Sept clichés TV sur… la vie parisienne

Salut les sériephiles,

Chaque mois, j’ai pour habitude depuis un an de prendre un truc plus ou moins en rapport avec l’actualité ou ma vie pour ensuite le comparer à la manière dont c’est géré dans les séries…Le seul problème avec ça, c’est qu’en un an, j’ai déjà fait le tour des idées les plus évidentes. Pas de souci pour autant, il me reste plein de choses à évoquer avec vous ! Je commence aujourd’hui avec un article qui me titille depuis un moment sans jamais trouver le bon angle : Paris et les parisiens vus par le petit écran. Après tout, j’ai passé une bonne partie de mon été dans la capitale, alors j’ai en tête bien des choses !

Shadowhunters | Season 3, Episode 12 Sneak Peek: Clary & Jonathan In Paris  | Fre... | Gfycat

  1. Les petits-déjeuners sont chers mais bons… comme dans Shadowhunters

Un rapide détour à Paris, certes, mais un détour plutôt réussi pour la série : au moins, ils sont honnêtes quand ils nous envoient Clary et Jonathan dans une terrasse bondée dès le matin et que le prix du café est aberrant. Quant à ce qu’ils mangent, ça a l’air bon, même si très artificiel – surtout les croissants. L’ensemble est très cliché, mais je peux vous assurer qu’il suffit de se balader dans Paris entre 8h et 10h pour se rendre compte que c’est VRAI.

God Friended Me Star Violett Beane Responds To CBS Cancellation -  CINEMABLEND

  1. On peut trouver facilement des appartements avec vue sur la Tour Eiffel… comme dans God Friended Me

Rarement une série n’aura autant enchaîné les clichés en si peu d’épisodes, mais le meilleur des clichés est certainement celui qui a la vie dure, à savoir l’appartement magnifique de 150m² avec vue directe sur la Tour Eiffel comme si Cara vivait sur le Champ de Mars. Inutile de vous dire qu’on a rarement vu cliché plus FAUX que celui-ci et qu’une journaliste américaine mettant sa carrière en pause pour écrire un livre que personne ne voudra lire devrait probablement se contenter d’un petit 9m² au 8e étage sans ascenseur ni fenêtre, hein. Pour la défense de la série, en revanche, si personne ne va s’asseoir sur un banc comme sur la photo ci-dessus pour bosser tranquillement (et surtout pas une femme en robe, d’ailleurs, parce que le harcèlement de rue existe vraiment) dos à la Tour Eiffel, il faut bien reconnaître que la Tour Eiffel, on la voit souvent qui surgit sans crier gare.

Paris : Top 10 des lieux de tournage de Sex and the city - Fantrippers

  1. Les gens vous font vivre un défilé de mode… comme dans Sex and the City

FAUX. Ouais, c’est tout mon argument. Si vous ne me croyez pas, ben allez dans le métro, quoi. OK, il y a quelques looks extravagants parfois – et ça dépend des quartiers – mais bon, les gens s’habillent normalement, les fautes de goût à base de claquettes-chaussettes sont quotidiennes et la majorité porte du noir, avec du noir ou un jean. Et des baskets blanches. C’est important, les baskets blanches à Paris en ce moment. Ne croyez pas qu’elles puissent rester blanches dans Paris, par contre. Bref, on est loin des looks portés par Carrie et aperçus dans la série (mais c’est aussi valable pour tout le reste de la série, ça). Sinon, j’attends toujours que Netflix se décide à diffuser Emily in Paris, la nouvelle série du créateur de Younger et Sex & the City

RÉALITÉ À LA FRANÇAISE

  1. Ca fume partout, tout le temps (et pas que des clopes ?)… comme dans Dix pour Cent

Avec cette série, on voit bien qu’on est face à une série française qui connaît bien la capitale. Les personnages sont, l’air de rien, souvent en pause clope, et la pause clope se fait régulièrement en intérieur malgré l’interdiction de fumer dans la loi. J’aimerais vous dire que tout cela est faux, mais là encore, promenez-vous dans Paris et vous en verrez un paquet d’employés en train de faire leur pause clope devant leur taf. Quant à fumer à l’intérieur… Certains halls d’immeuble suffisent également à en dire long à vos narines. Et j’insiste, ça ne sent pas toujours que le tabac. Mais bon, c’est bien de faire travailler ses narines, on va dire. VRAI.

