Un dimanche au Comic Con Paris

Salut les sériephiles,

On se retrouve aujourd’hui pour le compte-rendu de mon dernier jour de Comic Con. Je vous ai déjà évoqué mes journées du vendredi et du samedi avec une semaine d’écart. C’était le temps nécessaire pour digérer le week-end de folie que j’ai passé Porte de la Villette. Je ne sais pas où est passé la deuxième quinzaine d’octobre, c’est terrifiant comment le temps est passé vite – et je ne peux même pas accuser les séries, parce que là aussi, je suis en retard.

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Pour ce dernier jour de salon, j’ai apprécié le changement d’heure qui m’a permis d’avoir une nuit à peu près complète et je me suis rendu une dernière fois à la Villette, toujours en compagnie de Laura à qui je dois mon pass trois jours gratuit (encore merci).

Le programme de mon dernier jour était encore plus chargé que les précédents et tout se chevauchaient, donc il y a bien sûr eu des imprévus et des aléas, mais dans l’ensemble, cette dernière journée était à la hauteur à la fois de mes attentes et du reste du week-end. C’est parti.

9h30 : Arrivée au Comic Con

Contre toute attente (sauf si vous avez lu attentivement mon compte-rendu d’hier), je suis arrivé quasiment en retard et dix bonnes minutes après Laura. Je n’ai aucune excuse, hormis ce putain d’ascenseur, parce que je n’avais pas spécialement de cosplay (enfin, un casque, un baladeur K7, une rapide cicatrice qui n’a pas tenu la journée et une veste à la Clay de 13 Reasons why, c’était vraiment du vite fait) et qu’en plus j’ai réussi à oublier de prendre avec moi ma batterie de secours pour mon portable.

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Merci à tous les (vrais) cosplayeurs, sympas et acceptant les photos comme ça !

Une cata (j’avais heureusement ma batterie d’urgence, car OUI, j’ai une batterie de secours et une d’urgence, je suis désespéré à ce point dans mes nombreux voyages en RER A – et le pire, tout ça me sert régulièrement, au moins une fois par semaine pour celle de secours et une par mois pour celle d’urgence… comment ça on s’en fout ?).

Nous avons tout de même pu entrer dans le salon à 9h31, ce qui est quand même toujours autant la classe. J’ai vraiment pris goût au pass invité gagné sur concours et ce sera dur de régresser à un billet normal l’an prochain.

Première étape : se récupérer un sac pour ne pas finir comme la veille avec des goodies et pas de sac. Bon, en même temps, le programme de la journée était complet de chez complet, mais prudence est mère de sûreté et l’expérience nous a rapidement donné raison.

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10h15-11h : Projection 1er épisode de Future Man

Le sac récupéré nous nous dirigeons de nouveau vers l’autre bout du salon dont nous venions (ouais, le Comic Con, c’est beaucoup de marche tout de même) pour assister à la projection du 1er épisode de la nouvelle série avec Josh Hutcherson (Peeta de Hunger Games). Dans mon 500 mots sur la journée du dimanche, j’accusais beaucoup Laura de m’y traîner car le teaser de la série ne me disait trop rien (celui où Josh se faisait exploser le bras, donc)… et ce n’est pas du tout le ressenti que j’ai eu sur place.

Déjà, on a eu l’excellente surprise d’être les premiers dans la file d’attente, le truc qui ne m’était jamais arrivé au Comic Con, et peut-être même dans ma vie quand j’y réfléchis. Alors, ça s’explique : tout le monde était à s’acheter un autographe pour les acteurs de Stranger Things ou à remporter un ticket pour celui de Poppy Drayton (les 50 premiers). N’empêche, sur le moment, on s’est demandé, mais c’était cool.

C’est donc de bonne humeur qu’on a dit bonjour à toute l’équipe qui gérait la Grande Salle qui, elle, devait être de moins bonne humeur à se taper un troisième jour de gestion. Ils nous ont répondu avec sourire malgré tout, et dans la bonne ambiance assurée par DJ Elliott, comme d’habitude.

