Supergirl – S03E14

Épisode 14 – Schott Through the Heart – 18/20
Retour parfaitement réussi pour Supergirl avec un épisode bluffant du côté des effets spéciaux et de la technique, mais aussi une excellente écriture se consacrant enfin à un personnage trop longtemps oublié des scénaristes cette saison. En revanche, c’est un épisode qui met totalement de côté le fil rouge de la saison et est par conséquent assez étrange pour une reprise. On a plutôt l’impression d’un épisode qui est là pour combler, ce qui est généralement réservé pour des épisodes à la semaine, pas des épisodes de reprise. Mais bon, je ne boude pas mon plaisir de ce retour !

Saison 3


Spoilers

14.jpg

Bastard always wanted to go out with a bang.

Je suis bien heureux de n’avoir jamais vu le titre de l’épisode avant aujourd’hui, et avant les deux dernières minutes, car je n’aurais jamais patienté aussi longtemps entre les deux épisodes si j’avais su ça ! L’avantage est que je suis extrêmement pressé de reprendre la série et que ça devrait en plus être un chouette épisode. En revanche, j’ai l’impression d’avoir tout oublié de cette saison 3. Bon, ça reviendra sûrement vite, mais une telle pause, c’est fou, franchement ! Effectivement, je confirme donc que j’avais oublié les trois quarts de cette saison et le résumé n’arrange pas mes affaires en nous ramenant le père de Winn (saison 1 ?).

L’épisode reprend de manière super fun avec un karaoké qui donne l’occasion de voir tous les persos chanter (et Chyler Leigh insiste à nous dire qu’Alex ne sait pas chanter en brisant volontairement sa voix pour la deuxième fois de la saison, c’est hyper frustrant ; la première fois, c’était dans la voiture avec Kara lors de l’épisode flashback). Oui, je me concentre parfaitement sur des détails inutiles de l’épisode, mais bon, Kara qui s’éclate, James qui aurait une belle voix et J’onn et son père… Bon, voilà.

En parallèle de tout ça, Mon-El et James parlent d’Imra et ses pouvoirs télépathiques, Alex s’invite chez J’onn pour une pendaison de crémaillère, James appelle Lena, Mon-El tente de parler avec Kara mais Winn s’apprête à chanter.

Et la série ne nous laisse même pas le droit de ce délire (surtout que l’acteur chante bien) parce que le personnage apprend à ce moment la mort de son père à la télévision. C’est con quand même, surtout qu’il a directement eu la possibilité de chanter quand il a choisi sa chanson, le truc qui n’arrive jamais dans les karaokés.

Qu’importe. On passe du karaoké à l’enterrement explosif du père de Winn. Oui, j’ai dit explosif, parce que le cercueil explose, comme dans tous les enterrements réussis. Kara ? Elle se change en Supergirl pour couvrir Winn et sa mère, les deux personnes les plus éloignées du cercueil parce que… Euh je sais pas, c’est censé être logique. Oui, cet enterrement est aussi l’occasion pour la mère de Winn de débarquer dans sa vie après vingt ans d’absence.

Si Winn affirme que c’est bien son père qui était dans le cercueil, le doute persiste malgré tout dans mon esprit. À vrai dire, peu importe là encore, car on enchaîne sur une superbe scène où il fait tout un tas de reproches à sa mère qui l’a abandonné ; même si celle-ci dit avoir été menacée par son père. Assez rapidement, Winn explique à sa mère qu’il préfère qu’elle dégage une nouvelle fois de sa vie, mais ils sont interrompus par une attaque de singes volants qui offre une bien jolie scène d’action. C’est à croire qu’ils ont flambé toute une partie du budget pour s’assurer un retour marquant ; ou alors c’est parce que ça fait un moment que je n’ai pas eu ce genre de scènes d’action, mais franchement, l’attaque au DEO était parfaitement maîtrisée, tant dans l’écriture que dans les cascades.