Amor Vincit Omnia (2×12) – Bigreblog

  1. Les gens (et les flics) portent des bérets et baguettes… comme dans Sense8

OK, ce n’est pas tellement un cliché sur la vie parisienne, mais plutôt sur les français en général, mais vraiment, ça me fait rire ce look béret/baguette. À la décharge des séries américaines, je reconnais que j’ai eu l’occasion de voir des bérets sur ces deux derniers mois et il est évident que si on se balade genre le dimanche matin à 9h on croisera vraiment des gens avec des baguettes… De là à ce que soit partout, tout le temps, il y a une grande, grande marge en revanche. FAUX. Après Sense8 se moquait volontairement de ce cliché… sauf qu’il l’appliquait tout de même dans d’autres scènes. On notera aussi que la série m’offrait aussi l’occasion de parler du métro et de sa proximité perpétuelle avec tous les lieux de tournage, mais bon, traverser Paris de bout en bout, ça peut parfois prendre une heure, hein.

Best Gossip Girl Paris GIFs | Gfycat

  1. Paris est une ville romantique, comme dans Gossip Girl

Merci Morgane de m’avoir donné l’idée qu’il me manquait pour cet article hier soir en off du 42 minutes, mais c’est à Paris que Blair a rencontré Louis, après tout. Dans les séries, Paris est toujours une destination incroyablement romantique où on peut s’embrasser devant le Louvre et/ou la Tour Eiffel, vivre des mots incroyablement choupis comme un mariage avec feu d’artifice sur cette même Tour et profiter d’une gastronomie hors pair dans les restaurants… Dans la réalité, se payer un McDo coûte déjà 10 balles, le ciné est entre 13 et 16€ la séance et le romantisme se meurt entre deux rats et odeurs d’urine. Et les bateaux mouches sur la Seine polluée, ce n’est pas le summum du romantisme non plus. Désolé à tous les amoureux de Paris, c’est FAUX, on n’a même plus ce magnifique pont à cadenas. Malgré tout, Paris recèle d’endroits vraiment beaux et romantiques, hein, c’est juste qu’il ne faut pas vraiment croire à ceux présentés par les séries. Il y en a d’autres, mais c’est à découvrir en couple au fur et à mesure de vos promenades en amoureux 😉 Sinon, non, personne ne fait son shopping comme Blair, je vous rassure. D’ailleurs, si vous le faisiez, vous repartiriez avec quelques sacs de moins une fois dans la rue, hein.

Profession de foi : connasse - Be mine... be mean

  1. Les gens sont aimables, souriants, ont plein de compliments à vous faire et n’insultent jamais personne… comme dans Connasse

Hum. Je ne suis pas du tout ironique. Pas du tout, du tout. Evidemment que ce qu’on voit dans cette série est VRAI. Avant-hier, j’ai eu le droit à deux parisiens s’engueulant dans le RER : l’une reprochait à l’autre d’être à moins d’un mètre d’elle (franchement, de là où j’étais, je pense bien que le mètre y était mais bon), l’autre lui rétorquait qu’elle n’avait rien à dire puisque son masque était sous son menton (et là, effectivement, faut apprendre à mettre un masque bordel). Ben ils en sont venus aux mains entre deux stations quand même (et là, autant vous dire que la distanciation, ils s’en foutaient). Bref, les français ont peut-être l’art de l’élégance, la gastronomie et la mode, mais putain, qu’est-ce qu’on est malpolis et grossiers, bordel de putain de merde !

 

 

Tenet : avis sans spoiler, explications à chaud (Films vus #35)

Salut les cinéphiles !