L’autre bonne surprise avant la projection de l’épisode est qu’on nous a distribué une affiche de la série. J’ai trouvé ça quand même super sympa de la part de la production – je sais, je sais, quand on ne paye pas, c’est qu’on a déjà payé ou qu’on est le produit… M’enfin, j’avais prévu d’en parler sur le blog avant ça, alors ça ne me dérange pas d’être le produit, hein.

Bon, l’affiche a souffert dans la journée, mais l’intention était là et ça mettait dans de bonnes conditions pour voir l’épisode (il en faut peu). Comme d’habitude, je vous la fais sans spoiler : n’hésitez pas à regarder la série qui sortira le 14 novembre.

Très franchement, j’y allais à reculons, mais j’ai passé une super demi-heure. Déjà, c’est drôle, même si l’humour est parfois lourd (porté sur le sexe notamment), mais en plus, il y a une bonne intrigue de fond qui m’a laissé sur ma faim en fin d’épisode. Il n’y a que six épisodes dans la saison 1, alors l’intrigue avance bien et c’est tant mieux. Enfin, le casting est top, avec du recyclage d’acteur que j’aimais bien dans la dernière saison de Community ou dans les trois saisons de Man Seeking Woman. Même sans ça, Laura a aimé (elle en est à la fin de saison 3 de Community et n’a pas encore commencé MSW). Alors certes, elle était influencée par Josh Hutcherson, mais si ça avait été nul, on vous le dirait.. Et ce n’était pas le cas !

La journée commençait donc super bien et dans la bonne humeur avec cette série sur un gamer qui va se faire recruter pour sauver le monde, rien que ça. Le synopsis laisse songeur, mais ça marche à merveille et j’en reparlerai évidemment en temps voulu sur le blog.

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11h30-12h30 : Serinda Swan & Javier Garron (Marvel’s Inhumans)

On est sortis de la Grande Salle pour refaire une nouvelle file d’attente, cette fois pour le panel Inhumans… Il y avait déjà plus de monde pour les acteurs de Stranger Things que pour Serinda Swan. Très franchement, nous avons hésité, mais on s’est dit qu’on allait tenter Inhumans et de choper une des dernières places pour Stranger Things. Tu parles, on était à peine installés dans la Grande Salle pour Inhumans qu’il a été annoncé qu’il ne restait plus aucune place pour le panel Stranger Things. Au moins, c’était réglé comme ça. Et en même temps, soyons honnête, 2h d’attente pour 30 min de panel au fin fond de la Grande Salle, je ne sais pas, je pense qu’on a gagné au change.IMAG0024.jpg

Oui, parce qu’on était super bien placés pour voir Serinda Swan et Javier Garron et que le panel était intéressant. Il a été question à peu près autant des comics (que je ne lis pas) que de la série (pour laquelle j’étais en retard de deux épisodes, mais à part Lubie en séries, personne n’a rien dit de plus que ce qui était dans la bande-annonce).

Serinda Swan interprète Medusa à l’écran et il était intéressant de la voir avec de vrais cheveux. Pour la série, elle a dû se raser afin de pouvoir animer sa masse capillaire avec le résultat mitigé que l’on connaît. Pour la défense de la série, Serinda Swan nous a expliqué que les codages n’avaient jamais été écrits auparavant. Alors j’en doute quand je vois la qualité des jeux vidéos aujourd’hui, mais après tout, c’est vrai que je n’ai rien de semblable en tête niveau films ou séries. En parlant de tête, le tournage lui a exigé de porter une perruque énorme et lourde, ce qui rajoute à ses talents d’actrices, car ça ne se voit pas forcément à l’écran.

J’ai vraiment adoré l’actrice, très souriante et communicative. Elle a raconté tout plein de choses, de sa perruque trop lourde à la machine montée sur des roulettes grinçantes utilisée pour Lockjaw (et la réalisation des effets spéciaux le concernant), de sa carrière et son passage dans Smallville à son travail avec Iwan Rheon (spoiler : il lui a rasé la tête pour de vrai face caméra, un traumatisme pour lui, mais elle était ravie de lui faire subir ça vis-à-vis de son rôle dans Game of Thrones et parce qu’elle était heureuse de tester une nouvelle coupe).

