Quoi de neuf ? #43

Salut les sériephiles,  

Et si plutôt que de regarder des séries et rattraper mon retard, j’utilisais mon temps libre de la journée pour bosser un peu plus (véridique) et pour rédiger un article qui va inévitablement être long et me prendre tout mon temps ? C’est un bon résumé de ma vie jour après jour, je sais bien, mais c’est particulièrement marquant en cette période de vacances. Et vous voulez savoir le pire ? Le pire, c’est que quand j’ai commencé à rédiger ces lignes, le soleil est venu lécher mon visage à travers les carreaux, je me suis mis à chanter le lundi au soleil et je suis sorti me promener pour profiter du soleil automnal, des jolies couleurs dans les parcs et de la chance qu’on n’aura jamais.

Avant de me souvenir qu’on était mardi. Bordel, les vacances des élèves, ça passe encore plus vite que les périodes où on les voit. Et ce soir, il y a podcast. Hop, au boulot, Jérôme, t’as des séries à voir.


Alors, quoi de neuf sur le blog ?

Le service minimum était quelque peu de retour sur le blog cette semaine : pas de gros articles à écrire, pas de gros événements à préparer. Enfin, si, en théorie, il y aurait le WESéries, mais une fois de plus, je ne suis pas disponible sur les prochains week-ends alors je ne me vois pas l’organiser pour laisser tout le monde le gérer seul ensuite. Sinon, il y avait tout de même les derniers coups et les sept clichés TV cette semaine, ce sont de gros articles attendus en général.

Côté séries, on retrouve ce même gros service minimum puisque je n’ai vu que mes séries du mardi ! Par chance, les américains aussi sont en vacances cette semaine en ce qui concerne les productions de séries. Netflix continue de me couler dans mes retards et à y prendre un malin plaisir, mais les networks arrêtent provisoirement les inédits, alors je peux rattraper tranquillement les quelques épisodes qu’il me reste. 

Je pars bientôt quelques jours sans mon ordinateur, par contre, alors il faudrait que je prenne du temps quand même pour certaines séries avant, parce que la franchise The Walking Dead est toujours en train de ne pas m’attendre depuis un mois. M’enfin, il paraît que ce soir, je regarde peut-être Hollywood Girls. Pas étonnant que notre sujet de podcast soit « pourquoi on continue de regarder des séries nulles ? ».


 

Quelques infos-clés :

  • 10 articles publiés la semaine dernière (-17, on voit que je n’ai rien regardé)
  • +3 épisodes critiqués sur le blog.
  • 41 commentaires échangés ensemble (-13, mais dans l’ensemble, c’est un chiffre satisfaisant)
  • La performance de la semaine est… Madeline Zima, contre toute attente
  • Très clairement, il n’y a plus que les séries procédurales que j’arrive encore à regarder en restant à jour, c’est n’importe quoi pour un type qui proclamait détester ça. 

Les séries procédurales, pas ma tasse de thé ? Vraiment ?

Salut les sériephiles, J’espère que vous avez un dimanche aussi flemmard que le mien, avec pas moins de six épisodes des séries de Shonda Rhimes. Au moins, j’ai définitivement rattrapé mon retard comme ça. Enfin, définitivement… Jusqu’à vendredi prochain, où j’en reprendrai parce que je sais déjà que je vais avoir un week-end de dingue.…

Pas hyper fan du dernier album de Coldplay dont le style change un peu trop à mon goût, mais il y a quelques bonnes trouvailles sur l’album, et notamment cette chanson que j’ai adorée immédiatement.

billie jenkins me tape sur les nerfs

Cette recherche menant au blog me fait prendre conscience qu’il faut vraiment que je me lance dans une série d’articles sur les personnages que tout le monde déteste.. afin de donner mon avis, parfois divergent ! Oui, j’aime bien Billie. Par moments.

 

Les articles les plus lus :


Pas de gros changements cette semaine, mais un article publié au cours des sept derniers jours trouvent tout de même sa place ici. Pourtant, ce n’était pas gagné la rédaction de ces derniers coups… Pour le reste, j’ai bien tenté un nouvel article sur LOST, mais le succès n’est pas encore autant au rendez-vous. En même temps, il n’y était pas question de la fin de la série… Pour le reste, ben, Netflix, Netflix, Netflix.



Là encore, ce n’est pas ma chanson préférée du groupe, mais ça fait plaisir de retrouver Pi Ja Ma en 2021.

Trois saisons qui cartonnent :

Atypical – J’ai pourtant vu la saison 4 cette fois, vous n’avez plus d’excuse pour privilégier la saison 3 fan de Netflix. L’algorithme Google est quand même mal foutu !

