Grey’s Anatomy – S14E11

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le onzième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

11.jpgÉpisode 11 – (Don’t Fear) the Reaper – 16/20
I most certainly am not good.

Bailey a une vie professionnelle, certes, mais elle a aussi une vie de famille depuis deux épisodes, c’est fou. Ce retour de Tuck dans la série, je ne le sens pas trop. Si tout va bien quand Tuck est dans la voiture, ça se passe beaucoup moins bien quand Ben et elle sont seuls dans la voiture, puisqu’ils se disputent une fois de plus sur la décision de Ben de devenir pompier. On tourne en rond dans cette intrigue, mais les choses ne vont plus tarder à charger.

Par miracle, Miranda se pointe dans un autre hôpital, le Seattle Pres dont on entend parler beaucoup trop dans cette série, mais le problème c’est qu’elle se soupçonne d’être en train d’avoir une crise cardiaque. Et dire qu’on l’a cherché tant de temps pour un Bingo Séries ! N’empêche, j’avais raison, la vie de famille de Bailey de retour dans la série n’était pas une bonne chose.

Bon, il est rapidement décrété que, finalement, Miranda n’a rien du tout, mais elle refuse de le croire et demande à voir le chef de chirurgie. Et oh, joie, elle se fait traiter par le chef Maxwell, un acteur que je n’aime pas trop à force de le voir dans trop de séries. Il ne la croit pas non plus sur l’arrêt cardiaque, et il lui envoie un psychiatre.

Du coup, Bailey appelle Maggie pour venir l’aider, alors qu’elle se débarrasse du psychiatre en deux-deux… pour appeler Tuck, dont la vie se passe à merveille à l’hôpital. Elle n’a peut-être pas d’arrêt cardiaque, mais elle est clairement dans une situation de stress bien trop élevé.

Les choses ne sont pas prêtes de s’arranger pour Bailey quand sa voisine de lit se met à ne plus respirer et qu’elle gère cette nouvelle situation de crise. Paf, il n’en faut pas plus pour qu’elle s’effondre alors que Maggie et Richard sont tous les deux présents dans les urgences – la première à son appel, le deuxième par principe après un appel de Miranda pour prendre une journée de congé.

Pendant ce temps, en salle d’attente, Maggie stresse énormément de voir qu’elle a encore raté une situation médicale dans son entourage, après Amelia. Après une rapide intervention, Miranda va beaucoup mieux et… elle recommence à s’inquiéter ; cette fois du traitement que les gens vont lui donner s’ils apprennent la vérité. Et il n’en faut pas plus pour que son cœur s’arrête une nouvelle fois et nous fasse tous flipper.

Maggie se débrouille donc pour avoir accès à la salle d’opération et opérer Bailey – qui bien sûr fait un arrêt cardiaque, mais finalement tout va bien. En plus, elle a eu le temps de demander à faire appeler Ben qui a dramatiquement jeté son sandwich dans une flaque avant de courir à l’hôpital. Ouais, bon, c’est ridicule, mais ça fait pas de mal un peu de ridicule pour accentuer le drama, hein. Je dis pas que je l’aurais mangé, hein, mais je n’aurais pas pollué la rue comme ça et j’aurais cherché u bus. Bon, un taxi au moins. Sérieusement.

Finalement, l’épisode se termine merveilleusement bien avec Bailey en vie, Ben qui a enfin réussi à faire accepter sa décision de devenir pompier à sa femme (à un mois et demi du spin-off, il était temps) et la mère de Bailey qui affirme que sa fille est trop forte pour mourir d’une simple crise cardiaque. Mignon comme tout, quoi.

Bon, ce qui est marquant dans cet épisode aussi, c’est la présence aberrante de bien trop nombreux flashbacks – mais mon dieu, que le casting était exceptionnel !

