Je n’ai jamais regardé Le Caméléon avant (The Pretender, #01)

Salut les sériephiles,

The Pretender (TV series) - WikipediaC’est un étrange titre, n’est-ce pas ? C’est pourtant vrai ! Le Caméléon, ou The Pretender en VO, est pourtant une série multirediffusée en France, mais aussi loin que je me souvienne, je ne suis même pas sûr d’avoir vu un épisode en entier de la série. Enfin, ça, c’était avant dimanche dernier où je me suis décidé à lancer le premier épisode, à moitié sur un coup de tête, à moitié en ayant prévu le coup car je me trainais le DVD depuis trois semaines.

En effet, j’ai une meilleure amie qui est une grande fan de la série, qui la regardait tout le temps quand elle passait à la télévision et à qui nous avons offert l’intégrale de la série en octobre dernier pour son anniversaire. L’occasion était trop belle pour ne pas gratter le prêt des DVDs dès qu’elle aurait fini, et elle m’a donc tout prêté lorsqu’on s’est vu pour mon anniversaire. Depuis, la série m’attendait sagement et c’est lors d’une insomnie que je me suis dit que j’allais la lancer.

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A priori, les quatre saisons rejoignent donc mon Challenge Séries 2021… mais on verra si je tiendrai jusqu’au bout ! Je ne compte pas proposer des critiques de chaque épisode, parce que la série date un peu et que je ne pense pas que ça serait beaucoup lu, mais un peu à la manière de mon rewatch d’autres séries (ou de visionnage d’animés), j’écrirai de temps à autres mon avis sur la série, en fonction de mon avancée. En fait, pour être tout à fait honnête, j’envisage de transformer le 500 mots du vendredi en RDV hebdomadaire sur Le Caméléon.

Pour ce premier article, on va donc se consacrer au pilot de la série et tout ce que j’en ai pensé…

Avant le premier visionnage

skywalkerDe la série dont j’ai quand même vu des bouts d’épisodes lorsque j’étais enfant, je me souviens tout de même de l’essentiel : Jarod est un caméléon, un surdoué capable de se faire passer pour n’importe qui. Il peut endosser n’importe quel rôle et n’importe quelle profession en donnant toujours le change, et il profite de ses dons pour punir les criminels et réparer les injustices.

La série n’est pas qu’un procédural : il y a tout un fil rouge sur la famille de Jarod, en quête perpétuelle de son passé et de ses parents à qui il a été arraché par une organisation, le Centre, qui a voulu exploiter les dons de ce génie dès son plus jeune âge. Il est ainsi traqué par Miss Parker, qui a bon espoir de mettre la main dessus.

skywalkerÇa, c’est pour le synopsis. Pour le reste, j’ai de vagues souvenirs sur des liens entre Jarod et Miss Parker, mais je vais me les laisser de côté. Je me souviens en tout cas que je n’accrochais pas tant que ça quand j’étais enfant parce que tout l’environnement de la série changeait en permanence (logique avec un titre pareil). Je n’ai plus aucune excuse : j’adore Dollhouse dont c’était tout autant le thème de départ, avec en plus le problème que l’héroïne changeait de personnalité.

Un autre reproche que j’y faisais est que c’était beaucoup trop sous le format « épisode de la semaine » que je n’aime pas trop. Aujourd’hui, je regarde de plus en plus de séries procédurales en fond sonore quand je fais à manger/mange (ou travaille sur des taches de secrétariat ou d’administratif ne demandant pas grande concentration, ou repasse, ou… bref, vous avez l’idée), alors une série des années 90, ça peut le faire, non ?

Le pilot du Caméléon

Miss Parker (Pilot ) Created with 5SecondsApp iOS | The pretenders, Actresses, PilotOh boy. La série débute en 1996 et ça se voit. Ca ne se voit pas seulement avec le look des personnages, mais aussi avec le format et la qualité de l’image. Et avec certains moments qui vieillissent de manière bien plus comiques que ne l’envisageaient les scénaristes. Je veux dire, l’introduction de Miss Parker c’est quand même quelque chose : clope au bec, elle débarque d’un hélicoptère et répond à un type qu’elle est tout aussi explosive que les matériaux inflammables à proximité desquels ils sont. Le tout avant d’écraser sa cigarette à coup de bottines à talons hauts. Difficile de ne pas rire aujourd’hui, surtout qu’elle a un bandeau dans les cheveux.