NCIS – Ah ouf, une des séries vues cette semaine est là quand même. Cela ne me surprend pas tellement, il y a un bal des personnages – un va-et-vient – qui attise quelques curiosités.

Charmed – Le reboot comme l’originale ont du succès cette semaine, allez savoir pourquoi. Le tournage de la saison 4 vient de commencer, vivement la suite !


Et avant de partir, ne manquez pas…

Les fans de LOST sont difficiles à ne pas truquer l’algorithme google pour venir au plus vite sur cet article… mais au cas où, si vous n’avez jamais vu la série ou si vous ne la comprenez pas :

Comment comprendre LOST (ou pas) en sept points

Salut les sériephiles, Oui, on va parler d’une série dont l’épisode final a été diffusé il y a plusieurs années, mais eh, je suis fan, ça ne s’oublie pas comme ça. Et puis, j’en parlais il y a quelques jours sur le blog, j’ai reçu dans les recherches menant au blog la meilleure des requêtes :…

Bonne semaine à tous !

 

The Rookie – S04E04

Épisode 4 – Red Hot – 13/20
J’ai encore du mal à être convaincu par cet épisode, et par cette saison en général. Disons qu’elle est pleine de bonnes intentions et que j’en adore les personnages, mais que ça ne me fait pas oublier qu’il n’y a plus tellement de cohérences. Il y a bien plus de détails qui me dérangent que lors des premières saisons. Reste à savoir si c’est moins bien écrit ou si c’est moi qui ouvre enfin les yeux…

Spoilers

Une disparition pas si inquiétante suite à ce qui ressemble à une dispute conjugale amène les policiers de Los Angeles sur la piste d’espions russes.


Famous last words

Ecoutez, soyons clairs, je n’accroche vraiment pas au couple entre Bailey et Nolan, je trouve que ça va bien trop vite et que ça n’a aucun sens. À l’inverse, Nolan n’en finit plus de s’intégrer dans ce commissariat et de trouver sa place au boulot. On se rend assez vite compte qu’il n’apprécie pas trop de savoir que Smitty soit le seul à vouloir se faire élire représentant syndical.

Allez, ça l’occupera maintenant qu’il n’est plus un bleu. Bon, en attendant, il reprend le boulot et se retrouve embarqué dans une histoire improbable de femme disparue qui s’avère être droguée, probablement menottée auparavant et surtout très russe. Son « mari » et son « aide-soignant » ? Des russes aussi, complètement cinglés et prêts à tirer sur John, juste pour le fun. Tout cela le mène avec Tim et Lucy dans une maison-refuge d’espions russes et comme, bien sûr, ils sont des super-flics, ils refusent de laisser les agents fédéraux mener l’enquête à leur place, allant jusqu’à cacher des informations cruciales.

C’est tellement plus drôle de mener une enquête à risque et d’avoir toute l’adrénaline, hein. Les agents fédéraux les rattrapent bien lentement, en la personne d’un agent en chemise hawaïenne. Allez, ça, ça pourrait passer ; mais encore une fois, l’épisode n’est pas superbement écrit avec Tim qui reconnaît le « mari » mort de la femme sans l’avoir jamais vu ou l’agent fédéral qui balance des informations confidentielles à trois flics, juste pour le principe, dans une cage de Faraday pour que rien ne fuite… Mais en laissant les body cams des trois flics assis face à lui ????

Tout ça se termine par la révélation de Bailey est en fait une lieutenant de l’armée et qu’elle a les capacités de se battre au corps à corps avec une espionne russe quand Nolan l’emmène dans le garage du commissariat, ce qui n’a aucun sens ou aucune logique. Et puis, franchement, c’était EVIDENT que l’espionne allait les surprendre pour récupérer sa clé USB laissée dans la voiture de Nolan (pas passée au crible de la scientifique pendant toute la journée ?). Les agents fédéraux qui débarquent pile à la fin de l’action, par contre ? Ridicule. Allez, la chorégraphie de combat était géniale à voir et me fait presque apprécier Bailey, par contre, parce qu’elle a des sacrés moves.

