Agents of S.H.I.E.L.D – S05E18

Épisode 18 – All Roads Lead… – 17/20
Si cet arc n’aura pas été à la hauteur du Framework, il aura tout de même apporté pas mal de bases pour la fin de saison qui approche à grands pas. Une page se tourne pour la série avec cet épisode qui a su mettre en place une bonne tension. Une fois de plus, on sent que la série s’apprête à changer radicalement pour ces quatre derniers épisodes (outch) et je suis pressé de voir comment tout ça va se boucler – ce qui ne m’empêche pas de militer pour une saison 6, hein.

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Spoilers

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I can’t choose anything over you.

Cette semaine, on ne perd pas de temps : on reprend directement sur Talbot lobotomisé et prêt à faire n’importe quoi pour accomplir sa « mission ». Il récupère une arme à feu, et rien que ça, je n’aime pas spécialement maintenant que je me dis qu’on approche sûrement de la fin de série (dans tous les cas, c’est une fin de saison).

Le voir tombé sur Mack n’est pas particulièrement rassurant, mais les scénaristes se contentent de jouer avec nos nerfs en début d’épisode. Le S.H.I.E.L.D organise en parallèle une opération pour récupérer le Gravitonium. Malgré le retour de Coulson, Daisy continue de gérer la base, ce qui a de moins en moins de sens mais qui est plutôt chouette (ça la rapproche de son rôle dans les comics après tout).

Elle part en mission avec May et Thomas, un autre agent sorti de nulle part qui risque d’avoir son rôle à jouer à un moment, comme Piper. Elles infiltrent la base Hydra, ce qui permet une bonne scène d’action et de jolies chorégraphies bien maîtrisées. Au moins, May a ainsi l’occasion de passer ses nerfs sur quelques figurants, nerfs à vif à cause d’un Coulson incapable de lui avouer ses sentiments. Malheureusement pour elle, son fun est de courte durée.

Juste avant, dans la base Hydra, Hale est enfin libérée de la chambre de Ruby et se rend compte que Creel entend la voix de Ian Quinn qui était dans le Gravitonium. Bref, elle commence à comprendre ce qu’est le Gravitonium et Ian s’amuse à jouer à Dobby en s’éclatant la tête contre le mur pour le faire taire. Hale apprend également qu’Antov est mort, que Ruby a réussi à voler le Gravitonium et qu’elle est dans la base anglaise avec Fitzsimmons. Forcément, elle décide donc de se rendre auprès de Daisy et May (qui envahissent toute la basse à elles deux quand même) pour aller récupérer au plus vite Ruby, par peur qu’elle ne fasse une connerie avec le Gravitonium : elle ne veut pas la voir finir comme Creel.

En Angleterre justement, Fitz tente de réparer sa machine, mais ce n’est pas évident quand Ruby s’amuse à tenter de tuer Jemma en balançant une lame contre le mur à côté d’elle. Il parvient à faire libérer Jemma pour qu’elle l’aide. Leur dilemme est compliqué : ils savent que s’ils arrêtent de travailler sur la machine, ils se feront tuer et font donc ce qu’il faut pour la réparer.

Ce n’est pas si facile pour eux, car ils travaillent sous pression : Alex les déteste car ils l’ont torturé la dernière fois et il le leur rend bien

Yoyo, elle, est retournée au vaisseau après avoir tué Antov, et elle a bien fait parce que ses bras ne sont plus en état de la supporter et qu’Alex a reconfiguré les robots pour tuer les intrus. Bon, cette idiote s’évanouit et ça n’arrange pas nos affaires. Quand elle se réveille, un robot l’a retrouvé et elle se sert de son pouvoir pour l’arrêter, souffrant encore un peu plus au passage.

