Vus cette semaine #12

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

The Walking Dead – S08E12 – The Key – 15/20
Ce n’est pas l’envie d’y croire qui manque, mais la série nous prend vraiment pour des idiots par moment. Heureusement, l’intrigue avance dans cet épisode, il y a une ou deux scènes sur lesquelles le temps est passé vite, ouvrant même de nouvelles pistes. Et comme nous n’avions pas eu de vraies nouvelles pistes cette saison, c’est plutôt chouette. J’ai envie de croire que la saison 8 marquera un vrai tournant dans l’intrigue, mais c’est encore trop tôt pour se réjouir.
The Last Man on Earth – S04E11 – Hamilton/Berg – 15/20
Ce retour met fin à une attente bien longue de plusieurs mois et fait le ménage dans les sous-intrigues de la saison. Je me demande du coup vers quoi va se diriger la série pour la fin de saison, et possiblement pour la fin de la série, même si j’ai bien peur que la série soit annulée sans vraie fin, car j’ai compris que les producteurs n’avaient pas envie d’écrire la fin tant qu’on ne leur dirait pas que ça l’est.
Here and Now – S01E04 – Hide & Seek – 15/20
Si la série est intéressante et en profite toujours pour poser de judicieuses questions et d’importants débats, elle est aussi vraiment trop bavarde et prend trop de temps à arriver aux scènes véritablement intéressantes. Le mystère s’épaissit néanmoins, et rien que pour ça, j’ai envie de poursuivre. La fin d’épisode a piqué ma curiosité, quelques scènes en cours de route étaient bien écrites, et ça me suffit pour tout leur pardonner et mettre une note un tout petit peu trop gentille par rapport à l’épisode.
Here and Now – S01E05 – From Sun Up To Sun Down – 16/20
La série repart sur de meilleures pistes, même si je reste très frustré par son mystère principal diffusé au compte-goutte dans chaque épisode souvent trop long. J’ai aimé dans cette heure presque complète les approfondissements psychologiques et la manière plus réussie d’aborder les sujets de société. Cela paraissait beaucoup moins forcé cette fois et ça apportait de vraies originalités, avec un travail qu’on ne voit pas assez souvent fait à la télévision. Quant à la famille mise en avant par la série, je les aime de plus en plus et accroche en définitive à plus de personnages que prévu, y compris à ceux que je détestais jusque-là !
Here and Now – S01E06 – Fight. Death. – 17/20
Je viens d’enchaîner trois épisodes, et j’en verrais bien un quatrième. L’ambiance de la série est particulière, le mystère n’avance tellement pas que je doute avoir des réponses un jour, mais c’est prenant et j’ai une sorte de fascination pour ces personnages et ces vies totalement décousues. L’écriture est réussie et aborde des thématiques que je n’ai pas l’habitude de voir dans les séries que je regarde : cette originalité suffit en fait à maintenir mon intérêt malgré les longueurs et problèmes de rythme de la série.

Mardi

Unreal – S01E04 – Confront – 17/20
Cette série est un vrai guilty pleasure à chaque épisode, mais avec de la qualité, et cet épisode ne déroge pas à la règle, malgré un épisode à la structure peu claire tant il partait dans tous les sens. Peu claire, certes, mais néanmoins très captivante tout du long, j’ai tout simplement adoré et je me suis laissé balader par des révélations plutôt inattendues en fin d’épisode.

Mercredi

Rise – S01E02 – Most of all to Dream – 16/20
Avec ce deuxième épisode, il est devenu très clair que la série n’est pas la série musicale qu’on nous a vendu ces derniers mois. Cela ne l’empêche pas d’être intéressante, mais sans son excellent casting, je ne pense pas qu’elle vaudrait le détour car les intrigues sont pour l’instant très clichées. J’y reviendrai toutefois avec plaisir pour suivre les acteurs, car ils incarnent tous très bien leurs rôles, même lorsque ce n’est pas évident d’être si doué.
Shadowhunters – S03E01 – On Infernal Ground – 17/20
La saison ne fait que commencer, mais il y a déjà la masse d’intrigues en cours, donc on va pouvoir savourer chaque épisode avec tout l’humour qu’il se doit. L’écriture de la série (et de ses répliques !) est toujours aussi prévisible, du coup, c’était un vrai plaisir de retrouver ce stupide guilty pleasure qui me fait rire à chaque épisode. Difficile aussi de ne pas noter une amélioration des effets spéciaux ! C’est toujours très cheap, mais ça passe mieux. Bref, je ne cache pas mon plaisir, j’assume être impatient de voir la suite et prendre beaucoup de plaisir à en écrire la critique.

Jeudi

The Magicians – S03E11 – Twenty-Three – 19/20
C’est excellent : la semaine dernière, je remerciais le personnage de Julia d’être passionnante cette saison, et les scénaristes font vraiment en sorte que je ne mente pas. Quant à l’épisode en lui-même, il était de nouveau top en mettant en place une énième intrigue expérimentale fonctionnant bien. Généralement, ce genre d’épisode m’ennuie  dans les séries mais là, il était sacrément bien géré et il aura de vraies conséquences sur la suite de la série. Cette série est tellement tordue, mais c’est génial à chaque fois !
Krypton – S01E01 – Pilot – 10/20
Heureusement qu’il n’y a que six épisodes, parce que pour l’instant, c’est plutôt mauvais. J’avais espoir car j’en avais entendu du bien, mais j’ai trouvé ça à la hauteur de The Inhumans : pas si bien joué, avec des effets spéciaux pas terribles et une écriture quelque peu flemmarde… Pourtant, il y a du potentiel dans cette histoire, et comme pour Stargate Origins, j’ai envie de « continuer de croire en un meilleur lendemain », dicton de ce bon vieux Val-El. M’enfin quand même, c’est mal barré !