Comme nous sommes encore au début de l’épisode, la scène d’action n’a aucune conséquence grave sur le casting et permet juste de fournir une excuse pour que la mère de Winn reste au DEO : sa vie semble en danger. James tente de servir à quelque chose en voulant réconcilier Winn et sa mère, alors que Supergirl fait du small talk avec celle-ci, lui expliquant que Winn est génial. Enfin un épisode qui se rappelle que Winn était un personnage important de la série et arrête de le laisser de côté.

La série se sert des parents de Winn pour développer un nouveau pan de prévention sur la maltraitance domestique ; sa mère lui expliquant que son père était un psychopathe. Le problème, c’est qu je n’ai aucune confiance en elle, et particulièrement quand elle s’avère capable de démonter l’un des singes volants que Winn galérait à disséquer. C’est ridicule ? Un peu, mais ça fait bouger l’intrigue plus vite.

Effectivement, la mère de Winn découvre rapidement la responsable des différentes attaques : l’assistante du père de Winn, qui n’est autre que Dr Hahn de Grey’s Anatomy. C’est cool de retrouver cette actrice (Brooke Smith) et le personnage est excellent. Elle prend en otage la mère de Winn, ce qui le fait venir à l’entrepôt de jouets de son père avec Mon-El, James et Kara.

De nouveau, l’épisode s’offre de jolies scènes d’action qui sont prenantes malgré l’absence de suspense (on sait bien le résultat avant même que le combat ne commence). J’ai adoré voir tous les jouets qui servaient d’armes, c’était vraiment une idée sympa. Winn finit par libérer sa mère (même si on ne sait pas trop comment il a su la délivrer et pas la tuer avec la machine dans laquelle elle était prisonnière) et mettre K.O l’assistante de son père qui voulait juste mettre à exécution les menaces de son boss. C’était sympathique, surtout que Winn fait équipe avec sa mère pour ça (mais j’ai toujours du mal à accorder ma confiance à la mère, surtout qu’elle a un vrai visage de psychopathe).

De son côté, Alex passe l’épisode à s’occuper de J’onn et son père qui perd la boule. Franchement, je ne vois pas bien l’intérêt de l’intrigue, surtout quand Alex est censée être proche de Winn donc le soutenir dans ses multiples épreuves, mais bon, c’est une série. Une série qui saisit l’occasion de délivrer un message anti-raciste et somme toute assez anti-Trump pour ne pas changer de ses habitudes.

Cette intrigue sert aussi à proposer un développement sur la maladie du père de J’onn qui perd donc totalement les pédales, au point d’en oublier qu’il a des petites filles et de virer Alex de l’appartement quand elle pense en parler à J’onn. C’est abusif de voir Alex ne rien dire à J’onn par la suite, mais le reste de l’épisode était un énième message de prévention (ça commence à faire beaucoup de sujets pour un même épisode, encore un peu et je vais finir par me croire dans Here & Now).

L’épisode se termine de nouveau au bar pour un nouveau karaoké, eh ben. Mon-El est une catastrophe en chant et Winn demande finalement à sa mère de rester, avec une petite chanson à la clé que l’on aurait mieux fait de ne pas entendre finalement. C’est frustrant : tout leur casting sait chanter, mais tous les personnages doivent donc être mauvais en chant ? Quelle drôle d’idée !

Quand Mon-El finit par réussir à parler à Kara, il lui explique qu’Imra lui a menti et qu’il veut prendre un verre avec elle. C’est aussi bizarre pour eux que ça devrait l’être : Kara tente donc de remettre les choses au clair, mais Mon-El ne veut pas parler sentiment, évidemment. Voilà donc enfin révélée la raison de sa présence : Pestilence, la troisième worldkiller, finira par évoluer en Blight, le grand méchant que combattent les Légions du futur. Autrement dit, ils se retrouvent avec un ennemi commun. Tout ça pour ça ?