Bref, j’étais captivé par ce panel, ce qui n’était pas gagné vu la série et la déception concernant Stranger Things (cela dit, apparemment y a eu quelques spoils sur la saison 2 que je n’ai toujours pas vue, donc j’étais heureux après coup).

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12h45 – 13h45 : Julie Benz, sa carrière

À peine le panel Inhumans terminé, on s’est dit qu’on allait se (me) consoler avec un panel sur la carrière de Julie Benz. J’en ai déjà parlé longuement mardi en développant moi aussi les rôles marquants de cette actrice que j’ai découverte sous un nouveau jour dans ce panel. C’était un grand plaisir de me consoler comme ça, même si je soupçonne Laura de s’être un peu ennuyée comme elle ne regardait pas ces différentes séries (et en plus, spoiler alert).

Dans ce que je n’ai pas évoqué dans mon article à part, le panel a commencé par une suite de mots en français que Julie Benz connaissait (et notamment un magnifique « voulez-vous coucher avec moi ? »). Serinda Swan nous l’avait fait aussi au panel précédent, c’était donc amusant de comparer (et Serinda Swan étant canadienne, elle en connaît tout de même plus).IMAG0028.jpg

Ce panel était super intéressant, grâce aux questions de Yaël Simkovitch. Oui, j’arrête de fanboyer, c’est bon, mais vraiment les questions sont toujours pertinentes et Julie Benz avait les armes pour y répondre. On la sentait passionnée par les sujets abordés et, clairement, elle aime son travail, même quand son travail ne lui rend pas toujours (scénaristes de Dexter, c’est de vous que je parle). Quant aux transitions d’une série à l’autre, ça se faisait assez naturellement là où ça aurait pu paraître forcé.

Bon, bien sûr, on pourrait reprocher à Yaël Simkovitch d’être trop bavarde et de ne pas avoir laissé assez de temps aux questions du public, mais en fait, ses questions étaient tellement intéressantes que ça ne m’a pas dérangé plus que ça. En plus, elle a averti elle-même l’être, et j’ai trouvé bien ses improvisations, surtout dans l’explication du Bechdel Test évoqué par Julie Benz.

Bref, je n’ai que du bien à dire de cette masterclass, j’ai adoré. Nous sommes ensuite ressortis assez vite pour nous frayer un chemin (littéralement, parce qu’il y avait plus de monde le dimanche que les deux jours précédents) vers la Grande Salle.

14h15-15h : The Walking Dead, avec Austin Nichols

Cela nous paraissait totalement improbable et pourtant si : la file d’attente pour la Grande Salle était quasiment déjà pleine. On n’a pas regretté de s’être dépêché à venir. En fait, il y a une logique : devant nous, une bonne partie des gens avaient assisté au panel Stranger Things avant de venir s’ajouter à cette nouvelle file d’attente.

Pareil pour l’affluence de ce dernier jour, d’ailleurs : merci beaucoup aux acteurs de Stranger Things d’avoir rendu si compliqué l’accès aux allées. Il y avait autant de monde ce dimanche que le samedi l’an dernier, et heureusement, les organisateurs ont pris en compte les critiques sur le manque de largeur des allées l’an dernier. C’était du coup bien plus respirable cette année.

Snapchat-306293925.jpgBon, nous avons été déçus d’être mal placés pour ce panel car nous ne pensions pas qu’il y aurait autant de monde. En même temps, je pense que nous nous en tirons bien : nous avons pu enchaîner toute la journée des conférences, sans avoir trop à attendre, et on s’est bien organisés quand même.

