Faut-il prévoir la fin d’une série ?

Salut les sériephiles !

Une fois de plus et comme hier (ouh l’originalité), je reviens vers vous avec un article dont vous m’avez fourni l’idée. Enfin, pas vous, lecteurs fidèles : c’est une question que j’ai chopé dans les recherches menant au blog, tout simplement, alors ça vient probablement d’un lecteur qui n’est pas (encore) fidèle. Seulement, elle m’a particulièrement plu. Je ne sais pas sur quel article la personne qui a cherché ça est tombé car je pense n’avoir jamais répondu à cette question avant. La question ? C’est celle du titre évidemment : « Faut-il prévoir la fin d’une série ? ».

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Je ne vais pas y aller par quatre chemins, la réponse est à peu près évidente. Je suis professeur de français alors oui, non, peut-être synthèse. Ce plan est schématique, ne l’appliquez pas si vous êtes étudiants !

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OUI

Il faut prévoir la fin d’une série, tous les fans sont d’accord pour le dire, parce qu’il n’y a rien de pire que de s’investir émotionnellement dans une histoire dont on n’aura jamais le fin mot. Qu’on soit fan de Colony ou d’Agent Carter, de séries éphémères comme Jericho ou de grosses histoires qui n’ont pas pu finir comme The 4400, je crois qu’on peut tous s’accorder pour se dire que la frustration de la fin tellement ouverte qu’elle n’est pas une fin en fait était horrible. Les cliffhangers, sérieux, quelle angoisse ! On veut des réponses, on veut une fin, prévoyez votre fin de série !

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En plus, on a tout de même de très bons exemples de séries dont la fin était programmée. Prenons le cas de LOST. Je sais que c’est un final qui divise, principalement parce qu’une grande partie des téléspectateurs semble ne pas l’avoir vue (vraiment, quand je lis encore tant d’années après que « c’est nul, ils étaient tous morts », mais putain, mais regardez la série, il est dit explicitement qu’ils ne l’étaient pas ??), mais ça a fait le plus grand bien à la série de connaître sa date de fin. En saison 3, on s’ennuyait à voir Kate couper les cheveux de Sawyer ; mais dès que la date de fin était choisie, paf, ça allait mieux.

D’autres séries ont bien géré leur fin car elle était prévue avant, comme Fringe ou Orphan Black, par exemple (et tant d’autres, je ne vais pas me lancer dans une liste complète, c’est impossible), d’autres feraient mieux d’y réfléchir sérieusement au lieu de trainer en longueur pour rien (enfin, je l’ai longtemps pensé de The Walking Dead et Grey’s Anatomy, mais elles sont redevenues bien ensuite, comme quoi, il faut garder espoir dans la vie…).

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Prévoir une fin, ce n’est pas gage de qualité. Contrairement à LOST, les producteurs d’How I Met Your Mother ont ainsi prévu la fin de leur série avant de savoir la date à laquelle elle finirait. Du coup, la série a duré trois ou quatre saisons de trop (je les ai adorées quand même, hein !) et la fin était un poil révoltante car elle déconstruisait beaucoup de choses. J’ai rapidement pris le parti de l’adorer parce qu’elle répondait logiquement à beaucoup de pistes ouvertes par la série et était hyper logique… mais c’est la preuve que prévoir trop à l’avance une fin n’est pas forcément une bonne idée.

J’ai d’autres exemples en tête – Manifest, par exemple. Je l’aime bien cette série, mais quand je lis qu’ils ont un plan sur six saisons, ça me fait froid dans le dos, parce que ça sent l’annulation avant d’avoir dit tout ce qu’ils avaient à en dire, et du coup, j’aurais préféré une construction plus classique permettant de mettre fin un peu n’importe quand à leur délire, en apportant toutes les réponses.

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Parce que là, je suis sûr qu’ils garderont précieusement certains secrets…

Bon, et puis, je ne sais pas si j’évoque la fin hollywoodienne et décevante de Games of throne, parce que je n’ai pas regardé la série… mais bon, les résumés suffisent à savoir qu’ils ont fait une fin de série plutôt qu’une fin de saga.

Synthèse ?

C’est une situation de « ni oui, ni non ». Prévoir une fin permet souvent d’arriver à destination et est une bonne chose, mais cette fin ne doit pas être trop figée à l’avance pour être vraiment bien. On l’a vu avec LOST comme avec la fin parfaite de Dollhouse : bref, à mon sens, la réponse est que c’est mieux quand les scénaristes savent où ils vont, mais avec une date de fin claire.