Que vaut "Tenet", le film événement de Christopher Nolan ?

Je sais bien que d’habitude je vous propose à rebours la liste des films vus en 2020 le mercredi, mais pour cette fois, je vais aborder directement un film vu lundi soir, parce qu’il paraît que c’est un film qui a pour mission de sauver le cinéma. Rien que ça. Ben autant vous dire que le cinéma est dans la merde s’il compte uniquement sur Tenet pour se remettre à flots…

Tenet, c’est donc le nouveau film de Christopher Nola, papa d’Inception, Interstellar et bien des films connus pour leur complexité de scénario, leur grandeur de mise en scène et leur capacité à être des coups de cœur instantanés dans le public, même lorsque celui-ci ne comprend pas tout au premier visionnage. Pas de suspense, de mon côté, la formule n’a pas vraiment prise… Je vais tout de même commencer l’article par tout le positif que j’ai à en dire, sans spoiler.

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Le positif

Est-ce que le film vaut le coup d’être vu ? Clairement, j’ai envie de vous répondre que oui, car il est magnifique : les plans sont travaillés comme on les attendait, le casting est fabuleux. tenet | TumblrJ’ai déjà eu l’occasion de le dire sur Twitter, mais je tiens vraiment à souligner le jeu impeccable de Robert Pattinson dont le personnage vole le film alors même qu’il n’est pas un personnage principal. Dans le même genre, c’est un vrai plaisir de retrouver Clémence Poésy dans ce film, même si j’aurais aimé la voir plus. Et non, je ne cite pas que ces deux-là uniquement parce que je suis Potterhead, c’est juste qu’objectivement, ils fournissent des performances marquantes, tout comme John David Washington ou Elizabeth Debicki, grandioses aussi.

Bref, du point de vue de l’esthétique, nous avons là un film pleinement réussi, qui nous fait voyager dans une ère où le covid n’était pas, et c’est tant mieux. La première scène file déjà des angoisses aux paranos du masque que nous sommes devenus et vraiment tout le travail de réalisation est incroyable – la gestion des figurants, les effets spéciaux superbes, les voyages à travers le monde… Clairement, on est sur une formule de « toujours plus » qui fonctionne et donne à l’ensemble un look dingue. À voir, donc.

Movies : WB changed the Tenet logo to differentiate itself from a ...

Le négatif

À voir, et au cinéma si possible pour savourer les détails sur grand écran… mais à ne pas écouter. Alors attention : j’adore la bande-originale. Je suis fan du travail de Ludwig Göransson de manière générale et il comble assez bien l’absence de Zimmer sur le projet… Par contre, mais quelle horreur le mixage du film. J’ai eu la migraine dès la première scène tellement ça part dans tous les sens et tellement le son est fort. Malheureusement, c’est comme ça pendant tout le film et nous n’avons pas beaucoup de répit. C’est beau à voir, mais un supplice à écouter : la bande-son noie à plusieurs reprises les répliques des personnages et le son est mal géré. Au départ, j’ai cru que c’était le cinéma dans lequel j’étais le problème, mais j’ai depuis vu (sur Twitter et dans d’autres critiques) que je n’étais pas le seul à m’en plaindre. Vous êtes prévenus.

Toujours sans spoiler, je peux également souligner que je suis hyper déçu de l’intrigue générale du film. Concrètement, le concept de base est incroyablement bon. En revanche, sa mise en œuvre laisse clairement à désirer. Je dirais que dans l’ensemble, le film se complique la vie : plutôt que de nous introduire clairement le principe, on se retrouve plongé en plein milieu d’un bordel dont on ne comprend rien. On a l’habitude, surtout avec Nolan, et on se dit qu’on finira par comprendre quelque chose en cours de route, mais en fait… non. C’est juste compliqué pour faire compliqué, et plein de trucs ne nous sont pas expliqués. Ce n’est pas forcément un problème en soi, mais ça le devient quand ce sont des détails qui n’apportent rien à l’histoire.