Pour ce panel, nous retrouvons avec plaisir Austin Nichols et Terry Noiran. Comme la veille, ce dernier réussit à mettre l’ambiance à partir de rien, mais en plus, il nous a surpris par ses souvenirs très précis de la masterclass : reprise des blagues, reconnaissance d’une chouette fille posant des questions (et des blagues de hibou), etc. Nous avons encore beaucoup ri, même si une partie de l’audience ne comprenait sûrement pas pourquoi c’était si drôle.

Quant aux traductions, elles sont intéressantes à écouter, parce que si Terry Noiran transmet effectivement toutes les informations, il le fait avec un débit impressionnant et à sa sauce, ce qui ajoute souvent de l’humour. Le meilleur du monde, quoi. Comme en plus Austin Nichols n’était pas lui-même avare en blagues, nous avons passé un très bon moment.

Le reproche odieux que je peux y faire est qu’il y a eu pas mal de répétitions entre les deux panels d’Austin Nichols, mais bon, c’est parce que j’ai gagné un pass 3 jours que je peux dire ça, alors je vais pas trop me la ramener sur le sujet. Je me souviens de ma frustration l’an dernier d’avoir assisté à un seul des panels d’Elisa Dushku ! Au moins, comme ça, tout le monde a eu l’info.

15h15-16h : Panel Surprise, Jhon Rachid, McFly & Carlito & Tales from the click

Hop, on quitte la Grande Salle pour mieux y revenir une dernière fois du WE, toujours aux sons de DJ Elliott. Cette fois, c’est un panel qui m’intéresse beaucoup moins, puisque ces youtubeurs sont presque tous de parfaits inconnus pour moi, je connais tout juste McFly & Carlito.Snapchat-405603485.jpg

Peu importe, à vrai dire, le panel était un grand n’importe quoi qui a dû faire criser la sécurité, avec des lançages de lots (j’étais à ça de me prendre un carton sur la tête, mais mon voisin me l’a subtilisé au moment où j’allais le récupérer) et des mini-jeux amusants. Les youtubeurs circulaient dans les allées pour récupérer les réponses du public et il y avait de bons moments marrants.

En fait, c’était tellement chaotique que je n’ai pas grand-chose de plus à en raconter, il fallait le vivre pour être dans le délire, je crois. Désolé !

Finalement, nous n’avons rien gagné et Laura n’a même pas pu faire de photos avec eux. Pourtant, ils sont clairement attentifs à leurs fans et à leurs demandes, mais disons-le, ce public majoritairement adolescents n’est pas des plus respectueux. Mouvements de foules et autres coups de coudes sont à attendre de ceux-ci et ça nous a blasés, donc on a fini par laisser tomber l’idée de les approcher.

En tout cas, je les trouve bien patients, surtout McFly et Carlito, car ça doit être épuisant d’avoir autant de gens qui se pressent comme ça pour être avec eux. En même temps, une fois devant et avec eux, ils ont tous l’air super polis et heureux… Bref, des adolescents et oh mon dieu, je me transforme en vieux con.

16h-18h : des goodies, des goodies et encore des goodies !

IMG-20171031-WA0025.jpgIl nous restait alors deux heures à trainer dans les allées et plus de panels en stock. La journée a été fatigante, mais il était hors de question de partir comme ça. On s’est donc lancé dans un nouveau tour de salon qui nous a permis de faire le plein de goodies gratuits. Et oui, à l’approche de la fermeture, les stands se montrent soudainement très généreux et épuisent leurs stocks bien plus facilement. Ainsi, pas besoin d’attendre une heure pour jouer sur le stand Happy Birthdead et remporter (peut-être) des objets dérivés : cette fois, c’est distribution générale de casquette, masque, affiche et doigts en mousse. Nous avons récupéré tout ça avec d’autant plus de plaisir que le film nous a bien plu.