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Histoire d’avoir une tranquillité d’esprit certaine et d’être capable d’avoir le cerveau prêt à accueillir une nouvelle histoire.

S’ils savent où ils vont, sans date, ça a tendance à s’étirer inutilement. S’ils ne savent pas où ils vont, on se retrouve avec Grey’s Anatomy qui ne finira jamais alors que ça fait bien huit saisons que je me suis dit pour la première fois qu’elle commençait à être trop longue. Un entre-deux, c’est pas si mal. Non ? Bon, d’accord, pas toujours… J’ai déjà largement oublié la fin de Preacher par exemple, prévue un an avant, mais pas si marquante finalement. Espérons que The Good Place fera mieux cette année !

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Quelqu’un se souvient-il encore de la fin de Quantico ? Ah non, c’est vrai, je suis le seul à l’avoir vue !

Allez, je vous laisse vous acharner dans les commentaires, cet article devrait déclencher quelques haines je pense – j’ai parlé de LOST et How I met your mother pour en dire que j’aimais la fin, déjà – car on a tous un avis différent sur ce que devrait être une fin de série. Histoire de m’assurer des débats, j’ai aussi adoré celle de Shadowhunters maintenant que j’y repense. Et donc pour le plaisir :

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De rien.

 

Ces séries qui peuvent survivre sans leur personnage principal

Salut les sériephiles,

Je sais, nous ne sommes ni vendredi, ni dimanche et j’ai clairement du retard dans la publication de ce TFSA mais moi, je suis content de réussir à le sortir avant la date du prochain, qui est demain (enfin, sur le blog, il ne sera probablement que dimanche, j’ai tant à faire !). La semaine dernière, Tequi proposait pourtant un sujet sympa en nous demandant de réfléchir à ces séries qui pourraient se passer de leur personnage principal et survivre sans mal… Facile en théorie, mais en pratique, on a plein de séries qui s’y sont risquées et se sont cassées la gueule (coucou Scrubs, Once Upon a Time ou That ‘70s show… dont je suis le seul sériephile à avoir adoré les dernières saisons, je crois). Pour bien faire le tri, j’ai décidé de ne m’occuper que des séries qui sont encore en cours de diffusion – attention, soyez à jour avant de lire les paragraphes sur une série, il y a des spoilers sur les derniers épisodes :

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  1. Fear The Walking Dead

La série a réussi à le faire en saison 4 et cette fois, j’ai surtout bon espoir qu’elle osera le faire après son cliffhanger de fin de saison 5 qui voit son nouveau personnage principal, Morgan, dans un péril tellement grand qu’il n’est pas censé pouvoir survivre. Comme il n’est pas encore mort, cela dit, tous les désespoirs sont permis. Bon, vous l’aurez compris, je n’aime pas Morgan et je n’aime pas cette manière dont il est devenu personnage principal du jour au lendemain, sans que ça ne soit vraiment justifié (à mes yeux, en tout cas)… Après, s’il meurt vraiment, j’ai peur que les audiences chutent quand même… mais eh, la série peut sûrement lui survivre quelques années !

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  1. Grey’s Anatomy

Je crois que cette série a fait l’unanimité pour ce TFSA, mais je ne suis pas entièrement convaincu qu’elle survivrait, alors je ne la place que quatrième. Grey’s sans Meredith, à une époque, c’était imaginable. Et puis, Lexie est arrivée et on s’est tous dit un jour ou l’autre qu’elle reprendrait le flambeau de sa sœur le jour où Ellen Pompeo en aurait marre. Raté : c’est Chyler Leigh qui a été dégagé de la série et Ellen Pompeo qui est restée pour encore une dizaine d’années supplémentaires (ou presque). Malgré tout, la série pourrait survivre sans Meredith qui commence à vraiment subir le poids des années et des drames. Le titre ? Eh, l’hôpital s’appelle Grey désormais, ça peut très bien continuer dix ans encore tellement ils sont habitués à changer les personnages !

