Euphoria – S02E01

Épisode 1 – Trying to Get to Heaven Before They Close the Door – 17/20
C’est toujours aussi brillant et dérangeant à la fois. Ce début de saison nous ramène dans toute la noirceur de la saison 1 et se débrouille comme il peut avec les intrigues laissées en suspense. Il ne répond pas à toutes les questions, évidemment, et il prend un détour pour respecter sa construction narrative habituelle et nous réintroduire lentement à son univers et ses personnages. C’est efficace, mais j’en attendais possiblement plus de cette reprise. Quel plaisir en tout cas de retrouver les personnages et l’esthétique dingue de la série. C’est toujours aussi efficace.

Spoilers

Toujours en pleine rechute, Rue squatte Fez pour le Nouvel An.

He ain’t a kid asshole, he’s my partner.

La saison 2 commence bien, mais elle prend clairement par surprise : la première réplique nous introduit un nouveau personnage bien inattendu… La grand-mère de Fezco, le dealer de Rue. Euh. Bon, ben d’accord. Très rapidement, la série reprend son ton irrévencieux et ses jeux de miroir, avec la grand-mère qui se rend dans un strip-club. Elle y a clairement du pouvoir puisqu’elle peut le traverser sans se faire emmerder – et quand je dis qu’elle le traverse, elle le traverse vraiment, passant même par les salons privés. Elle finit dans le bureau du directeur.

Même pas deux minutes et on en arrive déjà à un sexe en érection : le directeur est en train de recevoir une gâterie d’une de ses danseuses quand la grand-mère arrive pour tirer une balle dans chaque jambe de l’homme. Oui, oui, on a droit à un plan de ça, alors qu’on s’en passerait bien. Le but ? Nous expliquer que c’est comme ça que la grand-mère obtient la garde de son petit-fils, qui se faisait battre par son père.

Soit. Elle le kidnappe donc pour le mêler à ses trafics de drogue. C’est étonnant, mais ça semble bien se passer pour la grand-mère qui fait bien jeune et le petit-fils qui apprend tout un métier compliqué auprès d’elle. Grâce à elle, il est aussi particulièrement doué en mathématiques à l’école : il est habitué à calculer la quantité de drogue après tout. Cependant, il n’y a bien qu’à l’école qu’il est traité en enfant. Partout ailleurs, il est le partenaire de sa grand-mère dans tous ses deals.

Et on suit ça comme si c’était bien normal, de même qu’il est normal de nous expliquer que son petit-frère est en fait un bébé qui a été confié à la grand-mère pour quelques heures. Pas de bol pour le bébé, la mère n’est jamais revenue, alors il s’est retrouvé élevé par la grand-mère et Fezco. Enfin, élevé, le mot est fort bien sûr.

La réalité est que le bébé se retrouve à manger des cigarettes dans l’évier de la cuisine/labo de drogue lui servant de baignoire – ce qui lui vaut son nom d’Ashtray, c’est-à-dire cendrier. Tout va bien dans le meilleur des mondes, nous sommes bien devant un nouvel épisode d’Euphoria. Oui, ça me manquait énormément. Et avec un début pareil, on se doute bien que la vie va mal tourner pour Fez. Etonnamment, c’est le cas, mais d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas : il se prend un coup de barre de fer dans la tronche en tentant d’empêcher sa grand-mère de tabasser un type.

C’est très con, parce que c’est comme ça qu’il se retrouve à avoir son premier trou noir. Après ça, la grand-mère est rapidement retirée de l’équation : il n’appelle pas les secours quand elle s’effondre dans la salle de bain, ce qui mène à un moment bien compliqué pour lui, car il est forcé de reprendre le business et de s’occuper de son petit frère. On sait évidemment qu’il fait tout ça à merveilles… mais ça n’empêche pas qu’il se fait aussi des ennemis, comme Nate.

Il passe alors son temps à se demander ce que sa grand-mère ferait à sa place, mais ce n’est pas si efficace. Quant à Ash, il grandit comme il peut dans cet environnement et finit par exploser la tronche de deux dealers avec lesquels Fez négociait. Voilà qui nous remet bien en contexte pour ce début de saison 2 : la série ne perd rien de sa superbe et est toujours aussi incroyable dans sa narration.

Comme nous en revenons au présent, nous pouvons enfin retrouver Zendaya à l’écran. Elle commence la saison en chantant comme elle peut du rap, une opération d’autant plus complexe qu’elle est aussi en train de se droguer en même temps à l’arrière de la voiture de Fez. Fez la conduit jusqu’à un deal de drogue, et elle est à l’arrière parce qu’Ash est à la place du passager avant. Le deal ?

On ne sait pas trop de quoi il s’agit, mais Rue se retrouve à l’arrière de la voiture avec Faye, la copine d’un autre dealer. Nous apprenons que tout ça se déroule une semaine après la longue conversation qu’elle avait eu avec son parrain, puisque nous sommes au Nouvel an. Bienvenue en 2020, donc ? Elle n’est pas prête pour le covid vu la vie qu’elle mène. De toute manière, Rue n’est pas prête pour grand-chose alors que Faye se drogue à l’héroïne en se piquant directement le sexe. Rien que ça.

C’est charmant. Elle est interrompue dans son shoot de toute manière, puisque Rue et elle sont kidnappées bien vite et emmenées chez Brucy, le vrai caïd que venait voir Fez et son dealer habituel. S’il est en période de probation, le type trempe toujours autant dans des activités illégales, c’est très clair. Ash est ainsi mis dans un placard le temps que tous les adultes se déshabillent pour que le dealer vérifie si les deux dealers et les deux droguées portent des micros.