Un autre temps, quoi. Elle est l’atout charme pour les audiences masculines, et c’est assumé un peu en mode Charlie’s Angel. Déjà, je n’avais aucun souvenir de ça, et ça m’a mis dans l’ambiance tout de suite. Passé ce côté un peu kitsch et inattendu, le premier épisode est toutefois plutôt engageant et me donne espoir de tenir sur la saison, voire sur la série.

Le personnage de Jarod est introduit d’abord en tant qu’enfant génie avant d’être présenté en tant qu’adulte. Assez vite, on comprend sa capacité à être un caméléon lorsqu’il est capable de parler plusieurs langues et de prendre un job de chirurgien dans un hôpital sans avoir à passer le moindre entretien d’embauche. C’est bien connu : il suffit d’être présent sur place pendant une urgence. Non ?

skywalkerLe pilot a tout de même du mal à introduire tout son concept, mais c’est le problème de ce genre de séries : comment nous montrer que le personnage se fond toujours dans la masse dans un épisode où il ne va endosser qu’un seul rôle ? Il est un bon médecin… et il finit par être pilote d’avion dans la dernière scène, pour nous donner envie de revenir. Je ne sais pas encore si c’est un cliffhanger qui introduit l’épisode 2 (j’aimerais bien) ou si c’est juste une scène qui sera oubliée et permettait de comprendre ce qu’allait être la série.

En parallèle, bien sûr, nous suivons également Miss Parker qui fait tout ce qu’elle peut pour retrouver la trace du Caméléon. Si elle y parvient, elle ne semble pas très forte à son job : elle le croise déjà deux fois dans ce premier épisode sans parvenir à l’attraper. C’est toutefois plutôt bien amené puisque Jarod a de bonnes raisons de réussir à lui échapper. Ainsi, dans la scène finale, il s’échappe grâce à sa ruse, mais aussi grâce à une amitié qu’il a tissé en cours d’épisode.

De ce point de vue-là, chaque scène a une vraie utilité et c’est plutôt une bonne chose pour le pilot : on nous propose un puzzle qui se reconstitue peu à peu et nous permet de comprendre que Jarod veut rétablir une injustice concernant un patient de l’hôpital qui a terminé en fauteuil roulant à cause de la négligence d’un médecin. Reste à identifier ce qu’il s’est passé exactement et à obtenir les preuves pour rendre la justice.

ohitsatvshow Tumblr blog with posts - Tumbral.comEn cours de route, j’ai aussi découvert l’existence de Sidney, sorte de figure paternelle pour Jarod. C’est lui que Jarod veut recontacter absolument pour avoir des réponses sur l’identité de ses parents : en effet, un test sanguin lui permet de comprendre que ses parents supposés, morts dans un accident ça tombe bien, ne sont pas les siens. Le problème, c’est que Sidney lui affirme ne pas avoir d’informations sur le sujet. Il n’est pas pour autant contre Jarod : oui, il travaille en tant que scientifique pour le Centre, mais il semble aimer voir son sujet favori prendre son indépendance, au grand dam de Miss Parker.

Parmi les bonnes surprises de l’épisode, il y a le casting des rôles secondaires, avec notamment une actrice encore bien jeune mais qui finira quelques années plus tard par incarner Rose de LOST.∞ISLE OF CARTHIS∞ — The Pretender Mementos [22/88] [1.22 - Dragon... J’aime regarder les anciennes séries pour ce genre de surprises, on trouve toujours des acteurs qui finiront par avoir de gros rôles dans de tous petits rôles.

Voilà donc pour ce visionnage du premier épisode… C’est déjà pas mal pour quelqu’un qui l’a regardé vers une heure du matin, je trouve. Je vais à présent continuer mon visionnage et tenter de ne pas être spoilé avant d’arriver à la toute fin des téléfilms.

 

Vus cette semaine #11

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Walking Dead – S10E18 – Find Me – 13/20
Bizarrement, j’attendais plus de l’épisode après l’excellent retour de l’épisode précédent, mais on tombe exactement sur ce que je redoutais avec ce principe des one-shots. Ce n’est pas tant que je n’aime pas les personnages sur qui on se concentre cette semaine, c’est que l’épisode manque de rythme et nous prend pour des truffes à révéler des informations cruciales pour la construction de personnages que l’on aurait dû avoir il y a fort longtemps.