J’ai l’impression qu’on continue à m’entourlouper avec des tours de passe-passe, et ça ne m’aide pas que ce soit justement de ça que parle ensuite Mon-El et Kara : des tours de passe-passe avec une cape. Nous ne sommes pas des Les Indestructibles et Mon-El affirme ainsi qu’une cape peut être utile. C’était une scène marrante entre les deux qui trouvent un terrain d’entente pour leur amitié, mais personne ne veut les voir rester simplement amis…

Et sinon, James passe son épisode à appeler Lena, sans s’inquiéter outre mesure alors que sa disparition est clairement étrange. La fin d’épisode nous révèle qu’elle a embarqué Sam dans un labo Luthor pour tenter de comprendre ce qui lui arrive, et ça n’a pas l’air joyeux. C’est un peu abusé que seul James note leur absence à toutes les deux cette semaine, mais bon.

Côté technique, je tiens à souligner les mouvements de caméra amples et agréables de cet épisode, avec beaucoup de mini-plans séquences et d’excellents plans qui donnaient beaucoup de souffle à l’épisode, en plus des effets spéciaux très bien réalisés.

> Saison 3

Pluie de renouvellements sur la CW

Salut les sériephiles !

Image result for cw logo

Pluie de bonnes nouvelles hier avec la CW qui a une fois de plus décidé de parasiter la période des annonces de renouvellement (en mai) pour faire dès maintenant une sélection de dix séries pour l’an prochain. Il faut dire que maintenant que la chaîne s’est rajoutée une soirée de séries (le dimanche), il y a de la place – et aussi qu’il y a des renouvellements incertains pour lesquels tout le monde s’inquiétait. Les rumeurs allaient bon train depuis la fin de semaine dernière et la CW a décidé d’y mettre en terme en renouvelant… ben à peu près toute sa grille en fait.

Image result for supergirl happy

Legends of Tomorrow avait des audiences en bernes et Supergirl flanchait un peu, mais plus d’inquiétude de ce côté-là : la chaîne renouvelle toutes les séries de l’Arrowverse pour une saison supplémentaire, donc j’ai intérêt à reprendre vite Arrow et entamer Flash, parce que la masse d’épisodes va continuer d’augmenter dès Septembre (ça fait 32 épisodes de plus à voir cette année, en gros. 32 !!).

Black Lightning continuera de se la jouer solo en étant renouvelée sans pour autant faire partie officiellement de l’univers, à moins qu’une nouvelle annonce vienne changer les choses. Contre toute attente, Crazy Ex-Girlfriend reviendra également pour une dernière saison, alors que beaucoup l’avait déjà enterrée. Un jour, je la verrai.

Image result for jane the virgin season 1

Même (bonne ?) surprise pour Jane the Virgin et Dynasty. Cela fera plaisir aux fans j’imagine, même si j’ai vu que certains se lassaient de Jane. Perso, je n’ai tenu que sept épisodes de toute façon. Du côté des séries plus solides, pas de mauvaise surprise : les frères Winchester continuent d’être increvables avec un renouvellement de Supernatural (qui a eu des jolies audiences la semaine dernière avec un crossover avec… Scooby-doo) et Riverdale reviendra pour une saison 3.

Image result for charmed

Si vous comptez bien, ça fait donc dix nouvelles séries renouvelées, sur les 14 que compte la chaîne. Autant dire qu’ils ont ratissé large et que les places restantes vont être chères, car il y a aussi des pilots en préparation (notamment les reboots de Roswell ou de Charmed) ! Les quatre restantes sont : Valor, Life Sentence, iZombie et The 100.

Image result for life sentenceOfficiellement, la CW statuera sur le sort de ces séries en mai, mais ça semble mal parti pour les deux premières. Valor a fait un énorme flop, autant dans les critiques que dans les audiences, Life Sentence vient tout juste d’être déprogrammé et changé de case pour passer au… vendredi, la case de fin de vie des séries. Après, qui sait, peut-être qu’elle va copier son personnage principal et entrer en rémission de sa phase terminale en surprenant tout le monde. Mais bon. Il y a de fortes chances que ce soit la fin pour elle aussi.

Le cas de iZombie est plus problématique : ce n’est pas très rassurant pour elle d’être mise de côté comme ça. Les audiences ne sont pas fabuleuses, mais elles ne sont pas catastrophiques non plus. Le mystère reste total et grand, donc ce sera à suivre en mai (mais il y aura tellement d’autres annonces que la CW ne sera pas la chaîne la plus intéressante à surveiller).

