Vus cette semaine #17

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

The Last Man on Earth – S04E16 – The Blob – 17/20
Les conséquences du cliffhanger de l’épisode 14 continuent de se faire ressentir dans cet épisode qui surfe ainsi sur de bons gags et de bonnes blagues. L’air de rien, ce début de saison (et surtout son milieu) avait un peu ramé côté qualité, mais c’est apparemment reparti sur du très bon alors tout va bien ! La fin de saison s’annonce bien pour l’instant et j’espère que ça va continuer sur cette lancée.
Fear the Walking Dead – S04E02 – Another Day in the Diamond – 15/20
C’était long et prévisible dans les grandes lignes, mais je surnote légèrement pour rattraper la catastrophe de la semaine passée et parce que ça faisait du bien d’enfin retrouver le casting. J’ai tout de même l’impression que le rythme est désormais plus lent qu’avant, et c’est dommage. Autrement, c’était un épisode qui soulevait pas mal de questions en faisant mine de répondre à d’autres. Sympa, ça se regarde, mais on a vu mieux.
Westworld – S02E01 – Journey Into Night – 20/20
Cet episode est long, très long, mais je n’ai pas vu le temps passer une fois de plus. Je suis vraiment trop fan de Westworld pour passer 1h15 devant et trouver encore que ce n’était pas assez et que j’en voulais plus. La saison met rapidement en place de nouvelles intrigues, avec un grand point d’interrogation général pour servir de fil rouge et plein de petites sous-intrigues. On explore de nouveaux duos vraiment intéressants, on continue les grands discours et la série n’est pas timide quand il s’agit de mettre en scène nudité et gore ; mais elle le fait toujours bien, c’est-à-dire que c’est au service de l’histoire et non juste pour le principe d’en mettre. Ce retour est donc un énorme oui pour moi !

Mardi

Unreal – S03E09 – Codependance – 19/20
Nous ne sommes vraiment pas loin de la perfection avec cet épisode, mais je retire un point car j’ai vu arriver le rebondissement final à des kilomètres à la ronde. Malgré tout, c’est un excellent épisode qui prend un peu de hauteur sur le fil rouge souvent peu discernable de la saison. Cette fois, Everlasting se mêle aux péripéties des coulisses et le travail autour de la psychologie de Rachel continue, le tout avec des manipulations de télé-réalité parfaitement menées.
Unreal – S03E10 – Commitment – 20/20
Oh, je crois qu’ils n’étaient pas au courant du renouvellement à l’écriture de cet épisode qui sonne comme une fin de série. Je reviendrai malgré tout en saison 4, même si le trailer a l’air un peu perché. Pour commenter l’épisode, tout de même, je dirais qu’il avait tout ce qu’on attend d’une bonne fin de saison, avec des répliques excellentes, des rebondissements bien amenés et une réflexion crue et acerbe sur notre société – et il était temps que la série se souvienne qu’elle est capable de proposer ce genre de scènes. Difficile aussi de ne pas remarquer la pertinence d’écriture de l’un de ces rebondissements au regard de l’actualité qui a suivi son écriture, mais précédé sa diffusion…
The Crossing – S01E04 – The Face of Oblivion – 16/20
Je ne change pas d’avis sur la série qui se promène tranquillement et nous promène avec elle. Il y a toujours les mêmes facilités scénaristiques, c’est sûr, et un rebondissement vraiment pas mal du tout pour conclure l’épisode. La note s’adapte définitivement au niveau de la série, comme d’habitude : chez d’autres, ça vaudrait 13/14, mais je n’attends pas grand-chose de The Crossing, c’est du divertissement ABC et rien d’autre. Il est alors facile d’avoir une bonne note dans ces conditions.
Supergirl – S03E15 – In Search of Lost Time – 16/20
Deuxième épisode de transition à la suite, mais cette fois, c’est une transition qui impacte directement le fil rouge. Les deux intrigues de l’épisode sont aussi étonnamment liées par le même thème commun qui n’a rien de super-héroïque mais qui permet de faire passer un message universel par le biais de la métaphore, ce qui est tout de même une bonne écriture. Dans l’ensemble, ce n’était pas merveilleux, mais assez bien écrit pour rester divertissant – et en plus, les scénaristes reconnaissent enfin certaines erreurs passées ; comme quoi tout arrive !