Allez, ben ça y est, ça c’est fait. La série reprend ses bonnes habitudes d’excellents choix musicaux pendant que le caïd s’amuse à danser devant tout le monde se mettant à poil. Tout le monde ? Pas Rue bien sûr. Elle est encore au lycée, alors elle n’en a pas envie. Le caïd l’emmène sous la douche pour la forcer à se déshabiller, mais c’est à peu près tout ce qu’il se passe pour elle. Elle n’est pas violée, c’est un excellent début pour cette saison, parce que je n’ai pas envie de voir ça.

Je n’avais pas forcément envie de voir non plus les personnages secondaires à poil ou Fez juste en chaussettes après. Tout ça finit par permettre à Fez de parler avec Laurie, la vraie directrice des opérations ici. Il présente Rue comme sa famille et fait finalement son deal comme si de rien n’était. Une fois que c’est fait, ils peuvent tous repartir vers la maison de Fez. Rue révèle qu’elle a trouvé toute l’expérience absolument géniale et qu’elle s’est éclatée malgré la peur – adorant particulièrement que le deal se fasse finalement avec une femme. Soit.

C’est un peu abusé tout de même, parce que c’est un début qui ne permet pas de savoir exactement de quoi parlera cette saison. A-t-on vraiment besoin de savoir que Rue continue sur une pente qui craint vraiment énormément ? En plus, je ne sais pas, il me semblait que des agents fédéraux avaient débarqué chez Fez il n’y a pas si longtemps ?

Que faire après un tel deal de drogue ? Si l’on en croit Rue, on se rend à une super fête de lycée où tout le monde boit et se drogue. Rue y évite autant qu’elle peut Jules alors que les scénaristes nous réintroduisent vite une Maddy pas si fraîche que ça et une Lexi inquiète du sort de Cassie. Suite à une dispute avec sa sœur en route, Cassie se retrouve à une station-service où elle croise la route de… Nate. Oh bordel. C’est un plaisir de retrouver Nate, mais le voir emmener Cassie à la fête avec tout ce que ça suppose de flirt entre eux, vraiment, je n’étais pas pour.

Et putain, Nate, qu’est-ce que tu fous à boire de la bière en conduisant sans regarder la fucking route ? Et putain, la post-prod, pourquoi vous faites des bons choix musicaux comme ça à chaque scène ? Et putain, Nate, arrête d’accélérer, tu as Cassie dans ta voiture. Vraiment, je crois qu’elle était mieux avec McKay finalement, même s’il ne s’occupait pas vraiment d’elle. Là, j’ai juste été terrifié pour elle : Nate accélère, elle se renverse de la bière sur elle et finit par oublier sa peur. Elle se détache ainsi pour retirer sa culotte trempée et… ils n’ont pas d’accident.

J’y croyais vraiment pourtant, puisqu’elle n’était pas censée être arrivée à la fête. Finalement, elle y était bien, mais dans la salle de bain en train de coucher avec Nate. Oh bordel, non. Je ne voulais pas voir ça, et j’ai quand même eu de la peine pour elle quand c’est Maddy qui frappe à la porte pour aller aux toilettes, n’ayant aucune idée qu’elle est en train d’interrompre sa meilleure amie et son (ex) petit ami dans leur coucherie. C’est d’une tristesse pour le développement de Cassie. Ah, les ravages de l’alcool.

Cassie se rhabille malgré sa terreur alors que Maddy est insupportable à s’exciter contre la porte pour pouvoir entrer, se moquant de Nate qu’elle pense être en train de faire de longs besoins. Elle finit par parler avec Travis, qui la drague, et ça gagne juste assez de temps pour que Cassie se cache dans la baignoire. Je m’y attendais, honnêtement, mais ça fait un bon suspense pour Nate lorsqu’il sort de là : il laisse Maddy aller pisser alors que Cassie est cachée dans la salle de bain.

Et il attend alors, clairement à un carrefour de sa vie : son ex et amour de sa vie est dans les toilettes avec la fille avec qui il vient de coucher, alors que Jules est là en train de danser à quelques mètres de lui – et il ne peut s’empêcher de regarder – et que Fez est présent lui aussi. C’est intéressant, mais pas autant que la situation de cette pauvre Cassie. Elle est coincée dans la salle de bain et finit par se prendre une serviette pleine de pisse sur la tronche.

Un bon gros début de saison pour elle. Mieux vaut être Jules dans ce début d’épisode apparemment, parce que même si elle cherche Rue partout, Cassie est ensuite coincée quand Maddy se retrouve à draguer Travis, le nouveau, dans la salle de bain. Cela ne donne pas envie d’être à sa place, et les scénaristes jouent avec nos nerfs puisqu’il y a aussi son portable juste à côté d’elle dans la baignoire. On pourrait penser que Nate viendrait interrompre tout ça pour prétendre vouloir parler avec Maddy… mais non.

Il prend un temps fou à le faire, et il finit par tomber sur McKay. Comment ne pas arranger les choses franchement. Après, il suffirait qu’elle prétende être K.O à cause de l’alcool dans la salle de bain, franchement. Là, elle empire sa situation à tenter de récupérer son portable.

Pendant ce temps, Rue s’isole bien vite de cette fête du nouvel an pour aller se réfugier dans une voiture loin de Jules, en pleine conversation avec Kat, alors que Lexi rencontre une nouvelle fois Fez. Lexi est tellement un personnage que j’adore et qui nous montre toute sa culture (elle n’en a pas tant que ça, hein, mais juste assez) que j’ai fini par ne pas aimer la scène. Je n’ai pas envie qu’elle flirte avec Fez. C’est une suite pas si illogique pour la série, mais je n’aime pas l’idée de ce couple.