Image result for the 100 logo

Enfin, il reste le cas de The 100. La saison 4 avait eu des audiences moyennes, mais si la CW n’a pas pris de décision, c’est surtout parce que la saison 5 n’a pas encore commencé. Comme elle commence à la fin du mois, la série aura 3 épisodes (peut-être 4, mais je pense que la décision sera prise avant car l’épisode 4 sera diffusé le 15 et l’annonce faite le 17) pour convaincre que son changement de case (du mercredi au mardi soir) et son cliffhanger osé ne la fait pas perdre toute son audience. Je croise les doigts – même si en même temps une fin en saison 5 ne me paraîtrait pas aberrante pour l’instant.

Mes genres de séries préférés

Salut les sériephiles,

Vous pensiez que j’avais oublié le TFSA de cette semaine ? Vous n’aviez pas entièrement tort, car je me suis gardé la rédaction de l’article pour ce matin, ce qui était bien sûr la pire des idées pour vous le sortir à l’horaire habituel (vers 11h, 11h30 en gros). Qu’importe, l’essentiel c’est de participer et je suis toujours largement dans les temps. Du même coup, j’en profite aussi pour souhaiter un joyeux 20e anniversaire à Maurane. Oui, d’habitude, je le fais dans l’article du jour, mais ça m’a échappé quand je l’ai rédigé parce que je n’avais pas fait attention à la date. Bouuuh.

Bon, sinon cette semaine le thème proposé par Tequi est assez large pour que je sois possiblement hors sujet, mais j’ai essayé de faire attention donc ça devrait passer. Pas de spoilers en plus, je vais simplement parler des genres de séries que j’aime regarder, et pourquoi.

Related image

  1. Teen drama (& soap)

Oui, j’assume, j’aime regarder les séries pour adolescents, même si j’ai de plus en plus besoin d’un twist intéressant pour m’accrocher (à la The 100 qui s’éloigne rapidement de la formule ado cela dit ou à la 13 Reasons Why). Les ados ont toujours le poids du monde sur leurs épaules et que la série soit américaine ou française (coucou l’adaptation de Skam), il y a de quoi accrocher. Les formules de séries pour les adolescents sont calibrées le plus souvent sur des formats 40 minutes, ce que j’adore, et proposent tout un tas d’histoires basés sur les relations et dynamiques de groupe. Or, ce que j’aime dans une série, c’est justement ça.

Image result for the defenders group

  1. Superhéros

Si je ne suis pas un grand fan du manichéisme trop souvent présent dans ce type de séries avec les grands gentils et les grands méchants (coucou Supergirl et l’ensemble de DC j’ai l’impression), j’aime malgré tout toutes les histoires de personnages se découvrant des pouvoirs et apprenant à vivre leur quotidien avec. Plus que tout dans les séries de superhéros, j’aime quand il est question d’une équipe apprenant à travailler ensemble, et c’est bien pour ça que j’ai adoré The Gifted et préféré The Defenders à n’importe quelle autre série solo de Marvel. Ou Agents of S.H.I.E.L.D, donc. Bref, vous l’avez probablement : la meilleure série de superhéros possible est celle qui s’intéresse à la dynamique de groupe… Y a comme une répétition dans ce que j’écris aujourd’hui, je sais.

Image result for 4400

  1. Science-fiction

Que ça se passe de nos jours (Dollhouse) ou dans un futur plus (Altered Carbon) ou moins (The 100) éloigné, personne ne peut nier que j’ai un gros faible pour ce genre. Et malheureusement, c’est plus souvent un inconvénient qu’un avantage : ça m’a fait tenir devant des séries franchement moyennes comme The Mist ou Salvation. Evidemment, pour me plaire, il faut (une dynamique de groupe, oui) que la série soit capable de proposer des explications qui tiennent la route ! C’est paradoxal, je sais, mais la science-fiction qui fait mal son travail ou perd sa crédibilité en cours de route à tendance à me déplaire – rappelez-vous le mal que j’ai eu avec les quelques paradoxes mal gérés de 12 monkeys, par ailleurs excellente. De la science-fiction, oui, mais dans un cadre réaliste, comme avec Orphan Black. Comme pour les super-héros, donc.

