dernier chapitre particulièrement, donc ne lisez pas si vous ne voulez pas savoir ; mais ouais, le livre nous raconte évidemment les coulisses de ce photoshoot !

Là-dessus, rien à redire, j’ai eu ce que je voulais, et même un peu plus, parce que j’ai découvert que c’était aussi à l’occasion de cette année folle qu’elle avait décidé de perdre son poids et de faire face à plein de choses qui la bloquaient… même ce dont elle n’avait pas conscience, parfois. En revanche… Ah, lala.

J’ai détesté ce livre. Pardon. Plus exactement, j’ai détesté Shonda Rhimes – plus encore que quand elle tue mes personnages préférés. Pourquoi ? Elle est insupportable, tout simplement.

refinery29: “ Shonda Rhimes is living proof that women can shout their  accomplishments Rhimes refers to this rush of love as “… | Shonda rhimes,  Herstory, Work hard

Disons que l’on achète son livre pour voir ce qu’elle a à dire et parce que son « Year of yes » intrigant nous intéressait, mais qu’elle, elle se sent le besoin de se justifier en permanence. C’est lui accorder beaucoup d’importances, mais en fait, j’avais parfois l’impression d’être en train de lire du Rousseau, en pire. Shonda Rhimes passe tout son livre à se justifier et à se défendre face à que l’on pourrait dire ou penser de négatif sur elle… Alors que pas une seconde, on ne pense à mal ?

Un petit peu, ça peut se comprendre… mais sur tout un livre, à chaque page, c’est très, très lourd. Shonda Rhimes décide que nous sommes là pour la juger et la critiquer, en permanence, mais en même temps, elle n’a pas envie qu’on le fasse et s’en défend. Puis, après, il faut voir la personnalité qu’elle a même lorsqu’elle ne se défend pas : un bon complexe de supériorité, un orgueil à toute épreuve et un alcoolisme dont elle est fière. Bon, ça, on le savait déjà avec Scandal, mais quand elle se vante d’avoir préféré s’acheter une bouteille de vin plutôt que du PQ alors qu’elle était étudiante et n’avait plus d’argent…

L’anecdote pourrait être drôle, et je pense que c’est pour ça qu’elle nous la raconte. Pourquoi je juge alors ? Précisément parce qu’elle fait tout pour qu’on ne la juge pas et que ça donne envie de le faire. Parce qu’elle fait passer ce qui paraît être une erreur de jeunesse pour un truc dont elle est super fière et qu’elle referait maintenant qu’elle est richissime. Parce qu’elle est dans cet orgueil permanent. Parce qu’elle est insupportable comme narratrice de sa vie.

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J’adore son honnêteté. J’aime le fait qu’elle sache ce qu’elle vaut, qu’elle dise ce qu’elle est et qu’elle soit capable de savoir ce qu’est une « First Only Different ». … Seulement, ça ne lui donne pas pour autant la supériorité qu’elle s’accorde sur plein de sujets. Et même quand ça lui donne, ça ne la rend pas sympathique pour autant d’insister trop longuement dessus.

Bref, c’était désagréable à lire, alors que le contenu m’intéressait. Il y a des chapitres qui se dévorent – notamment tout un tas sur la fin de saison 10 de Grey’s, avec le départ de Cristina et les choix de montage fait pour sa dernière scène (des choix que je n’avais pas trop aimés d’ailleurs, mais que je comprends mieux désormais) – et le projet en lui-même est inspirant. Oui, oui, inspirant, ça remet en question nos propres peurs et notre zone de confort, ça donne quelques clés pour réussir à la dépasser et je ne suis jamais contre. Par contre, il y a trop de passages où j’ai trouvé Shonda antipathique, voire toxique dans la manière dont elle parlait de son entourage et dont elle se vantait de se comporter. C’est hyper bizarre, du coup, de prendre des conseils de sa part…

A vous de faire votre choix, en tout cas, mais c’est rare que je trouve une lecture aussi désagréable… même si elle était utile et intéressante par ailleurs ! Sur la fin, j’aimais bien, je dois l’avouer. Peut-être que comme le bon vin qu’elle boit, elle s’améliore avec le temps et comme elle a écrit le bouquin au fur et à mesure… Enfin bon, les relectures n’empêchent pas de réécrire normalement, et il y a un sacré narcissisme, ou juste un complexe de supériorité et de mégalomania qui se dégagent parfois de ces pages de livre.

Pff. C’est chiant, j’avais vraiment envie d’aimer ce livre. Raaaaaaaah.

Stats de la semaine #43

Salut les sériephiles,

The Rookie – Saison 2 – Blog livres et séries

On est lundi, il est donc temps pour moi de faire le point sur la semaine qui vient de s’achever pour vous parler des statistiques du blog et des articles qui ont le mieux marché ici. Qu’est-ce qui vous a le plus attiré ? Il n’y a pas tellement de surprises pour qui suit attentivement les articles chaque lundi, vous allez voir :

  1. Dix pour Cent – S03E05-06 : 112 vues
  2. Dix pour Cent – S03E03-04 : 92 vues
  3. 9-1-1 – S02E16-18 : 89 vues
  4. 24h après #3 : la fin de How to get away with murder : 79 vues
  5. Où en étions-nous dans Trinkets ? : 78 vues

D’accord, d’accord, j’exagérais un peu en introduction, il y a tout de même la surprise de la fin de classement qui donne toujours la part belle à Netflix et les séries que la plateforme se décide enfin à diffuser. Bon, c’est évident que Netflix représente un bon nombre de lecteurs potentiels, mais tout de même. Cela dit, quand je vois les résultats de recherches menant au blog, ça parle beaucoup de Netflix, et ça va jusqu’à 13 reasons why pour savoir d’où sort Caleb (bonne question, ça) ou Ratched en arabe. Dire que je n’ai vu qu’un épidode !

Season 3 Mood GIF by 9-1-1 on FOX - Find & Share on GIPHY

En tout cas, la conclusion, c’est que tout le top se justifie par les diffusions françaises, avec également 9-1-1. C’est à se demander pourquoi j’ai publié 19 articles la semaine dernière par contre, parce que je n’ai apparemment publié aucun article qui attirait des masses… Quoique. Hier soir, j’ai posté trois articles sur la saison 4 de Dix pour Cent, alors il y a des chances que ça fonctionne bien pour le blog aussi. En attendant, les résumés de la saison 3 ont attiré des lecteurs qui voulaient se remettre en tête la fin de saison précédente… Et je vous comprends ! Est-ce que j’ai fait ça aussi en cours d’épisode tellement certains points m’échappaient ? On va garder le mystère, c’est important pour épicer notre relation.

Cela dit, en parlant d’épices, j’ai totalement négligé le Bingo ces derniers jours, et c’est bête parce que j’ai vu une dizaine d’épisodes quand même. En tout cas, il n’y a pas que ça que j’ai négligé puisque je découvre que nous n’avons échangé que 39 commentaires ces derniers jours. Pardon, c’est le problème des vacances, ça. D’ailleurs, il faut que je me dépêche de finir cet article, car je dois retourner à mes vacances.

Hervé André-Jezak | Wiki Dix pour cent | Fandom
Mais non, ne le vivez pas comme un couteau dans le dos 😀

En attendant, parlons un peu tout de même des saisons les plus lues du blog :

  1. Dix pour Cent (S03)
  2. The Haunting of Hill House (S01)
  3. The Rookie (S02)
  4. 9-1-1 (S03)
  5. Fear the Walking Dead (S06)

5 raisons d'avoir hâte à la sortie de la série The Haunting of Bly Manor | Ton petit lookNon, vraiment, les diffusions françaises, ça change tout sur le blog… même si je suis en retard dans tout ce que je regarde. The Haunting et Dix pour Cent sont revenues pour de nouvelles saisons que je n’ai pas commencées, mais elles fonctionnent à nouveau sur le blog pour les précédentes. Au moins, c’est que l’intérêt des fans est toujours là, et ça, ça me fait plaisir.

Pour le reste, la télévision aide bien ; et on termine avec Fear the Walking Dead qui revient plutôt en forme sur le blog. Les deux premiers épisodes de la saison ont bien fonctionné sur le blog… et apparemment plus que sur moi, où le deuxième m’a déçu. On verra bien ce qu’il en est du troisième, mais bon, je ne vais le regarder que demain, puisque comme je disais plus haut, j’ai des vacances auxquelles retourner !

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Du coup, ben, bonne deuxième semaine de vacances à ceux qui ont cette chance et bonne semaine à tous ceux qui ont lu cet article jusque-là.