Heureusement, Cassie reste la priorité de Lexie : elle fait ce qu’elle peut pour la retrouver et l’appelle. C’est ainsi que Cassie est retrouvée par Travis dans la baignoire… mais tout finit bien quand même : Maddy s’en fout de savoir qu’une fille est mal au point dans la baignoire, elle préfère se barrer pour aller danser avec Travis.

Non, mais sérieux. Cela permet à Cassie de sortir de sa baignoire, mais pas sans voir un pénis de plus, parce qu’elle est dans les toilettes après tout. Elle retrouve ensuite Lexi, toujours inquiète pour elle… mais bon, c’est de courte durée. L’enchaînement est logique, fluide et bien foutu jusqu’au bout : Cassie se retrouve isolée par Maddison lui souhaitant une bonne année, puis par McKay qui veut faire le point sur leur relation. Pas si évident.

Cassie passe vraiment un sale nouvel an en tout cas, et je suis content de ne jamais avoir eu à en vivre un aussi merdique. Elle refuse évidemment de se remettre en couple avec McKay, se demandant surtout si elle est une bonne personne et voulant une fois de plus se concentrer sur elle. Oh.

McKay, lui, sort de la pièce et se fait aussitôt harcelé par Nate qui veut savoir s’il a couché avec elle et s’il portait un préservatif. J’imagine que le but de la scène est de s’inquiéter vis-à-vis de possibles MST ? C’était intrigant, et Nate reprend son rôle de type gênante et toxique.

 

C’est abusé, mais Rue trouve l’héroïne de la droguée du début d’épisode et en prend un peu, avant de retourner à la fête où elle rencontre un nouveau type en train de se droguer sur la machine à laver. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’ils partagent ensemble ce qu’ils ont. C’est si abusé, vraiment. Après un deal, Rue se retrouve donc à faire une nouvelle overdose et un arrêt cardiaque, en plus. Elle est heureusement sauvée par une dose d’Aderall précieusement conservée dans sa chaussette et par ce nouveau type.

Elle ignore que Jules est en train de la chercher partout en parallèle, évidemment… C’est si triste pour elle. Pour elles, même. Bien sûr, la série tourne autour du pot avec ces deux-là, préférant nous réintroduire plus rapidement Kat et son mec. Quand Jules et Rue se retrouvent, cependant, on en arrive au moment le plus fort de l’épisode – et c’est la fin évidemment. Jules s’inquiète pour Rue, cherchant à savoir à quel moment elle a pu replonger dans la drogue. La réponse est malheureusement loin de lui plaire, puisqu’elle a replongé au départ de Jules.

La vraie fin d’épisode, c’est toutefois Lexi qui se fait draguer par Fez. Celui-ci prend son numéro de téléphone, parce qu’il a adoré passer du temps avec elle. Et il lui fait du bien aussi niveau égo, l’incitant à reprendre confiance en elle. C’est plutôt une excellente chose, mais c’est chiant aussi : la conversation avec elle prend fin alors il est prêt à partir. Cela met fin à la soirée pour Rue et Ash, évidemment.

Il leur demande de monter au plus vite dans la voiture et de la démarrer… parce qu’il a prévu un début d’année sacrément problématique. Lexi le comprend alors que le décompte pour la nouvelle année s’apprête à commencer : Fez retire son pull, regardant bien mal Nate. Oh non. Non, non, non, ils vont vraiment faire ça ?

La fin d’épisode est excellente, nous montrant où en sont les personnages juste avant minuit. Jules et Rue ne parviennent pas à se quitter du regard, Cassie est au plus mal, Maddy dans l’inconscience la plus totale, et… Tout tourne mal. Le cœur de l’épisode est évidemment Rue tentant de s’excuser à Jules avant de partir, avec des jeux de lumière sublimant vraiment les deux interprètes et permettant de passer de l’une à l’autre de manière originale.

Rue peut ainsi dire à Jules qu’elle veut être en couple avec, et le baiser peut avoir lieu. J’étais sûr que ça allait être interrompu par Fez pourtant, mais le baiser a bien lieu, pile pour la nouvelle année. Et à la fin du décompte, Fez vient finalement parler à Nate. La dernière fois, Fez voulait tuer Nate. Il endort la méfiance de Nate… puis lui éclate une bouteille sur la tronche.

L’épisode finit super mal : Fez n’éclate pas qu’une bouteille, il éclate complètement la tronche de Nate. C’était angoissant à voir comme la série sait bien le faire, parce qu’elle n’a pas été timide dans ce qu’elle montrait – sang y compris. C’était violent, donc, avec Cassie qui tente de s’interposer (plus que Maddy d’ailleurs), puis McKay. Fez finit par s’en aller, mais bien des témoins ont vu ce qu’il se passait, y compris Lexi. La pauvre.

L’épisode termine toutefois par un bon « damn » bien senti de Zendaya qui est toujours aussi géniale comme actrice. Bonne année.

Euphoria (S02)

Synopsis : Depuis la fin de saison 1, deux épisodes spéciaux en pleine pandémie ont permis d’apprendre que Rue avait bien survécu à sa rechute et son overdose. Reste à savoir ce qu’il advient de tous ses camarades.