Related image

  1. Comédies

Je n’aurais jamais pensé écrire ça il y a quelques années, mais pendant ma 2e année de prépa (c’était déjà il y a cinq ans lol), je suis devenu accro aux comédies au point de pouvoir le dire aujourd’hui : la majorité de ce que je regarde, ce sont des comédies. Le format court aide bien, les dynamiques de groupe y sont souvent plus travaillées et j’ai fini par me découvrir une vraie appétence pour le méta, ces séries autoréflexives qui se moquent d’elles-mêmes ou proposent des parodies claires, comme Community ou Teachers. Oui, je plaque des choses beaucoup trop sérieuses sur mes comédies préférées, mais c’est ce type d’humour qui fait appel à des connaissances précises et à l’attention du téléspectateur qui me plaît, et on ne se refait pas.

Image result for true blood sookie

  1. Urban fantasy

Avec Buffy comme série préférée et Charmed comme première vraie série que j’ai suivie dans ma vie, ça ne surprendra personne que mon choix de prédilection soit celui-ci. Dès que la fantasy s’incruste dans un cadre urbain, je dévore, même si je trouve ça nul dès le départ, coucou Shadowhunters, ou que ça ne casse pas trois pattes à un canard, coucou Midnight Texas. Souvent, les séries s’inspirent de livres que je n’aime pas trop pour les romances mielleuses qu’ils proposent ; mais ça passe toujours mieux à l’écran, quand on n’a pas les sentiments dégoulinant sur plusieurs paragraphes – ou les pensées sexuelles d’un personnage en boucle sur 150 pages (d’où le gif de Sookie, parfaitement). Ouais, je le mets en numéro 1 et je critique, oups.

Bon, on a eu le débat il n’y a pas longtemps sur Twitter, mais pour ceux qui n’auraient pas suivi, j’insiste sur la nécessité du cadre urbain pour me plaire. Quand ça ne se rattache pas à quelque chose que je connais, quand les personnages n’ont pas de références concrètes à mon monde, je n’arrive pas à me projeter aussi bien et je finis souvent par décrocher. Je suis pourtant quelqu’un avec pas mal d’empathie, mais ça ne me parle pas (et dans le fond, si je n’aime pas les séries historiques, c’est sûrement pour cette même raison).

Image result for teen wolf season 1

Bref, avec une série d’urban fantasy, vous êtes sûrs de me parler, et Yodabor ne s’y est probablement pas trompée en m’offrant les premières saisons de Teen Wolf pour mon anniversaire (merci !). La promo « mecs à poil » de la série m’en a toujours tenu à l’écart, mais en vrai, on est dans un mélange teen drama/urban fantasy, donc il y a de grandes chances que je dévore la série le jour où je m’y mettrais – avec un oeil critique et des commentaires pour m’en moquer comme j’ai pu le faire sur Shadowhunters. On en reparlera sur le blog quand ce sera le cas !

Et voilà pour cette semaine, c’était un TFSA un peu plus long que d’habitude ; c’est bien la peine de l’écrire en retard en me disant que je n’en ai pas pour longtemps !

Supergirl – S03E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 13 de la troisième saison de Supergirl.

13.jpgÉpisode 13 – Both Sides Now – 16/20
So, cynicism, that’s what’s keeping the rest of us alive.

Kara attend tranquillement que le DEO arrive en voiture chez Julia avec toute une équipe d’intervention pour venir elle aussi, accompagnée de Mon-el, marcher avec eux vers sa maison. C’était un peu ridicule à voir, et rigolo à voir aussi. Quant à Winn, il sert de guide audio à toute l’équipe en faisant mumuse avec un pistolet à eau.