Plus loin, j’ai récupéré une couronne Adventure Time, juste parce que. Plus loin, il y avait distribution de t-shirt lié à un jeu vidéo, mais là aussi, nous ne nous sommes pas attardés parce que les gens n’étaient pas tous hyper respectueux. Dès que c’est gratuit, tout le monde se précipite (moi le premier), et tant pis pour la politesse de toute évidence (pas moi, cette fois). Qu’à cela ne tienne, nous sommes retournés dans la partie extérieure qui était celle que nous avions le moins faite, et pour cause, il s’agissait surtout de bouffe et nous avions pris avec nous ce qu’il fallait.

J’ai tout de même pu faire une photo avec un émoji caca vivant, c’est la classe ça (non, je ne vous file pas la photo, je l’ai juste envoyée à ma meilleure amie, faut pas abuser). Enfin, c’est Laura qui a pu la prendre, parce que j’ai squatté son portable beaucoup au cours de cette journée, à défaut d’avoir ma batterie, d’où le nombre un peu moins conséquent de photos dans cet article. IMG-20171031-WA0017.jpg

On a aussi profité un peu des stands Star Wars, même si nous ne sommes ni l’un ni l’autre des grands fans. Il y avait de quoi prendre une phoo avec BB-8 et, plus loin, une « expo » promotionnelle sur le stand de Canal +. Rien d’exceptionnel, juste un mini documentaire sur le tournage du prochain film, spoilant un peu, en plus. Ca ne valait pas ses cinq minutes d’attente.

Bon, sur la fin, il faut bien reconnaître qu’on a fini par tourner en rond car nous avions fait nos achats (j’ai notamment offert la veille une affiche à Laura pour la remercier du pass 3 jours et du fait qu’elle m’a refilé son ancien iPod suite au vol du mien, OUI, j’ai un iPod, je revis, vous ne pouvez pas savoir) et on commençait à connaître le salon par cœur.

J’ai du coup pris le temps d’écrire des cartes postales (récupérées gratuitement au stand SyFy bouuuh) pour Georges Jeanty et Rebekah Isaacs afin qu’ils repartent avec un souvenir de France et du Comic Con. Après tout, ils m’ont donné beaucoup de choses quand j’y pense avec les comics Buffy que j’adore alors il est naturel de les remercier.

Nous avons terminé la journée au stand Syfy où de nombreux quizz rythmaient la journée toutes les dix minutes. Là-bas, nous avons récupéré quelques goodies supplémentaires pour terminer la journée avec un staff très cool. La veille, j’avais déjà pu prendre une photo The Magicians sur leur stand, mais cette fois, je suis reparti avec un stylo, des cartes, un antistress efficace, un tour de cou et un t-shirt à ma taille… ou pas.

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Et avec le changement d’heure, il faisait déjà noir !

 Sur le moment, j’étais heureux, surtout que j’avais oublié un t-shirt dans ma valise, mais quand il a fallu le mettre le lendemain, c’était un t-shirt pour femmes, c’est malin. Bon, je l’ai mis quand même, sous mon pull, on ne voyait pas qu’il était trop petit pour moi t’façon. C’était drôle et ça reste généreux de leur part de distribuer des t-shirts.

À 18h, heure de fermeture, nous avons erré encore un peu, prenant de dernières photos dans le salon déserté et Laura craquant pour une dernière carte postale.

 

Voilà, on ne dira pas que j’ai passé plus d’une heure à glander sur mon lit au retour ou que je me suis fait violence pour ressortir au restaurant et faire quelque chose de ma soirée (merci à Geeleek qui m’a fait découvrir la poutine du coup !). Encore un grand merci à NRJ pour le concours pass 3 jours, à Justine qui a gagné les pass et les a filés à Laura et bien sûr à l’ensemble de l’équipe du Comic Con qui a assuré à merveille tout le week-end.