Nous suivons la vie de Miranda et de sa mère hyper protective – au point de la couver bien trop. Elle ne veut pas la voir lire dehors la nuit (jusque-là, euh, normal les gars), la voir sans ses roulettes à son vélo, la voir à l’université… C’est gênant. Tout s’explique finalement quand elle apprend qu’elle a eu une sœur, morte après deux mois d’existence. Difficile de croire qu’elle a vécu tant d’années sans le savoir, y a vraiment trop

Toujours en flashbacks, nous avons droit à la masse de flashbacks sur la relation Ben/Bailey. Le pire, c’est que je me souvenais de toutes les scènes montrées, alors que j’ai tendance à oublier beaucoup trop de choses dans cette série habituellement.

L’épisode était un peu lent, mais il part en vrille au moment du deuxième arrêt cardiaque de Bailey. Les flashbacks de la vie de Bailey sont judicieusement choisis pour insister sur les frissons et les émotions, avec tout un tas d’acteurs que nous n’avions plus vus depuis longtemps.

L’épisode était long à démarrer, mais finalement, il réussit comme d’habitude à apporter toutes les émotions nécessaires, même s’il nous prive d’une grande partie du casting. Enfin, côté casting, il y avait tout de même de quoi faire – et de quoi être heureux. Après tout, cet épisode se concentre sur ceux qu’on ne voyait pas trop depuis le début de cette saison. Hop, encore un chapitre de Grey’s Anatomy qui s’écrit et qu’on oubliera d’ici deux ou trois mois.

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Les rituels (du passé) d’un sériephile

Salut les sériephiles !

En commençant ma chronique sur le dernier épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D samedi, je me suis rendu compte que ça me manquait de ne plus le regarder à heure fixe, et plus particulièrement le mercredi matin au réveil comme je le faisais depuis quelques années. Du même coup, je me suis rendu compte qu’il y avait quand même un truc cool avec les séries télé, c’était l’instauration de rituels.

En effet, on a le droit chaque semaine à un nouvel épisode, et forcément, quand on en regarde autant que moi, cela finit par créer des habitudes, un rythme, un quotidien. Voici donc quelques-uns des rituels qui me manquent aujourd’hui.

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La trilogie du samedi : trépigner d’impatience chaque semaine d’arriver enfin au week-end, râler dans les embouteillages des retours de vacances nous assurant de manquer un épisode inédit de Charmed, j’en ai déjà parlé il y a quelques mois, mais c’est certainement le RDV série qui me manque le plus.

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Mes jeudis soirs interdits : j’ai eu très jeune la télé dans ma chambre – avec pour objectif de me responsabiliser. Hum. Responsable, je l’étais assez pour avoir de très bonnes notes ; en revanche, le jeudi soir quand j’étais en 3e, c’était n’importe quoi. M6 diffusait Prison Break, Alias et The Inside, et je restais devant la télévision jusqu’à 1h ou 2h du matin, le tout en cachette et quitte à activer parfois des sous-titres à défaut de pouvoir tout entendre avec le son très bas. Je devais être beau et frais le vendredi.

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Mes vendredis soirs révisions : là encore, je peux remercier M6 d’avoir rythmé une bonne partie de mon adolescence. Que ce soit NCIS ou Bones, les séries procédurales étaient l’assurance d’avoir un bruit de fond efficace pendant que je révisais pour mes DS du samedi. Je ne sais pas si ça me manque tant que ça, mais en tout cas, dès que je n’ai plus mis les pieds au lycée, c’en était fini de ces séries et moi.

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L’overdose Buffy : c’est à croire que j’ai passé mon adolescence devant la télévision, mais les rediffusions de Buffy sur W9, à coup de trois épisodes par soir, je me les suis englouties avec plaisir. Je reste rancunier du final de la saison 6 diffusé à 22h alors que je n’avais pas la TNT dans ma chambre ou, pire, du final de la série diffusé à 23h ; mais que c’était cool de découvrir la série comme ça (et souvent en faisant mes devoirs en même temps). Ensuite, j’ai eu les DVDs Buffy & Angel, et je passais mes soirées devant à faire mes commentaires de texte et lectures analytiques – LOST aussi m’a bien aidé à l’époque.