Bon, je n’ai pas accroché du tout à cette scène : alors que cette pauvre Julia est une simple femme en train de chanter au sol chez elle (euuuh ? elle a pas un canapé ou une chaise ou un lit ?), Alex (surtout) et le reste de la DEO la traite comme une dangereuse terroriste. Pourtant, elle n’a encore rien fait qui justifie cela et Alex pète un câble total quand Julia tend la main pour prendre celle tendue par Supergirl.

Sans trop de surprise, la situation de stress que ça engendre déclenche les pouvoirs de Julia qui perd le contrôle et devient une sorte de banshee, comme dans Charmed il y a très très longtemps. Les références, que voulez-vous ?

Le DEO s’en fiche pas mal de cette réaction abusive d’Alex, mais pas Supergirl. Elle tente de convaincre que sa sœur exagère sérieusement, mais Alex est beaucoup trop têtue pour voir autre chose qu’une actrice en Julia. Le seul avantage de cette intrigue, c’est que cela donne l’occasion à Alex de révéler son côté garce sarcastique, et c’est plutôt drôle – Chyler Leigh excelle dans ce genre de mimique et de ton détaché.

En revanche, ça ne fait pas justice au personnage, beaucoup trop déterminée à prouver qu’elle a tort et tomber de la hauteur d’un immeuble bien plus haut que le DEO quand elle se rendra compte que Julia est juste en train de vivre la même chose que Sam. C’est chiant, du coup, parce qu’on sait bien vers quoi ça se dirige et parce que le personnage a beau être bornée, elle est habituellement mieux développée que ça.

Une trop grosse partie de l’épisode se résume à Alex et Kara interrogeant Purity, et c’est fort dommage. Purity finit par énerver énormément Alex, qui se console avec un câlin de Winn (que j’aime cette amitié) avant que Purity ne parvienne à s’échapper.

En parallèle de tout ça, Mon-el décide de continuer les réparations de son vaisseau, embarquant avec lui J’onn et Winn. Ce dernier est un bon ressort comique dans cet épisode, même s’il est assez mal considéré par les deux autres. Il fait un peu petit enfant dans cet épisode. Et le petit enfant ne supporte pas trop non plus de voir Papa Mon-El et Maman Imra se disputer. Trouble in paradise.

On a alors le droit à J’onn et Mon-El qui boivent une bouteille ensemble. Pas-sion-nant. J’onn y raconte sa vie maritale et ses problèmes pour tenter d’avoir un meilleur aperçu de la vie de Mon-el, qui refuse de lui raconter par principe, avant de reconnaître qu’il préfère Kara à Imra.

Les scénaristes se font aussi un pied de nez en reconnaissant que Mon-El était un personnage misogyne et égoïste en saison 2, un bien mauvais copain pour Kara. Ce n’est pas assez pour leur pardonner une relation à laquelle je n’ai jamais accroché l’an dernier, mais ça fait du bien quand même de les voir reconnaître leurs erreurs d’écriture.

Quant à J’onn, il s’avère être de bon conseil en proposant à Mon-El d’être honnête avec sa femme, et de raconter ses sentiments partagés et blablabla. Bref, on est toujours dans le sentimentalisme à deux balles de la série et ça fonctionne plus ou moins. Perso, j’ai fini par m’en lasser.

Pendant ce temps, Lena décide de reprendre le contrôle de L-Corp, histoire de laisser du temps à Sam pour qu’elle s’occupe un peu de sa fille. Cela change et donne quelques scènes bouche-trou où elles vont ensemble à la patinoire… et où Sam se reconvertit en Reign, se barrant sans Ruby. Cette dernière appelle Lena (oh déception, je m’attendais à voir Alex) et lui révèle le comportement étrange de sa mère. Lena paraît surprise, alors que, bon, Sam est censée avoir raconté les choses à sa pote la semaine dernière.

Finalement, Winn retrouve la trace de Purity dans le métro et y envoie l’équipe Alex/Supergirl/Mon-El/J’onn. J’ai bien aimé la scène d’action qui s’ensuit, d’abord dans une rame de métro, puis sur des rails et enfin dans une gare que Purity prend le soin de détruire, à défaut de pouvoir utiliser ses pouvoirs sur ses ennemis, protégés par des oreillettes conçues par Winn (et sacrément résistantes aux coups de poing, jamais je n’ai eu de boule Quies résistant si bien au choc et aux mouvements, ni d’écouteurs d’ailleurs… bref, Winn est un génie).

Si la scène d’action en elle-même était bien, la résolution l’était bien moins. Purity réussit à occuper J’onn (qui tente d’empêcher la gare de s’écrouler), neutraliser Mon-El et étrangler Supergirl. C’est Alex – d’abord occuper à hurler à tout le monde d’évacuer, comme d’hab/comme s’il y en avait besoin/comme si elle toute seule changeait grand-chose à la panique et au chaos) qui finit par stopper Purity en comprenant que Julia est encore là et peut l’entendre.

Bon, admettons, mais du coup, Alex fait volte-face en deux secondes et Julia pouvait voir tout ce que faisait Purity, contrairement à Sam. D’ailleurs, une fois que tout cela est passé, Reign débarque à son tour dans la gare et menace de tuer Alex, devant une Kara trop épuisée pour faire quoique ce soit (euuuh oui, pourquoi utiliser tes pouvoirs quand tu peux rester là à regarder la méchante piétiner ta sœur après tout). Finalement, Reign ne le fait pas car Julia propose à Reign de partir avec elle. Et ça fonctionne.

C’est sûr que Julia, clairement pas possédée par Purity à ce moment-là, a de quoi terrifier Reign la toute-puissante. Ou pas.

C’est un échec total pour cet épisode, donc : ils perdent le contrôle de Julia qui est livrée à son sort pour devenir Worldkiller. Heureusement, tout n’est pas perdu : Winn réussit à réparer le vaisseau d’Imra et Mon-El et dit « Bingo ». Oui, il est 1h06 le 7 février et j’ai déjà l’un des points les plus compliqués du Bingo Séries. En plus, j’ai vraiment eu peur pour Winn pendant l’attaque de Purity, alors ça me rassure de le voir de si bonne humeur si vite.

Bon, loin de ma joie, Mon-El fait ce qu’il peut avec Imra et lui avoue toute la vérité sur ses sentiments. Imra aime vraiment l’honnêteté de Mon-El et elle se décide enfin à lui dire la vraie raison pour laquelle ils sont. Cela fait quelques épisodes que l’on se doute bien qu’elle cache quelque chose. Le truc, c’est qu’on en saura pas plus tout de suite.

La série prend ensuite le temps de nous expliquer le comportement abusif d’Alex en début d’épisode, grâce à une nouvelle scène avec Kara. La relation des deux sœurs continue d’être au cœur de la série et c’est tant mieux, aussi kitsch que cela puisse parfois être. Cette fois, ça passait plutôt bien, avec une Alex encore et toujours accrochée à Maggie. Ah ben oui, les scénaristes avaient promis de faire les choses bien et de manière réaliste, c’est le cas avec cette relation dont elle n’en finit plus de faire le deuil. Bien sûr, ce n’est pas pour autant qu’on nous ramène Maggie – pourtant, si elle bosse toujours en ville, elle devrait inévitablement croiser la route d’Alex à nouveau un jour ou l’autre. Mais bon.

Finalement, Sam réapparaît dans le bureau de Lena-décolleté-beaucoup-trop-plongeant pour s’inquiéter pour Ruby. Cela permet un cliffhanger où Sam perd le contrôle et est à deux doigts de devenir Reign, devant Lena. Celle-ci n’est pas du tout assez terrifié et affirme savoir ce qu’il se passe (possible), mais aussi savoir comment la faire aller mieux… Euuuh, nope, ça m’étonnerait beaucoup. C’était en tout cas un bon cliffhanger, sans être pour autant la fin d’épisode à suspens que j’attendais.

Parce que, oui, voilà, voilà, c’est maintenant parti pour 70 jours sans nouvel épisode de la série. Eh oui, nous avons droit à une longue pause histoire que Legends of Tomorrow termine sa diffusion sans faire une overdose de super-héros sur la CW. Trop tard, les gars, fallait y penser avant, oh !

> Retour à la liste des épisodes