Tenet Whoa GIF - Tenet Whoa What - Discover & Share GIFs

Et c’est là qu’on entre dans le plus négatif à mes yeux : parmi les détails qui n’apportent rien à l’histoire, il y a… les personnages. C’est quand même fou, mais en près de trois heures de film, on n’apprend rien de bien particulier sur eux, rien sur leurs vraies motivations et Tenet manque finalement de cœur. C’est bien dommage, parce qu’il y avait moyen de faire bien mieux que ça avec un tel budget et un tel concept. On dirait que le scénario s’est arrêté au concept, qu’on a voulu nous souligner à quel point c’était original et génial (ça l’est !), mais que rien derrière n’a suivi.

Puis, en ce qui me concerne, je reste particulièrement choqué de voir que ce film n’a pas la moindre scène mettant en scène deux actrices se parlant (s’il y a bien une scène, elle ne doit vraiment pas être marquante, parce que j’ai passé un bon moment à me retracer le film dans ma tête sans la trouver). Je ne dis pas que je veux que tout ce que je regarde passe le Bechdel Test (encore que), mais là, j’avais l’impression de voir un film écrit dans les années 80 tellement on nous balance du mâle alpha et des femmes définis uniquement pour leur rapport aux personnages masculins. Je n’ai mis le doigt dessus que quelque temps après la sortie de la séance, mais c’est quelque chose qui m’a dérangé et sorti du film, je pense. Il faut dire que j’aime les personnages féminins bien construits, et là, on nous en fournit une dans un rôle tellement secondaire qu’on ne la développe pas et une autre mise en avant avec l’illusion d’une construction de personnage encore plus cruelle. Difficile d’en dire plus sans spoiler, cependant.

Voir aussi : C’est quoi le Bechdel Test ?

Tenet Official Trailer GIF by malikothe25th | Gfycat

Et sinon, tu nous expliques ? (avec spoiler)

« Le monde va être détruit, l’humanité annihilé » ; « Mon fils aussi ». PARDON ? Alors que Kat est en train de mourir, elle apprend que son mari a décidé de détruire le monde et son premier réflexe est de dire à voix haute qu’elle s’inquiète pour son fils ? C’est quel genre d’égocentrisme ça ? Je vois que c’est censé nous montrer que c’est une mère avant tout et tout, mais j’ai ri lors de ce moment dramatique tellement la référence à son fils sort de nulle part. Franchement, il y a moyen de faire mieux comme scénario, non ?

Bon, tant pis, c’est ce qu’on fournit, les répliques tombent à côté une fois sur deux et ne font pas mouche. Quant aux explications de la théorie derrière Tenet, ben, j’ai eu beau m’accrocher aux discours de Clémence Poésy, ça n’a pas trop l’air de tenir la route. Ce n’est pas grave, ils le savent : elle a quand même une réplique qui consiste à dire « n’y réfléchissez pas trop, ressentez-le ». Euh… OK.

Avec Tenet, on nous parle donc de voyage dans le temps de manière bien originale, puisque justement, il n’est pas exactement question de voyage dans le temps, mais juste d’inverser le cours du temps et de le remonter (comme on remonte un cours d’eau). On a donc le temps linéaire tel qu’on le connaît (du passé au présent), mais aussi un temps inversé (du présent vers le passé). Inévitablement, lorsque les personnages vivent cette inversion du temps leur passé devient leur futur – et là-dessus, le film manque de clarté sur le passage du temps pour eux (a priori, ils continuent de vieillir, au point qu’on nous parle parfois de vraie durée… mais flemme de calculer ton âge quand c’est comme ça, non ?), et c’est pour ça qu’ils peuvent se croiser.

elizabeth debicki is 6'2" | Tumblr

Kat & son mari

Je suis censé expliquer, mais j’ai l’impression qu’expliciter, c’est embrouillé. Notons donc que le grand méchant du film a pour but de détruire l’humanité en inversant le temps pour tout le monde – ce qui reviendrait à nous annihiler et faire un grand stop dans le fil du temps – uniquement parce que… euh ? Parce qu’il est en train de mourir ? Quand je vous dis que les personnages manquent de construction, c’est quand même la raison la plus pétée pour détruire le monde ça. Thanos m’a manqué !