Sans trop de surprise, tout ça finit bien avec les russes dans les mains des agents fédéraux et un couple Bailey/Nolan très solide. Pas leur meilleure intrigue, pas la pire non plus. Le couple finit par être appréciable dans cet épisode, on va dire, mais j’ai toujours du mal à comprendre comment ils sont devenus un truc si sérieux. Si encore ils avaient continué de se voir dans les mois entre le premier épisode de la saison et la suite, ça pourrait avoir du sens, mais ce n’est pas le cas…

Pendant ce temps, Aaron continue de s’intégrer comme il peut au commissariat, lui aussi. Ce n’est pas si évident quand on est le seul bleu du commissariat par contre – et quand on a Lucy qui ne se fait pas à l’idée qu’elle n’est plus une bleue, elle. Elle veut ainsi le faire parler sur Harper, en vain. Je pense qu’il a raison de se taire, surtout que Lucy est vraiment pote avec Nyla.

Cette dernière est de nouveau insupportable avec lui alors qu’elle s’était adoucie dans l’épisode précédent. Ainsi, quand il tombe par hasard sur une amie dans la rue, Nyla se montre super chiante et insiste pour qu’il remonte le plus vite possible dans sa voiture. Malgré ça, elle joue les curieuses et se permet encore de donner son avis, tout en le formant quand même. Heureusement qu’il y a la partie formation pour qu’on se marre un peu, parce que tout le reste, ce n’était pas glorieux. Qui est-elle pour juger qui sont les bons ou mauvais amis d’Aaron ?

De son côté, Angela reprend le boulot, enfin. Si elle était pressée de reprendre, elle se rend vite compte que son chef est toujours aussi con, même si elle est acceptée désormais. Il ne la félicite pas vraiment et ne lui souhaite pas spécialement un bon retour. Angela se rend compte aussi que le commissariat n’est pas prêt à recevoir une femme qui allaite encore – le frigo est cassé, personne ne semble être assez adulte pour parler d’allaitement ou des problèmes de femmes enceintes.

C’est sérieusement n’importe quoi à ce stade, ils se comportent tous comme des gamins. Cela lui laisse l’occasion de donner quelques sermons rapides aux gamins qui l’entourent, sans l’empêcher de bosser pour autant – malgré un problème de frigidaire.

Bien sûr, si Angela reprend le boulot, Wesley a déjà eu l’occasion de reprendre son travail et ça se fait avec toujours autant de remous. Il se rend à nouveau chez le dealer qui le menace pour mieux découvrir que le sergent Gray est déjà sur sa piste. Oups. Cela ne fait qu’ajouter du stress à Wesley qui n’en mène pas large, entre Angela qui le force à faire des aller-retours chez eux pour mettre son lait au frais et son client qui est insupportable avec lui. Cela n’empêche pas Wes d’être dépité d’apprendre que son client est finalement tué en prison car il risquait de balancer le dealer. Ben voyons, il coopérait depuis le début, mais OK.

Wesley gère au moins la situation du frigo pour Angela, ce qui lui permet à elle de se concentrer sur l’intrigue du tueur en série que j’avais un peu oublié, je dois dire. Elle revient sur le devant de la scène quand Aaron et Nyla trouvent un vélo et le cas d’un gamin renversé. Comme Angela a toutefois besoin de rentrer chez elle auprès de son bébé, c’est Nyla qui fait le travail de reconnaissance en-dehors de ses heures de service.

Au moins, cela lui réussit : elle trouve la victime, battu à mort et laissé à l’abandon dans un entrepôt. Elle est un peu deux de tension à ne pas comprendre que l’entrepôt est sur le point d’être brûlé, mais ça nous fait un bon suspense au moins. Bien sûr, Nyla s’en sort en vie et réussit même à sauver la victime de l’incendie, mais ça les laisse malgré tout au point mort pour l’enquête puisque le pyromane a pu s’enfuir sans mal.

L’avantage, c’est que ça fait un peu avancer Angela quand même sur son enquête, et quand John vient lui demander des infos, on apprend qu’elle est bien trop cool comme détective par rapport aux autres puisqu’elle laisse John enquêter avec elle, en quelque sorte. C’est aussi elle qui le motive à se présenter comme représentant syndical, puisque Nyla s’est refusée au poste quand John lui a demandé. Forcément. Face à Smitty, Nolan a toutes ses chances, même si c’est le bleu le plus remarqué de l’histoire.

Ah, autrement, Aaron et Lucy se rapprochent pendant l’épisode quand Aaron se rend compte que son amie ne veut l’être que pour quelques followers de plus et qu’il a besoin de parler à quelqu’un de sa déception et de sa difficulté à trouver des gens à qui se confier sur ses difficultés. Les deux en arrivent à évoquer les morts de West et du coloc d’Aaron, ce qui est une nice touch de l’épisode. Pas convaincu de la relation qui s’établit entre eux, parce que ça va forcément prendre la direction du flirt pour finalement nous révéler que c’est bien un meurtrier. On verra.

Vus cette semaine #43

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mardi

9-1-1 – S05E05 – Peer Pressure – 15/20
Si c’est un bon épisode pour la série, je suis loin, très loin, d’être convaincu par l’ensemble des messages que fait passer cet épisode. En fait, c’est même plutôt le contraire, je trouve que les scénaristes sont bien trop gentils à expliquer le point de vue des harceleurs et à justifier une partie de leurs actions. Viva America.
NCIS – S19E05 – Face the Strange – 15/20
L’humour et la fluidité d’écriture de cet épisode en font un épisode solide et efficace. Après une semaine de doute et d’interrogations sur la tournure que pourrait prendre la suite de la série, force est de constater que les scénaristes ont trouvé les bonnes solutions et prouvent qu’ils peuvent tout à fait continuer encore de nombreuses années comme si de rien n’était.
NCIS Hawai’i – S01E05 – Gaijin – 16/20
Cet épisode prouve une fois de plus l’importance que peuvent avoir les guest-stars sur une production pour raviver mon intérêt face à une intrigue plus que classique. Pour le reste, on sent que la série a trouvé son équilibre et les dynamiques qu’elle voulait instaurer entre ses personnages. C’est ainsi un épisode divertissant, qui propose tout ce que j’attendais de lui, et un peu plus encore.

Bien que très malade, j’ai fini la saison 2 de The Circle US ce week-end histoire de ne pas avoir une semaine complètement vide et improductive. M’enfin, ce n’est pas la productivité du siècle non plus.

> Vus en 2021 

 

Sept clichés TV sur les nouveaux employés (et les bleus)

Salut les sériephiles,

C’est encore une catastrophe du côté des épisodes vus cette semaine, parce que la vie sociale s’en est mêlée pas mal et parce que j’ai passé ce dimanche à dormir, malade toute la nuit comme je sais si bien le faire. Yep, je me suis levé il y a tout juste cinq heures et j’ai de nouveau envie d’aller dormir, donc pas de série aujourd’hui. Si je suis malade, hors de question pour moi de rater l’écriture d’un article tant que je le peux !

Et pour aujourd’hui, je me suis dit qu’il était question d’aborder la question des nouveaux employés, parce qu’il y en a eu plein dans mes séries de cette année et parce que j’ai encore changé d’établissement cette année. Du coup, j’ai quelques avis à donner sur la question.

  1. Le nouveau venu a toujours plein de questions sur le fonctionnement de ses collègues, comme dans NCIS

C’est d’autant plus visible cette saison que la nouvelle venue est déjà une agent du NCIS, mais qu’elle découvre la meilleure équipe de sa boîte et son fonctionnement. Pas la peine d’y aller par quatre chemins, ce cliché est entièrement VRAI – ce n’est donc pas qu’un cliché. Quand on arrive dans un nouvel emploi, il faut tout recommencer à zéro, même quand on ne change pas de boulot : il faut découvrir les personnalités de chacun, poser des questions sur le fonctionnement, etc. Et parfois, ça se fait aussi avec humour : « c’est toujours comme ça par ici ? » quand il se passe une catastrophe imprévue au travail ? Ouais, quasi sûr d’avoir utilisé cette réplique de NCIS dans ma vie aussi.

  1. Il est normal pour un nouvel employé de se laisser harceler comme dans 9-1-1

J’utilise cette série parce que ça m’a particulièrement dérangé sur les deux derniers épisodes, mais c’est loin d’être la seule série à nous expliquer que pour s’intégrer dans une équipe, il faut accepter de faire toutes les taches ingrates en s’écrasant en permanence. Que les nouveaux venus soient des bleus un peu moqués, je peux l’entendre, mais la limite avec le harcèlement, le vrai, est souvent très fine. Et ça m’énerve énormément qu’on nous vende ça comme quelque chose de positif (bordel, mais la fin d’épisode de 9-1-1 cette semaine, c’était n’importe quoi sérieusement), parce que bien sûr que c’est FAUX. Oui, les nouveaux venus sont parfois des volontaires désignés pour des trucs moins funs, mais n’abusons pas non plus, jamais de la vie je me laisse marcher dessus comme beaucoup de nouveaux dans les séries semblent devoir le faire pour s’intégrer.

  1. Un nouveau enchaîne les gaffes comme dans The Rookie

Ouais, voilà, une autre série qui nous montre que le harcèlement, c’est fun – surtout à ses débuts. Et pour le justifier, on nous montre qu’un bleu, par définition, va faire des gaffes à répétition. Si ce cliché a un côté VRAI, les séries posent tout de même le problème que personne ne fait d’effort pour intégrer vraiment les nouveaux et pour leur expliquer le fonctionnement. On ne peut pas attendre de quelqu’un qu’il fasse tout correctement sans rien lui expliquer. Alors forcément, comme littéralement ma formation a consisté à me mettre devant une classe après à peine cinq minutes de conseil, j’ai envie de dire que oui, on fait des gaffes. De là à avoir un flic qui déclenche par erreur et accident son arme de service en pleine réunion, je ne sais pas quand même.

  1. Pour s’intégrer, le nouveau fait toujours plein d’efforts comme dans NCIS Hawai’i.

C’est un cliché VRAI, qu’est-ce que je comprends Kai quand il sort les rames pour s’intégrer dans une équipe qui semble l’accepter mais fait tout pour lui rappeler qu’il est nouveau là. C’est aussi un cliché FAUX si vous avez une personnalité différente de la mienne, j’imagine. De mon côté, je mets un point d’honneur à m’entendre bien avec une bonne partie de mes collègues et à avoir une ambiance de travail sereine et apaisée. C’est important pour faire du bon travail je trouve – surtout que le travail d’équipe est important dans mon job.

  1. Un nouveau doit se faire sa place en sortant les griffes comme dans Suits

C’est un point assez similaire au précédent, mais au-delà des efforts, il faut aussi éviter de se laisser marcher sur les pieds, quitte à sortir les griffes pour remettre en place certaines personnes et rappeler qui on est exactement. Là-dessus, j’ai de la chance d’avoir une hiérarchie bien différente de celles de nombreux emplois, puisque tous les enseignants sont sur un pied d’égalité en vrai (y a des nuances et des contre-exemples, mais bon)… Mais cette chance rend d’autant plus VRAI ce cliché. Non, je ne vais pas aller à telle réunion à ta place juste parce que tu as la flemme de la faire, wesh. Oui, je vais me servir du budget commun moi aussi pour acheter du matériel aux élèves. Oui, je vais te rappeler que je suis là dès notre première réunion en te faisant dire ton prénom parce que je ne sais pas qui tu es. Bref, ce genre de trucs débiles et pas très graves qui peuvent vite te rendre mal à l’aise sur un nouvel emploi. D’accord, je sors les ongles plus que les griffes, mais c’est vrai qu’il faut s’imposer quand on arrive quelque part.

  1. Il faut toujours tester les nouveaux pour voir ce qu’ils valent sous la pression comme dans Grey’s Anatomy

À l’inverse, les séries américaines semblent mettre un point d’honneur à faire en sorte que les nouveaux sortent les griffes en les mettant dans des situations tendues juste pour le fun de voir comment ils s’en sortiront sous la pression. Et de manière bizarre, c’est un truc que j’ai pu constater aussi quand on commence un nouvel emploi, donc c’est plutôt VRAI. Contrairement à d’autres points, ce fut vrai pour mon premier poste, pas tellement pour les suivants (parce que l’habitude était là) ; mais j’ai l’impression que quand on commence un emploi, quel qu’il soit, les employeurs et collègues aiment bien voir comment on s’en sort sans donner tous les bons conseils. Et je ne parle pas que d’être prof, mais aussi de mes jobs d’été. C’est quand même un peu con.

  1. Le nouvel arrivé s’intègre toujours bien vite comme dans toutes les séries

Quatre épisodes. C’est généralement le temps qu’il faut à un nouveau personnage pour s’intégrer à une équipe et être parfaitement accepté par tous sans être vus comme un nouveau. Quatre épisodes, c’est-à-dire un mois. Ben… C’est FAUX. Même en juin l’an dernier, j’étais encore le nouveau de mon établissement (et en plus, je n’y restais pas). Et cette année, ben ça fait déjà un mois et demi et je suis toujours nouveau quoi. Je ne dis pas que je ne suis pas intégré, je crois que ça se passe plutôt bien pour moi, je dis juste que j’ai l’étiquette « nouveau » et qu’elle me restera au moins un an. Et encore, j’ai un job où il y a pas mal de mouvement, mais j’imagine que dans des services de quatre ou cinq personnes où il y a peu de turn-over, on reste le nouveau un bon moment. Quel cliché con !

Et voilà pour ces sept clichés sur les nouveaux employés… il est temps pour moi d’aller essayer de manger quelque chose, ce qui n’est pas gagné – je vais finir mon assiette de ce midi quoi. Bonne soirée !