Je pense bien qu’il s’agissait de mon meilleur Comic Con, et pourtant, je n’ai pas vraiment rencontré d’acteurs cette année, ou en tout cas pas en face à face. Il n’empêche pas que j’ai passé trois journées vraiment au top, et je pense que ça se voit dans mes articles compte-rendus ! J’ai essayé de faire court, mais ce n’est pas toujours évident vu la longueur des journées (près de 12h sur place avec les AVP, plus l’heure et demi de trajet aller-retour). Clairement, il est épuisant de tenir les trois jours, mais ça vaut carrément le coup et il est quand même dur de s’ennuyer dans un tel salon. J’ai eu un total de huit heures sans panel et j’ai toujours trouvé de quoi m’occuper. Quand même. J’étais même prêt à remettre ça un quatrième jour, mais bon, il a bien fallu me décider à rentrer chez moi un moment !

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Et j’avais du rangement à faire !

J’espère pouvoir me rendre au Comic Con Paris les 26, 27 et 28 octobre 2018, mais on verra où la vie m’emmènera d’ici là. En attendant, j’ai plein de séries à rattraper encore !

Ce que c’est qu’un bottle episode

Salut les sériephiles,

Déjà neuf jours que je n’ai plus fait d’article définition et je n’ai pas vu le temps passer. J’avais même prévu d’écrire aujourd’hui un article sur The Orville, ayant été renouvelée pour une saison 2 hier !, ou sur le retour de Life in Pieces, mais bon, soyons honnêtes, j’ai envie d’en revenir à un « ce que c’est que » parce que ce sont des articles qui vous plaisent et que j’aime bien écrire. Par conséquent, on va parler de bottle episodes. Si vous ne savez pas ce que c’est, installez-vous confortablement pour le découvrir et sinon… lisez pour vérifier vos connaissances ?

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Alors c’est quoi exactement un bottle episode ? C’est tout simple, c’est un épisode qui permet de faire beaucoup d’économies en réduisant le nombre de décors et d’acteurs à son minimum. Seul le casting principal est utilisé en général, et ils sont réunis dans un seul décor de la série, souvent déjà mis en place pour un autre épisode.

Pour limiter les coûts de production au maximum, il n’y a souvent qu’un long dialogue dans ce type d’épisode et pas d’effets spéciaux. Le but est assez simple : économiser de l’argent pour mieux pouvoir le dépenser dans d’autres épisodes – ou tout simplement parce que les épisodes précédents ont coûté trop cher. Souvent, ils existent parce que le premier épisode, le dernier, ou celui de mi-saison coûte bien trop cher.

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C’est quoi ce nom ? C’est vrai que l’image est amusante, un épisode-bouteille, mais l’idée est qu’il est tellement simplifié qu’il tient en une bouteille, même si ça paraît inconcevable a priori. Oui, oui, comme lorsque vous voyez un navire dans une bouteille, les grands classiques.

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Quelle origine ? Cela ne date pas d’hier, clairement. Le terme vient en fait des années 60 et du plateau de Star Trek. Ils appelaient « ship-in-a-bottle-episodes » les épisodes qui se déroulaient uniquement dans le vaisseau, parce que ship, ça veut dire vaisseau. Oui, mais ça veut aussi dire « navire », et « ship-in-a-bottle », c’est donc… un navire dans une bouteille !

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En ce qui me concerne, j’ai découvert ça avec Community parce qu’évidemment Abed était tellement méta qu’il s’amusait à le dire clairement, notamment dans l’inégalable épisode du crayon, Cooperative Calligraphy (2×08), où Annie perd son stylo et suspecte un membre du groupe de lui avoir volé. C’est tout simplement l’un des meilleurs épisodes de la série, et ils en ont fait beaucoup.

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Angel n’a pas hésité non plus, avec un épisode gentiment nommé Spin the bottle.

Avant eux, Friends avait pris l’habitude d’en faire un par an depuis la saison 3. De même, quelques épisodes d’X-Files, surtout au début, étaient des bottle-épisodes, le huis-clos Ice (1×08) notamment. Et oui, le côté huis-clos est la base d’un bottle episode et c’est souvent ce qui aide à les repérer !

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Et aujourd’hui ? Les bottle episodes sont toujours à la mode et très utile. Le dernier exemple que j’ai en tête, c’est The Good Place qui n’a pas hésité à nous en pondre un la semaine dernière entre les personnages de Michael et Janet. 20 minutes dans un bureau avec un casting réduit à son minimum et pas une seconde d’ennui, c’est définitivement le genre d’épisodes qui peuvent cartonner et que j’adore.