Voir aussi : Avengers Endgame expliqué

Ceci étant posé, nos personnages ont pour but d’arrêter le mari de Kat avant qu’il ne mette au point son plan… Là-dessus, je cherche encore à comprendre pourquoi il ne fallait pas le tuer avant qu’ils ne parviennent à stopper l’explosion qui détruirait le monde, mais bon. Kat parvient donc à tuer son mari et sauter du bateau sans mal. Pourquoi est-ce que la Kat du passé a vu cette Kat du « futur » (présent) sauter du bateau ? C’est tout simple : Kat ne tue pas la version de son mari du passé (il est dans l’hélicoptère), mais une version du futur, qui vient de toute manière se suicider. Ainsi donc, nous avons deux Kat et deux maris au même endroit au même moment.

Comment est-ce possible ? Sans voyager dans le temps, ils ont juste vécu un demi-tour temporel qui leur permet de croiser leurs versions passées, comme le Protagoniste (ça, c’est du nom de personnage construit, non ?).

On imagine ensuite que Kat refait demi-tour et va vivre son futur en paix avec son fils, reprenant sa vie au moment où son elle du passé effectue son premier tour. Comme pour elle tout est linéaire, il n’y a aucun moment où elle se retrouve à devoir se débarrasser de son double, d’ailleurs : elle ne se croise jamais plus que lorsque de son plongeon.

Tenet : Casse-tête d'espionnage auto-reverse (critique) – News Lagoon

Neil et le Protagoniste

Les choses se gâtent un peu plus pour Neil et le Protagoniste, mais ce n’est pas si compliqué non plus : ils font juste plusieurs demi-tours au sein de la même période, sans jamais ne se révéler aux yeux de leur double d’une autre timeline. Cela est particulièrement illustré par l’exemple de Neil lors de la bataille finale (magnifique, mais grandement illisible – je n’aime pas l’utilisation des filtres, mais ça aurait été nécessaire ; ça ou un splitscreen ; pour mieux comprendre ce qui allait dans quel sens, parce qu’on passe du temps à l’endroit au temps à l’envers sans prévenir). Il est avec l’équipe bleu, mais change en cours de route en faisant demi-tour pour être côté rouge et sauver le Protagoniste et son pote. Une fois que c’est fait, il fait ses adieux au Protagoniste et s’apprête à retourner au combat en refaisant demi-tour.

On sait qu’il s’agit de son dernier demi-tour puisque le Protagoniste a eu l’occasion de voir son cadavre. Il accepte malgré cela la règle qui consiste à ne rien révéler aux doubles… Et on comprend à cette occasion que Neil et le Protagoniste sont deux personnages qui vont être pris au piège de la même période temporelle pendant une petite éternité. Neil avoue au Protagoniste qu’il le connaît depuis des années, et on sait par exemple que c’est lui qui le sauve avec une balle inversée à l’opéra de Kiev au début du film.

Robert Pattinson Australia » Blog Archive » PRINT: Robert ...

Le paradoxe du grand-père

Quant à la construction du film, on se retrouve avec quelques paradoxes. Ainsi, nous suivons le Protagoniste au début de son histoire lorsqu’il découvre Tenet… mais en réalité, s’il le découvre, c’est grâce au Protagoniste lui-même, puisque c’est lui le grand architecte de ces allers-retours. Autrement dit, il a fait en sorte que son lui passé soit capturé et torturé après l’opéra pour qu’il puisse bosser pour… lui-même. On en arrive donc au paradoxe de ne pas avoir de début, ni pour lui-même, ni pour Neil : il semble avoir créé une boucle temporelle, mais on ne saura jamais comment elle a commencé.