 

Mercredi

The 100 – S05E01 – Eden – 19/20
Il y a presque tout ce que je voulais voir dans cet épisode, presque seulement d’où le point en moins. La réintroduction pourrait paraître longue, mais je l’ai tellement attendue que j’ai adoré cet épisode, même dans ses moments quelque peu plus faibles. Ceux-ci sont vite oubliés dans les dix dernières minutes : l’Enfer, c’est les autres et la série l’a bien compris. Cet épisode est loin d’être une déception et pose les bases de cette toute nouvelle saison.
Rise – S01E07 – This Will God Willing Get Better – 15/20
Les épisodes passent et la série semble avoir commencé il y a un siècle sans que les choses n’avancent vite. C’est donc un nouvel épisode de transition qui permet de faire le point sur les intrigues de vie d’à peu près tout le monde, avec enfin quelques avancées attendues depuis un moment déjà, alors que ce n’était jamais que le septième épisode.

Jeudi

Suits – S07E16 – Good-Bye – 18/20
Il y avait tant à faire dans cet épisode que la production a réussi à se grapiller près d’un quart d’heure supplémentaire, qu’on ne voit pas passer. Je suis toutefois mitigé sur le résultat définitif qui manquait de surprises, mais il est dur d’être neutre quand l’ensemble de l’épisode nous était raconté dans ses grandes lignes il y a trois mois. Au moins, ce n’était pas raté et il y avait ce qu’il fallait d’émotions.
Suits – S07E15 – Tiny Violin – 17/20
Un double cas plutôt classique pour cet épisode qui finit pourtant par offrir les pistes claires et nécessaires à la mise en place de l’épisode final dont on a tous entendu parler. On aurait pu avoir qu’un seul épisode cette semaine car l’attente après un tel cliffhanger aurait fait du bien à la série, mais le mariage royal de Meghan Markle se rapprochant, je pense qu’USA Network n’a pas trop eu le choix de diffuser au plus vite la fin de cette saison. Parce que franchement, cette diffusion de deux épisodes n’a pas lieu d’être autrement.

Vendredi

Grey’s Anatomy – S14E21 – Bad Reputation – 17/20
Si j’ai toujours un peu de mal avec la nouvelle intrigue de fond de cette saison, j’ai particulièrement accroché à deux sous-intrigues de cet épisode. L’une en particulier permet de tourner une page, ou plutôt de commencer à en écrire une nouvelle, et ça me donne très envie de voir la suite. L’autre se contente de s’appuyer sur 14 ans de scénarios alambiqués, ce qui fonctionne bien. Quant aux cliffhangers, ils promettent de nouvelles directions pour la fin de saison, et peut-être même pour la saison 15 maintenant que la série est officiellement renouvelée.
Station 19 – S01E07 – Let It Burn – 15/20
Bon, ben encore un épisode de Grey’s Anatomy dissimulé sous l’étiquette Station 19, et c’est un peu frustrant tout de même. Je commence en revanche à beaucoup m’attacher à ces personnages malgré tout, alors j’espère que ce sera renouvelé, même s’il y a quelques améliorations à apporter à l’ensemble.

Samedi

Once Upon a Time – S07E19 – Flower Child – 15/20
La fin de la série approche et on peut désormais en être certain : il est même question de mener une guerre, comme dans les ¾ de fins de séries. Au-delà de ça, c’est autrement un bon épisode qui nous approche peu à peu des réponses en en laissant suffisamment éloignées histoire de conserver un peu de suspens pour les derniers épisodes.
Agents of S.H.I.E.L.D – S05E19 – Option Two – 18/20
La série trouve le moyen de contourner le problème d’Infinity War sortant le même jour que cet épisode avec brio, retardant à la semaine prochaine le « crossover » inévitable avec le film. En attendant, cet épisode ne chôme pas et ne se repose pas sur ses lauriers, avec une vraie montée de la tension, de l’humour bienvenue, des théories scientifiques à gogo et une sous-intrigue que je me sens bête de ne pas avoir vu venir !