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Allez, bonne journée !

Ce que c’est qu’un running gag

Salut les sériephiles !

Comme d’habitude, nous repartons dans le vocabulaire critique des séries aujourd’hui, avec un terme que j’aime beaucoup utiliser car je suis toujours très sensible à celui-ci quand il est bien mis en place : le running gag ! A priori, ce n’est pas le terme le plus compliqué de tout ce que j’ai analysé jusqu’ici dans cette rubrique, mais comme je l’utilise régulièrement, autant clarifier le principe.

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Le plus inexplicable des running gags, on le doit à Buffy.

Alors c’est quoi exactement un running gag ? C’est ni plus ni moins que ce que vous avez peut-être appris en 3è/au lycée sous le nom de « comique de répétition ». L’idée est de faire rire en reprenant toujours le même élément, la même phrase, le même geste, la même chanson… la même chose quoi, au moins trois fois. Dans l’idéal, c’est même supposé être plus drôle à chaque répétition.

Un running gag peut se trouver au sein d’un seul épisode (dans HIMYM, les bruits de verre de l’épisode 3×08 « Spoiler alert »), d’une seule saison (« thank you Linus » dans la dernière saison d’HIMYM) ou dans toute la série (« wait for it », « legendary », « have you met Ted ? » et autres « slap bet », toujours dans HIMYM). Bon et pour ceux qui ne sont pas fans d’HIMYM et de son nombre impressionnant de running-gags (pas tous référencés dans cet article, non), on a les références meta d’Abed, le 19 octobre et la darkest timeline dans Community, les « we were on a break » de Friends ou les « bazinga » de The Big Bang Theory.

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On en trouve vraiment PARTOUT.

C’est quoi ce nom ? La traduction littérale est on ne peut plus claire, c’est une blague qui court (mais qui ne se jette pas*). Running peut aussi signifier « continu », ce qui rend encore plus clair l’idée, « une blague en continu ». Comme je parlais du collège/lycée plus haut, c’est la métaphore filée des blagues, quoi.

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L’un de mes running gags préféré, dans Fringe, avec la meilleure des conclusions dans le dernier épisode.

Quelle origine ? Comme souvent – mais ça fait un moment que ce n’était plus arrivé dans ces articles -, nous devons l’existence des « running gags » à la littérature. Du coup, on en retrouve aussi dans les jeux vidéos, les films, les comics, bref, partout où ça peut être employé. Il y a même de fortes chances que dans votre propre vie vous ayez des running gags avec vos amis ou votre famille, après tout, la répétition est un décalage à même de faire rire (c’est Bergson qui le dit)… bon, ou alors c’est juste moi qui pousse le délire trop loin et voit mes séries partout.

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Abed n’est pas mon personnage préféré pour rien.

Et aujourd’hui ? Je n’en ai pas encore repéré dans les nouvelles comédies de cette année, mais j’ai employé le terme « running gag » dans les critiques de The Orville et Kevin (Probably) Saves the World. La technique a encore de beaux jours devant elle, et ce n’est pas étonnant du tout car elle est efficace. Il faudrait que je la mette en place sur le blog, tiens, même si techniquement, je fais tellement souvent des références à Buffy et au Bingo Séries que ça peut en paraître risible. Ou pas. Et pour le plaisir :

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* Qu’est-ce qui court et se jette ? Une courgette… Merci Carambar, même si je préfère « Que fait une fraise qui court ? »… TAGADA TAGADA.

Ce que c’est qu’un(e) sitcom

Salut les sériephiles,

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Cela commence à faire quelques jours de trop que je n’ai pas refait un tour dans le dictionnaire du vocabulaire des séries, et avant que ça ne vous manque, je m’y colle de nouveau ! Cette semaine, je propose de parler des sitcoms et de voir précisément ce que c’est, parce que souvent, ce terme est mal employé… Et j’en suis d’ailleurs responsable, même si les erreurs de genre ne viennent pas de moi !