Mardi

9-1-1 – S04E08 – Breaking Point – 15/20
Léger mieux cette semaine avec un épisode aux intrigues assez prévisibles, mais tout de même sympathiques car capables de provoquer un certain nombre d’émotions. C’est une mi-saison qui s’inscrit bien dans l’actualité et passe mieux que la semaine dernière où l’ennui guettait presque. En plus, les intrigues des personnages avançaient… Par contre, je m’attendais à un cliffhanger plus choquant encore.
9-1-1 Lone Star – S02E08 – Bad Call – 20/20
Accusez-moi de surnoter si vous le souhaitez, mais cet épisode se concentre sur mes personnages préférés et est une excellente mi-saison qui prend aux tripes et nous donne vraiment envie de connaître la suite au plus vite. Par rapport à la série-mère, il n’y a pas photo, nous avions là une qualité énorme et un épisode hyper prenant. J’adore, tout simplement… et je n’aurais jamais cru écrire ça il y a deux mois quand j’ai commencé la série !
Debris – S01E02 – You Are Not Alone – 16/20
Très honnêtement, je ne comprends rien, mais dans le meilleur sens possible de cette phrase pour l’instant : c’est prenant et intrigant, et ça ne ressemble pas tellement à d’autres histoires du genre. Les intuitions des personnages sont toujours les bonnes, et c’est tant mieux, parce qu’ils s’en sortent mieux que moi à déduire certains éléments pour l’instant. C’est assurément une série qui vaut le détour, même si je ne sais pas encore vers quoi elle se dirige : c’est peut-être le plus frustrant, d’ailleurs, son fil rouge sera peut-être son point faible si ça continue comme ça. C’est pourtant ce que je préfère d’habitude.

Mercredi

NCIS – S18E09 – Winter Chill – 16/20
Comme trop souvent, l’intrigue de cette semaine était une enquête qui ne parvenait pas à surprendre… Mais ça n’a pas empêché l’épisode de me laisser complètement abasourdi par certains développements auxquels je ne m’attendais pas. J’imagine que les scénaristes voulaient nous rappeler que c’était une année de merde, mais ça m’apprendra à réclamer qu’ils fassent des épisodes correspondant à notre actualité.

Jeudi

Resident Alien – S01E04 – Birds of a Feather – 18/20
Si la crédibilité de certaines intrigues est souvent à remettre en question, il n’y a pas à dire, l’écriture de la série est vraiment très chouette, avec des personnages attachants et de bonnes blagues. Je n’ai pas l’impression de n’avoir vu que quatre épisodes ! Et ça devient difficile d’attendre une semaine entre les épisodes, parce que c’est vraiment très prenant comme intrigue. Je vais quand même le faire, parce que c’est un mode de diffusion que j’aime, tout simplement.

Vendredi

Walker – S01E05 – Duke – 15/20
Cet épisode fut une bonne surprise, parce qu’il mettait de côté les intrigues que j’aime moins pour se concentrer sur une aventure bien plus intéressante : celle promise par le cliffhanger de l’épisode précédent. Comme quoi, il peut y avoir de bons épisodes, même dans un format familial un peu soporifique.
Walker – S01E06 – Bar None – 15/20
Honnêtement, je commence à apprécier la série, même si c’est totalement un faux sentiment dû au fait que cette semaine, les scénaristes mettent de côté le procédural pour se concentrer davantage sur les personnages et la construction de la série sur du plus long terme. Il serait temps ? On dirait qu’ils trouvent un meilleur équilibre, j’espère que ça va continuer comme cela !
Station 19 – S04E06 – Train in Vain – 18/20
Je suis énervé par cet épisode pour un tas de raisons, mais ça ne l’empêche pas d’être excellent. Il y a deux excellentes intrigues en parallèle, en fait, et le plus frustrant vient du fait que la plus importante sur le long terme est éclipsée par l’autre, beaucoup plus stressante et inquiétante en tant que fan. Bref, on nous oppose intrigue parlant de la réalité et intrigue allant plus loin dans la fiction, et ça m’a perturbé.
Grey’s Anatomy – S17E07 – Helplessly Hoping – 16/20
Bon ben, pour son retour, la série nous fait du pur Grey’s Anatomy et ça a du mal à passer en milieu de saison comme ça. Avec tout un suspense sur une annulation possible de la série dans les semaines à venir, j’ai vraiment du mal à comprendre les scénaristes sur l’écriture de cette intrigue. Je ne suis pas le seul à ne pas comprendre en tout cas, mais je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne. Encore une fois, en revanche, difficile de mettre une note à cet épisode.