Vendredi

Grey’s Anatomy – S14E16 – Caught Somewhere in Time – 16/20
Bon, il semblerait que cet épisode prenne pour la première fois les virages concrets pour les départs annoncés de deux membres importants du casting, et c’est hyper frustrant car je suis contre ! Quoiqu’il en soit, le tournant pris nous prépare déjà à ce qui sera probablement la fin de saison et ça permet d’offrir un épisode vraiment intéressant, avec de bonnes tranches de rire et quelques passages déprimants !
Station 19 – S01E01 – Stuck – 16/20
Dans l’ensemble, c’est plutôt un bon pilot, même si je me serais bien passé des scènes de crossovers à l’hôpital pour un premier épisode. Le rythme se cherche encore, les personnages souffrent clairement d’un traitement inégalitaire, mais du coup, ça me permet d’aimer l’héroïne qui a finalement ce qu’il faut pour porter la série, contre toute attente. C’est assez rare pour être souligné, parce que j’ai tendance à ne pas aimer les premiers rôles d’habitude, alors que là, l’histoire d’Andy Herrera est sympathique. Malheureusement, elle éclipse les autres personnages, donc j’attends de voir la suite pour donner un avis définitif sur cette série.
Station 19 – S01E02 – Invisible to Me – 18/20
Si je ne voyais pas l’intérêt d’un deuxième épisode dès le premier soir de diffusion, j’ai rapidement changé d’avis quand j’ai compris que la série prenait enfin le temps de développer les autres personnages de la caserne, ceux n’étant pas Andy. Je voulais y mettre toute ma mauvaise foi, mais je suis forcé de reconnaître que j’aime beaucoup ces personnages et que ça fait un divertissement sympa, à défaut d’être crédible. À voir comment la série va évoluer sur le long terme, parce que je pense qu’on va vite tourner en rond, mais bon… Pour l’instant, ça m’a bien plu, c’est une jolie extension de Grey’s Anatomy.

Samedi

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E14 – The Devil Complex – 17/20
Encore un excellent épisode qui souffre malheureusement d’une sous-intrigue moins intéressante que l’intrigue principale. Cette dernière redistribue une fois de plus toutes les cartes et manifeste de manière originale l’une de mes peurs. J’ai beau faire 150 théories par épisode, il y a toujours des twists que je ne vois pas venir !
Once Upon a Time – S07E14 – The Girl in the Tower – 14/20
Si c’est mieux que la semaine dernière, on se concentre toujours sur un personnage avec lequel j’ai du mal, et la série n’est pas aidée cette semaine par l’absence d’une partie de son casting. Outre ces quelques problèmes, il faut ajouter des incohérences scénaristiques de plus en plus énormes et des pistes d’intrigues à venir qui ne me plaisent pas pour comprendre comment un épisode pas si mauvais se retrouve avec une note moyenne.

Dimanche

Future Man – S01E01 – Pilot – 18/20
Ce pilot est une franche réussite, et c’est la deuxième fois que je le vois en l’adorant et en riant (un peu moins cette fois) : il présente une excellente histoire de science-fiction avec un tas d’excellentes blagues et de jeux de mots qui fonctionnent. Au-delà de ça, il se passe énormément de choses, les enjeux sont définis très rapidement et le premier épisode semble contenir l’équivalent de 40 minutes en seulement 30. Un vrai coup de cœur.
Future Man – S01E02 – Herpe : Fully Loaded – 17/20
L’humour de la série prend toujours autant avec des situations tirées par les cheveux et un comique par l’absurde et la répétition très efficace. En parallèle, la série développe son intrigue et nous embarque dans ce qui risque de se révéler être une suite de missions capables de changer le monde – et de sauver l’humanité au passage. Ce deuxième épisode me plaît bien et je n’ai plus qu’à trouver du temps dans mon planning pour voir les onze prochains épisodes… Oups.
Future Man – S01E03 – A Riphole In Time – 17/20
Une fois de plus, la série ne traîne pas à faire avancer son intrigue avec une tonne de blagues au passage. C’est merveilleusement bien écrit, même si ça va parfois un tout petit peu trop vite pour avoir le temps de bien tout apprécier des blagues ou du scénario. Sur le long terme et en bingewatching, ça pourrait s’avérer fatiguant, mais à petite dose, ça passe bien.
Future Man – S01E04  – A Fuel’s Errand – 16/20
Pour la première fois, j’ai eu l’impression que la série faisait un détour inutile dans son intrigue avec cet épisode qui bavarde beaucoup. Certes, on avance toujours très vite et il se passe plein de choses, mais, finalement, rien qui ne sera marquant durablement. De toute manière, même s’il ne s’était rien passé, la série a un assez bon humour et d’assez bons personnages pour rester intéressante à regarder.

Rattrapage

The Punisher – S01E01 – 3 AM – 16/20
Si l’introduction de cette saison est un peu longue pour un personnage qu’on connaît déjà, elle est diablement efficace en imposant tout de suite un univers beaucoup plus sombre et violent. Je ne regrette pas de commencer la série de nuit, du coup, car elle semble calibrée pour ça. Oh, oui, calibrée, c’est un chouette mot pour la décrire aussi : ce premier épisode contient déjà un bon nombre de coups de feu et sa dose de scènes sanglantes à la violence gratuite.
The Punisher – S01E02 – Two Dead Men – 16/20
Le premier épisode ne servait donc à rien d’autre que mettre dans l’ambiance sanglante de cette saison, et il le faisait tellement bien que ce deuxième épisode paraît presque trop gentil en comparaison. Cette fois, les scénaristes lancent vraiment l’intrigue de la saison, et c’est donc beaucoup plus intéressant à suivre : les premières pièces d’un puzzle complexe se mettent en place à la manière des séries de super-héros Marvel ; et c’est tout ce que j’en attendais… mais par conséquent, ça manque de surprises.
The Punisher  S01E03 – Kandahar – 17/20
Voici assez clairement le dernier acte d’une introduction un peu longue en trois épisodes : après cet épisode, on connaît précisément l’intrigue de la saison. On sait en tout cas plus précisément vers quoi elle se dirige, ça change, et la majorité des personnages importants sont sur le devant de la scène, je crois. Les dynamiques et relations entre chacun commencent aussi à être plus claires, et ça nous laisse avec un épisode bien plus prenant que les deux premiers qui nous parachutaient dans un monde violent sans la moindre explication.
Life in Pieces – S03E13 – Therapy Cheating Shoes Movie – 17/20
Cela faisait un moment que je n’avais pas regardé d’épisodes de comédie et je ne regrette pas d’avoir repris par celle-ci, car ces épisodes trouvent toujours la réplique (et ces acteurs la mimique) pour me faire éclater de rire ; même sur des situations toutes bêtes. Un vrai plaisir de voir cet épisode qui avait quelques bons quiproquos et faisait évoluer la dynamique familiale.
Life in Pieces – S03E14 – Parents Ancestry Coupon Chaperone – 18/20
Comme souvent, cet épisode possède des actes extrêmement drôles et… d’autres beaucoup plus classiques. Cela forme donc un épisode qui a la capacité de me faire rouler par terre pendant cinq minutes et qui enchaîne sur une histoire tellement classique que les blagues ne parviennent pas à me faire rire. C’est toujours étonnant de voir les différences de qualité au sein d’un même épisode, mais c’est le format qui veut ça, et dans l’ensemble, ça fonctionne toujours assez pour garder de bons souvenirs et passer un bon moment.

Challenge Arrowverse

Ce challenge est en train de devenir un « ne pas regarder d’épisode pour plutôt rattraper ce que je suis habituellement en J+1 », et j’ai bien failli voir un épisode hier, et puis en fait non, j’ai lancé Life in Pieces à la place.

> Vus en 2018

Ce que c’est qu’un spin-off

Salut les sériephiles !

Un peu plus d’une semaine que je n’arrête pas de parler de spin-off avec le TFSA de vendredi dernier sur les spin-off dont on rêve, puis le débarquement de Station 19 sur le blog. Il est donc largement temps que je prenne le temps de me poser et d’en faire un vrai article explicatif comme j’ai l’habitude de faire pour tout un tas de termes plus ou moins techniques. Ce n’est pas spécialement une surprise, je pense alors sans plus de blabla introductif, lançons-nous dans le feu de l’action !

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Avouez que c’était un joli jeu de mots introductif !

Qu’est-ce que c’est qu’un spin-off ? Comme son nom ne nous le dit pas forcément si on ne parle pas anglais, le spin-off consiste à développer de manière indépendante une partie d’un univers fictif. On le retrouve surtout dans les séries, en toute logique : il s’agit alors de développer la série, souvent en se concentrant sur un personnage qui vole de ses propres ailes, ou sur un bout de la mythologie de la série qui a le potentiel de proposer une nouvelle histoire.

Le spin-off peut être une suite d’une série à succès (c’est le cas de la très ratée Joey), s’amuser au contraire à explorer son passé (Young Sheldon) ou tout simplement se dérouler en même temps, pour la compléter en offrant un nouveau point de vue ou en élargissant l’univers avec un nouvel angle de vue (les puristes parlant même de sidequel, mais bon, ce n’est pas le terme le plus populaire du monde).

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Et très souvent quand c’est le cas, le spin-off a la bonne idée de proposer des crossovers plus ou moins régulièrement ; dans le cas des séries, c’est souvent une fois par an. Le but ? Faire encore plus de profits avec des soirées spéciales attirant les fans, bien évidemment !

Bien sûr, ce n’est pas une pratique limitée à la télévision, ça se retrouve dans les comics (beaucoup), les bandes dessinées (un peu), les animés (parfois), les jeux vidéo (souvent), les films (de temps en temps) et la littérature (régulièrement). Oh et la radio aussi, parce que cette liste n’était pas assez longue.

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La rédaction de cet article m’a rappelé que ces deux-là s’étaient rencontrées 😥

Quelle origine ? Et bien, justement, la radio (à croire que c’était fait exprès pour la transition dis donc !). C’est en tout cas ce qu’affirment les anglophones avec l’exemple d’une série radiophonique dont un personnage est devenu le héros de sa propre série en 1941… Ce à quoi les français répondront que La Comédie Humaine et Les Rougon-Macquart l’avaient fait bien avant, merci Balzac et Zola. Et c’est là que n’importe quel 6e un peu attentif dans la salle lève la main pour remarquer que, dis-donc, l’Odyssée, c’est un peu un spin-off de l’Iliade quand même. Bien vu.

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C’est quoi ce nom ? « to spin », c’est l’idée de faire tourner, pivoter, assez rapidement (genre le jeu de la bouteille est appelé « spin the bottle » par exemple) et « off » c’est une préposition qui permet d’exprimer l’idée d’extérieur en général. Du coup, « spin-off », c’est quelque chose qui tourne en dehors. Si on ajoute que « to spin » peut parfois être synonyme de « raconter », on comprend que c’est donc une histoire racontée en-dehors de son cadre d’origine, qui tourne en-dehors de celui-ci, etc. Sinon, comme on est français, on pourrait très bien se contenter du terme « série dérivée » (en plus, ça me rappelle la dérive d’Ulysse maintenant).

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Et aujourd’hui ? Le spin-off ne s’est jamais aussi bien porté que ces dernières années avec le développement de véritables franchises depuis que les CSI sont passés par là. On a donc une triple franchise NCIS, on a les séries Chicago, on a tout l’Arrowverse (ou presque : Supergirl s’y est greffée après et n’est pas un spin-off !), on a (Fear) The Walking Dead, on a The Punisher spin-off de Daredevil, on a Grey’s qui s’y remet après Private Practice… et il est temps que je m’y mette également. Enfin, techniquement, dans une moindre mesure, Stargate Origins n’était pas autre chose qu’un énième spin-off de Stargate SG-1. Bref, Hollywood n’hésite pas à développer des projets à partir de n’importe quelle série à succès, histoire de récupérer encore plus de succès. C’est rare, mais ça arrive : NCIS est elle-même un spin-off de JAG, ce que tout le monde a tendance à oublier.

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Station 19 (S01)

Synopsis : Un groupe de pompiers de la Caserne 19 (d’où le titre) de Seattle – du capitaine aux dernières recrues – risquent leurs vies chaque jour ; formant une famille soudée sauvant celle des autres.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7
Grey’s Anatomy : S14
 | S15 | S16 | S17

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Pour commencer, je ne regarde cette série que parce qu’il s’agit d’un spin-off de Grey’s Anatomy, sinon, j’aurais probablement passé mon chemin pour reprendre Chicago Fire, parce que franchement, le synopsis est à peu de choses près de le même. Comme cette série va faire partie du TGIT désormais et que celui-ci est mon rendez-vous depuis quelques années, j’ai envie de lui laisser sa chance. En plus, l’avantage d’un spin-off d’une série qui continue est que même en cas d’annulation, on pourra espérer que les personnages débarquent dans Grey’s (comme Amelia qui a fait quelques saisons de Private Practice) et qu’aucun cliffhanger ne reste sans fin.

En revanche, je trouve particulièrement stupide l’ordre de diffusion de ces séries. Si je comprends bien pourquoi Grey’s est indétrônable de sa case horaire, je trouve très dommage d’avoir Station 19 venant après quand la situation que les épisodes présentent pourrait tout à fait servir de tremplin aux épisodes de la série-mère, avec des personnages sauvés par les pompiers qui deviendraient des patients dans celle-ci.

Allez, je ne vais tout de même pas critiquer avant d’avoir vu la série, même si techniquement, j’en ai déjà vu un peu avec son back-door pilot dans Grey’s il y a deux semaines. Cette fois, c’est la bonne, on est parti pour une nouvelle série de Shonda Rhimes qui sent bon le drama habituel !

Pas de spoiler sur cette page, les critiques complètes sont accessible en cliquant sur les titres d’épisode.

Grey’s Anatomy – S14E13 – You Really Got a Hold On Me – 15/20
Franchement, je m’attendais à une meilleure gestion de spin-off/crossover : ce « backdoor pilot » n’est pas du tout convaincant pour donner envie de regarder la série. Ils auraient pu commencer l’épisode par l’arrivée de l’équipe d’urgence sur place, par exemple, histoire de vraiment donner une idée de ce qu’on pourrait attendre. Si le personnage d’Herrera a de bons côtés, je ne la vois pas porter une série sur ses épaules. Quant au reste de l’épisode, il était plutôt bien, comme d’habitude, parce que Grey’s sait toujours faire de bons épisodes.
S01E01 – Stuck – 16/20
Dans l’ensemble, c’est plutôt un bon pilot, même si je me serais bien passé des scènes de crossovers à l’hôpital pour un premier épisode. Le rythme se cherche encore, les personnages souffrent clairement d’un traitement inégalitaire, mais du coup, ça me permet d’aimer l’héroïne qui a finalement ce qu’il faut pour porter la série, contre toute attente. C’est assez rare pour être souligné, parce que j’ai tendance à ne pas aimer les premiers rôles d’habitude, alors que là, l’histoire d’Andy Herrera est sympathique. Malheureusement, elle éclipse les autres personnages, donc j’attends de voir la suite pour donner un avis définitif sur cette série.
S01E02 – Invisible to Me – 18/20
Si je ne voyais pas l’intérêt d’un deuxième épisode dès le premier soir de diffusion, j’ai rapidement changé d’avis quand j’ai compris que la série prenait enfin le temps de développer les autres personnages de la caserne, ceux n’étant pas Andy. Je voulais y mettre toute ma mauvaise foi, mais je suis forcé de reconnaître que j’aime beaucoup ces personnages et que ça fait un divertissement sympa, à défaut d’être crédible. À voir comment la série va évoluer sur le long terme, parce que je pense qu’on va vite tourner en rond, mais bon… Pour l’instant, ça m’a bien plu, c’est une jolie extension de Grey’s Anatomy.
S01E03 – Contain the Flame – 14/20
Je ne sais pas si l’écriture des personnages semblant parfois venir d’un soap et les références à Grey’s Anatomy font vraiment justice à une histoire qui est autrement assez sympathique. J’aime assez la manière dont le tout est sérialisé pour éviter au maximum la forme procédurale malgré une structure qui ne peut se faire autrement, puisque c’est le principe même de la vie des pompiers. Dans l’ensemble, on est toujours sur du divertissement solide, avec des pistes que j’espère voir explorer par la suite.
S01E04 – Reignited – 16/20
S’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent en termes de romance et soap, Shonda Rhimes sait comment pimenter les dynamiques déjà mises en place et ajouter quelques couches supplémentaires aux portraits rapidement brossés des personnages secondaires. C’est efficace et ça fait s’attacher plus vite à ces personnages. Bref, la formule est efficace à défaut d’être originale ou surprenante, mais c’est déjà pas mal.
S01E05 – Shock To The System – 15/20
La série souffrira toujours de la comparaison avec sa grande sœur, surtout qu’elle passe son temps à l’inviter, et c’est bien dommage. Il y avait définitivement un petit sentiment Grey’s tout au long de l’épisode et rien de bien surprenant dans les différentes intrigues de l’épisode. C’était bien quand même, mais ça aurait probablement pu être mieux et plus surprenant si on ne connaissait pas tant l’univers.
S01E06 – Stronger Together – 14/20
De cet épisode, je retiens surtout l’impression qu’il traînait en longueur sur chacune de ses intrigues. Ce n’était pas mauvais, puisqu’il mettait la priorité sur les personnages et leurs dynamiques, tout en avançant un peu des intrigues entamées depuis plusieurs épisodes, mais il manquait d’une bonne dose d’adrénaline pour sortir du lot. Et une série qui commence à traîner en longueur si tôt dans sa courte saison 1, ce n’est pas très bon signe pour la suite. On verra, en tout cas, une chose est sûre : ABC a renouvelée Grey’s Anatomy cette nuit, mais pas encore Station 19
S01E07 – Let It Burn – 15/20
Bon, ben encore un épisode de Grey’s Anatomy dissimulé sous l’étiquette Station 19, et c’est un peu frustrant tout de même. Je commence en revanche à beaucoup m’attacher à ces personnages malgré tout, alors j’espère que ce sera renouvelé, même s’il y a quelques améliorations à apporter à l’ensemble.
S01E08 – Every Second Counts – 16/20
Les urgences de cette semaine ne sont pas du tout le cœur de l’épisode, bien au contraire. Les scénaristes se concentrent uniquement sur le fil rouge avec un épisode à la chronologie déconstruite et pas forcément super claire, mais qui finit par donner un bon aperçu global de la situation. Cela permet de construire une bonne intrigue et du suspense, mais une chronologie linéaire aurait tout aussi bien pu se charger de le faire. En définitive, la série semble encore se chercher après huit épisodes, et c’est embêtant, mais l’épisode était suffisamment bien pour que je leur pardonne.
S01E09 – Hot Box – 15/20
Un bon épisode qui contraste définitivement avec celui de Grey’s jusque dans son titre. La série est renouvelée pour une saison 2 et je dois dire que j’en suis plutôt content car je me suis attaché aux personnages, même si les situations rocambolesques font qu’elle ne se sera probablement jamais ma série préférée…
S01E10 – Not Your Hero – 20/20
Heureusement que la série est renouvelée, car cette fin de saison enchaîne les cliffhangers sur son dernier acte. Elle réussit ainsi à être l’une des séries dont j’attends le plus le retour en septembre prochain, ce qui n’était pas gagné vu la qualité moyenne de la saison. Cet épisode sort clairement du lot en profitant de toutes les intrigues entamées pour proposer leur meilleur épisode. Il était temps.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7
Grey’s Anatomy : S14
 | S15 | S16 | S17

Station 19 – S01E01-02

Épisode 1 – Stuck – 16/20
Dans l’ensemble, c’est plutôt un bon pilot, même si je me serais bien passé des scènes de crossovers à l’hôpital pour un premier épisode. Le rythme se cherche encore, les personnages souffrent clairement d’un traitement inégalitaire, mais du coup, ça me permet d’aimer l’héroïne qui a finalement ce qu’il faut pour porter la série, contre toute attente. C’est assez rare pour être souligné, parce que j’ai tendance à ne pas aimer les premiers rôles d’habitude, alors que là, l’histoire d’Andy Herrera est sympathique. Malheureusement, elle éclipse les autres personnages, donc j’attends de voir la suite pour donner un avis définitif sur cette série.

> Saison 1


Spoilers

01

I don’t speak fire nerd yet, but I want to.

Tout commence par une femme stalkant son ex sur Facebook et laissant son ordinateur à charger sur son lit. Là, son chargeur s’enflamme sans raison apparente, et hop, c’est toute sa chambre qui prend feu. Les pompiers débarquent et ça nous permet de découvrir tout le monde dans le feu de l’action si je puis dire (vous n’avez pas idée à quel point j’ai des jeux de mots en stock – autant qu’eux semblent avoir des chansons avec le mot « fire » dedans). C’est un premier sauvetage qui permet de nous mettre dans l’ambiance de la série, et ça vaut ce que ça vaut : une bonne scène d’action, beaucoup de clichés qui ne font pas tant de bien à la série.

De retour à la caserne, les pompiers cherchent à obtenir du capitaine la décision de faire de ce jour un jour parfait pour utiliser le pôle de la caserne, comme personne ne l’utilise sur son ordre. Il veut les récompenser avec, et pour cela, il faut donc le mériter.

Herrera fille s’occupe de son père, capitaine de la caserne, en lui donnant de la nourriture healthy alors que Ben galère à s’intégrer parce qu’il est trop nouveau pour ça et tente trop de se la jouer. Bien évidemment, les Herrera père et fille ne s’entendent pas si bien que ça : ils s’aiment, mais le père est blasé d’avoir sa fille sur son dos ; la fille est blasée de connaître par cœur son père. Classique.

Du coup, Andrea Herrera décide d’aller s’enfermer dans une pièce où elle est rejointe par son copain, Jack Gibson, qui a une bague dans sa poche pour la demander en mariage. Elle n’a pas l’air trop motivée, mais pas le temps d’en parler que voilà une urgence. Bon, on n’est pas perdu au moins, on est à fond dans l’ambiance Grey’s Anatomy avec cette presque-coucherie-demande-en-mariage-interrompue-par-une-alerte-incendie.

On en arrive donc à la première vraie alerte de la série qui permet d’établir quelques personnages, notamment celui de Bishop, la meilleure amie d’Andrea/Andy. Les deux commentent la demande en mariage, mais sont interrompues par Ben. Arrivés sur le lieu de l’urgence, les trois pompiers découvrent qu’un policier s’est garé devant l’arrivée d’eau.

Un policier ? Oh, ce n’est pas n’importe qui : c’est l’ex d’Andy, Ryan, avec qui elle a fait son bal de promo. Et hop, un petit triangle amoureux de base pour lancer les ships et plaire aux audiences. On est sur du classique, vraiment, mais ça passe !

Une fois dans l’immeuble en feu, Jack Gibson, le pas-vraiment-fiancé d’Andy se sépare du capitaine, contre son ordre, pour vérifier si un enfant se cache dans une chambre. S’il n’y a personne à secourir dans la chambre, ce n’est pas de bol pour lui, car ensuite le capitaine ne lui répond plus et est perdu dans la fumée de l’appartement.

Andy et Bishop débarquent pour aider Jack à retrouver le capitaine, ce qui se fait rapidement. Le problème, c’est qu’il ne respire plus et la situation est catastrophique, avec une pièce qui explose juste après qu’ils en sortent, et donc le feu qui prend sur une porte les séparant du reste de l’incendie. Hop, hop, hop, tout le monde saute par la fenêtre du troisième étage et atterrit dans des gros matelas.

Si elle rejette à peu près aussitôt son mec, son ex est là pour s’occuper d’elle et lui permettre de reprendre sa respiration, alors que Ben veut s’occuper de son nouveau chef en tant que chirurgien, ce qui n’est bien évidemment pas possible. Pire, c’est même dangereux d’après son nouveau collègue recyclé de The Catch (et tant mieux, il paraît meilleur acteur dans cette série), Montgomery.

La série prend alors le choix de débuter directement par un crossover, ce qui n’a aucun sens pour son bien-être je trouve. Ils feraient mieux de lui laisser le temps de trouver sa respiration et son rythme. C’est donc Miranda Bailey qui va s’occuper du chef Herrera, alors qu’Andy s’en prend à Jack dans un couloir de l’hôpital parce qu’elle lui reproche d’avoir failli tuer son père, et puis elle et Bishop aussi d’ailleurs. Par chance, Meredith passe par là et lui offre l’opportunité d’aller pleurer dans une pièce de l’hôpital. OK OK. L’amitié entre ces deux-là est plutôt sympathique, même si elle est un tout petit peu trop précipitée à mon goût. En plus, un truc que je n’ai vraiment pas aimé est que les scénaristes ne prennent pas la peine d’introduire Bailey & Meredith comme il se doit. Ainsi, dans leur tête, les gens qui regardent Station 19 sont forcément ceux regardant Grey’s Anatomy.

C’est un peu dommage, car la série a par conséquent une identité beaucoup trop hybride à mon goût : elle peine à avoir son indépendance en se raccrochant trop à la série-mère. Dans le même genre, si je trouvais jusque-là que c’était une bonne idée d’avoir Ben dans la caserne, je me rends compte que j’aurais très bien pu m’en passer. Il était bien dans Grey’s, alors que là, il est limité niveau intrigue romantique. Et puis, je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont foutu le feu à l’hôpital l’an dernier en fin de saison 13 car ça aurait été un très bon crossover cette année.

BREF. Le père Herrera s’en tire bien… il survit, mais il a un cancer en phase 2, donc il est obligé de démissionner. Cela laisse Jack en charge de la caserne et démerde-toi avec ça Andy. C’est là à peu près que je me suis rendu compte que… J’aime beaucoup Andy, et heureusement, parce que sinon la série serait chiante. Cela me change de Meredith que je trouve chiante, d’Olivia que je ne supporte plus trop et d’Annalise à laquelle je n’ai jamais accroché. J’ai un problème avec les personnages principaux.

Ryan vient s’occuper d’Andy qui est chez elle, à trois pas de chez lui (enfin de chez ses parents à lui, mais il vient de s’y réinstaller). Il est tout sympathique à prendre des nouvelles de son père et à lui conseiller de se débrouiller pour prendre le commandement de la caserne. Ces deux-là font un couple beaucoup plus mignon que celui qu’elle a avec Jack, mais c’est clairement voulu par les scénaristes qui jettent ensuite littéralement Andy dans les bras de Ryan. Eeeeet là voilà la traditionnelle scène un peu plus sexy du pilot ; encore que ça pourrait être pire, car c’est vite coupé.

Tout ça pour enchaîner sur Bailey rendant visite à Ben, qui flippe totalement, à la caserne. Jack aussi est en panique totale de perdre Andy à cause de sa non-demande en mariage précipitée parce qu’Andy a trouvé la bague. Bishop sert de confidente à Jack, alors qu’elle est celle d’Andy habituellement. L’amitié entre ces deux-là est excellente : Bishop fait parler Jack alors qu’elle sait qu’Andy écoute, puis apprend qu’Andy a couché avec Ryan. Difficile de ne pas immédiatement comparer à Cristina/Meredith ces deux-là, et ça fait du bien ce genre de scènes à l’écriture connue par cœur d’avance.

Une nouvelle alerte interrompt une scène de tension entre Andy et Jack qui se rendent en ville pour découvrir une nana coincée entre deux murs. C’est tordu comme idée et plutôt mal amenée, mais Andy parvient à la sauver et elle peut ensuite prendre le temps de parler avec Jack. Cela lui permet de comprendre qu’elle n’en veut pas comme boss, elle veut être son propre boss, forcément.

Son père accepte de la laisser être promue lieutenant, et la voilà en compétition avec Jack pour devenir capitaine. C’est elle qui a le droit au premier discours en tant que capitaine. Sa première décision ? Laisser tout le monde utiliser le pôle, y compris elle.

Si la série prend la drôle décision de nous faire quelques flashs de l’acte suivant à la fin de chacun d’eux, c’est assez chiant comme concept, jusqu’à cette fin où revoir quelques images de l’épisode fait plutôt plaisir. Cependant, autant cela fonctionne bien dans NCIS, autant là, ça a eu tendance à nous en annoncer trop. Je ne suis pas fan de cette technique. En revanche, je suis assez fan des uniformes de chacun : ce qui est bien avec les pompiers, c’est qu’ils ont leurs noms dessus, ça m’aide pour la critique.


Épisode 2 – Invisible to Me – 18/20
Si je ne voyais pas l’intérêt d’un deuxième épisode dès le premier soir de diffusion, j’ai rapidement changé d’avis quand j’ai compris que la série prenait enfin le temps de développer les autres personnages de la caserne, ceux n’étant pas Andy. Je voulais y mettre toute ma mauvaise foi, mais je suis forcé de reconnaître que j’aime beaucoup ces personnages et que ça fait un divertissement sympa, à défaut d’être crédible. À voir comment la série va évoluer sur le long terme, parce que je pense qu’on va vite tourner en rond, mais bon… Pour l’instant, ça m’a bien plu, c’est une jolie extension de Grey’s Anatomy.

> Saison 1


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Nothing wrong with a little friendly competition.

Je suis surpris d’avoir droit à deux épisodes dès le premier soir de diffusion parce que ce n’est pas trop nécessaire : le premier épisode était top et se suffisait pour une saison et la première scène nous montre un couple d’inconnu en ayant marre d’entendre son détecteur de fumée sonner. Passionnant.

Ben dépose son beau-fils à l’école et celui-ci le déteste sans que ne sache bien pourquoi, comme tout bon ado qui se respecte. Andy s’occupe de son père et le pompier qui a sauvé le chien en début d’épisode précédent (je sais, je sais, je n’en ai pas trop parlé, c’est pas bien), Miller, se retrouve en retard parce que Charlie, le chien donc, a mangé son réveil. Mais oui, bien sûr.

Jack et Andy se retrouvent en compétition auprès de Frankel, une femme-pompier en charge de décider qui sera capitaine et qui est très claire dès le départ : elle les déteste tous les deux ; lui parce qu’il lui montre ses muscles, elle parce qu’elle la soupçonne d’avoir été aidée par son père. Bien. Ils alterneront le commandement à chaque garde, histoire d’être évaluées l’une et l’autre pour savoir qui est le mieux placé pour être capitaine. Franchement, ça promet, et ça commence par Andy.

Celle-ci veut instaurer du changement dans la caserne : Hughes est forcée par Andy de travailler avec Warren plutôt qu’avec son coéquipier habituel, Bishop est heureuse de conduire le camion à la place d’Andy alors que techniquement parlant, il n’y a qu’une rue à remonter si on en croit ce qui nous est dit plus tôt et Miller… est obligé de rester à l’accueil de la caserne parce qu’il est arrivé en retard.

Tout l’épisode nous montre en fait Andy galérer à obtenir son autorité et commence avec une première vraie alerte à l’école de Thuck, le fis de Ben. Sans la moindre surprise, c’est donc Thuck qui a appelé les pompiers pour voir son père… La surprise vient du fait que ce n’est pas un acte de rébellion : il le mène à une élève de son école, la fille de la principale, qui est en train d’accoucher. Bien les pré-ados ! Ce n’est pas Thuck le père, heureusement (j’imagine d’ici la tête de Bailey), et au contraire le gamin a plutôt bien géré le début de l’accouchement. Il faut croire que ça aide d’avoir deux parents chirurgien (et pompier, désormais).

Hughes prend l’accouchement en charge ; alors que pourtant Warren à l’habitude des accouchements surprises ; mais bon. Elle fait chanter une comptine à l’adolescente pour la distraire pendant le travail et désespère d’obtenir de l’aide d’une ambulance. Cela nous présente la première erreur d’Andy ayant renvoyé l’ambulance trop tôt quand elle a appris qu’il s’agissait d’une fausse alerte… Il faut dire que galérant à se faire reconnaître comme capitaine quand tout le monde préfère s’adresser à Jack, elle était en train d’apprécier d’avoir Ryan de son côté.

Oui, la série nous ramène Ryan dans le rôle du bon policier comme par hasard dépêché pour vérifier ce qu’il se passe à l’école. Alors qu’Andy comprend son erreur en présence de Bishop, Ryan et Jack sympathisent, mais ce premier lui explique que de toute manière, il a perdu d’avance car Andy ne le laissera jamais gagner. C’est un bon suspens tout ça.

L’accouchement se termine avec quelques complications, mais tout est bien qui finit bien sans ambulance. Thuck doit cacher la vérité à sa mère, ce qui est drôle, mais bonjour la crédibilité de l’école qui ne vérifie pas les enfants manquants – et la crédibilité de la mère de la gamine qui dirige l’école et ne remarque ni l’absence de sa fille, ni sa grossesse !

De retour à la caserne, Hughes reproche à Andy d’avoir renvoyée l’ambulance trop tôt, même si elle respectait son protocole. De son côté, Miller se retrouve à draguer la détentrice du fameux appareil anti-incendie. OK, donc Miller, c’est le pompier qui drague tout ce qui bouge. C’est un peu cliché, mais allez, pourquoi pas.

Il est toutefois interrompu dans sa drague par Montgomery et répare donc plus rapidement le détecteur de fumée. Miller et Montgomery se retrouvent ensuite à prendre un appel les amenant à la maison de retraite où un vieil homme est coincé dans sa douche. Montgomery compatit à sa solitude et au silence, parce que lui aussi se sent seul depuis la perte de son mari, un autre pompier. OK, c’est noté, Montgomery est persuadé d’avoir perdu le seul grand amour de sa vie – et aussi, il est gay. Toute cette parenthèse ne servait franchement à rien, à part nous faire connaître un peu mieux les personnages.

Pendant la nuit de garde, nos pompiers font trop de bruit et empêchent Ben de dormir, mais ce n’est pas plus mal puisque l’alarme sonne aussitôt et les amène auprès d’un accident de voiture que j’ai l’impression d’avoir déjà vu quinze fois dans Grey’s. Tout se passe bien pour le sauvetage, jusqu’à ce qu’Andy comprennent qu’ils ont affaire à un feu bleu : un feu invisible à l’œil nu tant qu’il y a de la lumière.

Dès les lumières des camions éteintes, les pompiers flippent, surtout que Hughes et Ben sont coincés et encerclés par les flammes. Ce qu’il y a de bien c’est que la série me rappelle que je ne serai jamais pompier. Je voulais quand j’étais petit, mais je suis bien trop terrifié par le feu pour ça. Mais bon. Nous avons une très jolie scène entre Hughes et Ben, une scène de confiance qui les font devenir plus amis autour d’une comptine silencieuse alors qu’Andy ne sait pas comment les sauver et écoute ses collègues s’engueuler sur la décision à prendre. J’ai vraiment beaucoup aimé la relation Hughes/Ben, où finalement Hughes perd sa confiance quand elle se sent prête de mourir. Heureusement pour elle, Ben garde son sang-froid et sait comment la distraire.

On nous offre une fin d’acte plutôt dramatique, mais les flashs, marque de fabrique foireuse de la série, nous spoilent le sauvetage express pas hyper crédible qui arrive : Andy utilise le camion pour les sauver du feu bleu. Alors je ne suis pas spécialiste de feu bleu du tout, mais d’où un camion peut rouler dans du feu ? Je n’ai pas accroché et c’est dommage, car ça suit une jolie scène…

La fin est drôlement précipitée et les pompiers se la pètent auprès de leur ancien chef quand Ryan le ramène à la caserne après l’avoir sorti de l’hôpital où Andy l’avait oublié.

En fin d’épisode, Thuck vient voir son père pour visiter la caserne, mais l’alarme retentit. Ben décide de l’ignorer, mais finalement, Thuck l’oblige à y aller en lui disant qu’après tout, c’est son travail. C’est sympathique.

Andy retrouve Jack dans un coin de la caserne, Hughes déprime d’avoir failli à mourir et Miller retrouve la charmante jeune femme à l’alarme anti-incendie qui continue de se déclencher encore et encore après changement de batterie et réparation. Miller comprend que quelque chose cloche, détruit un bout du plafond et, aussitôt, de la fumée envahit la pièce. Il aurait été bon et logique d’évacuer avant la jeune femme, mais c’est plus dramatique comme ça et ça fait un bon cliffhanger.

> Saison 1