Saison 1 | Saison 2


Pour commencer, je meurs d’impatience de voir enfin cet épisode après quasiment deux ans d’attente… Si j’avais oublié une grande partie de la saison avant d’en proposer un résumé hier, je n’ai en effet pas oublié qu’elle permettait de retrouver Zendaya une fois par semaine au sein d’une production qui sait comment sublimer ses acteurs. La saison 1 avait été marquante à bien des égards du côté de l’intrigue, des jeux d’acteurs, de l’esthétique et de la mise en scène de toutes ces histoires.

Voir aussi : Euphoria revient enfin… Récap saison 1

J’espère retrouver la même ambiance en saison 2 – cette qualité bien particulière, parfois même dérangeante, de l’écriture qui nous accable comme la vie accable les héros vraiment plus si adolescent que ça après deux ans d’absence. Bref, j’ai hâte de savoir ce qu’on nous réserve et vous aussi apparemment, parce que le nombre de vues du blog explose depuis qu’il est question de la diffusion de cette saison 2. Pas la peine de languir beaucoup plus longtemps et de s’appesantir en introduction pour cette saison, donc, on l’attend depuis assez longtemps pour se jeter tout de suite dessus.

Et tant pis si l’épisode dure encore une heure.

Note moyenne de la saison : 17/20

S02E01 – Trying to Get to Heaven Before They Close the Door – 17/20
C’est toujours aussi brillant et dérangeant à la fois. Ce début de saison nous ramène dans toute la noirceur de la saison 1 et se débrouille comme il peut avec les intrigues laissées en suspense. Il ne répond pas à toutes les questions, évidemment, et il prend un détour pour respecter sa construction narrative habituelle et nous réintroduire lentement à son univers et ses personnages. C’est efficace, mais j’en attendais possiblement plus de cette reprise. Quel plaisir en tout cas de retrouver les personnages et l’esthétique dingue de la série. C’est toujours aussi efficace.
S02E02 – Out of Touch – 18/20
J’ai préféré l’épisode de cette semaine, qui change un peu les habitudes de la série. La narration se fait différemment, avec une introduction plus inhabituelle et une Rue qui nous cache parfois des choses, pour mieux nous surprendre et nous faire changer d’avis. J’aime surtout le fait qu’on se concentre davantage sur tout le monde dans cet épisode, même si la chronologie finit par être un peu chaotique pour écrire une critique linéaire. J’ai oublié de dire plein de choses dans mon avis, je crois, mais eh, ça fait déjà quatre pages de critique.
S02E03 – Ruminations : Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.
S02E04 – You Who Can Not See, Think of Those Who Can – 15/20
Autant j’adore la beauté de la série, l’ambiance musicale qu’elle instaure et la qualité du jeu des acteurs, autant la narration est cette fois-ci beaucoup trop éclatée pour que j’adhère encore à 100% à ce que je viens de voir. J’ai tellement envie que les personnages aillent mieux, mais on les observe tous s’enfoncer dans les pires choix possibles. Les plus dangereux aussi. On sait que tout finira mal, on a envie de détourner le regard mais on est scotché à son canapé alors que tout se déroule sous nos yeux. Incroyable série.
S02E05 – Stand Still Like the Hummingbird – 17/20
Un épisode qui change totalement d’approche pour proposer quelque chose de très linéaire, mais de tout aussi prenant et fluide que d’habitude. Difficile par moments de retrouver son souffle tellement il s’en passe en très peu de temps, mais cet épisode le plus court de la saison paraît être l’un des plus longs grâce à ça. Et surtout, comme d’habitude, je n’ai qu’une envie : voir la suite. Je n’ai pas trop eu l’impression qu’on perdait du temps cette semaine, et les acteurs sortent tous le grand jeu.
S02E06 – A Thousand Little Trees of Blood – 15/20
Je ne sais pas si c’est à cause de ma panne de séries de la semaine dernière ou s’il y a une autre raison, mais j’ai eu du mal à entrer dans cet épisode. Je trouve que ça trainait en longueur parfois inutilement et qu’on sent vraiment passer l’heure qu’il dure. Quarante minutes auraient été largement suffisantes pour raconter tout ça, et là, j’ai surtout l’impression qu’on fait durer des scènes qui, finalement, ralentissent trop le rythme de l’épisode et nous font oublier les moments marquants qui sont pourtant là.
S02E07 – The Theater and its Double – 17/20
C’est déjà beaucoup mieux pour cet épisode qui sait au moins ce qu’il essaie de raconter. Le rythme est présent principalement grâce à une narration toujours aussi éclatée qui ne permet sincèrement plus de savoir où nous en sommes dans la chronologie des événements, mais ce n’est pas grave. L’essentiel réside dans la psychologie de chacun des personnages principaux, et ça, on l’a bien, pas de problème.
S02E08 – All My Life, My Heart Has Yearned for a Thing I Cannot Name – 18/20
La série n’a rien perdu de sa force de frappe pour son dernier épisode de la saison, mais on sent passer les vingt minutes supplémentaires, tout de même. Surtout, elle reste trop bavarde parfois. Je sais pourquoi, je vois à peu près où ça mène, mais c’est trop bavard pour la critique. La conclusion de la saison ? Elle est plus fermée que celle de la saison 1, malgré de nombreuses pistes ouvertes pour une suite. Une fois de plus, il est difficile de résumer Euphoria en quelques mots seulement.

Saison 1 | Saison 2

Euphoria revient enfin… Récap saison 1

Salut les sériephiles,

Je vois aux statistiques du blog que je ne suis vraiment pas le seul à attendre très impatiemment le retour d’Euphoria. J’ai décalé de quelques heures l’article d’aujourd’hui dans l’espoir de pouvoir vous annoncer que l’épisode avait fuité… mais ce n’est pas (encore ?) le cas. Même s’il n’y a pas encore de leak, je vois en tout cas que mes articles sur la saison 1 sont beaucoup consultés aujourd’hui. Cela me conforte dans le choix de vouloir proposer un résumé de celle-ci.