Il en va de même pour Kat plongeant du bateau (elle s’est toujours vue sauter du bateau, ce qui veut dire qu’il y a toujours eu une version « future » d’elle sur le bateau…) ou passant son coup de fil à la fin du film.

Tout ça rejoint le fameux paradoxe du grand-père où l’on remonte le temps pour tuer son grand-père avant la conception du père : comment est-ce alors possible d’avoir existé ? La théorie des branches temporelles entre alors en jeu… Ce qui pose le paradoxe dans Tenet, c’est qu’il n’y a pas de monde parallèle : tout se déroule toujours au même endroit, et c’est d’ailleurs pour cela que les personnages se croisent. Autrement dit, le personnage se forge son propre passé au fur et à mesure, alors qu’il l’a déjà vécu, sur la base répétée par Neil tout au long du film que ce qu’il s’est passé s’est passé, quoiqu’il arrive, ça se passera.

Tenet Gifs - Page 5 | Nolan Fans Forums

En conclusion

Voilà, voilà, je ne sais pas si ces explications vous aideront, je les rédige à chaud et après un seul visionnage. J’adore le concept, mais un peu comme le titre du film qui force les choses à être un palindrome pour refléter le concept du temps pouvant être vécu dans les deux sens, je trouve que toute cette intrigue force pour être reconnue comme brillante et complexe, alors qu’en réalité, on nous rend plus compliquées que nécessaire des choses qui étaient simples. Et malgré tout, ça restait prévisible le coup du Protagoniste se battant avec lui-même (et le film ne s’épargne pas quelques longueurs, du coup).

Puis, le film restera une déception pour son absence de construction des personnages… mais eh, après tout, je sais que beaucoup d’entre vous diront qu’ils s’en fichent des détails et que c’est un très bon film d’action et d’effets spéciaux très réussis. Et vous aurez raison, probablement. M’enfin, je parle pour vous : un avis sur tout ça, vous ?

Stats de la semaine #34

Salut les sériephiles,

Une nouvelle semaine commence et j’espère sans grand espoir qu’elle sera plus productive que la semaine dernière. Enfin, concrètement, elle le sera forcément et ce n’est pas bien dur puisque j’ai passé trois jours à ne rien faire du tout depuis mes vacances la semaine passée. New trending GIF on Giphy | Rain, Rain tv show, NetflixCela ne se ressent pas tellement dans les stats, contrairement au nombre d’épisodes vus (4, hum) ou, en toute logique, au nombre d’articles publiés : 14 seulement. Je sais, c’est beaucoup, mais pour le blog, ce n’est pas grand-chose. Vos 80 commentaires aident un peu à me remotiver du côté du blog, mais la vérité, c’est que les deux à trois prochaines semaines vont être chargées (enfin normalement) du côté du travail, alors ça risque de se poursuivre comme ça sur le blog un moment. Quant aux articles les plus lus de la semaine dernière, eh bien…

  1. Un récap avant la saison 3 de The Rain : 276 vues
  2. The Rain – S02E03-06 : 74 vues
  3. The 100 – S07E12 : 67 vues
  4. Ce que c’est qu’un ship : 65 vues
  5. Lucifer – S05E01 : 59 vues

Netflix fait son show dans ce classement, mais ce n’est pas du tout une surprise. Enfin, la surprise vient du retour de Lucifer qui n’attire finalement pas plus que ça sur le blog… Bien sûr, il y a beaucoup de monde devant les critiques de l’épisode, mais l’algorithme Google ne me place pas aussi bien dans les recherches que quand il s’agit de The Rain apparemment. Pour celle-ci, je n’en reviens pas du succès des articles !

Euphoria hbo | Tumblr | Séries tv, Euphorie, Série

En effet, il s’agit à mes yeux d’une petite série sur Netflix et j’étais en retard pour la fête à voir la saison 1, donc ça me fait toujours bizarre que le blog attire pour ce genre de séries que j’ai rattrapé après tout le monde. Eh, ça a dû aider d’être à jour pour la saison 3, mais tout de même, l’article va petit à petit s’imposer comme le plus lu de l’année si on continue à ce rythme, et ça, c’est totalement inattendu – enfin, ça l’est de moins en moins au fur et à mesure que le temps passe.