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  1. Station 19 (spoiler aussi sur la saison 16 de Grey’s)

Inévitablement, si j’en cite une, je pense à une autre. Même si je suis loin de détester Andy autant que la majorité des sériephiles, il faut bien reconnaître que l’héroïne du spin-off n’est pas la plus appréciée des personnages du petit écran, loin de là. Elle m’a bien soulé aussi en saison 2 avec ses romances dont je me contrefiche pas mal, et je me dis que sa mort pourrait être un moyen de relancer la série à moindre frais. Les audiences n’étant déjà pas au top, je doute que ça puisse être pire si elle disparaît – ce serait beaucoup plus dommageable pour eux de perdre Vic, ce qui explique peut-être pourquoi elle a fini par apparaître dans la série mère et se retrouve en couple possible avec l’un de ses personnages…

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  1. God friended me

Sans le cliffhanger de la saison 1, je n’y aurais jamais pensé, mais voilà, la série peut totalement se passer de Miles d’ici quelques épisodes s’ils trouvent un rebondissement qui le justifie. Bon, le seul qui me vienne, ce serait sa mort et je proteste formellement ! Toujours est-il que maintenant que Joy reçoit aussi des notifications, on peut la suivre elle plutôt que Miles. En fait, je me suis demandé devant le premier épisode de la saison 2 pourquoi ils n’avaient pas pris le parti de faire un personnage par saison. Bon, ça m’aurait probablement frustré cela dit. En tout cas, la série peut survivre à son départ, tant que le compte de Dieu existera !

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  1. The 100

Oui, oui, c’est bien de l’une de mes séries préférées que je parle ici. Elle est annulée et se terminera à la fin de sa saison 7 donc je ne pense pas que Clarke sera tuée d’ici là, mais la série peut tout à fait survivre à la mort de celle-ci. Honnêtement, la saison 6 nous en a donné un aperçu, et ce n’était pas si dérangeant – au contraire, même, je dirais que la qualité était encore un cran au-dessus. Et puis, je me souviens d’un épisode de la saison 3 que j’avais adoré justement parce qu’on ne voyait Clarke que dans la dernière scène, donc la série aurait même pu survivre à l’absence de l’actrice. Je sens que je vais me mettre des fans à dos avec ce choix, cependant…

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En écrivant cet article, je me suis rendu compte que les cliffhangers de plusieurs de mes séries indiquaient que les saisons à venir aller tenter le coup… ça m’inquiète un peu, il y en a déjà un certain nombre qui touchent à leur fin cette année ! Certaines séries ont bien réussi à le faire cependant – comment ne pas penser à Charmed ? D’ailleurs, je ne pense pas que le reboot parviendrait à s’en relever aussi brillamment…

Enfin, on notera qu’avec l’audiobook Orphan Black The Next Chapter, il est evident que la série peut survivre à l’absence quasi-totale de Sarah… mais pas à celle de Tatiana Maslany. Promis, je vous résume dès que possible le chapitre 3 (que j’ai un peu moins aimé que les précédents) et j’écoute ensuite le chapitre 4 qui sortait aujourd’hui.

Stats de la semaine #39

Salut les sériephiles !

Hier, je n’ai pas eu l’occasion de vous parler des très bonnes statistiques de la semaine dernière puisque je résumais les séries reprenant. Je vous disais avoir espoir de les regarder d’ailleurs, mais vous aurez donc compris que j’ai passé mon lundi à accumuler du retard… et je vous rassure (ou pas) ça va être comme ça toute la semaine parce que j’ai un emploi du temps absolument dinguissime. Bref, il va déjà falloir que j’opère des choix dans mes priorités de visionnage cette semaine, et je ne sais pas du tout lesquels faire ! En attendant, revenons sur la dernière semaine de septembre, qui a vu les séries revenir (et vous avec) !

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Merci pour les belles performances du blog du côté des visites !

Et puisqu’on parle de septembre, je n’ai pas encore changé la couverture « 500 mots » pour octobre (ça, ça veut juste dire que je n’ai pas eu le temps).

  1. This is us – S04E01 : 72 vues
  2. Grey’s Anatomy – S16E01 : 57 vues
  3. HTGAWM – S06E01 : 50 vues
  4. Les séries les plus hot : 49 vues
  5. Ce que c’est qu’un ship : 41 vues

Wouhou ! Il n’y a pas à dire, ce sont des valeurs sûres qui ont remporté tous les honneurs la semaine dernière : les retours des séries un peu dramatiques bien installées depuis plusieurs années ont cumulé les vues. Ce n’est pas surprenant, mais je suis tout de même étonné de voir This is us recommencer sur d’aussi bonnes bases. Habituellement, la série faisait de plus petits scores sur le blog, mais c’est peut-être aussi parce que je suis toujours super en retard dans mon visionnage. Bon, ce début de saison m’a tellement plu en revanche que je ne pense pas la sacrifier cette année !