Euphoria (2019) - Série TV 2019 - AlloCiné

Après tout, la saison 1 date d’une autre vie, littéralement, parce qu’il n’y avait pas encore le covid quand on a eu la chance de voir ces huit épisodes. Seulement. C’est dingue de se dire que la série a été si marquante si rapidement, surtout que je n’avais pas accroché au premier épisode. Merci aux épisodes très bien foutus qui approfondissaient la psychologie de chaque personnage et nous faisait nous accrocher à tous avec son ambiance très particulière et son esthétique incroyable. En tout cas, nous voilà donc face au problème d’être méga-impatient de retrouver tout le monde (Nate, surtout, parce qu’on a déjà vu Rue et Jules l’an dernier après tout), sans trop nous souvenir d’où on en était. L’an dernier, pour les épisodes spéciaux, ça n’avait finalement pas été un problème. Ce sera peut-être le cas avec le premier épisode de la saison 2…

Voir aussi : Les critiques de la saison 1

Twisted Euphoria - Party Don't Stop! Unless It's Crashed Pt.2 - WattpadSeulement, au cas où, faisons le point : en fin de saison 1, Rue rentrait chez elle pour une horrible rechute à l’esthétique incroyable. Après avoir réussi à rester sobre une bonne partie de la saison 1, malgré des fréquentations loin d’être éloignée du milieu de la drogue (Fez, son dealer, notamment), Rue craquait pour la drogue à nouveau suite à sa rupture avec Jules. La dispute entre les deux adolescentes était assez violente – Jules se sentant simplement étouffée par une Rue ne comprenant pas son désir d’explorer la vie loin de chez elle.

Euphoria Special Episode: Rue | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirSi le cliffhanger laissait supposer une overdose terrible, les épisodes bonus de la saison 1 nous permettaient d’obtenir une conclusion différente à la saison. Pour rappel, deux épisodes spéciaux ont été diffusés malgré la pandémie. Le premier se concentrait justement sur Rue qui avait rendez-vous avec son parrain dans un diner le soir de Noël pour évoquer, justement, sa rechute. Très différent du reste de la saison 1, l’épisode était ainsi une longue conversation (avec gestes barrières et équipe clairement réduite) permettant à Rue de se confier sur ses envies suicidaires et à Ali, son parrain, de tenter de lui redonner espoir.

Does Rue Die in Euphoria's Season 1 Finale? | POPSUGAR Entertainment UK

Dans le second épisode spécial, nous suivions Jules en thérapie, et c’était aussi une longue conversation. https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2021-01/28/22/asset/abc4327695d1/anigif_sub-buzz-1765-1611872382-11.gifElle nous avançait peut-être moins la psychologie du personnage en revanche, permettant surtout de voir qu’elle était coincée dans l’amour qu’elle portait à Tyler et dans sa relation avec Rue. Les deux se retrouvaient enfin, juste pour mieux se séparer à nouveau après une scène intense.

Tyler ? Il s’agit évidemment de l’avatar de Nate, qui se servait du pseudo de Tyler pour flirter indéfiniment avec Jules sur internet. Les échanges entre les adolescents dépassent clairement le stade du crush et vont jusqu’au nude, ce qui pose évidemment problème quand Jules comprend qu’elle s’est faite avoir par Nate et qu’il lui fait du chantage avec. Un bon gros connard, le Nate.

Nate From "Euphoria" Is The Most Terrifying Character On Television

C’est l’un des personnages les plus complexes et torturés de la série de toute manière, parce qu’il n’est pas au clair avec sa propre sexualité depuis qu’il a trouvé la collection porno de son père – qui le bat évidemment – dans son bureau. Nate Jacobs Jacob Elordi GIF - NateJacobs JacobElordi MaddyPerez - Discover & Share GIFs | Euphoria, Daddy aesthetic, HboDifficile malgré tout d’avoir de la pitié pour lui, surtout quand on voit comment il traite Maddy, sa copine, ou l’autre type à qui il fait du chantage pour ne pas qu’on l’envoie lui-même au tribunal. Oui, parce que Nate est aussi violent avec sa petite-amie, et ce n’est pas si étonnant qu’ils passent son temps à se mettre en couple et rompre avec elle.

Dans une relation toxique comme rarement on a l’occasion d’en voir à l’écran, ces deux-là excellent dans l’art de se chercher et se rendre jaloux. Bien sûr, Nate est également en froid avec à peu près tous les personnages de la série, et notamment Fez. Twisted Euphoria - I Got 5 On It - WattpadCe dernier est de toute manière occupé par les agents fédéraux faisant un raid chez lui.

Les personnages que je suis pressé de revoir ne sont pas forcément ceux-là. Bon, Nate, si, j’ai envie de savoir ce que les scénaristes ont en stock pour lui. Je n’en oublie pas pour autant Cassie et Lexi. J’aimais beaucoup le personnage de Cassie, dont l’avortement avait tout de même marqué la saison 1. La saison se terminait sur une incertitude concernant son couple avec McKay, mais on sous-entendait qu’ils avaient rompu.

cassie howard — joe-kery: Euphoria (2019 —)

Je ne sais pas si les scénaristes lui trouveront une intrigue aussi prenante pour la suite. On devrait tout de même la revoir, surtout qu’elle est la sœur de Lexi. What is with this juxtaposition between Cassie and Lexi? 👼😈 : r/euphoriaCette dernière étant la meilleure amie d’enfance de Rue, il n’y a aucun doute que les scénaristes lui trouveront un rôle sympa pour la saison 2 encore, surtout que beaucoup de fans ont pour théorie que Lexi a un crush sur Rue. Si c’est le cas, on ne peut que la comprendre : comment faire pour ne pas avoir un crush sur Zendaya, hein ?

Pour terminer ce tour d’horizon des personnages et des intrigues, il me reste à parler de Kat. J’avais adoré son personnage qui passait de l’ado coincée et timide à celle qui fait de nombreux plans cam sur internet. Je trouve que c’était mené de manière glaçante dans son épisode, et la partie qui glaçait, c’était la cohérence et la crédibilité de son évolution. Terrible, jusque dans son crush.

Pin by Janet Renner on Euphoria | Euphoria, Barbie ferreira, Hernandez

Je ne sais pas du tout vers quoi se dirigera la saison 2. J’ai évité autant que possible tous les spoilers… Je sais juste que j’ai hâte de pouvoir me plonger dans cet épisode désormais ! Allez, dépêchez-vous de le diffuser, mince, quoi.

2021 sur Just One More Episode

Salut les sériephiles,

Vous savez quoi ? Je me rends compte que, comme j’ai décalé cet article, j’ai totalement oublié de… fêter l’anniversaire du blog ! Eh oui, l’air de rien, le 3 janvier 2022, on fêtait la sixième année d’activité du blog. En âge séries, ça nous fait donc six saisons, alors je deviens un rare survivant à ne pas avoir été encore annulé par un network. Allez savoir, WordPress le fera peut-être à un moment. En attendant, merci à vous d’être encore là à me lire après six ans, ou alors juste après ces six lignes si vous venez de découvrir le blog. Peu importe, merci !

En tout cas, comme chaque année, je vous propose de faire à nouveau un petit tour des douze derniers mois, histoire de se remémorer cette année qui vient de se terminer.

Voir aussi : 2020 sur Just One More Episode

500 copie

Janvier

L’image accompagnant les articles du mois de janvier venait de la saison 1 de la très vite oubliée neXt. Avec sa neige, elle me paraissait parfaite pour cette période… mais la neige était aussi contrastée par une explosion qui symbolisait parfaitement la pagaille dans les protocoles sanitaires et décisions discutables concernant la pandémie. Lalala, pas de politique ici.

Il y a un an, l’année commençait par des retours en pagaille pour mes séries – et à vrai dire, c’est encore le cas cette année, même si je suis un brin en retard dans mes visionnages. Le mois de janvier a été marqué par de très bons visionnages, et c’était vraiment une bonne période pour ma sériephilie, entre le Challenge Séries (j’y croyais) qui commençait bien avec La Légende de Korra et 9-1-1 Lone Star ou l’arrivée plus qu’attendue de WandaVision. Oui, il y a un an, j’étais en plein manque de Marvel et je m’apprêtais à retrouver avec plus de plaisir que je ne l’imaginais cet univers. Et bien sûr, avec la neige qui avait fini par tomber (purée, on en est loin pour le moment cette année), le nombre de vues sur le blog avait pas mal augmenté.

500 copie

Février

Coup de cœur pour 9-1-1 Lone Star et image parfaite pour la St Valentin ce couple un peu flou. L’aurez-vous reconnu, cela dit ?

Comme souvent, février a débuté sur la nuit des livres Harry Potter, même si avec le coronavirus, cette édition était un peu particulière. Je ne sais pas vraiment ce que ça va pouvoir donner cette année, d’ailleurs, il faut que je commence à me renseigner. Si j’ai pu fêter mon anniversaire comme il se doit, je n’ai pas beaucoup de souvenirs de ce mois : on a eu droit au Whedongate bien sûr et Syfy France m’avait envoyé en avance un épisode de Resident Alien, mais à part ça, je ne sais plus trop ce qu’il y avait de marquant. Probablement rien ? (Désolé, The Outpost).

500 copie

Mars

Si je ne m’abuse, il s’agit ici d’une capture d’écran d’un épisode de Strike, plus d’un an après. C’était hyper printanier et ça ressemble un peu à certaines promenades en forêt que j’ai pu faire en mars, alors je trouve que c’était une bonne idée de ma part d’aller chercher dans mes archives. Oui, écoutez, je me jette des fleurs aujourd’hui, j’ai oublié mon anniversaire de blog, j’ai le droit.

Après WandaVision et mon énorme coup de cœur, c’était au tour de Falcon & Winter Soldier de débarquer dans ma vie. Leur arrivée a confirmé que Marvel Studios était au pic de sa créativité et fournissait des séries de qualité supérieure, même si je n’aimais pas trop le genre de cette série. En parallèle, je regardais Walker en même temps, et je me décidais donc à reprendre de plus en plus de séries procédurales… Pas étonnant que ce soit un succès pour Marvel à côté de ça. Et malgré un WESéries et la saison 3 de Korra, le blog commençait à perdre sacrément en vitesse avec de moins en moins de vues. Le couvre-feu abusait légèrement de ma santé mentale, aussi, je crois.

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Avril

Image provenant de l’excellente Debris, partie trop tôt, avec un filtre vert pour correspondre aux couleurs du blog sur ce mois d’avril. Je trouve qu’elle exprimait parfaitement l’enfermement d’un nouveau confinement… et la liberté des dix kilomètres permettant de se mettre au vert.

J’avais terminé mars par une fermeture de mon collège pour une semaine. Deux jours après réouverture, nous étions reconfinés pour la troisième fois. Quand j’y pense, on a été reconfiné pour le 1er avril, tout de même. C’est à l’image de ce mois de toute manière, c’était un énorme poisson à lui tout seul : j’y ai repris la catastrophique saison 3 de Manifest (que je me traîne depuis sans la finir), j’y ai regardé The Wilds d’un œil sacrément distrait et la seule chose positive pour sauver le mois fut finalement l’arrivée de la dernière saison de Younger. Malheureusement, celle-ci n’était pas non plus à la hauteur de mes espérances et a été un peu bâclée.

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Mai

Le soleil revient et je misais beaucoup sur le retour de Kelsey et Liza dans ma vie pour ensoleiller aussi mes visionnages de séries. La toute fin de Younger ne fut pas ce que j’en espérais, mais j’étais content de passer mon mois de mai à penser à elle avec cette couverture des articles du jour.

Fais ce qu’il te plaît ? Je ne sais pas trop, c’est le mois où on a commencé Hollywood Girls avec l’équipe de 42 minutes. L’air de rien, le podcast a continué son bout de chemin tout au long de 2021, et ça me rend plutôt heureux : on a pu fixer plein de rendez-vous pour des épisodes et des bons moments entre nous. Autrement, ce mois de mai a été plutôt mouvementé du côté de la vie hors-série : le vaccin covid a enfin débarqué et donné l’espoir de la fin du couvre-feu (vraiment, on a trop vite oublié cette période merdique), l’Eurovision était géniale et surtout, surtout, je retournais enfin au cinéma, pour la première fois depuis le début de la pandémie. Oh, ce n’était pas pour un film exceptionnel, mais ce n’est pas grave, c’était un plaisir. Côté séries, sinon, le blog a connu un pic de fréquentations de fin de saisons, j’ai découvert une série du Ramadan et Lucifer est revenu… sans que je ne sois au rendez-vous.

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Juin

Zoey était de retour, mais ce n’est pas pour autant que la vie était excitante. Cette photo un brin ensoleillée, mais pas trop, comme la météo du mois de juin, avec un personnage qui est à mi-chemin entre l’ennui et la rêverie exprimait parfaitement mon mood du mois de juin.

Après le pic de vues du mois de mai et avec toutes les fins de saison, je me suis retrouvé à… ne plus regarder énormément de séries. De mémoire, c’est aussi là que j’ai raté la sortie de Loki, allez savoir pourquoi. Si Evil et In the Dark ont pu reprendre et marquer mon été, je constate que ça a commencé à déconner parce que je ne trouvais plus de séries me faisant vraiment plaisir. Mes séries préférées étant terminées, ce n’est pas si étonnant. En parallèle, j’ai repris un peu plus la lecture avec l’arrivée des beaux jours, le cinéma d’animation me ravissait en-dehors du cinéma avec Raya ou surtout Les Mitchell et côté pro… je m’apprêtais à dire au revoir à un établissement que j’aimais beaucoup. Encore. L’air de rien, ça chahute pas mal et ça explique aussi la baisse de visionnage séries.

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Juillet

Je n’ai pas noté d’où venait l’image de ce mois-ci et j’ai un gros doute… A priori, je pense que je suis sorti de mes habitudes où je prends une photo d’un épisode vu récemment, à défaut d’avoir vu des épisodes récemment. Je pense bien que ça vient tout droit d’Euphoria cette capture, non ? En tout cas, coucher de soleil et mer, c’était parfait pour l’été.

Très peu de séries et très peu de vues sur le blog ce mois-là, et ça a marqué durablement parce que l’algorithme a commencé à me bouder et n’a pas encore fini de le faire depuis. Certes, il y a bien eu la sortie de Black Widow pour me remotiver, mais la vérité, c’est que ce fut un mois marathon avec deux mariages en une seule semaine, quelques jours sans connexion internet et beaucoup de projets à mener de front dans ma vie personnelle. Après avoir attendu plusieurs mois de pouvoir me poser en juillet pour voir des séries… c’était un comble. C’est là aussi que j’ai commencé à m’éloigner du Bingo Séries, un comble puisque je continue de vous proposer des grilles.

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Août

Détour par la plage, mais tout habillé parce que la météo ne permet pas vraiment de se promener en maillot de bain… On a eu un été loin d’être idéal pour les vacanciers, et ce n’est pas ce filtre jaune qui changera la donne. Quant à la série d’où ça vient, il s’agissait évidemment de Grey’s Anatomy – d’ailleurs, j’en ai fini la saison 17 au mois de juillet, je me rends compte qu’elle n’apparaît même pas dans mon bilan cette année.

Toujours pas énormément de séries vues dans ce qui ne peut pas être appelée une panne de séries (car j’en voyais quand même) mais qui s’y apparentait beaucoup. J’ai le même problème encore en ce moment, je ne retrouve pas l’étincelle qui me fait me jeter sur les épisodes parfois. Pas étonnant donc que je me sois jeté finalement sur mon tome 3 de The Magicians pour retrouver un peu de magie. En parallèle, j’ai enfin pu écrire que j’étais à jour dans Riverdale, mais ça n’a pas duré. Sur la deuxième moitié du mois, j’ai aussi mis en place un planning de rattrapage plus ou moins efficace, notamment pour The Walking Dead. Il faut que je me relance dans cette franchise à un moment, d’ailleurs.