Coulson et Mack restent en arrière de la mission Daisy/May avec Deke et la série part alors dans une scène comique digne d’un soap, histoire de nous faire oublier tous les dramas en cours. Deke est clairement amoureux de Daisy et les deux autres le confrontent sur le sujet. L’air de rien, tout le monde est plus ou moins en couple cette saison, et voir Deke leur demander des conseils, c’est excellent. Il finit par se décider à acheter des citrons à Daisy, parce que c’est comme ça que l’on déclare son amour dans le futur. Je soupçonne quelque peu les scénaristes d’avoir voulu utiliser quelque chose de pas trop cher : je vois d’ici la campagne « Renew Agents of S.H.I.E.L.D » où les fans envoient des citrons en masse aux bureaux d’ABC… Mais bon, ce n’est pas le sujet.

Cela continue quand ils obtiennent des nouvelles de Daisy et May qui ont pris tout le pouvoir sur le S.H.I.E.L.D : voir Deke s’inquiéter pour Daisy est à peu près aussi hilarant que voir May fermer le clapet de Coulson, même si d’un point de vue logique, on n’est pas tout à fait sur une grande cohérence, parce que Coulson était leur supérieur hiérarchique il y a peu de temps. Il a ramené Daisy du futur pour qu’elle dirige (et c’est bien pour ça qu’elle lui pardonne je pense), mais c’est quand même tiré par les cheveux. Toutefois, cette fausse guerre des sexes reste amusante et est un bon concept pour alléger un épisode assez lourd en drames.

Le problème, c’est qu’en parallèle de tout cet humour, Talbot s’infiltre dans la chambre de Robin pour regarder ses dessins. Il est totalement flippant et ça sent mauvais pour la mère de Robin quand elle débarque et le surprend. Elle lui fait confiance trop rapidement… de même que Robin qui lui annonce qu’il est général et qu’elle l’a rejoint. Elle répond à toutes ses questions sur la destruction du monde, qui arrivera bientôt… au point que je me dis que ça n’arrivera pas forcément dans le dernier épisode, mais peut-être avant.

Comme la mère de Robin commence à comprendre que Talbot n’est pas fiable, elle s’en prend à lui et il la maîtrise en deux temps trois mouvements, devant Robin qui ne réagit pas plus que ça, car elle sait qu’elle va le suivre. La frustration !

Heureusement, Coulson finit par se rendre compte que la caméra de surveillance de la chambre de Robin est en pause, ce qui mène à l’un des faux raccords les plus grandioses de la série : il se rend compte d’un problème quand en faisant play, il découvre que la porte de la chambre est grande ouverte. Rapidement, Deke, Mack et lui se rendent donc dans la chambre et… ouvrent la porte. Bon allez, qu’importe, c’était drôle ; mais Mack comprend que Talbot a déconné sérieusement. Il l’a entendu dire « happy to comply » et n’a pas immédiatement compris le problème ? Eh ben.

Deke, toujours blessé par balle il y a peu quand même, décide de rester auprès de la mère de Robin qui respire encore. Quant à Coulson, qui devait rester en sécurité à la base, il se retrouve sous la menace du flingue de Talbot. Mack et lui prennent Talbot par les sentiments. Celui-ci comprend qu’il doit se suicider car c’est le seul moyen de s’en sortir.

Pour éviter ça, Coulson lui dit d’effectivement se soumettre et de le tuer, ce qui permet à Mack d’immobiliser Talbot. Nous n’en aurons pas plus cette semaine, car il y avait encore pas mal d’autres choses se déroulant en parallèle.

En effet, arrivée en Angleterre, Daisy décide de libérer Hale pour qu’elle s’infiltre avec May et elle dans la base afin de récupérer Fitzsimmons et de ne pas blesser Ruby si elle le peut. Elle aimerait en faire une agent du S.H.I.E.L.D (bon courage) et compte bien la maîtriser sans utiliser ses pouvoirs, car à côté du Gravitonium, ça craint.

À l’intérieur de la base, Fitzsimmons finissent de préparer la chambre pour que Ruby devienne destructrice des mondes. Et s’ils les pensent incapable de se servir du Gravitonium et de le manipuler, Alex et elle leur prouvent rapidement le contraire. Ruby s’installe dans la chambre et récupère 8% du Gravitonium dans la douleur.