Challenge Séries 2021

Riverdale – S04E07 – The Ice Storm – 09/20
On repasse sous la moyenne parce qu’il ne se passe absolument rien dans cet épisode. Je veux dire, ça parvient à peine à être drôle tellement il n’y a rien d’exceptionnellement con (ou presque), je suis en train de perdre mon pari misérablement alors que j’étais à ça de le gagner et les intrigues ne me fascinent pas. C’est décevant, c’est tout.
Riverdale – S04E08 – In Treatment – 12/20
Gina Torres ne peut pas sauver toutes les séries, même si elle tente de le faire. Au moins, on retrouve un bon humour dans cet épisode – même si c’est toujours à l’insu de leur plein gré, comme on dit. Cette parodie d’une série à succès israélienne ne tient pas la route, mais c’est exactement pour ça que je suis là, alors ça marche mieux. Et puis, il y a une nouvelle réplique cultissime d’Archie, ça me suffit.

J’ai également vu un épisode d’une série des années 90 qui va rejoindre mon Challenge Séries 2021 ! Je vous en reparle dans l’article du jour de vendredi prochain… (quel suspense !)

> Vus en 2021 

Riverdale – S04E08

Épisode 8 – In Treatment – 12/20
Gina Torres ne peut pas sauver toutes les séries, même si elle tente de le faire. Au moins, on retrouve un bon humour dans cet épisode – même si c’est toujours à l’insu de leur plein gré, comme on dit. Cette parodie d’une série à succès israélienne ne tient pas la route, mais c’est exactement pour ça que je suis là, alors ça marche mieux. Et puis, il y a une nouvelle réplique cultissime d’Archie, ça me suffit.  

Spoilers


I’m 18, I’m adult.

Après un Thanksgiving inutile, la série reprend avec de nouvelles VHS déposées devant les portes des habitants, avec le problème que les caméras sont cette fois bien plus proches. Tout le monde s’en fout, à commencer par moi. L’idée de cet épisode est de nous parler des problèmes d’orientation des personnages qui ne sont que des ados après tout.

Oui, la série s’en souvient subitement et propose tout un épisode au lycée, avec une psychologue pour aider les lycéens à faire face aux terribles lettres des facs… C’est ridicule, mais ça empire pour moi quand la psychologue est Gina Torres. Elle est tombée bien bas pour venir faire un tour par cette série. Franchement, pourquoi et comment la série fait-elle pour avoir toujours des acteurs que j’adore et qui sont bons ? Parce que c’est loin d’être le cas de la série.

Alice et Betty – Pauvre psy qui se retrouve à devoir gérer ces deux-là en pleine dispute familiale. Betty est énervée par sa mère qui fouille dans ses affaires et trouve ses pilules. Oui, ça pose problème à Alice de savoir que sa fille fait l’amour à Jug… alors qu’elle les laisse être dans le même lit en permanence ?? La série est tellement ridicule, franchement ! D’après Alice, en tout cas, Betty n’arrive pas à intégrer Yale parce qu’elle fait l’amour tout le temps.

C’est le genre de trucs grossiers que j’avais envie de voir ce soir. Le problème, c’est que ça fait un bon épisode et rôle pour Gina Torres, mais ça n’a aucun sens… Pris à part, l’épisode pourrait donner l’impression qu’on a affaire à une bonne série avec des thèmes super intéressants, mais dans l’ensemble, c’est juste une preuve de plus que les scénaristes oublient de regarder les épisodes précédents.

Je ne sais pas ce qu’il se passe dans cette salle des scénaristes, mais ça doit être fascinant à observer. L’intrigue se conclue tout de même par Alice qui affirme à sa fille qu’elle l’aime plus que tout au monde – mais aussi plus que Polly ou Charles (tiens, Charles a disparu, les scénaristes l’ont oublié ?).