Rattrapage

Superstore – S03E20 – Gender Reveal – 18/20
Comme l’an dernier, l’approche de la fin de saison fait énormément de bien à la série qui nous pond un excellent épisode, non pas grâce à son humour, mais grâce à ses twists plutôt imprévisibles (alors que j’avais pour une fois les infos pour deviner LA révélation de cet épisode, qui n’est bien sûr pas celle que j’attendais avec un tel titre). Bref, je suis désormais à jour et… hyper impatient de voir le prochain épisode !
Superstore – S03E19 – Lottery – 16/20
Un bon humour et un fil rouge qui commence enfin à bouger maintenant que la fin de saison approche, voilà les deux ingrédients qui permettent à la série de retrouver un peu de sa qualité d’antan. Je ne pense pas que l’épisode restera gravé dans ma mémoire, mais il était plutôt sympathique quand même alors c’est déjà ça.
Superstore – S03E18 – Local Vendors Day – 15/20
L’épisode est plutôt sympa et met en place quelques running gags, ou en tout cas des intrigues suivies qui reviennent et font ainsi du bien à la série. Toutefois, le tout donne encore une fois l’impression d’être quelque peu bâclé sur la fin, comme si les scénaristes n’avaient pas le temps de tout dire. Il faut dire qu’ils ont voulu y aller avec pas mal de mini-intrigues qui se croisent dans cet épisode.
Superstore – S03E17 – Distritct Manager – 16/20
Voilà le genre d’épisode qui a réussi à me faire rire, mais qui me laisse tout de même incertain sur la réaction que je dois avoir face à toutes les nouveautés qu’il promet pour la série. C’est plutôt une bonne chose d’avoir un peu de neuf, c’en est une moins bonne de laisser de côté les intrigues en cours pour un épisode supplémentaire. Comme toujours et comme beaucoup de sitcoms, Superstore prend son temps en attendant la fin de saison – mais il faudrait voir à ne pas abuser non plus de la formule.
Superstore – S03E16 – Target – 15/20
Faire un pas en avant, et quatre en arrière : voilà ce que propose cet épisode qui repart sur des intrigues que je pensais épuisées. C’est marrant de retarder les choses, je ne dis pas, mais parfois, c’est juste trop. Dans l’ensemble, c’était un épisode amusant malgré tout, même si je suis un peu déçu de la direction générale de la série pour le moment.
Superstore – S03E15 – Amnesty – 16/20
C’était un épisode sympathique qui rebondissait bien sur les cliffhangers de l’épisode précédent et qui parvenait même à aboutir à une conclusion de toutes ses intrigues. C’est devenu suffisamment rare pour que je le remarque, alors autant le souligner. Niveau humour, c’était bon, mais je n’ai pas non plus éclaté de rire. Peut mieux faire.

Challenge Arrowverse

Cette semaine encore, je mets de côté, au profit d’une séance cinéma Avengers et d’un barbecue sous la pluie. 

> Vus en 2018

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E19

Épisode 19 – Option Two – 18/20
La série trouve le moyen de contourner le problème d’Infinity War sortant le même jour que cet épisode avec brio, retardant à la semaine prochaine le « crossover » inévitable avec le film. En attendant, cet épisode ne chôme pas et ne se repose pas sur ses lauriers, avec une vraie montée de la tension, de l’humour bienvenue, des théories scientifiques à gogo et une sous-intrigue que je me sens bête de ne pas avoir vu venir !

> Saison 5


Spoilers

19.jpg

This, right here, this is how we lose.

Hors de question d’attendre pour voir cet épisode, je me suis jeté dessus dès que j’ai pu, quitte à mettre un réveil plus tôt et commencer ma journée avec dix minutes de retard malgré tout. Tout va bien, ou plutôt tout va mal ; trop de suspense avec Avengers Infinity War.

Cet épisode démarre dans l’espace assez loin de la Terre, et le thème de l’invasion est assez clair. Alors que Talbot est en boucle sur des nombres dans sa tête, on a des zooms sur la Terre peu rassurants. Le S.H.I.E.L.D est en pleine réunion et… ça dérape rapidement.

Il est excellent de les voir s’engueuler tous les uns les autres et j’adore l’ajout de quelques nouveaux parlant parmi les figurants – Daisy s’en prend à Yoyo et Fitz tour à tout, Jemma descend Fitz, Yoyo est seule au monde et finit par s’en prendre à Coulson… et les nouveaux ne savent plus où se mettre. C’est tout bête, mais c’est assez marrant.

Deke introduit l’idée d’un multiverse et essaye de se convaincre que sa vie n’est pas en danger si ses grands-parents parviennent à sortir de leur boucle temporelle. J’ai adoré cette scène qui voit les relations familiales tordues de ces trois-là enfin mises au premier plan. Les théories de Deke sont sympas, mais je suis plutôt du côté Fitzsimmons qui est plus logique en ce qui concerne la science.

Talbot prévient Coulson que les nombres dans sa tête sont ce qui permet l’invasion à venir : il a donné la localisation de la base à un vaisseau ennemi. Nous voilà dans la merde : le vaisseau ennemi sort de nulle part – alors que tout semblait partir pour le mieux dans cet épisode et qu’ils sont coupés du reste du monde. Hop, c’est donc comme ça qu’ils expliquent l’absence de nos agents dans les événements d’Infinity War, ce qui est plutôt une bonne idée.

Coulson fait n’importe quoi lorsque l’hologramme réapparaît et barricade la base pour 15 ans en proposant de passer en mode « attaque nucléaire » (l’option 2 du titre). Cela introduit pas mal d’humour dans l’épisode et c’est nécessaire car on sait bien qu’on approche du fin horrible, désespérante et complexe.

En parlant de désespoir, Yoyo tente désespérément de convaincre Mack qu’elle a fait les bons choix et qu’elle veut juste les protéger. Cela sent bon la rupture entre eux – avec un Mack qui ne la comprend plus et ne la regarde plus pareil depuis ses bras coupés. J’ai beaucoup aimé cette scène d’explications entre les deux. Il était temps d’enfin aborder cette relation de plein fouet !

Avant tout cela, Daisy est chargée de mettre Robin en sécurité, ce qui lui permet de ne pas être dans la base au moment de l’attaque car elle suit la piste de Cybertek pour sauver Coulson. Comme elle est à l’extérieur de la base, il est question de New-York et du début d’Avengers Infinity War confirmant mes craintes : le film aura bien un impact sur la série, et l’on ne veut pas ça. Elle récupère le « cocktail » de Garrett qui pourrait sauver Coulson et qui nécessite un dernier ingrédient… Que Daisy sait où trouver.

Yoyo apprend la mission secondaire de Daisy et désespère encore un peu plus : elle comprend qu’ils sont en train de perdre et qu’elle n’a pas sauvé le monde. L’épisode passe alors ensuite dans une sorte de film d’horreur : les aliens débarquent et tuent Thomas, l’un des plus ou moins figurants et s’en prennent ensuite à Deke, qui heureusement connaît la base comme sa poche. Il explique à toute la base qu’il s’agit d’une race extra-terrestre peu charmante : ils ont des griffes capables de les tuer et ont l’habitude de laisser l’obscurité derrière eux car ils ont la capacité de voir dans le noir.

Yoyo est chargée de s’occuper de Talbot. Le plan se met en place rapidement et est loin des disputes du début d’épisode. Yoyo doit ramener Talbot pour l’évacuation, mais ce n’est pas évident avec une race extraterrestre capable de couper toute électricité. Elle a des bras robotiques, je le sentais pas trop ; mais ça finit bien pour elle, contre toute attente.

Fitz et Jemma se séparent, ce qui ne plaît pas à Deke… et ne me plait pas trop non plus quand Léo et son garde se retrouvent dans le noir. Il faut dire que l’invasion est en cours et que leur seul moyen de partir est de contourner la procédure nucléaire en cours, ce que les extra-terrestres semblent savoir car ils détruisent le panneau de contrôle sans le moindre remords. Nos héros sont coincés dans le Light house, qui de toute façon survivra à tout ça puisqu’on l’a vu dans le futur.

Il n’empêche que Deke est dégoûté : le voilà coincé comme dans le futur alors qu’il n’a même pas vu la mer. Côté humour, on retrouve également Piper parlant avec un agent qui aurait dû mourir il y a bien longtemps et qui est pourtant toujours là.

Fitzsimmons sont désormais séparés, mais Jemma rassure Léo en lui disant que Deke est encore là. Ils en font tellement autour de lui que n’importe qui ayant vu Infinity War sait parfaitement comment ça va finir, et je vais entrer dans la complexité de faire une critique qui ne spoile pas le film.

Coulson annonce que la salle de contrôle est cernée, mais Deke et Fitz ont réussi à les rejoindre avant et trouvé une solution au problème d’électricité : les flammes suffisent à faire de la lumière. Dans le labo, Jemma se retrouve toute seule avec Talbot et ça sent très mauvais. Sa méfiance est totalement endormie malgré les menottes de celui-ci, donc il n’hésite pas une seule seconde à tirer sur Jemma et entrer à son tour dans la chambre du Destructeur des mondes pour récupérer les 100% de Gravitonium. Oh mais non, ils partent en vrille sévère là, pas Talbot !

Il apporte toutefois la solution parfaite à l’épisode car il a désormais des pouvoirs super-héroïques : il sauve tout le monde d’un petit geste de main de rien du tout, parce que le Gravitonium, c’est cool. Il est ainsi capable de les réduire en miettes, de manière littérale.

Au labo, Jemma se réveille et découvre, avec Piper et Yoyo, qu’il n’y a plus de Gravitonium car Talbot s’est servi. Celui-ci est tout content d’avoir réussi à sauver la situation et il kidnappe Coulson l’air de rien en jouant les super-héros et en parvenant à s’évader de la séquence d’apocalypse nucléaire du Lighthouse. C’est quelque peu étrange comme résolution de l’épisode, mais voici la base sauvée… pour l’instant.

De son côté, Daisy est absente de tout l’épisode et on ne la retrouve qu’à la toute fin en train de… déterrer sa mère. Oh putain, tellement de rappels des saisons précédentes ! Il est logique de sauver Coulson avec les pouvoirs de Jiaying cela dit : elle pouvait se régénérer de toutes ses blessures. Si en plus on m’annonce que Dichen Lachman est motivée à reprendre son rôle d’une manière ou d’une autre, ce dont je doute, ce sera Noël avant l’heure.

Quant à Infinity War, débrouillez-vous pour le voir d’ici la semaine prochaine, car nos héros ne vont pas tarder à attendre parler de ce qui se déroule au Wakanda à mon avis, et il est juste impossible que ça ne finisse pas par affecter la série.

> Saison 5

 

 

Avengers Infinity Wars (en 2000 mots, OK)

Salut les cinéphiles !

Les films Marvel : Phase 1 | Phase 2 | Phase 3 | Résumé global

Image result for infinity warSans spoiler, je peux vous dire que le film vaut le coup, que si vous ne l’avez pas encore vu, vous feriez mieux de vous dépêcher avant d’être spoilé et que si vous êtes fans de n’importe quelle série dans le Marvel Cinematic Universe, vous feriez mieux de le voir avant le prochain épisode de votre série.

Le film en lui-même est un blockbuster Marvel avec quelques surprises et les notes du générique des Avengers sont toujours capables de me filer des frissons même lorsqu’il ne se passe rien. Il y a 23 personnages sur l’affiche et ma meilleure surprise du film a été de voir que le scénario parvenait à jongler avec chacun d’eux, tout en réintroduisant tout le monde et les histoires du passé. Ce n’était pas évident du tout qu’ils y parviennent, mais je pense sincèrement que le film peut être vu et compris même par quelqu’un ayant passé les dix dernières années dans une grotte. Il y a bien une ou deux références qui resteront obscures, mais rien qui n’empêchera la compréhension. Et c’est déjà pas mal !

En terme de rythme, c’est forcément haletant et il se passe toujours quelque chose. Le film dure 2h30 et je ne dirai pas qu’il ne m’a jamais lassé, mais il a conservé mon attention tout du long. Après, ce n’est pas très compliqué, je suis un grand fan de ces films mettant en avant une équipe. Je m’arrête là pour la partie sans spoiler !

Spoilers

Fermez la page (ou mieux, allez sur une autre page du blog) si vous n’avez pas encore vu le film parce qu’on va rentrer dans mon avis global sur le film, et mon dieu que c’est compliqué ! C’est compliqué d’en parler, parce que je n’ai pas encore tout digéré !

Image result for infinity war
Le gif le plus vu pour la promo du film… qui n’est qu’un mensonge. Cherchez tant que vous voulez, ce n’est pas dans le film ! #Hulk

Je dis que j’aime les films mettant en avant une équipe, mais ce que j’ai aimé avec ce film, c’est qu’il divise de nouveau les Avengers. Captain America et Iron Man ne se croisent même pas, finalement ! Il y a des super-héros dans tous les coins et des associations que je n’attendais pas (Strange/Tony, c’était prévisible, mais Thor/Rocket, je ne l’ai pas vu venir). Cela a permis de dynamiser le film avec des relations étonnantes quand celles que j’attendais le plus n’étaient pas spécialement traitées (je suis un peu frustré pour Bruce/Natasha après tant de temps séparé).

Côté couple, bonne surprise de voir Vision et Scarlet Witch qui fonctionnent aussi bien et gros ship improbable pour Mantis et Spider-Man. Je sais bien que rien n’est spécialement fait pour les mettre en couple, mais leurs scènes m’ont fait rire et j’ai adoré la manière dont il la protège comme il peut dans l’affrontement contre Thanos. En revanche, nous pondre une demi-heure de début de film sur 2h30 sans la moindre actrice, j’ai trouvé ça… abusé.

Cet article part en vrille, mais je sors du cinéma et j’ai trop de choses à écrire ! Je parle du début du film, revenons sur le fait que Loki est mort ! Et rapidement ! Et sans n’avoir trahi personne, finalement. Certes, il a récupéré le Tesseract quand il aurait mieux fait de le laisser être détruit, mais il s’est bien rattrapé. Cette mort met les choses au point avec un Thanos qui paraît bien imbattable puisque Thor est vite bien misérable face à lui.

Image result for infinity war
Mais quand même, Loki quoi !

Une grosse incohérence a aussi été de voir Hulk renvoyé sur Terre… sans le Tesseract. S’il y avait bien une chose à mettre à l’abri, c’était ça. Bon, ça aurait rendu le film plus plat c’est sûr, mais entre ça, Vision qu’ils veulent sauver à tout prix et Strange qui nous fait une trahison improbable, je trouve que les Avengers n’y mettent pas du leur pour empêcher Thanos de retrouver les pierres.

La survie de Thor à la scène d’introduction était quelque peu abusé, mais j’ai aimé le retrouver ensuite face au gardien, particulièrement quand il était question de le voir interagir avec Groot et Rocket. C’est clairement le trio que j’ai trouvé le plus surprenant dans ce film. Ils n’ont pas l’intrigue la plus passionnante du film, loin de là, mais j’ai trouvé que ça se tenait assez bien grâce à une bonne dynamique de trio. Groot en adolescent, ce n’est pas vraiment ce que j’en attendais : il est perdu dans la masse malgré des moments héroïques qui le distinguent. J’aurais aimé avoir un peu plus de Groot et un peu plus de musique, mais ce n’était pas un film Gardien de la Galaxie après tout (et on n’est pas prêt d’en ravoir un apparemment).

J’ai aimé retrouver les dynamiques du reste des gardiens de la galaxie, même si le couple Gamora/Starlord prend une toute autre tournure. J’ai toujours trouvé leur relation forcée par le fait qu’il n’y ait qu’une femme dans cette franchise, mais là, c’était un peu mieux. Autrement rien à redire de la manière dont ils ont mis en avant l’humour malgré la crise en cours, ça correspondait bien à l’esprit Marvel.

Image result for infinity war gamora
Par contre, mais comment elle fait pour claquer si bien des doigts avec toute cette couche de peinture ?

Les gardiens se font rapidement mettre la patté par Thanos, mais aucun ne meurt : j’y reviendrai après, mais c’est un point important à souligner. Ils retrouvent ensuite Tony, Dr Strange et Peter dans l’une des meilleures scènes du film, parce que le quiproquo était sympathique à voir se mettre en place.

J’étais un peu sceptique sur cette première demi-heure qui voit Dr Strange, Bruce et Tony se rencontrer, mais force est de constater que l’écriture des personnages est excellente. Dr Strange/Tony, c’était un truc que je voulais voir et qui fonctionnait aussi bien à l’écran que ce que la théorie le laissait penser sur le papier. Spiderman a réussi à rester l’un de mes grands favoris tout au long de ce film, et c’est bien pour ça que je ne digère pas la fin.

Image result for infinity war

Dr Strange a vu plus de 14 000 000 fins possibles (wah, sacré marathon Avengers !) et décidé que la meilleure était… de laisser les pierres à Thanos ?? Je suis vraiment surpris par ses derniers mots qui consistent à dire que c’était le meilleur moyen. Ce combat contre Thanos sur Titan était excellent à voir, en revanche, je n’ai jamais autant galéré à retirer un gant, c’était un peu abusé. Et puis… Pourquoi ne pas lui couper la main ? On est dans un Marvel bon sang (certes, il y avait déjà eu une main coupée, mais je m’y attendais vraiment). Tant que j’en suis à parler des habitudes Marvel, j’ai adoré le caméo de Stan Lee rapidement évacué en début de film.

Il me reste à évoquer le Wakanda et de manière plus générale toute l’intrigue autour de Vision. J’ai vraiment beaucoup aimé le travail autour de Wanda et lui, mais je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont mis tant de temps à prendre la décision de le tuer. Les retrouvailles avec Captain America étaient sympa, son look bien meilleur maintenant qu’il « copie » Thor, et Natasha était toujours autant sous-exploitée dans le film. Il y avait une bonne dynamique d’ensemble et assez peu de surprises dans cette partie du film, en revanche.

Related image

Quant au Wakanda… quelle déception ! Autant le paradis perdu était l’un des thèmes les plus chouettes de Black Panther, autant ils n’ont pas mis longtemps à le détruire et c’est bien dommage. J’aurais aimé savoir aussi de ce qu’il advient de Shuri, la sœur de T’challa, mais c’est peut-être juste parce que c’est genre mon dernier personnage préféré encore en vie dans l’univers des films.

La destruction de Wakanda m’a laissé sceptique, mais pas la bataille finale qui était la plus épique des 18 films. Ils ont au moins réussi ça, et ce n’était pas forcément gagné à l’origine. Ça part tellement dans tous les sens en revanche qu’il est dur de tout suivre tout le temps dans celle-ci. Il n’empêche que c’était du beau spectacle, à défaut d’être une superbe stratégie de la part de nos héros.

Et finalement, ce qui devait arriver arriva : Thanos l’emporte sur nos Avengers grâce à un twist sympa avec la pierre du temps. Ma plus grande théorie pendant les 3/4 du film était d’être sur que Dr Strange allait utiliser la pierre du Temps pour revenir en arrière et prévenir l’ascension de Thanos. Quand j’ai vu ce dernier ramener Vision à la vie pour mieux le tuer une seconde fois, c’était sans surprise.

Related image

J’ai adoré le travail fait autour du personnage de Thanos dans ce film. Cela fait cinq ans qu’on nous le vendait comme un énorme méchant, une menace imparable tirant les ficelles dans l’ombre et c’est tout. Si je n’ai pas aimé le voir encore envoyer des sbires sur Terre en début de film, j’ai adoré le voir enfin travailler comme un personnage à part entière ! Finalement, il n’a pas juste pour ambition de détruire la galaxie, non, il veut sauver l’humanité à sa manière, en détruisant la moitié de celle-ci. Nous ne sommes pas si loin du projet d’Ultron, mais le pire, c’est que ça semble être logique cette affaire de rééquilibrer l’univers.

Il n’est pas si méchant en plus : il ne veut pas sauver ses amis les méchants avant tout, juste supprimer une personne sur deux sans la moindre distinction de quoique ce soit. Pire : il finit par être touchant quand il sacrifie Gamora. C’est un vile monstre du début à la fin avec ses filles, mais on sent dans ce film à quel point il est fier de ce qu’elle est devenue. J’ai trouvé Gamora super conne de se moquer de lui plutôt que de fuir quand elle apprend qu’il doit sacrifier ce qu’il aime. C’était pourtant évident, surtout après ses larmes quand elle a pensé l’avoir tué. Après Loki, je perdais donc Gamora. Ce film s’évertuait à tuer mes personnages favoris, de toute manière.

Et cela nous mène à la fin totalement improbable où les scénaristes effacent la moitié de l’humanité à commencer par les fan-favorites : Bucky, Groot, Starlord, Dr Strange et Spiderman sont des personnages adorés, et ils meurent les uns après les autres. Oh, ce ne sont pas les seuls : je pleure plus Wanda que Bucky perso, je n’en ai pas grand-chose à faire de Dax, mais je suis triste pour Mantis, je ne m’attendais pas à voir T’challa y passer, et la liste est longue, trop longue. De toutes ces morts, la plus marquante pour moi reste celle de Spiderman.

Image result for infinity war

Toutes les autres étaient tristes, mais la sienne est la plus criante de vérité et définitivement celle qui m’a le plus touché. Putain, je m’étais enfin attaché à Peter Parker, moi ! Tony finit bien seul sur Titan après cette disparition quand même…

C’est tout un univers de possibilités qui s’ouvre pour la suite désormais. L’absence d’Ant-Man dans ce film est regrettable, même si effectivement nous n’aurions eu aucune surprise à le voir survivre puisque c’était annoncé par l’arrivée de son deuxième film. Bon, donc : Captain Marvel, Ant-Man 2 puis Avengers 4 dans un an. Assez logiquement, celui-ci devrait conclure l’intrigue Thanos et nous ramener à la vie quelques super-héros, mais reste à voir comment et mourir d’impatience d’ici là !

Image result for infinity war maria hill

Autrement, j’ai bien cru qu’ils allaient nous priver de scène post-générique, et ça aurait été une jolie manière de conclure l’aventure entamée il y a dix ans. Pourtant, il y en a bien une pour les plus patients restant jusqu’à la touuuuuuuuuute fin : elle marque les retours bienvenus de Maria Hill et Nick Fury. Des retours bienvenus, certes, mais aussi trop courts : ils sont rapidement effacés de la réalité par Thanos, mais pas avant que Fury ne contacte… Captain Marvel ! Bon, nouvel échec de théorie, elle était déjà connue du S.H.I.E.L.D qui la gardait de côté comme plan B en cas d’échec des Avengers.

Cette scène est possiblement celle qui m’a rendu le plus fou de tout le film : j’avais l’espoir improbable de voir Maria Hill redébarquer dans Agents of S.H.I.E.L.D moi. N’oublions pas que les séries de l’univers Marvel ont l’habitude d’être impactées par les films, surtout celle-ci. Là, ils n’y vont pas de mains mortes en effaçant la moitié de l’humanité… Il est évident que la fin de série va être totalement bouleversée par cette info pour AoS !

Image result for destroyer of the worlds agents of shield

Mes théories étaient foireuses jusque-là, mais je me sens bien de continuer malgré tout, donc attention petit spoiler sur la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D pour conclure l’article : il me paraît improbable que la série ne soit pas directement impactée au niveau de son casting. On sait déjà que Fitzsimmons, Quake, Yoyo et May sont épargnés dans le futur, et cela ne nous laisse plus que Coulson et Mack. J’imagine mal la série se terminer sans Coulson, mais Yoyo qui voit Mack disparaître, ce serait dramatique. Toute la saison est remise en cause en tout cas : ils n’ont plus qu’à sauver la moitié de l’humanité ; et elle peut bien se passer de Terre, non ? Réponse très vite, parce qu’il ne me reste que 4 épisodes à voir et qu’il y en a qui était diffusé cette nuit !

Image result for infinity war

Les films Marvel : Phase 1 | Phase 2 | Phase 3 | Résumé global

Ce que c’est qu’un fil rouge

Salut les sériephiles,

Nouvel article explicatif sur les techniques narratives de nos séries aujourd’hui. Je recommence à manquer d’idées pour ces articles, n’hésitez pas à demander s’il y a des termes que vous voulez voir passer à la moulinette du lexique. Je vous rassure, j’ai encore de quoi tenir quelques semaines avec les upfronts qui arrivent (pour savoir ce que c’est que cette bête-là, il faudra repasser sur le blog d’ici deux semaines).

Je m’égare et commence déjà le hors sujet avant même d’avoir expliqué ce dont on va parler aujourd’hui, c’est n’importe quoi, surtout que le fil rouge est un concept que j’utilise dans 90% de mes critiques sans l’avoir jamais expliqué vraiment. Oups, il y a urgence.

Related image
Ouais, je sais faut que j’arrête les transitions foireuses avec gif, mais ça me fait rire.

Alors c’est quoi exactement un fil rouge ? Comme vous l’aurez deviné à force de lire mes articles si vous ne le saviez pas déjà, le fil rouge est le fil conducteur d’une histoire : en ce qui concerne les séries, il s’agit d’une intrigue qui parcourt l’ensemble de la saison. L’expression désigne ainsi un élément récurrent dans un récit (mais aussi dans une présentation ou dans un article – et le fil rouge de cet article est donc « fil rouge » : malgré mes nombreuses digressions et parenthèses, j’y reviens toujours).

Image result for notorious abc

Le plus souvent dans les séries, c’est une intrigue introduite dès le premier épisode et qui court jusqu’à la fin ; mais parfois les séries procèdent autrement. On a déjà parlé des pods d’Agents of S.H.I.E.L.D dans ces articles par exemple et d’autres sont encore plus surprenantes en changeant d’intrigue principale sans crier gare (je pense surtout à Notorious, qui l’avait fait pour tenter de regagner de l’audience).

Bref, le fil rouge est un guide, une trame à suivre. D’ailleurs, l’idée de trame est vraiment la même, parce que le mot désignent aussi bien une intrigue nouée que le fil passant entre les fils tendus d’un métier à tisser… mais bon, je ne suis pas un expert en tissage (et pourtant, dieu sait que je sais broder dans mes articles !).

Image result for agents of shield origins

Quelle origine ? Mystère et boule de gomme les amis ! Elle fait partie de ces expressions qu’on emploie sans trop savoir d’où ça vient. La première trace d’un « fil rouge » en littérature vient de Goethe en 1809 dans Les affinités sélectives. Il dresse alors une métaphore tout en expliquant l’idée de fil rouge comme étant un élément permettant de repérer l’appartenance à un cordage mais dont l’absence rendrait inutilisable ce cordage. Bref, sans fil rouge, une série serait inutilisable ? Dans vos dents les séries procédurales sans fil rouge !

C’est quoi ce nom ? Ben… Je me rends compte que cette fois, j’en ai fait le tour avec l’origine. On notera donc simplement qu’en anglais, ça devrait se dire « red thread » mais que ça ne s’emploie pas vraiment. Par contre, les américains adorent les « red wire » à désactiver pour rendre inutilisable une bombe. Je ne suis pas spécialement sûr que ce soit lié, mais c’est assez marrant pour que je le relève, et puis ça a tendance à faire retomber la pression quand on voit une bombe.

Image result for alias tv show red wire
On sait qu’on a le temps pour une petite tasse de thé.

Sinon, ils se prennent moins la tête que nous et parlent de « main theme » ou « common theme » (thème principal/commun). Même idée, pas de prise de tête.

Dans les critiques des sites américains, il est donc question de main plot (intrigue principale) et parfois de subplot (intrigue secondaire), et basta. Sachant que pour rendre le tout encore plus compliqué, le « fil rouge » est souvent traité par la critique comme un… subplot, parce que l’épisode a une intrigue principale (rendant l’épisode unique) et une intrigue secondaire (qui parcourt la saison). Pff. Ils font toujours tout à l’envers ces anglophones !

Image result for quantico bomb
OK, parfois l’astuce du fil rouge suffit pas !

Et aujourd’hui ? C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes et la majorité des séries l’a bien compris. Ces dernières années, on a vu se multiplier le nombre de fils rouges par série (coucou Quantico, qui revient aujourd’hui d’ailleurs) pour concurrencer les séries du câble s’étendant sur un nombre plus faible d’épisodes et pour s’adapter à la pratique de plus en plus répandue du binge-watching. C’est soit ça…. Soit la forme du procédural qui se distingue principalement par son absence de fil rouge !

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, franchement ?

Related image
No, you’re not Quantico. Trop de complexité dans le fil rouge et rebondissements n’est pas une bonne chose.