Hale arrive à temps pour forcer l’arrêt de l’expérience, mais il est quand même trop tard. 8%, ça fait déjà pas mal de dégâts pour Ruby qui sort de la machine en « volant » sans gravité, puis qui parvient à atterrir de manière assez classe. Jusque-là, tout va bien, mais elle entend désormais des voix dans sa tête et demande de l’aide à Alex en lui touchant le visage. Je sais que c’était censé être un moment dramatique, mais j’ai explosé de rire en voyant qu’elle tuait ainsi Alex dont la tête se ratatine subitement. Les effets spéciaux étaient un peu cheap mais en même temps extrêmement hilarants, de même que la réaction de Jemma. Dans tout ça, Alex meurt vraiment de manière bête et Ruby se retrouve avec des mains qui font qu’elle ne peut toucher personne.

Elle s’en prend vite fait à Fitzsimmons, mais ceux-ci sont sauvés par Hale qui s’inquiète pour Ruby, puis par May. Ils tombent alors sur Yoyo qui comprend qu’ils ont laissé Daisy seule avec Ruby et le Gravitonium (bon, il y a Hale aussi, mais elle n’est pas bien utile). Et elle a raison de s’inquiéter, parce que Ruby s’en prend violemment à Daisy. Heureusement, Hale a finalement l’utilité de sauver la vie de Daisy : les deux font yo-yo pour tenter de raisonner Ruby et la calmer, et plus l’épisode approche de sa fin, plus on sent que ça part en vrille. Yoyo débarque à ce moment-là pour voir la Destructrice et pour voir celle qui lui a tranché les bras…

Bien sûr, Yoyo étant Yoyo, ça ne lui plaît pas : elle tranche la gorge de Ruby avec ses pouvoirs. Ruby meurt et lévite de nouveau, explosant juste assez longtemps pour que Hale s’enfuit et aille prévenir les extra-terrestres qu’elle sait où est le Gravitonium et qu’ils peuvent tuer tous les agents du S.H.I.E.L.D s’ils veulent, car ils n’ont pas été foutu de sauver sa fille. Quant à Yoyo, elle est sûre d’avoir sauver le monde, mais c’est beaucoup trop simple pour que ce soit effectivement le cas.

Ce qui est sûr, c’est que la mort de Ruby permet de fermer un arc qui était sympathique, mais pas exceptionnel. Désormais, les quatre derniers épisodes devraient repartir de plus belle… et je pense que je vais essayer d’aller voir Infinity War avant le 19 : aucune info n’a été donnée (techniquement, le film et l’épisode 19 sortent le même jour aux USA…), donc je pense que c’est fait pour être vu en parallèle, comme l’avait été l’épisode Turn, turn, turn en saison 1 pouvant être vu avant ou après Captain America 2. On verra, en attendant, je suis prêt pour Avengers avec cet article rappelant les grandes lignes directrices des trois premières phases du MCU nécessaires avant le visionnage du film.

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Les meilleures bandes originales du moment

Salut les sériephiles,

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C’est parti pour un nouveau TFSA qui tombe assez mal, parce que je n’ai pas pensé à consulter à l’avance les thèmes comme je fais habituellement et que du coup, j’ai déjà mis en place ma playlist du moment avec toutes les (re)découvertes musicales que j’adore durant mes visionnages. Elle n’en finit plus de se remplir, donc n’hésitez pas à la consulter régulièrement ; elle est accessible en permanence depuis la colonne de gauche du blog.

Outre mon inattention, je trouve que Tequi nous nargue tout de même en nous faisant parler des bandes originales récentes quelques jours avant la sortie de la saison 2 de Westworld qui proposera sûrement d’excellentes musiques. En 2016, j’avais écouté en boucle les morceaux de cette BO.

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Du coup, pour respecter ce thème, je vais prendre sur les séries que j’ai visionnées au cours de ces quatre derniers et uniquement sur les compositions originales/reprises. Il ne s’agira pas des musiques achetées pour les épisodes, mais bien de celles créées pour les épisodes. Et ça limite vachement mes options au point que c’est compliqué d’en trouver cinq. C’est pour moi signe que je suis bien parti quand c’est compliqué à trouver : c’est forcément plus intéressant comme ça. À défaut de gifs, nous aurons cette semaine des extraits musicaux, ça me paraît plus logique !

  1. Rise (S01)

C’est facile parce que c’est ma seule série « musicale » du moment, mais elle ne finit qu’à la cinquième place parce que j’ai mis extrêmement longtemps avant de me décider à l’écouter en-dehors des épisodes. Elle ne m’inspirait pas plus que ça à l’origine et comme la série, je trouve qu’elle manque de peps alors que clairement il y a du talent dans le casting. Incompréhensible, je sais.

  1. The Magicians (S03)

Ben voui, évidemment que je n’allais pas zapper mon coup de cœur du moment. Bien sûr, ils n’ont pas énormément de musiques originales, mais n’oublions pas qu’ils ont eu un épisode musical avec pas mal de reprise et notamment celle-ci que j’ai écouté en boucle pendant au moins une semaine. C’était exceptionnellement bien écrit et rien que pour ça la série méritait sa place ici (même si j’en ai zappé d’autres dans le même genre, mais un peu moins bonnes, j’en reparle ci-dessous)

  1. Arrow (S01-02)

Les series de super-héros ont toujours le talent d’aller nous pondre d’excellents thèmes musicaux, et celle-ci n’est pas une exception. J’adore les notes du générique qui donnent envie de regarder un épisode à chaque fois (n’oublions pas que je n’en suis qu’au début de la série, ça doit jouer) et qui plonge bien dans l’ambiance (trop sombre ?) de cet univers. J’aime beaucoup !

  1. Les Bracelets Rouges (S01)

Ce n’est pas tant que j’aime les compositions originales de cette série (dont le générique), c’est juste qu’elles sont aussi entêtantes qu’introuvables. Ma grande frustration de ce mois de février est de n’avoir pas réussi à trouver les musiques de cette bande originale, car le groupe embauché a fait un excellent boulot, tout simplement. Finalement, en préparant cet article, j’ai fini par trouver le soundcloud officiel du groupe HitnRun et autant vous dire que j’ai hurlé de joie, surtout en entendant les premières notes de Road to Gosford :

  1. Agents of S.H.I.E.L.D (S05)

Je ne sais pas si on peut dire qu’elle est récente parce qu’elle se renouvelle peu depuis cinq ans, revenant toujours aux mêmes notes super-héroïques, mais comme on a eu droit au thème de Daisy/Quake samedi dernier, je me dis que j’ai bien le droit de dire que c’est récent. Je l’ai redécouverte récemment sur Spotify, au point d’écrire quelques articles au son de la bande originale de la saison 2 ; mais franchement, c’est tout bonnement génial.

Allez, pour terminer, je tiens à saluer la bande-(pas-toujours-si)-originale de Shadowhunters, avec des acteurs qui mettent la main à la pâte (et à l’autotune), c’est toujours sympa (attention spoilers saison 2).

Retrouvez aussi une des chansons d’Alberto Rosende (Simon) dans la critique du dernier épisode.

Une autre série qui a été une bonne surprise cette année est Life in Pieces, avec quelques acteurs poussant la chansonnette au cours des épisodes. Ils ont clairement les talents pour nous proposer un épisode musical complet : Jen, Heather, Sophia et Tyler savent tous à peu près chanter ; et je soupçonne quelques talents vocaux bien cachés du côté de Josh, Sam ou Matt. Ou même Clem, tiens. Face à eux, les voix de casseroles de Tim, Colleen (qui penserait bien faire), Joan et Greg apporteraient un bon humour. Je vote pour une saison 4 ET un épisode musical, voilà. En attendant, je n’avais pas de quoi les classer dans ce TFSA, d’où leur position de bonus final.

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Voilà pour ce TFSA qui m’aura permis de faire quelques redécouvertes bien sympathiques et de m’ambiancer tout seul !

Ce que c’est que la mythologie d’une série

Salut les sériephiles !

S’il y a bien un terme qui parcourt une grande partie de mes critiques, c’est celui de « mythologie ». C’est un peu honteux que je n’ai jamais pensé plus tôt à écrire cet article du coup, parce que bien évidemment, il y a énormément de choses à dire. Comme je suis sûr de faire encore beaucoup plus de 500 mots, je vous propose de passer directement au cœur du sujet. L’article a une forme (et un ordre surtout) un peu différente de d’habitude, pour la clarté des choses et avec des exemples assez cool (‘fin je pense) à la fin.

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Non, je ne regarde pas Vikings, mais j’ai tapé mythologie sur Google… et je me sens prêt à partir au combat moi aussi !

C’est quoi ce nom ? Si on s’en fie à Google, une mythologie c’est un ensemble de mythes (ah ben merci bien) et de légendes propres à un peuple, une civilisation, une religion. Un mythe ? Un « récit fabuleux, souvent d’origine populaire, qui met en scène des êtres symbolisant des énergies, des puissances, des aspects de la condition humaine ». Ou alors une « chose imaginaire ». Merci Google, on avance à grande vitesse là (ou pas). Je pensais que Google avait une réponse précise à tout, mais ce n’était qu’un mythe !

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Je ne me lasserais jamais de ce gif, non.

Abandonnons la facilité et concentrons-nous plutôt sur ce qu’en dit Roland Barthes (et donc l’acception du sens plus large qu’on lui donne aujourd’hui) : un mythe est à la fois « un mode de signification et la forme », un « jeu de cache-cache incessant entre sens et forme », un « système de communication ». Mais qu’est-ce qu’il raconte lui encore ? Simplifions : le mythe est un message qui se suffit à lui-même et qui évoque quelque chose (la même chose) à un groupe de personnes. Genre, vous savez tous ce que c’est qu’un Dom Juan, même si vous n’avez jamais lu Molière (et vous devriez pourtant). Ce n’est pas une idéologie ni un concept, il peut être écrit, verbal ou pas du tout, et se distingue par la manière dont il se propage. Lui il s’en sert surtout pour analyser la pub et la mode, et c’est passionnant.

Bon. C’est passionnant, ça me fait réviser et simplifier grossièrement (il y aurait beaucoup à préciser et redire), mais ça nous éloigne du sujet de base.

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J’arrête de me prendre pour un prof, on repasse aux séries !

Alors c’est quoi exactement la « mythologie d’une série » ? Facile. Chaque série met en place sa propre mythologie : les personnages ont leur manière propre de communiquer et d’évoluer dans l’univers de la série, qui est lui-même régi par un ensemble de règles plus ou moins bien définies et immuables (pour le plus, regardez Buffy, pour le moins, regardez Charmed à partir de la saison 5).

La mythologie d’une série, c’est ce qui permet de ne pas être surpris de voir un cadavre se relever dans The Walking Dead quand ça n’aurait aucun sens dans The Last Man on Earth (quoique) ou qui permet à LOST de tout se permettre en se fondant toujours sur la science, la philosophie ou la croyance quand Younger n’est pas là pour nous prendre la tête. La mythologie assure donc les règles de l’univers, régit les relations entre les personnages, la chronologie. C’est tout ce qui fait le fond de la série et c’est souvent ce qui permet de faire la distinction entre les séries impeccablement gérées (LOST, toujours, mais aussi Wrecked par exemple) et les autres (OUAT, qui est incapable d’assurer la moindre cohérence chronologique dans le passé des trois quarts de son casting).

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Si seulement ils écoutaient leurs propres lignes de dialogue !

Quelle origine ? Comme beaucoup de choses quand il s’agit de raconter une histoire, il faut remonter à l’Antiquité et aux mythologies gréco-romaines, tout simplement. Les divinités grecques, les divinités romaines, ça formait quand même un ensemble sacrément cohérent ! Donc voilà, depuis toujours, les hommes racontent des histoires en se fixant des règles (oh la mauvaise introduction de copie d’élèves) et les scénaristes copient l’idée, tout simplement.

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Et aujourd’hui ? Forcément, toutes les séries ont une mythologie, mais celle-ci est plus ou moins complexe : elle peut s’appuyer sur des éléments mythologiques venus d’ailleurs (non, pas de l’espace, mais d’autres séries, films, livres, récits d’Antiquité, etc.), se contenter du grand minimum (les séries procédurales, bien souvent) ou viser quelque chose de plus complexe (allez, je ne résiste pas : Here & Now !… mais aussi Agents of S.H.I.E.L.D ou même Shadowhunters).

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Et pour gérer toute cette mythologie, comment on fait ? On écrit ce qu’on appelle la Bible de la série. C’est un document plus ou moins volumineux avec tout l’ADN de la série : le concept, la structure narrative (avec les arcs s’il y en a), le ton, les thématiques et l’atmosphère, les lieux de tournage, la biographie des personnages, les résumés des épisodes, etc. Bref, tout est réuni dans un énorme livre qui permet à chaque scénariste et à n’importe qui bossant sur la série de savoir dans quel univers il met les pieds… même quand les personnages ne le savent pas eux-mêmes.

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Comme rien ne vaut l’exemple, voici pour les anglophones parmi vous, un extrait de celle de la saison 1 de Grey’s, de celle – juste passionnante car très personnelle – de LOST (avec les auteurs avouant que c’est la première fois qu’ils font ça et surtout mentant outrageusement en promettant que la série sera facile à suivre grâce à une… mythologie simple, et même plus simple que celle d’Alias et Rambaldi, qui se fait tacler au passage !) et de celle plus romancée de Stranger Things.

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Tout ça donnerait envie d’une publication systématique des Bibles de séries franchement, mais bon. Je n’ai pas le temps de tout traduire, mais même si vous ne comprenez pas l’anglais, je pense que ça reste intéressant à parcourir car on voit quand même comment tout s’est construit à l’origine…

Et ça, c’est passionnant à découvrir !

Les séries qui oublient d’allumer la lumière

Salut les sériephiles,

Je sais que vous adorez quand je pousse un coup de gueule, alors je ne vais pas me priver surtout que je garde celui-ci depuis quelques temps déjà et que j’ai hésité à m’en servir dans l’article Les coups paru hier. Finalement, j’ai bien senti qu’il y avait le potentiel d’un article à part, donc le voici, tremblez séries !

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Aujourd’hui, je vais donc me plaindre des séries trop sombres inutilement, histoire de savoir si vous aussi ça vous agace ou s’il n’y a qu’à moi que ça pose problème ! Voyez-vous, on a de manière assez incompréhensible une semaine tellement belle qu’on se croirait au printemps (quoi ? Comment ça c’est normal mi-avril ? Mais il grêlait il y a sept jours !), voire en été – mais il y a trop de pollen pour ça ! Comme je suis toujours étudiant à distance, c’est la période de l’année que je préfère (bon, pas le pollen) car c’est le moment où je peux m’installer dans le jardin pour lire et bosser et profiter du soleil et boire des thés glacés faits le matin même et me sentir en vacances alors que je n’y suis pas. La belle vie, donc. Inévitablement, qui dit belle vie dit visionnage de séries à un moment ou un autre, et c’est là que se pose un gros problème : trop de lumière dehors, pas assez dans les séries que j’ai à voir.

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Notons que la lumière vacille, faudrait pas trop éclairer les acteurs. Peut-être que c’est parce qu’ils jouent mal et qu’ils ne faut pas que ça se voit ?

Par exemple, voyez, j’écris cet article à 16h (hier donc), heure où je m’accorde généralement une petite pause série. Oui, mais je voulais regarder Shadowhunters et avec ce soleil autant dire que je ne vais rien voir. Comme beaucoup d’autres, Shadowhunters a en effet décidé que les trois quarts de ses épisodes se feraient la nuit ou dans des pièces hyper sombres, ce qui fait qu’au moindre rayon de soleil, on est foutu : je me retrouve bien plus souvent à contempler mon reflet énervé que mon épisode tellement la photographie se prive de lumière.

Avant qu’on ne m’accuse de mauvaise foi parce que oui, quand même, Shadowhunters ça veut dire chasseurs d’ombres et que c’est dans le synopsis de la série que ça parle du monde des créatures nocturnes, je tiens à dire que c’est loin d’être la seule série à être confrontée à ce phénomène.

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Et en plus ça force les gens à faire des gifs surexposés, en plus !

 Je pense que tous ceux qui ont vu la saison 8 de The Walking Dead se rappelleront d’une scène où Rick s’attaque au méchant du moment (je ne nomme pas pour éviter le spoil, même si bon…) dans une cave. Qu’il n’y ait pas de lumière, c’est assez logique, mais on s’est retrouvé avec 15 minutes d’épisode où on ne voyait rien. Et déjà qu’il ne se passe pas grand-chose habituellement dans la série, là, il fallait se contenter de voir deux trois silhouettes bouger et faire des monologues dans le noir. C’est hyper frustrant, surtout quand ça commence à se battre et qu’on est bien incapable de savoir qui est qui ou ce qu’il s’y passe.

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Cela dit, là aussi, quand on voit les tronches, ça vaut peut-être mieux ?

Je zappe le retour de Fear the Walking Dead qui m’a forcé à fermer le volet, ne pas allumer de lumière et augmenter les contrastes de la télé (je n’étais même pas dehors, c’est bon quoi, c’est plus de la mauvaise foi de ma part ; surtout que j’avais une qualité d’images pas trop dégueu !). Suite à cette prétérition (coucou Gaelle), j’enchaîne ainsi sur Agents of S.H.I.E.L.D.

Si vous suivez le blog, vous savez que j’adore cette série. Oui, mais ça ne va pas m’empêcher d’être hyper critique de sa saison 2. Suite aux événements de fin de saison 1 qui font basculer la série dans un univers plus… sombre, ma foi ; la photographie de la série a décidé de suivre l’écriture. Si en soi, c’est une bonne chose, on s’est retrouvé avec une saison tellement sombre qu’il y a plein de scènes dans lesquelles je ne sais toujours pas ce qu’il se passe quand je les regarde sur mon lecteur DVD (merci Ludo).

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Vous voyez : pas de lumière sur tout le visage des acteurs, gif surexposé pour tenter d’y voir quelque chose…

La saison 5 est également assez sombre, mais je trouve pour l’instant la photographie mieux gérée. Je reste tellement frustré de certains combats de la saison 2 (avec Mack ou Skye notamment) où l’on ne voyait rien alors qu’on sentait un beau boulot de chorégraphie. Dans ces moments-là, j’étais bien souvent soulagé d’avoir Lincoln pour faire un peu de lumière (et pourtant, ce n’était pas une lumière ce garçon)…

Allez, pour terminer de cracher dans la soupe, je me sens forcé de parler d’American Horror Story (autant la saison 6 est la meilleure, autant bien souvent, ben… on ne voyait pas grand-chose) et des séries Netflix, particulièrement les Marvel.

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Quand il fait jour dans AHS… (bon, après, c’est vrai que ça aide à flipper quand tu vois pas ce qu’il se passe)

Je comprends bien que c’est censé instaurer une ambiance un peu angoissante pour la survie de nos héros (même si dans les Marvel, bon, on sait bien comment ça va se finir) ; mais bien souvent, ça me décroche totalement de l’épisode parce que je ne vois pas ce qu’il se passe. C’est bien beau de voir des silhouettes bougeant dans tous les sens, mais si on ne sait plus à qui elles correspondent, ni ce qu’elles font, je trouve que c’est de la perte de temps pour tout le monde. Ce genre de scènes coûte cher à tourner, prend du temps pour les acteurs, et tout ça pour que les téléspectateurs entendent vaguement deux trois coups de poings (d’ailleurs, d’où les coups de poing font ce bruit-là franchement ?) au milieu de cris.

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On ne risque pas d’oublier qu’il est aveugle au moins, mais il nous pète les yeux à nous forcer à augmenter tout le temps la luminosité… 

Je trouve ça frustrant, dommage et c’est pour ça que c’est mon coup de gueule du jour, même si je sais bien que c’est dans le vent. Histoire que ça ne le soit pas totalement, dites-moi… Vous aussi ça vous arrive de vous retrouver face à ce genre de scènes, pas vrai ?