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En plus, je vois Jennifer Morrison samedi prochain à Paris Manga Sci-fi Show !

La fin du top est plus classique pour le blog, avec un TFSA et un article du lexique qui ont souvent tendance à se frayer un chemin par ici puisqu’ils sont les articles les plus lus du blog, et donc, les mieux référencés du blog. C’est bien la peine d’avoir publié 35 articles (!) la semaine dernière si c’est pour en arriver là, j’vous jure. Bon, après, ce nombre est faramineux puisqu’à chaque nouvelle saison, je fais un article d’intro + un article sur l’épisode, alors inévitablement, ça gonfle les chiffres.

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En revanche, il n’y a eu que 52 commentaires, alors le ratio est totalement inverse de ce qu’il se passe d’habitude. Moins de commentaires pour plus d’articles, ce n’est pas étonnant : vous commentez soit l’intro de saison, soit l’épisode, mais pas les deux et c’est bien normal. Quant aux recherches menant au blog, je suis bien content de voir que certains ne laissent pas de commentaire parce que j’ai quand même eu un « il enc*le un autre devant sa copine euphoria ». Ca ne correspond à rien de ce que j’ai pu écrire, mais j’ai cherché moi-même sur Google et, effectivement, on tombe sur mon blog. Je n’ai pourtant jamais écrit ça moi ! On a toujours d’hilarantes surprises dans la rubrique « recherches menant au blog », c’est fou – oui, il en faut peu pour me faire rire.

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Enfin, du côté des saisons les plus consultées, j’ai eu quelques surprises :

  1. This is us (S04)
  2. Grey’s Anatomy (S16)
  3. HTGAWM (S06)
  4. Fear The Walking Dead (S05)
  5. Orphan Black : The Next Chapter (S01)

Oui, des surprises, donc. Alors certes, le top 3 ne bouge absolument pas d’un classement à l’autre et certes, Fear et Orphan squattent ce classement là depuis quelques mois… mais la majorité des articles sur les nouveautés fait un mini-flop avec moins de trente vues ! Habituellement, ce sont les articles qui cartonnent le plus parce que vous passez vous faire un avis au moins sur la partie sans spoiler avant d’entamer la série. C’est la crise ? Où sont passés les sériephiles ? :’)

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Je me plains, je me plains, mais il y a eu près de 600 vues de plus sur le blog cette semaine aha

Plus concrètement, c’est donc un classement qui laisse peu de places à la nouveauté, mais qui ne rend pas hommage non plus à Preacher qui s’est achevée dans le plus grand des calmes et des silences dimanche soir aux États-Unis. Je n’en ai que peu entendu parler. Il faut dire que la fin est bien, mais qu’elle ne m’a pas marqué au point de rester dans les annales non plus. C’est une série que je vous recommande si vous aimez le gore et le wtf !

Mais bon, peut-être pas dès 8h un mardi matin quand même, attendez un peu si vous lisez cet article dès sa parution !

Orphan Black : The Next Chapter – S01C02

 

Chapitre 2 – Dogged in Denial – 19/20
C’est tout simplement brillant : les points de vue se multiplient cette semaine dans un chapitre beaucoup plus que les deux segments précédents qui n’en formaient en fait qu’un seul. Cela permet de retrouver les intrigues tentaculaires de la série : tout se superpose et l’intrigue de la série originale fait presque pâle figure par rapport à la complexité de tout ce qui se déroule durant cette heure d’écoute. Les choses avancent vite et je suis totalement à fond.

> Saison 1
Accéder à SerialBox et à Orphan Black The Next Chapter


Spoilers

Who the hell is Katja Obinger?

Ah, c’est seulement aujourd’hui que commence le chapitre 2 en fait… et il y en a pour plus d’une heure cette fois. Ils ne font pas les choses à moitié, dis-donc. Ce chapitre reprend quelques temps après, puisque l’on y suit l’agent Jaysara Priyantha qui est sur les lieux de l’explosion de GRIT. Et il y a du sang, qui est probablement celui de Sturge selon elle, puisqu’il était le seul censé être là.

Son enquête patine un peu : ça ne ressemble ni à un attentat, ni à un accident, à cause de l’heure tardive. Et quand en plus elle reçoit les résultats de l’analyse de sang et qu’elle apprend que le sang correspond à celui de Katja Obinger, elle comprend que sa journée va être longue. Moi, j’ai souri, j’ai trouvé ça bien pensé de nous ramener la clone allemande morte il y a fort longtemps. Enfin, la ramener… c’est juste que les clones ont le même ADN et que c’est donc le sang de Vivi, hein.

Dans tout ça, Jaysara se décide donc à aller interroger… Art ! Et oui, pour obtenir des informations sur Katja, c’est quand même la solution la plus simple. Bon, elle a essayé avant d’accéder aux dossiers de notre ex-flic et s’est heurtée à un mur. Quant aux collègues d’Art, ils sont soit amnésiques, soit morts. Et Art les comprend, mieux que personne. Il n’aime pas trop l’idée d’être réembarqué dans la conspiration des clones, puisqu’il a galéré à en sortir vivant. Tu m’étonnes.

Alors que c’est Jay qui mène cet interrogatoire au travail d’Art (un simple job de bureau), c’est lui qui apprend des choses importantes, et notamment le fait que le sang d’une clone a été retrouvé. Ce qui est gênant, puisque sa fille en est une, quand même. Il réussit toutefois à gagner du temps avant de se trouver forcé d’accepter la collaboration avec Jaysara. Avant ça, il espère toutefois pouvoir parler avec Charlotte, à qui il envoie un SMS.

Du côté de Delphine et Cosima, l’ambiance est toujours quelque peu électrique, surtout que Delphine se rend à son travail alors que Cosima reste corriger les copies de ses étudiants. On sent bien qu’elle n’en est pas ravie, surtout qu’ils ont l’air bien chiants ses étudiants, à ne pas vouloir faire leur boulot.

Elle reçoit aussi un SMS de Kira pour lui demander de rester cool et de ne pas la balancer à Sarah. Malgré ses hésitations, Cosima accepte, puis procrastine son travail en se rendant sur internet où elle découvre que la page de crowdfunding de l’autre clone malade a disparu… Etrange.

Avant qu’elle ne puisse en parler à Charlotte et contre toute attente, elle reçoit un appel mystérieux de Sturge. Celui-ci est encore en vie donc et il lui propose un rendez-vous en utilisant un nom de code assez débile et en disant que la ligne n’est pas sûre, mais en utilisant malgré tout leurs noms. Il n’a pas inventé l’eau chaude, le Sturge, mais Cosima décide de se rendre quand même au Happy Helix, un bar près du GRIT où il lui donne rendez-vous, donc.

Elle le retrouve là-bas et est choquée de voir à quel point il est mauvais pour être discret et se faire passer pour mort, car il est sacrément mal habillé. Un peu énervée d’être embarquée dans cette affaire, Cosima se montre assez familière avec Sturge, l’appelant Nate (son prénom étant Nathaniel), mais elle change vite d’avis et de ton quand elle il lui explique que l’espionne qui l’a attaquée la veille est une clone. Au départ, elle trouvait drôle l’idée de l’existence d’une espionne, mais ça, ça l’amuse beaucoup moins.

Sturge en apprend un peu plus sur ce qu’il sait du projet Leda à Cosima, et la vérité, c’est qu’il n’en sait pas grand-chose. Il a parlé de ses doutes à un ami haut placé et n’a eu confirmation de l’existence des clones qu’avec l’attaque de Vivi la veille. Essayant de comprendre qui a bien pu attaquer Sturge, Cosima élimine vite la piste d’Helena – qui s’amuse donc à faire des entraînements de survie avec ses bébés qui ont maintenant huit ans.

En tout cas, Nathaniel est sûr que toutes les clones sont en relation et est bien déçu de se rendre compte que ce n’est pas le cas. En tout cas, nous on en apprend enfin plus sur les recherches de Sturgis puisque Cosima l’interroge et pose les bonnes questions : il a donc trouvé le moyen de rendre les antibiotiques obsolètes en transformant les phages pour résister à des bactéries. Le problème, c’est que cette technologie peut aussi servir à créer une arme visant un trait génétique spécifique.