Alors c’est quoi exactement les sitcoms ? C’est un genre de séries télévisées qui mise tout sur l’humour. Normalement, l’idée de base était de respecter au maximum l’unité de lieu, avec des épisodes de moins de trente minutes et un nombre de caméras réduit (parfois même une seule). Très souvent, ces séries sont tournées en plateau, pour limiter encore plus les coûts de post-production et pour les rentabiliser. Cela permet l’enregistrement de rire en direct. Quand ce n’est pas le cas, les rires entendus sont pré-enregistrés et ajoutés en post-production. Les mockumentaries peuvent aussi recevoir l’appellation sitcom, en parodiant les documentaires. Parmi les exemples cultes de sitcoms, citons The Cosby Show ou Seinfield pour les années 80, The Nanny, The Fresh Prince of Bel-Air ou évidemment Friends dans les années 90, HIMYM, Two and a Half Man ou Community pour les années 2000.

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Les sitcoms, c’est définitivement multi-générationnel.

C’est quoi ce nom ? C’est tout simplement une abréviation, pas la peine d’aller chercher bien loin : sitcom veut simplement dire situation comedy, et je ne vais pas vous faire l’insulte de la traduire celle-ci. Du coup, « situation » et « comédie » étant des mots évidemment féminins, il n’y a pas vraiment de doute à avoir : on dit bien une sitcom.

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Il faut vous y faire !

Quelle origine ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les sitcoms ne sont pas une invention télé, mais ont pour origine… la radio ! Le terme est utilisé à partir des années 50, donc cela commence à faire un petit bout de temps, mais c’est dès 1926 que le genre est inventé, à Chicago, avec un programme de 15 minutes nommé Sam ‘n’ Henry sur la WGN. Ce n’est qu’en 1928 qu’elle connaît le succès, une fois renomée Amos ‘n’ Andy. Cette émission a continué jusque dans les années 60 et a eu une adaptation télévision, avec un recasting, bien sûr. Elle racontait la vie quotidienne d’un couple de personnages de couleur fermiers, décidant de s’installer à Chicago et lançant sa compagnie de taxis pour survivre.

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Et ouais, tout peut fonctionner si c’est bien fait !

À la télévision, la première sitcom n’est pas américaine, elle est anglaise : entre 1946 et 1947, la BBC a diffusé Pinwright’s Progress, une série sur le propriétaire d’un magasin et ses problèmes, avec son rival et ses employés. Avec seulement dix épisodes et aucun enregistrement, cette série diffusée en direct a malgré tout réussi à marquer l’Histoire.

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OK, je m’enflamme, personne n’en a jamais entendu parler avant aujourd’hui, pas vrai ?

Et aujourd’hui ? Comme bien souvent, ce sont les américains qui dominent désormais le genre, avec de multiples exemples, dont le plus évident est The Big Bang Theory. J’ai beau ne pas l’aimer, c’est l’exemple parfait de ce qu’est une sitcom avec rire et limitation des décors. Parks and Recreation, Brooklyn Nine-Nine ou Modern Family en sont d’autres exemples.

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Personnellement, j’adorais The Great Indoors, malheureusement annulée trop vite. Je n’en regarde pas en ce moment, même si j’ai failli me laisser tenter par 9JKL, dernière arrivée.

Il faut savoir qu’il existe un débat depuis une dizaine d’années sur l’appellation sitcom qui provoque toute la confusion autour du terme : certains spécialistes aimeraient le limiter aux séries utilisant des rires (pré-enregistrés ou non), quand les chaînes utilisent le terme pour toutes leurs comédies désormais, y compris celles qui ne sont que des dramédies. C’était tout mon problème avec Atlanta par exemple, parfois vendu comme sitcom alors que bon…

That's Not True GIF - Atlanta FX DonaldGlover GIFs

C’est tout pour aujourd’hui, bon WE à tous !