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Le déjeuner Fringe : ce n’est que sur la saison 5 que ça m’est arrivé, car je vivais tout seul et que j’avais 4h de pause le lundi « midi » en bac +1. On dit qu’on bosse en prépa, mais en vrai, je n’avais pas cours de 13h à 17h (et je finissais donc la journée à 19h) ; donc je rentrais chez moi et je regardais Fringe. Et pour le rituel, je mangeais toujours une part de fondant au chocolat. On notera que manger devant Fringe, ce n’est pas génial comme idée. L’année suivante, je me suis mis à Walking Dead pour occuper le lundi.

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Je n’avais jamais remarqué avant, mais Artie doit s’en prendre plein la tronche vu les verres de Rachel (!!) et Britanny.

Les devoirs devant Glee : j’ai passé la majeure partie de ma khâgne (bac +2) à rattraper tout Glee en faisant mes devoirs. C’était un fond sonore parfait, après tout. Bizarrement, les révisions ont beaucoup moins fonctionnées quand j’ai voulu faire ça devant Orphan Black.

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Le TGIT : je ne sais pas si on peut dire que ce rituel me manque vraiment, mais cela fait longtemps désormais que dès que j’ai du temps libre le vendredi, je me jette sur Grey’s Anatomy. Et ce n’est que cette semaine que j’ai fini par me décider à commencer par How to get away with murder, parce que les habitudes avaient la vie dure jusqu’ici, mais à un moment, il faut bien reconnaître que je suis plus en suspense sur HTGAWM que sur Grey’s. Et Scandal, on l’a perdue dans la choucroute il y a longtemps.

 

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Et ce qui est génial avec ces rituels, c’est qu’on peut en instaurer de nouveaux chaque année, ou les partager avec d’autres. Par exemple, j’ai vu une grosse partie de la saison 7  de Suits en la commentant en direct sur Messenger avec LudoOrange is the new black rime chez moi avec ma meilleure amie (et beaucoup de rhum). Quant à Orphan Black, Poluss avait le droit de recevoir chaque semaine un véritable pavé avec toutes mes impressions et théories (oui, elle a en fait eu l’exclusivité sur l’existence du blog quand j’y pense).

Oh, il n’y a là qu’une toute petite partie de mes rituels de sériephile, parce que si je suis honnête, j’ai quasiment une anecdote du type sur le visionnage de chaque série. Suis-je le seul taré à faire ça ? Peut-être, mais je sais aussi que beaucoup ont le rituel Netflix, avec le binge-watching de toute une saison inédite en un week-end. D’ailleurs, c’est bien ce que je compte faire de mon Week-end en séries #5 et d’Altered Carbon !

Stats de la semaine #5

Salut les sériephiles,

Comme chaque lundi, on se retrouve pour les statistiques du blog… mais il y a des chances que la semaine prochaine, je ne publie les stats que le mardi. Voilà, comme ça, c’est dit, et ce ne sera jamais que la troisième fois en 2018… je n’abuse pas du tout, non.

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Quoiqu’il en soit, revenons sur la semaine passée qui reste une très jolie semaine, plus productive elle aussi que n’importe quelle semaine de 2017. En même temps, ce mois de janvier 2018 aura vu le blog être consulté plus de 16 000 fois. C’est deux fois plus qu’Octobre 2017, meilleur mois du blog auparavant, et ça représente… plus d’un tiers des vues de 2017 ! Et moi qui avait peur que 2018 soit une moins bonne année que 2017 ! Merci à tous (oui, je le dis chaque semaine, ET ALORS ?).