Jusque-là, on avait déjà deviné l’idée avant d’avoir l’explication scientifique, merci Vivi. Cependant, ça permet de découvrir que tout ça a totalement échappé au contrôle de Sturge qui n’avait pas prévu que ses recherches puissent être utilisées à mauvais escient. Complétement flippé à l’idée que son ami haut-placé et ceux qui financent ses recherches puissent chercher à lui nuire, Sturge se barre finalement, laissant Cosima perplexe face à ce qu’elle vient d’apprendre – mince, ça fait deux clones qu’elle ne connaît pas.

Elle décide donc d’appeler Charlotte pour avoir son avis sur tout ça. Elle aussi a remarqué la disparition de la page de crowdfunding de Dana Emmet, mais elle se souvient de son hôpital : Lydia Folger Fowler Hospital. Elle cherche donc déjà un billet d’avion pour s’y rendre, puisque ni Delphine ni Cosima ne peuvent y aller. Cosima n’est que moyennement motivée à cette idée, et elle fait promettre à Charlotte d’attendre un peu qu’elle lui trouve quelqu’un pour l’accompagner dans ce voyage, à prix raisonnable, puisqu’on est au milieu du mois de novembre, en pleine semaine.

Pendant ce temps, Delphine arrive à sa réunion où elle espère récupérer des informations sur l’explosion de GRIT. Et ça tombe bien, parce que justement tous les scientifiques qui y sont débattent pour savoir s’ils vont parler de ça ou des recherches d’un québécois nommé Gilles Sauveterre. La bonne nouvelle, c’est qu’un certain nombre de scientifiques semble vouloir lier les deux éléments ensemble, à commencer par Eloïse Thibault, la seule autre femme de la pièce.

Comme on a le point de vue de Delphine, sa gêne d’être entouré de vieux hommes blancs a son importance dans le récit, et ce n’est pas plus mal, je trouve, parce qu’on sent qu’elle n’a pas le pouvoir qu’elle devrait avoir, puisque les hommes ne la laissent même pas vraiment parler. Le problème, c’est qu’elle se grille toute seule en demandant des informations sur Sturge et en indiquant son désir d’en savoir plus sur le GRIT et les recherches menées.

Nous, on apprend le nom de certains des hommes (Kurzmann, Jones…) qui n’aiment pas Delphine, mais aussi l’existence de 46pure, un groupe de bio-terroristes. Ah oui, il n’y a pas que des scientifiques, c’est un groupe gouvernemental pour gérer les menaces d’attaques biologiques. Et leurs envies ne sont pas très rassurantes pour les clones, puisqu’ils envisagent un repérage biométrique aux frontières du Canada. Rapidement, Delphine se fait virer de la réunion : elle n’est que consultante pour le groupe, censée les conseiller en ce qui concerne leur éthique. Il y a du boulot pour elle, mais comme elle n’est pas très aimée, elle est surtout virée de la réunion.

Heureusement, Eloïse Thibault, une lieutenant-générale, y reste, mais prend le temps de suivre Delphine pour flirter discrètement avec elle, en français, et lui donner rendez-vous dans un café afin de lui raconter toute la réunion.

Sinon, on suit également Vivi qui est encore en vie (ouf) après l’explosion. Elle n’en est pas responsable et ne sait pas vraiment qui l’est, se demandant même si ça peut être son agence la coupable. Indépendante comme elle est, notre espionne se soigne comme elle peut des coupures dues à l’explosion, faisant des points de suture à la va-vite ; le tout en espionnant la maison de Cosima.

Soudainement, un nouveau clone, surnommée Frange par Vivi, débarque et ça sent bon le retour d’Alison dans ma vie. Laissez-moi y croire svp. Revoir son visage sur le corps d’une autre femme rappelle à nouveau à Vivi son enfance avec son amie (pas si) imaginaire (que ça). Quant au fait d’avoir plusieurs clones, ça ne semble pas la perturber autant que ça jusqu’à ce qu’elle repère Charlotte aussi, et les billets d’avion que lui tend Alison. Evidemment, Alison et Charlotte qui vont guérir une clone dans un hôpital américain ? Je dis oui, immédiatement, j’espère qu’on suivra cette histoire ! En attendant, Vivi a de quoi se prendre la tête et plein de choses à cacher à Arun, son collègue. En effet, elle décide de suivre les filles, qui lui ressemblent comme deux gouttes d’eau, d’un âge différent.

Tout en les suivant, elle appelle finalement Arun pour lui expliquer ce qu’elle a découvert sur l’arme, TAG, et lui demander si l’agence est responsable de l’explosion. Ce n’est pas le cas, alors elle se décide de lui parler des clones – qu’elle n’appelle pas encore comme ça – et de sa décision de les suivre à l’aéroport. Arun promet de mener des recherches, et ça s’arrête là pour cette semaine du côté de Vivi.

On reprend toutefois cette partie de l’intrigue en suivant la perspective de Charlotte à l’aéroport ; et elle n’est pas ravie d’être avec sa tante, parce qu’Alison est toujours aussi… Alison, dirons-nous. Elle a carrément réorganisé le sac de sa nièce dans la voiture, quand même !

Bon, cela dit, l’important dans cette intrigue, c’est que Charlotte reçoit un appel d’Art alors qu’elles sont dans la file d’attente étonnamment lente de l’aéroport. Alors qu’Art lui explique qu’elle ne doit pas revenir trop vite chez elle à cause de sa collaboration avec Jay (qui pourrait passer chez lui à l’improviste si elle a le moindre doute), Charlotte finit par comprendre que si la file d’attente est si longue, c’est parce que des tests ADN sont menés sur tous les passagers, pour trouver un lien avec Katja notamment.

Ainsi donc, les premiers mots d’Alison dans cette nouvelle saison sont « Well, shit » quand sa nièce lui explique la situation après avoir raccroché le téléphone – sans dire à son père où elle est, évidemment. Ah, réentendre la voix d’Alison, ça fait tellement de bien ! Les deux femmes sont forcées de faire demi-tour dans la file pour s’échapper de ce test ADN, mais malheureusement, cela signifie surtout qu’elles tombent nez à nez avec Vivi, aux cheveux tellement rouges qu’elle a déjà attiré l’attention des gardes de l’aéroport – bon, ou alors c’est le sang sur sa jambe et ses points de suture mal faits suite à l’explosion du GRIT.

En tout cas, Vivi profite du choc du garde de voir Alison et Charlotte pour s’enfuir en courant. Alison, toujours reine de l’improvisation, envoie donc le garde après Vivi en la pointant du doigt et en hurlant que sa sœur a volé son identité. Tout cela n’a aucun sens, mais ça suffit à distraire le garde pour qu’elle et Charlotte se barrent en courant. Voilà qui est bien discret et ne mettra pas du tout la police sur leur piste dis-donc !

Enfin, on suit également Kira dans ce chapitre. C’est incroyablement bien ficelé tout cela ! Il y a tellement d’intrigues qui se superposent, c’est une excellente histoire et tout aussi bon que la série, franchement. Bon, donc, souvenez-vous, Kira était censée avoir un entretien, et c’est avec GeneKeep, parce qu’évidemment que Kira est aussi une scientifique, ce ne serait pas drôle autrement. À l’accueil, elle rencontre Emmaline Francis (Em), une autre jeune femme un peu trop excitée à l’idée de rencontrer Kira.

Eh oui, il y a peu de jeunes à GeneKeep apparemment. Bon, la rencontre est assez drôle, avec une Em qui parle beaucoup trop et semble un peu trop collante à mon goût. Cela dit, c’est utile pour Kira qui a besoin de son aide, notamment pour aller mettre sa valise à l’abri avant de visiter les lieux. Les deux femmes parlent donc tout en le faisant, ce qui nous permet de suivre Kira mentant à Em sur ses vraies motivations : elle veut bosser à GeneKeep parce qu’ils veulent bien l’embaucher malgré ses 17 ans et son passé de délinquante, mais aussi parce qu’elle espère découvrir un moyen de partager son incroyable métabolisme – elle peut se faire renverser par une voiture et s’en sortir en vie quand même.

Malgré le caractère envahissant d’Em, Kira sympathise avec, notamment en partageant sa vision des gênes rares à protéger. Em qui se met à rougir quand Kira lui fait un compliment après avoir été décrite comme « badass » par sa nouvelle collègue, puis quand Kira dit que tout est parfait à GeneKeep, c’est en revanche un signal très clair qu’une romance serait possible entre elles.

C’est curieux comme petite intrigue et je me demande où ça mènera, parce que pour l’instant, ça reste déconnecté du reste… En tout cas, Kira ne sait pas où dormir le soir même et le placard dans lequel Em lui fait mettre sa valise est tellement grand que ça lui conviendrait bien. Dommage, elle devra rendre la clé le soir-même.

> Saison 1