Camille Cottin (#111)

Salut les sériephiles,

Comme chaque dimanche, je reviens ce soir sur les performances de la semaine et si l’article est publié si tard cette semaine, c’est tout simplement parce que je n’ai pas trouvé de quoi faire au cours des épisodes vus durant ces sept derniers jours. Heureusement pour moi, il me restait à rattraper Dix pour Cent, et je savais que quoi qu’il arrive, j’y trouverai mon bonheur, grâce à la présence de…

Camille Cottin. - Forum du Site Univers-L.com

La performance de la semaine :
Camille Cottin

La série concernée : Dix pour Cent
L’épisode : S04E02 – Franck – 18/20


camille cottin ennuyer Image, GIF animéPourquoi Cela fait quelques années que j’adore cette actrice française et il était plus que temps à mon sens de prendre le temps d’écrire un article sur elle. Les épisodes de cette semaine était bien fun et on sent que les scénaristes ont compris quelque chose dans l’écriture de cette saison : le premier épisode commence sur Andrea. Le second aussi. Il se termine même sur elle. En fait, la série m’a paru plus déséquilibrée que d’habitude où l’on se centrait beaucoup aussi sur Mathias et Gabriel. Maintenant qu’Andrea est DG de la boîte, elle est au cœur de tout ce qu’il se passe, y compris les intrigues qui ne sont pas les siennes.

Je sais, c’était déjà le cas l’année dernière, mais là, c’était encore plus flagrant. Ce qui aide aussi, c’est qu’elle est le seul personnage à avoir une vie personnelle vraiment déconnectée de sa vie professionnelle. Les autres couples de la série sont soit peu évoqués, soit uniquement liés à l’univers du cinéma dans lequel ils évoluent. Forcément, comme Andrea doit consacrer toute sa vie à son travail, il y a des problèmes qui germent pour son couple avec Colette, pas aidé non plus par l’arrivée du bébé.

Camille Cottin - Marie Claire

J’ai adoré voir le personnage d’Andrea tenter de tout gérer de front, avec le stress et les échecs que cela implique. Quant à Camille Cottin, elle a toujours cette capacité hallucinante à débiter les meilleures répliques avec un ton super sérieux et juste, c’est fou. Vraiment, on lui donne des lignes de dialogue qui n’auraient aucun sens ailleurs et aucune efficacité si ce n’était pas à elle de les balancer. Là-dessus, ça fait plaisir de retrouver la série, aussi, parce que son écriture fluide est excellente. On peut dire que ça change d’autres productions françaises, hein.

dix pour cent | Tumblr
Toujours à se barrer, elle. Tss.

Vue aussi dans : Oh, Camille Cottin est vraiment une actrice montante en France – enfin, elle ne l’est plus, je crois qu’elle a atteint le sommet déjà avec le rôle d’Andrea qui lui permet en plus de se faire un sacré carnet d’adresses, je pense, parce qu’elle a joué avec des acteurs mondialement connus avec cette série.

blague - WikiPME

Pour en revenir au sujet de ce paragraphe, je l’ai découverte avec la série d’humour Connasse, où elle incarnait un cliché parisien poussé à l’extrême en caméra cachée. Le concept était parfois poussif, mais dans l’ensemble, ces capsules étaient à mourir de rire et j’ai dévoré plus d’une fois la série… mais aussi le film Connasse princesse des cœurs. Parfois, j’aimerais la retrouver dans ce rôle, mais cela n’arrivera pas malheureusement, parce qu’une caméra cachée suppose qu’elle soit anonyme et, bon… je vais me contenter d’Andrea qui a des répliques aussi géniales, après tout ! C’est fou cette capacité à garder son sérieux dans toutes les situations, je veux le même !

Outre la télévision, Camille Cottin se fait aussi une place dans le cinéma avec de nombreux films, en comédienne de doublage (Petit Vampire) ou avec des rôles hyper éloignés de ceux qu’elle a eu à la télévision (Les Eblouis, où elle nous sort encore des répliques folles).

Puis, bien sûr, elle a eu le rôle-titre de Mouche, le Fleabag français, et un rôle cette année dans Killing Eve. Comme si je manquais de raisons de regarder cette série.


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L’info en + :Si ce soir, je publie mes critiques des deux premiers épisodes de la saison 4, France 2 a déjà pris la décision de diffuser les deux épisodes suivants sur ses sites internet – le replay de France 2 et la nouvelle plateforme Salto. Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée pour les audiences en direct le mercredi soir, mais ça donne plus de liberté pour regarder ces épisodes, on va dire. Je suis curieux de ce qui a poussé la chaîne à prendre cette décision, mais ça semble être un moyen de lutter contre le piratage… et peut-être que ça fait aussi un appel du pied intéressant pour Salto, histoire d’attirer les fans.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

[kosmopoli:t], mieux qu’un cocktail pour l’ambiance de vos apéros !

Salut les sériephiles,

Je reviens ce week-end avec un article jeu de société, parce qu’il est grand temps de vous partager une autre de mes découvertes. Cette semaine, j’ai ainsi pu découvrir le jeu [kosmopoli:t], comme ça se prononce, et c’est important, vous allez voir.