Reste alors The 100, mon seul hebdo du moment, qui fonctionne toujours bien malgré une saison dont je ne lis pas beaucoup de bien… Pour une fois, je n’en écris pas vraiment du bien non plus, en même temps. L’avantage, c’est que ce sera plus simple de dire au revoir à tous ces personnages (humph, je dis ça, mais on sait très bien ce qu’il en sera). En attendant, la série domine les termes de recherches menant au blog (mais rien de drôle pour autant).

Et comment s’en sort cette saison finale dans le classement des saisons les plus consultées sur le blog au cours des sept jours ?

  1. The Rain (S02)
  2. The 100 (S07)
  3. Lucifer (S05)
  4. Euphoria (S01)
  5. The Rain (S03)

Elle finit donc deuxième du top, et c’est plutôt une belle position…

Mais bon, il faut bien reconnaître que la concurrence n’est pas rude en ce moment sur le blog. Cela dit, je suis surpris que la place ne soit pas occupée par Lucifer dont j’imaginais un retour en grande pompe. Le trope du bi het dans les médias (Lucifer, etc.) – La vie en queerC’était le cas du côté des commentaires… mais apparemment, on est beaucoup à vouloir prendre le temps de savourer ces huit épisodes et à ne pas les dévorer d’un coup. Tant mieux.

On notera également, parce que ça a son importance je pense, que la longueur des épisodes (plus de 52 minutes contre 42 avant) doit jouer aussi sur la lenteur que l’on met à regarder la série, parce qu’un épisode est d’un coup beaucoup plus compact. J’avais le même souci avec Fringe à l’époque. De toute manière, une troisième place, c’est très bien aussi.

Euphoria squatte toujours ce classement sans que je ne trouve la raison de sa présence ici, hormis le film dont je parlais déjà la semaine dernière. Je pense sincèrement que c’est la seule chose qui explique le succès de la série sur le blog… J’espère que malgré cette déception dans les recherches, les gens découvriront grâce à ça une super série !

The Rain Rasmus GIF by The Rain Netflix - Find & Share on GIPHYEnfin, je sais, c’est étonnant cet encadrement de top par deux saisons d’une même série, surtout qu’on retrouve en première place une saison qui n’est pas la plus récente… J’accuse totalement l’algorithme des moteurs de recherches sur ce coup-là, mais il semblerait tout de même que certaines personnes rattrapent leur retard dans la saison 2 car ce sont l’ensemble des articles sur cette saison qui obtiennent de nouvelles vues !

Voilà, j’ai fait le tour de mes stats habituelles. Bonne dernière semaine de mois d’août à tous !

Tom Ellis (#102)

Salut les sériephiles,

L’avantage de n’avoir pas vu grand-chose au cours de la semaine du côté des séries, c’est qu’il m’est plus simple de me faire un avis sur qui mérite le statut de meilleur acteur de la semaine. Au moins, pas de prise de tête, ça fait du bien. Et du coup, c’est qui ? Un acteur qui aurait dû obtenir son article il y a bien longtemps, honnêtement !

Lucifer : pourquoi Tom Ellis est le crush ultime des fans de séries

La performance de la semaine :
Tom Ellis

La série concernée : Lucifer
L’épisode : S05E03 – Diablo ! – 17/20


Pourquoi Parce qu’il incarne Lucifer à lui seul, et qu’il porte la série sur ses épaules depuis le tout début. C’est amusant d’ailleurs : dans l’épisode 3, une production de série est en galère pour remplacer un acteur jouant le rôle du diable avec brio, imaginant de changer d’acteur puisqu’il peut bien changer de visage après tout, c’est le diable. Si l’idée est juste, elle prête à sourire : Lucifer sans Tom Ellis, ce ne serait clairement pas possible.