Cette semaine, les articles les plus consultés furent :

  1. Une saison 2 pour Salvation ? : 1 791 vues
  2. Les séries des années 50-80 & moi : 81 vues
  3. Salvation (S01) : 80 vues
  4. Le Week-end en séries entame sa 2e année : 55 vues
  5. “Think about it” (Dan Harmon) : 52 vues

Quelle semaine ! Je n’aurais jamais cru que l’arrêt de la diffusion de Salvation cette semaine suffise à ce qu’un article sur de vieilles séries (et un très bon magazine) fonctionne si bien. La saison 1 se fait donc enfin détrôner, même si l’article sur sa saison 2 culmine toujours à des sommets parfait inatteignables pour les autres articles.

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Le retour du WESéries semble en motiver plus d’un, et c’est tant mieux. Je regrette l’impossibilité de participer de certains, mais bon, c’est toujours le problème quand on fixe une date. J’espère que cette nouvelle édition vous plaira toujours autant.

Enfin, vraie bonne surprise de voir l’article sur l’affaire Dan Harmon (et plus généralement sur le harcèlement sexuel) se hisser si haut dans le classement quand j’aurais cru qu’il ferait un bide. Peut-être que le titre énigmatique a intrigué ; après tout, on est tous un peu curieux je crois.

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Du côté des saisons les plus consultées, il devient difficile pour elle d’atteindre le top 5 maintenant que je divise l’article saison par épisode, mais c’est du coup bien plus intéressant pour le suspense ! En effet, vous allez voir que Salvation n’est pas première malgré ses 80 vues :

  1. HTGAWM (S04)
  2. Salvation (S01)
  3. Grey’s Anatomy (S14)
  4. The Good Place (S02)
  5. Scandal (S07)

Il y a du neuf avec ce top 5 qui ne ressemble à aucun autre. Je crois que c’est la première fois que l’ensemble du TGIT se fait une place dedans, et How to get away with murder fait plus que se réserver une place dedans en étant loin, très loin devant tout le monde. Il faut dire que les épisodes de cette saison 4 sont vraiment intrigants.

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Je ne suis pas surpris de la bonne place de The Good Place, contrairement à Scandal dont la saison est pour moi à l’agonie. C’est peut-être mes mauvaises notes qui donnent envie de venir voir ce qu’il se passe, justement. Et puis, la série a failli ne pas être là, car elle a tout juste une vue de plus qu’Agents of S.H.I.E.LD et la saison 1 d’Arrow. Un mouchoir de poche, donc, et comme j’ai écrit cet article avant minuit, il est possible que le classement définitif soit légèrement différent… Vous ne m’en tiendrez pas trop rigueur, hein, la tendance générale reste la même*.

Du côté des recherches menant au blog, nous avons toujours une majorité de Salvation, mais je recommence à voir un peu plus de diversité dans les recherches. La palme de la recherche incomprise va à « jai mis gin a une conspiration seule contre tous sans compter sur haker ».

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Même si je me dis que c’est peut-être quelqu’un cherchant une citation, je ne vois pas de quelle série ça peut provenir. Indéchiffrable. Ma petite préférée de la semaine : « Cette putain de journée Netflix », rien que parce que j’étais bien classé sur Google le jour de cette recherche, et ça n’avait aucun sens que je le sois, alors ça m’a surpris agréablement – depuis, les résultats de recherche ont changé, c’pô juste, je suis relégué en page 2.

C’est tout pour cette semaine (mais c’est déjà pas mal, parce qu’on est à 700 mots). Bonne journée !

* PS : il est maintenant minuit et Agents of S.H.I.E.L.D est en fait passé devant Scandal… et The Good Place. Je n’ai pas le temps de réécrire tout l’article pour autant (ou simplement la flemme, allez savoir).

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La vérité est rétablie quand même, tout va bien, bonne semaine !

Scandal – S07E09

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du neuvième épisode de la dernière saison de Scandal.

09.jpgÉpisode 9 – Good People – 09/20
Olivia is doing what she always does, she’s handling you.

Le résumé commence fort avec le bébé qui pleure et Eli qui se fait agresser… alors que l’épisode nous le montre acheter une valise. De son côté, Quinn monte dans l’ascenseur où elle se fera enlever et mettre dans la valise. Mon dieu. J’ai explosé de rire. Ils peuvent me faire croire beaucoup de choses, mais alors certainement pas que Quinn ET son ventre rentrent dans une valise aussi petite. Sérieusement quoi. Et puis, genre un pro du détail comme Eli laisserait sortir une mèche de cheveux de la valise. Et genre il n’est pas sur les différentes caméras à la sortie de l’ascenseur ?

Je vous jure, la série m’a paru virer à la comédie. Bref, Quinn se réveille dans une cave où elle est attachée et où elle découvre que son agresseur n’est autre qu’Eli Pope. Youpi, un épisode centré sur ces deux-là, ce n’est pas franchement ce dont je rêvais, mais c’est vrai que c’est essentiel pour la compréhension de la saison.

Bon, la série ose ensuite nous servir une scène qu’on a déjà vue entre Olivia et Eli. Quel est l’intérêt ? Absolument aucun, ils auraient pu la jouer différemment et voir Eli se plaindre qu’Olivia lui a pris son dinosaure est toujours aussi puéril et ridicule. Qu’Olivia le dise pathétique est on ne peut plus réaliste, au moins. Cela aurait été facile de simplement nous rappeler à coup de deux flashbacks de cinq secondes cette scène.

Après ce dîner charmant avec sa fille, Eli hésite à aller tuer Quinn, mais ce n’est finalement pas ce qu’il fait, alors qu’il a tout l’armement pour ça. Il préfère enguirlander et menacer ses dinosaures en plastique. Oui, je suis très sérieux.

Du coup, le lendemain, Eli achète un berceau et des vêtements pour Quinn, qui déclare qu’elle et son bébé sont déjà mortes. Et que fait Eli ? Il retourne parler à ses joujoux pour dire qu’il tuera Quinn dans une cinquantaine d’heures. Non mais sérieusement ? À quel moment Scandal s’est-elle réduite à un acteur parlant à des jouets ? En quoi c’est censé être flippant ; surtout quand on sait que Robin va survivre ?

Je suis sans voix et totalement dépité. D’une certaine manière, ça me rappelle ma déception devant la dernière saison de True Blood. Je crois que je ne vais plus rien attendre de la série à ce stade-là ; c’est juste tellement décevant qu’une si bonne série finisse si mal. Bon, ça fait trois ou quatre ans qu’on assiste à la saison de trop, mais il y a souvent eu des sursauts rassurants, comme le début de cette saison.

Bref, Eli se fait ensuite pote avec le vendeur du magasin pour s’assurer de pouvoir faire des achats d’affaire de bébé alors que Quinn stresse dans sa cave, s’imagine morte et voit Charlie dans sa folie avant de se mettre à chanter.

Quand Jake vient le voir, comme nous l’avions vu il y a quelques épisodes, il lui confisque en fait les innombrables flingues cachés dans la baraque. Et que fait Eli ? Il retourne parler à ses joujoux, ENCORE. Pendant ce temps, Quinn imagine Huck et lui parle comme s’il était, comme ils le font tous. Elle se rend compte qu’Olivia est un monstre et qu’Eli a juste prévu de sauver son bébé. Eli, lui, va s’acheter un flingue, puis un deuxième, grâce à l’aide de Marv, son vendeur.

Et que fait Eli après ses achats ? Et oui, il recommence à parler à ses dinosaures. Ah non mais désolé, j’ai juste de la peine pour l’acteur ; et pour le personnage aussi parce que Jake a mis des caméras dans son dinosaure.

Et ensuite ? Ensuite la série nous ressert la confrontation entre Eli et Olivia. C’était bien la première fois, c’est vraiment mauvais la deuxième fois. Finalement, on passe ensuite à Quinn en train de déchiqueter sa robe de mariée pour s’enfuir, allons savoir comment. Cette fois, elle parle carrément à l’ensemble de QPA, normal, et entend Olivia & Eli se disputer… alors qu’elle est toujours dans une pièce supposée insonorisée, OK.

Le plan de Quinn pour s’échapper ? Tenter d’utiliser sa robe de mariée comme lasso pour récupérer des cartons vides dans lesquels elle espère trouver quelque chose lui permettant de s’échapper, à la McGyver. C’est un échec, bien évidemment.

Eli arrive donc pour la tuer et prend bien plus de temps que la dernière fois pour le faire. On notera aussi qu’il ferme la porte supposée insonoriser la pièce, mais qu’Olivia entendra la moitié de ce que dit Quinn quand même – mais pas la moitié où elle demande à Eli de la garder en vie assez longtemps pour faire naître son bébé.

On notera aussi que Quinn, enchaînée, a trouvé le moyen de se libérer de ses chaînes, allons savoir comment, et d’être à deux doigts de tuer Rowan – qu’elle a d’ailleurs blessé à la main d’où le sang. Quitte à faire dans la crédibilité, hein.

La série nous laisse encore croire qu’Eli a tué Quinn – mais ils nous prennent pour des enfants de trois ans ? – alors qu’Olivia demande la possibilité de l’enterrer, histoire de calmer Huck.

En flashback, parce qu’il fallait au moins ça pour nous expliquer comment elle s’était libérée de ses chaînes – ils ne pouvaient pas le faire chronologiquement comme il restait dix minutes d’épisode à combler, Quinn se rappelle soudainement qu’elle a une broche pouvant la sortir de là. Résumons. Cela fait trois jours qu’elle est emprisonnée, qu’elle cherche un moyen de s’enfuir, elle a parlé de la broche pendant l’épisode, elle l’a gardée dans ses cheveux pendant TROIS PUTAIN DE JOURS avant de comprendre que, eh, en fait ça pouvait l’aider à s’enfuir ?

À ce stade-là, ce n’est même plus que c’est mal écrit. Bref, Eli tire ensuite dans le mur à côté de Quinn, remonte voir Olivia qui s’en va et redescend ensuite voir Quinn qui est prête à l’attaquer… mais non. Ils sympathisent, mais maintenant que le stress retombe, Quinn perd les eaux. BEN OUI. C’est probablement la chose la plus crédible qu’ils aient écrit dans cet épisode, cependant.

L’accouchement ? Oh, classique : Quinn est droguée inconsciente, Marv a déjà fait accoucher des femmes pendant la guerre du Vietnam et accepte de la faire accoucher alors que clairement, il s’agit d’une prisonnière. Cela ne lui réussit pas, en plus, parce qu’Eli n’hésite pas à le tuer ensuite.

Et voilà Quinn est donc en vie, et Robin aussi. Mais pas Marv. Les femmes et les enfants d’abord. Oui, on nous sort après sept saisons que c’était le mot d’ordre de B613. Et oui, on s’arrête là pour cette semaine, avec Quinn qui accepte de nettoyer le sang du cadavre et est OK avec l’idée de rester 24 mois prisonnière de Rowan.

Non mais franchement, cet épisode. Je ne sais même plus quoi en penser. Je leur reconnais toutefois qu’ils m’ont surpris car je pensais que Quinn était bien plus impliquée que ça dans son propre enlèvement – je l’imaginais travaillant avec et pour Eli moi. Je leur laisse la moyenne (enfin, presque, faut pas déconner) parce que l’ensemble était bien joué et que putain pour bien jouer une scène où tu parles à un dinosaure en plastique, faut quand même donner de ta personne. Par contre, l’écriture c’était n’importe quoi et il n’y avait aucune vraie surprise dans l’épisode ; alors que putain, à l’époque Scandal, c’était à se décrocher la mâchoire à chaque épisode.

Bref, je suis dépité.