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Septembre

Cette image issue de Riverdale n’était-elle pas parfaite pour la rentrée ? Un tableau à craie comme je n’en ai jamais eu en tant qu’enseignant pour bien prouver que la série est à côté de la plaque et un filtre avec quelques couleurs chaudes parce que la météo s’est foutue de nous avec le retour du soleil début septembre, et hop.

Avec septembre est arrivée une nouvelle rentrée, et qui disait rentrée disait nouveau travail et nouvel environnement, une fois de plus. Mon arrivée a été bousculée par plusieurs événements dont je n’ai pas forcément parlé ici mais qui ont compliqué les choses, avec une succession de mauvaises nouvelles et galères assez incroyables. Bien sûr, j’ai terminé le mois par un enterrement, ça n’aidait pas. Le Mois de la BD fait que j’ai quand même quelques bons souvenirs de septembre, alors que côté séries, ce n’était pas glorieux : l’annulation de The Outpost ou Evil qui s’enlise, ce n’était pas terrible. J’étais tout de même content de mes articles du dimanche se concentrant à nouveau plus précisément sur un épisode ou une saison vu(e) au cours de la semaine. Il faudra que je reprenne ça en 2022.

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Octobre

Un mois studieux avec un joli grimoire pour bien rappeler que je bossais beaucoup – et aussi que c’était le mois d’Halloween et des horreurs. Après tout, il s’agit d’un livre que tous les fans d’Evil auront reconnu à coup sûr !

Ce mois fut un véritable tunnel dont je n’ai pas grand-chose à dire. Si j’ai pu trouver mon équilibre au boulot un peu mieux, je n’ai pas énormément de souvenirs marquants de ce mois. Et pourtant, on n’avait plus de couvre-feu ! J’exagère bien sûr en disant ça : j’ai eu un super week-end pour regarder la dernière saison d’Atypical, j’ai fait mon coming-out de téléspectateur de New-York Special Victim Unit et surtout j’ai pu retourner à Bordeaux pour Halloween, et pas que, d’ailleurs. J’ai fini le mois en beauté dans ma vie perso, mais j’ai négligé le blog, une fois de plus.

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Novembre

Dès que j’ai vu ce plan dans The Walking Dead, j’ai su qu’il me servirait d’illustration pour un mois automnal. J’y ai ajouté un drôle de filtre coloré pour correspondre au design du blog.

Comment dire ? Il était déjà temps que janvier arrive pour les résolutions ? Je me rends compte que j’ai eu plus de mal à m’habituer au nouveau rythme de travail que j’ai pourtant pu fixer – et la vie s’est un peu acharnée une nouvelle fois. Côté travail, je suis hyper-satisfait du point de vue de ma productivité professionnelle, et c’est l’essentiel, mais ce mois de novembre a de nouveau été un tunnel avec peu d’articles et peu de séries. Allez, j’ai bien mon rewatch de The Magicians pour avoir quelque chose à quoi me raccrocher.

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Décembre

Home for Christmas m’a bien manqué pour finir l’année… mais bon, c’est comme ça. À défaut d’être assez à jour pour avoir une série de Noël à exploiter en couverture (si seulement j’avais commencé Hawkeye à temps !), je suis allé chercher cette photo qui sentait bon le sapin et les cookies de Noël.

Pour cette saison des tops, j’ai pu prendre conscience de la panne de série énorme que je traversais depuis l’été. J’ai compensé avec énormément de ciné (Spider-man et Encanto surtout) et le blog a pu se relever avec une progression dans les vues dû principalement à tous les tops et classements. Pourtant, je n’ai même pas réussi à finir le top 45, parce qu’il ne me plaisait plus. L’avantage des bilans de fin d’année, c’est que ça permet de mettre le doigt sur ce qui ne me plaisait plus. J’essaie de réajuster les choses ce mois-ci, et j’ai dans mon viseur mes fins de semaine avec la période du mercredi au samedi où il faut de toute évidence que j’ajuste certaines choses pour recommencer à voir plus de séries. On verra si j’y arrive.

Voir aussi : Vus en 2021

Le bilan de 2021 est donc que j’ai préféré mon premier semestre au second, parce que le second est plus marqué par la fatigue, le boulot qui n’en finit pas (merci les protocoles improbables qui se succèdent et la réadaptation à un nouvel établissement) et la frustration de ne plus trouver de séries vraiment plaisantes. Heureusement, Marvel Studios était là pour me redonner le goût des séries, et Resident Alien aussi. J’ai hâte que ça revienne, et Euphoria également. Ma sériephile est de plus en plus en train de s’inscrire dans un « c’était mieux avant », je me sens vieux avant l’heure… mais c’est aussi parce que je veux me tenir à jour dans des séries qui sont sans plus. Je ne me vois pas les arrêter, mais ça bouffe du temps !

Voir aussi : Mes cinq épisodes les plus marquants de 2021

En attendant que je mette en place quelques solutions, 2022 commence par une bonne semaine où je suis satisfait de mon rythme et de la plupart de mes résolutions – je n’ai pas réussi à lire chaque jour, mais je lis suffisamment pour que ça me convienne ; je n’ai pas vu tous mes hebdos, mais j’ai avancé dans les rewatchs. Bref, j’ai mon agenda comme nouvelle arme pour aborder sereinement cette nouvelle année : je crois qu’il faut que je me fixe plein de petits objectifs pour avancer sereinement vers ce que je veux, c’est comme ça que ça fonctionne le mieux.

Voir aussi : Mes cinq résolutions pour 2022

J’espère que cette nouvelle sera pour nous encore plus belle et pleine de découverte d’épisodes excellents – et qu’elle remontera le niveau par rapport à 2021 !