[Kosmopoli:t]Kosmopolit est encore un jeu coopératif, parce que vous aurez compris à présent que c’est le type de jeu que je préfère : il faut donc travailler en équipe pour gagner, et c’est facile de gagner sur les premiers niveaux en plus, même s’il faut se faire la main avant de compliquer les choses.

Ou plutôt, il faut se faire l’oreille. Le but du jeu est de servir les clients d’un restaurant, et l’ensemble des joueurs font partie de l’équipe de ce restaurant, avec trois rôles différents.

Voir aussi : Yo-ho, yo-ho et deux jeux de société

Tout d’abord, il y a le serveur, chargé d’écouter la commande du client via une application. Son rôle est crucial : il ne peut rien noter, mais il peut répéter ce qu’il entend. Le twist ? Les plats commandés le sont dans des dialectes et des langues régionales trouvées partout dans le monde par l’équipe derrière le jeu.

Autrement dit, on peut vous commander un plat local d’un patelin d’Argentine ou d’une métropole japonaise, mais dans la langue d’origine. Autant dire qu’il y a des surprises et des sons compliqués à reproduire pour nous, avec plus de 60 langues au programme, rien que ça ! Il faut pour cela de quoi télécharger l’application, mais aussi des écouteurs, forcément.

Le serveur répète donc ça à un « maître d’hôtel » chargé de noter la commande comme il peut en phonétique – enfin, j’ai eu beau jouer avec trois autres profs de français, je n’ai vu personne utiliser l’alphabet phonétique, c’est bien la peine de l’apprendre pour le concours 😂 – et la répéter autant de fois que nécessaire aux cuisiniers.

Pas exactement l’alphabet phonétique (et oui, le psychorigide qui ne veut pas gaspiller une page, c’est moi)

Les cuisiniers (jusqu’à 6, ce qui porte au total le nombre maximum de joueurs à 8), eux, ont devant eux toutes les cartes de plats liés à un continent. Plus on est nombreux à jouer, plus il y a de continents et de plats, donc. Sur chaque carte, les plats sont notés de manière lisible pour tout français, même si une partie des dialectes utilisés n’ont même pas d’orthographe et d’écrit. Reste alors à trouver le plat qui est demandé par le maître d’hôtel.

Une fois que c’est fait, on lui donne la carte en question, mais aussi une carte avec l’ingrédient principal du plat, qu’il faut donc trouver parmi plusieurs tas de cartes (légumes, fruits, aliments transformés, viandes…).

Le maître d’hôtel récupère de son côté une carte avec le numéro de la table (ci-dessus) et le donne au serveur qui doit alors donner le plat à la bonne table via l’application. Et si ça vous paraît simple, notons que le tout se fait en temps chronométré, donc il est tout à fait possible de s’emballer et de se perdre dans les cartes, les plats, les numéros, surtout quand plusieurs plats débarquent en même temps et que les prononciations de tous sont plus qu’aleatoires.

Autant vous dire qu’il faut donc une bonne communication claire entre les joueurs, une entraide parfois pour dénicher un plat qui n’était pas prononcé de la bonne manière pour que le cuisiner le reconnaisse dans sa lecture (tout aussi fautive parfois), mais aussi pour savoir où trouver des aliments qu’on ne connaît pas forcément hein. Heureusement que les aliments sont dessinés d’ailleurs, ça aide, même si j’ai confondu deux bols avec du liquide vert parce que c’est moi et que ce ne serait pas drôle sinon.

Nous étions six à jouer (quatre joueurs minimum) et on a fait deux tours chacun sans jamais vraiment se lasser. A rejouer toujours sur le même niveau, on finissait tout de même par retomber sur certains plats, donc on a essayé le niveau suivant, histoire de passer de six à neuf tables et de stresser encore plus.

Finalement, c’est donc un très bon jeu d’équipe durant lequel on se marre bien, en équipe. Ce n’est pas très difficile, mais chaque rôle a ses difficultés, même celui du serveur qui paraissait instinctivement le plus simple (allez écouter un son quand tout le monde s’active et stresse autour de vous hein).

Voir aussi : Rien à faire ce week-end ? Sauvez le monde avec Pandemic

A coup sûr, ça vous promet des apéros intéressants et ça peut vous mettre en appétit sur certains plats. Ou pas. Quant aux dialectes, les linguistes parmi vous seront ravis de les découvrir, surtout qu’il y a un tas d’explications dans un livret accompagnant le jeu sur la manière dont ces dialectes ont été dénichés et utilisés pour le jeu.

Encore un jeu qui prend trop de place, exactement :’)

Passionnant, des heures de fun et de petites découvertes linguistiques et culinaires ! Le tout pour un peu plus de 20€, ça vaut clairement le détour !

Voir aussi : J’ai joué à Terra Mystica (et ça valait bien un article)