Archie – À défaut de se déshabiller, Archie dort en cours et va voir la psy, hein. Est-ce qu’il va coucher avec, lui qui couche toujours avec tout le monde ? Non, il est en grève d’abdo et ne se déshabille plus, alors c’est foutu pour l’instant. Toute son intrigue le voit se faire psychanalyser et ça m’a blasé au plus haut point. En fait, je n’ai pas suivi grand-chose à l’épisode.

Il y a tout de même une brillante scène finale qui le voit affirmer à sa mère qu’il est désormais un adulte parce qu’il a 18 ans et qu’il en a marre de mettre en danger ses proches. Par conséquent, il déménage dans sa salle de gym. Hop, bye bye la mère d’Archie, tu n’as plus beaucoup d’utilité scénaristique si ton fils te tourne le dos comme ça.

Après, pas d’inquiétude, on nous dit aussi qu’il tourne le dos à ses activités de justicier masqué… et je n’y crois pas une seule seconde.

Cheryl – Face à tant de deuils, Cheryl a de mauvaises notes et le principal décide de la faire évaluer par la psy pour savoir si elle est encore capable de gérer les Vixens. Il a plutôt envie de les confier à une vraie coach, une adulte. Et pas une de dix-huit ans comme Archie, hein !

La psy est suffisamment douée pour faire en sorte que Cheryl se confie à elle… Elle tente de lui faire comprendre qu’elle est normale, n’a pas perdu l’esprit et qu’elle n’est pas hantée par un fantôme, mais quand il est question de Julian et de la poupée qui se déplace, elle est bien forcée de se rendre à l’évidence, ça ne va pas être simple.

Le scénario fait la part belle à Cheryl et à l’actrice qui est étonnamment douée sur ce rôle et dans cet épisode pour nous montrer la folie de son personnage sous une autre facette. Elle perd ses Vixen, bien sûr, mais on avance aussi sur cette affaire de triplé qu’elle aurait avalé in utero, alors c’est toujours ça de pris.

Veronica – Miss Luna est acceptée à Havard pour 2024… mais c’est grâce à son père qui a acheté du rhum au doyen, histoire de s’assurer du futur brillant de sa fille. C’estotujours une Lodge après tout. Cela énerve Veronica qui s’en confie à la psy, et franchement, à ce stade, la psy a eu un résumé complet de la série en très peu de temps. Franchement, à quel moment Gina Torres a accepté ce rôle alors qu’il est clair que la série est naze ??

Je suis triste pour elle. Elle n’a aucun mal en tant que psy à diagnostiquer Veronica comme totalement obsédée par son père. Son meilleur conseil ? Couper les liens définitivement avec son père. OK, merci, on avait besoin de toi chère psy pour en arriver là. Bien sûr, l’idée n’est pas de faire en sorte que Veronica refuse Harvard… mais c’est un peu la conséquence tout de même : et c’est drôle à voir. Sort of.

Jug – Il n’est pas au lycée, mais malgré tout, il voit Miss Burbule, allez savoir comment et pourquoi. Il est énervé aussi par son avenir et son présent, ce qui fait qu’elle a des choses à lui dire aussi, en découvrant l’intrigue du plagiat des livres.

De manière répétitive, elle trouve un complexe à Jug, celui de la persécution. Ce n’est pas complètement faux, ça, mais les scénaristes sont tellement en train de forcer des complexes classiques pour faire genre que tout était prévu et que les personnages sont aussi complexes que complexés. NON. C’est juste non : les personnages sont des coquilles vides dans cette série, et je ne fais pas que référence aux cerveaux vides qu’ils ont. D’un épisode à l’autre, ils se contredisent et sont totalement différents, mais tout le monde s’en fout.

En tout cas, Burble semble venir en aide à tout le monde, et surtout à Jug qui finit par dire à son père qu’il l’aime.

Voilà pour les psychanalyses… Reste à en gérer les conséquences, avec une Alice qui est bien stupide après sa déclaration. Betty lui répond qu’elle aussi considère sa mère comme la personne qu’elle préfère le plus au monde. BEN. VOYONS. La déclaration suit la réception d’un chèque de la part de sa mère qui a aussi arrêté de lire son courrier, donc c’est bon, on lui pardonne tout, même la lecture du journal intime.

De son côté, Archie met des affiches dans toute la ville avec le numéro de sa salle pour que les gens puissent l’appeler au secours sans qu’il ne joue au justicier. Le premier appel vient d’un enfant terrifié, et Archie est en colère au point de casser un crayon et de renfiler tout aussi vite son costume de justicier, mais il ne change même pas de t-shirt au passage. Mon pari vit des heures sombres, là.

Cheryl reçoit quant à elle des résultats de labo pour savoir si elle a dévoré ou non Julian. Ce n’est pas le cas et ça suffit alors à se convaincre qu’elle n’est pas hantée par un fantôme. Au contraire, la voilà prête à démasquer la personne qui veut la faire passer pour folle. Bon ben super

Veronica ? Elle refuse Harvard. C’est une bonne chose pour faire en sorte qu’elle reste à Riverdale quand elle ne sera plus au lycée. Le seul problème, c’est que Veronica le fait pour briser les liens avec son père… mais prend encore le temps de venir narguer son père sur sa décision, au point de lui déclarer ensuite qu’elle va le détruire en affaire. Donc rester en contact avec lui. D’où tu te sépares de ton père en passant ta vie à t’en venger ? Qu’est-ce qu’elle ne comprend pas ?

La fin d’épisode voit alors Archie, Veronica et Betty dans le futur, au commissariat. Après leur arrestation, on apprend qu’ils sont accusés de meurtre par Donna et Bret. Si jamais vous doutiez encore que tout ça n’était qu’une mauvaise parodie de How to get away with murder, vous voilà servis, honnêtement. En attendant, c’était une parodie peu glorieuse de la série qui a inspiré la très récente En analyse en France… Ben, sans plus. J’étais content de voir Gina Torres, quoi.

Compteur d’Archie à poil : voilà qu’il se met à dormir en t-shirt ? Mais que se passe-t-il ?

Riverdale – S04E07

Épisode 7 – The Ice Storm – 09/20
On repasse sous la moyenne parce qu’il ne se passe absolument rien dans cet épisode. Je veux dire, ça parvient à peine à être drôle tellement il n’y a rien d’exceptionnellement con (ou presque), je suis en train de perdre mon pari misérablement alors que j’étais à ça de le gagner et les intrigues ne me fascinent pas. C’est décevant, c’est tout.

Spoilers


I think you’ve got a hero complex.

En deux semaines sans épisode, j’ai l’impression d’avoir tout oublié… mais ne vous inquiétez pas, la série proposait un résumé des derniers cliffhangers et du plongeon du directeur de fac, et d’un coup, j’étais à nouveau mort de rire et prêt à faire face à ce grand n’importe quoi qu’est la série. On reprend en tout cas avec un épisode de Thanksgiving, histoire de nous dire qu’Archie n’a pas oublié son père, qu’Hiram a repris le pouvoir en ville avec Hermione (non mais sérieux). Ah, et évidemment, une tempête approche, histoire qu’il y ait quelque chose à raconter.

Bien sûr, pour Thanksgiving, Archie ne trouve rien de mieux à faire que de rester dans son gymnase pour aider ses ados en difficulté. Veronica lui apporte plein de légumes et de bouffe, avant de découvrir que son père a fait en sorte que ce Thanksgiving soit annulé. C’est plutôt drôle à voir, parce que c’est FP qui apporte la news, pour ensuite proposer à Archie et Veronica de ne pas annuler leur fête, même si elle est illégale.

Il faut dire que FP n’aime pas le fait de devoir être le larbin d’Hiram à nouveau. Au moins, il peut continuer de coucher avec Alice entre deux interventions. En tout cas, Veronica est énervée par son père et elle décide de lui ruiner son dîner de Thanksgiving au point de tout renverser par terre dans une scène hilarante où personne n’essaie de sauver le moindre plat ou d’arrêter cette crise d’ado ridicule de Veronica. Mais bon.

La fête de Thanksgiving a lieu quand même au gymnase, et ça tourne mal quand la famille de Dodger débarque avec un flingue, histoire de savoir qui a voulu le tuer. C’est si inintéressant. Archie envisage d’utiliser des armes blanches pour se défendre. Bien sûr, Veronica n’approuve pas, mais de toute manière, ça tourne mal bien plus vite que ça. Hop, la mère de Dodger demande à Archie de se mettre à genoux après l’avoir psychanalysé et elle est bien partie pour le tuer.

Malheureusement, il y a une explosion qui la détourne de ce droit chemin et fait qu’elle est vite désarmée, alors que Veronica embroche la main d’un frère de Dodger. C’était drôle, ma foi. C’est finalement la mère d’Archie qui se défend le mieux en menaçant avec un flingue les intrus. La famille de Dodger est terrifiée à la vue d’une arme à feu, apparemment. Pas bien crédible, mais admettons.

Bien sûr, la mère en arrive à être convaincue que c’est Fred qui veille sur eux pour Thanksgiving et on a droit à un horrible dîner final qui ne ressemble à rien, avec ensuite une plaque commémorative dans le gymnase en l’honneur de Fred. SUPER.

Contre toute attente, malgré la tempête, il y a des clients chez Pops pour Thanksgiving : Alice et FP, Hermione et Hiram. Est-ce qu’ils mangent ensemble alors qu’ils se détestent ? Bien sûr, merci Alice. Les choses dérapent bien rapidement : FP s’en prend physiquement à Hiram… mais il n’y a aucune conséquence à cette intrigue, pas plus qu’à la tempête. Tellement de faux moments graves et de fausses pistes. Dommage.

Le plongeon de Chipping, prof de Jughead ? Il se suicide à cause de l’alcool d’après la nouvelle autorité en place. Clea n’a aucun sens. Jug se confie à nouveau à Betty sur le sujet, lui demandant de le rejoindre pour enquêter sur la mort de son prof. C’est d’un ennui… On nous ramène ainsi une secte, ou en tout cas une compagnie secrète, histoire de me déprimer, alors que les personnages défient toute logique en disant qu’ils ont froid alors qu’ils sont en T-shirt. Genre ? Mets un pull connasse ? Me voilà violent, ça y est.

Avec la tempête, ils ne peuvent pas non plus se commander à manger et se retrouvent coincés avec les camarades tarés de Jug. Cela donne un sympathique cocktail où Betty assomme un type à tête de cochon et hache. Ne vous inquiétez pas, elle finit par le sauver en lui faisant des points de suture. Normal. En plus, au passage, Jug trouve une lettre de suicide dans les affaires de Bret, celle de Chipping, bien sûr.

Bret prétend que c’est un exercice d’écriture, mais bon, on sait que non. On enchaîne sur un jeu d’alcool bien connu, le « Je n’ai jamais », qui est joué de manière très bizarre. Tout ça n’est qu’un prétexte pour que Betty découvre finalement que Donna avait la lettre de suicide de Chipping parce qu’elle était la maîtresse de Donna. Lol. Du coup, forcément, Jug la croit et pense qu’elle est une victime… alors que Betty est dérangée par cette histoire qui ressemble fort à un mensonge.

Elle est aussi embêtée par le froid, parce qu’elle est toujours en t-shirt. Pour lutter contre ça, elle demande donc à se déshabiller, allez go.

Cheryl est toujours aussi dérangée autrement. Après le meurtre de Toni, son envie est d’aller couler le corps de son oncle avec sa copine, histoire qu’il gèle dans le lac et se fasse bouffer par les saumons. Ben voyons. C’est d’un ridicule cette intrigue, encore, mais ça marche si bien avec des personnages aussi tarés.

Cheryl invite ensuite sa tante chez elle pour Thanksgiving, afin de lui faire fermer une bonne fois pour toute sa bouche – et les possiblités de chantage. En effet, elle fait manger à sa tante et à son cousin des bouts de son oncle, ou en tout cas, c’est ce qu’elle leur dit. Comme il est illégal d’être cannibale, et comme une partie de la famille est réputée pour l’être, Cheryl tient là un bon moyen de faire pression sur sa tante. Pour être encore plus convaincante, elle demande à Toni d’apporter le corps de Jason à table.

Au moins, ça fait fuir la tante. Par contre, ça ne fait pas fuir Toni, et ça, ça n’a aucun sens. Sérieusement, elle n’a rien à redire au fait qu’elle déplace un corps en fauteuil roulant ?

Compteur d’Archie à poil : Toujours rien de ce côté-là non plus. Décevant, cet épisode est décevant.

Saison 4