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Le sourire maléfique, version Tom Ellis

Et cette saison 5 le prouve à nouveau en permettant à Tom Ellis de changer un peu de registre. Si ça doit être marrant de jouer les diablotins chaque année, il en avait peut-être marre de l’inconséquence de son personnage, Tom Ellis. Problème réglé avec cette saison 5 qui introduit le personnage de Michael, son jumeau maléfique. Certes, je n’ai vu que trois épisodes pour l’instant, mais ça suffit largement à l’acteur pour nous montrer des variations vraiment intéressantes dans son jeu.

Si Lucifer s’était déjà montré menaçant, Michael apporte de nouvelles nuances de menaces, et ça marche très bien. Dans l’épisode 3, les deux frères jumeaux se retrouvent confrontés l’un à l’autre… Michael Sco GIF | GfycatC’est un grand classique le coup du jumeau maléfique, mais ça marche bien quand il s’agit d’avoir deux fois plus de Tom Ellis, et surtout s’il s’agit de les voir se battre l’un contre l’autre. J’ai beaucoup aimé la scène de combat et le jeu de l’acteur.

Après, j’attends de voir la suite car j’espère vraiment que l’on pourra voir d’autres différences dans la personnalité des deux personnages… Le simple fait d’avoir besoin d’une cicatrice pour les différencier ne me dit rien qui vaille. En attendant, cet épisode était plutôt bien maîtrisé par un Tom Ellis toujours en forme quand il s’agit d’apporter de l’humour à la série.


Vu aussi dans : Si plus personne ne présente l’acteur qui a clairement trouvé un rôle sur mesure avec Lucifer, sa carrière est loin d’en être à ses débuts… cela fait tout de même vingt ans qu’il squatte le petit écran, puisque son premier rôle date de 2020, mais à la télévision britannique, puisqu’il n’est pas américain. Il est évidemment passé par Doctor Who pour le prouver, mais aussi par EastEnders pour un cours arc d’un mois ou par Inspecteur Barnaby. Gros début de carrière, donc !

The Fades, 1x06 - "Episode 6"requested By Anon GIF | Gfycat

De mon côté, c’est dans la génialissime mais trop courte série The Fades que j’ai pu le voir ses preuves et me donner l’envie de regarder Lucifer. Oh, elle date déjà de 2011 cette série, mais elle est vraiment bien – malgré une fin ouverte et trop peu d’épisodes, puisque c’est une série britannique de science-fiction. On a l’habitude.

Maintenant, la grande question sera de savoir ce qu’il fera après Lucifer !


Tobias Rapier aka Tom Ellis
Très clairement, il donne de sa personne pour ce rôle, en tout cas (pfiou, la lourdeur de ce plan, en plus !)

L’info en + : On ne le saura pas tout de suite pour autant. Très fan de son personnage, l’acteur ne se voit pas trop jouer ailleurs, apparemment… Il a tout juste participé à un film (Isn’t It Romantic, et ce n’est pas pour un rôle d’envergure), une série (Queen America) et un doublage des Griffin depuis le début de la série sur la chaîne FOX. En revanche, quand il s’agit de militer pour s’assurer que Lucifer reste à l’écran, il y a du monde. L’acteur a largement soutenu les différentes pétitions des fans et s’est battu pour obtenir une fin à son personnage. Tellement d’ailleurs, qu’il en a obtenu deux, avec la saison 5 puis la saison 6.

Des acteurs qui s’investissent autant dans un rôle, on pourrait croire que c’est la norme… mais la vérité, c’est que de nombreux parmi eux se contentent de jouer leur job et de suivre les décisions des exécutifs. C’est vraiment génial d’avoir Tom Ellis derrière ce personnage au charisme fou, donc, surtout que l’acteur est bourré de charisme. Espérons seulement que ce charisme à revendre ne tuera pas sa carrière par la suite, car il va être vraiment dur de le dissocier de ce personnage de Lucifer – qui l’a suivi jusque dans Flash.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes